La mine d’or de Kaw ne verra pas le jour

L’annonce attendue est tombée ce mercredi 30 janvier : le Président de la République a décidé de ne pas donner suite au projet d’exploitation aurifère sur la montagne de Kaw en Guyane. Le Comité français de l’UICN salue cette décision importante pour l’avenir de la Guyane.

Marais de Kaw © JP Palasi

Marais de Kaw © JP Palasi

Le projet très controversé de la société CBJ Caïman, filiale du groupe Iamgold, d’ouvrir une mine d’or à ciel ouvert au coeur de l’un des haut-lieux de la biodiversité guyanaise avait mobilisé contre lui de larges secteurs de la société civile locale.

La décision annoncée est le fruit de l’action conjointe de nombreux acteurs, aux premiers rangs desquels les associations guyanaises de protection de la nature Kwata, Gepog et Sepanguy, soutenues par les organisations nationales France Nature Environnement, WWF France, la Fondation Nicolas Hulot, la Ligue ROC et le Comité français de l’UICN.

A de nombreuses reprises, le Comité français de l’UICN s’était prononcé en défaveur du projet, en raison notamment de l’exceptionnelle richesse naturelle du site, des lacunes dans l’évaluation des impacts environnementaux, de la faiblesse des compensations proposées et des garanties insuffisantes apportées quant aux risques de pollution par les effluents cyanurés (voir la position détaillée).

Nous espérons que cette décision importante ouvre la voie à une planification cohérente et à un réel encadrement des activités d’exploitation aurifère légales, ainsi qu’à la promotion de projets de développement durable pour la Guyane. Quant à l’autre enjeu majeur de Guyane, le Comité français de l’UICN réaffirme l’urgence d’une réponse appropriée aux ravages écologiques, sanitaires et sociaux de l’orpaillage illégal.

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