Traduire les engagements en actions à Doha

Le grand potentiel que la nature offre comme une solution efficace au défi climatique devrait être l’une des questions centrales du débat de Doha selon l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature).

forets_vue_aerienne-2-200x135Le sommet annuel des Nations Unies le changement climatique qui a lieu à Doha, au Qatar, du 26 novembre au 7 décembre 2012 doit permettre de rétablir la confiance mutuelle dans le processus multilatéral en cours depuis les deux dernières années. Honorer les engagements existants et traduire les décisions prises en actions sera au cœur de cet événement majeur de l’année sur le climat.

« Nous devons prendre conscience que la mise en œuvre des solutions que la nature fournit ne se fait pas au détriment des emplois ou de la croissance économique », dit Stewart Maginnis, Directeur du Groupe de l’UICN sur l’environnement et le développement. « De nombreux pays et communautés utilisent déjà les solutions offertes par la nature pour s’adapter aux effets dévastateurs du changement climatique et pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, mais il reste encore beaucoup à faire pour promouvoir ces solutions au niveau mondial.”

Enrayer la perte et la dégradation des écosystèmes et promouvoir leur restauration peut représenter plus d’un tiers des objectifs d’atténuation du changement climatique global nécessaire d’ici à 2030, selon l’UICN. Le “Défi de Bonn” pour restaurer 150 millions d’hectares de terres déboisées et dégradées d’ici 2020 est un moyen concret dans lequel les pays et les propriétaires fonciers peuvent y contribuer.

Une gestion appropriée de la nature réduit la vulnérabilité des populations face aux menaces posées par le changement climatique. Protéger les forêts, les récifs coralliens, les mangroves et les systèmes fluviaux aide les gens à s’adapter au changement climatique et de réduire ses impacts.

“Les décisions prises à Doha doivent promouvoir le développement et la mise en œuvre d’un mécanisme environnemental efficace et équitable pour les actions sur les forêts à l’échelle nationale connu sous le nom de REDD + (Réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts),” dit Stewart Maginnis. “Pour que REDD + soit efficace, nous devons faire en sorte que les avantages issus de la nature soient répartis de manière équitable et que toutes les parties concernées, y compris les femmes et les peuples autochtones, puissent y participer.”

Les écosystèmes marins tels que les récifs coralliens et les mangroves sont parmi les plus vulnérables au changement climatique, avec des millions de gens qui en dépendent pour la nourriture, le tourisme et le développement. Intacts, les écosystèmes côtiers offrent un double avantage dans le contexte des changements climatiques – ils protègent les communautés de l’inévitable élévation du niveau de la mer et des tempêtes tout en capturant et stockant de grandes quantités de carbone.

L’UICN exhorte également les décideurs à reconnaître l’acidification des océans comme un défi mondial et de prendre les mesures indispensables visant à y remédier. L’acidification des océans causée par les activités humaines aura de profondes répercussions sur la vie marine, même en l’absence d’une nouvelle augmentation des émissions de CO₂.

« Nous avons besoin de sortir de Doha à un accord politique solide qui tient compte de la variété des solutions pragmatiques que la nature offre et qui apporte un réel changement et de nouvelles actions », ajoute Stewart Maginnis.

Pour plus d’informations : Borjana Pervan, Relations médias UICN, +41 79 857 4072, borjana.pervan@iucn.org
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