8 questions clés à se poser pour mettre en œuvre des Solutions fondées sur la Nature

Suite à la publication par l’UICN du standard international sur les Solutions fondées sur la Nature, le Comité français de l’UICN présente un guide d’appropriation de ce standard, structuré en 8 questions clés à se poser pour mettre en œuvre des Solutions fondées sur la Nature. Les Solutions fondées sur la Nature in­vitent à intégrer la biodiver­sité au cœur des projets de territoires pour assurer leur développement durable face aux défis que posent les changements globaux à nos sociétés : changements climatiques, risques naturels, sécurité alimentaire, approvisionnement en eau, etc. Elles reposent sur des actions de protection, de gestion durable et de restauration d’écosystèmes, qui peuvent être combinées dans les territoires, pour répondre à ces défis tout en préservant la biodiversité.  A quel défi sociétal répond ce projet ? En quoi ce projet est-il favorable à la biodiversité ? La gouvernance du projet permet-elle une association élargie et transversale des acteurs locaux ? Le projet est-il conçu de manière adaptative ? Facile à prendre en main et accessible à tous, les 8 questions clés proposées dans ce guide permettent d’identifier les conditions de réussite pour mettre en œuvre des Solutions fondées sur la Nature dans son territoire. Chaque question est composée d’explications qui précisent la question, de pistes de réflexion pour y répondre, et des propositions complémentaires pour inscrire les initiatives dans une démarche d’amélioration continue. Des écosystèmes préservés et diversifiés sont nos alliés dans la limitation des impacts des changements globaux. Le déploiement des Solutions fondées sur la Nature doit aujourd’hui s’accélérer fortement et être appuyé par la mise en œuvre de politiques volontaristes et opérationnelles. Si vous aussi vous souhaitez remettre la biodiversité au cœur de vos territoires, ce guide est là pour vous accompagner ! Plus d’informations – Télécharger le guide– Contact : Clémentine Azam, Chargée de programme « écosystèmes » et Justine Delangue, Chargée de mission  » Solutions fondées sur la Nature »– Les Solutions fondées sur la Nature photo bandeau © Anne Caillaud

Le Comité français de l’UICN participe à la campagne « Ensemble pour la biodiversité »

Les Solutions fondées sur la nature sont des actions concrètes pour le climat. Souhaitant les développer dans toute la France, le Comité français de l’UICN participe à la campagne de financement participatif « Ensemble pour la biodiversité » !  Un projet soutenant les solutions qu’offrent la nature pour l’atténuation (captage et stockage du carbone) et l’adaptation au changement climatique (gestion des risques naturels comme les inondations, sécheresses, érosion côtière, submersion marine, canicules, incendies…) tout en préservant la biodiversité. Un projet positif, pédagogique et engageant Positif car une nature préservée nous propose des solutions concrètes pour lutter contre les changements climatiques, pédagogique puisque ces solutions existent et doivent être davantage expliquées et connues. Engageant car en accompagnant les acteurs locaux, ces solutions seront davantage mises en place dans les territoires.  Avec cette collecte, le Comité français de l’UICN augmentera ses actions autour de la sensibilisation, l’accompagnement et la mise en place de projets de Solutions fondées sur la nature dans toute la France. A l’initiative d’HelloAsso, la Fondation Maison du Monde et 1% pour la planète, « Ensemble pour la biodiversité » vise à soutenir les associations, petites ou grandes engagées pour la nature en les accompagnant dans la mise en place de campagnes de financement participatif et dans la communication de leurs projets. Plus d’informations – Le projet Solutions fondées sur la Nature : des actions concrètes pour le climat– Site web Ensemble pour la biodiversité– Les Solutions fondées sur la Nature– Faire un don au Comité français de l’UICN

Un appel à projets « Solutions fondées sur la nature en Afrique »

En Afrique, les pressions sur la biodiversité et les ressources naturelles continuent d’augmenter à l’échelle du continent. Or 62% de la population dépend directement de la bonne santé des écosystèmes et des services qu’ils rendent, dans les zones rurales. Face à ce constat, les Solutions fondées sur la Nature (SfN) sont des alternatives intéressantes pour répondre à la fois au défi de l’érosion de la biodiversité et aux autres défis sociétaux (changement climatique, sécurité alimentaire, approvisionnement en eau, développement socio-économique, etc.). En 2020, l’UICN a lancé un Standard mondial, offrant le tout premier référentiel pour les SfN. Le Programme de Petites Initiatives (PPI), géré par le Comité français de l’UICN, souhaite aujourd’hui accompagner les Organisations de la Société Civile (OSC) africaine à mettre en œuvre des projets de SfN à travers une démarche d’appropriation de ce standard mondial. LE PREMIER APPEL À PROJETS « SOLUTIONS FONDÉES SUR LA NATURE » EN AFRIQUE PILOTÉ PAR LE PPI ET LE PROGRAMME ÉCOSYSTÈMES DU COMITÉ FRANÇAIS DE L’UICN Concrètement, à travers le programme PPI, et avec le soutien de la Fondation Groupe EDF, le Comité français de l’UICN lance un appel à projets ciblé sur les « solutions fondées sur la nature » dans 5 pays : le Bénin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Togo. Il s’agira de sélectionner, de financer et d’accompagner la réalisation des 2 meilleurs projets de SfN par des Organisations de la Société Civile locale sur une durée de 2 ans. Pourquoi les Organisations de la Sociétés Civiles (OSC) ont un rôle essentiel à jouer ? – Elles sont souvent perçues comme plus légitimes aux yeux des citoyens car ancrées dans les territoires.– Elles sont porteuses de changements et d’innovations et encouragent les approches participatives et les actions concrètes de terrain.– Elles sont donc un levier particulièrement intéressant sur lequel se reposer en matière de gestion durable des ressources naturelles. Les porteurs de projets éligibles à cet appel seront les OSC des pays cibles (Bénin, Cameroun, Côte d’Ivoire, Sénégal et Togo) ayant déjà bénéficié du PPI et travaillant à des échelles de territoires clairement déterminés et à forts enjeux de conservation de la nature. Au-delà des 2 projets retenus, cette approche permettra de sensibiliser l’ensemble des porteurs de projets à l’approche des SfN. La sélection des projets sera réalisée par un comité de sélection composé d’experts, de membres et de partenaires du Comité français de l’UICN (ONG et fondations françaises qui financent des projets dans les mêmes géographies). Plus d’informations – Le site internet PPI– Le règlement du concours est disponible ici ainsi que le modèle de fiche-résumé à compléter ici– Contact : ppi@uicn.fr– La Fondation Groupe EDF– Le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) – La Fondation MAVA– Les Solutions fondées sur la Nature photo bandeau © PPI/Choisis ta planète

Relever le défi du changement climatique avec les Solutions fondées sur la Nature

A l’occasion de la Journée mondiale du Climat, le 8 décembre, le Comité français de l’UICN rappelle que la nature est une alliée puissante face au changement climatique et soutient la mise en place de Solutions fondées sur la Nature. Le lien climat et biodiversité n’a jamais été aussi fort.   LES SOLUTIONS FONDÉES SUR LA NATURE : DES RÉPONSES ESSENTIELLES FACE AU DÉFI DU CHANGEMENT CLIMATIQUE Les actions de protection, de gestion durable et de restauration des écosystèmes sont des solutions concrètes pour lutter contre le changement climatique. Ce sont les Solutions fondées sur la Nature. C’est en effet en préservant et en restaurant nos milieux naturels que nous continuerons à capter et stocker le carbone de la planète et contribuerons à réduire l’impact des risques naturels tels que les inondations, les submersions marines, les avalanches ou l’érosion côtière. Protégeons davantage nos zones humides, nos mers et littoraux, nos forêts, nos mangroves et nos récifs coralliens ! C’est aussi en créant des espaces verts en ville que nous atténuerons l’effet des canicules qui permettent de refroidir l’air tout en captant les polluants et offrant des zones d’ombrage. « Les Solutions fondées sur la Nature représentent une alternative économique viable et durable souvent moins coûteuse à long terme que des investissements technologiques ou la construction et l’entretien d’infrastructures. » Sébastien Moncorps, Directeur du Comité français de l’UICN. Solutions fondées sur la nature : les actions du Comité français de l’UICN Depuis la COP21, le Comité français de l’UICN soutient l’importance des SfN. Il s’appuie sur son réseau pour intégrer les SfN dans les stratégies de lutte contre les changements climatiques. Le Plan Climat, le Plan National d’Adaptation au Changement Climatique et le Plan Biodiversité promeuvent aujourd’hui l’utilisation des Solutions fondées sur la Nature. Le Comité français de l’UICN accompagne également leur mise en œuvre auprès des acteurs. Il produit des publications avec des exemples concrets et intervient dans de nombreux colloques pour faire connaître les bénéfices des SfN afin de faciliter leur appropriation. Plus d’informations – Le communiqué de presse complet– Les Solutions fondées sur la Nature (publications, recommandations, etc.)– Le programme « Ecosystèmes » du Comité français de l’UICN

Un kit pédagogique sur le climat et la biodiversité : « A nous d’agir pour la Terre »

Dans la continuité des kits sur la biodiversité, l’Adphile une association qui a pour objet de promouvoir le loisir philatélique, a de nouveau souhaité sensibiliser la jeunesse à l’érosion de la biodiversité en développant cette année des kits pédagogiques sur le climat et la biodiversité. Destinés aux élèves du CP à la 5ième, ils ont été élaboré en partenariat avec le Comité français de l’UICN, le Conservatoire du Littoral et d’autres organisations. Diffusé à près de 60 000 enfants, le kit scolaire pour la rentrée 2020 « A nous d’agir pour la Terre » a pour objectif de donner à ces classes les clés pour comprendre l’interdépendance entre le climat, la biodiversité et les activités humaines. Le kit est composé de 4 chapitres : • s’interroger sur la formation du climat et l’effet de serre • s’interroger sur les conséquences des activités humaines • comprendre les interactions entre climat et biodiversité • s’interroger sur les actions à mener Chaque activité pédagogique de ce kit permet d’engager des échanges et des débats. L’objectif est de conduire les élèves à s’interroger  sur les liens entre le dérèglement climatique et la biodiversité en relation avec les objectifs de développement durable et d’identifier les actions à mettre en oeuvre en s’appuyant sur la nature. Les Solutions fondées sur la Nature, actions qui s’appuient sur les écosystèmes afin de relever les défis globaux comme la lutte contre les changements climatiques, la gestion des risques naturels, la santé, l’accès à l’eau, la sécurité alimentaire, y sont à l’honneur. Plus d’informations – Télécharger le kit « A nous d’agir pour la Terre » – Le kit « Connaître, comprendre et agir pour la biodiversité » et les plaidoyers pour la biodiversité rédigés par les élèves – Site internet de l’Adphile – Adphile email : philcom.adphile@laposte.net / tél. : 01 41 87 42 21 – Programme Education et communication – Programme Ecosystèmes 

Le Standard de l’UICN pour renforcer l’impact des Solutions fondées sur la Nature face aux défis sociétaux

Gland, Suisse, le 23 juillet 2020 (UICN) – Aujourd’hui, l’UICN lance un Standard mondial, offrant le tout premier référentiel pour les Solutions fondées sur la Nature face aux défis mondiaux. Le nouveau Standard mondial de l’UICN aidera les gouvernements, les entreprises et la société civile à garantir l’efficacité des Solutions fondées sur la Nature, ainsi qu’à maximiser leur potentiel pour aider à faire face au changement climatique, à la perte de la biodiversité et à d’autres défis sociétaux à l’échelle mondiale. « Le monde recherche des options durables et efficaces pour relever les défis mondiaux tels que le changement climatique, la sécurité alimentaire, la sécurité de l’approvisionnement en eau, et maintenant, la relance économique suite à la pandémie mondiale. Pour cela, le nouveau Standard mondial de l’UICN pour les Solutions fondées sur la Nature fournit un cadre idéal pour mettre à contribution et accélérer l’utilisation durable de la nature », a déclaré Stewart Maginnis, Directeur mondial du Groupe sur les Solutions fondées sur la Nature de l’UICN. « Pour que les Solutions fondées sur la Nature atteignent leur potentiel, nous devons nous assurer que les actions mises en place aujourd’hui apportent les bénéfices souhaités pour la société et la biodiversité. Ce Standard mondial offre un cadre rigoureux, cohérent et responsable qui aidera à éviter toute utilisation abusive du concept et à faire passer les Solutions fondées sur la Nature de l’échelle locale à l’échelle mondiale. » Le concept de Solutions fondées sur la Nature (SfN) – soit les actions répondant aux principaux défis sociétaux à travers la protection, la gestion durable et la restauration des écosystèmes, au bénéfice à la fois de la biodiversité et du bien-être humain – est de plus en plus appliqué dans le monde. Plus de 130 pays ont déjà inclus des actions basées sur ce concept – telles que le reboisement, les infrastructures vertes, l’agriculture et l’aquaculture durables ou la protection des côtes – dans leurs plans climatiques nationaux dans le cadre de l’Accord de Paris. Cependant, toutes les actions qualifiées de « Solutions fondées sur la Nature » ne procurent pas les bénéfices anticipés tant pour la société que pour la biodiversité et le potentiel mondial des SfN est loin d’être pleinement exploité. « Jusqu’à présent, il n’y avait pas de consensus ni d’orientation cohérente sur la manière de concevoir et de mettre en œuvre des Solutions fondées sur la Nature, qui sont capables de fournir des bénéfices cohérents pour les personnes et la nature », a déclaré Angela Andrade, Présidente de la Commission de l’UICN sur la Gestion des Ecosystèmes, qui a aidé à mener le développement du Standard mondial. « La contribution de la Commission, en plus des contributions de plus de 800 experts et acteurs de terrain de 100 pays différents, a été de guider le Standard mondial de l’UICN, tout en veillant à ce qu’il soit scientifiquement robuste et applicable dans un large éventail de régions et de scénarios. » Le Standard mondial de l’UICN pour les Solutions fondées sur la Nature comporte huit critères et des indicateurs associés, qui permettent aux utilisateurs d’évaluer la pertinence, l’échelle, la viabilité économique, environnementale et sociale d’un projet ; de prendre en compte ses compromis éventuels ; d’assurer la transparence et la gestion adaptative des projets; et d’explorer les liens possibles avec les objectifs et engagements internationaux. Il se compose d’un guide pour l’utilisateur et d’un outil d’auto-évaluation qui identifie les domaines d’apprentissage et ceux à améliorer. En 2016, le Congrès mondial de la nature de l’UICN à Hawaï a adopté une résolution (WCC-2016-Res-069-FR) qui, pour la première fois, a définit l’utilisation de la nature pour des bénéfices simultanés pour la biodiversité et le bien-être de la société. Selon cette résolution, les Solutions fondées sur la Nature (SfN) sont des « actions visant à protéger, gérer de manière durable et restaurer des écosystèmes naturels ou modifiés, pour relever directement les enjeux de société de manière efficace et adaptative tout en assurant le bien-être humain et des bénéfices pour la biodiversité. » Citations de référence: Bertrand Walckenaer, directeur général délégué, Agence Française de Développement (AFD) : « Les solutions fondées sur la nature sont essentielles pour la transition vers un développement réconcilié avec la planète. A l’AFD, nous en sommes convaincus. Nous mobilisons ces approches autant que possible car elles répondent à des besoins très concrets des populations au niveau local, et bien souvent à moindre coût. L’enjeu est aujourd’hui de passer de l’expérimentation à une mise en œuvre à grande échelle. La norme développée par l’UICN et que nous avons soutenue est une opportunité pour avancer. Il s’agit maintenant de la diffuser au sein de la communauté des banques de développement pour que le plus grand nombre recoure aux SFN et que l’on puise en mesurer les impacts. » Yann Wehrling, Ambassadeur à l’environnement, France : « La publication du standard de l’UICN est dans le contexte actuel tout à fait opportun et nous sommes persuadés que cet outil offrira une méthodologie et une grille de lecture qui vont, non seulement renforcer la mise en œuvre des projets utilisant les solutions fondées sur la nature, mais aussi assoir leur crédibilité et leur légitimité. Il est également indispensable que ce standard soit porté au niveau politique et la France est de ce fait engagée pour poursuivre la promotion des Solutions fondées sur la nature et les travaux de l’UICN dans ce domaine. » Teresa Ribera – Quatrième vice-président et Ministre de la Transition écologique et du Défi démographique, Espagne : « L’Espagne est convaincue du grand potentiel de la nature en matière d’action climatique et est déjà activement engagée à ce que les Solutions fondées sur la Nature soient intégrées dans ses politiques de lutte contre le changement climatique et la perte de biodiversité. » Les Solutions fondées sur la Nature et le Comité français de l’UICN Depuis 2015, le Comité français de l’UICN se mobilise pour promouvoir les Solutions fondées sur la Nature en particulier pour la lutte contre les changements climatiques et la gestion

Journée internationale de la biodiversité : « Nos solutions sont dans la Nature »

A l’occasion de la journée mondiale de la biodiversité 2020, vendredi 22 mai, qui a cette année pour thème « Nos solutions sont dans la nature », le Comité français de l’UICN encourage le développement des Solutions fondées sur la Nature pour répondre à des défis sociétaux tels que le changement climatique, les risques naturels, l’accès à l’eau, la santé, la sécurité alimentaire et le développement socio‑économique tout en préservant la biodiversité. Les chiffres indiquent que les dommages moyens causés par les inondations en France sont évalués entre 650 et 800 millions d’euros et que près de 1 Français sur 4 et 1 emploi sur 3 sont aujourd’hui potentiellement exposés aux inondations. Concernant l’érosion côtière, environ 20 % du trait de côte est en recul et une surface d’environ 30 km² été perdue en 50 ans. « Les dégradations que nous faisons subir à la nature vont engendrer d’autres crises avec des coûts économiques, sociaux et environnementaux importants. C’est le cas des catastrophes naturelles liées au changement climatique, comme les inondations, les sécheresses ou l’érosion de nos côtes. Il faut agir davantage et, pour cela, les solutions sont dans la nature » souligne Sébastien Moncorps, directeur du Comité français de l’UICN. La Nature est pourtant un allié puissant face aux changements climatiques et aux risques naturels. Érosion côtière, inondations, glissements de terrain, canicules en ville… toutes ces catastrophes naturelles amplifiées par le changement climatique peuvent être atténuées par les Solutions fondées sur la Nature (SfN). C’est en effet en restaurant les zones humides que nous limiterons les inondations ou les sécheresses, c’est en reconstituant les dunes que nous maintiendrons la côte sableuse, c’est en créant des espaces verts en ville que nous atténuerons l’effet des canicules, c’est en protégeant les forêts en montagne que nous réduirons les glissements de terrain et c’est en préservant les mangroves et les récifs coralliens que nous lutterons contre les submersions marines. Des écosystèmes préservés continueront en même de temps de jouer leur rôle naturel d’amortisseur climatique en absorbant le CO2 que nous émettons. Ces Solutions Fondées sur la Nature ( SfN) sont à double bénéfice pour le climat et la biodiversité et ont déjà prouvé leur efficacité. > Retrouvez des exemples de projets dans notre communiqué de presse   Plus d’informations – Notre communiqué de presse – La journée mondiale de la diversité biologique 2020 – Les Solutions fondées sur la Nature crédit photo bandeau © SIAVB

Les Solutions fondées sur la Nature pour faire face aux risques liés à l’eau

A l’occasion de la journée mondiale des zones humides du 2 février 2020, le Comité français de l’UICN présente 21 exemples d’expériences de protection, restauration et gestion durable d’écosystèmes en France permettant de réduire les risques naturels liés à l’eau, comme les inondations ou les sécheresses.  Les Solutions fondées sur la Nature sont des réponses pertinentes et durables pour répondre aux risques naturels accentués par le changement climatique tout en protégeant la biodiversité. Les projets présentés doivent inspirer de futurs porteurs de projets et décideurs pour une utilisation généralisée des Solutions fondées sur la Nature. La restauration des zones humides et des cours d’eau, la végétalisation des bassins versants et des villes ou la désimperméabilisation des sols permettent ainsi de protéger les ressources en eau lors des sécheresses, de ralentir le ruissellement, de favoriser l’infiltration de l’eau pluviale et de réguler les inondations. Ces actions répondent dans le même temps aux enjeux de conservation de la nature en apportant des bénéfices pour la biodiversité. Les conditions de la réussite Au-delà des actions mises en œuvre, les conditions pour assurer le succès et la dissémination des Solutions fondées sur la Nature dans les territoires sont analysées. Par exemple, le suivi et la mesure des bénéfices apportés pour la biodiversité et les risques naturels permettent de valoriser les projets et de montrer leur pertinence, notamment par rapport à d’autres alternatives. La mise en place de démarches participatives, la concertation et la communication sont aussi cruciales. De plus, des moyens humains et financiers spécifiques doivent être consacrés à ces actions pour garantir la pérennité de ces projets sur le long terme. Le déploiement des Solutions fondées sur la Nature doit aujourd’hui s’accélérer fortement et être appuyé par la mise en œuvre de politiques volontaristes et opérationnelles, permettant d’obtenir des résultats concrets au niveau des territoires et des sites. Des écosystèmes préservés et diversifiés sont nos alliés dans la limitation des impacts des catastrophes naturelles, dont la fréquence et l’intensité vont être amplifiées par les changements climatiques.   Plus d’informations – Télécharger le rapport – Le communiqué de presse – Contacts : Clémentine Azam – Chargée de programme « écosystèmes / Justine Delangue – Chargée de mission Solutions fondées sur la Nature – Les Solutions fondées sur la Nature photo bandeau © Vincent

La réponse de l’UICN au rapport Spécial du GIEC sur l’Océan et la Cryosphère dans le contexte des changements climatiques

Les preuves scientifiques selon laquelle les océans du monde se modifient de façon spectaculaire en raison des changements climatiques sont étayées par un rapport publié aujourd’hui par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Ce rapport spécial sur les océans et la cryosphère dans le contexte des changements climatiques (SROCC en anglais) nous plonge au cœur des impacts déjà observés, des risques à venir et des limites quant aux possibilités d’adaptation, mais également des solutions d’adaptation et d’atténuation possibles fondées sur les littoraux et océans. Atteindre les objectifs d’atténuation fixés par l’Accord de Paris sur les changements climatiques et limiter l’augmentation de la température moyenne mondiale à bien moins de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels est crucial pour prévenir les impacts massifs et irréversibles des changements climatiques sur les écosystèmes côtiers et marins et leurs services. Les Etats sont cependant encore loin de la profonde transformation de la société dont nous avons désespérément besoin pour faire face à ces changements climatiques. Les Solutions fondées sur la nature (SFN) – comme le réaffirme ce rapport du GIEC – restent un outil essentiel pour s’adapter à ces bouleversements dramatiques, tout en contribuant à atténuer les effets des changements climatiques. Le travail de l’UICN avec ses membres et ses partenaires a considérablement amélioré les conditions politiques en faveur des solutions fondées sur la nature et a contribué à leur mise en œuvre aux niveaux national et local dans des zones marines et côtières. « L’ampleur de l’assaut que nous, êtres humains, soumettons à l’océan est vraiment bouleversant. Les changements climatiques déciment toujours plus vite la vie marine et mettent en danger les moyens de subsistance de l’homme et notre propre vie » a déclaré la Directrice générale par intérim de l’UICN, Dr Grethel Aguilar. « La communauté mondiale doit agir de toute urgence pour atténuer et s’adapter à ces changements imminents, en exploitant pleinement le potentiel offert par les solutions fondées sur la nature en parallèle de réductions drastiques des émissions. Une action décisive peut encore porter un frein aux pertes alarmantes auxquelles nous assistons. » Avec l’Initiative sur le carbone bleu, l’UICN contribue à atténuer les changements climatiques en préservant et en restaurant les écosystèmes côtiers et marins. L’initiative continue de faire progresser les connaissances scientifiques sur le principe de carbone bleu et d’accélérer l’action politique, y compris l’intégration dans les Contributions déterminées au niveau national (Nationally Determined Contributions, NDCs) d’actions de gestion des zones côtières. La protection des écosystèmes côtiers, tels que les mangroves, les herbiers marins et les marais littoraux, peut contribuer à la séquestration continue du carbone. Inversement, la destruction de ces écosystèmes contribue aux émissions de carbone. La gestion durable des zones côtières joue également un rôle vital pour l’Adaptation fondée sur les écosystèmes (Ecosystem-based adaptation), par exemple via la conservation des récifs coralliens. Bien que largement reconnu, l’adaptation fondée sur les écosystèmes reste une solution sous-utilisée dans la lutte immédiate contre les changements climatiques, en dépit des avantages supplémentaires pour la société et la biodiversité que cela fournit. La mise en place d’aires marines protégées et d’autres mesures d’adaptation, telles que des limites de capture préventives pour prévenir la surpêche, peuvent aider à protéger les écosystèmes océaniques et à protéger les humains des effets des changements climatiques, notamment le réchauffement, la désoxygénation et l’acidification des océans. Le monde a besoin de toute urgence de nouveaux moyens pour mettre en œuvre et financer de manière durable de telles solutions fondées sur la nature dans les écosystèmes côtiers et marins. C’est pourquoi l’UICN a créé le Mécanisme de financement du capital naturel bleu (Blue Natural Capital Financing Facility) avec le gouvernement luxembourgeois. Ce mécanisme aide les investisseurs à s’impliquer dans la construction d’un avenir durable et résilient au climat, fondé sur l’utilisation durable et la conservation des écosystèmes côtiers et marins. Bien que de nombreux impacts climatiques sur les terres soient bien connus, on en sait relativement peu sur les impacts des changements climatiques sur nos océans, tels que le réchauffement des océans, la désoxygénation et l’acidification, et en particulier sur les écosystèmes des grands fonds marins. L’UICN aide à combler ce manque de connaissance par la recherche, y compris par un prochain rapport sur la désoxygénation des océans qui doit être publié à la COP25 de la CCNUCC, avec le soutien du gouvernement suédois. « Une action globale pour faire face à l’état de l’océan n’a jamais été aussi urgente. Les solutions fondées sur la nature qui s’appuient sur la conservation d’écosystèmes tels que les mangroves et les herbiers ont un rôle beaucoup plus important à jouer dans les efforts d’adaptation et contribuent également à atténuer les changements climatiques », a déclaré Minna Epps, directrice du programme marin et polaire de l’UICN. Mais le message du GIEC est très clair : si les émissions ne sont pas réduites de manière drastique, les océans et leurs écosystèmes ne seront plus les mêmes d’ici la fin de ce siècle. Cela aura des conséquences dramatiques pour les espèces et les écosystèmes, ainsi que pour nous, les êtres humains, dans le monde entier.   Plus d’informations – Le site internet du GIEC – Découvrir le rapport – La recommandation du Comité français de l’UICN demandant ce rapport spécial (Congrès de l’UICN 2016) – Le site internet de la Plateforme Océan Climat (POC) – Océan et Changement Climatique : Les nouveaux défis – publication de la POC – Les Solutions fondées sur la Nature – Le programme Ecosystèmes – Le programme Aires protégées Photo bandeau  © James Eades

Les pays doivent davantage recourir à la nature dans leurs décisions politiques sur le climat

Selon un rapport publié par l’UICN et l’Université d’Oxford, les pays ne tiennent pas pleinement compte du potentiel considérable qu’offrent les écosystèmes tels que les mangroves et les tourbières pour s’attaquer au changement climatique dans le cadre de leurs engagements au titre de l’Accord de Paris. Bien que les deux tiers des signataires de l’Accord de Paris incluent des solutions fondées sur la nature – des actions visant à protéger, restaurer et gérer de manière durable les écosystèmes mondiaux – dans leurs objectifs climatiques nationaux, appelés « contributions déterminées au niveau national » (CDN) en vertu de l’Accord de Paris, ces mesures ne sont pas suffisamment importantes ou rigoureuses, constate le rapport. « Les milieux naturels comme les forêts, les mangroves et les tourbières pourraient nous aider à renforcer considérablement l’ambition climatique mondiale d’ici 2020, tout en protégeant les communautés vulnérables des pires effets du changement climatique et en préservant la forte diversité de la vie sur cette planète », a déclaré la Directrice générale ad interim de l’UICN, Dr Grethel Aguilar. « Cette analyse montre clairement que tous les pays peuvent renforcer leurs objectifs climatiques en incorporant de façon notable les solutions fondées sur la nature. Lors du prochain Sommet de l’ONU sur l’action climatique, les pays ne peuvent se permettre d’ignorer le potentiel de la nature pour aider le monde à atténuer les changements climatiques et à s’y adapter. » Pour que les engagements se traduisent par des changements réels sur le terrain, les pays doivent inclure des objectifs plus concrets et quantifiables sur les solutions fondées sur la nature dans leurs futurs CDN.  Par exemple, à l’heure actuelle, seulement environ 17% des CDN incluant des solutions fondées sur la nature pour l’adaptation au climat, fixent des objectifs quantifiables. De même, plus de 70 % des CDN font référence à la restauration ou à la conservation des forêts, mais seulement 20 % d’entre eux incluent des objectifs quantifiables et seulement 8 % incluent des objectifs exprimés en tonnes d’équivalent CO2.  « Trop souvent, les gens ne pensent qu’aux forêts lorsqu’ils réfléchissent à la façon dont la nature peut aider à faire face au changement climatique. Ce rapport montre que les pays n’intègrent pas encore l’ensemble des solutions fondées sur la nature – mangroves, tourbières, zones arides en plus des forêts – qui pourraient fournir environ un tiers des mesures d’atténuation climatique nécessaires d’ici 2030 pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris », a déclaré le Dr Sandeep Sengupta, Coordinateur mondial sur le changement climatique au siège de l’UICN et co-auteur du rapport. « Il est urgent d’obtenir un financement accru pour les solutions fondées sur la nature. Alors que la crise climatique s’aggrave, nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre d’ignorer l’apport essentiel de la nature. » La plupart des engagements visant à atténuer les changements climatiques par le biais de la nature se concentrent sur les forêts, et le potentiel d’autres écosystèmes tels que les mangroves, les tourbières ou les zones arides est largement sous estimé, a constaté le rapport. Par exemple, seulement 19 % des pays ayant des écosystèmes côtiers reconnaissent le potentiel de ces habitats pour atténuer les changements climatiques dans leurs CDN. « La restauration, la gestion durable et équitable et la conservation des écosystèmes représentent une opportunité majeure pour permettre d’accroître l’ambition climatique de tous les pays », a déclaré Nathalie Seddon, Professeure spécialiste de la biodiversité à l’Université d’Oxford et principal auteur du rapport. « Non seulement la gestion des écosystèmes nous aide à agir sur les causes du changement climatique, mais elle nous aide également à en gérer les conséquences. Cependant, nous avons besoin d’engagements concrets et quantifiables qui mobilisent pleinement les solutions fondées sur la nature, tout en réduisant les émissions dans d’autres secteurs, si nous voulons faire face à l’ampleur du défi climatique auquel nous sommes confrontés. » Le rapport « Les Solutions fondées sur la nature dans les contributions déterminées au niveau national : Synthèse et recommandations pour renforcer l’ambition et l’action climatiques d’ici 2020″ a été publié une semaine avant le Sommet de l’ONU sur l’action climatique à New York. Il fait la synthèse de plusieurs évaluations comparatives majeures sur l’importance de la nature dans les CDN et propose des recommandations pour renforcer l’ambition et l’action d’ici 2020 en  intégrant de manière significative les solutions fondées sur la nature. Les solutions fondées sur la nature ont un rôle important à jouer pour lutter contre les causes et les conséquences du changement climatique. À l’échelle mondiale, les écosystèmes contribuent à ralentir le réchauffement climatique en capturant et en stockant d’importantes quantités de carbone. Des estimations récentes suggèrent que les solutions climatiques naturelles peuvent fournir environ un tiers de l’atténuation climatique nécessaire d’ici 2030 pour stabiliser le réchauffement à moins de 2°C. Elles fournissent également une défense puissante contre les impacts et les dangers à long terme du changement climatique.   Plus d’informations – Le rapport (en anglais) – Les Solutions fondées sur la Nature – Contacts : Matthias Fiechter, IUCN Media Relations, Tel: +41229990392, Email: matthias.fiechter@iucn.org Goska Bonnaveira, IUCN Media Relations, Tel: +41792760185, Email: goska.bonnaveira@iucn.org