4e Colloque des aires marines protégées : ensemble pour construire la nouvelle stratégie

Le 4ème colloque national des aires marines protégées vient de se terminer à Biarritz. Organisé par l’Agence Française pour la Biodiversité et le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, en appui au Ministère de la Transition écologique et solidaire, son objectif était de lancer collectivement la rédaction de la nouvelle stratégie française de création d’aires marines protégées pour la période 2020 -2030. Avec plus de 400 participants, ce colloque a permis de travailler collectivement à l’écriture de la nouvelle stratégie pour la période 2020-2030 autour de 5 enjeux stratégiques pour le réseau d’aires marines protégées : 1. un réseau complet et cohérent 2. un réseau de qualité grâce à une gestion efficace et efficiente 3. un réseau contribuant à des usages durables 4. un réseau intégré dans les politiques et les territoires 5. un réseau mobilisateur et engageant La nouvelle stratégie sera présentée au Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020, à Marseille, sachant qu’avec le 2ème domaine maritime mondial, la France est attendue par la communauté internationale sur cet enjeu crucial de la protection des océans.   Deux documents clés comme base de travail L’élaboration d’une nouvelle stratégie des aires marines protégées s’est appuyée sur une évaluation de l’actuelle stratégie nationale réalisée par le groupement de bureaux d’étude ACTeon/MC2/Creocéan/Mickaël Dupré, ainsi que sur une étude comparative internationale de la stratégie française avec celles de 8 autres pays réalisée par le Comité français de l’UICN.   Plus d’informations – Le site internet du 4ème colloque AMP – Le bilan de la précédente stratégie – Contact : jean-francois.sys@uicn.fr, Chargé de mission « Colloque national des aires marines protégées » – Le Programme Aires protégées du Comité français de l’UICN

Ouverture des inscriptions pour le 4è Colloque national des aires marines protégées

Le 4ème colloque national des aires marines protégées se tiendra du 22 au 24 octobre 2019 à Biarritz. Organisé par l’Agence Française pour la Biodiversité et le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, en appui au Ministère de la Transition écologique et solidaire, son objectif est de lancer collectivement la rédaction de la nouvelle stratégie française de création d’aires marines protégées pour la période 2020 -2030. Positionné au cœur des dynamiques nationales et internationales pour la conservation et la gestion du milieu marin, cet évènement constituera un rendez-vous majeur pour tous les acteurs concernés par les enjeux de gestion des aires marines protégées françaises (gestionnaires, services de l’Etat, acteurs socioprofessionnels, associations ou représentants d’usagers de loisirs, scientifiques, etc.). Un colloque stratégique et participatif La nouvelle stratégie s’organisera autour de 5 enjeux stratégiques pour le réseau d’AMP : 1. un réseau complet et cohérent 2. un réseau de qualité grâce à une gestion efficace et efficiente 3. un réseau contribuant à des usages durables 4. un réseau intégré dans les politiques et les territoires 5. un réseau mobilisateur et engageant Ces cinq grands enjeux de la future stratégie feront l’objet de cinq plénières thématiques qui viseront à partager les éléments du bilan évaluatif de la stratégie actuelle 2012-2020 et à échanger avec les participants sur le niveau d’ambition souhaitée et les résultats à atteindre pour le réseau d’AMP. Chaque plénière accueillera un panel d’intervenants composé de représentants des six collèges (gestionnaires d’AMP, Etat, collectivités territoriales, acteurs socioprofessionnels, scientifiques, ONG).   Au programme Le colloque est gratuit et ouvert à tous les participants intéressés par les questions en lien avec les aires marines protégées, leur mise en œuvre et leur évolution. L’exposition « Récifs coralliens, coeur de l’océan » d’Alexis Rosenfeld et la conférence de Laurent Ballesta sur l’expédition  » Gombessa 5 – Planète Méditerranée « ,  seront ouvertes au grand public. > FORMULAIRE D’INSCRIPTION (date limite : 11 octobre)   Plus d’informations – Le site internet du 4ème Colloque – Contact : jean-francois.sys@uicn.fr, Chargé de mission « Colloque national des aires marines protégées » – Le programme en détail – Le formulaire d’inscription – Retour sur les Actes du 3ème Colloque – Le Programme Aires protégées du Comité français de l’UICN

Appel à contribution : 4ème Colloque national des aires marines protégées

Le prochain colloque national des aires marines protégées se tiendra du 22 au 24 octobre 2019 à Biarritz et réunira environ 500 participants (gestionnaires, services de l’Etat, acteurs socioprofessionnels, associations ou représentants d’usagers de loisirs, scientifiques, etc.). Le colloque national des aires marines protégées est organisé conjointement par l’Agence Française pour la Biodiversité et le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, en appui au Ministère de la Transition écologique et solidaire.   Appel à contribution Tout comme pour les éditions précédentes, le programme du colloque sera construit de façon collaborative et s’appuiera sur des axes de travail destinés à orienter un appel à contribution. Cet appel à contribution vient d’être lancé. Vous êtes invités à proposer vos contributions pour le 4ème colloque des aires marines protégées qui contribuera à la future stratégie sur les AMP. > PROPOSEZ VOS CONTRIBUTIONS (jusqu’au 10 septembre) Le pré-programme du colloque sera disponible début septembre.   Contexte Conformément aux engagements pris à la suite du Comité interministériel de la mer et en application du plan biodiversité, le ministère de la Transition écologique et solidaire (MTES) a engagé la révision de la stratégie nationale sur les aires marines protégées (SCGAMP) 2012-2020. Une nouvelle stratégie sera adoptée pour la période 2020-2030 et concernera les eaux françaises, métropolitaines et ultra-marines. Elle doit être présentée lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN en 2020 à Marseille. La nouvelle stratégie 2020-2030 participera également à définir la réponse de la France quant à ses engagements au titre de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) dont la COP15 aura lieu en Chine en décembre 2020. Elle sera construite par l’État, les collectivités et les acteurs environnementaux et économiques du monde maritime, en particulier mobilisés lors du 4ème colloque national des AMP.   La nouvelle stratégie s’organisera autour de 5 enjeux stratégiques pour le réseau d’AMP : 1. un réseau complet et cohérent 2. un réseau de qualité grâce à une gestion efficace et efficiente 3. un réseau contribuant à des usages durables 4. un réseau intégré dans les politiques et les territoires 5. un réseau mobilisateur et engageant   Plus d’informations – Le site internet du 4ème Colloque – Contact : jean-francois.sys@uicn.fr, chargé de mission Colloque national des aires marines protégées – Retour sur les Actes du 3ème Colloque – Le Programme Aires protégées du Comité français de l’UICN Photo bandeau © Dani Fuentes Ortiz on Unsplash

L’IYOR 2018 en France : un succès pour les récifs coralliens

L’Année internationale pour les récifs coralliens (IYOR 2018) est désormais terminée. En France et dans ses outre-mer, cette année du corail a été féconde et a permis d’aller à la rencontre d’un public très varié qui a pu découvrir ou redécouvrir les enjeux de la préservation de récifs coralliens et de ses écosystèmes associés (mangroves et herbiers). Cette célébration internationale a également été l’occasion de favoriser les échanges entre les acteurs impliqués dans la conservation des océans (associations, centres de recherche, organismes publics, etc.) pour ainsi rassembler sous le label IYOR 2018 tous les efforts de sensibilisation, donnant de l’amplitude à un message commun : il est urgent d’agir pour conserver les récifs coralliens, mangroves et herbiers. L’IYOR 2018 EN FRANCE : Un succès pour les récifs coralliens 4 à 5 millions de personnes touchées Plus de 50 actions de sensibilisation (conférences, sorties, expositions, etc.) à destination du milieu scolaire, du grand public, mais aussi des parlementaires, des élus locaux et des socio-professionnels ont été organisés en France. 26 organisateurs différents Le panel d’acteurs ayant participé à l’IYOR 2018 concerne aussi bien les associations de protection de la nature tels que Conservation International (Nouvelle-Calédonie), France Nature Environnement, Coral Guardian ou encore Te mana o te moana (Polynésie Française), que les établissements publics comme le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN), le CRIOBE, Océanopolis, l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD).  Ce sont au total 58 actions de sensibilisation (dont 30 en Outre-mer et 28 en métropole) qui ont été réalisées. A titre d’exemple on peut citer : La « 2ème édition de la Fête de l’Océan » au Palais de la Porte Dorée L’exposition photographique « Récifs coralliens : un enjeu pour l’humanité » d’Alexis Rosenfeld et Alexie Valois Le Colloque « Récifs coralliens, des solutions pour aujourd’hui et pour demain » de la Fondation pour la Recherche et la Biodiversité (FRB) La découverte du milieu marin par des élèves de CM2 à Wallis et Futuna – Comité local de l’Initiative Française pour les Récifs Coralliens (IFRECOR) Le Comité français de l’UICN a travers son programme Outre-mer a participé activement à la promotion de cette Année Internationale pour les Récifs Coralliens avec la diffusion d’un Calend’Art labellisé IYOR2018, des évènements destinés aux parlementaires, la Palme IFRECOR 2018, etc.   Toutes ces actions ont fait l’objet d’une analyse et a permis d’identifier plusieurs enseignements. Cette analyse et l’inventaire des 58 actions sont disponibles en téléchargement.   PLUS D’INFORMATIONS – La page dédiée à l’IYOR 2018 – L’infographie des chiffres clés en français et anglais – L’analyse de l’IYOR 2018 en France – L’inventaire des actions françaises – Le site internet de l’IFRECOR – Liste des évènements IYOR 2018 au niveau international – Le Programme Outre-mer de l’UICN France Photo bandeau © The Ocean Agency / Xl Catlin Seaview Survey

Retour sur la clôture de l’IYOR 2018

La troisième édition de l’Année Internationale pour les Récifs Coralliens (IYOR 2018) touche à sa fin. Dans ce cadre, une soirée de clôture de l’IYOR 2018 s’est tenue le 18 décembre à l’Institut Océanographique, à Paris. Cet événement, intitulé « Le récif corallien dans tous ses états », a été organisée par le CRIOBE, l’Université PSL, le LabEx Corail et l’Institut Océanographique. Parrainée par l’acteur et militant écologiste Lambert Wilson, la soirée a été l’occasion de clôturer officiellement l’année internationale pour les récifs coralliens en France. Au cours de cette soirée, le secrétariat de l’Initiative Française pour les Récifs Coralliens (IFRECOR) a passé en revue les actions phares de l’IYOR 2018 en France et a souligné la diversité des cibles atteintes par les nombreux événements de sensibilisation (scolaires, grand public, élus locaux et élus parlementaires, etc). Membre de l’IFRECOR depuis sa création en 1999, le Comité français de l’UICN s’est chargé d’accompagner, recenser, diffuser et valoriser l’ensemble des évènements organisés dans l’hexagone et dans ses Outre-mer dans le cadre de l’IYOR 2018. Le Programme Outre-mer a réalisé ce travail de coordination au niveau national et a organisé des évènements clés de l’IFRECOR comme la Palme IFRECOR 2018. Au total, plus de 50 actions portant le label IYOR 2018 ont eu lieu en France métropolitaine et dans ses Outre-mer.   L’évènement L’acteur Lambert Wilson a présenté le film documentaire « Au delà des récifs Polynésiens, la vie », par Philippe Sintes. Réalisé en étroite collaboration avec l’acteur et avec Serge Planes, directeur scientifique du CRIOBE, ce documentaire explique l’importance des récifs coralliens pour la biodiversité marine tout en soulignant les liens entre ces écosystèmes et la culture polynésienne. Par la suite, Serge Planes a fait une intervention scientifique pour rappeler ce que sont les coraux et pour exposer les différentes menaces auxquelles ils font face, notamment le changement climatique. La soirée s’est terminée par une série de prises de parole de plusieurs artistes ayant participé à l’exposition d’art « Récifs coralliens, objets d’art et de science » (Galerie des Tropiques, Tahiti, du 2 au 10 novembre 2018), suivi d’une projection d’extraits de l’exposition « Récifs coralliens, un enjeu pour l’humanité », réalisée par le photo-journaliste Alexis Rosenfeld et la journaliste Alexie Valois.   S’ouvre à présent une phase rétrospective de l’IYOR 2018 en France qui aboutira à des outils de sensibilisation qui permettront de pérenniser les synergies construites tout au long de l’IYOR 2018 et d’appuyer les efforts de conservation de ces écosystèmes uniques.   PLUS D’INFORMATIONS – Diaporama du secrétariat IFRECOR – Le site web de l’IYOR (en anglais) – Le site internet de l’IFRECOR – Liste des évènements IYOR 2018 au niveau international – Le Programme Outre-mer de l’UICN France Photo bandeau © Kimberly Jefferies / Coral Reef Image Bank

Le rôle des écosystèmes face à l’érosion côtière en Aquitaine

Dans le prolongement de ses travaux sur les services écosystémiques, le Comité français de l’UICN publie une évaluation du service de régulation du recul du trait de côte par les écosystèmes côtiers sableux en Aquitaine. Cette étude souligne en quoi les écosystèmes sableux aquitains (barres sableuses, plages, dunes, forêts dunaires) contribuent à la régulation de l’érosion côtière à long terme selon 3 principaux processus : (i) l’atténuation de l’énergie éolienne par la végétation, (ii) le maintien d’une réserve de sable locale grâce aux végétaux qui stabilisent le sol et permettent la réalimentation naturelle des plages, (iii) l’atténuation de l’énergie éolienne et de la houle par les reliefs dunaires. Cette étude, réalisée dans le cadre de l’évaluation française des écosystèmes et des services écosystémiques (Efese), donne également des éléments de comparaison des coûts financiers entre des Solutions « grises » (infrastructures artificielles) et des Solutions fondées sur la Nature. Les coûts de gestion des écosystèmes littoraux apparaissent inférieurs en comparaison à ceux consentis pour le rechargement des plages ou la mise en place et l’entretien d’ouvrages de protection. Cette étude rappelle que ces écosystèmes côtiers font l’objet de multiples pressions, au premier rang desquelles figure l’artificialisation du littoral. Ces pressions se traduisent par une faible résilience et une disparition de ces écosystèmes particulièrement vulnérables notamment dans le contexte du changement climatique. Cette étude recommande donc une intervention graduée en fonction des risques et de la gravité des enjeux. Elle montre que la gestion naturelle concerne plutôt le temps long et des échelles spatiales larges tandis que les solutions de génie civil répondent à des enjeux locaux, à court terme. Les structures en dur restent en effet des réponses possibles pour protéger les côtes urbanisées, mais elles constituent une protection temporaire et limitée face aux éléments naturels et peuvent aggraver la situation des territoires périphériques. Il est donc crucial de prévoir des interventions graduées en fonction des risques et de la gravité des enjeux dans les choix d’aménagement et la décision politique : les solutions fondées sur la nature (préservation, gestion et restauration des écosystèmes) doivent être considérées de façon prioritaire avant la construction d’ouvrages de protection. Ces deux solutions peuvent être complémentaires en fonction des enjeux, de l’urgence de la situation et des échelles de temps d’action. Il est ainsi nécessaire de mieux intégrer les Solutions fondées sur la Nature dans la planification de l’aménagement du territoire et de faciliter la mise en oeuvre de projets, tout en poursuivant l’acquisition de connaissances.   Plus d’informations – Le programe EFESE du Ministère de la transition écologique et solidaire – Télécharger la publication – Le programme écosystèmes de l’UICN France – Contacts : Pauline Teillac-Deschamps, chargée de programme écosystèmes / Justine Delangue, chargée de mission services écologiques

La France : candidat officiel pour le Congrès mondial de la nature de l’UICN

Dans le cadre du processus de sélection du pays hôte engagé pour accueillir le Congrès mondial de la nature de l’UICN en 2020, la France est maintenant le seul candidat officiel pour organiser ce principal événement mondial sur la biodiversité. Sous l’impulsion du Ministre Nicolas Hulot, la France a déposé son dossier de candidature le 25 septembre 2017 en sélectionnant la ville de Marseille pour l’accueil du congrès, dont la dernière édition en 2016 aux USA (Hawaii) a rassemblé environ 10 000 participants. Le Comité français de l’UICN et ses membres ont soutenu cette candidature et continueront de se mobiliser pour le congrès soit un succès.  A l’issue de sa réunion qui s’est tenue du 19 au 21 novembre 2017, le Conseil d’administration international de l’UICN s’est félicité la candidature de la France pour accueillir le congrès mondial de la nature et indiqué que sa décision finale sera prise en avril/mai après une analyse plus détaillée du dossier, une inspection du site et la négociation d’un pré-accord avec les autorités françaises. La France est le seul pays finaliste, alors que 9 autres pays avaient déclaré leur intention de candidater (Afrique du Sud, Australie, Azerbaïdjan, Canada, Chine, Emirats arabes unis, Equateur, Ethiopie et Royaume-Uni).   Une volonté forte du Ministre de la transition écologique et solidaire Lors de la dernière réunion du Conseil national de la biodiversité, le Ministre de la Transition écologique et solidaire a indiqué que la candidature de la France pour accueillir en 2020 le Congrès mondial de la nature de l’UICN était l’un de ses grands dossiers. Il a déclaré que « Cet événement doit être l’occasion d’une mobilisation forte de nos concitoyens autour de la reconquête de la biodiversité comme la COP21 l’a été en matière de changement climatique« . Le Ministre souhaite que cet événement soit co-construit avec la société civile et qu’il soit le point d’atterrissage d’une large mobilisation pour relancer les efforts nationaux et internationaux de préservation de la biodiversité. A l’image des « espaces générations climat » de la COP21, le gouvernement a proposé de mettre en place des « espaces générations nature » durant le congrès afin de favoriser une expression forte de la société civile, de façon librement accessible au grand public, et de lancer un « agenda des solutions pour la nature ». Le Ministre a pour objectif d’une part de faire émerger une conscience collective beaucoup plus forte sur la biodiversité et d’autre d’engager tous les acteurs dans une mobilisation tournée vers la reconquête de la biodiversité, pour, au final, créer une dynamique nationale et internationale similaire à celle du climat.   Une candidature encouragée et soutenue par le Comité français de l’UICN et ses membres Le Comité français de l’UICN et ses membres ont soutenu cette candidature en soulignant que le congrès est un événement international majeur sur la biodiversité et qu’il interviendra quelques mois avant la COP Biodiversité qui se tiendra en Chine et dont les enjeux sont considérables, puisqu’il s’agira de faire le bilan des objectifs d’Aichi et d’adopter le nouveau plan stratégique de la Convention sur la Diversité Biologique pour 2021-2030. Le congrès constituera ainsi une étape décisive de la mobilisation des gouvernements et de la société civile à la veille de cette échéance qui doit renouveler l’engagement de la communauté internationale pour enrayer l’érosion de la biodiversité. Le congrès de l’UICN est également une formidable opportunité pour rencontrer les différents acteurs de la conservation de la nature du monde entier, d’échanger sur les enjeux et les solutions à adopter, de connaître les dernières avancées, de présenter des projets et de nouer des partenariats. Le Comité français de l’UICN, avec ses membres et ses experts, a toujours fortement contribué aux débats et aux décisions prises lors du congrès mondial de la nature.   A propos du Congrès mondial de la nature Organisé tous les quatre ans, le Congrès mondial de la nature de l’UICN rassemble plusieurs milliers de représentants de gouvernements, des ONG, du monde scientifique, des collectivités locales et des entreprises dans le but de préserver l’environnement et d’utiliser les solutions que la nature apporte pour relever les défis actuels de notre planète. Le dernier Congrès a eu lieu du 1er au 10 Septembre 2016 au Centre des congrès d’Hawaiʻi à Honolulu, la capitale Hawaïenne. Si vous désirez voir la documentation complète (Procès-verbaux d’Assemblées des Membres, Résolutions, Motions, Statuts, etc.) des Congrès et Assemblées générales précédents, veuillez cliquer ici. Pour plus d’informations sur l’histoire du Congrès mondial de la nature de l’UICN, veuillez cliquer ici.

Rencontre entre l’UICN France et Nicolas Hulot

Une délégation du Comité français de l’UICN a rencontré le 25 juillet 2017 le Ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot. La délégation était composée de Bernard Cressens (Président), François Letourneux (Vice-Président), Maud Lelièvre (Vice-Présidente), Cécile Ostria (Trésorière), Serge Müller (président de la Commission de sauvegarde des espèces), Sébastien Mabile (président de la Commission du droit et des politiques environnementales) et Sébastien Moncorps (Directeur). Plusieurs propositions, correspondant à des priorités d’actions du Comité français de l’UICN, ont été présentées au Ministre : Redynamisation de la Stratégie nationale pour la biodiversité et des engagements de la France sur la Convention sur la diversité biologique des Nations Unies pour préparer le grand rendez-vous international de 2020, qui fera le bilan sur l’atteinte des objectifs d’Aichi par les Etats et lancera un nouveau plan d’action mondial. Le Comité français a rappelé le besoin d’un portage politique fort et d’une mobilisation de tous les acteurs concernés, et a déclaré être prêt participer à la relance de cette mobilisation nationale et internationale.  Le Ministre a confirmé qu’il souhaitait impulser cette nouvelle mobilisation. Il a indiqué que la France confirmera sa candidature pour l’accueil du prochain Congrès mondial de l’UICN en 2020 et organisera une conférence internationale sur la biodiversité en outre-mer (annonce d’Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle), possiblement en 2019 à l’occasion de la publication de la première évaluation globale de la biodiversité et des services écosystémiques par l’IPBES. Développer une culture de la nature en France : le Comité français a demandé le lancement d’une campagne nationale de sensibilisation, en s’appuyant sur l’AFB, et l’implication du Ministre pour valoriser la Fête de la nature (édition 2018). Le Ministre a indiqué que le lancement de cette campagne nationale a été acté dans le programme de l’AFB, qu’il valorisera la Fête de la Nature, et qu’un concours pour les enfants sur la biodiversité va être lancé en partenariat avec le Ministère de l’Education nationale. Il a souligné l’importance d’une communication nationale pour mieux faire connaître à nos concitoyens les enjeux de la biodiversité, au même titre que ceux du climat. Déployer les solutions fondées sur la nature pour investir davantage dans la préservation et la restauration des écosystèmes afin de lutter contre le changement climatique et les risques naturels (Accord de Paris sur le Climat, Plan Climat). Le Comité français a fait part de sa mobilisation sur ce sujet qui prend de l’ampleur et aussi appelé à une meilleure intégration de la préservation de la biodiversité dans le développement des énergies renouvelables (biomasse, marines, solaire, éolien, hydraulique), dont les projets peuvent être sources d’impacts pour les écosystèmes et les espèces, pour concilier efficacement ces deux politiques environnementales. Le Ministre a rappelé qu’il continuera de défendre le fait que les enjeux du changement climatique et ceux de la biodiversité sont indissociables, et que la préservation et la restauration des écosystèmes font partie des solutions à mettre en œuvre pour lutter contre les changements climatiques. Le Comité français a souligné le besoin de mieux expliciter l’intérêt des solutions fondées sur la nature et d’accompagner les différents acteurs, pour intégrer davantage ces solutions dans les stratégies et plans sur le climat. Le Ministre a également indiqué qu’il serait attentif aux impacts possibles des projets d’énergies renouvelables sur la biodiversité, dont les enjeux doivent être intégrés le plus en amont possible. Poursuivre l’extension du réseau des espaces protégés terrestres et marins, en métropole et outre-mer, à travers les deux stratégies nationales dédiées. Outre l’augmentation des surfaces d’aires protégées, le Comité français a souligné les besoins en termes d’amélioration de leur gestion, par la mise à disposition des moyens nécessaires, et fait part de ses travaux sur l’efficacité de la gestion à travers  la nouvelle Liste verte des aires protégées de l’UICN, en réponse à l’objectif 11 d’Aichi. Le Comité français soutient également la mise en place un réseau de zones de protection forte en mer, clairement définies avec un niveau de protection minimal, c’est-à-dire sans activités extractives (actuellement les aires marines protégées concernent 24% du domaine maritime français mais les zones de protection forte n’en représentent que 0,26 % seulement). Dans les projets à l’étude, le Comité français a fait part du caractère prioritaire de la création de la Réserve Naturelle Nationale des Monts et Crêtes de Mayotte (2900 ha). Le Ministre a confirmé l’importance du réseau des aires protégées pour répondre aux enjeux de préservation de la biodiversité et celle de leur gestion efficace, en faisant référence à une récente visite au Parc naturel marin de la Mer d’Iroise. Il a manifesté son intérêt pour connaître les espaces protégés français engagés dans la démarche de la Liste verte et soutenir de nouvelles candidatures. Il a bien noté l’importance de développer un réseau de zones de protection forte en mer, avec une définition claire, sans activités extractives. Il a confirmé qu’une attention prioritaire sera portée à la création de la réserve naturelle nationale de Mayotte. Renforcer la protection de la biodiversité en outre-mer : le Comité français soutient l’installation d’antennes de l’AFB en outre-mer dans chaque collectivité, dotées des moyens humains et financiers nécessaires. Il souhaite également mettre en place un programme d’appui aux associations environnementales ultramarines, à l’image du programme de petites initiatives du FFEM et que la France continue de jouer un rôle actif dans la poursuite des négociations pour l’adoption d’une initiative de financement pérenne de la Commission européenne pour la biodiversité des outre mer européens (initiative BEST). Le Comité français a fait part de son intérêt d’être associé aux Assises des outre mer pour bien intégrer les enjeux de biodiversité. Il a également fait part de ses fortes inquiétudes sur deux grands projets en cours : la Montagne d’or en Guyane et l’extraction de phosphates à Makatea en Polynésie française. Le Ministre a confirmé l’importance d’avoir des délégations de l’AFB dans chaque collectivité d’outre-mer pour soutenir les actions sur la biodiversité. Il a rappelé tout l’intérêt qu’il portait au programme de petites initiatives du FFEM géré par le Comité français et il a fait part d’échanges avec la Ministre des outre-mer pour donner