Marseille adopte une stratégie pour sa biodiversité terrestre et marine

Fruit d’un travail volontaire, issu d’une concertation de plus de trois ans avec l’ensemble des acteurs du territoire marseillais concernés par la biodiversité, la Ville de Marseille accompagnée par le Comité français de l’UICN, a adopté à l’automne 2019, sa stratégie locale et partenariale en faveur de la biodiversité terrestre et marine. A quelques mois du Congrès mondial de la Nature de l’UICN, événement incontournable pour la communauté internationale de la conservation de la nature qui se tiendra à Marseille, la Ville souhaite déployer à cette occasion avec ses partenaires un ensemble d’actions pour permettre la reconquête de la biodiversité sur son territoire. La Ville de Marseille s’est investie depuis plusieurs années en faveur de la biodiversité. La priorité a d’abord porté sur la maitrise foncière des espaces naturels, l’éducation à l’environnement de jeunes marseillais et la gestion écologique des espaces verts. La Ville a souhaité renforcer cette implication par la réalisation d’une stratégie locale partagée de la biodiversité. Ainsi près de 70 structures (universités, associations, établissements publics, collectivités, entreprises) ont contribué à son élaboration avec l’appui du Comité français de l’UICN.   Après plusieurs mois d’échanges et de réflexion avec les partenaires, trois enjeux majeurs du territoire ont été définis : 1. Préserver, renforcer et rétablir les continuités écologiques et leurs fonctionnalités, 2. Développer une culture de la nature à Marseille, 3. Améliorer les connaissances scientifiques autour de la biodiversité au niveau local. Ces trois enjeux sont assortis d’une série d’actions opérationnelles qui seront mises en œuvre par la Ville et ses partenaires. A titre d’exemples, on peut citer les mesures suivantes : – Mener des actions de désimperméabilisation des sols dans le tissu urbain -Réhabiliter et renaturer le lit et les berges des cours d’eau (Huveaune, Jarret et Aygalades) pour restaurer la trame verte et bleue – Sanctuariser les dernières zones agricoles péri-urbaines (notamment sur le piémont du massif de l’Etoile) en promouvant l’agro-écologie – Mettre en place des actions pour limiter l’impact des espèces exotiques envahissantes, à l’instar des mesures d’arrachage de plantes invasives (griffes de sorcière, agaves…) sur le littoral prises dans le cadre du programme européen LIFE Habitats Calanques – Mettre en œuvre des projets destinés aux scolaires ou aux jeunes en lien avec la biodiversité (à travers les aires marines éducatives – Soutenir les programmes de recherche sur la biodiversité de la commune déjà engagés par différents laboratoires universitaires (LPED, IMBE, MIO) La stratégie biodiversité de la Ville de Marseille se compose ainsi de deux livrets présentant : – l’un, la stratégie avec ses particularités, ses enjeux, sa gouvernance, ses ambitions et sa communication ; – l’autre, les 3 grands enjeux majeurs du territoires, déclinés en 10 objectifs généraux et 19 objectifs opérationnels, illustrés par des actions. Cette stratégie a été reconnue comme initiative innovante par le Comité français de l’UICN en raison de sa gouvernance qui implique plusieurs services d’une même collectivité, issus de deux directions (Direction de la Mer et Direction de l’Environnement et du Cadre de Vie) désireuses d’améliorer leur transversalité, et de nombreux acteurs du territoire (http://uicn-fr-collectivites-biodiversite.fr/initiatives-innovantes/. pp.78-79). En outre, tout ce travail s’appuie sur la réalisation d’un diagnostic qui décrit l’état des lieux de la biodiversité à Marseille par grandes unités fonctionnelles, une synthèse des activités socio-économiques au niveau local et de leurs impacts sur la nature, et l’ensemble des actions mises en œuvre sur le territoire en faveur de la biodiversité. Celui-ci sera très prochainement publié.   Ainsi, le Comité français de l’UICN se félicite de cette première étape marquant l’engagement de la Ville de Marseille et l’appelle désormais à la mise en œuvre de ces actions avec ses partenaires.   PLUS D’INFORMATIONS – Téléchargez la stratégie biodiversité de la Ville de Marseille –Consultez la page Internet biodiversité de la Ville de Marseille  – Contacts : Florence Clap – Chargée de programme « politiques de la biodiversité » / Anaïs Onno – Chargée de projet partenariat Ville de Marseille – Consultez Le programme Politique de la biodiversité – Consultez le Site internet dédié aux collectivités locales

Retour sur le Congrès français de la nature 2019

300 représentants des organisations, experts et partenaires du Comité français de l’UICN ont participé au Congrès français de la nature le 12 juin 2019 à Marseille pour préparer le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020. Cet événement clé de la préparation française a permis de débattre de 28 recommandations qui présentent des propositions concrètes sur plusieurs grands enjeux de la préservation de la nature à l’échelle mondiale, et de poursuivre la mobilisation sur la biodiversité d’ici juin 2020 en donnant la parole à plusieurs membres et partenaires du Comité français de l’UICN engagés dans cette voie.   Une ouverture soulignant l’importance du Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 et de la préparation française Pour mettre les participants dans l’ambiance d’un Congrès mondial de l’UICN , la vidéo « La planète à la croisée des chemins – IUCN Congress 2016 » présentant le bilan du Congrès mondial de l’UICN de 2016 à Hawaii a été diffusée.  Bernard Cressens, Président du Comité français de l’UICN a ensuite ouvert le congrès en rappelant ses objectifs et ses enjeux. Il a pointé l’urgence d’agir pour la biodiversité en rappelant les chiffres clés du récent rapport de l’IPBES et l’opportunité unique de 2020 avec le Congrès mondial de l’UICN à Marseille suivi de la COP15 de la Convention pour la Diversité Biologique, en Chine, qui fera le bilan des actions menées par les 196 Etats Parties sur l’atteinte des 20 grands objectifs internationaux sur la biodiversité, dits objectifs d’Aïchi, fixés en 2010. Son discours a également mis en avant la nécessité d’avoir une mobilisation collective pour et autour du Congrès mondial de l’UICN afin que la prise de conscience sur les enjeux de biodiversité soit aussi importante que celle sur le climat. La Région Sud Provence-Alpes-Côtes d’Azur est impliquée dans les groupes de travail locaux pour la préparation du Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020. Renaud Muselier, Président de la Région Sud Provence-Alpes-Côtes d’Azur s’est adressé aux congressistes à travers un message vidéo en affirmant le soutien de la région vers le Congrès français de la nature 2019 qui est un évènement clé de la mobilisation pour le congrès de 2020. > la vidéo de son intervention La ville de Marseille, hôte du Congrès français de la nature 2019 et du futur congrès mondial de l’UICN était également présente pour parler de l’engagement de la ville dans la biodiversité. Didier Réault, Adjoint au Maire de Marseille, délégué à la mer, au littoral, au nautisme et aux plages, a réaffirmé l’enthousiasme et l’implication de la ville pour faire en sorte que le Congrès mondial de la nature de l’UICN de 2020 soit une réussite et les différentes actions engagées par la municipalité pour la biodiversité. Emmanuelle Wargon, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Transition écologique et solidaire, a rappelé que le Comité français de l’UICN est le second comité par le nombre de membres dans le monde, soulignant ainsi l’importance des travaux réalisés durant le Congrès français de la nature. Elle a indiqué que le Congrès mondial d e l’UICN 2020 est très important pour la France car ses futurs résultats seront des éléments clés pour nourrir les réflexions et les accord pris lors de la COP15 de la CDB qui se tiendra quelques mois après. Mme. Wargon a salué l’engagement des collectivités territoriales pour faire de ce congrès une réussite et précisé que celui-ci ouvrira largement ses portes au grand public pour accueillir 100 000 visiteurs. La biodiversité est au coeur de l’agenda international autant que la lutte contre le changement climatique.    Présentation du Congrès mondial de la nature 2020 de l’UICN et la préparation française Marc Magaud, Manager du Forum au sein du Secrétariat international de l’UICN, a présenté aux participants l’impact d’un Congrès mondial de la nature de l’UICN.  Il est ensuite entré de manière plus détaillée dans le déroulement, les thématiques, les parties, le calendrier du Congrès de 2020. Pour finir, il a invité les participants à s’impliquer dans la programmation de ce congrès mondial notamment en soumettant des propositions pour le Forum (jusqu’au 17 juillet). > Sa présentation Par la suite, Marc Strauss, Directeur de projet « grands événements internationaux » au Ministère de la Transition écologique et solidaire, a rappelé l’importance pour la France de l’accueil du Congrès mondial de la nature de l’UICN à Marseille pour lancer une dynamique nationale et internationale sur la biodiversité. Il a détaillé l’organisation et les modalités pratiques actuellement prévues, dont les espaces Génération Nature pour sensibiliser le grand public. > Sa présentation Sébastien Moncorps, Directeur du Comité français de l’UICN a ensuite présenté la feuille de route du Comité français de l’UICN pour le Congrès mondial de l’UICN 2020 composée de 7 actions. > Sa présentation       Une second partie dédiée aux ateliers sur les motions Le Comité français de l’UICN a mis en place une préparation collective des motions, à travers des groupes d’échanges, qui a abouti à la préparation de 28 projets de motions sur des enjeux internationaux de la biodiversité. Ils ont été débattus lors du Congrès français de la nature. Ils seront ensuite finalisés et soutenus par les membres français de l’UICN pour être soumis au débat et au vote de l’Assemblée Générale de l’UICN. Plusieurs ateliers thématiques ont été mis en place durant le Congrès français de la nature 2019 (matin et après-midi) : – Mer et Espèces – Aires protégées – Droit et politiques environnementales – Forêt – Mer – Enjeux tropicaux et globaux – Coopération internationale et Espèces – Ecosystèmes 28 projets de motions du Comité français de l’UICN dont 2 portées par des membres ont été travaillés durant cette journée. > la liste des projets de motions   Une table ronde dédiée à la mobilisation pour 2020 et au-delà Ensuite, une table ronde animée par Maud Lelièvre, Vice-présidente du Comité français de l’UICN a permis de réunir Christophe Aubel, Directeur général de l’Agence Française pour la Biodiversité, Guy Geoffroy, Président de des Eco-Maires, Marine Braud, Responsable de la diplomatie verte

Congrès français de la nature 2019 : En route pour 2020

La France accueillera en juin 2020 à Marseille le Congrès mondial de la nature de l’UICN. Le Comité français de l’UICN joue un rôle actif dans la préparation de cet événement international en coordonnant la contribution des membres et experts français. Point d’orgue de cette préparation, le Congrès français de la nature qui se tiendra le 12 juin 2019 à Marseille, permettra de faire un point complet sur la mobilisation française et de finaliser les projets de motions qui seront soumis à l’Assemblée Générale mondiale de l’UICN. Le Congrès français de la nature réunira le 12 juin 2019 à Marseille les représentants des organismes membres et experts du Comité français de l’UICN, les collectivités et entreprises partenaires, des représentants du gouvernement français et des représentants du Secrétariat international de l’UICN. Il permettra aussi de connecter la mobilisation nationale pour le congrès mondial avec celle lancée au niveau local, en invitant les acteurs locaux, départementaux et régionaux impliqués. Il fait suite à la mobilisation vers le Congrès mondial lancée au dernier Congrès français de la nature en juin 2018 à Paris. L’une des contributions importantes au congrès mondial est la proposition de motions adoptées par l’Assemblée Générale de l’UICN. Les motions prennent la forme de résolutions lorsqu’elles s’adressent à l’UICN (Secrétariat mondial, commissions, membres) et de recommandations lorsqu’elles s’adressent à un tiers (Etats, ONU, Union Européenne, conventions et organisations internationales, ONG, collectivités locales, entreprises…). Ce sont donc des propositions qui permettent d’influer sur les actions menées par l’UICN dans le cadre de son programme mondial et/ou qui permettent à l’UICN de prendre des positions et d’adresser des messages sur des sujets importants pour la conservation de la nature. 26 projets de motions proposés par le Comité français de l’UICN sont actuellement en cours d’étude et de rédaction par des groupes d’échanges transversaux créés spécifiquement pour leur préparation. Ils seront présentés pour finalisation au prochain Congrès français de la nature au cours d’ateliers. L’événement présentera aussi les dernières informations sur l’organisation du congrès mondial, qui font l’objet d’échanges réguliers entre le Comité français et le Secrétariat international de l’UICN, et d’un débat sur la mobilisation des acteurs pour 2020. Dans le cadre de la feuille de route qu’il s’est fixée, le Comité français travaille également sur de nombreux autres volets de la préparation du congrès mondial : l’identification d’événements pour le forum (1ère partie du congrès mondial), l’appui à la conception des Espaces Générations Nature ouverts gratuitement au grand public, la mobilisation des acteurs locaux, la préparation d’opérations de sensibilisation de la jeunesse, la formulation de propositions pour renforcer  la dimension éthique de la conservation au congrès, la mobilisation des collectivités locales au niveau national et plus particulièrement à travers la stratégie biodiversité de la Ville de Marseille et celle du Département des Bouches du Rhône, l’engagement des entreprises avec ses partenaires et grâce à l’initiative Act4nature, et la mobilisation des outre mer. Le Comité français de l’UICN a aussi engagé des échanges avec les autres comités nationaux européens dans la perspective du Forum Régional Européen (1 au 3 juillet 2019 à Rotterdam, Pays-Bas) pour la préparation européenne du congrès mondial.   Plus d’informations – Les 26 projets de motions – La page dédiée au Congrès 2019 – Retour sur le Congrès français de la nature 2018 – Accéder à la page dédiée à tous les Congrès français de la nature – Toutes les recommandations de l’UICN France aux précédents Congrès mondiaux – Le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 – Les Congrès mondiaux de la nature de l’UICN NB : LES INSCRIPTIONS AU CONGRÈS FRANÇAIS DE LA NATURE SONT CLOSES

La France accueillera le Congrès mondial de la nature de l’UICN à Marseille en 2020

A l’issue de l’annonce de Nicolas Hulot ce jour, le Comité français de l’UICN se réjouit de l’accueil officiel du Congrès mondial de la nature de l’UICN en France, à Marseille en 2020. Cet événement constitue une opportunité unique, avec la conférence de la Convention sur la Diversité Biologique qui se tiendra aussi en 2020 en Chine, de renforcer l’action pour la préservation de la biodiversité, tant au niveau national qu’au niveau international.    Le Congrès mondial de la nature, un événement clé pour tous les acteurs de l’environnement Organisé tous les quatre ans par l’UICN, le Congrès mondial de la nature rassemble des milliers de représentants de gouvernements, des ONG, du monde scientifique, des collectivités locales et des entreprises pour renforcer les efforts de protection de la biodiversité et promouvoir les solutions que la nature apporte pour relever les défis actuels de notre planète, comme le changement climatique. Le dernier Congrès mondial (Hawaii, USA, 2016) a accueilli environ 10 000 participants. Il a permis de dresser un état des lieux actualisé de l’état de la biodiversité dans le monde, de débattre des enjeux et des solutions, et d’adopter plus de 100 résolutions, dont 11 proposées par les membres français de l’UICN (pour le bilan synthétique, cliquez ici et pour les informations complètes sur le congrès, cliquez ici) Depuis l’Assemblée générale qui fonda l’UICN en 1948 à Fontainebleau, c’est la première fois que la France accueille le congrès mondial de l’UICN. La Ville de Marseille permettra de mettre en avant les atouts terrestres et maritimes de la France, dans un environnement régional avec des espaces protégés remarquables et des enjeux forts : la Méditerranée est dans l’un des 35 points chauds de la biodiversité mondiale (hotspots). La Ville est engagée, avec le Comité français de l’UICN, dans la mise en place d’une stratégie biodiversité et a déjà accueilli des événements internationaux sur l’environnement comme le 3ème Congrès international des aires marines protégées en 2013.   Une mobilisation indispensable pour une année 2020 cruciale sur la biodiversité Dans un contexte d’érosion continue de la biodiversité, tant au niveau mondial qu’au niveau national, une mobilisation générale est nécessaire à tous les niveaux pour enrayer sa disparition et agir pour sa reconquête. Le Congrès mondial de la nature de l’UICN et la 15ème Conférence des Parties de la Convention sur la Diversité Biologique, qui se tiendra la même année en Chine, offrent une opportunité unique de placer la biodiversité au cœur de l’agenda politique, national et international, ainsi que de sensibiliser le grand public et de mobiliser le plus grand nombre d’acteurs possibles en faveur de la conservation de la nature. L’année 2020 sera ainsi une année décisive pour la biodiversité : l’atteinte des 20 grands objectifs internationaux (objectifs d’Aichi) adoptés en 2010 sera évaluée et un nouveau plan d’action pour les 10 prochaines années sera approuvé par les 196 Etats membres de la Convention de l’ONU. Le Congrès est aussi une formidable opportunité de valoriser les expériences et l’expertise françaises auprès de la communauté internationale de la conservation rassemblée par l’UICN et de contribuer directement à l’identification et la mise en œuvre de solutions pour stopper l’érosion de la biodiversité. Le Comité français de l’UICN organisera le 7 juin 2018 à Paris son Congrès français de la nature pour lancer la mobilisation de tout son réseau dans cette perspective.   Plus d’informations – Le communiqué de presse d’annonce de l’UICN France  – Le site mondial de l’UICN – Le congrès mondial de la nature de l’UICN – Les congrès français de la nature – Le congrès français de la nature 2018 – Les recommandations de l’UICN France présentées lors des précédents congrès mondiaux de l’UICN Contact : Sébastien Moncorps, Directeur du Comité français de l’UICN, 01 47 07 78 58

Conclusions du 3ème congrès mondial des aires marines protégées (IMPAC 3)

Le 3ème congrès mondial des aires marines protégées (IMPAC 3) a rendu ses conclusions après 5 jours de débat entre les 1500 participants de 87 pays. Il a été suivi le 26 octobre par une conférence ministérielle où le ministre français de l’Ecologie et 19 autres ministre de l’environnement ont adopté le Message d’Ajaccio pour la préservation des océans. La Conférence ministérielle d’Ajaccio, tenue en présence de nombreux représentants gouvernementaux, d’organisations internationales et d’organisations non gouvernementales, s’est organisée autours de trois tables rondes, sur les thèmes suivants : les bénéfices et l’urgence de la préservation des océans, la promotion du niveau régional comme cadre approprié pour une action efficace, et les initiatives internationales nécessaires pour protéger la haute mer. Les échanges ont permis de dégager une déclaration commune (voir le Message d’Ajaccio ci-dessous), sur la base du travail des experts qui se sont réunis pendant une semaine à Marseille (voir les conclusions d’IMPAC 3 ci-dessous). Ses signataires ont réaffirmé leur volonté d’atteindre l’objectif de 10% d’Aires Marines Protégées d’ici 2020 (Objectif 11 d’Aichi) – contre 3% aujourd’hui – et se sont engagés à mobiliser les moyens nécessaires dans ce domaine. Le message ministériel d’Ajaccio souligne l’urgence de conserver et de gérer durablement la haute mer. Il appelle la communauté internationale à adopter avant la fin 2014 la décision de l’Assemblée générale des Nations Unies qui permettra de lancer la négociation d’un accord de mise en œuvre pour la conservation et la gestion durable de la diversité biologique marine dans les zones qui ne relèvent pas des juridictions nationales. Ces zones situées hors des juridictions nationales représentent 64 % des océans et, loin d’être des espaces vides, contiennent d’extraordinaires richesses en biodiversité, notamment sur les monts et dans les canyons sous-marins. Les ministres présents à Ajaccio représentaient, en plus de la France, de la Polynésie française et de la Nouvelle-Calédonie, les pays suivants : l’Albanie, l’Arabie saoudite, la Belgique, les Comores, le Bahreïn, Chypre, la Dominique, la Guinée, l’Italie, l’Inde, Monaco, le Nicaragua, les Samoa, le Sénégal, la Tanzanie, le Togo et la Tunisie. La Directrice générale de l’UICN, présente à la conférence, a souligné, dans son discours (voir ci-dessous) ses 6 principaux enseignements d’IMPAC 3 et souhaité que les engagements ministériels pris à Ajaccio puissent accélérer l’établissement d’aires marines protégées bien gérées et mobiliser les ressources financières nécessaires. Les signataires ont chaleureusement remercié les participants du congrès IMPAC3 à Marseille, du 21 au 25 octobre 2013, pour leurs conclusions qui ont constitué la base des réflexions de la Conférence ministérielle d’Ajaccio. Lors de la conférence, Philippe Martin, le, ministre français de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, et SAS Albert II de Monaco ont annoncé conjointement la création d’un Fonds fiduciaire pour les aires marines protégées de Méditerranée. Ce fonds a vocation à renforcer et pérenniser la gestion d’aires marines protégées. Par son action, il contribuera à la constitution d’un réseau écologiques d’aires marines protégées en Méditerranée, que les ministres de Tunisie, d’Italie, de Monaco et de Chypre, autour de Philippe Martin, appellent de leur vœux. Philippe Martin a également précisé le niveau d’engagement financier international de la France dans ce domaine, avec plus de 20 millions d’euros de soutien du Fonds Français pour l’Environnement Mondial et de l’Agence Française de Développement, pour les deux prochaines années, accordés à des projets de protection du milieu marin : en Méditerranée (3 M€), en Afrique de l’Ouest (3,7 M€), dans l’Océan Indien (5,5 M€), dans les Caraïbes (1 M€) et dans le Pacifique (6,5 M€). Par ailleurs, la France a annoncé son adhésion au Global Partnership for Oceans, initiative de la Banque Mondiale pour la préservation des océans. Enfin, dans le prolongement de la visite de Frédéric Cuvillier en juin 2013, Philippe Martin a annoncé la création officielle du Parc naturel marin du bassin d’Arcachon, dont le décret devrait être signé dans les prochaines semaines, la mise à l’étude d’un parc naturel marin autour du Cap Corse, ainsi qu’une candidature conjointe France/Italie pour l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO du parc marin international des Bouches de Bonifacio (Corse) et de l’archipel de la Maddalena (Sardaigne).   Pour en savoir plus, consultez ci-dessous les conclusions du congrès IMPAC 3 et le Message ministériel d’Ajaccio. Pour revoir les temps forts du congrès d’IMPAC 3, connectez vous sur Oceanplus.tv   Documents joints Conclusions IMPAC 3 Message ministériel Ajaccio IMPAC 3 Message ministériel Ajaccio IMPAC 3 – annexe Discours de la Directrice générale de l’UICN – IMPAC 3

La Mer, notre capital

Dans le cadre du 3ème Congrès mondial des aires marines protégées, le Comité français de l’UICN et la Ville de Marseille ont mis en place un programme d’éducation et de sensibilisation sur les enjeux de préservation de la mer. Le programme « la mer, notre capital » mis en place par le Comité français de l’UICN et la Ville de Marseille est aussi dense qu’ambitieux, à la hauteur des enjeux que représente la mer pour Marseille. Le programme permettra de célébrer le lien de la Ville de Marseille à la mer au travers d’animations valorisant son patrimoine naturel et culturel. A cet effet, sont organisés 90 rendez-vous de septembre à octobre dans Marseille et ses environs : balades, kayak, cafés des sciences, expos… 25 artistes seront présents pour le festival « la mer nous inspire » au Pavillon M, avec des conférences et des expositions. Découvrez le programme complet Ce programme est une campagne de sensibilisation du grand public, pour lui démontrer les bénéfices des aires marines protégées et le tourner vers l’océanité. Un dépliant « Protéger la mer, c’est tout bénéfice ! » réalisé dans le cadre du partenariat entre la Ville de Marseille et le Comité français de l’UICN sera largement diffusé. Découvrez le ici.

Forum mondial de l’eau 2012 : la nature sur le devant de la scène

Les « infrastructures » naturelles, telles que les bassins hydrographiques, les forêts, les lacs et les zones humides, jouent un rôle central pour répondre aux besoins actuels en eau et doivent faire partie du portefeuille de gestion de l’eau de chacun des pays, dit l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) au Forum mondial de l’eau qui se tient à Marseille. Avec un fort accroissement des populations, des économies en croissance et un climat en mutation, l’accès universel à l’eau et à l’assainissement est l’un des grands défis du 21e siècle. À Marseille, des politiciens, des gestionnaires de l’eau, des représentants du secteur privé, des ONG et des communautés locales seront rassemblés afin de débattre et d’échanger des solutions aux grands enjeux de l’eau. Pour l’UICN, la nature et les services qu’elle assure sont au coeur de ces solutions. « Il n’existe pas de solution universelle aux problèmes de l’eau », dit Rocio Cordoba, coordinatrice de l’Unité de l’eau de l’UICN en Méso-Amérique. « Des approches multiples sont nécessaires, mais une gestion plus démocratique de nos écosystèmes naturels, tels que les forêts, les lacs et les zones humides, à l’intérieur des bassins hydrographiques, peut et doit jouer un rôle central dans la construction d’un monde équitable et durable. » La nature assure de nombreux services indispensables à une gestion durable de l’eau. Les sols forestiers, les nappes aquifères, les lacs et les zones humides emmagasinent de l’eau. Les zones humides filtrent l’eau, les plaines d’inondation et les zones humides atténuent les pics d’inondation dans les villes situées en aval, tandis que les mangroves et les récifs coralliens protègent les côtes contre les tempêtes et les inondations. Cette « infrastructure » naturelle nous permet aussi de mieux répondre au changement climatique. « Un environnement sain est un élément essentiel de résilience face au changement climatique » dit Mark Smith, Directeur du Programme mondial de l’eau de l’UICN. « Il nous protège contre les inondations, la sécheresse, l’érosion et d’autres catastrophes et nous permet d’avoir accès à une eau salubre coulant du robinet. Aucun paquet de financement stratégique ne peut être complet sans des investissements dans les infrastructures naturelles, et aucun ministre prenant des décisions sur les infrastructures d’approvisionnement en eau ne peut avoir un aperçu complet de la situation si les options liées aux infrastructures naturelles sont absentes du débat. » Les « infrastructures » naturelles sont le pilier de l’économie verte et les bénéfices découlant des investissements dépassent souvent les coûts. Ainsi, la municipalité de Beijing a investi 1,9 milliards de dollars depuis 2001-2005 dans la protection des bassins versants, la ville de New York a dépensé 1,5 milliards de dollars pour la gestion des écosystèmes au lieu de 6 milliards pour une usine de filtration de l’eau et à Quito, en Équateur, des entreprises du secteur privé et des ONG sont en train de mettre en place un fonds en dépôt pour la gestion de bassin, dont la valeur actuelle est de 8 millions de dollars. « L’UICN a un message fort à transmettre depuis ce Forum à la Conférence des Nations Unies sur le développement durable qui se tient à Rio en juin, et ensuite au Congrès mondial de la nature de l’UICN qui se réunira à Jeju, en République de Corée, en septembre », dit Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l’UICN.« Une gestion saine de l’eau est essentielle à la construction d’un avenir durable. Nos économies ne peuvent devenir « vertes » qu’avec un environnement naturel sain et durable ».   Porte-paroles Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l’UICN Mark Smith, Directeur du Programme mondial de l’eau de l’UICN Rocio Cordoba, Coordinatrice de l’Unité de l’eau de l’UICN pour la Méso-Amérique Photos Clips vidéo disponibles sur demande   Pour plus d’informations, ou pour des entretiens Ewa Magiera, Relations médias UICN, m +41 79 856 76 26, ewa.magiera@iucn.org À Marseille : Brian Thomson, Relations médias UICN, m +41 79 721 8326 Claire Warmenbol, Communication, Programme de l’eau, UICN : m +41 79 404 1973 Des interviews audio de qualité studio sont disponibles pour la radiodiffusion au moyen de notre ligne ISDN (APTX/G722). Veuillez appeler le +41 22 999 0346 pour réserver une tranche horaire d’interview