Extension du Papahānaumokuākea Marine National Monument

Annonces lors de la Cérémonie d’ouverture du Congrès mondial de la nature

IUCN World Conservation Congress opening ceremony

© IUCN / Eric McNatt

Lors de la cérémonie d’ouverture, le gouverneur d’Hawaï David Ige a dévoilé de nouveaux projets à l’échelle de l’Etat pour redoubler d’effort sur l’usage des énergies renouvelables et la protection des océans, tout en respectant les droits des indigènes.

Il s’agit de “gérer efficacement 30% des eaux côtières d’Hawaï d’ici à 2030”, y compris les précieux récifs de coraux, à la base de l’industrie touristique pesant près de 360 millions de dollars par an, a déclaré le gouverneur.

Il s’est engagé à doubler la production de nourriture sur le territoire hawaïen d’ici à 2020.

“Comme le canoë de voyage hawaïen, nous sommes un seul canoë, une seule île, une seule terre. Nous ne pouvons pas nous permettre de tout gâcher”, a-t-il ajouté.

 

LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES ET L’ATTÉNUATION DE LEURS EFFETS

Le président américain Barack Obama s’est rendu à Hawaï durant le congrès, s’entretenant avec des responsables du Pacifique peu après son arrivée sur l’île.

Barack Obama a appelé à l’unité dans le combat contre le réchauffement climatique, alors que les nations insulaires sont menacées par la montée des eaux.

“Des pays comme les vôtres ressentent évidemment une urgence particulière à ce sujet”, a-t-il affirmé.

“Les plus gros émetteurs (de gaz polluants ndlr), comme mon pays ou la Chine, ont une responsabilité spéciale, de s’assurer que les pays qui sont volontaires pour jouer un rôle surmontent la phase difficile de développement, pour arriver vers une stratégie énergétique propre.”

 

LA CONSERVATION DES OCÉANS 

Barack Obama a rappelé que les Etats-Unis, le Canada et le Mexique se sont engagés à tirer 50% de leur électricité à partir d’énergies propres d’ici à 2025.

Plus tard dans la journée, Barack Obama s’est envolé vers les îles Midway, à l’extrême nord-ouest de l’archipel de Hawaï. L’atoll est au cœur de la réserve marine Papahanaumokuakea, dont M. Obama a annoncé le quadruplement de la surface protégée pour en faire la plus grande réserve marine au monde.

 

LE TRAFIC D’ESPÈCES SAUVAGES

Le congrès mondial de la nature rassemble des responsables de la protection de l’environnement, afin de débattre notamment de braconnage illégal, trafic d’ivoire et agriculture durable.

Le forum fournira le 4 septembre une mise à jour de la Liste Rouge de l’IUCN, qui répertorie les espèces menacées ou en voie d’extinction, et évalue leur risque de disparition.

La ministre américaine des Affaires intérieures et des Ressources naturelles, Sally Jewell, a appelé à la mobilisation contre le « fléau » du trafic animalier : « Les Etats-Unis font partie du problème. Nous devons faire partie de la solution. »

Le congrès mondial de la nature est vu comme une occasion de trouver un terrain d’entente sur des décisions difficiles et pour jeter les bases des futures conférences, dont la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), qui doit se tenir mi-septembre à Johannesburg en Afrique du Sud.

 

Lors du Congrès, environ 1300 organisations Membres de l’UICN – dont les organisations gouvernementales et de la société civile de 160 pays les plus influentes – décideront collectivement des mesures à prendre pour apporter une solution aux défis les plus pressants et souvent controversés de la conservation et du développement durable. Une centaine de motions devraient être adoptées par ce parlement environnemental mondial unique de gouvernements et d’ONG, lesquelles deviendront alors des Résolutions ou des Recommandations de l’UICN, appelant les tiers à agir.

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