Zones humides et eaux usées : attention, saturation !
Les zones humides de nos territoires ultramarins (mares, étangs lacs, lagunes, dolines, marais, forêts marécageuses, mangroves, récifs coralliens…) sont aussi diverses qu’utiles, et nous rendent de nombreux services, notamment pour l’épuration de l’eau. Certaines collectivités ou particuliers les considèrent cependant comme des solutions de facilité pour assainir les eaux usées domestiques ou pluviales, et ce d’autant qu’elles ne coûtent rien en termes d’entretien ou d’investissement. Mais les zones humides ne sont pas des stations d’épuration et leur pollution peut mener à des atteintes irréversibles. Le Pôle-relais zones humides tropicales piloté par le Comité français de l’UICN souhaite alerter sur ce type de pratique, et en appeler à la responsabilité de chacun pour préserver leurs bienfaits. La pression urbaine galopante est une réalité dans l’ensemble des outre-mer, ce qui impacte fortement les milieux naturels et notamment ceux qui, paradoxalement, nous rendent les plus grands services : les milieux humides. Grande est la tentation de servir de leurs pouvoirs épuratoires pour s’affranchir des contraintes relatives à la gestion des eaux usées ! Les capacités épuratoires des zones humides étant limitées, elles se retrouvent rapidement affaiblies par les pollutions diffuses et chroniques, et leur dégradation mène à la perte des services qu’elles peuvent nous rendre, voire leur disparition. Un cercle vicieux dangereux… Le sujet de la gestion de l’eau et de l’assainissement est problématique dans l’ensemble des territoires ultramarins, même si les constats sont différents d’un territoire à l’autre. A Nouméa en Nouvelle-Calédonie, moins de la moitié des habitants est raccordée à l’une des six stations d’épuration de la ville. En Polynésie française, la station d’épuration de Papaeva inaugurée en 2016 ne fonctionne qu’au tiers de sa capacité, faute de raccordements suffisants. En Guyane, 95% des installations d’assainissement autonome sont non-conformes. Quant à Mayotte, où il n’existe pas d’Office de l’Eau, les capacités d’ingénierie sont insuffisantes et ont mené de nombreuses défaillances, malgré une réelle volonté d’améliorer le service public de l’eau potable et des eaux usées. C’est dans les territoires antillais que le problème est le plus avéré : les rejets des eaux usées domestiques dans le milieu naturel constituent le 1er facteur de pollution azotée des zones humides et des cours d’eau. A l’heure actuelle, 75000 installations d’assainissement non-collectif sont recensées en Martinique dont 90% sont évaluées non conformes par les services de contrôle. Même constat en Guadeloupe, où les eaux pluviales et usées ne sont quasiment pas traitées. En cause : 80% des systèmes d’assainissement autonome sont défectueux, selon l’Office de l’Eau de Guadeloupe. Mais ce sont aussi 40% des eaux de baignades qui ont vu leur qualité se dégrader, ces 10 dernières années, en raison de la présence de germes bactériens dus aux rejets d’eaux usées domestiques en mer. En théorie, la qualité des eaux est tellement mauvaise qu’elle justifierait de fermer toutes les plages guadeloupéennes par mesure sanitaire d’ici 10 ans ! On retrouve le même type de problème en Guyane et en Nouvelle-Calédonie, avec des interdictions de baignade. Dans un rapport sur la gestion de l’eau et de l’assainissement dans les Outre-Mer publié en octobre 2022, le Conseil Économique, Social et Environnemental préconisait notamment : La mise en place de filières d’assainissement complètes sur l’ensemble des territoires (stations d’épuration aux normes et adaptées dans chaque intercommunalité) afin de privilégier le réseau collectif quand les conditions le permettent; D’aider les particuliers à se raccorder au service d’assainissement collectif lorsqu’il existe, que ce soit par le biais d’aides au raccordement et de taxes d’assainissement pour les foyers raccordables non-raccordés; L’installation des moyens modernes et écologiques d’assainissement (micro-stations d’épuration type STEP pour les populations isolées ou éloignées, ou filières à filtres planté de végétaux adaptés aux milieux tropicaux) et de traitement des boues; La réutilisation de l’eau pour les usages agricoles, par exemple les eaux en sortie de station d’épuration qui pourraient être utilisées pour des activités d’irrigation agricole ou d’espaces verts ou de nettoyage des voiries; Le renforcement de la police de l’eau, avec des contrôles plus resserrés afin de prévenir et sanctionner les atteintes aux milieux aquatiques et à l’environnement. Mais alors, que faire ? Aux Antilles, les Offices de l’Eau, chargés de la gestion de la ressource, sont conscients du problème et tentent de mettre en place des solutions. Celui de Martinique, en partenariat avec la DEAL, a délimité par arrêté des Zones Humides d’Intérêt Environnemental Prioritaire (ZHIEP) dans le cadre du Schéma Directeur d’Aménagement et de gestion des Eaux (SDAGE) 2022-27. Des Zones à Enjeux Environnemental (ZEE) et des Zones sensibles à l’Eutrophisation (ZES) ont également été identifiées, dans le but de mieux préserver les zones humides et les cours d’eau en priorisant les zones de rénovation et mise aux normes de l’assainissement non-collectif. D’autres solutions passent par l’accompagnement technique et financier des usagers pour la mise en conformité des systèmes d’assainissement. En Martinique, comme dans la plupart des territoires d’outre-mer, 6 foyers sur 10 sont reliés à un système d’assainissement non-collectif. Or, ces installations doivent faire l’objet d’un entretien régulier et notamment de vidanges régulières (tous les 5 ans en moyenne, et 2 ans pour les petites unités individuelles) qui peut être coûteux et parfois difficile à réaliser, car le secteur privé manque de capacité pour réaliser ces prestations dans beaucoup de territoires, notamment en Polynésie française. Pour aider les usagers à supporter ces frais, l’Office de l’eau de Martinique a mis en place un Dispositif de Financement de l’Assainissement pour les Particuliers (DFAP) pour les foyers les plus modestes afin qu’ils puissent mettre leurs systèmes d’assainissement aux normes (jusqu’à 95% du cout pris en charge). Ce système existe également à Mayotte, où un financement de 3000€ est accordé par l’État et le Conseil départemental pour les travaux de raccordement. Cependant, le montage et les frais de dossier restent trop souvent encore un obstacle… Le développement de systèmes d’assainissement adaptés et innovants, comme les microstations d’épuration – comme il en existe en Polynésie française (Moorea), à Mayotte (Tsingoni), à la Réunion (Grand-Fond) ou encore en Guyane (Saint-Laurent-du-Maroni) ou des systèmes de phyto-épuration utilisant des espèces indigènes
Protéger les mangroves : à vos smartphones avec l’application ROM !
A l’occasion de la Journée mondiale des zones humides 2022, le Comité français de l’UICN appelle à agir pour la protection des mangroves avec le Réseau d’Observation et d’aide à la gestion des Mangroves et une nouvelle application mobile. Une nouvelle version (V2) de l’application ‘ROM’ (Réseau d’Observation et d’aide à la gestion des Mangroves) est lancée aujourd’hui 2 février, à l’occasion de la Journée Mondiale des Zones Humides. L’application a fait peau neuve avec une interface intuitive, de nouvelles fonctionnalités comme la possibilité de signaler des espèces de faune (poissons, crabes, mammifères, oiseaux, mollusques…) ou de consulter toutes les observations depuis son téléphone – en plus de pouvoir signaler des perturbations en mangrove type déchets, pollutions, remblais etc. Cet outil digital a été développé par le Pôle-relais zones humides tropicales (PRZHT), piloté par le Comité français de l’UICN en partenariat avec le Conservatoire du Littoral, avec le soutien de l’Initiative française pour les Récifs Coralliens (IFRECOR) et le concours de partenaires associatifs et scientifiques des différents territoires d’outre-mer. Un nouveau souffle pour les mangroves Cette nouvelle version de l’application ROM est l’occasion de donner un nouveau souffle au réseau d’observateurs des mangroves, qui n’a pu se rendre sur le terrain aussi souvent qu’espéré depuis 2 ans du fait de la crise sanitaire et des mouvements sociaux qui ont ébranlé les Antilles fin 2021. Grâce à l’organisation de formations et de sorties terrain avec les gardes du littoral, la police de l’environnement, les gestionnaires et toute personne intéressée par l’outil tout au long de l’année 2022, il est espéré que l’application mobile soit largement utilisée dans tous les territoires ultramarins où la mangrove est naturellement présente, c’est à dire les Antilles, la Guyane, Mayotte et les îles éparses dans l’océan indien, et la Nouvelle-Calédonie et Wallis dans le Pacifique. En Polynésie française, où la mangrove est introduite, l’application permet de signaler la présence de palétuviers à Tahiti, Moorea, Huahine, Bora-Bora, Raiatea et Tahaa et d’apprendre à reconnaître les espèces de ‘sub-mangrove’ indigènes, qu’il s’agit de protéger car fortement menacées par l’urbanisation galopante. Téléchargez, observez, signalez ! L’application ROM peut se télécharger gratuitement depuis les Stores sour le nom ‘ROM mangrove’. Plusieurs modules sont à retrouver : – Des guides « espèces » sur les palétuviers des différents territoires d’outre-mer, les espèces de sub-mangrove de Polynésie française, et les espèces de faune associée aux mangroves. Pour chaque espèce, des informations détaillées agrémentées d’une ou plusieurs photos permettent d’apprendre à mieux les reconnaître : devenez incollable sur les espèces de votre territoire !– Des modules « signalement » qui permettent, soit de signaler une perturbation (dépotoir sauvage, défrichement, remblai, maladies ou phénomènes inhabituels sur les palétuviers), soit de rapporter une observation de faune, qui peut donner des indications sur l’état de santé de la mangrove. Ainsi, chaque utilisateur peut devenir pleinement acteur de la gestion des mangroves, et accéder rapidement à l’ensemble des observations sur tous les territoires d’outre-mer. L’application inclut une partie ‘Forum’ qui permet de lancer une discussion, poser une question technique et échanger – un atout précieux pour les gestionnaires ! Alors, à vos smartphones… L’application mobile a reçu le soutien de l’Initiative française pour les Récifs Coralliens, de l’Office de l’Eau de Martinique, de l’Office français de la Biodiversité par le biais de l’initiative Terres et mers ultramarines (TeMeUm) et de la Fondation Veolia. Plus d’informations – Télécharger l’application (gratuite) sur l’App Store et Google Play ou retrouvez là en version Web sur ce lien– Communiqué de presse– Le programme Outre-mer du Comité français de l’UICN– Le Pôle-relais zones humides tropicales– La Journée Mondiale des Zones Humides 2022`– Le portail français sur les zones humides avec toutes les célébrations JMZH 2022 : les activités en métropole et en outre-mer Photo bandeau : Mangrove à Port-Louis, Guadeloupe © Magalie Daco
La disparition des zones humides menace les libellules dans le monde entier selon la Liste rouge de l’UICN
Gland, Suisse, 9 décembre 2021 (UICN) – La destruction des zones humides provoque un déclin des libellules dans le monde entier, selon la première évaluation mondiale de ces espèces publiée aujourd’hui dans l’actualisation de la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées™. Leur déclin est symptomatique d’une perte généralisée des marais, marécages et rivières sauvages dans lesquels elles se reproduisent, principalement en raison de l’expansion d’une agriculture et d’une urbanisation non durables dans le monde. Avec l’actualisation d’aujourd’hui, le nombre d’espèces menacées figurant sur la Liste rouge dépasse pour la première fois les 40 000. La Liste rouge de l’UICN comprend désormais 142 577 espèces, dont 40 084 menacées d’extinction. « En révélant la perte mondiale de libellules, la présente actualisation de la Liste rouge souligne le besoin urgent de protéger les zones humides mondiales et la riche mosaïque de vie qu’elles abritent. À l’échelle mondiale, ces écosystèmes disparaissent trois fois plus vite que les forêts. Les marais et autres zones humides peuvent sembler improductifs et inhospitaliers pour l’homme. Ils nous fournissent cependant des services essentiels. Ils stockent le carbone, nous fournissent de l’eau potable et de la nourriture, nous protègent des inondations et offrent des habitats à une espèce connue sur dix dans le monde. » Dr Bruno Oberle, Directeur général de l’UICN L’évaluation mondiale des libellules et demoiselles révèle que 16% des 6.016 espèces sont en danger d’extinction, du fait de la dégradation croissante de leurs sites d’eau douce de reproduction. En Asie du Sud et du Sud-Est, plus d’un quart de toutes les espèces sont menacées, principalement en raison du défrichement des zones humides et de la forêt tropicale pour faire place à des cultures telles que l’huile de palme. En Amérique centrale et du Sud, la principale cause du déclin des libellules est le défrichement des forêts pour la construction résidentielle et commerciale. Les pesticides et autres polluants, ainsi que les changements climatiques, représentent des menaces croissantes pour les espèces dans toutes les régions du monde, et constituent les menaces les plus importantes pour les libellules en Amérique du Nord et en Europe. « Les libellules sont des indicateurs très sensibles de l’état des écosystèmes d’eau douce, et cette première évaluation mondiale révèle enfin l’ampleur de leur déclin. Elle fournit également une base de référence essentielle que nous pourrons utiliser pour mesurer l’impact des efforts de conservation. Afin de conserver ces magnifiques insectes, il est essentiel que les gouvernements, l’agriculture et l’industrie prennent en compte la protection des écosystèmes de zones humides lors de projets de développement, par exemple en protégeant les habitats clés et en consacrant un espace aux zones humides urbaines. » Dr Viola Clausnitzer, coprésidente du Groupe de spécialistes des libellules de la CSE-UICN. Le desman des Pyrénées (Galemys pyrenaicus), un mammifère semi-aquatique présent dans les rivières d’Andorre, d’Espagne, de France et du Portugal, est passé de la catégorie « Vulnérable » à « En danger ». © Dr Lorenzo Quaglietta Cette espèce singulière est apparentée aux taupes, et possède un long nez sensible et de grandes pattes palmées. Il est l’un des derniers de sa lignée évolutive et l’une des deux seules espèces de desman encore présentes dans le monde. La population de desman des Pyrénées a diminué de jusqu’à 50% dans toute son aire de répartition depuis 2011, en grande partie en raison des impacts humains sur son habitat. La perturbation du débit des rivières et la réduction des niveaux d’eau résultant de la construction de centrales hydroélectriques, de barrages et de réservoirs, ainsi que l’extraction d’eau pour l’agriculture font que de nombreux endroits ne soient plus favorables au desman, isolent les populations, et réduisent considérablement les proies et les abris disponibles pour l’espèce. Les espèces exotiques envahissantes, les pratiques de pêche illégales utilisant du poison, des filets ou des explosifs, l’augmentation des sécheresses liée aux changements climatiques, l’excavation des lits des cours d’eau et la pollution de l’eau s’ajoutent aux menaces pesant sur le desman. La préservation et la restauration du débit naturel des rivières et de la végétation environnante, le contrôle des espèces exotiques envahissantes et la lutte contre les changements climatiques sont essentiels au rétablissement de cette espèce. Plus d’informations – L’article complet sur le site de l’UICN– Contacts : Harriet Brooker, Relations médias UICN, +44 7960241862, press@iucn.orgMatthias Fiechter, Relations médias UICN, +41 795360117, press@iucn.org– La Liste rouge mondiale des espèces menacées– La Liste rouge nationale des espèces menacées Photo bandeau : Franciscobasis franciscoi (femelle) © Diogo Vilela
Congrès UICN : Le Pôle-relais zones humides tropicales aux Espaces Générations Nature
Près de 200 événements et stands mettant les outre-mer à l’honneur, aussi bien dans l’espace Exposition du Congrès qu’aux Espaces Générations Nature (EGN) ont été proposés aux participants et grand public. Des moments forts qui ont su mettre en avant l’importance de cette biodiversité fragile et menacée. Les Espaces Génération Nature & le village des zones humides Les Espaces Générations Nature étaient accessibles au grand public gratuitement et sans inscription du 04 au 11 Septembre 2021. Ils proposaient aux visiteurs de vivre des expériences innovantes, créatives et ludiques : un véritable village de la biodiversité convivial et festif ! Interventions d’experts, terrarium géant, expositions artistiques, immersion découverte de la biodiversité aquatique, ateliers pratiques, projections-débats, jeux, œuvres collaboratives, escape game, volière à papillons grandeur nature ou encore des expériences de réalité virtuelle ont su ravir petits et grands. Ramsar France, en collaboration avec les Pôles-relais zones humides, a donc souhaité mettre à l’honneur les milieux humides de Métropole et d’outre-mer en proposant un « Village des zones humides » ouvert au public pendant toute la durée des Espaces Génération Nature. Situé sur l’Esplanade – espace extérieur des EGN – le village des zones humides comprenait un espace de visites virtuelles, une zone dédiée au expositions, un cabinet des curiosités et un espace d’animations où chaque jour se relayaient les équipes des pôles-relais afin de sensibiliser le grand public à la valeur de ces milieux encore trop souvent méconnus. Zoom sur les zones humides tropicales ! Le samedi 4 septembre, le village fut entièrement consacré à l’outre-mer avec tout un programme d’animations pour découvrir les zones humides des Antilles, de Guyane, de l’Océan indien et du Pacifique, le tout animé par l’équipe du Pôle-relais zones humides tropicales. Une belle journée qui a su attirer nombre de participants de tous âges venus découvrir (ou redécouvrir) ce patrimoine naturel fragile. Mais sur toute la période des EGN, le public a pu profiter de la beauté de ces milieux humides ultramarins au travers des animations suivantes : Exposition photographique « choc » sur la pollution aquatique visible et non visible : réalisée par des collégiens de Petit Bourg en Guadeloupe, cette exposition avait pour objectif de retenir l’attention du grand public par une mise en scène photographique pensée et réalisée par la jeune génération. Des photos qui ont su interpeller les visiteurs à la fois par leur côté « choquant » mais également par la « banalité de la situation » qui désormais ne choque presque plus. Une belle réussite pour ces élèves qui ont fait voyager leur projet au-delà de leur île ! Exposition sur la mangrove en LSF (Langue des Signes Française) : une autre belle réalisation de la part de jeunes guadeloupéens, de Baie Malhaut cette fois-ci, qui ont su tirer bénéfice de leurs cours de LSF pour créer cette exposition très esthétique mais également ludique. Les visiteurs étaient invités à retrouver le nom des espèces mises en lumière, aussi bien en français, qu’en anglais, espagnol ou créole guadeloupéen. Les élèves ont d’ailleurs proposer 2 nouveaux mots au registre LSF : palétuviers et mangle médaille ! Exposition sur la mangrove de Guyane de Koté forêt avec à sa tête Lucile DUDOIGNON : constituée de 9 roll-ups hauts en couleurs, cette expositions invite les jeunes et moins jeunes à partir à la découverte des mangroves guyanaises. La Mallette Pédag’Eau et sa maquette xxl: réalisée par le PRZHT pour le compte de l’Office de l’eau Guadeloupe, cette mallette sensibilise les enfants de 3 à 12 à la problématique de l’eau en général et des milieux humides en particulier. Les touts petits ont été captivés par les histoires du butaï, et les plus grands par la maquette du grand cycle de l’eau représentant les reliefs du territoire guadeloupéen. Les visites virtuelles : une partie du village était consacré à faire voyager les gens aux 4 coins de l’outre-mer pour partir à la rencontre des milieux humides. Au « menu » : mangrove de Guadeloupe & de Mayotte, étang du Gol à la Réunion, Baie de Génipa en Martinique, phénomène de mangrove rose en Martinique et mares de Guadeloupe & Martinique. Une page a été spécialement conçue pour regrouper ses différentes visites. Venez vous « immerger » dans les zones humides tropicales ici ! Plus d’informations – Plus d’informations sur le site du Pôle-Relais Zones Humides Tropicales– Les visites virtuelles– Le Pôle-Relais Zones Humides Tropicales et le Comité français de l’UICN Photo bandeau © Autrevue – Laurent Juhel
Le Calend’Art 2021 est en ligne !
Chaque année depuis maintenant 4 ans, le Pôle-Relais Zone Humides Tropicales, co-piloté par le Comité français de l’UICN et le Conservatoire du littoral, lance son « Calend’art ». Un grand concours dessin sur le thème des zones humides à destination des établissements scolaires du primaire et secondaire, ainsi que du grand public. Ce calendrier sensibilise le grand public, jeune et moins jeune, à la conservation et protection des zones humides de l’Outre-mer français. Outre les dessins des grands gagnants, il contient des informations et anecdotes sur les zones humides ainsi que les dates importantes à retenir sur les événements liés à ces milieux. Les zones humides sont vitales, aussi bien pour la survie des nombreuses espèces animales et végétales qui en dépendent, que pour l’avenir de l’humanité de manière générale. Mais aujourd’hui encore, ces écosystèmes continuent de se dégrader rapidement et les espèces qui les peuplent disparaissent à un rythme tout aussi intense. En effet, les zones humides subissent de nombreuses pressions (urbanisation, agriculture intensive, pollutions, espèces invasives, changement climatique…etc) qui perturbent durablement, et souvent de façon irréversible, leur fonctionnement et les services qu’elles nous rendent. C’est pourquoi, le Pôle-Relais Zones Humides Tropicales a tenu à célébrer la richesse et l’importance de ces écosystèmes à travers son « Calend’art ». Mares, étangs, lacs, mangroves, tourbières… Les zones humides sont des écosystèmes riches et diversifiés et nos artistes en herbe ont su, cette année encore, faire honneur à cette diversité. Malgré une situation sanitaire compliquée et un rythme scolaire fortement impacté, 275 enfants et adolescents ont joué le jeu et ont pris le temps de représenter sur papier leur définition d’une zone humide. Sept territoires ont répondu présent : Mayotte, la Guadeloupe, la Polynésie, la Réunion, la Martinique, Saint Barthélemy et la Nouvelle-Calédonie ! Actif en Antilles françaises, Guyane, Mayotte, îles éparses, La Réunion, Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna, et Polynésie française, le Pôle-Relais Zones Humides Tropicales accompagne, sensibilise et promeut des initiatives locales exemplaires sur les zones humides tropicales telles que les mangroves et les forêts marécageuses, afin d’encourager une meilleure protection de ces milieux par tous les acteurs. Plus d’informations – Découvrir le Calend’Art 2021– Le Pôle-Relais Zones Humides Tropicales– Le programme Outre-mer du Comité français de l’UICN Photo de la Lagune Nord Raitahiti Kaukura © Jean-François Butaud
Mallette Pédag’Eau : un outil pédagogique sur la thématique de l’eau
Le Pôle Relais Zones Humides Tropicales co-piloté par le Comité français de l’UICN et le Conservatoire du littoral a créé à la demande de l’Office de l’Eau Guadeloupe – partenaire technique et financier du projet – une mallette pédagogique sur la thématique de l’eau. Cet outil ludique et complet, mis gracieusement à disposition des établissements scolaires et des associations locales, est conçu pour des activités se réalisant aussi bien en extérieur qu’en intérieur. Les âges concernés vont de 3 à 12 ans, et la durée des animations varie de 30 minutes à la demi-journée (voire la journée). La flexibilité des activités proposées s’adapte donc à tout type d’emploi du temps et de météo. Réfléchie et élaborée en partenariat avec le Rectorat de Guadeloupe, cette « Mallette Pédag’Eau » répond aux exigences du programme scolaire, et plus précisément à celles du module “Questionner le monde” qui sont pour rappel : – d’une part de permettre aux élèves de développer des connaissances nécessaires pour décrire et comprendre le monde qui les entoure et développer leur capacité à raisonner et ; – d’autre part de contribuer à leur formation de citoyens. Rapide coup d’oeil au contenu de la mallette Théâtre Butaï / Histoire évolutive : travailler l’imaginair Quatre histoires et un mini théâtre avec des personnages sympathiques et symboliques qui sensibiliseront les enfants à la connaissance des milieux humides. Age concerné : 3-5 ans et 6-7 ans (histoire similaire mais avec un vocabulaire adapté à chaque niveau) Durée : 5-10 min par conte Où ? Classe/salle ou extérieur ombragé Plateau de jeu “Rés’Eau collectif” : développer la cohésion de groupe Un plateau de jeu xxl, un dé, des pions et des méninges qui chauffent pour un jeu amusant et collaboratif ! L’objectif : reconstituer un puzzle des zones humides tout en découvrant la Guadeloupe au fil de l’eau. Age concerné : 7-10 ans Durée : de 30 min à 1h00 Où ? En intérieur ou extérieur Jé 5 fanmi / Qui suis-je ? : approfondir la connaissance Déclinaison du très populaire jeu des 7 familles, ce jeu de cartes sollicite la mémoire et l’observation ! Le but ici est au choix, car vous avez 2 façons de jouer : soit en classant la biodiversité par famille, soit en faisant deviner un maximum de cartes à votre (vos) partenaire(s) ! Age concerné : 7-11 ans Durée : de 30 min à 1h00 Où ? Classe/salle ou extérieur abrité Malle terrain du jeune naturaliste : explorer et comprendre Une malle pleine d’outils pour apprendre à déchiffrer son environnement Age concerné : de 3 à 11 ans Durée : de quelques minutes à plusieurs heures Où ? Intérieur / Extérieur Que trouve-t-on dans cette malle ? – Les 5 sens des zones humides (dès 3 ans) : Accompagner l’enfant à se concentrer sur soi et sur ses sens – Les fiches d’identification (dès 6 ans) : Rendre accessible l’identification de la biodiversité – Du matériel d’observation et d’analyse (dès 6 ans : jumelles, microscopes, boussoles, cartes IGN, amplificateurs de sons…etc) : Comprendre son environnement par des procédés scientifiques Maquette sur le grand cycle de l’eau (et aléas anthropiques) : le parcours d’une goutte Une maquette xxl pour comprendre et identifier les zones humides de l’archipel Guadeloupéen auxquelles vient s’ajouter ensuite, l’influence de l’Homme sur ces différents milieux ainsi que sur l’eau en général. Age concerné : dès 6 ans Durée : de 30 min à 45min Où ? classe/salle Attention : la maquette est uniquement disponible sur demande et sous l’animation d’un agent de l’Office de l’Eau ou du Pôle-Relais Zones Humides Tropicales Plus d’informations – Découvrir le guide d’utilisation de la mallette – Site internet du Pôle-Relais Zones Humides Tropicales – Le programme Outre-mer du Comité français de l’UICN Pour tout renseignement sur cet outil, et notamment sa mise à disposition et son animation, vous pouvez prendre contact avec la coordinatrice du Pôle-relais (gaelle.vandersarren@uicn.fr) ou l’animatrice des activités pédagogiques (angeline.lollia@uicn.fr).
Visites virtuelles : découvrez les mares de Guadeloupe et Martinique !
Le Pôle-Relais Zones Humides Tropicales (PRZHT), co-piloté par le Comité français de l’UICN, vous invite à partir à la découverte des mares de Guadeloupe et de Martinique grâce à une visite virtuelle ! LES MARES, UN MILIEU MECONNU MAIS PRECIEUX A BIEN DES EGARDS Après les mangroves de Guadeloupe (« Mangwov » en créole antillais) et les mangroves de Mayotte, (« M’hoko » en shimaoré), le PRZHT vous invite cette fois à découvrir les mares de Martinique et de Guadeloupe (« Autour des mares ») en visite virtuelle ! A l’interface entre l’aquatique et le terrestre, les mares sont des infrastructures naturelles qui fonctionnent en réseau et participent à la régulation et au filtrage des eaux. D’une richesse écologique exceptionnelle, il fait bon de les sillonner pour partir à la découverte de la nature. Malheureusement, les mares ne cessent de régresser depuis plus d’un siècle, victimes de l’urbanisation continue qui cause des remblaiements, des assèchements ou des pollutions. Elles sont également envahies par des espèces exotiques animales (grenouille Scinax, Trachémyde à tempes rouge) ou végétale (jacinthes d’eau) qui contribuent à accélérer leur dégradation : ainsi, elles sont aujourd’hui fortement menacées. Il est urgent de prendre conscience de leur utilité et de leur beauté pour mieux les protéger ; particulièrement en Guadeloupe et en Martinique où l’insularité tend à aggraver la situation. Avec cette visite virtuelle, découvrez 5 mares en Guadeloupe à Grande-Terre (Anse Colas, Fidélin), Basse-Terre (Pointe Allègre, Houëlmont) et aux Saintes (Grand Trou) et 3 mares en Martinique : Domaine de Grand Macabou, Pont Café et Baie des Anglais. Ces mares sont représentatives de tous les milieux : littoral, agricole, urbain, de prairie, forestier. Que vous habitiez aux Antilles, en métropole ou ailleurs, vous pouvez dès à présent partir à la découverte des mares de Martinique et de Guadeloupe : elles se révéleront à vous comme vous ne les avez jamais vues ! Ces visites virtuelles ont pu être réalisées par Géographique grâce au soutien de la DEAL Guadeloupe, l’Office de l’Eau de Martinique, la parc national de Guadeloupe, le parc naturel régional de la Martinique et la Commune des Abymes. Plus d’informations – La visite virtuelle dans les mares de Martinique et de Guadeloupe – Toutes les visites virtuelles du Pôle-relais Zones Humides Tropicales – Le programme Outre-mer du Comité français de l’UICN – En savoir plus sur le PRZHT Photo bandeau : mare de Houëlmont à Basse-Terre, Guadeloupe © Laurent Juhel
Mangrove rose en Martinique : un phénomène naturel ?
Etude réalisée par Mélanie Herteman, Écologue / Photos de Laurent Juhel, photographe éco-interprète Magnifique, féérique, splendide, « fout sa bel » en créole martiniquais… sont autant de qualificatifs employés à la vue de ce fabuleux phénomène de mangrove rose, la Mangrose. Il s’est produit fin juin en Martinique, marigot de la Taupinière, dans un étang littoral saumâtre très peu profond, caractéristique des îles des caraïbes, dans la commune du Diamant. Mais à quoi cela est-il dû ? Est-ce naturel ? La mangrove s’en remettra-t-elle ? Ce phénomène existe-t-il en d’autres endroits sur la planète ? Autant de questions méritaient éclaircissement et vérification. Un manque d’eau en 2020 Bien que récurrent, ce phénomène tout à fait naturel a déjà été observé sur plusieurs sites en Martinique, mais il a fortement marqué cette année 2020 en raison des conditions climatiques. Traditionnellement, les pluies repartent à la hausse en mai. Cette année, elles se sont fait attendre et par endroits elles n’ont presque rien donné. En 40 ans de mesure c’est la 2ème fois que cette commune recueille aussi peu de pluie en un mois. A ce manque d’eau s’est ajouté une autre caractéristique remarquable en avril et mars : l’atmosphère a été particulièrement claire et limpide en l’absence d’épisode de brume de sable. Ces conditions favorisent la photosynthèse des plantes et des algues. « Bloom Algal » de Dunaliella salina, un phénomène naturel La période longue et sèche a augmenté la salinité, la température (34°C) et le pH de l’eau, entraînant une baisse de l’oxygène et de l’azote présents dans l’eau. Ces conditions stressantes associées à l’augmentation de l’intensité lumineuse ont provoqué ce bloom algal. Pour bien définir ce phénomène de mangrose et surtout identifier l’organisme à l’origine de cette coloration, des experts du Comité français de l’UICN se sont rendus sur place pour effectuer des prélèvements d’eau. Les observations au microscope confirment que cette couleur surprenante et rare dans la nature est due à ce que l’on appelle un « bloom algal » c’est-à-dire une multiplication explosive de microalgues. Les analyses ont également révélé qu’il s’agissait de la microalgue Dunaliella salina (microalgue verte unicellulaire de la classe des Chlorophycées). Une microalgue particulière Elle est constituée d’éléments communs à d’autres cellules végétales. Cependant, elle ne possède pas de paroi polysaccharidique mais une membrane fine et souple qui contrairement à la plupart des végétaux lui permet de faire des échanges avec l’extérieur plus rapidement. Son système de transport des ions Na+ est également efficace pour s’adapter à la pression osmotique extérieure due à la forte salinité. Le pigment donnant cette couleur rose à l’algue et à l’eau pendant un bloom algal est due à un grand nombre de globules à carotène. Enfin grâce à l’accumulation de glycérol, Dunaliella salina parvient a équilibrer la salinité de son plasma. Peu d’organismes sont capables de vivre dans de telles conditions de salinité. Quels impacts à plus long terme ? Ce changement de couleur lié à la présence de cette algue est un phénomène ponctuel et tout à fait réversible. Au retour de la saison des pluies, la salinité de l’eau baissera, l’équilibre de cet écosystème reviendra à la normale, et la couleur rose disparaîtra. Les organismes vivant dans le plan d’eau et autour de ce marigot tels que les crabes (notamment les crabes violonistes, Minuca rapax) se sont eux aussi adaptés à cet habitat. Ils ont une capacité de tolérance à de fortes salinités ponctuelles. Les palétuviers supportent aussi des taux de salinité élevés. Néanmoins toutes les espèces ne réagissent pas de la même façon. Cependant, dans un contexte de changement climatique, on peut se demander si ce phénomène ne va pas aller en s’accentuant ou ne sera pas plus récurrent. Plus d’informations – L’étude complète de Mélanie Herteman, Écologue / Photos de Laurent Juhel, Photographe éco-interprète – Le Pôle relais zones humides tropicales – Le programme outre-mer du Comité français de l’UICN Photo bandeau © Laurent Juhel
Calend’Art 2021 : l’appel à contribution est ouvert!
Le Pôle relais zones humides tropicales co-piloté par le Comité français de l’UICN lance pour 2021 la 4ème édition de son « CalendArt ». Ce grand concours dessin sur le thème des zones humides invite tous les enfants du primaire et du secondaire (6-16 ans) des territoires de l’Outre-mer français (Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin, Saint-Barthélémy, Guyane, Mayotte, Réunion, Polynésie française, Wallis et Futuna, Nouvelle Calédonie) à participer à celui-ci en nous envoyant par courrier postal leur(s) plus beau(x) dessin(s). Et pour la toute première fois, les enfants métropolitains sont aussi invités à y participer pour connaître leurs visions sur les zones humides ultramarines. Un seul objectif : soyez créatif ! Parlez-nous des mares, des étangs, des lacs, des mangroves, des tourbières… Les zones humides sont des écosystèmes riches et diversifiés. Mettez cette diversité à l’honneur ! Ce calendrier servira à sensibiliser le grand public, jeune et moins jeune, à la conservation et protection des zones humides de l’Outre-mer français. Outre les dessins des grands gagnants, il contiendra des informations et anecdotes sur les zones humides ainsi que les dates importantes à retenir sur les événements liés à ces milieux. Ce concours représente par ailleurs une formidable opportunité pour ces jeunes générations de s’intéresser et de découvrir le rôle vital que jouent les zones humides dans leur quotidien et de s’impliquer dans une action de sensibilisation à grande échelle tout en leur permettant d’explorer leur imagination. Les gagnants sélectionnés seront publiés dans le calendrier 2021 qui sera distribué (par voie virtuelle et papier) à l’échelle internationale. La Situation actuelle amène le Pôle relais zones humides tropicales a proposé deux options de participation, soit faire participer les élèves (enfants/jeunes) en leur demandant de réaliser de nouveaux dessins, soit valoriser de l’existant. Les dessins des enfants métropolitains seront mis en avant dans un encart / une page (ou plusieurs). En aucun cas, ce calendrier ne sera édité à des fins commerciales. CONSIGNES A RESPECTER POUR PARTICIPER AU CONCOURS Type de dessin Nous aimerions un travail coloré, pas de noir et blanc ! La peinture, les crayons de couleur, l’encre, le collage, le pastel…etc. sont tous acceptés. Dimensions Papier A4 (21 x 29,7cm) en format paysage afin de correspondre à la page d’un calendrier (tous les dessins en format portrait seront malheureusement jugés hors concours). Identification de l’artiste IMPORTANT : À l’arrière de chaque œuvre, veuillez inscrire : le nom complet et l’âge de l’artiste, le nom de l’école dans laquelle il est scolarisé ou de l’association qu’il souhaite représenter (sauf s’il participe en son nom uniquement), son adresse postale et le titre de l’œuvre. Ainsi qu’une adresse mail sur laquelle le joindre lui ou ses parents. Les participants accepteront que toutes les créations qui ressortiront de ce concours, soient ré-utilisées par le Pôle-Relais dans le cadre de ses missions. Remarque : il n’y a pas de nombre limite de dessin par enfant. Âge Le concours est ouvert aux enfants et adolescents de 6 à 16 ans. Sujet « Pourquoi les zones humides sont-elles si importantes pour ma communauté et moi même ? ». S’il le souhaite, l’artiste peut ajouter une légende à l’arrière de son dessin (ou en annexe) afin d’expliquer plus clairement la signification de celui-ci. Les plus beaux messages seront inclus dans le calendrier avec le nom de l’auteur. Prix 13 gagnants seront sélectionnés afin de représenter les 12 mois de l’année + le dessin de couverture. Chaque gagnant aura l’honneur de voir son dessin et son nom figurer dans un calendrier qui sera distribué à l’échelle des Outre-mers français (dans les 3 bassins : Atlantique, Pacifique, Indien) et recevra une version papier de celui-ci. Coordonnées Le contact et l’adresse postale auxquels envoyer les dessins sont les suivants : Gaëlle Vandersarren Conservatoire du littoral A l’attention du Pôle-Relais Zones humides tropicales Cité administrative de Circonvallation Rue Alexandre Buffon 97100 Basse-Terre, Guadeloupe Vous pouvez aussi envoyer vos dessins en haute définition par mail : gaelle.vandersarren@uicn.fr Attention, la date limite de réception des dessins (par mail ou voie postale) est fixée au 1er novembre 2020 Plus d’informations – Contact : Gaëlle Vandersarren, Coordinatrice du pôle, gaelle.vandersarren@uicn.fr / (0590) 590 81 81 29 – Le site internet du Pôle relais zones humides tropicales – Découvrez les éditions 2020 et 2019 du Calend’Art – Le programme Outre-mer du Comité français de l’UICN
Le Calend’art 2020 est disponible en ligne
Le Pôle Relais Zones Humides Tropicales co-piloté par le Comité français de l’UICN a tenu à célébrer une nouvelle fois la richesse et l’importance des zones humides en lançant pour 2020 la 3ème édition de son « Calend’art ». Figurant parmi les milieux les plus productifs de la planète, les zones humides sont vitales, aussi bien pour la survie des nombreuses espèces animales et végétales qui en dépendent, que pour l’avenir de l’humanité de manière générale. Mais aujourd’hui, ces écosystèmes se dégradent rapidement et les espèces qui les peuplent disparaissent à un rythme tout aussi intense. En effet, les zones humides subissent de nombreuses pressions qui perturbent durablement, et souvent de façon irréversible, leur fonctionnement et les services écosystémiques qu’elles nous rendent. Le Calend’Art 2020 Un grand concours dessin sur le thème « Pourquoi les zones humides sont-elles si importantes pour ma communauté et moi même ? ». Il a été lancé en juin 2019 auprès des établissements scolaires du primaire et secondaire, ainsi que du grand public. Tous les enfants des territoires ultramarins, de 6 à 16 ans, ont été invités à participer à celui-ci en envoyant leurs plus beaux dessins. Une forte mobilisation ultramarine ! Mares, étangs, lacs, mangroves, tourbières… Les zones humides sont des écosystèmes riches et diversifiés et nos artistes en herbe ont su, au travers de leurs œuvres, faire honneur à cette diversité. Plus de 470 enfants et adolescents ont joué le jeu et ont pris le temps de représenter sur papier leur définition d’une zone humide. Six territoires ont répondu présent : Mayotte (grande mobilisation de nos amis mahorais avec plus de 200 dessins reçus !), la Guadeloupe, la Polynésie, la Réunion, Saint Barthélemy et la Nouvelle-Calédonie ! La sélection fut extrêmement difficile et toute l’équipe du pôle relais tient à les remercier chaleureusement, ainsi que leurs enseignants, d’avoir pris le temps de réaliser ces œuvres. Nous espérons que ce calendrier, inspiré et réalisé par cette jeune génération des Outre-mer, saura sensibiliser le plus grand nombre à la conservation et à la protection de nos zones humides, patrimoine naturel essentiel à notre avenir ! Ce calendrier a pu être réalisé, édité et envoyé à tous les participants grâce au soutien de l’Office de l’Eau Martinique et de l’Agence Française pour la Biodiversité. Plus d’informations – Télécharger le Calend’Art 2020 – Contact : Gaëlle Vandersarren, Coordinatrice du pôle, gaelle.vandersarren@uicn.fr / (0590) 590 81 81 29 – Le site internet du Pôle relais zones humides tropicales – Découvrez les éditions 2018 et 2019 du Calend’Art – Le programme Outre-mer du Comité français de l’UICN