30% des espèces menacées en outre-mer sont affectées par des espèces exotiques envahissantes

Alors que la France s’est engagée à stopper et à inverser d’ici 2030 la perte de biodiversité sur son territoire, le Comité français de l’UICN publie la première évaluation des impacts des espèces exotiques envahissantes sur les espèces éteintes, menacées et quasi menacées dans les collectivités françaises d’outre-mer. Les résultats montrent qu’il est essentiel d’investir davantage dans la prévention des introductions et la gestion des espèces exotiques envahissantes, pour préserver la biodiversité ultramarine. Les espèces exotiques envahissantes désignent les espèces introduites par l’humain hors de leurs aires de répartition naturelle, volontairement ou accidentellement, et qui menacent les écosystèmes, les espèces locales, la santé ou les activités économiques. Elles figurent parmi les cinq grandes pressions pesant sur la biodiversité au niveau mondial. Les espèces menacées d’outre-mer en première ligne face aux espèces exotiques envahissantes L’analyse des données de la Liste rouge des espèces menacées établie selon la méthodologie de l’UICN met en lumière que les espèces exotiques envahissantes (EEE) constituent une pression pour près de 30 % (soit 772 espèces) des espèces végétales et animales menacées en outre-mer. Elles sont également impliquées dans 43 % (102 espèces) des extinctions documentées et affectent 18 % (142 espèces) des espèces quasi menacées. Les reptiles, les escargots, les oiseaux et les amphibiens sont les groupes biologiques les plus affectés par des EEE en proportion du nombre d’espèces. Au total, près de 150 EEE ont été identifiées comme affectant des espèces menacées et quasi menacées ou impliquées dans des extinctions. Parmi les espèces aux impacts négatifs les plus forts, le Rat noir constitue par exemple une menace pour 277 espèces menacées ou quasi menacées, dont 97 oiseaux indigènes, 84 reptiles et 74 plantes, dont il consomme les graines ou les bourgeons. La gestion des espèces exotiques envahissantes : un investissement indispensable pour la conservation des espèces menacées En application du Cadre mondial de la biodiversité, la France s’est engagée à stopper d’ici 2030 l’extinction des espèces menacées connues sur son territoire (cible 4), à réduire de moitié le taux d’introduction d’EEE et à éradiquer ou à maîtriser ces espèces, en particulier dans les zones prioritaires, dont les îles (cible 6). Pour atteindre ces objectifs d’ici 5 ans, le Comité français de l’UICN propose 6 recommandations et appelle à : Mettre en œuvre une véritable stratégie de « biosécurité » dans chaque collectivité d’outre-mer, basée sur une coopération renforcée entre les acteurs de l’environnement, de l’agriculture, de la santé,  mais aussi avec les secteurs socio-économiques comme ceux du tourisme et du transport de marchandises. L’objectif est de renforcer la prévention de l’introduction des EEE dans les territoires pour éviter des dommages et la mise en place de projets coûteux de gestion de ces espèces ; Accélérer et amplifier les programmes d’éradication d’EEE en outre-mer pour la préservation de la faune et de la flore locales. L’éradication est la solution d’intervention la plus efficace, en particulier dès qu’une nouvelle espèce envahissante est détectée sur le territoire ; Définir les opérations de manière à obtenir un gain maximal pour la biodiversité, et soutenir la recherche et le développement. Cette étude permet de mieux identifier les espèces menacées par les EEE et, parmi ces dernières, celles qui menacent le plus grand nombre d’espèces. Dans les années à venir, deux défis majeurs sont à relever pour agir à plus grande échelle : accroître les capacités pour renforcer l’éradication des EEE dans les grands territoires habités et améliorer la maîtrise des EEE sur le long terme dans les espaces difficiles d’accès ; Assurer la durabilité de ces opérations et leurs bénéfices à long terme. Compte tenu des coûts humains, techniques et financiers de ces opérations, il est essentiel que les efforts déployés et leurs résultats pour la biodiversité soient durables. L’Etat et les collectivités territoriales sont donc appelés à maintenir leur soutien aux acteurs de terrain dans la durée, sous peine de voir les bénéfices récoltés depuis plusieurs années être annulés en cas de désengagement ; Expliquer davantage les objectifs pour la conservation des espèces menacées et les bénéfices écologiques, économiques et culturels des opérations d’éradication ou de maîtrise des EEE pour favoriser l’adhésion du public et de tous les acteurs; Encourager la participation du grand public à ces projets de conservation, afin de renforcer le lien entre les populations et leur environnement et de favoriser une meilleure compréhension des enjeux de la gestion des EEE. Comme le montre l’analyse détaillée de la situation des espèces menacées ultramarines, la prévention et la gestion des espèces exotiques envahissantes sont des clés essentielles pour préserver le patrimoine naturel exceptionnel des collectivités françaises d’outre-mer. Consulter la publication Les espèces terrestres menacées dans les outre-mer français face aux espèces exotiques envahissantes  Le communiqué de presse. Photo bandeau : © Beatriz Conde

L’IPBES publie la première évaluation mondiale sur les espèces exotiques envahissantes

Après quatre années d’élaboration, le rapport d’évaluation sur les espèces exotiques envahissantes et leur contrôle a été présenté ce lundi 4 septembre 2023 lors de son lancement officiel. Souvent décrit comme le « GIEC pour la biodiversité », l’IPBES (Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques) a pour mission de renforcer les politiques et les décisions par le biais de la science, pour la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité, le bien-être humain à long terme et le développement durable.  Sur la base des conclusions du précédent rapport d’évaluation mondiale publié en 2019 sur la biodiversité et les services écosystémiques, qui identifie les invasions biologiques comme l’un des cinq principaux facteurs directs de la perte de biodiversité (au même titre que le changement climatique ou la pollution), ce nouveau rapport évalue cette fois la gravité des invasions biologiques à l’échelle mondiale et cherche à informer sur les options possibles pour faire face à ce problème, souvent sous-estimées et dans certains cas, négligées par les décideurs politiques.  Lancement du rapport à Bonn, à l’issue de la 10ème session plénière de l’IPBES  Ce rapport a été rédigé par 86 experts internationaux issus de 49 pays de toutes les régions du monde, sous la direction de trois coprésidents : la professeure Helen Roy (Centre britannique d’écologie et d’hydrologie, Royaume-Uni), le professeur Aníbal Pauchard (Faculté des sciences forestières, Université de Concepción et Institut d’écologie et de biodiversité, Chili) et le professeur Peter Stoett (Institut de technologie de l’Université de l’Ontario, Canada). Il s’appuie sur plus de 13 000 références reflétant la diversité des connaissances existantes sur les EEE, notamment des articles scientifiques, des rapports gouvernementaux et des savoirs autochtones et locaux.  Cette nouvelle évaluation a été examinée et approuvée par les 143 états membres présents lors de la dixième plénière de l’IPBES à Bonn, du 28 août au 1er septembre.  Le rapport est structuré en six chapitres, fournissant la base scientifique sur le sujet :   Introduction aux invasions biologiques et à l’évaluation de l’IPBES : concepts, terminologie et risques ; Synthèse des tendances passées et futures, et état des espèces exotiques et des espèces exotiques envahissantes ; Facteurs directs et indirects de changement de la biodiversité affectant les invasions biologiques à différents stades : transport, introduction, établissement et propagation d’espèces exotiques envahissantes ; Impacts des invasions biologiques sur la nature, les contributions de la nature aux populations et la bonne qualité de vie ; Gestion des invasions biologiques : approches, efficacité et contraintes Options futures pour la prévention et le contrôle des invasions biologiques : gouvernance et instruments politiques.    Quelques chiffres clés issus de l’évaluation Avec 200 nouvelles espèces exotiques enregistrées chaque année, ce sont plus de 37 000 espèces exotiques qui ont été introduites par les activités humaines ; et 3 500 de ces espèces ont des impacts négatifs documentés dans la littérature, avec une variabilité du caractère invasif selon les taxons. D’après les données de la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées™, qui évalue le risque d’extinction de plus de 150 000 espèces, les espèces exotiques envahissantes sont impliquées dans 60 % des extinctions globales d’espèces documentées et 90 % de ces extinctions ont eu lieu dans les îles. Les environnements éloignés sont particulièrement sensibles aux invasions biologiques, comme les îles, les régions montagneuses, polaires et désertiques, ainsi que les zones protégées. En plus de menacer la survie des espèces locales, leur coût économique mondial a dépassé les 390 milliards d’euros par an en 2019, et a au moins quadruplé chaque décennie depuis 1970 et devrait continuer d’augmenter si aucune mesure n’est prise.  Des outils de l’UICN ont alimenté le rapport, en particulier la base de données mondiale sur les espèces exotiques envahissantes coordonnée par l’ISSG (le groupe de spécialistes des espèces exotiques envahissantes de l’UICN) et le Registre mondial des espèces introduites et envahissantes, une initiative de l’ISSG publiant des inventaires nationaux vérifiés d’espèces exotiques. En outre, l’évaluation a utilisé la méthodologie de classification de l’impact environnemental des espèces exotiques (EICAT), récemment publiée par l’UICN. Un résumé à l’intention des décideurs accompagne ce rapport (disponible prochainement) et présente les principaux chiffres et messages clés de l’évaluation.  Il préconise notamment une action intégrée, à travers et au sein des pays et des différents secteurs (commerce, transport, tourisme, santé, agriculture et environnement), afin de soutenir les efforts visant à atteindre l’objectif 6 du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal sur les espèces exotiques envahissantes, ainsi que les Objectifs de développement durable. Anne Larigauderie, secrétaire exécutive de l’IPBES, a déclaré: « L’urgence immédiate des espèces exotiques envahissantes ,qui causent des dommages considérables et croissants à la nature et à l’Homme, rend ce rapport si précieux et si opportun. » « En décembre dernier, les gouvernements du monde entier ont convenu, dans le cadre du nouveau cadre mondial pour la biodiversité Kunming-Montréal, de réduire l’introduction et l’établissement d’espèces exotiques envahissantes prioritaires d’au moins 50% d’ici à 2030. Il s’agit d’un engagement essentiel, mais aussi très ambitieux. Le rapport de l’IPBES sur les espèces exotiques envahissantes fournit les preuves, les outils et les options nécessaires pour rendre cet engagement plus réalisable»   La situation en France et l’action du Comité français de l’UICN La France n’échappe pas à ce phénomène et figure parmi les pays les plus concernés. Avec trois grandes façades maritime et 4 des 5 principales zones biogéographiques européennes (atlantique, continentale, méditerranéenne et alpine) présentes en métropole, et l’ensemble des collectivités françaises d’outre-mer réparties dans les trois grands océans de la planète, cette diversité de climats et de milieux permet à de nombreuses espèces introduites et aux exigences écologiques variées de s’y installer et de s’y reproduire. Les exemples d’invasions sont nombreux en métropole : Ragondin, Ecrevisse de Louisiane, Vison d’Amérique, Grenouille taureau, Renouée du Japon, Ambroisie, jussies, etc. Les collectivités françaises d’outre-mer, principalement insulaires et avec souvent des forts taux d’endémisme, sont particulièrement touchées. Par exemple, à Tahiti, 40 à 50 espèces de plantes endémiques sont menacées de disparition par l’invasion de l’arbre Miconia. Le Rat

Nouveau standard de l’UICN pour évaluer les impacts des espèces exotiques envahissantes

L’UICN a publié le 15 septembre un nouveau standard baptisé EICAT « Environmental Impact Classification of Alien Taxa ». Cette nouvelle méthodologie, développée avec l’appui du Groupe de spécialistes de l’UICN sur les espèces exotiques envahissantes (ISSG/SSC), propose un cadre normalisé pour évaluer et prioriser ces espèces selon l’ampleur de leurs impacts environnementaux. Ce nouveau standard mondial de l’UICN doit contribuer à alerter les acteurs de la conservation et les décideurs politiques sur les impacts des espèces exotiques envahissantes, et à guider la mise en œuvre des mesures de prévention et de gestion nécessaires pour faire face aux défis des invasions biologiques. « Il est essentiel de répondre aux impacts des espèces exotiques envahissantes pour lutter contre l’érosion croissante de la biodiversité et la crise d’extinction, et leurs conséquences importantes sur l’économie, les moyens de subsistance et le bien-être des populations », a déclaré le Dr Jane Smart, directrice mondiale du groupe sur la conservation de la biodiversité de l’UICN. La circulation à un rythme toujours croissant des biens et des personnes dans le monde est à l’origine de l’introduction d’animaux, de plantes, de champignons et d’agents pathogènes dans des zones situées en dehors de leur aire de répartition naturelle. Certaines de ces espèces exotiques peuvent devenir envahissantes et avoir un impact négatif sur leur nouvel environnement. Selon la Liste rouge mondiale des espèces menacées de l’UICN et le récent rapport de l’IPBES sur l’état de la biodiversité (2019), les espèces exotiques envahissantes sont l’une des principales pressions directes à l’origine de l’érosion de la biodiversité et de l’extinction des espèces. Ce nouveau cadre mondial de l’UICN sur les espèces exotiques envahissantes poursuit 5 objectifs : – Identifier les espèces ayant différents niveaux d’impacts environnementaux ; – Faciliter les comparaisons d’impacts en fonction des régions et des groupes taxonomiques ; – Faciliter les prévisions d’impacts potentiels futurs d’espèces dans la région cible et ailleurs ; – Aider à la priorisation des actions de gestion ; – Aider à l’évaluation des méthodes de gestion. « Des informations standardisées sur les espèces exotiques envahissantes sont essentielles pour comprendre et gérer les défis qu’elles posent », a déclaré le Dr Piero Genovesi, président du groupe de spécialistes des espèces exotiques envahissantes de l’UICN (ISSG/SSC), qui a développé l’EICAT. « L’EICAT est un outil qui permet de catégoriser et de comparer les différents impacts des espèces exotiques envahissantes dans le monde, afin d’orienter les politiques et les actions ». La méthodologie EICAT s’inspire de celle développée pour la Liste rouge des espèces menacées. Elle permet de classer, de façon simple et objective, les espèces exotiques dans des catégories d’impacts selon les dommages documentés qu’elles causent. Cinq catégories d’impacts sont définies, par ordre croissant : peu préoccupant, léger, modéré, grave et majeur. Les espèces appartenant aux trois dernières catégories sont considérées comme « problématiques ». La méthodologie est applicable aux niveaux national, régional et mondial. Toutes les évaluations EICAT entreprises au niveau mondial seront disponibles dans la base de données mondiale sur les espèces exotiques envahissantes de l’UICN (GISD).   Un besoin exprimé à l’échelle mondial Sur la base du constat qu’il n’existe pas de processus mondial, normalisé et systématique pour évaluer et prioriser les espèces exotiques envahissantes, les Parties à la Convention sur la diversité biologique ont appelé l’UICN à développer un système de classification de ces espèces basé sur la nature et l’ampleur de leurs impacts. Une résolution prise lors du Congrès mondial de la nature de 2016 demandait spécifiquement à la Commission de sauvegarde des espèces de développer une méthodologie de classification des espèces exotiques envahissantes. Après la publication initiale de la méthodologie dans une revue scientifique (Blackburn et al. 2014), des lignes directrices ont été élaborées pour faciliter sa mise en œuvre. Cette première version de la méthodologie a été ensuite testée pour classer les impacts environnementaux des EEE dans différents groupes taxonomiques, mettant le protocole à l’épreuve. Pour qu’une méthodologie devienne un standard de l’UICN, elle devait ensuite passer par un processus de consultation mondiale impliquant le réseau de l’UICN. A l’issue de ces phases de consultation (2017 et 2019), l’intégration des propositions visant à améliorer la méthodologie a donné lieu à la version finale des Catégories et Critères EICAT de l’UICN, ainsi qu’aux Lignes directrices pour son application. En complément à ce nouveau standard, les impacts socio-économiques de ces espèces n’étant pas évalués par celui-ci, une méthodologie complémentaire s’appuyant sur la démarche EICAT a été développée par la même équipe de chercheurs pour la classification des impacts socio-économiques des espèces exotiques envahissantes (Socio-economic impact classification of alien taxa, SEICAT) (voir l’article du Centre de ressources EEE sur ce sujet).   L’action du Comité français sur les espèces exotiques envahissantes Le Comité français de l’UICN s’investit depuis plusieurs années pour renforcer la prévention et la gestion des invasions biologiques en France. Grâce à l’initiative sur les EEE en outre-mer et le Centre de ressources sur les EEE (ce dernier étant co-piloté avec l’OFB), le Comité français de l’UICN accompagne l’ensemble des acteurs dans leur réponse à ce phénomène. Il produit, capitalise et met à disposition de nombreuses ressources techniques, méthodologiques et scientifiques sur les EEE, propose des formations, fournit des conseils techniques aux acteurs et favorise le partage d’expériences et le transfert de savoir faire au sein des réseaux d’experts qu’il anime.   Plus d’informations  – Catégories et Critères EICAT – Lignes directrices pour l’application d’EICAT – Site internet du Centre de ressources sur les EEE – Site internet de l’initiative sur les EEE en outre-mer  – Programme espèces du Comité français de l’UICN   Bandeau photo : Grenouille taureau  (Lithobates catesbeianus) BY-NC-ND Diana Robinson

Invasions biologiques marines : risques et défis pour les outre-mer français

Le Comité français de l’UICN publie le premier état des lieux sur les espèces exotiques envahissantes marines à l’échelle des outre-mer. Sur cet enjeu beaucoup moins connu qu’en milieu terrestre, cette étude apporte les informations nécessaires pour mieux comprendre le phénomène, les conséquences sur les écosystèmes marins et littoraux, et propose des recommandations pour renforcer la prévention et l’anticipation des invasions biologiques marines. L’état des lieux recense une soixantaine d’espèces exotiques marines dans les collectivités françaises d’outre mer, incluant des poissons, des crustacés, des mollusques, des algues, et même une espèce de corail. La grande majorité d’entre elles a été introduite accidentellement depuis d’autres régions par les eaux de ballast des navires ou en se fixant sur les coques et les ancres. Les impacts sont préoccupants pour certaines de ces espèces introduites devenues envahissantes. Ainsi, le Poisson-lion menace l’équilibre des récifs coralliens de la Caraïbe avec des conséquences économiques négatives sur la pêche et la plante marine Halophila stipulacea tend à remplacer les herbiers sous-marins indigènes des Antilles. Et à Saint-Pierre et Miquelon, le Crabe vert constitue  une menace potentielle pour la faune locale et inquiète les professionnels de l’aquaculture. A l’avenir, l’arrivée et l’installation de nouvelles espèces devrait se poursuivre avec le développement des activités portuaires, de la navigation de plaisance, de l’aquaculture marine et des changements environnementaux. Cela accentuera les risques de voir de nouvelles espèces devenir envahissantes. Pour répondre aux enjeux, la surveillance des espèces exotiques marines doit être organisée dans les sites prioritaires que sont les ports d’outre-mer, les marinas, les fermes aquacoles et les aires marines protégées. La France doit accélérer la mise en œuvre des mesures prévues par la convention internationale pour le traitement des eaux de ballast des navires. Une meilleure intégration de la problématique est nécessaire dans les documents et instances de planification des activités maritimes. L’amélioration des connaissances doit également être poursuivie pour mieux comprendre les processus complexes d’invasions biologiques en mer, identifier les espèces présentes et évaluer leurs impacts. Enfin, ces actions doivent s’accompagner d’une prise de conscience de l’ensemble des acteurs et usagers de la mer des risques associés aux invasions biologiques marines et des bons gestes à adopter.   Cette étude a été réalisée par le Comité français de l’UICN dans le cadre de son initiative spécifique sur les espèces exotiques envahissantes en outre-mer. Sa réalisation a bénéficié des contributions de plus d’une quarantaine de contributeurs et du soutien de l’IFRECOR, de l’Agence française pour la biodiversité, du Ministère de la transition écologique et solidaire et du Ministère des Outre-mer.   DOCUMENTS JOINTS – Communiqué de presse (décembre 2019) – Publication : UICN Comité français (2019). Espèces exotiques envahissantes marines : risques et défis pour les écosystèmes marins et littoraux des collectivités françaises d’outre-mer. État des lieux et recommandations. Paris, France. 100 pages. – Site dédié aux espèces exotiques envahissantes en outre-mer – Le programme Espèces du Comité français de l’UICN Photo bandeau : Halophila stipulacea © J. Chalifour

Un nouveau Centre de ressources dédié aux espèces exotiques envahissantes

Pour faire face au phénomène des espèces exotiques envahissantes et fournir un appui à tous les acteurs qui y sont confrontés, l’UICN France et l’Agence française pour la biodiversité inaugurent un nouveau Centre de ressources. Accompagné d’un réseau d’expertise scientifique et technique, ce dispositif collaboratif permettra de développer la prévention et de renforcer les actions de gestion en métropole et en outre-mer. Avec la mise à disposition d’un grand nombre de ressources et d’informations, en favorisant l’échange d’expériences et le partage de bonnes pratiques, il aidera à répondre aux défis de plus en plus pressants posés par cet enjeu. Les espèces exotiques envahissantes : une menace majeure pour la biodiversité Les espèces exotiques envahissantes sont reconnues comme l’une des principales causes de l’érosion de la biodiversité à l’échelle mondiale. Par leurs multiples impacts, elles menacent les espèces indigènes, le fonctionnement des habitats naturels et les services rendus par les écosystèmes, mais également les activités économiques et la santé humaine. La France n’échappe pas à ce phénomène et les exemples d’invasions sont nombreux : jussies, écrevisses américaines ou frelon asiatique en métropole ; fourmi électrique en Nouvelle-Calédonie, arbre miconia en Polynésie française, raisin marron à la Réunion, etc. Pour l’Europe continentale, par exemple, les coûts générés par la gestion et la réparation des dommages causés par les invasions biologiques ont été estimés à plus de 12,5 milliards d’euros par an. Un outil collaboratif pour accompagner les acteurs et améliorer les connaissances Sur tout le territoire français, un grand nombre d’acteurs se mobilise pour définir des stratégies, mettre en œuvre des actions de gestion, organiser la surveillance, évaluer les impacts et améliorer les connaissances. Pour franchir un nouveau cap, le renforcement de ces actions requiert un effort de partage et de mise à disposition des informations, un appui au développement des compétences et la diffusion de méthodologies, de retours d’expériences et de bonnes pratiques. Pour répondre aux demandes d’accompagnement des acteurs confrontés à ce phénomène, l’Agence française pour la biodiversité et l’UICN France lancent ainsi un Centre de ressources sur les espèces exotiques envahissantes. Ce dispositif répond dans le même temps à l’une des actions phares de la stratégie nationale adoptée sur cet enjeu et au plan biodiversité portés par le Ministère en charge de l’écologie. A l’occasion de ce lancement, l’ancien Groupe de travail national IBMA, qui officiait depuis 10 ans sur les invasions biologiques en milieux aquatiques, devient le réseau d’expertise scientifique et technique destiné à épauler le nouveau dispositif. Le Centre de ressources consacrera ainsi son activité à toutes les espèces exotiques envahissantes de faune et de flore, en milieux terrestres, marins et d’eau douce, en métropole comme en outre-mer. Ce dispositif fournira un appui pratique et contribuera à renforcer l’efficacité des actions sur les espèces exotiques envahissantes. Parmi ses activités, il assurera l’élaboration de méthodes, le développement de formations, la capitalisation des connaissances et la diffusion de savoir-faire et de bonnes pratiques à destination de tous les acteurs concernés : gestionnaires d’espaces naturels, associations, chercheurs, collectivités, entreprises, établissements publics et services de l’Etat notamment. Véritable boîte à outils, le site internet du Centre de ressources propose quant à lui des informations générales et des chiffres-clés sur le sujet, des actualités locales, nationales et internationales régulières, ainsi que de nombreuses ressources réglementaires, techniques et scientifiques. Alors que les Etats signataires de la Convention sur la diversité biologique viennent de se réunir (COP14) pour accroître les efforts, ce nouveau dispositif permettra également à la France de répondre à ses engagements internationaux et aux exigences du règlement européen, en améliorant l’anticipation, la prévention et la gestion des espèces exotiques envahissantes sur son territoire.   Plus d’informations – Site internet du Centre de ressources : www.especes-exotiques-envahissantes.fr – Téléchargez le communiqué de presse Photo bandeau : JP Damien, PNR Brière

Neuf jeunes chercheuses et chercheurs sur la biodiversité récompensés par la FRB !

Le 26 septembre, le Conseil d’orientation stratégique de la FRB a récompensé neuf jeunes chercheuses et chercheurs dont les travaux sur la biodiversité ont contribué à l’amélioration des connaissances et ont essayé d’apporter des réponses aux grands enjeux sociétaux. Le Comité français de l’UICN, pour qui l’outre-mer est une priorité géographique de son action, a soutenu le prix dans la catégorie « outre-mer », avec la LPO, le programme Science & enseignement EDF – Institut de France – Académie des sciences.   Le prix de la catégorie « outre-mer » est décerné à Pauline Palmas pour ses travaux de thèse sur l’écologie et les impacts des chats harets en Nouvelle-Calédonie. Les chats harets, chats domestiques revenus à l’état sauvage, figurent parmi les prédateurs introduits et envahissants les plus catastrophiques pour les écosystèmes insulaires. Leur rôle dans l’érosion de la biodiversité dans les îles ne cesse de se confirmer études après études. Pour autant, leur écologie et la quantification de leurs impacts ont été très peu étudiés en Nouvelle-Calédonie, hotspot mondial de biodiversité, rendant difficile l’élaboration de mesures de gestion. Les résultats sont marquants : 44 espèces de vertébrés figurent dans leur régime alimentaire, la plupart endémiques de la Nouvelle-Calédonie, dont 20 sont menacées d’après la Liste rouge mondiale de l’UICN. Ces résultats viennent augmenter de 44 % le nombre d’espèces menacées connues pour être consommées par les chats harets sur l’ensemble des îles du monde, noircissant un peu plus le bilan mondial des impacts de cette espèce. En intégrant également des questions de gestion appliquée dès le début, la thèse a permis de dégager des premières pistes d’applications pratiques pour la conservation des espèces endémiques confrontées à ce prédateur. La jeune chercheuse poursuit actuellement ses recherches sur les chats harets en Polynésie française, où ils ont fait l’objet de peu d’études alors qu’ils sont soupçonnés d’avoir contribué à l’extinction de nombreuses espèces et d’être l’une des causes principales de la régression des populations de gallicolombes (Gallicolumba sp.). Les travaux de Pauline Palmas rejoignent parfaitement les préoccupations du Comité français de l’UICN. Ce thème de recherche répond à l’un des principaux enjeux de conservation de la biodiversité dans les outre-mer, la prévention et la gestion des espèces exotiques envahissantes, et à un axe stratégique de son action. En effet, depuis près de 13 années, le Comité coordonne une initiative spécifique sur ce sujet mobilisant l’ensemble des outre-mer et bénéficiant de l’appui d’un réseau de plus de 80 experts et personnes ressources.   Plus d’informations – Communiqué de presse annonçant les lauréats – Dossier de presse détaillant les prix jeunes chercheurs – Site internet dédié aux 10 ans de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité – Site internet de l’initiative sur les espèces exotiques envahissantes en Outre-mer – Le programme Espèces et le programme Outre-mer de l’UICN France Photo bandeau : © Thibaut VERGOZ / IRD images / CNRS images

35 nouveaux retours d’expériences de gestion d’espèces invasives

L’UICN France et l’Agence française pour la biodiversité publient un nouveau recueil de trente-cinq retours d’expériences de gestion d’espèces exotiques envahissantes. Fruit des travaux du groupe de travail national « Invasions biologiques en milieux aquatiques », cette publication a mobilisé plus de cinquante contributeurs.  Les espèces exotiques envahissantes et les impacts qu’elles engendrent sont une préoccupation croissante pour les gestionnaires d’espaces naturels. C’est particulièrement vrai pour les milieux aquatiques, où un grand nombre d’acteurs se mobilise pour agir. En parallèle, des politiques publiques se développent aux niveaux national et européen. L’Union européenne est ainsi dotée depuis janvier 2015 d’un règlement relatif à la prévention et à la gestion de l’introduction et de la propagation des espèces exotiques envahissantes. En France, la stratégie nationale dédiée à cette problématique a été publiée début 2017 et propose désormais un nouveau cadre pour mobiliser l’ensemble des acteurs et répondre à ces engagements internationaux. Publiés en 2015, un premier volume proposait un état des lieux sur la gestion de ces espèces et un deuxième recueillait plus de cinquante retours d’expériences de gestion en France métropolitaine et en Europe. Plus de cent contributeurs s’étaient mobilisés à l’échelle nationale pour rassembler les éléments nécessaires à une réflexion claire et à la présentation d’une démarche argumentée d’aide à la mise en place d’actions de gestion pour et par les gestionnaires. Fort du succès rencontré par ces deux premiers volumes et de la dynamique enclenchée, ce nouveau volume offre un recueil supplémentaire de trente-cinq retours d’expériences originaux portant sur vingt-et-une espèces, dont certains conduits en outre-mer. Chaque retour d’expérience apporte des informations sur la structure impliquée, le site d’intervention, et l’intervention elle-même (méthode, calendrier, résultats, bilan technique et financier, valorisation des actions, documentation, etc.).  Le groupe de travail invasions biologiques en milieux aquatiques (GT IBMA) est co-piloté par l’UICN France et l’Agence française pour la biodiversité.  L’ensemble des retours d’expériences de gestion produit est disponible en téléchargement sur le site internet du GT IBMA pour le bénéfice de tous les acteurs nationaux impliqués dans la prévention et la gestion des espèces exotiques envahissantes.   PLUS D’INFORMATIONS – Télécharger la publication – Le groupe de travail national «invasions biologiques en milieux aquatiques » – Contacts : Doriane Blottière, chargée de projet «espèces exotiques envahissantes», Emmanuelle Sarat, chargée de mission «espèces exotiques envahissantes», Yohann Soubeyran, chargé de mission «espèces outre-mer».   Photo bandeau © Syndicat Mixte de la Ria d’Etel  

Espèces exotiques envahissantes : enjeux et risques de leur valorisation socio-économique

Le Comité français de l’UICN publie une étude sur les enjeux et les risques de la valorisation socio-économique des espèces exotiques envahissantes établies dans les milieux naturels.  Les espèces exotiques envahissantes sont à l’origine d’impacts multiples à la fois écologiques, économiques et sanitaires. Ces espèces représentent des sources importantes de difficultés pour les acteurs des territoires qui y sont confrontés : rythme d’introduction croissant, régulation constante et complexe à mettre en œuvre, dépenses publiques associées importantes. Dans certaines situations où elles sont déjà largement établies en milieux naturels, et face aux difficultés de gestion, elles peuvent parfois être envisagées comme des ressources commercialement exploitables : pêche, production de bois, extraction de composés pour l’industrie pharmaceutique, etc. Cette démarche de valorisation socio-économique n’est cependant pas sans risques pour les milieux naturels et soulève de nombreuses interrogations sur ses incidences possibles. Parmi ces questions figurent l’accroissement des risques de dispersion des espèces valorisées ou encore le maintien volontaire des populations de ces espèces dans les sites colonisés lorsqu’elles deviennent un enjeu économique. Conduite dans le cadre du groupe de travail national « Invasions biologiques en milieux aquatiques », coordonné par le Comité français de l’UICN et l’Agence française pour la biodiversité, l’étude montre, à partir de nombreux exemples issus du monde entier, que l’exploitation économique des espèces exotiques envahissantes ne constitue pas la solution miracle aux difficultés de gestion. Alors que des projets de valorisation de ces espèces émergent régulièrement en France, le rapport propose des points de vigilance et un cadre général de réflexion afin d’accompagner toute structure qui serait amenée à émettre un avis sur de tels projets, notamment les services de l’État et des collectivités territoriales. Ces résultats apportent des éléments de réponses dans le cadre des objectifs fixés par la stratégie nationale relative aux espèces exotiques envahissantes et par le règlement européen sur ce sujet.   Document joint L’étude est disponible ici Plus d’informations Site Internet du GT IBMA Programme « espèces » de l’UICN France   Photo bandeau : La Jacinthe d’eau (Eichhornia crassipes) et la Laitue d’eau (Pistia stratiotes) © Gerard Peltre

La stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes est lancée !

Le Ministère chargé de l’environnement vient de publier la stratégie nationale relative aux espèces exotiques envahissantes. Répondant à la demande et aux attentes du réseau du Comité français de l’UICN, cette stratégie constitue un cadre national indispensable pour répondre aux défis de plus en plus pressants posés par les invasions biologiques. L’UICN France, qui a pris une part active au sein de l’équipe projet chargée de son élaboration, tient à saluer son lancement comme une étape déterminante et soutient une mise en œuvre rapide, efficace et collective des actions proposées. Les espèces exotiques envahissantes constituent la troisième cause d’érosion de la biodiversité à l’échelle mondiale, selon la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN. Par leurs multiples impacts, elles menacent les espèces indigènes, les habitats naturels et les services rendus par les écosystèmes, mais également les activités économiques et la santé humaine. La France n’échappe pas à ce phénomène et les exemples d’invasions sont nombreux, en métropole comme en outre-mer, et dans tous les types d’écosystèmes terrestres, d’eau douce ou marins. Pour l’Europe continentale, par exemple, les coûts générés par la lutte et la réparation des dégâts causés par les invasions biologiques ont été estimés à 12,5 milliards d’euros par an. Pour répondre à ces enjeux, l’UICN France a engagé des actions depuis plusieurs années avec son réseau et a organisé en 2014 à Orléans les premières assises nationales sur les espèces exotiques envahissantes. Au terme de ces journées, les conclusions et le message de clôture lancé par les 200 participants avaient alors appelé à l’élaboration d’une stratégie nationale sur cette thématique. Son lancement par la Secrétaire d’Etat à la biodiversité le 23 mars dernier constitue donc aujourd’hui une véritable avancée. Pour la première fois, un cadre d’action national est proposé pour renforcer et structurer l’action collective sur ces enjeux. Organisée en cinq axes thématiques et douze objectifs, la stratégie identifie 37 actions concernant la prévention, l’établissement d’un système national de surveillance, la maîtrise des espèces déjà établies, la restauration écologique, la réglementation, le développement des connaissances, la formation et la sensibilisation de toutes les parties prenantes. Ce nouveau cadre permettra à la France d’assurer la mise en œuvre de la réglementation européenne sur cette problématique et de répondre à ses engagements internationaux, notamment à l’objectif 9 d’Aichi adopté dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique. Alors que cette étape est maintenant franchie, il s’agit dès à présent de décliner la stratégie en un plan d’action opérationnel et de mettre en œuvre ses actions avec des moyens humains et financiers adéquats, en mobilisant l’ensemble des acteurs concernés : scientifiques, gestionnaires d’espaces naturels et associations de protection de la nature, représentants socio-professionnels, collectivités, services de l’Etat et établissements publics impliqués. Des efforts particuliers devront également être portés dans les collectivités françaises d’outre-mer, qui hébergent un patrimoine naturel exceptionnel particulièrement vulnérable aux invasions biologiques. Avec ses organisations membres et son réseau d’experts, l’UICN France apportera sa contribution à la mise en œuvre de la stratégie nationale, en particulier via le groupe de travail national « IBMA » sur les invasions biologiques en milieux aquatiques co-piloté avec l’AFB et via l’initiative menée depuis plus de 10 ans sur les espèces exotiques envahissantes en outre-mer. La stratégie nationale relative aux espèces exotiques envahissantes est téléchargeable ici.

Les espèces exotiques envahissantes sur les sites d’entreprises

Les entreprises peuvent agir face aux espèces exotiques envahissantes sur leurs sites : l’UICN France publie un guide pour les accompagner Les entreprises, propriétaires ou gestionnaires d’espaces fonciers, sont régulièrement confrontées à la présence d’espèces exotiques envahissantes sur leurs sites. Certaines de leurs activités peuvent également contribuer à l’introduction d’animaux ou de végétaux exotiques envahissants et favoriser involontairement leur développement. Pour les aider à agir, l’UICN a réalisé et publié un guide avec ses entreprises partenaires. Les espèces exotiques envahissantes sont l’une des principales causes de l’érosion de la biodiversité mondiale. Leur introduction et leur expansion peuvent engendrer de nombreux impacts écologiques négatifs sur les milieux naturels et les espèces qu’ils hébergent. Elles peuvent aussi être à l’origine de coûts économiques très importants. Concernées par cette problématique et souhaitant participer aux efforts de gestion, quatre entreprises partenaires de l’UICN France – EDF, ENGIE, EQIOM, Ciments Calcia-GSM – ont souhaité bénéficier de son expertise pour mettre en place une gestion adaptée des espèces exotiques envahissantes sur leurs sites.   L’UICN France a donc élaboré un guide, organisé en deux livrets : Le premier synthétise l’état des connaissances sur les espèces exotiques envahissantes, les principaux dispositifs juridiques internationaux et nationaux en vigueur, ainsi que les stratégies développées et les acteurs actifs sur ce sujet. Il fournit également des recommandations générales pour gérer ces espèces, en détaillant notamment les différentes étapes d’élaboration d’un programme d’actions.       Le second est destiné à un usage de terrain.Il comporte une présentation détaillée de 12 méthodes de gestion (arrachage, cerclage, tir, piégeage, etc.) ainsi que des fiches spécifiques pour identifier et gérer 16 espèces animales (Grenouille taureau, Ragondin, etc.) et végétales (Jussies, Renouée du Japon, etc.) fréquemment observées sur les sites d’entreprises. Des retours d’expériences de gestion menées par des gestionnaires de site complètent et illustrent les explications.         L’UICN France encourage ainsi en premier lieu les entreprises à élaborer des programmes d’actions pour mieux anticiper et gérer les espèces exotiques envahissantes sur leurs sites Avec ce guide, le gestionnaire d’un site d’entreprise pourra aussi, par exemple, identifier les techniques à mettre en place pour éviter la dispersion des plantes exotiques envahissantes lors des interventions de gestion ou encore découvrir la méthode de piégeage des Ecrevisses de Californie et de Louisiane à l’aide de nasses. La réalisation de ce guide a mobilisé de nombreux experts de l’UICN France, en particulier les membres du groupe de travail national « Invasions Biologiques en milieux aquatiques »*. *Groupe de travail coordonné par l’ONEMA et l’UICN France.   Télécharger le guide « Les espèces exotiques envahissantes sur les sites d’entreprises » Livret 1 : Connaissances et recommandations générales, février 2016, 40 p. Livret 2 : Identifier et gérer les principales espèces, mars 2016, 96 p. – modifié   Contacts Elodie Russier-Decoster – Chargée de mission Entreprises et biodiversité Matthieu Thune-Delplanque – Chargé de mission Entreprises et biodiversité