Congrès français de la nature 2019 : En route pour 2020

La France accueillera en juin 2020 à Marseille le Congrès mondial de la nature de l’UICN. Le Comité français de l’UICN joue un rôle actif dans la préparation de cet événement international en coordonnant la contribution des membres et experts français. Point d’orgue de cette préparation, le Congrès français de la nature qui se tiendra le 12 juin 2019 à Marseille, permettra de faire un point complet sur la mobilisation française et de finaliser les projets de motions qui seront soumis à l’Assemblée Générale mondiale de l’UICN. Le Congrès français de la nature réunira le 12 juin 2019 à Marseille les représentants des organismes membres et experts du Comité français de l’UICN, les collectivités et entreprises partenaires, des représentants du gouvernement français et des représentants du Secrétariat international de l’UICN. Il permettra aussi de connecter la mobilisation nationale pour le congrès mondial avec celle lancée au niveau local, en invitant les acteurs locaux, départementaux et régionaux impliqués. Il fait suite à la mobilisation vers le Congrès mondial lancée au dernier Congrès français de la nature en juin 2018 à Paris. L’une des contributions importantes au congrès mondial est la proposition de motions adoptées par l’Assemblée Générale de l’UICN. Les motions prennent la forme de résolutions lorsqu’elles s’adressent à l’UICN (Secrétariat mondial, commissions, membres) et de recommandations lorsqu’elles s’adressent à un tiers (Etats, ONU, Union Européenne, conventions et organisations internationales, ONG, collectivités locales, entreprises…). Ce sont donc des propositions qui permettent d’influer sur les actions menées par l’UICN dans le cadre de son programme mondial et/ou qui permettent à l’UICN de prendre des positions et d’adresser des messages sur des sujets importants pour la conservation de la nature. 26 projets de motions proposés par le Comité français de l’UICN sont actuellement en cours d’étude et de rédaction par des groupes d’échanges transversaux créés spécifiquement pour leur préparation. Ils seront présentés pour finalisation au prochain Congrès français de la nature au cours d’ateliers. L’événement présentera aussi les dernières informations sur l’organisation du congrès mondial, qui font l’objet d’échanges réguliers entre le Comité français et le Secrétariat international de l’UICN, et d’un débat sur la mobilisation des acteurs pour 2020. Dans le cadre de la feuille de route qu’il s’est fixée, le Comité français travaille également sur de nombreux autres volets de la préparation du congrès mondial : l’identification d’événements pour le forum (1ère partie du congrès mondial), l’appui à la conception des Espaces Générations Nature ouverts gratuitement au grand public, la mobilisation des acteurs locaux, la préparation d’opérations de sensibilisation de la jeunesse, la formulation de propositions pour renforcer  la dimension éthique de la conservation au congrès, la mobilisation des collectivités locales au niveau national et plus particulièrement à travers la stratégie biodiversité de la Ville de Marseille et celle du Département des Bouches du Rhône, l’engagement des entreprises avec ses partenaires et grâce à l’initiative Act4nature, et la mobilisation des outre mer. Le Comité français de l’UICN a aussi engagé des échanges avec les autres comités nationaux européens dans la perspective du Forum Régional Européen (1 au 3 juillet 2019 à Rotterdam, Pays-Bas) pour la préparation européenne du congrès mondial.   Plus d’informations – Les 26 projets de motions – La page dédiée au Congrès 2019 – Retour sur le Congrès français de la nature 2018 – Accéder à la page dédiée à tous les Congrès français de la nature – Toutes les recommandations de l’UICN France aux précédents Congrès mondiaux – Le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 – Les Congrès mondiaux de la nature de l’UICN NB : LES INSCRIPTIONS AU CONGRÈS FRANÇAIS DE LA NATURE SONT CLOSES

La France accueillera le Congrès mondial de la nature de l’UICN à Marseille en 2020

A l’issue de l’annonce de Nicolas Hulot ce jour, le Comité français de l’UICN se réjouit de l’accueil officiel du Congrès mondial de la nature de l’UICN en France, à Marseille en 2020. Cet événement constitue une opportunité unique, avec la conférence de la Convention sur la Diversité Biologique qui se tiendra aussi en 2020 en Chine, de renforcer l’action pour la préservation de la biodiversité, tant au niveau national qu’au niveau international.    Le Congrès mondial de la nature, un événement clé pour tous les acteurs de l’environnement Organisé tous les quatre ans par l’UICN, le Congrès mondial de la nature rassemble des milliers de représentants de gouvernements, des ONG, du monde scientifique, des collectivités locales et des entreprises pour renforcer les efforts de protection de la biodiversité et promouvoir les solutions que la nature apporte pour relever les défis actuels de notre planète, comme le changement climatique. Le dernier Congrès mondial (Hawaii, USA, 2016) a accueilli environ 10 000 participants. Il a permis de dresser un état des lieux actualisé de l’état de la biodiversité dans le monde, de débattre des enjeux et des solutions, et d’adopter plus de 100 résolutions, dont 11 proposées par les membres français de l’UICN (pour le bilan synthétique, cliquez ici et pour les informations complètes sur le congrès, cliquez ici) Depuis l’Assemblée générale qui fonda l’UICN en 1948 à Fontainebleau, c’est la première fois que la France accueille le congrès mondial de l’UICN. La Ville de Marseille permettra de mettre en avant les atouts terrestres et maritimes de la France, dans un environnement régional avec des espaces protégés remarquables et des enjeux forts : la Méditerranée est dans l’un des 35 points chauds de la biodiversité mondiale (hotspots). La Ville est engagée, avec le Comité français de l’UICN, dans la mise en place d’une stratégie biodiversité et a déjà accueilli des événements internationaux sur l’environnement comme le 3ème Congrès international des aires marines protégées en 2013.   Une mobilisation indispensable pour une année 2020 cruciale sur la biodiversité Dans un contexte d’érosion continue de la biodiversité, tant au niveau mondial qu’au niveau national, une mobilisation générale est nécessaire à tous les niveaux pour enrayer sa disparition et agir pour sa reconquête. Le Congrès mondial de la nature de l’UICN et la 15ème Conférence des Parties de la Convention sur la Diversité Biologique, qui se tiendra la même année en Chine, offrent une opportunité unique de placer la biodiversité au cœur de l’agenda politique, national et international, ainsi que de sensibiliser le grand public et de mobiliser le plus grand nombre d’acteurs possibles en faveur de la conservation de la nature. L’année 2020 sera ainsi une année décisive pour la biodiversité : l’atteinte des 20 grands objectifs internationaux (objectifs d’Aichi) adoptés en 2010 sera évaluée et un nouveau plan d’action pour les 10 prochaines années sera approuvé par les 196 Etats membres de la Convention de l’ONU. Le Congrès est aussi une formidable opportunité de valoriser les expériences et l’expertise françaises auprès de la communauté internationale de la conservation rassemblée par l’UICN et de contribuer directement à l’identification et la mise en œuvre de solutions pour stopper l’érosion de la biodiversité. Le Comité français de l’UICN organisera le 7 juin 2018 à Paris son Congrès français de la nature pour lancer la mobilisation de tout son réseau dans cette perspective.   Plus d’informations – Le communiqué de presse d’annonce de l’UICN France  – Le site mondial de l’UICN – Le congrès mondial de la nature de l’UICN – Les congrès français de la nature – Le congrès français de la nature 2018 – Les recommandations de l’UICN France présentées lors des précédents congrès mondiaux de l’UICN Contact : Sébastien Moncorps, Directeur du Comité français de l’UICN, 01 47 07 78 58

La France : candidat officiel pour le Congrès mondial de la nature de l’UICN

Dans le cadre du processus de sélection du pays hôte engagé pour accueillir le Congrès mondial de la nature de l’UICN en 2020, la France est maintenant le seul candidat officiel pour organiser ce principal événement mondial sur la biodiversité. Sous l’impulsion du Ministre Nicolas Hulot, la France a déposé son dossier de candidature le 25 septembre 2017 en sélectionnant la ville de Marseille pour l’accueil du congrès, dont la dernière édition en 2016 aux USA (Hawaii) a rassemblé environ 10 000 participants. Le Comité français de l’UICN et ses membres ont soutenu cette candidature et continueront de se mobiliser pour le congrès soit un succès.  A l’issue de sa réunion qui s’est tenue du 19 au 21 novembre 2017, le Conseil d’administration international de l’UICN s’est félicité la candidature de la France pour accueillir le congrès mondial de la nature et indiqué que sa décision finale sera prise en avril/mai après une analyse plus détaillée du dossier, une inspection du site et la négociation d’un pré-accord avec les autorités françaises. La France est le seul pays finaliste, alors que 9 autres pays avaient déclaré leur intention de candidater (Afrique du Sud, Australie, Azerbaïdjan, Canada, Chine, Emirats arabes unis, Equateur, Ethiopie et Royaume-Uni).   Une volonté forte du Ministre de la transition écologique et solidaire Lors de la dernière réunion du Conseil national de la biodiversité, le Ministre de la Transition écologique et solidaire a indiqué que la candidature de la France pour accueillir en 2020 le Congrès mondial de la nature de l’UICN était l’un de ses grands dossiers. Il a déclaré que « Cet événement doit être l’occasion d’une mobilisation forte de nos concitoyens autour de la reconquête de la biodiversité comme la COP21 l’a été en matière de changement climatique« . Le Ministre souhaite que cet événement soit co-construit avec la société civile et qu’il soit le point d’atterrissage d’une large mobilisation pour relancer les efforts nationaux et internationaux de préservation de la biodiversité. A l’image des « espaces générations climat » de la COP21, le gouvernement a proposé de mettre en place des « espaces générations nature » durant le congrès afin de favoriser une expression forte de la société civile, de façon librement accessible au grand public, et de lancer un « agenda des solutions pour la nature ». Le Ministre a pour objectif d’une part de faire émerger une conscience collective beaucoup plus forte sur la biodiversité et d’autre d’engager tous les acteurs dans une mobilisation tournée vers la reconquête de la biodiversité, pour, au final, créer une dynamique nationale et internationale similaire à celle du climat.   Une candidature encouragée et soutenue par le Comité français de l’UICN et ses membres Le Comité français de l’UICN et ses membres ont soutenu cette candidature en soulignant que le congrès est un événement international majeur sur la biodiversité et qu’il interviendra quelques mois avant la COP Biodiversité qui se tiendra en Chine et dont les enjeux sont considérables, puisqu’il s’agira de faire le bilan des objectifs d’Aichi et d’adopter le nouveau plan stratégique de la Convention sur la Diversité Biologique pour 2021-2030. Le congrès constituera ainsi une étape décisive de la mobilisation des gouvernements et de la société civile à la veille de cette échéance qui doit renouveler l’engagement de la communauté internationale pour enrayer l’érosion de la biodiversité. Le congrès de l’UICN est également une formidable opportunité pour rencontrer les différents acteurs de la conservation de la nature du monde entier, d’échanger sur les enjeux et les solutions à adopter, de connaître les dernières avancées, de présenter des projets et de nouer des partenariats. Le Comité français de l’UICN, avec ses membres et ses experts, a toujours fortement contribué aux débats et aux décisions prises lors du congrès mondial de la nature.   A propos du Congrès mondial de la nature Organisé tous les quatre ans, le Congrès mondial de la nature de l’UICN rassemble plusieurs milliers de représentants de gouvernements, des ONG, du monde scientifique, des collectivités locales et des entreprises dans le but de préserver l’environnement et d’utiliser les solutions que la nature apporte pour relever les défis actuels de notre planète. Le dernier Congrès a eu lieu du 1er au 10 Septembre 2016 au Centre des congrès d’Hawaiʻi à Honolulu, la capitale Hawaïenne. Si vous désirez voir la documentation complète (Procès-verbaux d’Assemblées des Membres, Résolutions, Motions, Statuts, etc.) des Congrès et Assemblées générales précédents, veuillez cliquer ici. Pour plus d’informations sur l’histoire du Congrès mondial de la nature de l’UICN, veuillez cliquer ici.

Retour sur les temps forts du Congrès mondial de la nature – Hawai’i 2016

Garder notre élan – Découvrez les résultats et les temps forts du Congrès de l’UICN 2016 Alors que l’année 2017 commence, le monde a plus que jamais besoin de la nature Les défis qui attendent notre planète sont colossaux, mais l’élan pour construire un futur durable ne faiblit pas. L’année dernière, le monde a fait des avancées de géant pour mettre en pratique les Objectifs de développement durable et l’Accord de Paris, et le Congrès de l’UICN y a grandement participé. Nous remercions tous ceux qui ont participé au succès retentissant du Congrès ! Il est aujourd’hui temps de tirer les leçons de ce que nous avons appris, de mettre en œuvre ces nouvelles relations, et d’assurer le suivi des succès et des décisions prises à Hawai’i. En bref, il est temps de se mettre au travail ! Découvrez sans plus attendre la vidéo bilan sur ce Congrès en cliquant sur ce lien   Ce qu’il faut retenir du Congrès : Un succès sans précédent Le Congrès 2016 a été un succès grâce à des décisions et des annonces de haut niveau. Le Congrès 2016 a été le plus grand Congrès de l’histoire de l’UICN, et le plus grand événement international dans le domaine de la conservation jamais organisé aux États-Unis. En savoir plus sur les résultats du Congrès 2016. Etablir l’ordre du jour mondial de la conservation Les Membres de l’UICN ont approuvé 121 motions abordant des questions urgentes dans le domaine de la conservation, l’Accord de Paris et les ODD. Ils ont également créé une nouvelle catégorie de Membres pour les peuples autochtones, ont élu un nouveau Conseil et ont approuvé le Programme de l’UICN 2017-2020. Lisez l’ensemble du procès-verbal de l’Assemblée des Membres. Inspirer et renseigner le développement durable Au Congrès, chaque jour voyait son lot de nouvelles annonces provenant de gouvernements, d’entreprises, de la société civile et des universités. Plus de 1300 sessions, 88 expositions, neuf pavillons et six Dialogues de haut-niveau ont offert aux participants des outils, des connaissances et une inspiration pour protéger la nature. Un nouveau plan de sauvetage pour la conservation Les Engagements d’Hawai’i reflètent les principaux messages et idées développés lors du Congrès. Ils seront un guide pour les actions politiques et en faveur de la conservation, alors que le monde dépend de plus en plus de la nature pour se développer durablement. Passer de la parole aux actes Grâce à l’atténuation du carbone, à l’utilisation minimale du papier et du plastique, aux pavillons recyclables et aux autres mesures de durabilité mises en place, le Congrès 2016 a gagné la certification internationale d’événement géré durablement. En savoir plus sur la réalisation d’un Congrès plus durable.   Pour plus d’informations Téléchargez la brochure des temps forts du Congrès mondial de la nature de l’UICN 2016 www.uicn.org Site dédié au Congrès mondial de la nature de l’UICN  

L’UICN à la COP 13 de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB)

La 13ème Conférence des Parties à la Convention sur la Diversité Biologique se tient du 4 au 17 décembre 2016 à Cancun au Mexique. À mi-parcours de la Décennie des Nations Unies sur la biodiversité 2011-2020, l’UICN salue tous les efforts positifs réalisés mais souligne qu’il reste encore beaucoup à faire pour atteindre les 20 Objectifs d’Aichi. Il ne reste plus que quatre ans pour que le Plan stratégique pour la biodiversité 2011-2020 soit achevé. La COP13 met l’accent sur les enjeux de l’intégration de la conservation et de l’utilisation durable de la diversité biologique au sein des politiques, plans et programmes et sectoriels et intersectoriels (agriculture, pêche, tourisme, infrastructures…). L’UICN demande donc aux Etats Parties de renforcer leurs actions à travers la mise en œuvre des stratégies nationales pour la biodiversité. L’UICN a préparé un document de position sur les différents sujets de l’ordre du jour qui seront débattus à la COP13, dans lesquels l’Union a été particulièrement impliquée pour la réalisation du Plan stratégique pour la biodiversité 2011-2020. L’UICN organise et participe à plusieurs événements parallèles et forums pour présenter ses propositions et débattre des principaux enjeux. Un calendrier complet des événements est disponible ici. Après le succès du Congrès mondial de la nature qui s’est tenu à Hawaï en septembre 2016, l’UICN apporte à Cancun son tout nouveau programme 2017-2020, les 112 résolutions et recommandations adoptées pour faire face aux défis les plus urgents de la planète et le message des engagements d’Hawaï.   Pour plus d’informations Consulter le site internet de l’UICN monde Document de position de l’UICN pour la COP13/COP-MOP2 en français Lien vers la COP 13

Le congrès mondial de la nature définit les nouvelles directions à suivre

Honolulu, Hawaii, le 10 Septembre 2016 (UICN) – Le Congrès mondial de la nature, qui s’est terminé aujourd’hui à Hawai’i, a établi l’agenda mondial de la conservation de la nature pour les quatre prochaines années et définit une feuille de route pour la mise en œuvre des accords historiques adoptées en 2015 sur le développement durable et le climat. Le Congrès de l’UICN a conclu ses travaux avec la présentation des engagements Hawai’i. Ce document, intitulé « Navigating Earth Island », a été rédigé grâce aux débats et délibérations qui ont eu lieu pendant 10 jours, et soumis pour commentaires à quelques 10000 participants de 192 pays. Il souligne les opportunités pour aborder certains des plus grands défis auxquels est confrontée la conservation de la nature et appelle à un engagement à les mettre en œuvre. Il intègre l’engagement collectif de tous ceux qui ont participé au Congrès d’entreprendre de profondes transformations dans la façon dont les sociétés humaines vivent sur la Terre, avec une attention particulière à rendre nos modes de production et de consommation plus durables. « Ce Congrès de l’UICN est venu à un moment crucial dans l’histoire de notre planète car nous nous trouvons à la croisée des chemins, face à des défis d’une ampleur sans précédent » dit Inger Andersen, la Directrice générale de l’UICN. «Aujourd’hui, nous quittons Hawai’i équipés d’une feuille de route beaucoup plus claire pour faire avancer l’ordre du jour post-2015 du développement durable, confiants d’avoir fait nos premiers pas sur la voie d’un avenir durable où la nature et le progrès humain se soutiennent mutuellement. » Avec plus de 10000 participants inscrits, l’événement a réuni des dirigeants des gouvernements, de la société civile, des peuples autochtones, des organisations basées sur la foi et la spiritualité, du secteur privé et des universités, afin de décider collectivement des actions à entreprendre pour relever les défis de la conservation et du développement durable les plus pressants. Plus de 100 résolutions et recommandations ont été adoptées par les membres de l’UICN – un parlement environnemental unique réunissant des gouvernements et des ONG – appelant à agir sur un large éventail de questions urgentes de conservation de la nature. Les décisions clés concernaient la fermeture des marchés intérieurs pour l’ivoire d’éléphant, l’urgence de protéger la haute mer, la nécessité de protéger les forêts primaires,  l’adoption de zones interdites pour les activités industrielles (no go areas) et une politique officielle de l’UICN sur les compensations de la biodiversité. « Des décideurs internationaux se sont mis d’accord sur les actions de conservation les plus urgentes à engager» , affirme Zhang Xinsheng, le Président de l’ UICN. « Les plus de 1300 membres de l’UICN qui sont derrière ces décisions leur donnent du poids pour conduire les changements réels nécessaires afin de répondre à certains des plus grands défis auxquels notre planète fait face aujourd’hui. » Les membres de l’UICN ont également approuvé le nouveau programme de l’UICN pour les quatre prochaines années et ont élu le nouveau Conseil d’administration de l’organisation. Le Congrès de l’UICN a mis en avant de nouvelles questions, notamment l’importance de lier la spiritualité, la religion, la culture et la conservation, et la nécessité de mettre en œuvre des solutions fondées sur la nature qui sont des actions qui permettent de protéger et de gérer les écosystèmes, tout en répondant efficacement aux défis sociétaux, tels que la sécurité alimentaire et hydrique, les changements climatiques, la réduction des risques de catastrophes, la santé humaine et le bien-être économique. L’annonce du Président Obama d’étendre le Monument National Marin « Papahānaumokuākea »  – maintenant la plus grande zone protégée dans le monde – a posé les bases du Congrès de l’UICN. D’autres annonces incluent l’engagement du gouverneur d’Hawaii à protéger 30% des forêts prioritaires des bassins versants d’Hawaii en 2030, à gérer efficacement 30% des eaux côtières d’Hawai’i en 2030, à doubler la production alimentaire locale et obtenir 100% de l’énergie renouvelable dans le secteur de l’électricité d’ici 2045. La Colombie a annoncé le quadruplement de la taille du Sanctuaire de la faune et de flore de Malpelo, le portant à une superficie de 27.000 km2. Le Congrès de l’UICN a également vu de nouveaux engagements pris pour l’initiative du Défi de Bonn afin de restaurer 150 millions d’hectares de terres dégradées en 2050. Avec les dernières promesses du Malawi et du Guatemala, le total des engagements pris par 36 gouvernements, organisations et entreprises a maintenant dépassé les 113 millions d’hectares. Le prochain Congrès mondial de la nature aura lieu en 2020. Résolutions clés et recommandations adoptées par le Congrès de l’UICN Le commerce illégal de la faune Après d’intenses délibérations, les membres de l’UICN ont exhorté tous les gouvernements à fermer les marchés intérieurs de l’ivoire d’éléphant, compte-tenu des opportunités qu’ils créent pour le blanchiment de l’ivoire illégal. Les éléphants sont tués pour leurs défenses à travers l’Afrique, menaçant à la fois la survie des deux espèces de savane et de forêt, et les gardes des parcs et réserves. La lutte contre le commerce illégal d’espèces sauvages a également été au cœur d’une décision de l’UICN face à l’augmentation alarmante du braconnage de vigogne pour sa laine. Les membres de l’UICN ont demandé que des mesures soient mises en place pour promouvoir l’utilisation durable de la laine, et éliminer le commerce illégal, comprenant une plus grande traçabilité de la laine et une meilleure collaboration transfrontalière. Océans Les membres ont identifié la nécessité d’une législation internationale contraignante pour préserver la haute mer, et ont fixé un objectif ambitieux de 30% des zones marines à protéger pour 2030. Près des deux tiers de l’océan du monde se trouve au-delà de la juridiction des pays. Peuples autochtones Les membres ont également convenu de créer une nouvelle catégorie de membres de l’UICN pour les organisations des peuples autochtones, renforçant ainsi la prise en compte des droits des peuples autochtones sur la scène internationale. Un grand nombre de résolutions adoptées par les membres de l’UICN ont également soutenu le renforcement de leurs droits. Protection des forêts primaires Les membres

Définition des premières priorités mondiales de la conservation

Congrès mondial de la nature de l’UICN Honolulu, Hawai’i, 6 septembre (UICN) – Limiter le commerce illégal d’espèces menacées, promouvoir les solutions fondées sur la nature pour faire face aux changements climatiques, et prendre en compte la conservation de la biodiversité dans le développement des énergies renouvelables : telles sont les premières priorités mondiales de la conservation définies aujourd’hui au Congrès mondial de la nature de l’UICN qui se déroule actuellement à Hawai’i.  Les 85 motions adoptées par les 1300 Membres de l’UICN – gouvernements et société civile –, suite au premier vote électronique jamais organisé en août 2016, incluent notamment 8 premières motions présentées par les membres français de l’UICN sur la promotion des solutions fondées sur la nature pour lutter contre les changements climatiques, les financements pour la biodiversité de l’outre-mer européen, la coopération des aires protégées du plateau des Guyanes, l’engagement des entreprises pour la biodiversité, la prise en compte de la diversité génétique des forêts dans leur protection et gestion, l’intégration des enjeux de biodiversité dans le développement des énergies marines renouvelables, la protection des récifs coralliens et le renforcement du droit pénal de l’environnement. Par ailleurs, 14 questions mondiales de conservation seront débattues et votées au cours des prochains jours au Congrès de l’UICN, sur l’amélioration de la conservation de la haute mer, l’atténuation des effets du développement de l’huile de palme sur la biodiversité, la protection des forêts primaires et la fermeture des marchés intérieurs pour toutes les ventes d’ivoire, entre autres. Les Membres ont demandé de toute urgence des restrictions sauf cas exceptionnel sur le commerce de toutes les espèces de pangolins menacées, suivant en cela les recommandations de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES). Malgré les mesures de protection actuelle au niveau mondial et local, la survie de l’espèce est menacée par la surexploitation, le commerce illégal et la dégradation de son habitat. La pêche non-durable a été le sujet d’une autre décision, notamment la menace d’extinction imminente auquel fait face, au Mexique, le marsouin du golfe de Californie, En danger critique. Les gouvernements et ONG Membres de l’UICN ont appelé de toute urgence à une interdiction permanence de la pêche à filet maillant dans toute l’aire de répartition du marsouin dans l’océan Pacifique. Le marsouin est une prise accessoire de la pêche au totoaba. Les Membres de l’UICN ont également désigné les solutions fondées sur la nature comme des mesures de protection et de gestion des écosystèmes qui offrent des opportunités concrètes pour des problèmes sociétaux comme la sécurité hydrique et alimentaire, les changements climatiques, la réduction des risques de catastrophes, la santé humaine et le bien-être économique. Le concept de solutions fondées sur la nature est particulièrement pertinent pour atteindre les Objectifs de développement durable. Les Membres de l’UICN ont également recommandé la prudence quant à l’utilisation croissante de la « biologie synthétique », dont les conséquences sur la biodiversité et le bien-être humain sont encore floues. Selon cette décision, la communauté internationale de la conservation doit évaluer ce domaine émergent et ses impacts. Les motions sont proposées par les Membres de l’UICN tous les quatre ans pour définir des priorités de travail pour l’UICN – une union unique de Membres rassemblant 217 États et organismes gouvernementaux, 1066 ONG et des réseaux de plus de 16000 experts dans le monde.  

Congrès mondial de la nature de l’UICN – Suivez toutes les actualités

  Le Congrès mondial de la nature de l’UICN offre la possibilité de suivre toutes ses dernières nouvelles sur son site internet : Les avancées et résultats du congrès sont disponibles sur : http://iucnworldconservationcongress.org/fr   L’UICN France et le Congrès : Le Congrès mondial de la nature de l’UICN a été l’occasion pour l’équipe du Comité français présente sur place de créer et d’animer un blog relatant les principaux événements auxquels elle participe : http://wcc2016.blogspot.com/

Le réchauffement des océans affecte la nature et les humains

La dernière étude sur le réchauffement des océans révèle l’ampleur de ses impacts sur la nature et les humains Honolulu, Hawai’i, 5 septembre (UICN) – Le réchauffement des océans affecte les humains de façon directe, et les impacts se font déjà sentir, y compris sur les stocks de poissons et les rendements agricoles, la violence des événements climatiques, et l’augmentation de risques provenant de maladies transmises par l’eau, selon ce qui est présenté comme l’étude la plus complète disponible sur le sujet, lancée le 5 septembre par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN qui se déroule actuellement à Hawai’i.  Le rapport, intitulé Explaining ocean warming: Causes, scale, effects and consequences, étudie les effets du réchauffement des océans sur les espèces, les écosystèmes et les bénéfices que les océans offrent aux humains. Rédigé par 80 scientifiques originaires de 12 pays, il présente les preuves scientifiques détectables d’impacts sur la vie marine, des micro-organismes jusqu’aux mammifères, et qui sont susceptibles d’augmenter significativement même en cas de scénario à faibles émissions. « Le réchauffement des océans est l’un des problèmes cachés les plus importants de cette génération – et pour lequel nous sommes totalement mal-préparés » affirme la Directrice générale de l’UICN, Inger Andersen. « La seule façon de préserver la riche diversité de la vie marine et de conserver la protection et les ressources que l’océan nous fournit est de diminuer rapidement et significativement les émissions de gaz à effet de serre. » Le réchauffement des océans affecte déjà tous les écosystèmes, des régions polaires jusqu’aux régions tropicales, et conduit des groupes entiers d’espèces comme les planctons, les méduses, les tortues et les oiseaux de mer à remonter de 10 degrés de latitude vers les pôles. Cela entraîne la perte des aires de reproduction pour les tortues et les oiseaux de mer, et affecte les chances de succès de la reproduction des mammifères marins, selon ce rapport. En détruisant l’habitat des poissons et en poussant les espèces de poissons à se déplacer vers des eaux plus froides, le réchauffement des océans affecte les stocks de poissons dans certaines zones, et devrait entraîner une réduction des prises dans les régions tropicales, toujours selon ce rapport. En Afrique de l’Est et dans l’océan Indien occidental, par exemple, le réchauffement des océans a réduit l’abondance de certaines espèces de poissons en tuant certaines parties de récifs coralliens dont ceux-ci dépendent, ajoutant aux pertes causées par la surpêche et les techniques de pêche destructives. En Asie du Sud-est, les prises des pêcheurs en mer devraient diminuer de 10 à 30% d’ici à 2050 par rapport aux niveaux de 1970-2000, car la répartition des espèces de poissons se modifiera dans le cas d’un scénario de maintien du statu quo pour les émissions de gaz à effet de serre. « Une grande partie de la chaleur issue du réchauffement anthropique depuis les années 1970 – un  ahurissant 93% – a été absorbée par l’océan, qui agit comme tampon face aux changements climatiques, mais cela a un coût. Nous avons été profondément étonnés par l’échelle et l’ampleur des effets du réchauffement de l’océan sur des écosystèmes entiers, ce que ce rapport a très bien montré » affirme Dan Laffoley, Vice-président Milieu marin de la Commission mondiale des aires protégées de l’UICN, et l’un des principaux auteurs. Le rapport présente également les preuves que le réchauffement des océans entraîne une augmentation des maladies dans les populations végétales et animales, et a un impact sur la santé humaine, car les agents pathogènes (notamment la bactérie porteuse du choléra et certaines proliférations algales responsables de maladies neurologiques comme la ciguatera) se diffusent plus facilement dans des eaux plus chaudes. Le réchauffement des océans affecte également le climat, avec diverses répercussions sur les humains. Le nombre d’ouragans violents a augmenté à un taux d’environ 25-30% par degré de réchauffement mondial, selon le rapport. Le réchauffement des océans a conduit à une augmentation des précipitations dans les latitudes moyennes et les zones de moussons, et à une diminution des précipitations dans diverses régions sous-tropicales. Ces changements auront des effets sur les rendements des cultures dans d’importantes régions agricoles comme l’Amérique du Nord et l’Inde, selon ce rapport. La protection offerte par les océans et leurs écosystèmes contre les changements climatiques – comme l’absorption de grandes quantités de CO2 et la protection des orages et de l’érosion – est susceptible de se réduire parallèlement au réchauffement des océans, toujours selon ce rapport.   Les recommandations du rapport incluent : la reconnaissance de la gravité des impacts du réchauffement des océans sur les écosystèmes océaniques et les avantages offerts aux humains, le développement des aires marines protégées, la mise en place d’une protection juridique pour la haute-mer, une meilleure évaluation des risques sociaux et économiques associés au réchauffement des océans, la réduction des lacunes dans les connaissances scientifiques, ainsi que la réduction rapide et significative des émissions de gaz à effet de serre.   La conservation des océans est l’un des principaux thèmes abordés par le Congrès de l’UICN qui se déroule actuellement, où les Membres de l’UICN voteront sur des motions liées à la protection de la haute-mer et aux aires protégées en Antarctique, entre autres.

Mise à jour de la Liste rouge mondiale des espèces menacées de l’UICN

Quatre grands singes sur six sont à un pas de l’extinction, selon la Liste rouge de l’UICN Honolulu, Hawai’i, 4 septembre 2016 (UICN) – Le plus grand primate vivant, le Gorille de l’Est, est classé En danger critique d’extinction en raison de la chasse illégale, d’après la plus récente mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN™, rendue publique à l’occasion du Congrès mondial de la nature de l’UICN, qui se tient en ce moment à Hawaï. Quatre espèces de grands singes sur six sont maintenant En danger critique d’extinction – donc à un pas de la disparition – et une forte menace d’extinction pèse également sur les deux autres espèces. Cette mise à jour de la Liste rouge de l’UICN fait aussi état du déclin du Zèbre des plaines suite à la chasse illégale, et du danger croissant d’extinction subi par la flore d’Hawai’i en raison des espèces envahissantes. Sur les 415 espèces végétales endémiques d’Hawai’i évaluées pour cette publication, 38 sont éteintes et quatre autres espèces sont classées dans la catégorie Éteint à l’état sauvage, c’est-à-dire qu’on ne les trouve qu’en culture. La Liste rouge comporte maintenant 82 954 espèces, dont 23 928 sont menacées d’extinction     Mammifères menacés par la chasse illégale Le Gorille de l’Est (Gorilla beringei) passe de la catégorie En danger à En danger critique d’extinction, suite à un déclin catastrophique de sa population, réduite de plus de 70% en 20 ans. Elle est actuellement estimée à moins de 5000 individus. Le Gorille de Grauer ou Gorille des plaines orientales (G. b. graueri), l’une des deux sous-espèces du Gorille de l’Est, qui comptait 16 900 individus en 1994, a perdu 77% de sa population depuis ; elle était ramenée à 3800 individus en 2015. Il est illégal de tuer ou de capturer des grands singes ; cependant la chasse représente le danger le plus grave pour les gorilles des plaines orientales. La seconde sous-espèce du Gorille de l’Est, le Gorille de montagne (G. b. beringei) se porte mieux ; ses effectifs ont augmenté et comptent près de 880 individus. Quatre grands singes sur six (le Gorille de l’Est, le Gorille de l’Ouest, l’Orang-outan de Bornéo et l’Orang-outan de Sumatra) sont maintenant classés En danger critique d’extinction, tandis que le Chimpanzé et le Bonobo sont classés En danger. « Voir glisser vers l’extinction le Gorille de l’Est, qui nous est étroitement apparenté, est vraiment consternant », dit Inger Andersen, Directrice générale de l’UICN. « Nous vivons une époque de mutations extrêmes et chaque mise à jour de la Liste rouge de l’UICN nous montre que la crise mondiale de l’extinction avance très vite. Les mesures de conservation donnent des résultats, nous en avons chaque jour plus de preuves. Nous devons redoubler d’efforts pour inverser la tendance et sauvegarder l’avenir de notre planète. » Le Zèbre des plaines (Equus quagga), autrefois abondant et répandu, passe de la catégorie Préoccupation mineure à Quasi menacé. Réduite de 24% depuis 14 ans, sa population, qui comptait près de 660 000 individus, dépasse à peine les 500 000 selon les estimations actuelles. Dans de nombreux pays, l’espèce n’est présente que dans les aires protégées ; cependant, une réduction des effectifs a été constatée dans 10 des 17 pays de l’aire de répartition depuis 1992. Le Zèbre des plaines est menacé par la chasse, pour la viande de brousse et les peaux, en particulier quand les animaux sortent des aires protégées. Trois espèces d’antilopes d’Afrique, le Céphalophe à bande dorsale (Cephalophus dorsalis), le Céphalophe à ventre blanc (Cephalophus leucogaster) et le Céphalophe à dos jaune (Cephalophus silvicultor) passent de la catégorie Préoccupation mineure à Quasi menacé. Si les populations de ces espèces se trouvant à l’intérieur d’aires protégées sont relativement stables, ailleurs elles déclinent en raison de la persistance de la chasse illégale et de la destruction de leurs habitats. « La chasse illégale et la destruction des habitats restent des menaces majeures qui poussent vers l’extinction de nombreuses espèces de mammifères», dit Carlo Rondinini, chargé de la coordination de l’évaluation des mammifères à l’Université La Sapienza de Rome. « Nous avons maintenant réévalué la moitié de tous les mammifères. Quelques réussites sont certes à célébrer, mais ces nouvelles données doivent nous guider pour la conservation des espèces qui restent menacées. »   La flore d’Hawai’i menacée par les espèces envahissantes Des espèces envahissantes (porcs, chèvres, limaces, goyaves…) sont en train de détruire la flore naturelle d’Hawai’i. Les données les plus récentes montrent que 87% des espèces de flore endémique d’Hawai’i évaluées jusqu’à présent pour la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN (sur près de 1093 espèces de plantes endémiques) sont menacées d’extinction, dont le magnifique ‘Ohe kiko’ola (Polyscias waimeae) (En danger), un arbre à fleurs présent uniquement sur l’île de Kauai. 38 espèces sont classées Éteintes, dont l’arbuste ‘Oha Wai (Cyanea eleeleensis) et Hibiscadelphus woodii. Quatre espèces sont classées dans la catégorie Éteint à l’état sauvage, dont Cyanea superba, vue pour la dernière fois à l’état sauvage en 2003. Les espèces envahissantes représentent la menace principale pour toutes ces espèces ; il s’agit souvent de plus d’une espèce envahissante. Les espèces non encore évaluées seront probablement aussi très menacées. « Hawaiʻi est un échantillon de la nature sous son meilleur jour, avec des exemples spectaculaires d’évolution, mais son avenir est incertain en raison de l’impact des espèces envahissantes, ce qui montre comment des actions humaines peu judicieuses peuvent faire que la nature se tourne contre elle-même », explique Matt Keir, membre du Groupe de spécialistes de la flore d’ Hawaiʻi de la CSE de l’UICN. « Ce qui se passe à Hawaiʻi permet de prédire ce qui se passera dans d’autres îles ou systèmes écologiques confinés. Hawaiʻi et d’autres nations doivent prendre des mesures urgentes pour arrêter la propagation des espèces envahissantes et protéger les espèces ayant des populations peu nombreuses. » Cyanea remyi, une plante à fleurs appelée haha en hawaïen, est l’une des 105 espèces de plantes de Hawai’i extrêmement rares