COP 21 : lancement de l’initiative de l’UICN France sur les solutions fondées sur la nature
Le Comité français de l’UICN a rassemblé plus de 110 personnes le 14 avril 2015 au cours d’un séminaire intitulé « Des solutions fondées sur la nature pour lutter contre les changements climatiques ». Ce séminaire initie la mobilisation du Comité français pour la COP21 qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris pour valoriser le rôle des écosystèmes dans l’atténuation et l’adaptation aux changements climatiques. Le Comité français de l’UICN a rappelé que, si les écosystèmes et la biodiversité sont très régulièrement mentionnés comme victimes du changement climatique, ils apparaissent cependant rarement comme des solutions face au défi climatique. De nombreuses présentations ont permis d’illustrer le concept de solutions fondées sur la nature qui entend montrer qu’un écosystème en bonne santé permet d’atténuer et/ou de s’adapter au changement climatique. Le Ministère des affaires étrangères a souligné l’importance de l’enjeu à la fois pour la planète mais aussi diplomatique que représente cette conférence pour la 21ème COP Climat avec la négociation d’un accord international universel permettant de limiter le réchauffement climatique à deux degrés. Plusieurs représentants du secrétariat international de l’UICN ont présenté les solutions fondées sur la nature (SFN) qui sont des initiatives qui utilisent les écosystèmes pour répondre aux défis humains (ex. changement climatique, purification de l’eau, sécurité alimentaire…), présentant systématiquement des bénéfices pour la biodiversité. Ensuite plusieurs intervenants du réseau des membres et experts de l’UICN (voir le programme et les présentations ci-dessous) ont présenté des projets de solutions fondées sur la nature, démontrant le rôle des écosystèmes dans la séquestration du carbone (restauration des forêts, rôle crucial des océans dans la machine climatique et importance des aires marines protégées) ou la gestion des risques naturels (limitation de l’érosion des littoraux, gestion et restauration des zones humides dans la lutte contre les inondations, gestion forestière et risque incendie, gestion des risques d’inondation et mise en place d’ilot de fraicheur en ville, etc.). Cette nouvelle approche de solutions fondées sur la nature a été débattue et a été perçue par les participants au séminaire comme valorisant et mobilisateur, permettant de souligner l’importance de la gestion et de la préservation des écosystèmes dans les stratégies de lutte contre le changement climatique. Elle nécessite des approfondissements sur les connaissances scientifiques et de bien définir le cadrage et les conditions de leur mise en œuvre. Il est aussi nécessaire de collecter davantage de résultats sur l’efficacité des bonnes pratiques, de bien lier les objectifs « biodiversité » et « climat » des projets mis en œuvre. Enfin, il faut améliorer la sensibilisation des décideurs et de la communauté de la conservation pour investir dans des solutions fondées sur la nature. En clôture du séminaire, le Directeur de l’Eau et de la biodiversité du Ministère de l’Ecologie a salué l’initiative novatrice des solutions fondées sur la nature, en complément des actions réalisées pour préserver la biodiversité de l’impact des changements climatiques, et a recommandé de s’inspirer du fonctionnement complexe de la nature pour identifier les solutions les plus pertinentes. A l’issue du séminaire, le Comité français de l’UICN s’est engagé à rédiger un document de synthèse permettant de valoriser les solutions fondées sur la nature auprès de tous les acteurs et de les inscrire dans l’agenda des solutions, prévu dans le cadre de la COP 21. Documents joints programme du séminaire 1 – Enjeux COP21 – MAEDI 2 – Concept SFN – IUCN G.Walters 3 – SFN Europe et Climat – IUCN M.Yammine 4 – BiodivERsA – F.Lemaitre 5 – Réseaux écologiques et aires protégées – MNHN-SPN J.Touroult 6 – Aquitaine-carbone O.Jacob 7 – Grandes aires marines protégées – PEW J.P.MICHEL 8 – Aires marines protégées et CC – C.Lefebvre AAMP 9 – SFN et réduction des risques – IUCN C.Buyck 10 – Risques littoraux et gestion des dunes – F.Maugard ONF 11 – Réserves naturelles littorales – S.Travichon LPO 12 – Gestion intégrée des zones côtières – A.C.Goarant Nouvelle-Calédonie 13 – My positive impact – E.Bentz FNH 14 – Rafraîchir la ville et lutter contre les inondations – R.Quillien Seine-Saint-Denis 15 – Régulation climatique et lutte contre les inondations en milieu urbain – S.Anton Ville d’Orléans 16 – Risque incendie et gestion forestière – J.M.Pirastru PNR Alpilles 17 – Gestion des alpages – B.Nettier IRSTEA
Des solutions fondées sur la nature pour lutter contre les changements climatiques
Dans la perspective de la 21ème conférence des parties de la convention cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (COP 21, 30 novembre-11 décembre 2015, Paris), l’UICN France souhaite promouvoir le rôle des écosystèmes comme un élément clef des stratégies de lutte contre les changements climatiques. Un séminaire national intitulé « Des solutions fondées sur la nature pour lutter contre les changements climatiques » est organisé le 14 avril 2015 pour lancer cette initiative. Les solutions fondées sur la nature (nature based solutions en anglais) sont les solutions qui utilisent les écosystèmes afin de relever les défis globaux tels que la lutte contre le changement climatique, l’approvisionnement alimentaire et le développement économique et social. En effet, les réponses à apporter à ces défis dépendent, d’une manière ou d’une autre, de la santé et de la fonctionnalité des écosystèmes, qu’ils soient terrestres, littoraux ou marins. Ainsi, des écosystèmes sains, résilients, fonctionnels et diversifiés permettront le développement des solutions naturelles au bénéfice de nos sociétés et territoires confrontés aux changements globaux. On constate que si la connaissance et la sensibilisation sur les impacts des changements climatiques sur les milieux naturels ont progressé au sein de la société (modification des saisons de végétation, évolution de l’aire de répartition des espèces, extension des espèces exotiques envahissantes, augmentation du niveau des mers, accroissement de la fréquence et de la gravité des risques naturels, acidification des océans, blanchissement des récifs coralliens…), la préservation et la restauration des écosystèmes apparaissent peu ou pas dans les solutions de lutte contre les changements climatiques. Or, les solutions fondées sur la nature constituent pourtant un élément essentiel de la stratégie à adopter et représentent une alternative économiquement viable et durable, souvent moins coûteuse que la construction et l’entretien d’infrastructures, par exemple. Les écosystèmes en bon état de conservation contribuent à la fois à l’atténuation (captage et stockage du dioxyde de carbone atmosphérique…) et à l’adaptation aux effets du changement climatique (risques naturels comme les tempêtes, les avalanches ou les inondations, les glissements de terrain ou l’érosion des côtes). La protection des écosystèmes à travers un réseau d’espaces protégés, l’amélioration de la connectivité au niveau des paysages et la restauration de milieux dégradés permettront de renforcer la résilience des écosystèmes face aux changements climatiques et de sauvegarder des services environnementaux essentiels dont bénéficient les populations. Aujourd’hui, les exemples d’adaptation aux effets du changement climatique et les bonnes pratiques mises en œuvre dans ce domaine sont encore méconnus, notamment en France. Compte tenu des bénéfices apportés par les solutions naturelles à la fois pour le climat mais aussi pour les populations et la biodiversité, l’UICN France considère que celles-ci représentent des éléments clef de « l’agenda des solutions » que la France veut mettre en place à l’occasion de la COP 21. Ce séminaire permettra donc de démontrer, à travers de nombreux projets mis en oeuvre en France (métropole et outre-mer), le rôle des écosystèmes comme un élément clef des stratégies et des solutions de lutte contre les changements climatiques. Il permettra d’élaborer un argumentaire pour sensibiliser et convaincre les décideurs, les acteurs de l’environnement et le grand public sur l’importance d’investir dans la préservation et la restauration des écosystèmes pour lutter contre les changements climatiques. NB : L’inscription à ce séminaire ce fait uniquement sur invitation. Le programme détaillé est disponible ici.
Position de l’UICN sur la COP20 de la Convention sur les changements climatiques
L’UICN participe à la 20ème Conférence des Parties (COP20) de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) à Lima, Pérou, du 1 au 12 Décembre 2014, et publie à cette occasion sa position. Dans le cadre de son engagement politique sur le changement climatique, l’UICN a préparé un document de position qui présente ses recommandations sur les négociations de la COP Climat à Lima (en téléchargement ci-dessous). Le message principal de l’UICN est de souligner que la nature offre de nombreuses solutions pratiques dans la lutte contre le changement climatique et l’adaptation à ses impacts, qui, lorsqu’elles sont mises en œuvre correctement, peuvent procurer des avantages immédiats et tangibles. En particulier, l’UICN alerte les gouvernements à Lima pour que le projet de texte de négociation de l’accord 2015 reconnaisse la valeur des écosystèmes et permette la mise en œuvre de mesures d’atténuation et d’adaptation basées sur les écosystèmes. L’UICN demande que ces actions doivent être réalisées d’une manière qui protège la biodiversité, qu’elles soient socialement équitable et respectueuses des questions de genre, et qu’elles prennent en compte les connaissances locales, traditionnelles et autochtones ainsi que les besoins des communautés les plus vulnérables. L’UICN appelle également les gouvernements à inclure des objectifs spécifiques et ambitieux sur l’atténuation et l’adaptation basées sur les écosystèmes et l’adaptation à la fois dans leurs engagements post-2020 et ceux pré-2020. Ceux-ci pourraient inclure, par exemple, les engagements suivants : – Rejoindre efforts internationaux lancés au titre de la Déclaration de New York sur les forêts pour réduire de moitié la perte globale des forêts naturelles d’ici 2020, et y mettre fin en 2030 – Contribuer à la restauration de 150 millions d’hectares de paysages et de terres forestières dégradés d’ici 2020 à travers le Défi de Bonn, et la restauration de 200 autres millions d’hectares d’ici 2030 – Étendre la couverture existante des aires protégées terrestres, côtières et marines en accord avec l’objectif 11 d’Aichi – Assurer la conservation des autres réservoirs naturels de carbone tels que les zones humides, même si elles ne sont pas comptabilisées dans les mécanismes existants Notant les récentes conclusions du 5ème rapport d’évaluation du GIEC, l’UICN appelle également les pays à réduire leur dépendance aux combustibles fossiles, à étendre leurs choix énergétiques vers les énergies renouvelables, et à élever leurs niveaux d’ambition pré-2020 et post-2020. Document joint Position UICN COP 20 Climat
Energies marines renouvelables et préservation de la biodiversité
Dans le cadre de ses travaux menés sur les énergies renouvelables et la biodiversité, le Comité français de l’UICN publie aujourd’hui une seconde brochure consacrée aux énergies marines renouvelables, après celle consacrée aux énergies renouvelables en montagne. Face aux impacts engendrés par l’utilisation des énergies fossiles, les énergies renouvelables sont de plus en plus mobilisées pour assurer un rééquilibrage des modes de production et contribuer à une meilleure protection de l’environnement, notamment en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Les changements climatiques représentent une menace croissante pour la biodiversité et l’énergie produite grâce à la mer peut permettre d’éviter une quantité substantielle d’émissions de gaz à effet de serre. De plus, grâce au développement de ces énergies, il serait possible d’éviter par exemple les polluants toxiques liés à l’extraction, au transport et au raffinage des combustibles fossiles (pétrole, gaz naturel, schistes bitumineux et gaz de schiste) et les impacts environnementaux locaux dus à des installations de grandes dimensions. Ces avantages mondiaux et locaux (impacts positifs) doivent cependant être mis en balance avec les effets négatifs spécifiques que ces technologies peuvent avoir sur les écosystèmes marins. L’objectif visé par l’UICN France sur cette problématique est de concilier le développement des énergies renouvelables avec la préservation de la biodiversité, deux politiques qui concourent à la protection de l’environnement. Cette synthèse, fondée sur de nombreuses références scientifiques et économiques, s’efforce pour chacune des sources d’énergie étudiées (l’éolien offshore fixé et flottant, l’hydrolien, l’énergie houlomotrice, l’énergie thermique des mers ainsi que l’énergie marémotrice) de souligner les potentialités et les risques que représentent ces énergies. Cette analyse insiste sur la nécessité de l’implication des territoires sur les problématiques environnementales compte tenu des enjeux de préservation des écosystèmes marins et côtiers. Ce travail vise notamment à : Constituer un panorama de référence sur les interactions entre énergies marines renouvelables et écosystèmes marins et côtiers en France (état des lieux des pressions, menaces et opportunités), Fournir une base solide pour guider les décisions afin de concilier politiques de protection des écosystèmes et de développement des énergies renouvelables, Aider à sensibiliser les acteurs de l’énergie et les décideurs à l’importance de la diversité biologique marine et à sa protection. Vous pouvez également consulter la brochure sur les montagnes et la transition énergétique A suivre prochainement, la brochure sur le bois énergie Contact Pauline Teillac-Deschamps, Chargée du programme « écosystèmes » Document joint Développement des énergies marines renouvelables et préservation de la biodiversité
Traduire les engagements en actions à Doha
Le grand potentiel que la nature offre comme une solution efficace au défi climatique devrait être l’une des questions centrales du débat de Doha selon l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Le sommet annuel des Nations Unies le changement climatique qui a lieu à Doha, au Qatar, du 26 novembre au 7 décembre 2012 doit permettre de rétablir la confiance mutuelle dans le processus multilatéral en cours depuis les deux dernières années. Honorer les engagements existants et traduire les décisions prises en actions sera au cœur de cet événement majeur de l’année sur le climat. « Nous devons prendre conscience que la mise en œuvre des solutions que la nature fournit ne se fait pas au détriment des emplois ou de la croissance économique », dit Stewart Maginnis, Directeur du Groupe de l’UICN sur l’environnement et le développement. « De nombreux pays et communautés utilisent déjà les solutions offertes par la nature pour s’adapter aux effets dévastateurs du changement climatique et pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, mais il reste encore beaucoup à faire pour promouvoir ces solutions au niveau mondial. » Enrayer la perte et la dégradation des écosystèmes et promouvoir leur restauration peut représenter plus d’un tiers des objectifs d’atténuation du changement climatique global nécessaire d’ici à 2030, selon l’UICN. Le « Défi de Bonn » pour restaurer 150 millions d’hectares de terres déboisées et dégradées d’ici 2020 est un moyen concret dans lequel les pays et les propriétaires fonciers peuvent y contribuer. Une gestion appropriée de la nature réduit la vulnérabilité des populations face aux menaces posées par le changement climatique. Protéger les forêts, les récifs coralliens, les mangroves et les systèmes fluviaux aide les gens à s’adapter au changement climatique et de réduire ses impacts. « Les décisions prises à Doha doivent promouvoir le développement et la mise en œuvre d’un mécanisme environnemental efficace et équitable pour les actions sur les forêts à l’échelle nationale connu sous le nom de REDD + (Réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts), » dit Stewart Maginnis. « Pour que REDD + soit efficace, nous devons faire en sorte que les avantages issus de la nature soient répartis de manière équitable et que toutes les parties concernées, y compris les femmes et les peuples autochtones, puissent y participer. » Les écosystèmes marins tels que les récifs coralliens et les mangroves sont parmi les plus vulnérables au changement climatique, avec des millions de gens qui en dépendent pour la nourriture, le tourisme et le développement. Intacts, les écosystèmes côtiers offrent un double avantage dans le contexte des changements climatiques – ils protègent les communautés de l’inévitable élévation du niveau de la mer et des tempêtes tout en capturant et stockant de grandes quantités de carbone. L’UICN exhorte également les décideurs à reconnaître l’acidification des océans comme un défi mondial et de prendre les mesures indispensables visant à y remédier. L’acidification des océans causée par les activités humaines aura de profondes répercussions sur la vie marine, même en l’absence d’une nouvelle augmentation des émissions de CO₂. « Nous avons besoin de sortir de Doha à un accord politique solide qui tient compte de la variété des solutions pragmatiques que la nature offre et qui apporte un réel changement et de nouvelles actions », ajoute Stewart Maginnis. Pour plus d’informations : Borjana Pervan, Relations médias UICN, +41 79 857 4072, borjana.pervan@iucn.org
Résoudre la crise du changement climatique naturellement
Avant le sommet de l’ONU sur le climat qui se tiendra à Durban, l’UICN appelle les décideurs politiques à augmenter les financements consacrés à la lutte contre le changement climatique et à promouvoir des solutions basées sur la nature. L’UICN enverra une délégation d’experts à la 17ème Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) qui aura lieu à Durban, Afrique du Sud, du 28 Novembre au 9 Décembre 2011. Parmi les défis clés pour l’UICN lors de cette conférence figurent celui de l’adaptation basée sur les écosystèmes pour faire face aux impacts néfastes du changement climatique et celui de la mise en œuvre globale d’un mécanisme de réduction des émissions résultant de la déforestation et de la dégradation des forêts (REDD). Les questions clés • La nature fournit une solution d’adaptation au changement climatique « L’adaptation basée sur les écosystèmes est une solution efficace que les gouvernements devraient incorporer de manière proactive dans les politiques nationales ; ils devraient prendre des mesures immédiates pour la mettre en œuvre sur le terrain », explique Stewart Maginnis, Directeur du programme Environnement et Développement de l’UICN. « Améliorer la gestion des systèmes fluviaux, les récifs coralliens, les mangroves et les forêts contribue directement à la résilience des communautés locales pour faire face aux conséquences, à la fois soudaines et à long terme, du changement climatique. » • Une initiative majeure doit être prise pour promouvoir le développement et la mise en œuvre d’un mécanisme REDD+, écologique et équitable, au niveau national « Un outil qui, à la fois conserve et restaure les ressources forestières et réduit les émissions de gaz à effet de serre, est l’un des rares outils que nous avons d’immédiatement disponible pour diminuer les effets du changement climatique », explique Claire Parker, Conseillère principale de l’UICN des politiques sur les changements climatiques. « Toutefois, pour être efficace, la mise en œuvre doit avoir lieu au niveau national, inclure l’examen de questions telles que la répartition équitable des avantages, et permettre une participation égale de toutes les parties prenantes, y compris les femmes et les peuples autochtones. » • Les gouvernements doivent reconnaître l’importance de la gestion des écosystèmes côtiers « Les gens ne réalisent souvent pas à quel point la nature peut être efficace dans la lutte contre les effets du changement climatique », dit Edmund Barrow, chef du Programme de gestion des écosystèmes de l’UICN.« Le défi est de trouver les moyens les plus appropriés et durables de le montrer. La gestion des écosystèmes côtiers offre un double avantage : non seulement elle permet de protéger les communautés de l’inévitable élévation du niveau de la mer, mais des systèmes côtiers en bonne santé permettent également de capturer et de stocker d’énormes quantités de carbone. » • L’acidification des océans est un défi mondial « Le temps est venu d’agir », explique Dorothée Herr, Chargée du programme marin.« Les décideurs ont besoin de reconnaître et de traiter l’acidification des océans, comme il est maintenant clair que c’est un problème lié au changement climatique qui engendrera des conséquences dévastatrices si rien n’est fait. L’acidification des océans à l’échelle mondiale est causée uniquement par l’augmentation des concentrations de CO2 atmosphérique et représente une menace majeure non seulement pour la biodiversité marine, mais aussi pour la sécurité alimentaire mondiale. » Pour en savoir plus : http://www.iucn.org/unfccc/
Conférence de Cancún : dépasser la crise et restaurer rapidement la confiance dans la lutte contre le changement climatique
A l’occasion du Sommet sur le climat des Nations Unies qui se tiendra à Cancun, l’UICN appelle les décideurs à restaurer la confiance dans le processus de négociation, à accroître les fonds alloués à la lutte contre le changement climatique et à veiller à ce que les alternatives naturelles soient intégrées à l’après-2012. L’adaptation au changement climatique, le financement et la réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts (REDD) sont quelques-uns des principaux thèmes auxquels réfléchiront les 194 pays réunis au Mexique du 29 novembre au 10 décembre 2010. Réaliser aujourd’hui des avancées significatives afin de conclure très rapidement un accord légalement contraignant « Dans le monde entier, on peut voir de nombreux pays et communautés faire des progrès sur le terrain pour s’adapter aux impacts du changement climatique et réduire leurs émissions » affirme le Directeur de l’environnement et du développement de l’UICN, Stewart Maginnis. « Cependant, seul un accord équitable, complet et légalement contraignant offrira l’engagement international indispensable pour gérer la crise climatique. À Cancun, il faut que les gouvernements restaurent la confiance ébranlée dans le processus de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique, ce qui nous rapprochera de la finalisation d’un accord pour sauver la planète ». Restaurer la confiance perdue par des plans de financement accélérés et à long terme « Nous devons mettre derrière nous la paralysie de l’après-Copenhague » analyse Claire Parker, Consultante Senior sur les politiques de lutte contre le changement climatique. « Il nous faut trouver des nouveaux financements pour limiter les impacts du changement climatique et réduire les émissions. Pour les pays en développement, il doit s’agir d’un financement additionnel à l’Aide publique au développement, qui leur permette de s’adapter aux impacts déjà perceptibles aujourd’hui et de réduire leurs émissions ». Trouver un accord sur le REDD+ (réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts) pour maintenir les forêts durables et en bonne santé « Réduire les émissions de gaz à effet de serre permet non seulement de conserver les ressources naturelles forestières dont dépendent des millions de personnes vulnérables, mais c’est aussi une solution gagnante pour les deux parties : les hommes et la nature » souligne Carole Saint-Laurent, Conseillère Senior sur les politiques forestières à l’UICN.« C’est pour l’instant l’une des évolutions les plus prometteuses dans les négociations, et il est temps que les gouvernements insistent davantage pour intégrer définitivement le REDD+ dans le futur accord sur le climat ». S’accorder sur un cadre d’adaptation pour faire avancer les négociations « Les pays vulnérables en développement en particulier luttent déjà pour faire face aux impacts du changement climatique » rappelle Ninni Ikkala, Coordinatrice à l’UICN pour le changement climatique.« Un cadre mondial d’adaptation est indispensable pour soutenir internationalement les actions urgentes et nécessaires sur le terrain, notamment une meilleure gestion des ressources naturelles et l’assurance que les communautés locales en bénéficient ». La position de l’UICN pour la conférence est téléchargeable ci-dessous. Des photos et du matériel audio et vidéo sont disponibles à l’adresse suivante : http://www.iucn.org/unfccc/events/2010_cancun/ Relations avec les médias : Brian Thomson, Responsable des relations avec les médias , tel. portable : +41 79 721 8326, courriel : brian.thomson@iucn.org Borjana Pervan, Chargée des relations avec les médias, tel. portable : +41798574072, courriel : borjana.pervan@iucn.org Documents joints Position de l’UICN – Conférence de Cancún