Les espaces protégés français : un réseau crucial pour la sauvegarde de nos richesses naturelles
A l’occasion de l’année internationale de la biodiversité, le Comité français de l’UICN édite une nouvelle brochure de présentation des espaces protégés français, réalisée en collaboration avec l’ensemble des réseaux gestionnaires d’aires protégées et le soutien du Ministère de l’écologie. Les espaces protégés sont la pierre angulaire des stratégies de conservation de la biodiversité. Ils contribuent à la gestion des territoires et aux objectifs de développement durable. Dans le cadre du Grenelle de l’environnement et du Grenelle de la Mer, le Comité français de l’UICN avait proposé que la France renforce et étende son réseau d’espaces protégés, en plaçant 2% au moins de l’espace terrestre métropolitain sous protection forte d’ici 10 ans (voir les engagements du Grenelle de l’Environnement et la circulaire du 13 août 2010 relative aux déclinaisons régionales de cette stratégie de création), et s’engage à conserver 20% de son domaine maritime d’ici 2020 (voir les engagements du Grenelle de la Mer). Le Comité français de l’UICN vient d’éditer une nouvelle brochure de synthèse pour éclairer ces enjeux et porter à la connaissance du public notre système d’espaces protégés. Ce document actualisé présente le panorama des différents types d’aires protégées existant en France métropolitaine et en outre-mer. Qu’ils soient contractuels, réglementaires ou fonciers, ces outils correspondent à différents niveaux ou modes de protection souvent complémentaires. Ils mobilisent une grande diversité d’acteurs avec des systèmes de gouvernance variés. Ils permettent de répondre aux engagements de la France sur la biodiversité tout en prenant en compte les contextes locaux. Au travers de sa lecture, vous découvrirez la richesse du patrimoine naturel hébergé dans nos espaces protégés, qui constituent un réseau remarquable à développer et à consolider au cours des prochaines années. Pour télécharger la brochure en version complète cliquez >> ici Chapitres en téléchargement à partir des liens ci-dessous : Couverture et sommaire Protection conventionnelle Protection réglementaire Maîtrise foncière Désignations internationales Outre-mer Annexes Pour en savoir plus sur nos activités concernant les aires protégées, cliquez >> ici Contact Thierry LEFEBVRE, Chargé de programme aires protégées / Téléphone : 01.47.07.78.58
Tout savoir sur la Fête de la Nature 2010 !
La Fête de la Nature se déroulera du 19 au 23 mai 2010 et proposera des animations gratuites partout en France (métropole et outre-mer) pour découvrir et redécouvrir toutes les richesses de notre patrimoine naturel. Réservez dès à présent vos dates, choisissez en ligne vos animations et venez nombreux ! Créée en 2007 à l’initiative du Comité français de l’UICN et du magazine « Terre Sauvage » avec tous les acteurs publics et associatifs de la protection de la nature, la Fête de la Nature propose, partout en France, des milliers de sorties nature gratuites et encadrées par des professionnels et bénévoles. Devant le succès, croissant chaque année, de ces manifestations festives, le Ministère de l’Écologie a décidé de faire de la Fête de la Nature 2010 le principal événement « grand public » de l’Année Internationale de la Biodiversité, en France. Pour accompagner la montée en puissance de la Fête de la Nature, son site internet a été entièrement redessiné. Les organisateurs de sorties ont déjà enregistré de nombreuses manifestations sur le site, et ceux qui souhaitent en proposer peuvent trouvent tous les outils nécessaires pour les organiser (guide de l’organisateur, kit de communication, etc). Le grand public y trouvera également le programme complet des sorties labellisées, consultable selon différents critères (région, département, thème, niveau physique requis…), ainsi que des actualités, des témoignages et des reportages. Pour accueillir des publics nouveaux (notamment les scolaires), la Fête commence cette année dès le mercredi 19 mai 2010, et se prolonge jusqu’au dimanche 23 mai 2010. A l’International, Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, a offert, en janvier 2010 à Madrid, à tous les ministres européens, un « kit » pour permettre à chaque pays d’organiser à son tour une Fête de la Nature, avec le soutien de la Commission européenne. De son côté, le secrétariat mondial de l’IUCN assurera la promotion de l’événement auprès de l’ensemble de son réseau. Pour en savoir plus, rendez vous sur le site www.fetedelanature.com
Quelle implication des collectivités territoriales pour la biodiversité ?
A l’occasion de l’année internationale de la biodiversité 2010 et à quelques jours des élections régionales, les collectivités prendront-elles de nouveaux engagements en faveur de la biodiversité ? Une étude publiée aujourd’hui par le Comité français de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), en partenariat avec la Fédération des Parcs naturels régionaux, présente les actions que mettent en œuvre les collectivités dans ce domaine et ouvre des perspectives pour les renforcer et les diversifier davantage. Les collectivités territoriales (régions, départements, communes et leurs groupements) ont un rôle majeur à jouer pour contribuer à stopper l’érosion de la biodiversité. L’échelle locale est celle de l’action, indispensable pour mettre en œuvre les mesures de préservation nécessaires, adaptées aux enjeux et spécificités des territoires. Les collectivités se sont engagées pour la protection et la gestion du patrimoine naturel à travers la création de réserves naturelles régionales (160 dénombrées à ce jour) et de parcs naturels régionaux (44 parcs métropolitains couvrant 12% du territoire), ou encore la mise en œuvre d’une politique sur les espaces naturels sensibles qui concerne 73% des départements. Elles ont également pris des initiatives volontaires comme la création d’observatoires de la biodiversité, la préservation de corridors écologiques, ou l’élaboration de stratégies régionales pour la biodiversité. Pour autant, ces nombreuses actions restent encore hétérogènes sur le territoire, tant dans les modes d’intervention que dans les moyens de mise en œuvre. Etant donné l’urgence de la situation, il est important que les collectivités se dotent de stratégies d’intervention sur le long terme, en dépassant les actions ponctuelles ou réalisées en fonction des opportunités. Il est également nécessaire d’améliorer l’intégration de la biodiversité dans tous les secteurs d’activités (agriculture, urbanisme, infrastructures, tourisme..) et dans les outils comme les agenda 21 locaux, les documents d’urbanisme…. La préservation de la biodiversité doit enfin s’appuyer sur l’implication active de tous les acteurs du territoire. L’année internationale de la biodiversité et les élections régionales représentent des opportunités uniques pour que les collectivités renforcent leur engagement et affirment le rôle clé qu’elles doivent jouer pour la biodiversité de leurs territoires. Communiqué de presse disponible en téléchargement >> ici. Etude complète en téléchargement >> ici. Pour en savoir plus sur nos travaux concernant les collectivités territoriales et la biodiversité, cliquez >> ici. Documents joints Biodiversité & Collectivités CP UICN France – collectivités & biodiversité
Un code éthique pour la conservation de la biodiversité
Le Muséum national d’Histoire naturelle et le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) ont organisé un atelier de travail réunissant une quinzaine d’experts internationaux, dans le cadre de la démarche « The Biosphere Ethics Initiative ». L’objectif de cet atelier était de finaliser un document de référence pour l’éthique de la conservation de la biodiversité qui sera par la suite partagé par tous les membres de l’UICN − dont 80 gouvernements. Une démarche clé qui ancre les problématiques de l’Année Internationale de la Biodiversité dans la durée, au-delà de 2010. Le projet « The Biosphere Ethics Initiative » (BEI) C’est à la demande du Comité français de l’UICN, dont le président d’honneur est Patrick Blandin, professeur émérite du Muséum, que l’Assemblée générale de l’UICN a adopté en 2004 une résolution demandant que l’UICN se dote d’un code éthique de la conservation de la biodiversité. Dans cette optique, un groupe de travail international a été constitué. Des réunions et ateliers organisés dans différents continents, la consultation d’un réseau mondial de correspondants, ont permis, depuis 2005, d’aboutir à une rédaction préliminaire du document, intitulé « The Biosphere Ethics Initiative » (BEI). L’objectif : faire partager par tous les membres de l’UICN – 80 Etats, 120 organismes publics, plus de 1000 ONGs et 10 000 experts – les fondements éthiques de la conservation de la biodiversité, pour qu’ils inspirent leurs actions, partout dans le monde. En février 2010, l’étape finale d’élaboration de ce document de référence a eu lieu à Paris au Muséum national d’Histoire naturelle. Il est en outre envisagé que la France porte le projet BEI auprès de la Convention sur la Diversité Biologique, lors de la Conférence des Parties qui aura lieu à l’automne 2010 à Nagoya, au Japon. L’atelier international de février 2010 : une étape décisive Préparée par le Muséum national d’Histoire naturelle et le Comité Français de l’UICN, la dernière étape de la rédaction du BEI a eu lieu au Muséum, du 15 au 18 février 2010. Cette étape finale a permis de lancer la BEI dans le cadre de l’Année Internationale de la Biodiversité. Le texte adopté est téléchargeable ci-dessous. Le 18 février, le texte a été officiellement remis à la directrice générale de l’UICN, Julia Marton-Lefèvre, en présence du Président de l’UICN, Ashok Khosla, de Madame Sheila Abed De Zavala, présidente de la commission du droit de l’environnement de l’UICN. Principalement financé par le Muséum, cet atelier a également reçu le support du Ministère des Affaires Etrangères, du Center for Humans and Nature (USA) et de la Commission du droit de l’environnement de l’UICN. Document joint Biosphere Ethics Initiative
Congrès français de la nature 2010
Le Comité français de l’UICN organise aujourd’hui à Paris son Congrès français de la nature et lance un appel à une nouvelle mobilisation en faveur de la biodiversité. Le Comité français de l’UICN – Union internationale pour la conservation de la nature – organise aujourd’hui, à Paris, son Congrès français de la nature, premier grand événement de l’Année internationale de la biodiversité en France. Un état des lieux sera établi sur l’érosion de la biodiversité qui se poursuit, alors que les pays européens s’étaient engagés à la stopper avant 2010. Le Comité français de l’UICN lancera un appel à une nouvelle mobilisation, à la fois au niveau national et au niveau international où la conférence de Nagoya sur la biodiversité succèdera à celle de Copenhague sur le climat. En 2001, l’Union Européenne et la France s’engageaient à stopper l’érosion de la biodiversité à l’horizon 2010. Force est de constater aujourd’hui que l’objectif fixé n’a pas été atteint. La biodiversité continue de disparaître. Les derniers chiffres de la Liste rouge des espèces menacées en France le montrent : 1 espèce d’oiseaux sur 4, 1 espèce d’amphibiens et de reptiles sur 5, 1 espèce de mammifères sur 10 ou encore 1 espèce d’orchidées sur 6 risquent de disparaître de métropole. L’équivalent d’un département français est artificialisé tous les 10 ans, soit 60 000 ha/an. Outre-mer, 49 des 100 espèces considérées comme les plus envahissantes au monde sont présentes et nos récifs coralliens sont endommagés de 10 à 80 % selon les territoires. Pour autant des progrès ont été accomplis et la prise en compte de la biodiversité s’est améliorée. La Stratégie nationale pour la biodiversité a permis de commencer à intégrer les enjeux de biodiversité dans les grandes politiques publiques : agriculture, infrastructures, mer, tourisme… Le Grenelle de l’Environnement et celui de la Mer ont permis de renforcer ces engagements, d’en prendre de nouveaux et d’associer l’ensemble des acteurs de la société à la définition et la mise en œuvre des actions. Les enjeux de la biodiversité sont également de plus en plus partagés : l’implication des collectivités locales et des entreprises est grandissante. Un nouvel objectif plus ambitieux et un nouveau cadre d’action, tant au niveau international qu’au niveau national, doivent être définis. Le Comité français de l’UICN présentera une résolution avec ses propositions et attentes pour 2010 en ce sens. L’année 2010 représente une opportunité unique de renforcer la mobilisation de tous les acteurs sur la biodiversité. C’est la première fois que les Nations Unies dédient une année à la biodiversité. En octobre 2010 à Nagoya, la conférence de la Convention sur la diversité biologique succèdera à celle sur le changement climatique de Copenhague. La France et l’ensemble des pays présents devront défendre une nouvelle ambition mondiale et un nouveau plan d’actions, précis et opérationnel, pour répondre à la crise de disparition de la biodiversité. Documents joints communiqué de presse programme
Biodiversité & Signes de reconnaissance agricoles
Quelle prise en compte de la biodiversité dans les marques, labels et certifications de productions agricoles ? Le Comité français de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), en partenariat avec la Fédération des Parcs naturels régionaux de France, publie aujourd’hui une étude montrant que la biodiversité est peu valorisée dans les signes de reconnaissance agricoles. Pourtant plusieurs mesures favorables à la biodiversité ont été identifiées dans les cahiers des charges, mais elles demandent aujourd’hui à être encouragées. En cette « année internationale de la biodiversité », l’intégration de la biodiversité dans les pratiques agricoles est un enjeu majeur, et les signes de reconnaissance agricoles pourraient devenir les fers de lance d’une évolution de ce secteur. Communiqué de presse disponible en téléchargement >> ici. Pour en savoir plus et pour téléchargez la brochure de synthèse ainsi que l’étude complète, cliquez >> ici. Document joint Communiqué de presse Biodiversité & Signes de reconnaissance agricoles