Résoudre la crise du changement climatique naturellement
Avant le sommet de l’ONU sur le climat qui se tiendra à Durban, l’UICN appelle les décideurs politiques à augmenter les financements consacrés à la lutte contre le changement climatique et à promouvoir des solutions basées sur la nature. L’UICN enverra une délégation d’experts à la 17ème Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) qui aura lieu à Durban, Afrique du Sud, du 28 Novembre au 9 Décembre 2011. Parmi les défis clés pour l’UICN lors de cette conférence figurent celui de l’adaptation basée sur les écosystèmes pour faire face aux impacts néfastes du changement climatique et celui de la mise en œuvre globale d’un mécanisme de réduction des émissions résultant de la déforestation et de la dégradation des forêts (REDD). Les questions clés • La nature fournit une solution d’adaptation au changement climatique « L’adaptation basée sur les écosystèmes est une solution efficace que les gouvernements devraient incorporer de manière proactive dans les politiques nationales ; ils devraient prendre des mesures immédiates pour la mettre en œuvre sur le terrain », explique Stewart Maginnis, Directeur du programme Environnement et Développement de l’UICN. « Améliorer la gestion des systèmes fluviaux, les récifs coralliens, les mangroves et les forêts contribue directement à la résilience des communautés locales pour faire face aux conséquences, à la fois soudaines et à long terme, du changement climatique. » • Une initiative majeure doit être prise pour promouvoir le développement et la mise en œuvre d’un mécanisme REDD+, écologique et équitable, au niveau national « Un outil qui, à la fois conserve et restaure les ressources forestières et réduit les émissions de gaz à effet de serre, est l’un des rares outils que nous avons d’immédiatement disponible pour diminuer les effets du changement climatique », explique Claire Parker, Conseillère principale de l’UICN des politiques sur les changements climatiques. « Toutefois, pour être efficace, la mise en œuvre doit avoir lieu au niveau national, inclure l’examen de questions telles que la répartition équitable des avantages, et permettre une participation égale de toutes les parties prenantes, y compris les femmes et les peuples autochtones. » • Les gouvernements doivent reconnaître l’importance de la gestion des écosystèmes côtiers « Les gens ne réalisent souvent pas à quel point la nature peut être efficace dans la lutte contre les effets du changement climatique », dit Edmund Barrow, chef du Programme de gestion des écosystèmes de l’UICN.« Le défi est de trouver les moyens les plus appropriés et durables de le montrer. La gestion des écosystèmes côtiers offre un double avantage : non seulement elle permet de protéger les communautés de l’inévitable élévation du niveau de la mer, mais des systèmes côtiers en bonne santé permettent également de capturer et de stocker d’énormes quantités de carbone. » • L’acidification des océans est un défi mondial « Le temps est venu d’agir », explique Dorothée Herr, Chargée du programme marin.« Les décideurs ont besoin de reconnaître et de traiter l’acidification des océans, comme il est maintenant clair que c’est un problème lié au changement climatique qui engendrera des conséquences dévastatrices si rien n’est fait. L’acidification des océans à l’échelle mondiale est causée uniquement par l’augmentation des concentrations de CO2 atmosphérique et représente une menace majeure non seulement pour la biodiversité marine, mais aussi pour la sécurité alimentaire mondiale. » Pour en savoir plus : http://www.iucn.org/unfccc/
Conférence de Cancún : dépasser la crise et restaurer rapidement la confiance dans la lutte contre le changement climatique
A l’occasion du Sommet sur le climat des Nations Unies qui se tiendra à Cancun, l’UICN appelle les décideurs à restaurer la confiance dans le processus de négociation, à accroître les fonds alloués à la lutte contre le changement climatique et à veiller à ce que les alternatives naturelles soient intégrées à l’après-2012. L’adaptation au changement climatique, le financement et la réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts (REDD) sont quelques-uns des principaux thèmes auxquels réfléchiront les 194 pays réunis au Mexique du 29 novembre au 10 décembre 2010. Réaliser aujourd’hui des avancées significatives afin de conclure très rapidement un accord légalement contraignant « Dans le monde entier, on peut voir de nombreux pays et communautés faire des progrès sur le terrain pour s’adapter aux impacts du changement climatique et réduire leurs émissions » affirme le Directeur de l’environnement et du développement de l’UICN, Stewart Maginnis. « Cependant, seul un accord équitable, complet et légalement contraignant offrira l’engagement international indispensable pour gérer la crise climatique. À Cancun, il faut que les gouvernements restaurent la confiance ébranlée dans le processus de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique, ce qui nous rapprochera de la finalisation d’un accord pour sauver la planète ». Restaurer la confiance perdue par des plans de financement accélérés et à long terme « Nous devons mettre derrière nous la paralysie de l’après-Copenhague » analyse Claire Parker, Consultante Senior sur les politiques de lutte contre le changement climatique. « Il nous faut trouver des nouveaux financements pour limiter les impacts du changement climatique et réduire les émissions. Pour les pays en développement, il doit s’agir d’un financement additionnel à l’Aide publique au développement, qui leur permette de s’adapter aux impacts déjà perceptibles aujourd’hui et de réduire leurs émissions ». Trouver un accord sur le REDD+ (réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts) pour maintenir les forêts durables et en bonne santé « Réduire les émissions de gaz à effet de serre permet non seulement de conserver les ressources naturelles forestières dont dépendent des millions de personnes vulnérables, mais c’est aussi une solution gagnante pour les deux parties : les hommes et la nature » souligne Carole Saint-Laurent, Conseillère Senior sur les politiques forestières à l’UICN.« C’est pour l’instant l’une des évolutions les plus prometteuses dans les négociations, et il est temps que les gouvernements insistent davantage pour intégrer définitivement le REDD+ dans le futur accord sur le climat ». S’accorder sur un cadre d’adaptation pour faire avancer les négociations « Les pays vulnérables en développement en particulier luttent déjà pour faire face aux impacts du changement climatique » rappelle Ninni Ikkala, Coordinatrice à l’UICN pour le changement climatique.« Un cadre mondial d’adaptation est indispensable pour soutenir internationalement les actions urgentes et nécessaires sur le terrain, notamment une meilleure gestion des ressources naturelles et l’assurance que les communautés locales en bénéficient ». La position de l’UICN pour la conférence est téléchargeable ci-dessous. Des photos et du matériel audio et vidéo sont disponibles à l’adresse suivante : http://www.iucn.org/unfccc/events/2010_cancun/ Relations avec les médias : Brian Thomson, Responsable des relations avec les médias , tel. portable : +41 79 721 8326, courriel : brian.thomson@iucn.org Borjana Pervan, Chargée des relations avec les médias, tel. portable : +41798574072, courriel : borjana.pervan@iucn.org Documents joints Position de l’UICN – Conférence de Cancún