“Un monde juste qui valorise et conserve la Nature“


OUTRE-MER EUROPEEN –
PROGRAMME BEST

 

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Historique

2003-2007: le Comité français de l’UICN, avec la contribution de son groupe outre-mer, identifie d’une part, la nécessité de mettre en place une politique spécifique de l’Europe pour la biodiversité des outre-mer européens s’appuyant sur le constat que ces territoires sont les plus riches en biodiversité de l’Union européenne mais qu’ils ne bénéficient pas de la principale politique européenne en faveur de la nature (Natura 2000 et ses deux directives associées), et d’autre part que les politiques de développement et les financements européens intègrent peu les enjeux de protection de l’environnement dans les outre-mer. Des discussions sont engagées avec la Commission Européenne, et le Comité français de l’UICN met en place une coordination avec les Comités britannique et néerlandais de l’UICN et appuie la création d’un programme « outre-mer européen » au sein du Secrétariat mondial de l’UICN.

2008 : Le Secrétariat de l’UICN organise avec le concours du Comité français de l’UICN la première conférence rassemblant les acteurs de la biodiversité des outre-mer européen à La Réunion en juillet 2008. Les participants adoptent le « Message de la Réunion » demandant la mise en place d’une initiative spécifique de l’Europe sur la biodiversité des outre-mer européens, ce qui mène à la création de l’initiative BEST, financée par la Commission européenne, sous l’impulsion du Parlement européen, et avec un concours financier additionnel de l’Agence Française de Développement.

2011-2012 : Une action préparatoire de cette initiative, adoptée par le Parlement européen, a financé en 2011 (BEST I) et 2012 (BEST II) un total de 16 projets sur le terrain.  Le projet CORAIL du CRIOBE (2012-2016) a été financé dans ce cadre ainsi que le projet de l’association Manu. Le projet CORAIL du CRIOBE (2012-2016) est un projet d’appui à la décision sur les écosystèmes côtiers et leurs services. Le projet de Manu (2012-2015) est un projet de terrain qui répond à un réel besoin local.

Le déroulement des deux appels à propositions de BEST I et BEST II a montré (1) qu’il y avait une forte demande de financement pour des actions de terrain dans les Outre-Mer européens, avec six fois plus de projets sélectionnés que le budget disponible ; et (2) qu’il était nécessaire d’établir un mécanisme de soutien financier durable spécialement dédié aux enjeux de protection de la biodiversité dans les Outre-Mer.

2013: Un règlement européen (n°1293/2013) sur le programme LIFE élargit l’égibilité du programme aux pays et territoires d’outre-mer (PTOM). Cependant, le texte est formulé de façon telle qu’il est virtuellement impossible pour les PTOM d’obtenir avec succès in financement LIFE pour des projets de protection de l’environnement.

2014 : Une seconde conférence rassemblant les acteurs des outre-mer européens est organisée en Guadeloupe en octobre 2014 pour réaffirmer l’importance d’une mobilisation accrue pour lutter contre l’érosion de la biodiversité et les changements climatiques.

2014- 2017: Suite au succès rencontré par les appels à projet, la Commission Européenne finance un troisième volet, BEST III actuellement en cours de finalisation. Ce projet est mis en œuvre par le consortium BEST, rassemblant plusieurs organisations présentes en outre-mer et coordonné par le Secrétariat international de l’UICN, couvrant les 7 régions biogéographiques dont le Pacifique. Le projet permet de réaliser des profils d’écosystèmes et des stratégies d’Investissement basés sur les priorités géographiques (Zones Clé de Biodiversité) et thématiques dans chaque territoire. Le Comité français de l’UICN pilote ce travail dans le Pacifique, afin de poser des jalons clairs de sélection de projets à financer dans un travail collaboratif avec les acteurs de chaque territoire (Polynésie française, Pitcairn, Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna). Il vise à catalyser la transition vers une initiative européenne pérenne.

2015-2019 : Pour continuer à soutenir des projets dans les outre-mer, en attendant la mise en place d’un mécanisme pérenne, un programme-test de subventions, nommé BEST 2.0, est lancé dans les PTOM, soutenu par la DG DEVCO dans le cadre de l’initiative B4Life (Biodiversity for Life). Ce programme finance trois appels à projets en 2015, 2016 et 2017 : dans la région Pacifique,  4 projets ont été  financés en 2015 (subventions ‘moyennes’ jusqu’à 400,000 euros), 12 projets ont été sélectionnés pour des financements en 2016 (petites subventions, jusqu’à 100,000 euros) et un troisième appel à projet pour des petites subventions jusqu’à 50,000 euros sera lancé en 2017. Dans le région Océan Indien, 3 projets ont été financés en 2015, et 1 en 2016. L’objectif est d’aider directement les acteurs sur le terrain qui sont souvent écartés des financements européens du fait de l’insuffisance de leur trésorerie ou leur manque de capacité.  BEST 2.0 inclut ainsi un important volet de renforcement de capacités, mis en œuvre sur le terrain pour être au plus près des acteurs : pour les région Pacifique et Océan Indien, c’est le Comité français de l’UICN qui coordonne ces actions.

2017: en parallèle de du dernier appel à projet BEST 2.0 (un appel similaire devrait être lancé dans les RUP françaises qui n’ont pour l’instant pas bénéficié de subventions dans le cadre de BEST),  une conférence ‘politique’ sera tenue n marge du Forum UE-PTOM qui doit se tenir à Aruba en février prochain. Le groupe ‘politique’ réunira les représentants des gouvernements des territoires, afin de définir les options et de valider in fine le mécanisme de financement pérenne sur la biodiversité en Outre-mer.

BEST se positionne ainsi en complémentarité avec d’autres outils de financement européens dans les RUP et les PTOM, car le programme cible en priorité les acteurs de la société civile qui ne bénéficient pas des fonds européens plus larges, et renforce leur capacité pour assurer leur autonomie et  éventuellement prendre le relais pour assurer la continuité de projets déjà financés par d’autres fonds européens. BEST peut ainsi constituer un véritable effet levier avec d’autres projets européens, tout en garantissant le respect des stratégies et politiques des territoires.

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