Conseil de la mer et des littoraux, traçons un cap pour les océans !

Biodiversité, transition énergétique, réforme du code minier, fiscalité écologique… Pour chacun des grands chantiers lancés par le gouvernement à la suite de la conférence environnementale, la dimension maritime doit être prise compte. Pourtant, la mer est la grande absente des débats. Demain, la première réunion du Conseil National de la Mer et des Littoraux (CNML), créé à l’initiative du Grenelle de la Mer, est l’occasion de mettre les océans au cœur de la politique environnementale de la France. Parviendra-t-il à le faire ? Le CNML doit être porteur d’une politique maritime environnementale ambitieuse Pour certains, la mer est le nouvel « eldorado ». On connaît malheureusement les travers d’un développement économique sauvage. Pour ne pas répéter en mer les erreurs commises à terre, il est impératif de réintégrer la protection de la mer à l’agenda du Gouvernement. Créé pour assurer le suivi du Grenelle de la mer et rendre son avis sur tous les domaines intéressant la mer, le CNML doit donner une dimension environnementale réelle à la politique maritime de la France. Demandez le programme ! Biodiversité, transition énergétique, réforme du code minier, fiscalité écologique… Le CNML doit insuffler une dynamique marine aux chantiers ouverts par le Gouvernement. La transition énergétique devra passer par le développement des énergies marines renouvelables, notamment dans les outre-mer, où la France s’est engagée pour le développement de projets pilotes. La réforme du code minier, quant à elle, doit intégrer les enjeux de l’exploitation minière en mer et la protection des milieux. Enfin, le volet marin de la fiscalité écologique doit impérativement être développé si nous voulons nous donner les moyens de respecter nos engagements européens et internationaux (qualité de l’eau, bon état écologique en 2020, atteinte du rendement maximum durable pour les stocks de poissons, création d’aires marines protégées…). Océans : la France doit être chef de file La France devra également s’atteler au chantier de la gouvernance des océans. Lors du Sommet de Rio+20, de juin dernier, les Etats membres des Nations unies se sont engagés à « s’occuper en urgence » et ce avant 2014, de la préservation et de la gestion de la biodiversité marine en haute mer. Malheureusement, l’agenda et les propositions restent toujours aussi flous. Avec 11 millions de km² d’espaces maritimes, la France doit être force de propositions dès maintenant ! Le Conseil National de la Mer et des Littoraux doit être porteur d’une nouvelle ambition pour la mer. C’est en réussissant à mettre les océans au cœur des priorités environnementales de la France qu’il légitimera son existence et démontrera son utilité. La mer est notre patrimoine commun et il est grand temps de la connaître et de la sauver pour faire mentir l’adage « la mer c’est ce que les gens ont dans le dos quand ils regardent la plage »* Communiqué de presse en pdf en téléchargement ci-dessous. * Eric Tabarly Document joint Communiqué de presse CNML

Résultats du concours prairies fleuries 2012 – prix franco-suisse

Remise des prix du concours Franco – Suisse des prairies fleuries 2012 au siège mondial de l’UICN Le 10 janvier 2013, le siège mondial de l’UICN a accueilli la remise des Prix du concours Franco – Suisse des prairies fleuries 2012, organisé par les Parcs naturels régionaux du Haut Jura et du Jura Vaudois sur leurs pâturages boisés. Cette remise des prix a été l’occasion d’échanges autour des concours de prairies et des grands enjeux liés à la gestion des pâturages. Pour l’occasion, le concours a été accueilli au siège de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), à Gland (Suisse). Les liens existants entre les concours de Prairies Fleuries et les politiques menées par les Parcs organisateurs ont été présentés par leurs représentants : Jean Gabriel Nast, président du Parc naturel régional Haut Jura Olivier Schär, directeur du Parc naturel régional Jura Vaudois La volonté des deux Parcs voisins de mener des actions communes y a été réaffirmée. Les représentants des organisations internationales présentes, Pierre Commenville pour l’UICN et Thobias Salathé pour RAMSAR ont explicité leur intérêt pour les actions de concertation agro – environnementales dont les concours des Prairies Fleuries sont un modèle, tant au niveau local que national. Le cadre national français des Concours de prairies fut au préalable présenté par Thierry Mougey de la Fédération des parcs naturels régionaux de France. Le professeur François Gillet (Université de Franche-Comté – CNRS), Président du Jury, a présenté les milieux spécifiques et les enjeux de gestion liés aux pâturages boisés. Son intervention fut complétée par des précisions thématiques apportées par les experts du jury, chacun dans son domaine de compétences : Les enjeux environnementaux – François Dehondt, Conservatoire Botanique National de Franche Comté. Les enjeux agronomiques – Eric Mosimann et Marco Meisser, Agroscope Changins Les enjeux sylvicoles – Alexandre Butin, Office National des Forêts Les enjeux apicoles – Jakob Troxler, Fédération Vaudoise des sociétés d’Apiculture Les enjeux paysagers – Armelle Briançon, Paysagiste Les enjeux d’intégration au sein des systèmes de production agricoles – Keran Larue, Chambre régionale d’agriculture de Franche Comté   Puis, le palmarès 2012 du concours a été dévoilé et les prix ont été remis à (voir délibération 2012 des Jurys, ci-dessous) : Prix des Jeunes Pousses : M. DAVID Xavier, EARL de la Laizinette, Mouthe. Prix spécial – Gestion équilibrée en lien avec le produit M. Poncet – La Duchatte – la Racine, Les Bioux. Premier Prix – Prix de l’équilibre Agri écologique M. Bournez – La Petite Echelle – Rochejean (Source PNRHJ Jean Yves Vansteelant et ONF Alexandre BUTIN)   Document joint Délibération Concours Prairies Fleuries 2010

Exploitation aurifère en Guyane : l’UICN France demande l’annulation du permis Rexma

Le Comité français de l’UICN a demandé au Premier ministre d’annuler le permis d’exploitation aurifère accordé par le Ministre du Redressement productif à la société REXMA sur le territoire de la commune de Saül, situé dans un secteur du Parc amazonien de Guyane et dans une zone interdite à l’exploitation dans le schéma départemental d’orientation minière. Un arrêté ministériel du 26 octobre 2012, paru au JORF n°0288 du 11 décembre 2012 et signé par le Ministre du Redressement productif, accorde un permis d’exploitation de mines d’or et substances connexes, dénommé « Permis Limonade », à la société REXMA sur le territoire de la commune de Saül en Guyane. Ce permis concerne une zone interdite à l’exploitation minière du Schéma Départemental d’Orientation Minière de la Guyane qui est entré en vigueur depuis le 1er janvier 2012 et qui avait l’objet d’une large concertation à laquelle le Comité français de l’UICN avait participé. Ce secteur est également inclus dans la zone d’adhésion du Parc amazonien de Guyane et aura des impacts dans la zone cœur de ce parc national, puisque l’exploitation sera réalisée en amont et à proximité immédiate du bassin versant de la Crique Limonade qui en est partie intégrante (pollution au mercure, perturbation des cours d’eaux par les sédiments, etc…). Cette décision a suscité des oppositions parmi les élus guyanais et les habitants de la commune de Saül, située tout près de l’exploitation, qui se sont engagés dans une politique de développement durable du territoire basée notamment sur la valorisation touristique du patrimoine naturel. Cette décision est enfin en contradiction avec les objectifs des concertations actuellement menées sur la réforme du Code minier et la charte du Parc amazonien de Guyane. Le Président du Comité français de l’UICN a ainsi demandé au Premier Ministre, par un courrier en date du 19 décembre 2012, l’annulation de ce permis.

Déclaration de l’UICN France sur les parcs nationaux

Déclaration relative aux parcs nationaux La Commission des aires protégées de l’UICN a manifesté à plusieurs reprises à l’occasion des Congrès français de la Nature son attachement à préserver la grande valeur naturelle qui caractérise les parcs nationaux et à placer les enjeux de protection de la diversité biologique au-dessus de tout autre intérêt plus immédiat pouvant leur porter atteinte. Les parcs nationaux ont fait l’objet de deux recommandations appelant à « consolider et pérenniser la stratégie de création des aires protégées terrestres » (2012) et engageant l’Etat à réaffirmer « une politique volontariste » en leur faveur (2011). L’UICN France insiste sur la double nécessité simultanée De continuer à garantir la protection forte des cœurs de parcs nationaux, dans le respect des principes de gestion de la catégorie II de l’UICN, en accord avec les objectifs du Grenelle de l’environnement et avec les engagements internationaux de la France (objectif n°11 d’Aichi), De mobiliser tous les acteurs pour un développement durable des aires d’adhésion des parcs nationaux, en prenant en compte la solidarité écologique et les autres interactions entre le cœur du parc national et les territoires environnants. Réunie au lendemain de l’ouverture de l’enquête publique sur la charte du Parc national de la Vanoise, la Commission des aires protégées de l’UICN France rappelle l’importance de ce parc, premier créé en France il y a presque cinquante ans. Le Parc national de la Vanoise, avec les autres parcs nationaux dont les zones cœur couvrent au total environ 1% du territoire métropolitain, est un élément essentiel du réseau français d’aires protégées. Parmi les engagements pris par notre pays au titre de la Convention sur la diversité biologique, la France s’est engagée à gérer efficacement et à développer ce réseau. Elle s’est fixée l’objectif de doubler la superficie fortement préservée de notre territoire terrestre métropolitain. La Commission s’est tenue informée des travaux de préparation de la charte, qui ont largement associé l’ensemble des parties prenantes, et particulièrement les collectivités locales. Elle souhaite donc vivement que cette charte soit rapidement adoptée et largement ratifiée, même si elle estime qu’elle aurait pu être plus ambitieuse, au service d’un développement économique durable de l’aire d’adhésion plus profondément enraciné dans un patrimoine naturel et culturel soigneusement préservé et restauré. Les déclarations faites, à cette étape de la procédure, par un certain nombre de collectivités locales sont préoccupantes. La Commission estime qu’il serait très regrettable que les possibilités nouvelles, ouvertes par la loi du 14 avril 2006, de développer les interrelations entre la zone cœur et l’aire d’adhésion, ne soient pas pleinement utilisées au bénéfice des populations locales et de leurs hôtes. Elle appelle à surmonter les méfiances historiques et à se tourner résolument vers l’avenir. Elle souhaiterait donc vivement que les communes de l’aire d’adhésion adhèrent nombreuses à la charte. La Commission estime que les difficultés que traverse le Parc national de la Vanoise doivent conduire l’établissement public à se mobiliser pour poursuivre et moderniser son intervention en faveur de la biodiversité et de l’accès à la nature, en poursuivant le dialogue avec les habitants de l’aire d’adhésion et leurs représentants, et avec toutes les autres parties prenantes. Ceci suppose qu’il soit soutenu efficacement, et notamment doté de moyens humains et techniques à la hauteur des enjeux et des difficultés rencontrées. La Commission se félicite du climat globalement positif dans lequel se mettent en place les chartes des autres parcs nationaux. Elle est consciente que l’application de la loi de 2006 va faire évoluer les missions des personnels des parcs, et que des efforts doivent être faits pour les soutenir et les aider dans cette évolution, qui parait difficilement compatible avec une réduction annoncée des moyens humains et financiers affectés à leurs missions. En ce qui concerne le Parc Amazonien de Guyane, créé en 2007, où l’enquête publique va être ouverte dans les prochaines semaines, la Commission des aires protégées de l’UICN France se félicite que la lutte contre l’orpaillage illégal soit une des priorités fortes du projet de charte. Elle estime que cette lutte est essentielle à la fois pour les conditions de vie des populations locales, et pour la préservation de la zone cœur du Parc national. Elle soutient la position prise à cet égard par les instances du Parc, réclamant une action déterminée et soutenue, concentrée en priorité au bénéfice des aires protégées et des bassins de vie.

Fête de la nature 2013

C’est parti pour la 7e édition de la Fête de la Nature ! Le prochain rendez-vous annuel de tous les amis de la nature se déroulera du 22 au 26 mai 2013, avec un coup d’envoi le 22 mai, à l’occasion de la Journée internationale de la biodiversité. En 2013, la Fête de la Nature proposera de porter le regard sur les petites bêtes en tous genres avec le thème « Cherchons les petites bêtes ! ». Qu’elles sautent, rampent, volent, se cachent dans les maisons, dans les herbes, dans le sol, sous les algues, dans les fissures…, les loupes seront de rigueur pour partir à leur recherche et débusquer les plus petits des animaux ! Membres d’associations, représentants de collectivités territoriales, enseignants, personnels de maisons de retraites, salariés des entreprises, particuliers…, vous êtes tous invités à devenir acteurs de la Fête de la Nature en organisant une ou plusieurs manifestations et en accueillant votre public le temps d’une journée, du week-end ou pendant les 5 jours de fête ! La labellisation des manifestations est d’ores et déjà ouverte. Pour mémoire, une manifestation peut être labellisée si elle respecte les critères de la charte de la Fête de la Nature : gratuité, ouverture au plus grand nombre, contact direct avec la nature, progression des connaissances sur la biodiversité… Pour labelliser vos manifestations, connectez-vous ou créez votre compte Acteur de la Fête de la Nature. Et pour préparer vos événements, des supports pédagogiques et un kit de communication seront mis à votre disposition sur le site internet de la Fête de la Nature en janvier. Accéder au site de la Fête de la Nature

L’UICN France et ses partenaires du secteur privé : 4 engagements reconnus SNB

A l’issue du premier appel pour déposer des engagements volontaires répondant à la Stratégie nationale pour la biodiversité, 4 entreprises partenaires du Comité français de l’UICN, ainsi que 3 de ses organisations membres, ont obtenu la reconnaissance « engagement SNB » pour leurs projets. Le 19 mai 2011, le Ministère de l’Écologie a lancé une nouvelle Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) pour la période 2011-2020. Depuis, 290 acteurs ont adhéré à l’ambition de cette nouvelle SNB qui consiste à préserver, restaurer, renforcer, valoriser la biodiversité et en assurer l’usage durable et équitable par une mobilisation du plus grand nombre. Adhérant pleinement à cette nouvelle stratégie, l’UICN France avait salué le processus participatif qui a été mis en place pour réviser la stratégie, en soulignant toutefois que les clés de la réussite seraient la large mobilisation de tous les acteurs et l’intégration concrète et efficace de la biodiversité dans toutes les politiques à toutes les échelles du territoire. Tous les acteurs privés et publics ont été invités à adhérer à cette nouvelle SNB puis à proposer des engagements volontaires constitué d’actions significatives, cohérentes, proportionnées et additionnelles. En 2012, pour cette première phase, 33 acteurs ont déposé un dossier d’engagement volontaire. Ces dossiers ont fait l’objet d’une évaluation réalisée par des représentants du comité de suivi de la stratégie nationale pour la biodiversité. A l’issue de cet examen, le statut « d’engagement reconnu SNB » a été attribué aux projets portés par 22 acteurs (entreprises, associations, collectivités, syndicats,…). Les projets de quatre partenaires entreprises du Comité français de l’UICN, GSM, Ciments Calcia, GDF-Suez et Lafarge , ont bénéficié de la reconnaissance SNB, sur la base d’un engagement volontaire préparé en collaboration. Le détail des projets est consultable sur les pages dédiées à chacun de nos partenaires : Entreprises et biodiversité Les projets de trois organismes membres du Comité français de l’UICN ont également reçu la reconnaissance SNB : Humanité & Biodiversité, la Ligue pour la Protection des Oiseaux et Réserves Naturelles de France. Le 17 décembre dernier, l’événement « le temps de l’engagement pour la biodiversité »organisé par le Ministère de l’Ecologie, au Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) a été l’occasion de présenter ces 22 engagements reconnus pour l’année 2012. Les prochains dossiers d’engagements volontaires devront être déposés avant la fin mai 2013 auprès du secrétariat de la SNB du Ministère de l’Ecologie.

Rencontre avec le nouveau Président de l’UICN

Le nouveau Président de l’UICN, ZHANG Xinsheng, a rencontré les membres français de l’UICN pour échanger avec eux sur les enjeux de l’environnement et du développement, ainsi que l’action de l’UICN dans ce domaine. Plusieurs membres français de l’UICN ont pu rencontrer le nouveau Président de l’UICN, M. ZHANG, élu par l’Assemblée Générale lors du dernier Congrès mondial de la nature (Jeju, Corée du Sud, septembre 2012). Cette réunion a été organisée le 12 décembre 2012 par le Comité français de l’UICN et l’Agence Française de Développement. En introduction, M. François GAVE du Ministère des affaires Etrangères, M. TROUVILLIEZ du Ministère de l’Ecologie et M. KLEITZ de l’Agence Française de Développement ont rappelé leur attachement à la mission et aux objectifs poursuivis par l’UICN pour la conservation de la biodiversité au niveau mondial. Ils ont également manifesté leur volonté d’engager une nouvelle phase du partenariat existant entre le gouvernement français et le Secrétariat de l’UICN sur la base du nouveau programme mondial 2013-2016 de l’Union adopté à Jeju. Ce partenariat (Accord-Cadre) existe depuis 2005 et a permis de mettre en oeuvre de nombreuses actions. Le Président du Comité français de l’UICN, M. LEFEBVRE, a ensuite présenté les principales actions menées par le réseau des membres et experts français de l’UICN. La France est en effet le 2ème pays ayant le plus grand nombre d’organismes membres de l’UICN, après les USA, et le Comité français est le 2ème plus grand comité national de l’UICN. Après avoir présenté sa vision et son engagement, le Président ZHANG a échangé avec les membres sur plusieurs sujets (changement climatique, implication des collectivités locales, IPBES, ONUE, économie verte…)

Les lauréats de la Palme IFRECOR 2012 sont…

Pour la deuxième année, l’IFRECOR – Initiative française pour les récifs coralliens – a lancé le concours Palme IFRECOR à destination des élus des collectivités d’outre-mer, organisé par le Comité français de l’UICN. Ce concours a pour objectif de valoriser les actions et politiques exemplaires mises en œuvre pour la préservation et la gestion durable des récifs coralliens et leurs écosystèmes associés (herbiers et mangroves).   Huit candidatures étaient en compétition pour la seconde édition du concours dédié exclusivement aux élus d’outre-mer. Le jury, présidé par le Professeur Bernard Salvat (professeur émérite de l’EPHE – École Pratique des Hautes Études et spécialiste mondial des récifs coralliens), a choisi de récompenser pour la Palme IFRECOR 2012 : Dans la catégorie « Protection, valorisation, restauration » M. Daniel CHOMET, conseiller régional de la Martinique et Président du Parc Naturel régional pour le projet « Création de la Réserve naturelle régionale de la Baie de Génipa » La Baie de Genipa présente un patrimoine écologique d’exception (mangroves, herbiers à phanérogames, bancs coralliens) mais soumis à de nombreuses pressions, comme les pollutions, entraînant notamment une diminution des densités de poissons. Le projet de création d’une Réserve naturelle régionale, lancé en 2007, est en cours de finalisation pour protéger ces milieux naturels. La réserve et la gestion associée permettront de limiter les dégradations subies par les écosystèmes et de garantir leur bon état écologique à long terme.   Dans la catégorie « Éducation et sensibilisation » M. Abourahamane SOILIHI, Sénateur-maire de Mamoudzou (Mayotte) pour le projet « Connaître la mangrove de Tsoundzou pour mieux la protéger ensemble » Ce projet pluriannuel a pour objectif de sensibiliser les habitants du village de Tsoundzou I à la préservation de l’environnement, et en particulier à lutter contre le défrichement des mangroves. Il permet, grâce au partenariat avec l’antenne mahoraise du Conservatoire botanique national des Mascarins, de développer les connaissances et l’esprit critique des enfants sur la protection des mangroves et sur les problématiques liées à leur dégradation. Sept demi-journées d’animation sur le terrain sont en particulier dédiées aux enfants des classes de primaire de l’école municipale de Tsoundzou I.   Une remise des trophées au Ministère des Outre-mer Lundi 19 novembre, à l’occasion de la journée Outre-Mer du Congrès de l’Association des Maires de France (AMF) qui se tenait à l’Hôtel de Ville de Paris, une grande exposition photographique a présenté l’ensemble des projets candidats pour la Palme IFRECOR 2012.La cérémonie de remise des trophées s’est tenue au Ministère des Outre-Mer à l’issue de cette journée, en présence de la Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, Delphine Batho, du Ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, du Président de l’AMF, Jacques Pélissard et du Président du Comité français de l’UICN, Christophe Lefebvre, et de 500 élus ultramarins.   > Découvrez également le livret des projets candidats à la Palme IFRECOR 2012 > Site internet de l’IFRECOR

Traduire les engagements en actions à Doha

Le grand potentiel que la nature offre comme une solution efficace au défi climatique devrait être l’une des questions centrales du débat de Doha selon l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Le sommet annuel des Nations Unies le changement climatique qui a lieu à Doha, au Qatar, du 26 novembre au 7 décembre 2012 doit permettre de rétablir la confiance mutuelle dans le processus multilatéral en cours depuis les deux dernières années. Honorer les engagements existants et traduire les décisions prises en actions sera au cœur de cet événement majeur de l’année sur le climat. « Nous devons prendre conscience que la mise en œuvre des solutions que la nature fournit ne se fait pas au détriment des emplois ou de la croissance économique », dit Stewart Maginnis, Directeur du Groupe de l’UICN sur l’environnement et le développement. « De nombreux pays et communautés utilisent déjà les solutions offertes par la nature pour s’adapter aux effets dévastateurs du changement climatique et pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, mais il reste encore beaucoup à faire pour promouvoir ces solutions au niveau mondial. » Enrayer la perte et la dégradation des écosystèmes et promouvoir leur restauration peut représenter plus d’un tiers des objectifs d’atténuation du changement climatique global nécessaire d’ici à 2030, selon l’UICN. Le « Défi de Bonn » pour restaurer 150 millions d’hectares de terres déboisées et dégradées d’ici 2020 est un moyen concret dans lequel les pays et les propriétaires fonciers peuvent y contribuer. Une gestion appropriée de la nature réduit la vulnérabilité des populations face aux menaces posées par le changement climatique. Protéger les forêts, les récifs coralliens, les mangroves et les systèmes fluviaux aide les gens à s’adapter au changement climatique et de réduire ses impacts. « Les décisions prises à Doha doivent promouvoir le développement et la mise en œuvre d’un mécanisme environnemental efficace et équitable pour les actions sur les forêts à l’échelle nationale connu sous le nom de REDD + (Réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts), » dit Stewart Maginnis. « Pour que REDD + soit efficace, nous devons faire en sorte que les avantages issus de la nature soient répartis de manière équitable et que toutes les parties concernées, y compris les femmes et les peuples autochtones, puissent y participer. » Les écosystèmes marins tels que les récifs coralliens et les mangroves sont parmi les plus vulnérables au changement climatique, avec des millions de gens qui en dépendent pour la nourriture, le tourisme et le développement. Intacts, les écosystèmes côtiers offrent un double avantage dans le contexte des changements climatiques – ils protègent les communautés de l’inévitable élévation du niveau de la mer et des tempêtes tout en capturant et stockant de grandes quantités de carbone. L’UICN exhorte également les décideurs à reconnaître l’acidification des océans comme un défi mondial et de prendre les mesures indispensables visant à y remédier. L’acidification des océans causée par les activités humaines aura de profondes répercussions sur la vie marine, même en l’absence d’une nouvelle augmentation des émissions de CO₂. « Nous avons besoin de sortir de Doha à un accord politique solide qui tient compte de la variété des solutions pragmatiques que la nature offre et qui apporte un réel changement et de nouvelles actions », ajoute Stewart Maginnis. Pour plus d’informations : Borjana Pervan, Relations médias UICN, +41 79 857 4072, borjana.pervan@iucn.org

Les négociations de l’ONU sur la biodiversité ont avancé, mais la nature a besoin de plus !

Malgré des progrès en vue d’atteindre les objectifs de 2020 pour stopper la perte de biodiversité, l’UICN demande que les efforts de conservation de la nature soient renforcés d’urgence pour respecter l’échéance de 2020 afin de sauver la diversité de la vie de notre planète. Les négociations de l’ONU sur la biodiversité, qui se terminent aujourd’hui à Hyderabad, en Inde, ont abouti à un consensus général sur le besoin urgent de disposer de financements plus importants et mieux gérés pour atteindre les objectifs validés en 2010, mais les pays n’ont pas réussi à s’entendre sur le montant exact nécessaire. La principale décision est de doubler les financements internationaux de la biodiversité, des pays du Nord vers les pays du Sud, d’ici 2015 (par rapport au niveau moyen de financement attribué entre 2006-2010) et de maintenir au moins ce niveau jusqu’à 2020. « L’absence d’accord chiffré sur les fonds publics nécessaires pour conserver la biodiversité met en évidence la nécessité de chercher de façon innovante des soutiens provenant d’autres sources », dit Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l’UICN. « Nous avons vu des progrès vers la réalisation les objectifs que nous avons fixés il y a deux ans. Ces efforts doivent maintenant être renforcés d’urgence par un financement adéquat, en explorant toutes les opportunités, si l’on veut éviter un échec. » En effet, selon la dernière mise à jour de la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées ™ publié lors de la conférence, la situation de la biodiversité est toujours alarmante puisque 20.219 des 65.518 espèces évaluées sont menacées d’extinction. Les Parties à la Convention sur la diversité biologique se sont réunis à Hyderabad pour évaluer les progrès accomplis dans la mise en œuvre des décisions prises lors du Sommet de Nagoya sur la biodiversité en 2010, et notamment les Objectifs d’Aichi pour sauvegarder et restaurer la nature d’ici 2020. La réunion a mis en évidence des exemples de mesures de conservation concrètes et une attention forte à transformer les décisions prises à Nagoya en action sur le terrain. Quelques questions clés ont fait l’objet d’accords à Hyderabad, tels que la reconnaissance des zones marines écologiquement et biologiquement importantes, y compris celles recensées dans les eaux internationales, ce qui devrait largement augmenter leurs chances d’être protégées en vertu du droit international. S’adressant aux ministres réunis à Hyderabad, le Président de l’UICN, Zhang Xinsheng, a souligné la nécessité d’identifier de nouvelles sources de financements pour préserver la nature, tels que le secteur privé, et a souligné l’importance d’inclure la protection de l’environnement dans les politiques nationales de développement. « Le gouvernement de l’Inde a fait un travail fantastique dans l’organisation de cette réunion », a déclaré Zhang Xinsheng Président de l’UICN. « Dans deux ans, nous allons examiner à mi-parcours l’échéance de 2020. Nous sommes impatients de travailler avec le gouvernement de la Corée du Sud pour s’assurer qu’à la prochaine réunion de la Convention, nous constaterons plus de progrès. Nous sommes face à une crise qui menace toute la vie sur terre – nous ne pouvons pas nous permettre d’échouer ». Pour en savoir plus, consultez les pages du site de l’UICN dédiées à la COP 11 de la CDB.