Liste rouge 2012 : les palmiers de Madagascar proches de l’extinction
D’après la dernière mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN™, publiée le 17 octobre 2012 par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), 83% des palmiers de Madagascar sont menacés d’extinction, ce qui met également en danger les moyens de subsistance des populations locales. Cette mise à jour de la Liste comprend 65518 espèces, dont 20219 sont menacées d’extinction. L’évaluation du statut des palmiers de Madagascar a été menée par le Groupe de spécialistes des palmiers de la Commission de la sauvegarde des espèces (CSE), dans le cadre d’une évaluation de tous les palmiers. Les conclusions ont également tenu compte d’études effectuées par les Jardins botaniques royaux de Kew, un partenaire de la Liste rouge. « Les chiffres relatifs aux palmiers de Madagascar sont vraiment terrifiants, en particulier parce que la perte des palmiers porte atteinte à la biodiversité exceptionnelle de l’île mais aussi à sa population », dit Jane Smart, Directrice mondiale du Groupe de conservation de la biodiversité de l’UICN. « On ne peut pas fermer les yeux devant une telle situation. » Les palmiers font partie de la diversité biologique de Madagascar et les 192 espèces étudiées ne se trouvent nulle part ailleurs. Elles fournissent des ressources vitales, notamment des cœurs de palmier comestibles et des matériaux de construction, à certaines des populations les plus pauvres de l’île. La destruction de leurs habitats et la cueillette des cœurs de palmier sont des menaces importantes qui compromettent la survie de ces espèces. « La plupart des palmiers de Madagascar poussent dans les forêts humides de l’est de l’île, qui sont déjà réduites à un quart de leur étendue d’origine et continuent de disparaître » dit William Baker, Président du Groupe de spécialistes des palmiers de la CSE et Directeur des recherches sur les palmiers aux Jardins botaniques royaux de Kew.« Le taux élevé d’extinction des palmiers malgaches reflète le déclin de ces forêts, qui met en danger la remarquable richesse d’espèces sauvages qui s’y trouve ». Les populations d’un grand nombre d’espèces de palmiers sont en danger en raison du défrichage des terres pour l’agriculture et de l’exploitation des forêts. Ravenea delicatula (en danger critique d’extinction) ne se trouve que sur un seul site, mais celui-ci n’est pas protégé et il est menacé par le défrichage de la forêt par les populations locales, en vue de la culture du riz de montagne, ainsi que par la prospection minière à la recherche de minéraux et de pierres précieuses, notamment de rubis. Le Tahina ou « palmier suicidaire » (Tahina spectabilis), récemment découvert, figure pour la première fois sur la Liste rouge de l’UICN. Il s’agit d’un géant pouvant atteindre 18 mètres, visible même sur Google Earth. Quelques mois après la floraison et la production de graines, l’arbre meurt. Avec pas plus de 30 individus adultes à l’état naturel, l’espèce est classée « en danger critique d’extinction » ; une partie importante de son habitat a disparu pour laisser sa place à l’agriculture. Dypsis brittiana n’a été répertorié que dans un seul site, le parc naturel de Makira créé récemment. Bien que le site soit protégé, l’espèce peut être déjà éteinte en raison de la dégradation de son habitat. Aucun arbre n’a été trouvé en 2007, raison pour laquelle l’espèce a été classée « en danger critique d’extinction ». Des études complémentaires sont nécessaires pour confirmer son statut. La cueillette des graines menace également certaines espèces. Dypsis tokoravina (en danger critique d’extinction) est ciblé par des collecteurs de grains qui abattent l’arbre. Moins de 30 arbres survivraient à l’état naturel. Le Palmier majestueux (Ravenea rivularis) est une autre espèce appréciée par les horticulteurs sur le plan international. Son statut est passé de « vulnérable » à « en danger » en raison d’une diminution constante du nombre de palmiers adultes, du déclin de l’étendue et de la qualité de son habitat et de la cueillette de ses graines, qui se poursuit malgré une réglementation stricte du commerce. « Le réseau national d’aires protégées, géré par les Parcs Nationaux du Madagascar, protège certaines espèces de palmiers malgaches, mais pas toutes, loin de là », dit Russell Mittermeier, Président de Conservation International et Président du Groupe de spécialistes des primates de la CSE.« Pour sauver les palmiers de Madagascar et la biodiversité en général, il est essentiel d’établir une collaboration aussi étroite que possible avec les communautés locales, notamment pendant cette période de grave instabilité politique pendant laquelle l’action des organismes gouvernementaux est très perturbée. Malheureusement, à Madagascar, ce degré très élevé de danger ne s’applique pas exclusivement aux palmiers ». Cette évaluation du statut des palmiers de Madagascar fournit aux écologistes une base solide pour entreprendre des actions directes sur le terrain. Une bonne gestion de la cueillette des graines et la protection des habitats peuvent permettre de sauvegarder certaines espèces. Les Jardins botaniques royaux de Kew ont lancé plusieurs projets de conservation pour protéger certaines des espèces les plus emblématiques de palmiers de Madagascar. Un projet encourage les populations locales à protéger le palmier Manambe (Dypsis decipiens) classé « vulnérable », et Dypsis ambositrae (en danger critique d’extinction) dans l’aire protégée proposée d’Itremo. Pour le palmier suicidaire, l’ensemble du secteur de l’horticulture est appelé à se mobiliser pour le protéger. Avec l’aide de la banque nationale de semences de Madagascar, des graines cueillies de façon durable sont vendues par le biais d’un grainetier commercial. Les recettes reviennent à la population locale, qui les utilise pour rénover des bâtiments et améliorer la productivité des cultures vivrières. « Si certaines espèces de palmiers peuvent répondre à des actions ciblées de conservation, la sauvegarde des palmiers de Madagascar sur le long terme nécessite des efforts à grande échelle », dit Jane Smart. « Madagascar a fait de grands progrès dans la préservation de sa faune et de sa flore exceptionnelles en classant 10% de l’île en aires protégées. Il est cependant nécessaire de faire des efforts susceptibles de changer la donne, afin de protéger les habitats rémanents et de créer davantage d’aires protégées, conformément aux objectifs d’Aichi de sauvetage de la biodiversité sur le plan mondial, en faveur desquels un grand nombre de
Les collectivités territoriales françaises et leurs associations, mobilisées pour préserver, restaurer et valoriser la biodiversité
A l’occasion de la onzième conférence de la Convention sur la Diversité Biologique qui se tient actuellement à Hyderabad en Inde, les associations françaises d’élus et de collectivités territoriales se mobilisent en faveur de la biodiversité. Une déclaration commune, initiée et soutenue par le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, sera présentée aujourd’hui pour faire connaître leurs engagements. Tous les grands réseaux d’élus et de collectivités territoriales françaises ont contribué et signé cette déclaration : l’Association des Régions de France (ARF), l’Assemblée des Départements de France (ADF), l’Assemblée des Communautés de France (ADCF), l’Association des Maires de France (AMF), l’Association des Maires de Grandes Villes de France (AMGVF), la Fédération des Villes Moyennes (FVM), l’Association des Communautés Urbaines de France (ACUF), les Eco Maires et l’Association des Communes et Collectivités d’outre-mer (ACCDOM). Les collectivités mettent en place déjà de nombreuses actions mais elles reconnaissent toutefois la nécessité de renforcer leur implication pour la préservation de la biodiversité, compte tenu de l’urgence de la situation. Les réseaux de collectivités souhaitent ainsi participer à une mobilisation politique et sociétale plus forte. Ils s’engagent notamment à mobiliser leurs membres pour la réduction des pressions sur la biodiversité, la restauration des milieux naturels dégradés, la création et la gestion efficace d’un réseau d’aires protégées, le financement de nouvelles actions, ou encore la réforme des aides financières dommageables à la biodiversité. Par cette déclaration, les associations de collectivités françaises invitent également les Etats Parties à la Convention à soutenir les actions menées par les collectivités territoriales pour mieux évaluer, planifier et mettre en œuvre les actions et politiques de conservation de la biodiversité dans les territoires. Cette déclaration répond également à une résolution prise au Congrès mondial de la nature qui s’est tenu en République de Corée à Jeju, du 6 au 15 septembre 2012, demandant le renforcement de la collaboration entre les collectivités et le réseau de l’UICN. Elle sera présentée lors du Sommet des villes et des collectivités territoriales le mardi 16 octobre à Hyderabad. Document joint Déclaration collectivités locales COP11 CDB
Convention sur la Diversité Biologique : le grand plan pour la nature nécessite une action de grande ampleur et immédiate
Les gouvernements doivent passer à l’action et investir dans la nature afin de sauvegarder la diversité de la vie sur la terre et affronter les défis actuels du développement, a déclaré l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) devant la 11ème Conférence des parties à la Convention sur la biodiversité biologique (CDB COP11), qui s’ouvre aujourd’hui à Hyderabad, en Inde. Les représentants gouvernementaux réunis à Hyderabad discuteront de la mise en œuvre des décisions prises au sommet de la biodiversité de Nagoya en 2010, et en particulier des suites qui ont été données au Plan stratégique pour la biodiversité et aux Objectifs d’Aichi 2020 établis à l’occasion de ce sommet en matière de sauvegarde et de restauration de la nature. « À Nagoya, nous avons convenu d’un Plan de grande envergure assorti d’objectifs ambitieux mais réalistes pour protéger la biodiversité de notre planète », déclare Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l’UICN. « Nous avons à préserver cet élan. Les pertes de biodiversité se poursuivent et ont franchi les limites planétaires pouvant être jugées comme sûres. Le moment est venu de sérieusement faire le point sur les progrès que nous avons réalisés en vue de transformer le Plan de grande envergure en Action de grande envergure ». D’après la Liste rouge des espèces menacées™ de l’UICN, sur les 63 837 espèces évaluées, 19 817 sont menacées d’extinction, dont 41 % des amphibiens, 33 % des récifs coralliens, 25 % des mammifères, 13 % des oiseaux et 30 % des conifères. « Ce qui est inquiétant, c’est que les pertes de biodiversité augmentent actuellement et que, selon les prévisions, ces pertes vont s’intensifier dans l’avenir », déclare Jane Smart, Directrice mondiale du Groupe de conservation de la biodiversité de l’UICN. « Ce qui est plus réjouissant, toutefois, c’est que nous disposons d’un plan qui nous aidera à renverser cette tendance ». « Il faut que les pays entreprennent des actions efficaces au niveau national et qu’ils conçoivent la nature comme faisant partie intégrante de leurs plans de développement. Ce thème ne peut plus être réservé aux ministères de l’Environnement. Tous les ministères doivent être impliqués dans la conservation des atouts naturels de notre planète ». Le Congrès mondial de la nature de l’UICN tenu en septembre en Corée et le sommet Rio+20 de juin dernier ont démontré que l’œuvre de protection de la nature produit des avantages allant bien au-delà de la conservation de la diversité biologique et culturelle de notre planète. L’infrastructure naturelle que constituent les forêts, les rivières et les océans – avec leurs richesses naturelles et leur aptitude innée à appuyer notre adaptation au changement climatique et à en minimiser les impacts – offre des solutions viables à la plupart des défis pressants du développement, y compris ceux de caractère social et économique. « Nous ne parlons plus de sauver la nature dans le seul but de sauver celle-ci », ajoute Jane Smart. « Investir dans l’infrastructure naturelle constitue un moyen rentable de réagir aux besoins de l’être humain dans la durée, y compris la réduction de la pauvreté, la sécurité alimentaire, l’accès à des sources d’eau et d’énergie, l’instauration d’une économie stable et la création d’emplois. En notre période de crise économique mondiale, cet investissement ne peut qu’être fructueux et durable ». « La nature contient tous les ingrédients nécessaires à notre développement, que celui-ci soit économique, spirituel ou affectif », déclare Cyriaque N. Sendashonga, Directeur mondial du Groupe Programme et Politiques de l’UICN. « En faisant du tort à la nature, c’est à nous-mêmes, en définitive, que nous faisons du tort, car nous compromettons les fondements mêmes de notre développement et de notre bien-être ». « Les décideurs réunis à Hyderabad ont à reconnaître la nécessité urgente de passer à l’action et d’évoluer de la phase des négociations à une phase où nous commencerons à voir des changements sur le terrain ». Consultez toutes les positions de l’UICN pour la COP 11 de la CDB
Lancement d’une stratégie biodiversité pour le développement durable de Mayotte
Le 2 octobre 2012, 70 personnes (acteurs publics, économiques et de la société civile mahorais) ont participé, à l’invitation du Comité français de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), à la journée de lancement d’une stratégie biodiversité pour le développement durable de Mayotte à l’hémicycle Younoussa Bamana du Conseil Général. Lancement des travaux le 2 octobre au Conseil général de Mayotte Mayotte dispose d’un patrimoine naturel exceptionnel, terrestre comme marin, reconnu au niveau mondial. Ses écosystèmes sont primordiaux pour la qualité de vie et les activités économiques des mahorais. Ils apportent des services indispensables à la population tels que le maintien de sols fertiles, la lutte contre les risques naturels, l’épuration des eaux et l’approvisionnement en ressources halieutiques. Cependant ce patrimoine naturel est fragile et vulnérable. De nombreuses causes de dégradation le menacent : pollutions, urbanisation, espèces exotiques envahissantes, impacts du changement climatique… L’augmentation de la population et ses besoins de développement nécessitent de planifier les aménagements selon un diagnostic écologique partagé, et de mobiliser l’ensemble des acteurs pour préserver la biodiversité du territoire. La récente départementalisation de Mayotte et sa future accession au statut de Région Ultrapériphérique Européenne (RUP) impliqueront des évolutions des politiques locales et la prise en compte des exigences européennes en matière d’environnement. Cela sera aussi et surtout l’occasion de définir des projets innovants conciliant développement et protection de l’environnement pour mobiliser les fonds européens. Par ailleurs, l’élaboration en cours du Schéma d’Aménagement Régional doit permettre de définir un nouveau projet de territoire pour les prochaines années. C’est une étape clé pour mettre en place une politique de développement du territoire intégrant pleinement les enjeux de biodiversité. A l’origine en 1980 du concept de développement durable, l’UICN dispose d’un vaste réseau d’expertise et de compétences pour proposer des solutions pragmatiques aux défis du développement et de la préservation de la nature. L’UICN France propose ainsi de coordonner une réflexion commune avec les acteurs mahorais pour définir une stratégie biodiversité pour le développement durable de Mayotte, d’ici juillet 2013.
Lille, Capitale française de la biodiversité 2012 !
La Ville de Lille est la nouvelle « Capitale française de la biodiversité 2012 ». Ce concours récompense depuis 2010 les collectivités locales qui mettent en œuvre des démarches exemplaires en matière de protection et de restauration de la biodiversité. Le Comité français de l’UICN s’est associé à cette troisième édition organisée par Natureparif, dont le thème était « Biodiversité et citoyenneté ». Le jury a apprécié les outils innovants développés par Lille pour intégrer la nature et la biodiversité dans le tissu urbain, et mener des actions exemplaires pour réinstaurer la nature en ville avec les citoyens. L’appel à candidature était ouvert aux communes de plus de 2000 habitants, aux communautés de communes, aux communautés d’agglomération, communautés urbaines, syndicats d’agglomération nouvelle et métropoles. Aux côtés de Lille, Capitale française de la Biodiversité, mais également lauréate dans la catégorie des villes de plus de 100 000 habitants, cette troisième édition a également distingué : Saint-Nolff (Morbihan), lauréate dans la catégorie des petites villes ; Niort (Deux-sèvres), lauréate dans la catégorie des villes moyennes ; la Communauté urbaine de Strasbourg (Rhin), lauréate dans la catégorie des communautés urbaines et d’agglomération ; Versailles (Yvelines), lauréate pour le « Prix Natureparif » décerné à une collectivité francilienne. Placé sous le haut patronage du Ministère de l’Ecologie et du secrétariat de la Convention sur la Diversité Biologique des Nations Unies, ce concours national est soutenu par de nombreuses associations et partenaires dont l’Office national des forêts (ONF) associé à l’Office Pour les Insectes et leur Environnement (Opie), l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF), le Fond Mondial pour la Nature (WWF), Environnement magazine et Technicités, Plante & Cité, ETD , le réseau IDEAL Connaissances, les Régions Aquitaine, Île-de-France et Nord-Pas-de-Calais, l’AFIE, l’AITF, et le Comité français de l’UICN. Les résultats de cette édition 2012, et la qualité des dossiers reçus, démontrent encore une fois la progression régulière des actions en faveur de la biodiversité dans les politiques publiques, ainsi que l’importance de l’implication des collectivités qui sont des actrices incontournables de la protection de la biodiversité et des milieux naturels. La cérémonie de remise des prix se déroulera lundi 19 novembre 2012, au Sénat à Paris, en présence de Liliane Pays, présidente de Natureparif, Laurence Hézard, Directeur Général de GrDF, Jean-Paul Jaud, parrain de l’opération, et les représentants des partenaires du Concours. Contact Presse • Antoine Lagneau – Chargé de communication Natureparif – Tél. : 01 75 77 79 08 – 06 81 73 25 31 • Frédéric Fort– Chargé de communication GRDF
Nature+ : Vers une nouvelle ère prônant la conservation, la durabilité et les solutions fondées sur la nature
A la fin de sa session, le 5ème Congrès mondial de la nature a adopté la déclaration de Jeju. 1. La conservation de la diversité biologique, à la base même de toute vie sur Terre, revêt une importance capitale pour la vie des êtres humains. Cependant, la diversité biologique, le climat et les autres limites de la planète sont menacés par les activités humaines et notamment notre croissance basée sur les énergies fossiles, gourmande en énergie, et non durable. Notre génération a la responsabilité morale et l’occasion d’empêcher une plus grande détérioration de la diversité biologique et de la biosphère de la Terre, et nous nous engageons à y contribuer activement. 2. Depuis sa création en 1948, l’UICN a participé à tous les principaux débats mondiaux sur l’environnement et le développement durable, occupant récemment un rôle de premier plan à la Conférence Rio+20. Le document final de la Conférence décrit « L’avenir que nous voulons » et préconise que les gouvernements du monde considèrent que « l’élimination de la pauvreté, l’abandon des modes de consommation et de production non viables en faveur de modes durables, ainsi que la protection et la gestion des ressources naturelles sur lesquelles repose le développement économique et social sont à la fois les objectifs premiers et les préalables indispensables du développement durable ». Ce document appelle également tous les pays à prendre des actions urgentes pour lutter contre « les effets néfastes des changements climatiques ». 3. L’UICN fournit des connaissances scientifiques et des conseils politiques afin de venir à bout des grands défis qui menacent l’ensemble de l’humanité. Lors des débats auxquels ont participé les gouvernements, les entreprises et la société civile au Forum mondial de la nature de l’UICN, organisé en septembre 2012 dans la Province autonome spéciale de Jeju, en République de Corée, les actions suivantes ont été identifiées pour conserver la diversité biologique de la Terre. Passer à l’échelle supérieure en matière de conservation 4. Tous les secteurs de la société doivent prendre des mesures fortes pour passer à l’échelle supérieure en matière de conservation de la diversité biologique et mettre un terme à son déclin rapide et continu. La perte de la diversité biologique (espèces, écosystèmes et gènes) a des conséquences néfastes pour l’humanité, ce qui ne peut être accepté. 5. La conservation de la nature prouve chaque jour davantage son efficacité. En conséquence, nous devons amplifier nos actions sur terre et sur mer grâce à des efforts de conservation ciblés. En particulier, nous devons veiller à ce que les aires protégées soient bien gérées ; créer des programmes de repeuplement pour les espèces en péril ; adopter des mesures pour restaurer et réhabiliter les habitats ; renforcer les programmes de reproduction pour la conservation et réduire ou atténuer la surexploitation des ressources naturelles. 6. Nous savons que la connaissance est le moteur de l’action, et qu’une action efficace et des mesures correctives requièrent de meilleures connaissances sur les dangers qui menacent la diversité biologique. Nous devons intensifier nos efforts pour rassembler des informations sur les espèces, les habitats, les écosystèmes, la gouvernance et la dépendance humaine différenciée selon les sexes envers la nature, et offrir ainsi aux décideurs les outils dont ils ont besoin pour une gestion efficace des paysages terrestres et marins qui conserve la nature et soutienne les moyens de subsistance des populations. Des solutions fondées sur la nature 7. La diversité biologique ne doit pas être considérée comme un problème, mais au contraire comme une occasion d’atteindre des objectifs sociétaux plus vastes. La nature est une grande part de la solution à certains des défis les plus urgents de notre planète, comme le changement climatique, l’énergie durable, la sécurité alimentaire et le développement économique et social. Les solutions fondées sur la nature s’appuient sur la contribution prouvée d’écosystèmes divers et bien gérés pour accroître la résilience des humains, et offrir aux femmes et aux hommes des communautés pauvres des opportunités de développement supplémentaires. Ainsi, nous devons encourager la prise de conscience, les connaissances, la bonne gouvernance et des investissements durables pour montrer que la protection de l’environnement est l’affaire de tous et que l’humanité est fondamentalement dépendante de la nature. 8. Valoriser la nature et les services écosystémiques est une première étape cruciale pour offrir des avantages, des paiements et une reconnaissance aux gardiens de la nature. Les solutions fondées sur la nature offrent une vaste gamme d’avantages sociétaux et peuvent attirer l’investissement public et privé. L’UICN prendra la tête d’un mouvement de la conservation qui rapproche les communautés, la société civile, les gouvernements et les investissements afin de négocier et de mettre en oeuvre les solutions pratiques que nous offre la nature pour faire face aux multiples défis du développement, démontrant ainsi leur rentabilité et mesurant et vérifiant leurs effets. La durabilité en action 9. Les gouvernements, la société civile, les entreprises et les autres parties prenantes doivent renforcer leur engagement envers la durabilité en prenant en compte ses trois dimensions : la croissance économique soutenue, inclusive et équitable, le développement et l’intégration sociaux équitables, et la gestion intégrée et durable des ressources naturelles et des écosystèmes. 10. Nous devons intégrer la durabilité dans toutes les décisions sociétales, et soutenir la mise en oeuvre totale des accords multilatéraux environnementaux, notamment les Conventions de Rio et la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), récemment créée. 11. Nous devons travailler avec les secteurs privé et public pour accroître le transfert des technologies vertes et partager les connaissances, expériences et compétences afin d’intégrer la diversité biologique et les valeurs des écosystèmes dans la production et la consommation mondiales. Nous encourageons les gouvernements et les entreprises à rechercher une croissance verte inclusive et respectant la parité hommes-femmes qui garantisse l’intégration sociale des groupes vulnérables, éradique la pauvreté et maintienne l’empreinte de l’humanité dans des limites écologiques raisonnables. 12. Nous devons mobiliser les communautés oeuvrant pour la conservation de la diversité biologique, le développement durable et la réduction de la pauvreté dans des efforts communs, afin de mettre un terme à la perte de la
Conférence environnementale : Le congrès mondial de la nature offre des solutions aux crises que nous vivons !
Le 5ème congrès mondial de la nature de l’UICN, qui réunit actuellement plus de 10 000 participants, appelle à de nouveaux engagements pour la biodiversité et affirme que des solutions basées sur la nature permettront de répondre aux défis de demain (développement économique et social, changement climatique, sécurité et qualité alimentaire). Depuis Jeju en Corée du Sud, le congrès mondial de l’UICN rappelle l’importance des services écologiques dans l’économie mondiale et le coût de la dégradation de la biodiversité pour nos sociétés. Un développement social et économique ne doit plus se faire au détriment de la nature mais en mettant, au contraire, la nature au cœur de tous nos choix de développement. « Les services rendus par la nature sont estimés à 23.500 milliards d’euros par an, soit environ un tiers du PIB mondial ! Osons l’idée d’une croissance économique basée sur la nature » déclare Christophe Lefebvre, Président du Comité français et Conseiller européen de l’UICN, en introduction de la journée dédiée au développement économique et social. A la veille de la conférence environnementale qui aura lieu les 14 et 15 septembre, le Comité français de l’UICN invite la conférence à prendre en compte les recommandations du Congrès mondial de la nature. Dans le domaine des financements, la suppression des subventions dommageables à la biodiversité, la taxation des transactions financières et le recours à des financements innovants devraient permettre de limiter les pressions sur la biodiversité et de dégager les investissements nécessaires dont la nature et l’homme ont besoin. L’élaboration d’une stratégie pour le financement de la conservation de la biodiversité en France doit être lancée. Dans le domaine de la gouvernance, l’implication plus forte des collectivités territoriales est nécessaire pour stopper le déclin de la biodiversité. L’un des enjeux majeurs du congrès, qui est en débat, est l’adhésion des collectivités locales à l’UICN, aux côtés des Etats et des ONG. Les partenariats avec le secteur privé doivent aussi être encouragés pour renforcer leur performance environnementale, ainsi que l’amélioration des normes et la généralisation des bonnes pratiques. La transition énergétique passe par une évolution déterminée des énergies fossiles vers les énergies renouvelables, tout en veillant à éviter et minimiser leurs impacts sur la biodiversité. Il faut sortir de notre dépendance au pétrole et, dans l’immédiat, suspendre ou encadrer beaucoup plus strictement les projets d’exploitation pétrolière offshore (Méditerranée, plateau des Guyanes) et des hydrocarbures non conventionnels (gaz de schistes notamment). Le rôle des écosystèmes dans la lutte contre le changement climatique doit être davantage reconnu et constituer un axe d’action fort avec les économies d’énergie et le développement des énergies renouvelables. La restauration et le maintien des écosystèmes et les services écologiques qu’ils fournissent, sont les piliers sur lesquels les actions des acteurs politiques, économiques et sociaux doivent reposer. Protéger et gérer les écosystèmes nécessitent le renforcement de la politique des aires protégées. Dans le domaine des océans, la constitution d’un grand réseau d’aires marines protégées efficacement gérées est la principale solution au défi du maintien et de la reconstitution des stocks halieutiques, et plus largement des écosystèmes marins. Le Comité français de l’UICN participera à la conférence environnementale les 14 et 15 septembre. Une contribution a été rédigée avec l’ensemble de son réseau, consultable ci-dessous. Documents joints Contribution UICN France conférence environnementale Communiqué UICN France conférence environnementale
Zhang Xinsheng, élu nouveau Président de l’UICN
Les membres de l’UICN ont élu Mr Zhang Xinsheng (Chine) comme Président ainsi que leur nouveau Conseil d’administration. M. Zhang Xinsheng, nouveau Président de l’UICN, est Président Co-fondateur et directeur exécutif de l’Eco-Forum mondial, une organisation indépendante fondée en 2009 dont le but est d’établir un consensus parmi toutes les parties prenantes en faveur de la protection de l’environnement et du développement durable. Il est également président de l’Association chinoise de l’éducation pour les échanges internationaux, vice-président de la Fédération Internationale du Sport Universitaire, membre du conseil de l’Institut international de planification de l’éducation, du Conseil exécutif de l’UNESCO et de la 11e Conférence politique consultative du peuple chinois. Le Congrès a également élu un nouveau conseil composé d’un Trésorier, des Présidents des six Commissions de l’UICN et les conseillers régionaux. Le Conseil de l’UICN est le principal organe directeur de l’UICN. Trésorier Patrick de Heney, Suisse / Royaume-Uni Présidents des Commissions Commission de gestion des écosystèmes Piet Wit, Pays-Bas Commission de l’éducation et de la communication Juliane Zeidler, Allemagne Commission du droit de l’environnement Antonio Herman Benjamin, Brésil Commission des politiques environnementales, économiques et sociales Aroha Te Pareake Mead, Nouvelle-Zélande Commission de la sauvegarde des espèces Simon Stuart, Royaume-Uni Commission mondiale sur les aires protégées Ernesto Enkerlin Hoeflich, Mexique Conseillers régionaux Afrique Mamadou Diallo, Sénégal Brahim Haddane, Maroc Eriyo Jesca Osuna, Ouganda Méso-Amérique et Amérique du Sud Jenny Gruenberger Pérez, Bolivie Miguel Pellerano, Argentine Ramón Pérez Gil Salcido, Mexique Amérique du Nord et dans les Caraïbes George Greene, Canada John Robinson, États-Unis d’Amérique Spencer Thomas, Grenade Sud et Asie de l’Est Arzu Rana Deuba, Népal Meena Gupta, Inde Shinichi Kitajima, Japon Asie de l’Ouest Malik Amin Aslam Khan, Pakistan Samira Omar Asem, Koweït Mohammad Shahbaz, Jordanie Océanie Andrew Bignell, Nouvelle-Zélande Brendan Mackey, Australie Anna Elizabeth Tiraa, Îles Cook Europe de l’Est, du Nord et en Asie centrale Amirkhan Amirkhanov, Russie Michael Hošek, République tchèque Tamar Pataridze, Géorgie Europe de l’Ouest Marina von Weissenberg, Finlande Jonathan Hughes, Royaume-Uni Nilufer Oral, Turquie
Les 100 espèces les plus menacées du monde : sont-elles sans prix ou sans valeur ?
Le caméléon de Tarzan, le bécasseau à spatule et le paresseux pygmé à trois doigts se situent tous en tête d’une nouvelle liste des espèces les plus proches de l’extinction, publiée aujourd’hui par la Société zoologique de Londres (ZSL) et l’UICN, l’Union internationale pour la conservation de la nature. Pour la toute première fois, plus de 8 000 scientifiques appartenant à la Commission de sauvegarde des espèces (CSE) de l’UICN se sont rassemblés pour identifier 100 espèces d’animaux, de plantes et de champignons parmi les plus menacées de la planète. Cependant, les écologistes craignent qu’on ne fera rien pour empêcher leur extinction parce qu’aucune de ces espèces ne procure des avantages évidents à l’humanité. « De plus en plus, la communauté des donateurs et le mouvement écologiste ont tendance à épouser la thèse de « l’utilité de la nature pour les humains », selon laquelle les espèces et les habitats sauvages sont appréciés et hiérarchisés en fonction des services qu’ils peuvent rendre aux populations », déclare le professeur Jonathan Baillie, directeur de la conservation de la Société Zoologique de Londres (ZSL). « De ce fait, il est devenu toujours plus difficile pour les écologistes de protéger les espèces les plus menacées de la planète. Il nous incombe de prendre une décision morale et éthique importante : Ces espèces ont-elles le droit de survivre, ou pouvons-nous nous permettre de les laisser aller jusqu’à l’extinction » ? Tel est le thème du rapport Priceless or Worthless (« Sans prix ou Sans valeur ? ») présenté aujourd’hui au Congrès mondial de la nature de l’UICN, qui se tient actuellement en Corée. Cette publication vise à rehausser l’intérêt accordé à la protection de ces créatures « sans valeur » dans les programmes de conservation établis par l’ensemble des ONG actives dans ce domaine. « Toutes les espèces figurant sur la liste sont uniques et irremplaçables. Si elles disparaissent, aucune somme d’argent ne les fera renaître », déclare Ellen Butcher de la ZSL, co-auteur du rapport. « Cependant, si nous prenons des mesures immédiates, nous pouvons leur donner de bonnes chances de survie. Mais pour cela, nous avons besoin d’une société qui souscrive à la position éthique voulant que toutes les espèces ont le droit inhérent d’exister ». Leur déclin a pour l’essentiel été causé par les humains, mais dans presque tous les cas, la communauté scientifique estime que leur extinction peut encore être évitée si on leur consacre des efforts de conservation bien ciblés. Les actions de conservation ont produit des résultats dans le cas de nombreuses espèces, telles que le cheval de Przewalski (Equus ferus) et la baleine à bosse (Megaptera novaeangliae), qui ont été sauvés de l’extinction. Ces 100 espèces se trouvant dans 48 pays seront les premières à disparaître complètement si rien n’est fait pour les protéger. Le paresseux pygmé à trois doigts (Bradypus pygmaeus) fait partie des animaux qui sont voués à un sombre avenir. L’île d’Escudo, à 17 km au large du Panama, est le seul lieu au monde où l’on peut encore trouver ces minuscules paresseux. Moitié plus petits que leurs cousins vivant sur le continent sud-américain, ces animaux ont le poids approximatif d’un bébé nouveau-né. Ils sont les paresseux les plus petits et les plus lents du monde, et ils restent en situation de danger critique. De même, le saola (Pseudoryx nghetinhensis) est l’un des mammifères les plus gravement menacés du Sud-Est de l’Asie. La population de ces antilopes connues sous le nom d’unicorne asiatique en raison de leur rareté ne s’élève probablement plus qu’à quelques dizaines d’individus aujourd’hui. Au Royaume-Uni, une petite région du Pays de Galles est l’unique endroit au monde où l’on trouve encore la galle colorée du saule (Cryptomyces maximus). La population des champignons émetteurs de spores est actuellement en déclin, et il suffirait d’un seul événement catastrophique pour entraîner sa destruction totale. « Si nous considérons que ces espèces n’ont pas de prix, il est temps que la communauté écologique, le gouvernement et l’industrie agissent en conséquence et montrent aux générations de demain que nous attachons de la valeur à toute vie », ajoute le professeur Baillie. Bien que la monétisation de la nature demeure une nécessité valable pour les écologistes, il ne faut pas pour autant négliger la grande valeur des espèces qui se trouvent au bord de l’extinction, déclare le rapport. « Toutes les espèces ont une valeur pour la nature, et donc pour les humains », déclare Simon Stuart, président de la Commission de sauvegarde des espèces. « Même si la valeur de certaines espèces pourrait ne pas paraître évidente à première vue, toutes les espèces contribuent en fait, à leurs façons respectives, au bon fonctionnement de la planète ». SOS – Save Our Species, est un partenariat mondial animé par les principales organisations de la conservation en vue de mobiliser de nouvelles sources de financement pour protéger des espèces menacées, leurs habitats et les populations qui en dépendent. En adhérant à SOS, des gouvernements, des fondations, des entreprises et des mécènes peuvent unir leurs forces et faire en sorte que les espèces mentionnées dans cet ouvrage puissent prospérer à nouveau. Pour lire la publication en ligne, cliquez ici
Les travaux de la Liste rouge des écosystemes l’UICN prennent de la vitesse
De l’Australie à la Patagonie, des récifs coralliens aux forêts tropicales et aux déserts, la nouvelle Liste rouge des écosystèmes de l’UICN établira la situation des écosystèmes du monde entier afin de préciser les risques auxquels ils sont exposés et ses conséquences pour la biodiversité et le bien-être humain. Calquée sur l’influente Liste rouge des espèces menacées de l’UICN™, la Liste rouge des écosystèmes établira, sur la base d’un ensemble de critères d’évaluation adoptés au plan international, si un écosystème est vulnérable, menacé ou en danger critique. Outre qu’elle offrira une norme mondiale pour l’évaluation de l’état d’un écosystème, la Liste rouge des écosystèmes fournira également des données permettant de mieux connaître les menaces présentes et futures aux services qu’assurent ces écosystèmes, tels que l’approvisionnement en eau potable, la régulation du climat et la fourniture de ressources naturelles. « Les environnements naturels sont soumis à des pressions croissantes en raison des usages non durables dont ils sont l’objet », déclare Jon Paul Rodriguez, chef du Groupe thématique sur la Liste rouge des écosystèmes, qui fait partie de la Commission de l’UICN sur la gestion des écosystèmes. « La présence d’écosystèmes fonctionnels est indispensable pour nos moyens de subsistance et notre bien-être. Nous allons évaluer la situation d’écosystèmes marins, terrestres, d’eau douce et souterrains aux niveaux local, régional et mondial. Cela nous fournira des renseignements sur les liens entre ces différents systèmes et les moyens de subsistance des populations qui en dépendent. L’évaluation pourra alors servir de base pour une action concertée ». La Liste rouge des écosystèmes aidera à orienter les actions de conservation sur le terrain, y compris les priorités de planification et d’investissements en matière d’utilisation des sols, en évaluant les risques de disparition d’écosystèmes et de pertes subséquentes de services écosystémiques. Ce travail pourra servir de base à une analyse des paysages et du contexte économique sur lesquels des actions concrètes, touchant par exemple à la restauration ou à une gestion améliorée des écosystèmes, pourront être entreprises. « Nous entendons voir la Liste rouge des écosystèmes servir de guichet unique pour des économistes, des communautés rurales et des autorités locales et nationales qui pourront s’en servir afin de mieux gérer les ressources finies de notre planète », déclare Edmund Barrow, chef du Programme de gestion des écosystèmes de l’UICN. De l’avis de l’UICN, la Liste rouge des écosystèmes influencera également les processus politiques liés aux conventions internationales, telles que la Convention sur la diversité biologique, tout en orientant les investissements visant à la réalisation de plusieurs objectifs du Millénaire pour le développement, en particulier la réduction de la pauvreté et les améliorations de la santé, lesquelles dépendent d’un environnement naturel préservé. Le processus d’élaboration de la Liste rouge des écosystèmes de l’UICN a été lancé lors de l’édition 2008 du Congrès mondial de la nature de l’UICN. Depuis, la Commission sur la gestion des écosystèmes de l’UICN s’est employée à consolider les critères d’évaluation pour la classification des écosystèmes en fonction de leur risque de disparition, et à piloter ce travail dans différents pays, tels que le Venezuela, la France et le Sénégal. Ce travail d’évaluation se poursuit actuellement de manière continue et les évaluations régionales seront publiées à mesure qu’elles deviendront disponibles. Il a été programmé que la couverture totale de l’ensemble des écosystèmes marins, terrestres, d’eau douce et souterrains de la planète sera achevée en 2025.