L’UICN France signe avec l’entreprise GSM, du groupe Italcementi, un partenariat sur les carrières et la biodiversité

La convention de partenariat a été lancée pour une durée de trois ans et vise à conseiller GSM, du groupe Italcementi, leader dans le domaine de l’exploitation de granulats terrestres et marins, pour renforcer et mettre en oeuvre une politique ambitieuse du groupe pour la biodiversité. La convention comporte également un soutien aux programmes de l’UICN France. Parallèlement aux changements climatiques, la sensibilisation des entreprises sur la biodiversité progresse rapidement depuis ces dernières années. Plusieurs d’entre elles ont entrepris des études pour mesurer et diminuer l’impact de leurs activités sur la biodiversité, en particulier dans les secteurs plus directement liés à l’exploitation des ressources naturelles. Les entreprises prennent également conscience que la prise en compte de la biodiversité permet d’améliorer leur image, d’être mieux notées dans les systèmes de cotation (rating) qui prennent de plus en plus en compte les standards environnementaux (ex : indicateurs GRI), ou encore de nouer des partenariats avec les ONG plutôt que de voir émerger des conflits. Plusieurs entreprises ont également créé des fondations pour financer des projets en faveur de l’environnement. GSM, qui produit et commercialise des granulats, est un usager des espaces naturels et des services écologiques. Le granulat, provenant du sol, du sous-sol ou encore du fond des mers, est un matériau essentiel destiné à satisfaire les besoins de la collectivité pour la construction d’habitations et d’infrastructures de transport des marchandises et des populations. Néanmoins cette activité est génératrice d’impacts qui concernent par exemple la modification des milieux naturels, l’écoulement souterrain des eaux, les rejets d’eau, les retombées de poussières, les nuisances sonores et le transport de granulats par route, fer ou eau. Toutefois, après réaménagement, les carrières, notamment en milieu alluvial de fond de vallée, peuvent présenter un important intérêt écologique, reconnu par l’intégration de nombreuses d’entres elles dans le réseau des sites Natura 2000 ou ZNIEFF. Consciente de ces enjeux, affichant une volonté de concilier les impératifs économiques et environnementaux dans une perspective de développement durable, GSM a déjà formalisé son engagement en faveur de l’environnement, allant au-delà de la simple conformité aux réglementations applicables. En matière de biodiversité, GSM applique une politique volontaire pour générer des milieux écologiquement intéressants favorisant l’accueil et le développement d’espèces animales ou végétales, afin d’apporter une plus-value environnementale aux projets. Elle veut aujourd’hui aller plus loin dans ses engagements. Pour poursuivre le travail engagé avec la rédaction de la brochure « La biodiversité, un atout pour vos sites d’entreprise » (2006) et aller plus loin dans les politiques privées « biodiversité », l’UICN France a donc décidé de mettre en place un partenariat avec cette entreprise, pour une durée de 3 ans (2007-2010). Le partenariat est encadré par une convention-cadre dont le contenu s’articule autour de 4 axes principaux : 1 – Appui à l’intégration de la biodiversité dans la politique de l’entreprise 2 – Conseils & expertises 3 – Echanges & Prospective 4 – Initiatives et projets Sur cette base, un programme de travail est mis en place et actualisé chaque année. En 2008, une chargée d’études, Marie Aurenche, sera chargée de : • faire le point sur les connaissances existantes au sein de GSM et plus largement sur les enjeux relatifs aux carrières et à la biodiversité (aux niveaux national et international), • identifier les besoins spécifiques de l’entreprise, préalable à l’élaboration de plans d’actions efficaces, d’indicateurs pertinents et de formations aptes à répondre aux besoins des métiers de l’entreprise. Sont également prévus des expertises, des actions-formations en entreprise et des interventions en groupe de travail. Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse annonçant ce partenariat. Pour toute question relative à ce partenariat, n’hésitez pas à contacter Marion Péguin, Chargée de mission Politiques de la biodiversité : marion.peguin@uicn.fr Document joint Communiqué GSM UICN France
Espèces envahissantes d’outre-mer : atelier final et publication d’une nouvelle plaquette

Lancée en juillet 2005, l’initiative du Comité français de l’UICN sur les espèces exotiques envahissantes dans les collectivités françaises d’outre-mer vient d’entrer dans sa phase finale. Un atelier de travail a fixé le cap des dernières semaines qui aboutiront à la publication en juin prochain du premier état des lieux complet sur la menace des invasions biologiques en outre-mer. L’atelier a également permis d’étudier les suites à donner à l’initiative. Les 7 et 8 février derniers, les 10 coordinateurs locaux de l’initiative sur les espèces exotiques envahissantes, provenant de toutes les collectivités d’outre-mer, se sont réunis à Paris pour finaliser et valider l’état des lieux général, évaluer l’ensemble des actions engagées et identifier des perspectives pour renforcer l’action coordonnée au-delà de juin 2008. A cette occasion, une plaquette de sensibilisation a été publiée présentant les enjeux de conservation et les premiers résultats de l’initiative. Pour télécharger ce document >> cliquez ici Grâce à la mobilisation d’un réseau de plus de 100 experts et personnes ressources et l’appui de 10 coordinateurs locaux, l’initiative lancée par le Comité français de l’UICN a permis de rassembler et d’analyser des informations provenant de tout l’outre-mer et d’identifier des priorités d’action. Elle a contribué à renforcer la sensibilisation et a favorisé de nombreux échanges concrets d’expériences entre collectivités. En juin 2008, le point d’orgue attendu sera la publication d’un état des lieux inédit sur les espèces exotiques envahissantes dans tout l’outre-mer, compilant leurs impacts, les actions de recherche entreprises, les outils juridiques disponibles, les programmes de lutte et les stratégies mises en oeuvre. Accompagné de recommandations pour améliorer la prévention et la lutte contre le phénomène, ce document sera diffusé à destination de tous les acteurs (scientifiques, gestionnaires d’espaces naturels, professionnels du secteur privé, services de l’Etat et des collectivités locales…). D’ores et déjà, une deuxième phase est en préparation pour poursuivre et renforcer l’action à l’avenir avec l’ensemble des collectivités d’outre-mer. Pour plus d’informations sur l’initiative >> cliquez ici. L’initiative « espèces exotiques envahissantes dans les collectivités françaises d’outre-mer » est soutenue par le Ministère de l’écologie, de l’aménagement et du développement durables, le Secrétariat d’Etat à l’outre-mer, la Région Réunion, la Fondation de France et la Fondation Nature & Découvertes.
Tout sur la Fête de la Nature 2008 !

L’ensemble des réseaux français liés à la conservation de la nature, rassemblés au sein de l’UICN France, et le magazine Terre Sauvage proposent une nouvelle édition de la Fête de la Nature les 24 et le 25 mai 2008. Venez nombreux ! Environ 1500 manifestations, sorties et activités ludiques, familiales et gratuites, seront proposées pour tous, dans la nature, dans toutes les régions de France en métropole, comme en outre- Mer. Les Français pourront ainsi découvrir ou redécouvrir les richesses cachées de la biodiversité, partager l’envie de la protéger, et de la fêter ! Les inscriptions sont ouvertes à partir du 25 janvier 2008 sur www.fetedelanature.com C’est quoi une manifestation « Fête de la Nature » ? Une manifestation « Fête de la Nature » : 1. se déroule pendant le week-end de la Fête de la Nature (en 2008, les 24 et 25 mai). 2. favorise le rapprochement du public et de la nature. 3. s’adresse à tous les publics. 4. est gratuite. 5. ne présente aucun risque de préjudice direct ou indirect au milieu naturel (le site est laissé dans son état d’origine, les prélèvements dans la nature sont évités…). 6. propose des activités au contact direct avec la nature. 7. est le plus facile d’accès possible (transport gratuit si possible). 8. s’inscrit dans une démarche de sensibilisation, d’éducation et de promotion de la protection de la nature, de la biodiversité. 9. se déroule dans un esprit convivial, si possible festif. 10. est aussi originale et communicante que possible, en particulier vis à vis du public jeune. 11. est le plus éco-responsable possible (cf documents de l’ADEME : Petit Guide Pratique de l’éco-manifestation, chartre éco-festival ou le guide de l’éco-communication www.ademe.fr Après vérification qu’elle remplisse bien ces conditions, elle sera intégrée dans le programme officiel de la Fête de la Nature sur le site Internet : www.fetedelanature.com Qui peut proposer une manifestation dans le cadre de la Fête de la Nature ? Au premier chef, les organisations publiques ou non gouvernementales en charge sur le terrain de la conservation de la nature, et notamment les membres du comité de pilotage (voir ci-dessous la liste). Mais tous ceux qui, collectivement ou individuellement, souhaitent proposer une manifestation entrant dans le cadre de la Fête de la nature sont les bienvenues. Les manifestations ainsi proposées doivent être bien identifiées, et distinctes de toute opération promotionnelle ou commerciale. Pour toute précision complémentaire, contactez Carole GATEL : Gatel.carole@gmail.com Vous pouvez également découvrir le dossier d’informations complet sur le site Internet : www.fetedelanature.com En attendant, voici un avant-goût, avec une vidéo réalisée lors de la fête de la nature 2007 : http://video.fetedelanature.com/ (*) Conservatoire du littoral -Fédération Clubs CPN (Connaître et Protéger la Nature)- Fédération des Conservatoires botaniques nationaux – Fédération des Conservatoires d’Espaces Naturels – Fédération des Parcs naturels régionaux de France – Fondation Nature & Découvertes – Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme – FNE (France Nature Environnement) – LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) – Ministère de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables – Muséum national d’Histoire naturelle – Office National des Forêts – Parcs Nationaux de France – Réseau Océan Mondial – Nausicaa – Réserves Naturelles de France – Rivages de France
La mine d’or de Kaw ne verra pas le jour

L’annonce attendue est tombée ce mercredi 30 janvier : le Président de la République a décidé de ne pas donner suite au projet d’exploitation aurifère sur la montagne de Kaw en Guyane. Le Comité français de l’UICN salue cette décision importante pour l’avenir de la Guyane. Le projet très controversé de la société CBJ Caïman, filiale du groupe Iamgold, d’ouvrir une mine d’or à ciel ouvert au coeur de l’un des haut-lieux de la biodiversité guyanaise avait mobilisé contre lui de larges secteurs de la société civile locale. La décision annoncée est le fruit de l’action conjointe de nombreux acteurs, aux premiers rangs desquels les associations guyanaises de protection de la nature Kwata, Gepog et Sepanguy, soutenues par les organisations nationales France Nature Environnement, WWF France, la Fondation Nicolas Hulot, la Ligue ROC et le Comité français de l’UICN. A de nombreuses reprises, le Comité français de l’UICN s’était prononcé en défaveur du projet, en raison notamment de l’exceptionnelle richesse naturelle du site, des lacunes dans l’évaluation des impacts environnementaux, de la faiblesse des compensations proposées et des garanties insuffisantes apportées quant aux risques de pollution par les effluents cyanurés (voir la position détaillée). Nous espérons que cette décision importante ouvre la voie à une planification cohérente et à un réel encadrement des activités d’exploitation aurifère légales, ainsi qu’à la promotion de projets de développement durable pour la Guyane. Quant à l’autre enjeu majeur de Guyane, le Comité français de l’UICN réaffirme l’urgence d’une réponse appropriée aux ravages écologiques, sanitaires et sociaux de l’orpaillage illégal.
Un nouvel appel à projets pour les petits projets du Sud

Le Comité français de l’UICN assure la gestion et le suivi/évaluation du Programme de Petites Initiatives (PPI) du Fonds Français pour l’Environnement Mondial qui vient de lancer un nouvel appel à projets. L’objectif du programme PPI est de soutenir la société civile des pays du Sud, en leur octroyant une subvention dans le cadre de la mise en œuvre d’un projet environnemental axé sur les thématiques suivantes : Conservation de la biodiversité protection d’écosystèmes remarquables avec un statut national ou une décision locale de protection ; protection ou réintroduction d’espèces ou de variétés rares et menacées ; valorisation durable de ressources biologiques rares et/ou menacées. Lutte contre les changements climatiques projets générant des économies significatives d’émission de carbone, notamment en zone urbaine. Lutte contre les POPs limitation de l’usage des POPs en agriculture ; traitement des déchets des POPs. Les projets de reboisement et de lutte contre l’érosion, d’électrification solaire, ou de foyers améliorés ne sont pas éligibles. La subvention octroyée vise des projets d’une durée de deux ans maximum pour un montant maximum de 50.000 euros, représentant 50% du financement lorsqu’un organisme étranger figure parmi les cofinanciers et pouvant représenter jusqu’à 75% du montant total du projet lorsque les fonds ne proviennent que de source locale. La date limite d’envoi des dossiers de demande de subvention est fixée au 08 février 2008. Vous pouvez retrouver toutes ces informations sur le site du FFEM et contacter Silvia Ritossa, Chargée de mission « actions internationales » du Comité français de l’UICN (silvia.ritossa@uicn.fr) pour avoir des renseignements complémentaires.
Un hors-série exceptionnel de Terre Sauvage sur l’outre-mer

Le magazine Terre Sauvage vient de sortir un hors-série entièrement dédié à la biodiversité de l’outre-mer : « France d’outre-mer, des richesses naturelles d’exception », disponible dans tous les kiosques. Ce numéro spécial a été réalisé en partenariat avec le Comité français de l’UICN, le WWF France et Réserves naturelles de France. Le Comité français a souhaité qu’il mette en avant les extraordinaires richesses naturelles ultra-marines et les multiples initiatives des acteurs locaux pour les préserver. Vous retrouverez donc au fil des 130 pages de ce numéro de nombreux acteurs qui se mobilisent pour la conservation de la biodiversité dans les différentes collectivités d’outre-mer. Le communiqué de presse accompagnant la sortie du numéro est disponible ci-dessous. Nous espérons qu’il contribuera à sensibiliser largement aux enjeux de la biodiversité en outre-mer et que vous aurez autant de plaisir à le parcourir que nous en avons eu à prendre part à sa réalisation. Document joint CP_Hors-serie_Terre_sauvage_outre-mer
Mobilisation française pour le 4ème Congrès mondial de la nature

Le 4ème Congrès Mondial de la Nature se tiendra à Barcelone du 5 au 14 octobre 2008. Le Comité français de l’UICN se mobilise pour ce grand rendez-vous de la conservation. Le 05 octobre 2008 s’ouvrira à Barcelone le 4ème Congrès Mondial de la Nature, évènement majeur qui réunit tous les quatre ans l’ensemble des membres de l’UICN et ses partenaires. Pour l’édition 2008, plus de 8.000 personnes se retrouveront autour du thème « un monde divers et durable ». Le Congrès se déroulera en deux temps. La première partie, du 05 au 09 octobre, sera consacrée au Forum mondial de la nature. L’occasion pour les organisations et spécialistes qui le souhaitent de présenter leurs activités, de confronter leurs expériences et d’échanger avec les participants venus du monde entier sur les principaux défis auxquels nous devons répondre sur la biodiversité. La deuxième partie du Congrès, qui se tiendra du 10 au 14 octobre, est réservée à l’Assemblée générale des membres de l’UICN. A cette occasion, les membres adopteront des résolutions et des recommandations pour influencer les politiques au niveau mondial, approuveront le prochain programme de l’UICN et procèderont à l’élection du nouveau Président et du nouveau Conseil de l’UICN. Le Comité français de l’UICN s’est investi depuis le début de l’année dans la préparation du congrès en travaillant avec ses membres sur les enjeux et les modalités d’organisation. Dix-neuf propositions d’événements ont ainsi été déposées par les membres français (douze ateliers ; deux films ; deux cafés des connaissances ; un atelier de formation ; une exposition et une participation à l’opération « sailing to Barcelona » avec le bateau Fleur de Lampaul). Les prochaines étapes sont la présentation de candidats français pour le Conseil de l’UICN et la rédaction des résolutions et recommandations pour l’Assemblée Générale. Pour en savoir plus sur le Congrès Mondial de la Nature – Barcelone 2008 : http://cms.iucn.org/congress_fr/index.cfm
Atelier sur les amphibiens et reptiles pour la Liste rouge

Après son lancement lors d’un séminaire en juin dernier à Paris, le projet de Liste rouge des espèces menacées en France franchit aujourd’hui une nouvelle étape. Suite au séminaire de juin, le premier chapitre du projet vient tout juste d’être validé. En partenariat avec le MNHN (Muséum national d’Histoire naturelle) et la SHF (Société herpétologique de France), les quelques 80 espèces d’amphibiens et reptiles de métropole ont été passées au crible des critères de la Liste rouge de l’UICN lors d’un atelier de validation organisé le 7 décembre dernier. Neuf experts constituaient le comité d’évaluation et quarante au total ont contribué à la phase de relecture préalable des données réunies pour chaque espèce. Après intégration de tous les commentaires et finalisation des fiches, les résultats seront publiés début 2008. Dès janvier prochain, les oiseaux de métropole seront évalués à leur tour, en collaboration avec le MNHN et en partenariat avec la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux), la SEOF (Société d’études ornithologiques de France) et l’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage). Les différents groupes d’espèces seront ainsi passés en revue au fur et à mesure de l’avancée du projet, pour la métropole comme pour l’outre-mer. La Liste rouge nationale constituera un inventaire de référence sur les espèces, elle permettra d’actualiser les données, d’identifier les priorités d’action et de suivre l’évolution de l’état de la biodiversité en France. > Liste rouge nationale Photo bandeau : Lézard pyrénéen © Gilles Pottier
L’Union européenne et l’outre-mer

L’UICN organise, en partenariat avec l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC) et le Conseil régional de La Réunion, une conférence internationale intitulée « L’Union européenne et l’outre-mer – Stratégies face au changement climatique et à la perte de biodiversité » à Saint-Denis de La Réunion du 07 au 11 juillet 2008. Cette conférence est un évènement officiel de la Présidence française de l’Union européenne. L’Union européenne comprend 7 Régions ultrapériphériques (RUP), qui font partie intégrante de son territoire, et 20 Pays et territoires d’outre-mer (PTOM) qui lui sont associés. Ces 27 entités forment un réseau unique au monde réparti sur tous les océans de la planète. Les RUP et les PTOM possèdent une biodiversité d’une richesse et d’une variété extraordinaire, qui est un patrimoine de premier plan mondial mais aussi un élément essentiel de leur potentiel économique, social et culturel. Des menaces importantes s’exercent sur ce patrimoine, telles que la destruction des habitats, la diffusion rapide des espèces envahissantes ou encore la pollution des milieux naturels. A ces menaces traditionnelles vient désormais s’ajouter le changement climatique, auquel les RUP et les PTOM sont souvent particulièrement exposés. Une synthèse scientifique de ces enjeux est actuellement coordonnée par l’UICN, en coopération avec l’ONERC pour la partie française, et sera publiée en français et en anglais avant la conférence. Dans ce contexte, les RUP et les PTOM méritent l’attention de toute l’Union européenne. Ils sont habités par des citoyens européens et se trouvent dans des régions d’une importance écologique planétaire, au voisinage de pays avec lesquels l’Union coopère étroitement : pays ACP et Petits Etats Insulaires en Développement (PEID), qui font souvent face aux mêmes défis écologiques. Les RUP et PTOM offrent ainsi à l’Union européenne de grandes opportunités pour développer ses politiques et renforcer sa contribution globale et régionale en matière d’environnement. Avec l’appui de l’Europe, ils peuvent devenir des pôles d’excellence en matière de recherche pour le développement durable, de gestion des écosystèmes, de protection de la biodiversité, d’énergies renouvelables et d’adaptation au changement climatique. En s’appuyant sur des processus et des engagements existants, la conférence souhaite encourager l’Union européenne à se doter d’un nouveau volet de sa politique environnementale s’appuyant sur les RUP et les PTOM, et permettre un renforcement de la coopération avec leurs voisins régionaux : Petits Etats Insulaires en Développement (PEID) et pays ACP. Compte tenu de son engagement sur l’outre-mer, le Comité français de l’UICN est associé à la préparation de cette importante manifestation et travaille en étroite collaboration avec le Bureau européen de l’UICN, coordinateur de l’événement. Contacts : jean-philippe.palasi@iucn.org et yves.desoye@iucn.org Pour télécharger le document de présentation et le programme de la conférence >> cliquez ici. Lien vers le site Internet du Bureau européen de l’UICN >> ici. Document joint Programme_Conference_UE_Outre-mer_-_Juil_08_Fr_final
Déclaration du 1er colloque national sur les aires marines protégées

Suite au premier colloque national sur les aires marines protégées, réunissant plus de 350 personnes pendant 3 jours (20-22 novembre 2007), le Comité français de l’UICN est heureux de présenter la Déclaration de Boulogne sur mer sur les aires marines protégées. Les acteurs de la mer y étaient largement représentés dans toute leur diversité favorisant des discussions riches et contructives. Cette déclaration est le fruit d’échanges en séances plénières et de travaux en ateliers régionaux, organisés lors du colloque, et il est présenté sous forme de recommandations adressées aux ministères concernés (écologie, de l’aménagement et du développement durables, outre-mer, affaires étrangères, agriculture et pêche) ainsi qu’à l’Agence des aires marines protégées et aux collectivités locales, cotières et marines. Face au succès du colloque, rendez-vous à été donné en 2009 pour le deuxième colloque national ! Un séminaire régional préparatoire devrait se tenir en Polynésie française suite à l’invitation du ministre du développement et de l’environnement de cette collectivité d’outre-mer qui représente une importance particulière en matière de biodiversité marine (47% de la superficie de la ZEE française). Documents joints CR_atelier_Mediterannee_revCP_PhR Declaration_de_Boulogne_pour_une_strategie_d_aires_marines Motion_Atelier_Atlantique Rapport_amp_Australes Recommandations_atelier_tropical_1er_colloque_national_AMP