Guyane : après le pétrole, la transition écologique ?
Faisant suite à la motion adoptée en juin 2011 par ses membres au Congrès français de la nature et après des mois de mobilisation des organisations environnementales en Guyane, le Comité français de l’UICN accueille avec satisfaction la décision de la ministre de l’écologie, Nicole Bricq, de suspendre les permis de forages exploratoires d’hydrocarbures au large de la Guyane. Le patrimoine naturel de la Guyane est remarquable. Le littoral est bordé de mangroves sur un linéaire parmi les plus étendus au monde. Les côtes guyanaises abritent la plus grande population d’oiseaux limicoles d’Amérique du sud et les plages sont l’un des plus importants lieux de ponte pour les tortues marines, en particulier les tortues luth, une espèce en danger critique d’extinction selon la Liste rouge de l’UICN. Récemment, une étude conduite par l’Agence des aires marines protégées a révélé la présence de 12 nouvelles espèces de cétacés, toutes protégées au niveau national, soit un total de 27 espèces fréquentant les eaux guyanaises. La ministre de l’Ecologie a annoncé mercredi 13 juin 2012 sa décision de suspendre jusqu’à nouvel ordre ’tous les permis’ de forages exploratoires d’hydrocarbures, notamment celui de la société Shell. Les permis ont été suspendus dans l’attente de plus fortes garanties environnementales. Le Comité français de l’UICN salue cette décision mais souhaite que l’exploration et l’exploitation pétrolière, en particulier en eau profonde, soient abandonnées pour plusieurs raisons : Le pétrole est une énergie fossile dont la combustion contribue massivement aux émissions mondiales de gaz à effet de serre et à leurs conséquences sur le climat. De plus l’exploitation du pétrole en Guyane est principalement envisagée pour alimenter la demande mondiale en hydrocarbures et non pour répondre aux besoins énergétiques locaux. Les stocks de pétrole sont en diminution constante dans le monde et l’exploitation se fait désormais à des profondeurs très importantes avec des risques technologiques croissants comme le montrent les accidents récents liés à des plateformes pétrolières dans le Golfe du Mexique en avril 2010, au large de Rio en novembre 2011, ou encore au large des côtes nigérianes en décembre 2011. La prospection sismique a des incidences néfastes sur les écosystèmes et la faune marine, en particulier sur les cétacés. La Guyane a toutes les qualités pour devenir le premier département à enclencher une transition écologique en plaçant ses richesses naturelles au coeur de son développement. Par exemple, la création d’un réseau d’aires marines protégées bien gérées permettrait le développement d’activités économiques profitant directement aux populations locales à travers la pêche, l’écotourisme, et les énergies renouvelables. Ces dispositions confirmeraient l’ambition du gouvernement français de définir un nouveau modèle de développement écologique basé sur une gestion durable des ressources naturelles, et la mise en place d’une véritable « économie verte ». Motion sur les forages pétroliers offshore en Guyane (27 juin 2011) Document joint Forages pétroliers offshore en Guyane
Menaces pétrolières sur le Parc des Virunga
L’UICN France s’inquiète de l’avenir du Parc national des Virunga, en République Démocratique du Congo, menacé par des projets d’exploitation pétrolière. Créé en 1925, le Parc national des Virunga est le plus ancien des parcs nationaux d’Afrique et figure, depuis 1979, sur la liste des sites du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Le Parc national des Virunga se distingue par sa chaîne de volcans actifs et la grande richesse et diversité de ses habitats qui surpasse celle de tout autre parc africain, allant des marécages et des steppes jusqu’aux neiges éternelles du Rwenzori, à plus de 5 000 m d’altitude, en passant par les plaines de lave et les savanes sur les pentes des volcans. Le Parc national des Virunga abrite une très grande diversité d’espèces végétales et animales : plus de 2000 espèces de plantes supérieures, 218 espèces de mammifères, 706 espèces d’oiseaux, 109 espèces de reptiles et 78 espèces d’amphibiens y ont été recensées. Ces espèces comprennent notamment 3 espèces de grands singes, dont un tiers de la population mondiale du Gorille de montagne. Le parc national est aujourd’hui menacé par des projets d’exploitation pétrolière menés par les compagnies TOTAL et SOCO qui ont obtenu des concessions de la part du gouvernement de la République Démocratique du Congo à l’intérieur et aux abords du parc. L’exploration et l’exploitation pétrolières et minières sont pourtant interdites dans les aires protégées de ce pays en vertu de l’Ordonnance-loi n°69-041 du 22 Août 1969 sur la conservation de la nature et de la loi n°007/2002 du 11 juillet 2002 portant code minier. Le Comité du Patrimoine mondial, organe de décision de la Convention, et l’UICN rappellent également que l’exploration et l’exploitation minières, pétrolières et gazières sont incompatibles avec le statut de site du Patrimoine mondial, dont la valeur universelle exceptionnelle doit être strictement préservée. Suite aux fortes préoccupations exprimées par l’UNESCO vis-à-vis de ce projet, le Premier ministre congolais s’est engagé, en signant la Déclaration de Kinshasa en janvier 2011, à renforcer l’application de la loi et le ministre congolais de l’Environnement, de la Conservation de la nature et du Tourisme a annoncé la suspension des activités de prospection pétrolière dans le parc des Virunga. Il avait, par la même occasion, proposé le lancement d’une « Evaluation environnementale stratégique, exhaustive, transparente et inclusive », y compris pour la périphérie du parc. L’UNESCO et l’UICN demandent en effet à ce que toute activité prévue autour des sites du Patrimoine mondial fasse l’objet d’une étude d’impact environnementale exhaustive, réalisée selon les meilleurs standards internationaux et ouverte à consultation publique. Toute activité doit être proscrite avant que les résultats de cette étude démontrent que les impacts pourront être maîtrisés et évités afin de ne pas affecter la valeur exceptionnelle du site. L’UICN France et de nombreuses autres organisations comme le WWF sont actuellement fortement préoccupées par le fait que cette étude ne tienne compte, pour l’essentiel, ni des effets négatifs éventuels à moyen et long termes de la prospection et de la fermeture de l’exploitation, ni de la mise en œuvre de mesures de réparation et de restauration, y compris des routes d’exploitation des sites vers les ports de départ des matériaux et produits finis. De plus, des prospections aériennes ont été récemment autorisées par le gouvernement. Considérant que les entreprises françaises ont un rôle très important à jouer dans la préservation de la biodiversité et qu’elles doivent s’impliquer davantage pour remplir l’objectif d’enrayer la perte de biodiversité mondiale, réaffirmé par les Nations Unies en 2010, l’UICN France a adressé un courrier au Directeur Général de TOTAL lui demandant de : – s’engager à ne jamais mener d’exploration ou d’exploitation gazière et pétrolière au sein du Parc National des Virunga, conformément à la réglementation du pays et à la Convention du Patrimoine mondial de l’UNESCO ; – suspendre toute activité d’exploration ou d’exploitation gazière et pétrolière en périphérie du parc national jusqu’à ce que l’Evaluation Environnementale Stratégique soit disponible et complète, et qu’elle confirme qu’il n’existe aucun risque pour le site du Patrimoine mondial ; – prendre une position similaire aux entreprises membres du Conseil International sur les Mines et les Métaux (ICMM) qui se sont engagés à respecter les aires protégées désignées légalement, à ne pas conduire d’exploration ou d’exploitation dans les sites du Patrimoine mondial de l’UNESCO, et à ce que des opérations menées en périphérie ne menacent pas l’intégrité des sites. De tels engagements confirmeraient l’ambition affichée de TOTAL pour le développement durable, le respect des accords internationaux et la préservation des sites naturels les plus emblématiques de la planète, dont le Parc national des Virunga fait partie.
Congrès mondial de l’UICN 2012
L’île de Jeju en République de Corée accueillera, du 6 au 15 septembre 2012, le 5ème Congrès mondial de l’UICN, la plus grande conférence consacrée à la conservation de la nature. Environ 8 000 délégués sont attendus au Congrès mondial de la nature 2012 de l’UICN, qui aura lieu sur l’île de Jeju, en République de Corée, du 6 au 15 septembre. Ce Congrès est le plus grand et le plus important évènement mondial dans le domaine de la conservation de la nature. Organisé tous les quatre ans, il réunit des dirigeants des gouvernements, du secteur public, des organisations non gouvernementales, des entreprises, des agences des Nations Unies et des organisations sociales, pour débattre sur les problèmes environnementaux et de développement les plus pressants dans le monde et identifier les meilleures solutions. Les objectifs du congrès sont de : • Tirer profit de l’influence stratégique potentielle du Congrès dans les domaines de la conservation de la biodiversité, du changement climatique, des moyens de subsistance, de la sécurité alimentaire et d’une économie plus verte ; • Débattre de thèmes prioritaires et trouver un consensus entre la communauté de la conservation et les acteurs qu’elle cherche à influencer (p. ex., le secteur privé, les praticiens du développement, de l’économie politique internationale, les ministères nationaux autres que ceux de l’environnement, etc.) ; • Présenter de nouveaux concepts et faits établis sur le thème de la résilience du point de vue de ses liens avec une gamme de pratiques de conservation soutenant le bien-être humain ; • Présenter les succès et les résultats de la conservation obtenus par l’Union dans la période intersessions écoulée. Le thème du Congrès 2012 est Nature+, un slogan choisi pour traduire l’importance fondamentale de la nature et son lien inhérent à chaque aspect de nos vies. Le Congrès examinera depuis cette perspective comment une nature forte et résiliente est intrinsèquement liée à la solution des problèmes que rencontre la planète. Nature+climat, nature+sécurité alimentaire, nature+économie : voici quelques-unes des questions que traitera le Congrès de l’UICN. Nature+ pour dynamiser la résilience naturelle. « La nature est intrinsèquement forte, mais nous devons améliorer la rapidité avec laquelle la nature et les populations s’adaptent aux changements » affirme Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l’UICN. « Si nous parvenons à améliorer la solidité de la nature, les écosystèmes seront plus résilients et les populations, les communautés et les économies se porteront mieux ». La conservation fonctionne. « La lenteur apparente des décisions mondiales sur les questions environnementales cache ce qui se passe réellement sur le terrain », souligne Enrique Lahmann, Directeur du Congrès de l’UICN. « De nombreux résultats à l’échelle locale montrent qu’investir dans la nature et restaurer des aires naturelles entraîne des bénéfices sociaux et économiques. Même si tous les succès ne peuvent pas toujours être reproduits dans tous les écosystèmes ou systèmes culturels ou politiques, ils indiquent malgré tout comment rendre la nature plus résiliente à l’échelle mondiale ». La nature offre des solutions pour s’adapter aux changements climatiques.« L’adaptation fondée sur les écosystèmes est une solution financièrement intéressante dont les gouvernements devraient se saisir de manière proactive dans les politiques nationales, et la mettre en œuvre immédiatement sur le terrain » déclare Chong-Chun Kim, Secrétaire général du Comité organisateur coréen. « Améliorer la gestion des systèmes fluviaux, des récifs coralliens, des mangroves et des forêts améliore de façon tangible la résilience des communautés voisines pour s’adapter aux conséquences immédiates et à long-terme des changements climatiques ». Durant plus de 10 jours, les membres et les experts de l’UICN, ainsi que de nombreuses autres organisations et personnalités s’engageront dans des débats, partageront leurs expériences, étendront leurs réseaux, enfin prendront des décisions sur notre façon de protéger et gérer l’environnement pour un développement humain, social et économique durable. L’événement débutera avec le Forum, un large espace de débat sur la conservation, comprenant des ateliers, des tables-rondes, des formations, des sessions de posters, et cinq « Dialogues de personnalités » avec des dirigeants mondiaux renommés. Le Forum laissera ensuite place à trois jours d’Assemblée générale des Membres, la plus haute autorité décisionnelle de l’UICN qui constitue un parlement environnemental unique de gouvernements et d’ONG. Toutes les informations (inscription, programme, hébergement…) sont disponibles sur le site internet du congrès mondial.
La Liste rouge des crustacés d’eau douce de France métropolitaine

Un quart des espèces de crustacés d’eau douce sont menacées en France métropolitaine. Ce chapitre de la Liste rouge nationale porte sur des espèces pour la plupart méconnues, qui jouent un rôle essentiel dans les milieux d’eau douce. Au terme de l’étude menée durant trois ans sur les 576 espèces de crustacés d’eau douce de l’Hexagone, près de 28% des espèces apparaissent menacées. Ce résultat est le fruit d’un travail conduit par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, avec la contribution d’une vingtaine de spécialistes. Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (juin 2012)• Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN France & MNHN (2014). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Crustacés d’eau douce de France métropolitaine. Paris, France. Photo bandeau :Ecrevisse à pattes blanches © Mickaël Béjean
Rio+20 : l’UICN publie ses positions pour le sommet
La Conférence Rio +20 se déroulera à Rio de Janeiro, au Brésil, du 20 au 22 Juin 2012, afin de marquer le vingtième anniversaire de la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement, également appelée « Sommet de la Terre ». L’UICN prendra une part active aux négociations et a préparé des positions sur les thèmes principaux de la conférence. La Conférence Rio+20 a trois objectifs principaux : – Garantir le renouvellement des engagements politiques concernant le développement durable – Évaluer les progrès réalisés à ce jour et les lacunes qui subsistent dans la mise en œuvre des résultats des grands sommets sur le développement durable – Aborder les défis émergents. La conférence sera axée sur deux thèmes : 1) une économie verte dans le contexte du développement durable et de l’éradication de la pauvreté, et 2) le cadre institutionnel du développement durable. L’économie verte Les discussions sur la notion d’économie verte ont récemment pris une place importante sur l’agenda environnemental. La crise financière ainsi que l’incertitude vis-à-vis de la pérennité du système économique mondial actuel ont notamment favorisé l’émergence de ce concept. L’économie verte sera au cœur de la prochaine Conférence Rio +20 et sera discutée dans le contexte du développement durable et de l’éradication de la pauvreté. La position de l’UICN sur l’économie verte est consultable ci-dessous. Cadre institutionnel du développement durable Il est déclaré dans le Plan d’application du Sommet Mondial sur le Développement Durable de 2002 qu’ « une bonne gouvernance, dans chaque pays et au niveau international, est essentielle pour le développement durable ». La nature étant au cœur du bien-être humain, l’UICN estime qu’une gouvernance efficace implique notamment une meilleure intégration de l’environnement dans les considérations sociales et économiques, de sorte que les trois volets du développement durable se renforcent mutuellement. La position de l’UICN sur le cadre institutionnel du développement durable est consultable ci-dessous. Les défis émergents L’UICN abordera également d’autres enjeux cruciaux à la Conférence Rio+20, comme l’eau, les océans et les forêts. Pour en savoir plus, consultez la section consacrée à Rio+20 sur le site internet de l’UICN. Pour que chacun puisse saisir les enjeux et le déroulement de la conférence de Rio+20, les autorités françaises ont ouvert un site Internet dédié à la conférence : www.conference-rio2012.gouv.fr. Ce site permet à tous de suivre, en français, l’état d’avancement des préparatifs de Rio+20 : les projets, thèmes abordés, négociations, réunions et conférences préparatoires organisés aussi bien en France que sur la scène internationale y sont présentés. Documents joints Position UICN Rio+20 cadre institutionnel Position UICN Rio+20 économie verte
Journée mondiale de la biodiversité 2012 : L’ONU plaide pour une protection renforcée des océans
À l’occasion de la Journée mondiale de la biodiversité, le 22 mai 2012, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a plaidé en faveur de la protection de la biodiversité marine, à l’heure où les océans sont de plus en plus menacés. « Les océans couvrent pratiquement trois-quarts de la surface du globe. Ils hébergent à la fois le plus grand animal connu – la baleine bleue– ainsi que des milliards de minuscules micro-organismes. Des rivages de sable jusqu’aux abysses les plus profonds, les océans et les littoraux font vivre une abondante diversité biologique dont l’humanité a besoin », a déclaré M. Ban Ki-Moon, qui regrette dans un message qu’en dépit de son importance, la biodiversité marine ait été « malmenée par l’homme » L’Assemblée générale a proclamé le 22 mai Journée internationale de la biodiversité afin de sensibiliser l’opinion publique à l’importance de la biodiversité. La biodiversité marine est le thème retenu cette année, afin de donner aux États Parties à la Convention sur la diversité biologique et à tous ceux qui s’intéressent à la vie marine l’opportunité de renforcer la prise de conscience sur cette question et de favoriser les actions concrètes. Déplorant la surpêche, le Secrétaire général de l’ONU a indiqué que plus de la moitié des ressources halieutiques de la planète était aujourd’hui épuisée et un tiers supplémentaire appauvri : « On estime que 30% à 35% des environnements marins les plus importants – dont les phanérogames, les mangroves et les récifs coralliens – ont été détruits. Les déchets plastiques continuent de tuer des organismes marins et la pollution terrestre menace certaines eaux côtières d’asphyxie, a-t-il expliqué. « De surcroît », a noté Ban Ki-moon, « l’utilisation accrue de combustibles fossiles perturbe le climat de la planète : elle réchauffe la surface des eaux, élève le niveau de la mer et augmente l’acidité des océans, produisant des conséquences dont nous prenons à peine la mesure. » Or, relève le Secrétaire général, la pêche est à l’origine de plus de 15% des protéines animales consommées dans le monde. Les océans et les zones côtières fournissent des services écosystémiques précieux, du tourisme à la protection contre les tempêtes. Et de minuscules plantes photosynthétisantes appelées phytoplanctons produisent 50% de l’oxygène que nous respirons, a-t-il précisé. Tout espoir n’est cependant pas perdu, selon le Secrétaire général de l’ONU. Une étude scientifique menée en 2011 a ainsi montré qu’en dépit des dommages infligés à la faune marine et aux habitats marins au cours des siècles derniers, 10% à 50% des populations et des écosystèmes avaient affiché des signes d’amélioration dès lors que les menaces posées par l’activité humaine avaient diminué ou disparu. « Ceci étant, alors que près de 15% de la surface de la terre est protégée, à peine plus de 1% des milieux marins le sont », a relevé le Secrétaire général, qui s’est toutefois félicité de récents progrès, notamment grâce à la création de grandes réserves marines et au recensement des habitats de haute mer. Pour Ban Ki-moon, la Conférence Rio+20 doit donner un nouvel élan à l’action en faveur de la gestion et de la conservation des océans en incitant les Nations Unies, les gouvernements et les autres partenaires à prendre des mesures pour freiner la surpêche, élargir les zones marines protégées, réduire la pollution des océans et endiguer les effets des changements climatiques. « En agissant aux niveaux national, régional et mondial, et notamment en resserrant la coopération internationale, nous pourrons atteindre les objectifs d’Aichi pour la biodiversité et conserver 10% des zones marines et côtières d’ici à 2020 et ainsi faire un grand pas vers la protection de la biodiversité marine en vue de l’avenir que nous voulons. » Pour en savoir plus, consultez le document « The Ocean : many worlds of life » (en anglais) publié par le Secrétariat de la Convention sur la Diversité Biologique.
Congrès français de la nature 2012 : 14 nouvelles motions adoptées
Le Comité français de l’UICN a organisé son 11ème Congrès français de la nature le 12 avril 2012 à Paris, en préparation du prochain congrès mondial de la nature qui se tiendra du 6 au 15 septembre 2012 à Jeju en Corée du Sud. Au cours de ce 11ème congrès, le Comité français de l’UICN a présenté les objectifs et préparatifs du prochain congrès mondial de la nature que l’UICN organisera en septembre 2012 en Corée du Sud, les résultats de l’accord-cadre signé entre le gouvernement français et le siège mondial de l’UICN, ainsi que les négociations en cours pour Rio+20. Les organismes et experts français de l’UICN ont ensuite débattu et adopté 14 nouvelles motions sur les thèmes suivants : Politiques de la biodiversité Réforme des aides publiques dommageables à la biodiversité Coopération avec les collectivités territoriales pour la mise en œuvre du nouveau programme mondial de l’UICN Aires protégées Renforcer et certifier la gestion des aires marines protégées Consolider et pérenniser la stratégie de création des aires protégées terrestres Inscription de sites naturels d’outre-mer sur la liste du patrimoine mondial Espèces Réintroduction du Bouquetin ibérique dans les Pyrénées Renforcement des connaissances sur la situation de la Martre, de la Belette et du Putois Chasse au Bruant ortolan, Pinson des arbres et Pinson du Nord Conservation du Pétrel noir de Bourbon Outre-mer Renforcement des dispositifs européens pour la biodiversité en outre-mer Mer Renforcement de la politique de la mer et des océans Energie Développement des énergies renouvelables et conservation de la biodiversité Exploration et exploitation des hydrocarbures non conventionnels Forages pétroliers offshore en Méditerranée Les textes des motions sont consultables dans la rubrique du Congrès français de la nature
La Fête de la nature 2012 est lancée !
Rejoignez la Fête de la Nature dans toute la France du 9 au 13 mai 2012 ! Le lancement officiel de la 6e édition de la Fête de la Nature a eu lieu le 9 mai dans l’un des jardins de la ville de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), le parc Edmond de Rothschild, classé refuge LPO. Une manifestation inaugurale en présence de Julia Marton Lefèvre, directrice générale de l’UICN, de François Letourneux, président de la Fête de la Nature, Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO, Christine Bruneau et Vincent Graffin, représentants de la ville de Boulogne-Billancourt et les partenaires de l’édition 2012. Au cours de cette première journée, près de 600 manifestations sont programmées et plus de 200 nichoirs seront installés. Toute la suite du programme jusqu’au 13 mai sur le site de la Fête de la Nature. Découvrez également le Journal de la Fête de la nature, consultable en ligne.
Qui sera la capitale française de la biodiversité en 2012 ?
En 2012, le Comité français de l’UICN s’associe à la troisième édition du concours « Capitale française de la biodiversité » lancé par Natureparif et visant à récompenser les collectivités locales mettant en œuvre des démarches exemplaires en matière de protection et de restauration de la biodiversité. Le concours « Capitale de la biodiversité » a vu le jour en 2010, année internationale de la biodiversité des Nations Unies. Il a été lancé simultanément en Allemagne, en Slovaquie, en Espagne, en France et en Hongrie en partenariat avec l’UICN. Cette année, le concours aura pour thème principal « Biodiversité et Citoyenneté »récompensant les actions d’éducation, de communication et de sensibilisation, de participation du public ou encore de sciences participatives… autant de moyens et d’outils pour relever le défi majeur que constitue la lutte contre l’érosion de la diversité biologique. L’appel à candidature est ouvert aux communes de plus de 2000 habitants, aux communautés de communes, aux communautés d’agglomération, communautés urbaines, syndicats d’agglomération nouvelle et métropoles du 15 Mars 2012 au 11 juin 2012. Un comité scientifique et technique composé de chercheurs, urbanistes, naturalistes, représentants d’associations et de collectivités et professionnels de la biodiversité sera chargé d’évaluer les candidatures. Ce concours national est soutenu par le secrétariat de la Convention sur la Diversité Biologique des Nations Unies, le Ministère de l’Ecologie ainsi que de nombreux autres partenaires. Retour sur l’édition 2011 du concours L’édition 2011 du concours portait sur la thématique « biodiversité & planification urbaine » et mettait à l’honneur les politiques visant à protéger le patrimoine naturel autant que le bâti. La Ville de Montpellier a été élue « Capitale française de la biodiversité 2011 » pour sa « Politique Biodiversité » comportant notamment la mise en place du guide AURA (Améliorer l’Urbanisme par un Référentiel d’Aménagement). A ses côtés, des lauréats ont également été distingués par catégorie de collectivités : • Saint-Orens-de-Gameville (Haute-Garonne), dans la catégorie des villes de 2 000 à 20 000 habitants (prise en compte de la biodiversité dans la ZAC du Tucard, mise en œuvre de la gestion différenciée des espaces verts de la ville…) ; • Bayonne (Pyrénées Atlantiques), dans la catégorie des villes de 20 001 à 100 000 habitants (création de l’écoquartier du Séqué, restauration et gestion des barthes de la Nive…) ; • Toulouse (Haute-Garonne), dans la catégorie des villes de plus de 100 000 habitants (outil d’alerte faune-flore, renaturation de l’espace de la Grande Plaine, des jardins ouverts à tous…) ; • Dunkerque Grand Littoral (Nord), dans la catégorie des communautés urbaines et d’agglomération (opération d’aménagement thématique « trame verte et bleue » cœur d’agglomération, renaturation de mares et frayères à brochet…) ; • Maurecourt (Yvelines), a reçue le « Prix Natureparif » décerné à une collectivité francilienne (aménagement des berges de l’Oise…) ; • et Condette (Pas-de-Calais), « Prix Coup de cœur » du Jury (Charte d’urbanisme / AVAP / ZAP , Préservation et réhabilitation d’une zone humide de 35 hectares : le marais …) Les résultats de cette édition 2011 démontrent encore une fois que les villes sont des actrices incontournables de la protection de la biodiversité et des milieux naturels. Un rôle qui leur a été reconnu officiellement au niveau international lors du sommet de Nagoya au Japon en octobre 2010. Pour plus d’informations • Date limite de dépôt des dossiers : le 11 juin 2012 • Le dossier de candidature et le règlement du concours sont téléchargeables sur : www.natureparif.fr/concours2012 • Contact pour plus d’information : 01 75 77 79 30 ou concours2012@natureparif.fr • Contacts Presse : – Antoine Lagneau, Chargé de communication Natureparif, Tél. : 01 75 77 79 08 – 06 81 73 25 31 – Frédéric Fort, attaché de presse de GrDF : frederic.fort@grdf.fr, 01 71 26 25 54 – 06 76 97 15 42
La Liste rouge des papillons de jour de France métropolitaine

Seize espèces de papillons de jour sont menacées de disparition en France métropolitaine et dix-huit autres quasi menacées. C’est ce que révèle ce chapitre de la Liste rouge des espèces menacées en France, consacrée pour la première fois en métropole à un groupe d’insectes. Le risque de disparition des 253 espèces de papillons de jour, ou « Rhopalocères », a été étudié par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en collaboration avec l’Office pour les insectes et leur environnement (Opie) et la Société entomologique de France (SEF).Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (mars 2012)• Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN France, MNHN, OPIE & SEF (2014). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Papillons de jour de France métropolitaine. Paris, France. Photo bandeau :Damier du frêne © Daniel Morel