Forum mondial de l’eau 2012 : la nature sur le devant de la scène

Les « infrastructures » naturelles, telles que les bassins hydrographiques, les forêts, les lacs et les zones humides, jouent un rôle central pour répondre aux besoins actuels en eau et doivent faire partie du portefeuille de gestion de l’eau de chacun des pays, dit l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) au Forum mondial de l’eau qui se tient à Marseille. Avec un fort accroissement des populations, des économies en croissance et un climat en mutation, l’accès universel à l’eau et à l’assainissement est l’un des grands défis du 21e siècle. À Marseille, des politiciens, des gestionnaires de l’eau, des représentants du secteur privé, des ONG et des communautés locales seront rassemblés afin de débattre et d’échanger des solutions aux grands enjeux de l’eau. Pour l’UICN, la nature et les services qu’elle assure sont au coeur de ces solutions. « Il n’existe pas de solution universelle aux problèmes de l’eau », dit Rocio Cordoba, coordinatrice de l’Unité de l’eau de l’UICN en Méso-Amérique. « Des approches multiples sont nécessaires, mais une gestion plus démocratique de nos écosystèmes naturels, tels que les forêts, les lacs et les zones humides, à l’intérieur des bassins hydrographiques, peut et doit jouer un rôle central dans la construction d’un monde équitable et durable. » La nature assure de nombreux services indispensables à une gestion durable de l’eau. Les sols forestiers, les nappes aquifères, les lacs et les zones humides emmagasinent de l’eau. Les zones humides filtrent l’eau, les plaines d’inondation et les zones humides atténuent les pics d’inondation dans les villes situées en aval, tandis que les mangroves et les récifs coralliens protègent les côtes contre les tempêtes et les inondations. Cette « infrastructure » naturelle nous permet aussi de mieux répondre au changement climatique. « Un environnement sain est un élément essentiel de résilience face au changement climatique » dit Mark Smith, Directeur du Programme mondial de l’eau de l’UICN. « Il nous protège contre les inondations, la sécheresse, l’érosion et d’autres catastrophes et nous permet d’avoir accès à une eau salubre coulant du robinet. Aucun paquet de financement stratégique ne peut être complet sans des investissements dans les infrastructures naturelles, et aucun ministre prenant des décisions sur les infrastructures d’approvisionnement en eau ne peut avoir un aperçu complet de la situation si les options liées aux infrastructures naturelles sont absentes du débat. » Les « infrastructures » naturelles sont le pilier de l’économie verte et les bénéfices découlant des investissements dépassent souvent les coûts. Ainsi, la municipalité de Beijing a investi 1,9 milliards de dollars depuis 2001-2005 dans la protection des bassins versants, la ville de New York a dépensé 1,5 milliards de dollars pour la gestion des écosystèmes au lieu de 6 milliards pour une usine de filtration de l’eau et à Quito, en Équateur, des entreprises du secteur privé et des ONG sont en train de mettre en place un fonds en dépôt pour la gestion de bassin, dont la valeur actuelle est de 8 millions de dollars. « L’UICN a un message fort à transmettre depuis ce Forum à la Conférence des Nations Unies sur le développement durable qui se tient à Rio en juin, et ensuite au Congrès mondial de la nature de l’UICN qui se réunira à Jeju, en République de Corée, en septembre », dit Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l’UICN.« Une gestion saine de l’eau est essentielle à la construction d’un avenir durable. Nos économies ne peuvent devenir « vertes » qu’avec un environnement naturel sain et durable ».   Porte-paroles Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l’UICN Mark Smith, Directeur du Programme mondial de l’eau de l’UICN Rocio Cordoba, Coordinatrice de l’Unité de l’eau de l’UICN pour la Méso-Amérique Photos Clips vidéo disponibles sur demande   Pour plus d’informations, ou pour des entretiens Ewa Magiera, Relations médias UICN, m +41 79 856 76 26, ewa.magiera@iucn.org À Marseille : Brian Thomson, Relations médias UICN, m +41 79 721 8326 Claire Warmenbol, Communication, Programme de l’eau, UICN : m +41 79 404 1973 Des interviews audio de qualité studio sont disponibles pour la radiodiffusion au moyen de notre ligne ISDN (APTX/G722). Veuillez appeler le +41 22 999 0346 pour réserver une tranche horaire d’interview

L’UICN France prône la mise en œuvre de stratégies régionales pour la biodiversité dans l’ensemble du territoire

Après avoir dressé un état des lieux des stratégies régionales pour la biodiversité (SRB) assorti de recommandations, l’UICN France poursuit sa mobilisation pour leur déploiement et leur renforcement, en publiant aujourd’hui des lignes directrices visant à faciliter leur élaboration et leur mise en œuvre sur tout le territoire français. S’inscrivant directement dans la mise en œuvre des lois Grenelle et de la nouvelle Stratégie nationale pour la biodiversité, l’UICN France soutient l’élaboration de stratégies régionales pour renforcer la préservation de la biodiversité et lutter contre son érosion dans les territoires. Elles constituent des cadres d’action privilégiés pour mobiliser les acteurs régionaux et sont des facteurs d’innovation et de cohérence de l’action publique en faveur de la biodiversité. A ce jour, 7 régions se sont dotées d’une SRB et 5 sont en préparation, notamment en Bourgogne et en Aquitaine, où l’UICN France accompagne leur élaboration.   L’UICN France encourage vivement toutes les régions françaises à mettre en place des stratégies régionales pour la biodiversité selon certains principes essentiels : En matière de gouvernance, un portage politique fort de la part des élus se révèle indispensable pour faire des enjeux de la biodiversité une problématique prioritaire et mobiliser les moyens d’intervention nécessaires. Dans le contexte actuel d’élaboration des documents de planification issus des lois Grenelle (Schéma Régional de Cohérence Ecologique, Stratégie de Création des Aires Protégées, Schéma Régional Air Energie, …), et dans un souci de mutualisation et de cohérence, un co-pilotage Etat – Région est clairement à privilégier. La mobilisation et l’implication de tous les acteurs du territoire au sein d’un dispositif de gouvernance collégial, participatif et pérenne est également incontournable. En termes de contenu, la réalisation préalable d’un diagnostic stratégique et partagé de la biodiversité régionale est une étape clé dans l’élaboration d’une SRB, suivie de l’identification d’objectifs à atteindre. La prise en compte de la biodiversité dans toutes les politiques sectorielles et tous les secteurs d’activité du territoire (agriculture, infrastructures, économie…) doit constituer un des principaux objectifs des SRB. Pour leur mise en œuvre, les stratégies doivent trouver leur traduction en plans d’actions opérationnels et projets concrets impliquant tous les acteurs selon leurs compétences, en créant de nouvelles dynamiques partenariales. Une évaluation régulière doit être réalisée dans une logique d’amélioration en continu des SRB. En s’appuyant sur ces principes, les stratégies régionales pour la biodiversité contribueront à répondre aux nouveaux objectifs de la Convention sur la diversité biologique (CDB) et au Plan d’action sur les gouvernements infranationaux, les villes, et les autres autorités locales pour la biodiversité, adoptés en octobre 2010 à Nagoya. A ce titre, les travaux réalisés par l’UICN France sont soutenus par le Secrétariat de la CDB.   Le document est disponible en téléchargement, en français, anglais et espagnol. Téléchargez le communiqué de presse Contacts Florence Clap – Chargée de programme « Politiques de la biodiversité » Valérie Moral – Chargée de mission « Collectivités territoriales et biodiversité » Documents joints CP_UICNfr_SRB_lignes_directrices

La France rejoint l’initiative « Save Our Species » de l’UICN

L’effort de protection des espèces menacées à l’échelle mondiale fait aujourd’hui un grand bond en avant avec l’annonce du Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM), qui s’engage à verser un don d’un million d’euros à SOS (Sauvons nos espèces). « SOS », une alliance mondiale lancée à l’initiative de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et la Banque Mondiale, utilisera ces fonds pour protéger la diversité de la vie sur la planète au travers de projets de conservation sur le terrain. « Si nous ne faisons rien pour enrayer le déclin des espèces, non seulement nous perdrons pour toujours de nombreux animaux et plantes, mais la trame même de notre société sera fortement compromise », indique Jean-Christophe Vié, Directeur adjoint du Programme mondial des espèces de l’UICN et Directeur de SOS. « Nous remercions le FFEM de son intérêt pour SOS et du soutien qu’il est prêt à apporter à nos efforts de préservation du monde naturel que nous partageons ». A travers leurs actions, l’UICN et le FFEM poursuivent un objectif partagé : protéger la biodiversité de la planète quand et où il le faut en priorité, en privilégiant les espèces des pays en développement. Avec une mission consistant à « encourager la protection de l’environnement local dans les pays en développement », le FFEM associe la protection environnementale au développement durable et place la protection de la diversité biologique au coeur de ses activités. Les efforts ciblés de SOS en matière de conservation des espèces ont été un élément central dans la décision du FFEM d’établir un partenariat avec l’organisation et de lui apporter son soutien financier. « C’est avec confiance que nous établissons ce partenariat avec l’UICN pour sauver la planète », dit François-Xavier Duporge, Secrétaire général du FFEM.« L’UICN dispose des meilleures connaissances et compétences sur le plan mondial en matière de conservation des espèces. Nous avons décidé de lui apporter un soutien financier afin de mobiliser tous les acteurs de la conservation et les encourager à agir, en espérant que d’autres gouvernements, des fondations, des mécènes et le secteur privé se joindront à nous pour sauver les merveilles de notre planète. » La Liste rouge des espèces menacées de l’UICN fait état de la disparition de la riche diversité de la planète à un rythme accéléré et alarmant : un mammifère sur quatre, un amphibien sur trois, un corail sur trois, un oiseau sur huit sont en danger d’extinction. SOS vise à ralentir les effets de cette crise d’extinction en rassemblant tous les secteurs de la société autour de la préservation de la vie sur la Terre, y compris des entreprises novatrices appartenant à tous les domaines d’activité, telles que Nokia, première société commerciale à avoir rejoint SOS. Récemment, 3,3 millions de dollars ont été affectés à 23 nouveaux projets de SOS dans différentes régions du monde afin de promouvoir des actions de conservation. « Nous sommes confrontés à la plus grande crise d’extinction naturelle de toute l’histoire de l’humanité », indique Alessandro Badalotti, coordinateur pour le projet SOS.« Ne rien faire, c’est rester inactif alors même que les bases de notre sécurité économique et de notre mode de vie sont en danger. Le soutien d’organisations telles que le FFEM nous aide à aborder ces enjeux et à obtenir des résultats. » La présente décennie a été déclarée Décennie de la Diversité Biologique par les Nations Unies. Les questions liées à la sauvegarde des espèces seront examinées lors du Congrès mondial de la nature, qui se tiendra à Jeju (République de Corée), du 6 au 15 septembre 2012.   Pour plus d’informations ou pour des interviews  Elke Blodau, Marketing & Communication Officer SOS, tel. +41 22 999 0372 Maggie Roth, Relations médias UICN, tel. +41 22 999 0115 Pour en savoir plus sur SOS : www.SOSpecies.org Pour en savoir plus sur le FFEM: www.ffem.fr/site/ffem

Un régime équilibré : l’UICN propose de repenser la gestion de la pêche

Une étude de l’UICN publiée dans le journal Science propose de repenser la gestion de la pêche de façon à améliorer la sécurité alimentaire et réduire les effets négatifs de la pêche sur l’environnement. La nouvelle approche, présentée par un groupe de spécialistes de l’environnement et de la pêche, membres de la Commission de la gestion des écosystèmes (CGE) de l’UICN, change complètement le cap en matière de gestion de la pêche. « Pendant des siècles, on a cru qu’une pêche sélective qui évite les jeunes poissons et les espèces rares et emblématiques et préfère les individus plus âgés et de grande taille permet d’accroître les captures et de réduire les impacts sur l’environnement » dit François Simard, conseiller principal de l’UICN pour la pêche. « Mais en fait les individus plus âgés ont un fort potentiel de reproduction et leur capture altère la structure et le fonctionnement de l’environnement. Elle peut aussi avoir des effets secondaires graves sur le plan de l’évolution et de l’écologie. » Dans la partie est du plateau néo-écossais, par exemple, la pêche sélective classique a modifié la structure de la chaîne alimentaire du milieu marin et, en Mer du Nord, on observe une proportion croissante d’espèces de plus petite taille. La nouvelle approche proposée par l’UICN, appelée « prélèvement équilibré », cible toutes les composantes comestibles du milieu marin, de façon proportionnelle à leur productivité. En effet, lorsque la pêche cible une plus grande diversité d’espèces et de tailles, la capacité de production de l’écosystème est pleinement utilisée. Cette approche améliore la sécurité alimentaire en préservant le potentiel des ressources marines, tout en minimisant les effets négatifs des pêcheries sur l’environnement. Nécessitant une réduction de l’exploitation des stocks de poissons, elle change radicalement notre mode actuel de gestion de la pêche, qui vise la pleine exploitation des populations prises individuellement et entraîne souvent leur surexploitation. « Le prélèvement équilibré est un mode de pêche sélectif mais, conformément à l’approche axée sur l’écosystème adoptée par la Convention sur la diversité biologique et l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), il s’agit d’une sélectivité entendue dans une perspective bien plus large que celle utilisée jusqu’à présent » explique Serge M. Garcia, président du Groupe de spécialistes de la pêche de la CGE de l’UICN. « Au lieu de viser exclusivement l’optimisation des captures d’un certain nombre d’espèces cibles et de tailles sélectionnées, elle a pour but de préserver la structure et la productivité de l’ensemble de l’écosystème ». Le document est fondé sur une étude comparative de plusieurs types de sélectivité, en utilisant 36 modèles d’écosystèmes différents. Quelques exemples de modes de pêche se rapprochant du prélèvement équilibré ont aussi été trouvés en Afrique, dans des pêcheries artisanales des eaux intérieures du continent. « Cette nouvelle démarche en matière de pêche peut paraître utopique, car la capacité humaine de gestion des écosystèmes est limitée », dit Jeppe Kolding, membre du Groupe de spécialistes de la pêche. « Mais il s’agit d’une utopie qui permet de mobiliser les énergies dans le bon sens. Nous avons maintenant suffisamment d’éléments qui démontrent que cette nouvelle approche peut accroître considérablement la durabilité de la pêche, réduire son impact sur les écosystèmes et améliorer l’environnement marin aussi bien que la sécurité alimentaire ». Des questions liées à la gestion de la pêche seront examinées de façon plus approfondie pendant le Congrès mondial de la nature de l’UICN, qui se tiendra à Jeju, République de Corée, du 5 au 15 septembre 2012. Le rapport est consultable, en anglais, au lien suivant

A vos agendas : la 6ème Fête de la nature se tiendra du 9 au 13 mai 2012 !

A vos agendas ! La 6ème édition de la Fête de la nature aura lieu du 9 au 13 mai 2012. Cet événement national et festif proposera à nouveau plusieurs milliers de manifestations « nature » organisées en métropole et en Outre-mer. La Fête de la Nature est un événement national qui propose chaque année aux Français, de métropole et d’Outre-mer, de célébrer la nature à travers plusieurs milliers de manifestations « nature » gratuites à l’initiative des professionnels ou des bénévoles, qui ont pour mission de protéger et de valoriser la nature, d’éduquer et de veiller au maintien de la biodiversité. La 6e édition de la Fête de la Nature aura lieu du 9 au 13 mai 2012 partout en France. Comme chaque année, elle se déroulera sur 5 jours pour permettre à tous et notamment aux écoles de participer à l’événement. Depuis sa création en 2007, la Fête de la Nature rassemble tous les acteurs de la protection de la nature et le grand public. Ouverte à tous, elle permet aux particuliers, associations, entreprises, établissements publics, etc. d’organiser et de vivre une ou des manifestations gratuites. Le site de la Fête de la Nature s’adresse aux organisateurs comme aux participants. Il permet de proposer une sortie nature et/ou d’en rechercher une par centre d’intérêt, lieu de résidence, etc. 2012 sera l’année des oiseaux ! Chaque année, la Fête de la Nature met l’accent sur une thématique fédératrice. Véritable appel à projet, elle donne le ton de l’événement et caractérise les spécificités de la programmation annuelle. La Fête de la Nature 2012 mettra les oiseaux à l’honneur parce qu’ils sont visibles sur tout le territoire et suscitent une émotion sans cesse renouvelée. Clin d’œil à… la Ligue pour la Protection des Oiseaux qui fête cette année ses 100 ans d’actions pour les oiseaux. En 2012, les organisateurs de la Fête de la Nature inviteront chacun à observer les oiseaux, à imiter ou reconnaître leurs chants, à découvrir les aménagements nichés au fond des jardins ou en haut des immeubles pour les accueillir, à rencontrer des passionnés… Défi 2012 : 10 000 nichoirs ! Cette année, la Fête de la Nature lance un défi à tous les amoureux de nature : installer 10 000 nichoirs d’ici le mois de juin pour accueillir des oiseaux. Des modes d’emploi et plans de nichoirs seront distribués dès le mois d’avril pour permettre aux volontaires, petits et grands, bricoleurs du dimanche, de construire et d’installer leurs propres nichoirs.   A propos de la Fête de la Nature La Fête de la Nature a été lancée en 2007 par le Comité Français de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) et par Terre Sauvage, le magazine de nature édité par le groupe Bayard. La Charte Fête de la Nature, signée le 26 mars 2007 par le Ministre de l’Ecologie et du Développement Durable, a permis d’encadrer l’organisation de la manifestation. Cette Fête a été imaginée par des amoureux de la nature pour donner à tous le plaisir de (re)découvrir les richesses de la nature, de renouer avec elle des liens forts et s’émerveiller à son contact. Le public est invité à découvrir des espèces emblématiques ou méconnues, à arpenter des territoires parfois familiers sous la conduite de guides naturalistes, de s’intéresser au travail et à la passion des gestionnaires d’espaces naturels, des forestiers, des acteurs de la protection de la nature qui veillent au maintien de la biodiversité. Cette année encore, la Fête de la Nature s’organise à l’international : la Suisse, le Portugal et les Pays Bas fêteront également la nature. Plus de 50 partenaires, associations, entreprises ou institutions, reconnus et impliqués dans la préservation de la nature se sont engagés à soutenir l’édition 2012 de la Fête de la Nature.   Retour sur la Fête de la Nature 2011 4 600 manifestations sur l’ensemble du territoire (métropole et Outre-mer) 1 520 000 participants dont 85 % sont habitants de zones urbaines 882 organismes porteurs de manifestations 8 territoires ultra-marins impliqués dans l’événement à travers près de 150 manifestations Des événements emblématiques dans des grandes villes et régions   Contacts presse Agence 914 – 01 42 52 60 29 Marielle Chaumien / marielle.chaumien@agence914.fr / 06 15 66 99 13 Juliette Laniray / juliette@agence914.fr / 06 11 76 22 09 Interviews et visuels disponibles sur simple demande. Plus d’informations sur la Fête de la Nature : www.fetedelanature.com

Vers un renforcement de la prévention et de la gestion des espèces exotiques envahissantes dans l’océan Indien

Du 23 au 26 janvier 2012, soixante experts et acteurs sont réunis à Mayotte, à l’invitation du Comité français de l’UICN, pour répondre à l’enjeu des espèces exotiques envahissantes. Durant quatre jours, ces participants provenant de Mayotte, de La Réunion et de pays voisins (Madagascar, Comores, Seychelles, Maurice), ainsi que de tout l’outre-mer (Antilles françaises, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française…) échangent et confrontent leurs expériences sur ce sujet majeur pour la conservation de la biodiversité. Les espèces exotiques envahissantes sont reconnues comme l’une des principales causes de l’érosion de la biodiversité à l’échelle mondiale, en particulier dans les îles. Elles engendrent des dégâts écologiques importants, pouvant s’accompagner d’impacts négatifs pour les activités économiques et la santé humaine. Les collectivités françaises d’outre-mer sont particulièrement concernées : 49 des 100 espèces considérées comme les plus envahissantes au monde y sont déjà présentes. Les îles du sud-ouest de l’océan Indien ne sont pas épargnées. De nombreuses espèces introduites par l’homme, volontairement ou accidentellement, représentent aujourd’hui une menace pour la flore et la faune indigènes. On recense ainsi plus de 70 plantes introduites envahissantes à Mayotte, au moins 16 aux Comores, 100 à Madagascar et plus de 190 à La Réunion. Parmi celles-ci figurent la vigne marronne ou l’arbuste lantana, dont l’expansion menace les milieux naturels. Parmi les animaux, l’escargot achatine s’attaque aux cultures vivrières, tandis que les rats et les mainates exercent une forte pression sur plusieurs espèces d’oiseaux indigènes. Face à ces menaces, des actions de lutte sont engagées, comme celle menée contre la fougère aquatique salvinia, dont l’envahissement menaçait une retenue collinaire d’eau douce à Mayotte, et qui s’est soldée au bout de 6 mois par le contrôle réussi de la plante. Dans un contexte mondial marqué par la multiplication des déplacements et des échanges commerciaux, et par l’attrait grandissant pour des plantes et des animaux exotiques, le risque de voir arriver de nouvelles espèces envahissantes est permanent. Face à la menace des invasions biologiques, la coopération régionale est un enjeu déterminant : la circulation, l’échange et la mutualisation des informations permettent une prévention plus efficace, une détection plus rapide et l’amélioration des méthodes de lutte. C’est pour répondre au défi des invasions biologiques que soixante experts et acteurs sont réunis à Mayotte pendant quatre jours, pour échanger et mettre en commun leurs compétences. Ils se penchent tout particulièrement sur les thèmes de la biosécurité, des stratégies locales de lutte, de la coopération régionale et des liens entre activités agricoles et espèces envahissantes. Leur objectif est d’identifier des priorités d’action et d’élaborer des recommandations pour renforcer la sensibilisation, la prévention et la gestion des espèces exotiques envahissantes. L’atelier permettra également de définir les bases d’un futur réseau de coopération régionale « Océan Indien » sur les invasions biologiques. Organisé par le Comité français de l’UICN, cet atelier a été conçu en collaboration avec la DEAL (Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement) de Mayotte et le Conseil général de Mayotte, et en partenariat avec le Conseil régional de La Réunion. Il bénéficie de l’appui technique de la DEAL de La Réunion et du Conservatoire botanique national de Mascarin.   Pour consulter tous les documents de l’atelier (programme, liste des participants, présentations…), rendez-vous sur le site Internet dédié : www.especes-envahissantes-outremer.fr   Documents joints Communiqué Atelier espèces exotiques envahissantes océan Indien Motion pour la création d’un réseau de coopération régionale sur les espèces exotiques envahissantes dans l’océan Indien

La Liste rouge des oiseaux de Guadeloupe

Première étape d’une série de chapitres à paraître sur la faune et la flore de Guadeloupe, l’étude réalisée porte sur l’ensemble des oiseaux nicheurs et migrateurs présents dans l’archipel guadeloupéen. Le risque de disparition de chacune des espèces a été analysé. Parmi les oiseaux menacés, la Grive à pieds jaunes et l’Organiste louis-d’or sont classés « Vulnérables », le Dendrocygne des Antilles est « En danger » et le Martin-pêcheur à ventre roux « En danger critique ». Le Pic de la Guadeloupe, endémique de l’archipel, est quant à lui classé « Quasi menacé ». Ce chapitre de la Liste rouge des espèces menacées en France a été réalisé par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec les associations guadeloupéennes AMAZONA, AEVA et ASFA, et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale Documents et liens • Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf) • Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN) Photo bandeau : Pic de la Guadeloupe © Anthony Levesque

Propositions pour la mise en œuvre d’une compensation écologique acceptable

L’UICN France publie aujourd’hui une étude sur la compensation écologique, réalisée avec le concours de ses membres, experts et partenaires entreprises. Elle comporte plusieurs recommandations pour inscrire, de façon plus encadrée et plus efficace, ce mécanisme dans la lutte contre l’érosion de la biodiversité. L’UICN France rappelle en premier lieu que la compensation est un mécanisme qui ne doit intervenir qu’après la mise en place de mesures d’évitement et de réduction des impacts initialement identifiés (respect de la séquence Éviter / Réduire / Compenser). Son principal fondement est, à minima, la non-perte nette de biodiversité mais doit plutôt viser un gain net de biodiversité. L’UICN France rappelle également que la compensation doit correspondre à des actions de terrain, au plus près des sites impactés, avec une obligation de résultats, et non à un dédommagement financier. Les financements dédiés à la compensation doivent servir à la réalisation d’actions qui doivent être proportionnées aux atteintes causées par le projet et aux enjeux écologiques des sites, et additionnelles pour répondre à des objectifs nouveaux de conservation, si des mesures de protection ou de gestion sont déjà en place. Au niveau international, les actions de compensation écologique sont en plein essor mais très variables d’un pays à l’autre : le principe de compensation étant, dans certains cas, intégré dans les cadres juridiques nationaux et, dans d’autres, issu d’engagements volontaires. En France, la réflexion concernant le principe de compensation, bien qu’il soit mentionné dans la loi de 1976 sur la protection de la nature, est relativement récente. A l’heure actuelle, il n’existe pas de cadre national commun (guides méthodologiques ou lignes directrices) relatif à la compensation, mais le Ministère de l’Ecologie y travaille, et cette étude a aussi pour objectif d’apporter une contribution à ces travaux. Qu’il s’agisse de banques de compensations, de fonds de compensation ou de compensations uniques, tous ces systèmes présentent des avantages mais aussi un certain nombre de limites. L’UICN France propose des réponses à ces limites pour une mise en œuvre complète et efficace du système de compensation, en intégrant par exemple la biodiversité ordinaire et les services écologiques dans l’établissement des mesures compensatoires ou encore de créer un observatoire de la compensation. Téléchargez l’étude : La compensation écologique : État des lieux et recommandations. UICN France (2011). Paris, France. Téléchargez le communiqué de presse : L’UICN France livre ses propositions pour la mise en œuvre d’une compensation écologique acceptable Contacts Florence Clap, Chargée de Programme « Politiques de la biodiversité » ; tél : 01 47 07 78 58 Marie Aurenche, Chargée de mission « Entreprises et biodiversité » ; tél : 01 40 79 57 75 Documents joints CP_Etude-Compensation-UICN_France

Position sur les forages pétroliers offshore en Méditerranée

Après avoir pris position contre les forages pétroliers offshore en Guyane lors de son dernier congrès en juin 2011, le Comité français de l’UICN exprime également son opposition sur la réalisation d’un projet de forage exploratoire au large du parc national de Port-Cros et du futur parc national des Calanques.   Forages pétroliers offshore en Méditerranée RAPPELANT la fragilité écologique et l’importance socio-économique des milieux naturels marins et côtiers de la Méditerranée ; RAPPELANT PAR AILLEURS le rôle important que jouent les écosystèmes marins et côtiers en fournissant des biens et services tels que la régulation du climat, la fourniture d’eau, l’atténuation des effets des catastrophes naturelles et la sécurité alimentaire ; CONSIDÉRANT les importantes pressions dont font déjà l’objet les écosystèmes méditerranéens, RAPPELANT que la demande portée par la société Melrose de prolongation du permis de recherche exclusive d’hydrocarbures liquides et gazeux concerne un secteur situé à moins de 50 km du Parc National de Port Cros, du sanctuaire Pelagos et du futur Parc National des Calanques, appartenant aux plus hauts sites naturels marins et côtiers français ; CONSIDÉRANT que les travaux prévus par la société Melrose comprennent un forage exploratoire qui pourrait intervenir rapidement, alors que le rapport présente des lacunes importantes dans la rigueur des mesures de précaution mises en œuvre et la qualité scientifique des observations ; RAPPELANT que le parc national de Port Cros, en qualité d’établissement public et d’animateur de la partie française de Pelagos, s’appuyant sur un avis défavorable de son Conseil scientifique, a émis les plus vives réserves quant à une possibilité de forage exploratoire ; CONSIDÉRANT donc que les écosystèmes marins et côtiers sont susceptibles de subir un impact majeur en relation avec l’exploitation pétrolière ; CONSIDÉRANT EGALEMENT les conséquences non maîtrisables qu’aurait un tel accident sur les milieux naturels, les ressources marines et sur les populations littorales ; CONSIDÉRANT que le monde est confronté à des changements climatiques globaux qui entraînent une perte croissante de biodiversité et que l’exploitation non durable des ressources naturelles, au-delà de leur capacité de régénération, est une cause fondamentale des changements climatiques et exacerbe ses effets sur la biodiversité ; RAPPELANT que, pour répondre à la fois au défi du réchauffement climatique et à la raréfaction progressive des énergies fossiles, la France s’est engagée dans le développement des énergies renouvelables et que la poursuite de ces travaux menaçant de hauts lieux du patrimoine naturel français est contradictoire avec les annonces faites dans le cadre du Grenelle, du fait des concentrations élevées de dioxyde de carbone rejetées dans l’atmosphère par l’exploitation et l’utilisation du pétrole ;   Le Comité français de l’UICN demande au gouvernement français de REFUSER la demande de la société Melrose de prolongation du permis de recherche exclusive d’hydrocarbures liquides et gazeux ; RENFORCER la politique d’économie d’énergie et le soutien aux énergies renouvelables compatibles avec la sauvegarde de la biodiversité en France ; ENCADRER le développement des politiques et des projets énergétiques, en : • appliquant le principe de précaution pour les milieux naturels les plus sensibles, • renforçant le travail scientifique préalable à la prise de décision des projets d’aménagement ou d’exploitation des milieux ou ressources naturels, • exigeant une application exemplaire de la réglementation, avec des études d’impacts complètes sur la biodiversité et le respect du principe « éviter, réduire, compenser », RENFORCER sur ce thème la concertation avec l’ensemble des acteurs de la société civile, notamment avec les associations de protection de la nature et les gestionnaires d’espaces naturels.

Les lauréats 2011 de la Palme IFRECOR sont…

Le 14 décembre, les résultats de la première édition du concours de la Palme IFRECOR à destination des élus ont été communiqués. Pierre Aliotti, vice-président de la collectivité de Saint-Martin et Ronald Tumahai, maire de la commune de Punaauia en Polynésie française, ont reçu la Palme IFRECOR sur l’île de la Réunion qui accueillait la 26ème Assemblée Générale de l’ICRI. L’appel à projets lancé le 27 juin auprès des territoires d’outre-mer du réseau IFRECOR (Guadeloupe, Martinique, La Réunion, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna, Polynésie française, ainsi que Saint-Barthélemy et Saint-Martin) a suscité l’intérêt des élus d’outre-mer. Le jury a délibéré et distingué deux lauréats auxquels le Président du Conseil Régional de la Réunion a remis la Palme IFRECOR.   Dans la catégorie « Éducation et sensibilisation », la Palme a été attribuée au projet « Création d’un sentier sous-marin éducatif audio-équipé dans la Réserve naturelle nationale de Saint Martin » Un sentier sous-marin ponctué de stations de découverte commentées ? C’est le projet réalisé sur l’îlet Pinel, au sein de la Réserve naturelle nationale de Saint-Martin. Grâce à un équipement FM installé sur les tubas, le visiteur peut tout au long de sa progression écouter des messages décrivant les herbiers de phanérogames, coraux et faune sous-marine visibles le long du sentier et expliquant les fonctionnalités écologiques. Pierre Aliotti, vice-président de la collectivité de Saint-Martin, a déclaré : « Je suis touché d’être récompensé par ce trophée qui valorise tout le travail réalisé depuis de nombreuses années : la création de la réserve, les arrêtés de protection forte pris pour tous les étangs, la publication de la loi de 1996 et l’intervention du Conservatoire du littoral, le suivi des projets d’acquisition foncière (Galion et Redrock)… autant de projets réalisés pour la qualité de vie de nos concitoyens, pour nos visiteurs touristes, poumons de l’économie. »   Dans la catégorie « Protection, valorisation et restauration », la Palme a été attribuée au projet  » Réhabilitation d’un espace lagonaire impacté par la prolifération du poisson jardinier Stegastes nigricans  » dans la commune de Punaauia en Polynésie française Le poisson jardinier Stegastes nigricans est une espèce indigène qui connaît un développement « explosif » depuis une quinzaine d’années, suite à la très forte réduction de ses compétiteurs (oursins, gastéropodes). Le Stegastes nigricans colonise certains pinacles du lagon et « interdit » alors l’accès aux autres espèces de poissons. Avec ce projet de restauration, la commune souhaite aboutir à la mise en place d’un PGEM qui assurera une gestion concertée du lagon. Ronald Tumahai, le maire de Punaauai, a déclaré : « Ce trophée vient récompenser les actions de réhabilitation écologique du lagon de Punaauia conduites avec Pae Tai Pae Uta, projet qui s’inscrit plus largement dans une démarche de développement durable pour notre commune avec l’objectif de faire aboutir rapidement le PGEM (Plan de Gestion de l’Espace Maritime) que nous conduisons en étroite collaboration avec les associations de protection de l’environnement »     Madame Sandrine Turquem, 3ème adjointe au Maire de Punaauia, représentait Monsieur le maire Ronald Tumahai pour la remise de la Palme IFRECOR.       Le trophée, une création de l’artiste réunionnais Claude Berlie-Caillat, symbolise la beauté et la fragilité des récifs coralliens. Il dirige l’association « Art Sud », Centre des Arts du feu, sur les pentes du Piton de la Fournaise. Spécialiste des techniques de fusion et d’émaillage autour du basalte, il a créé pour l’IFRECOR deux trophées originaux représentant chacun la beauté, l’équilibre et la fragilité des récifs coralliens à travers une gorgone éventail en porcelaine apposée sur un socle en basalte. ©Berlie-Caillat | www.artsud.org   Organisateurs et Partenaires Le concours était lancé dans le cadre de l’IFRECOR (Initiative française pour les récifs coralliens) ; initiative portée par le Ministère de l’Écologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement (MEDDTL) et par le Ministère chargé de l’Outre-mer (MOM). Le Comité français de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la nature), pilote de la thématique « communication » de l’IFRECOR, état en charge de l’organisation de ce concours. La Palme IFRECOR 2011 a été réalisée grâce au soutien financier du Fonds Biome et au soutien média du magazine Terre Sauvage. > En savoir plus sur l’ ICRI (International Coral Reef Initiative) : www.icriforum.org > En savoir plus sur l’IFRECOR (Initiative française pour les récifs coralliens) :www.ifrecor.com   Dossier de presse Télécharger ici le dossier de presse avec plus d’informations et le descriptif complet des projets inscrits à la Palme IFRECOR.   Contacts Presse Agence RendezVous RP Stéphanie Gentilhomme stephaniegentilhomme@rendezvous-rp.com +33 (0)1 45 41 19 37 +33(0)6 84 61 62 68 Contact pour l’IFRECOR Comité français de l’UICN Aurélie Bocquet 06.23.65.76.18 contact@ifrecor.org