L’ONU met à l’honneur la restauration des écosystèmes

La Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes (2021-2030) a été officiellement adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies. Cette décision met le monde sur la bonne voie pour intensifier de manière décisive la restauration des écosystèmes dégradés et stopper leur disparition pour lutter contre la crise climatique, améliorer la sécurité alimentaire et l’approvisionnement en eau, et protéger la biodiversité. L’UICN prend déjà des mesures pour relever ce défi. Le 1er mars 2019, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes 2021-2030. La proposition a été dirigée par le Salvador, rejoint par 71 co-parrains, qui a fait de la restauration des écosystèmes une solution essentielle, fondée sur la nature, pour accélérer la réalisation de nombreuses conventions internationales et du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Immédiatement après le discours à l’Assemblée générale du ministre de l’Environnement et des Ressources naturelles du Salvador, Lina Pohl, une liste impressionnante de pays, a exprimé son soutien à ce qui sera une voie d’action concertée et de résultats accélérés en faveur de la restauration des écosystèmes. L’UICN est fière d’avoir soutenu le gouvernement du Salvador dans la réalisation de cette importante décision. Le leadership du Salvador en matière de restauration des écosystèmes découle de son engagement à participer au Défi de Bonn, un objectif mondial de la restauration du paysage forestier mobilisant de nombreux autres pays. En outre, la promesse du Salvador de restaurer un million d’hectares – soit l’équivalent de la moitié de son territoire – est suivie grâce au baromètre du progrès du Défi de Bonn. En participant activement en tant que l’un des six pays pilotes à cet effort dirigé par l’UICN pour suivre la mise en œuvre des engagements du Défi de Bonn, le Salvador a déjà fait preuve de progrès réels dans la restauration des écosystèmes, de l’évaluation des possibilités de restauration et de la promotion de politiques de soutien à la remise en état des terres. Et maintenant, où allons-nous ? Alors que l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et les Nations Unies pour l’environnement a été chargée de faciliter la mise en œuvre de cette Décennie, chaque gouvernement, chaque communauté, chaque organisme de conservation et entreprise privée peut jouer un rôle dans la réalisation de cette promesse. Des millions d’hectares d’écosystèmes terrestres et marins sont déjà en cours de restauration dans le monde entier, à l’appui d’efforts comme le Défi de Bonn et d’autres initiatives régionales comme afr100 et Initiative 20×20. L’objectif déclaré de la Décennie est de renforcer ces efforts déjà en cours. L’UICN, par son travail avec ses membres et partenaires du monde entier au cours des 70 dernières années, et dans ses fonctions de Secrétariat du Défi de Bonn, contributeur aux initiatives de restauration régionale de soutien du Défi de Bonn, et en tant que fondateur et coordinateur du Partenariat mondial pour la restauration des forêts et du paysage (GPFLR), est déjà profondément ancré dans la restauration des écosystèmes. Le groupe des Solutions fondées sur la Nature de l’UICN participe à des programmes phares comme The Restoration Initiative, SUSTAIN, Catalyser l’engagement du secteur privé envers le Défi de Bonn et l’Alliance mondiale des mangroves. Combinée à l’application de la méthodologie d’évaluation des possibilités de restauration (ROAM) – la méthodologie la plus largement utilisée dans ce domaine – et à son expérience croissante en matière de politique de restauration et de renforcement des capacités, l’UICN est bien placée pour soutenir les pays dans la mise en œuvre de cette décennie. Une autre façon unique pour l’UICN d’appuyer cette Décennie est de la valoriser lors du Congrès mondial de la nature 2020 de l’UICN à Marseille, en France. Ce rassemblement quadriennal de la communauté internationale de la conservation favorisera le dialogue à ce sujet et tracera la voie à suivre pour atteindre les objectifs de la Décennie. Plus d’informations – Visualiser le discours de Lina Pohl en vidéo – Les Solutions fondées sur la Nature – Le programme Ecosystèmes de l’UICN France © Photo by Felipe Dias on Unsplash
CITES COP18 : Quelles décisions pour le commerce des espèces sauvages ?

La 18e session de la Conférence des parties (CoP18) à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) initialement prévue du 23 mai au 3 juin 2019 à Colombo, Sri Lanka, se tiendra dans les prochains mois, suite à son report. La CITES est un accord international qui a pour objectif de veiller à ce que le commerce international des spécimens d’animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent. Le commerce international des espèces sauvages représente des milliards de dollars par an et porte sur des centaines de millions de spécimens de plantes et d’animaux. Ce commerce est varié, allant de plantes et d’animaux vivants à une large gamme de produits dérivés – produits alimentaires, articles en cuir exotique, instruments de musique en bois, souvenirs pour touristes, remèdes, et bien d’autres encore. L’exploitation et le commerce intensifs de certaines espèces, auxquels s’ajoutent d’autres facteurs tels que la disparition des habitats, peuvent épuiser les populations et même conduire certaines espèces au bord de l’extinction. De nombreuses espèces sauvages faisant l’objet d’un commerce ne sont pas en danger d’extinction mais l’existence d’un accord garantissant un commerce durable est importante pour les préserver. Comme le commerce des plantes et des animaux sauvages dépasse le cadre national, sa réglementation nécessite la coopération internationale pour préserver certaines espèces de la surexploitation. La CITES a été conçue dans cet esprit de coopération. Aujourd’hui, plus de 35 000 espèces sauvages sont couvertes par la CITES en étant inscrites à l’une des trois annexes de la Convention selon le degré de protection dont elles ont besoin. Lors de cette prochaine Conférence mondiale de la vie sauvage, les 183 Parties à la CITES (182 pays, plus l’Union Européenne) se réuniront afin d’examiner les 57 propositions d’amendements aux Annexes de la CITES demandés par les Etats membres, certaines propositions visant à limiter plus encore leur commerce, d’autres contre-propositions visant à supprimer les restrictions, par exemple concernant le commerce des éléphants et de leur ivoire ou des cornes de rhinocéros. Les actions de l’UICN France pour la CITES Le Comité français de l’UICN est consulté par les autorités françaises avant chaque Conférence des Parties à la CITES, en fournissant des avis reposant sur les analyses de l’UICN et de TRAFFIC et sur la contribution des experts de la Commission de Sauvegarde des espèces. Plus d’informations – Site dédié à la COP18 de la CITES – Les 57 propositions d’amendements aux Annexes : en français / en anglais – Retrouver toutes les analyses de l’IUCN et de TRAFFIC – Le Programme Espèces de l’UICN France – Le Programme Coopération internationale de l’UICN France photo bandeau © PPI – Films au clair de lune
Mieux cartographier les mangroves : de nouvelles avancées !

Réussir à produire une cartographie des mangroves de manière précise, souple, rapide et reproductible : c’est le défi que s’était lancé Dr. Florent Taureau et une équipe scientifique de l’université de Nantes il y a quelques années. Défi relevé, puisqu’un article scientifique vient d’être publié dans la revue Remote Sensing MDPI démontrant que c’est désormais chose possible. Résultat d’un travail de plusieurs années « éreintant psychologiquement » aux dires des scientifiques, l’article expose une méthode originale, reposant sur une analyse cartographique d’images satellites pour calculer les différentes surfaces d’occupation du sol (végétation, eau, sol et ombres) à une échelle encore plus fine que celle du pixel. Cette méthode permet donc de caractériser précisément le type de canopée et de cartographier finement les zones de mangroves. Testée sur trois territoires (Guadeloupe, Mayotte et la Nouvelle-Calédonie), cette approche souple et rapide a de beaux jours devant elles, et apporte une belle complémentarité à d’autres méthodes employées jusqu’ici comme les relevés LiDAR disponibles en Guyane (données 3D pouvant service à décrire les peuplements forestiers). Elle pourra être utilisée pour affiner les indicateurs nationaux sur les mangroves dans le cadre du Réseau d’Observation et d’Aide à la Gestion des Mangroves (ROM) par exemple. Ces recherches ont bénéficié du soutien financier de l’Initiative française pour les Récifs Coralliens (IFRECOR) et du soutien logistique du Pôle-relais zones humides tropicales, co-piloté par le Comité français de l’UICN et le Conservatoire du Littoral. PLUS D’INFORMATIONS – Article scientifique (en anglais) – Réseau d’Observation et d’Aide à la Gestion des Mangroves (ROM) – Site internet du Pôle-relais zones humides tropicales – Le programme Outre-mer de l’UICN France Photo bandeau © Chloé Desmots
Le concours Capitale française de la biodiversité 2019 est lancé

La 9ème édition du concours national « Capitale française de la Biodiversité » a été lancé par l’Agence française pour la biodiversité (AFB), l’Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France (ARB îdF), et Plante & Cité dont le thème est « Climat : la nature source de solutions ». Le Comité français de l’UICN s’est une nouvelle fois associé à ce concours national qui récompense les collectivités locales qui s’engagent dans la préservation de la biodiversité. La thématique cette année est particulière car, les solutions fondées sur la nature, initiées par l’UICN sont aujourd’hui une des actions majeures qu’elle déploie, aux niveaux national et international. Le concours Capitale française de la Biodiversité s’adresse depuis 2010 aux communes et aux intercommunalités françaises. Il est soutenu par les ministères de la Cohésion des Territoires et de la Transition écologique et solidaire, et s’appuie sur de nombreux partenaires, réunis au sein de son Comité scientifique et technique. Les objectifs de l’opération sont multiples : pédagogie (donner des idées d’action aux agents et élus des collectivités), transversalité (créer du dialogue entre différents services et élus au sein de la collectivité), valorisation et promotion (par le biais des trophées et des « libellules » accordées) et enfin identification et partage mutuel des bonnes pratiques (par le biais du recueil d’action, des ateliers régionaux et des visites de terrain). Qui sera élue « Capitale française de la Biodiversité 2019 » ? L’édition 2019 récompensera les collectivités agissant de manière conjointe contre le changement climatique et l’érosion de la biodiversité via des solutions fondées sur la nature. On entend par « solutions fondées sur la nature » les actions de préservation, de gestion et de reconquête des écosystèmes qui visent à favoriser à la fois l’atténuation (captage et stockage du carbone) et l’adaptation (protection contre les tempêtes, les inondations, les glissements de terrain) au changement climatique. Ces solutions naturelles sont efficaces et peuvent compléter ou se substituer aux infrastructures classiques utilisées dans l’aménagement du territoire. Elles sont multifonctionnelles, apportant outre les bénéfices à la biodiversité et au climat, des avantages en termes de cadre de vie et de santé, le tout à moindre coût pour les collectivités. Elles s’appliquent à tous les milieux, agricoles, forestiers, aquatiques et urbains, et à toutes les échelles, pour garantir la résilience des territoires face aux changements globaux. > Plus d’information sur la page « Solutions fondées sur la Nature » de l’UICN France Un concours pensé comme un dispositif à part entière Au-delà d’un concours qui permettra de désigner la Capitale française de la biodiversité 2019 et les meilleures collectivités par catégorie (villages, petites villes, villes moyennes, grandes villes, intercommunalités), l’opération est avant tout un dispositif de sensibilisation et de formation, d’identification et de valorisation des bonnes pratiques, d’animation territoriale et d’échanges entre acteurs locaux. Que l’on soit une collectivité pionnière et déjà largement engagée dans des politiques publiques de préservation et de restauration de la biodiversité ou simplement au début d’une démarche, l’opération Capitale française de la Biodiversité est un outil performant de formation, d’accompagnement dans le changement, d’émulation et de soutien collectif. Un concours organisé en plusieurs phases Le concours s’adresse à toutes les communes et intercommunalités de France. A partir du mois de mars une phase de sensibilisation et d’information démarre au travers d’ateliers régionaux. Au total, une vingtaine d’ateliers sont proposés sur toute la France y compris en outre-mer jusqu’à fin avril. Les collectivités qui souhaitent participer au concours ont jusqu’au 30 avril 2019 pour remplir le dossier de candidature (jusqu’au 17 mai pour les collectivités d’outre-mer). Elles devront remplir un questionnaire, leur permettant de faire l’état des projets pour devenir un « Territoire engagé pour la nature ». Ensuite, les collectivités pourront choisir de participer « à la carte » : – présenter au moins une action en lien avec le thème de l’année pour essayer de la voir figurer au recueil d’actions exemplaires édité chaque année ; – présenter 3 actions en lien avec le thème de l’année et concourir au titre de « Capitale française de la Biodiversité 2019 » ! Le comité scientifique et technique du concours évaluera les candidatures durant l’été. L’opération se clôturera à l’automne par la cérémonie de remise des prix et la publication du recueil d’actions exemplaires des collectivités autour du thème de l’année. Plus d’informations – Page dédiée aux Solutions fondées sur la Nature – vidéo sur les SfN – Site internet du concours : www.capitale-biodiversite.fr – Le questionnaire de l’édition 2019 – Les ateliers déjà programmés pour 2019 – En savoir plus sur les lauréats des précédentes éditions
La 13ème Fête de la nature se tiendra du 22 au 26 mai 2019

La Fête de la Nature, le grand rendez-vous annuel du public avec la nature, organisera sa 13ème édition du 22 au 26 mai 2019 sur tout le territoire français, en métropole comme en Outre-mer, dans les villes comme à la campagne. À chaque édition, ce sont plus de 800 000 curieux qui se rendent dans la nature et participent aux 5 000 manifestations organisées partout en France. Avec le Congrès mondial de la nature de l’UICN qui se tiendra à Marseille en 2020 et la COP Biodiversité en Chine la même année, le sujet de la préservation de la nature est plus que jamais au cœur des débats. Depuis 2007, la Fête de la Nature se donne pour mission de convier petits et grands à la (re)découverte de la biodiversité, à travers des milliers d’animations ludiques, pédagogiques, inédites et gratuites organisées dans toute la France. Pour les cinq jours de l’édition 2019, les communes et les propriétaires de jardins sont tout particulièrement invités à se mobiliser. Le thème 2019 ? « La nature en mouvement » Après s’être penchée sur « l’invisible » en 2018, l’édition 2019 s’attache à montrer le mouvement et toutes ses implications dans la nature. Le cycle des saisons, les mouvements des espèces et de leurs populations, la modification des écosystèmes ou encore l’évolution des paysages : à la fois fragile et surprenante, la nature bouge sans cesse et nous invite aussi à nous mobiliser pour la protéger. L’association invite les organisateurs à suivre cette thématique dans la création de leurs manifestations s’ils le souhaitent, sans toutefois y être obligés. A ne pas manquer – Avis aux organisateurs : Inscrivez vos manifestations ! Entreprises, collectivités, associations et même particuliers, vous avez jusqu’au 15 mai pour les proposer. Pour vous aider à promouvoir votre Fête de la Nature, un kit communication est disponible pour les organisateurs. Pour inscrire des manifestations événements sur le site de la Fête de la Nature : https://fetedelanature.com/coins-des-organisateurs – 14 mars 2019 – Avis au grand public : les activités confirmées et labellisées seront visibles. – 22-26 mai 2019 – Top départ pour la Fête de la Nature 2019 Deux nouveautés pour cette année Ouvrez la porte de votre jardin : Cette année, les propriétaires de jardin favorables à la biodiversité, comme les Refuges LPO, les jardins de Noé, les « oasis nature »… sont invités à ouvrir leurs portes pour présenter au public les actions simples qu’ils ont mis en place pour favoriser la présence des papillons, des oiseaux, des insectes pollinisateurs… Au programme : de la convivialité et du partage entre voisins autour d’une biodiversité (pas si) « ordinaire » ! Des fiches pratiques pour les communes : 10 fiches pratiques pour faire participer sa commune à la Fête de la Nature. Citoyens, élus, tout le monde peut sensibiliser les habitants à la nature ! Des conseils et des idées pour réaliser un inventaire naturaliste du territoire, organiser un parcours d’arbres en arbres, des visites des espaces publics, s’intéresser à la nature présente dans les cimetières… > Télécharger les fiches Plus d’informations – Site internet de la Fête de la nature – A propos de l’UICN France et de la Fête de la nature
New call for proposals « small grants » PPI 5

Pour voir la version française, cliquez ici The Small-Scale Initiatives Program (PPI), created in 2006 by the French Facility for Global Environment (FFEM), and implemented by the French Committee of IUCN (IUCN France), in partnership with the IUCN Central and West Africa Program (IUCN PACO), launches a new call for proposals « small grants » projects. This program’s main objective is to strengthen local NGOs in Central and Western African countries contribute to biodiversity conservation and addressing climate change adaptation by funding local projects. In early 2019, the FFEM and IUCN France signed a new agreement for an extension of the fifth phase of the PPI until June 2021. Moreover, the Mava Foundation and IUCN France decided to intervene in an additional way, in new countries on the North Atlantic front of West Africa which is one of the priority regions of the Foundation. A new call for proposals opens today and aims at financing (by the FFEM and the MAVA Foundation) and implementing of about 30 new projects in 19 countries in West and Central Africa. The targeted environmental themes are the improvement of territorial governance, the protection of endangered species, the management of Protected Areas (PA) and their fringes, the fight against poaching and the illegal wildlife trade. Important news: the organizations of Mauritania, Senegal, Cape Verde, The Gambia, Guinea, Guinea-Bissau and Sierra Leone are eligible for this call (see all eligible countries in the rules below). PROGRAM Objectives PPI’s objectives include: To fund on-ground projects implemented by the civil society of Western and Central Africa that protect remarkable biodiversity (e.g.: rare and/or endemic species or ecosystems) and/or address climate change issues; To build the civil society capacity on project development, management and monitoring and reinforce technical skills required to successfully implement these projects; To raise the level of the civil society influence on environmental decisions and policies in their own countries, and To facilitate the sharing of lessons learned and enable networking among grantees. ELIGIBLE APPICANTS Eligible applicants for this round of small grants are African NGOs that have not previously benefited from a PPI grant, working on high biodiversity values and/or that are important for addressing climate change issues. Note: Candidate CSOs who have not been selected in the last two PPI 5 calls (in 2017) will be able to update their proposals and submit them again. Eligible countries are : Western Africa: Ivory Coast, Ghana, Togo, Benin, South and Central Burkina-Faso, extreme South of Niger. North Atlantic Front of West Africa: Cape Verde, Gambia, Guinea, Guinea-Bissau, Mauritania, Senegal, Sierra Leone. Central Africa: Cameroon, Republic of Central Africa, Democratic Republic of Congo (DRC), Gabon, Sao Tome-and-Principe, Republic of Congo. The maximum contribution for these small grants is € 40 000. This contribution will cover at maximum 50% of the total cost of the project (75% if only local donors) and the project duration is 15 months maximum. DEADLINE FOR SENDING PRE-PROPOSAL FORMS : Sunday, 31st of March 2019 – 6:00 pm (Paris time GTM +1) YOU WANT TO SUBMIT A PROPOSAL ? To submit a proposal, carefully read the rules and criteria call for proposals and if you feel that your project meets the criteria, fill out a pre-proposal according to the template available below. Rules and criteria Pre-proposal template More information – Go to the french version of the article – Contact : ppi@uicn.fr – Follow PPI’s Facebook photo © PPI – Films au clair de lune
Nouvel appel à projets « petites subventions » PPI

For english version, click here Le Programme de Petites Initiatives (PPI), crée en 2006 par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), et mis en œuvre par le Comité Français de l’UICN, en partenariat avec le Programme d’Afrique Centrale et Occidentale (PACO) de l’UICN, lance un nouvel appel à projets « petites subventions ». Le PPI 5 a comme objectif principal de renforcer la contribution de la société civile d’Afrique de l’Ouest et Centrale à la conservation de la biodiversité et à la lutte contre le changement climatique à travers le financement de projets locaux. Début 2019, le FFEM et l’UICN France ont signé un nouvel accord pour une extension de la cinquième phase du PPI jusqu’en juin 2021. De manière complémentaire, la Fondation Mava et l’UICN France ont décidé d’intervenir de façon additionnelle dans de nouveaux pays en façade Nord-Atlantique d’Afrique de l’Ouest qui est l’une des régions prioritaires de la Fondation. Un nouvel appel à projets s’ouvre aujourd’hui et vise le financement (par le FFEM et la Fondation MAVA) et la mise en œuvre d’environ 30 nouveaux projets dans 19 pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale. Les thématiques environnementales ciblées sont l’amélioration de la gouvernance territoriale, la protection des espèces menacées, la gestion des Aires Protégées (AP) et de leurs périphéries, la lutte contre le braconnage et le commerce illégal d’espèces sauvages. Nouveauté importante : les organisations de la Mauritanie, du Sénégal, du Cap-Vert, de la Gambie, de la Guinée, de la Guinée-Bissau et de la Sierra Leone sont éligibles à cet appel (voir tous les pays éligibles dans le règlement du concours ci-dessous) Objectifs de l’appel à projets Le PPI poursuit les objectifs suivants : La réalisation de projets de terrain de conservation de la biodiversité remarquable (espèces/écosystèmes rares et/ou menacés, endémiques) et de lutte contre le réchauffement climatique par les acteurs de la société civile d’Afrique de l’Ouest et Centrale, Le renforcement de la société civile en matière d’instruction, de gestion et de suivi de projets et en matière de compétences techniques associées à la mise en œuvre de ces projets, Le renforcement de la capacité d’influence des organisations de la société civile sur les politiques environnementales de ces pays, Le partage et la diffusion des expériences entre acteurs de la société civile. Les porteurs de projets éligibles Les porteurs de projets éligibles à cet appel à propositions « petites subventions » du PPI.5 sont des Organisations de la Société Civile (OSC) africaines n’ayant jamais bénéficié d’un financement du PPI travaillant autour de forts enjeux de conservation de la nature et/ou de lutte contre les changements climatiques. Note : les OSC ayant candidaté sans être retenues lors des deux derniers appels à projets dans le cadre du PPI 5 (en 2017) pourront actualiser leur dossier et à le soumettre de nouveau. Les pays éligibles pour cet appel à projets sont : Afrique de l’Ouest : Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Bénin, le Sud et Centre Burkina-Faso et l’Extrême Sud Niger. Façade Nord Atlantique d’Afrique de l’Ouest : Cap-Vert, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Mauritanie, Sénégal, Sierra Leone. Afrique Centrale : Cameroun, République Centrafricaine, République du Congo, Gabon, Sao Tomé-et-Principe, République Démocratique du Congo. Le montant maximum pour ces petites subventions est de 40 000 €. Le niveau de cofinancement est de 50% (maximum de 75 % si cofinancement local) et la durée des projets est de 15 mois maximum. Date de clôture de l’appel à projets : Dimanche 31 Mars 2019 – 18h00 (heure de Paris GTM +1) Vous souhaitez présenter un dossier ? Pour déposer un dossier de demande de financement, lisez attentivement le règlement du concours de projets et si vous estimez que votre projet répond aux critères, remplissez une fiche-résumé selon le modèle disponible ci-dessous Règlement du concours (format PDF) Fiche-résumé (format word) Plus d’informations – Basculer vers la version anglaise de l’appel – Contact : ppi@uicn.fr – S’abonner au Facebook du PPI – La page dédiée au Programme de Petites Initiatives photo bandeau © PPI – Films au clair de lune
Retour sur le lancement de la Journée mondiale des zones humides 2019

Le 1er février, veille de la date anniversaire de la signature de la convention de Ramsar, a eu lieu le lancement national (France) de la Journée Mondiale des Zones Humides 2019 à La Maison du Lac de Grand-Lieu près de Nantes en Loire-Atlantique. Elle a réuni les partenaires et acteurs nationaux dont le Comité français de l’UICN et les acteurs locaux impliqués dans la préservation des milieux humides. Protection contre l’érosion du littoral, atténuation de l’intensité des crues, alimentation des cours d’eau pendant les sécheresses, les milieux humides atténuent le réchauffement climatique global et amortissent les impacts que subissent les populations. Le secrétariat de la convention de Ramsar sur les zones humides a choisi cette thématique pour 2019 dans le but de sensibiliser le public au rôle que jouent les zones humides dans la lutte contre le changement climatique. Ce thème international a été choisi pour exprimer le rôle vital des zones humides pour l’avenir de l’humanité. Un lancement national ponctué d’échanges et de visites terrain Cette journée fut l’occasion d’échanger sur le thème du changement climatique au travers deux tables rondes rassemblant des experts, décideurs et gestionnaires. Elles portaient sur le thème « Zones humides et changement climatique » et sur les « actions de sensibilisation à différentes échelles » avec la participation notamment de Valérie Masson-Delmotte, Vice-Présidente du GIEC, comme Grand témoin. « Depuis les années 70, les zones humides ont perdu un tiers de leur surface. Le changement climatique est une réalité aussi pour les zones humides. L’enjeu climat est intimement lié à la préservation des écosystèmes », a-t-elle rappelé. Etaient également présents les parlementaires Jérôme Bignon et Frédérique Tuffnell (dont le rapport sur les zones humides suite à la mission parlementaire vient de sortir, voir ci-dessous), ainsi que des représentants de l’Agence française pour la biodiversité (AFB), le Conservatoire du littoral, La Maison du Lac de Grand-Lieu, les Réserves naturelles de France, le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, la Ligue pour la Protection des Oiseaux, la Société Nationale de Protection de la Nature, le Syndicat du Bassin Versant de Grand-Lieu, l’Université de Nantes, Wetland link international… L’après-midi a été consacré à des visites de terrain : – Le Lac de Grand-Lieu, un espace unique et accessible à tous les publics, dédié à la découverte de l’une des plus belles zones humides d’Europe reconnue pour sa richesse biologique exceptionnel – l’Espace Naturel Sensible du département de Loire-Atlantique, un marais présentant un paysage caractéristique de ce secteur et abritant une faune et une flore remarquable à préserver. Ce site fait l’objet d’une gestion partagée avec les acteurs locaux (communes, usagers, associations, acteurs économiques) dans le cadre d’un plan de gestion. Des parlementaires en action pour les zones humides Jérôme Bignon, sénateur de la Somme et Président de l’association Ramsar France, et Frédérique Tuffnell, députée de Charente-Maritime, ont été désignés en 2018 pour diriger une mission parlementaire sur l’évaluation des zones humides en France. Cette mission est intervenue alors que la disparition et la dégradation des zones humides se poursuivent et ce, malgré les plans nationaux successifs qui peinent à renverser la tendance. Elle visait à élaborer des « propositions pour une politique de restauration et de valorisation ambitieuse et globale en faveur de ces milieux et de leur territoires». À ce titre, et avec l’appui de l’ensemble des services et agences compétents, la mission avait pour objectifs de dresser un diagnostic de la situation, consulter les acteurs et proposer des outils adaptés pour la reconquête de ces milieux avec un premier objectif d’arrêt de perte nette. Les résultats de cette mission ont été consolidés dans le rapport sur la restauration et la valorisation des milieux humides « Terres d’eau, Terres d’avenir » remis officiellement fin janvier 2019 à Francois de Rugy, Ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire. Les premières Aires terrestres éducatives en Outre-mer Le Pôle-relais zones humides tropicales (PRZHT), co-animé par le Comité français de l’UICN et le Conservatoire du Littoral, fait partie des structures pilotes dans la mise en place d’Aires Terrestres Educatives (ATE) en France, coordonnées par l’AFB. Le PRZHT a été précurseur dans cette démarche, en lançant dès 2017, en partenariat avec le Rectorat de Guadeloupe, la première Zone Humide Educative (ZHE) sur la commune de Morne-à-L’eau en Guadeloupe. Ce dispositif, qui s’inspire du modèle des Aires Marines Educatives (AME), est une démarche citoyenne mettant les élèves au coeur d’une réflexion collective sur la protection et la gestion des zones humides (mangroves, forêts marécageuses, marais, salines, lagunes, cours d’eau) autour d’un site à la surface adaptée, géré de manière participative par des élèves de primaire ou secondaire et leurs enseignants. Ce concept a fait émule, et c’est aujourd’hui 5 ZHE qui sont animées par le Pôle-relais en Guadeloupe, avec le soutien de la communauté d’agglomérations Cap Excellence. Plus d’informations – Télécharger la présentation de M. Métais sur la projet NaturAdapt – Visualiser le message de François de Rugy, Ministre de Transition écologique et solidaire – Site internet de la convention Ramsar – Accéder au Portail national des zones humides – Toutes les animations sur les zones humides (du 27 janvier au 28 février 2019) sont disponibles sur le moteur de recherche en ligne – Découvrir le Quizz Zones Humides – Télécharger l’application mobile “BaladOmarais” – Télécharger la brochure “Les zones humides : la clé pour faire face au changement climatique” – Télécharger les dossier de presse sur la JMZH 2019 – Le site internet du Pôle relais zones humides tropicales Photo bandeau © Le lac de Grand-Lieu site de Passay Selbymay – CC Wikimedia
Portrait biodiversité de Païolive
Jean-François Holthof Secrétaire général de l’association Païolive Qu’est ce que Païolive ? L’Association Païolive porte le nom d’un site karstique du sud-est de la France qui représente un pic de biodiversité dans le hotspot du bassin méditerranéen. C’est un éco complexe, un assemblage de cinq écosystèmes : rupestres, forestiers, souterrains, aquatiques, de pelouses, qui a connu une préhistoire et une histoire singulière. Quelles sont vos missions au service de la biodiversité ? Les trois axes de l’association sont : Etudier, faire connaître et protéger. Le premier but de l’association est l’étude pluridisciplinaire de ce vaste ensemble sans privilégier arbitrairement tel ou tel domaine du vivant. L’association entend ensuite partager et diffuser les résultats des études par tous moyens pour les publics les plus divers. Son objectif est alors de rapprocher l’homme de la nature par une démarche éducative évitant tout artifice. En matière de protection elle entend mettre en œuvre le droit de chaque citoyen, reconnu dans le préambule de la Constitution, de travailler à la protection de son environnement. Pouvez-vous nous présenter une action phare de votre organisme ? L’Inventaire général de la biodiversité entrepris sur l’ensemble du site est l’un des six de ce genre entrepris en France. Il a permis d’identifier près de 5 000 espèces et de nombreuses espèces nouvelles pour la science. Il amène une vision unifiée de la biodiversité, qui ne privilégie pas tel ou tel taxon. Il peut être considéré comme l’équivalent d’une expédition naturaliste à la découverte d’espèces encore inconnues. Pourquoi avez-vous adhéré au Comité français de l’UICN ? Sur le conseil du fondateur de ce Comité, Patrick Blandin, qui s’intéresse à notre action, nous y avons adhéré, bien que peu de petites associations en fassent partie actuellement. Nous espérons pouvoir nouer des liens avec d’autres sites karstiques et partager notre souci d’une mise en valeur de l’éthique. Quelle est votre priorité pour les années à venir ? En 15 ans d’existence nous avons perçu concrètement sur ce site la chute de la biodiversité ordinaire. Le site est de mieux en mieux connu scientifiquement mais aussi de plus en plus dégradé. Faire face à ce paradoxe représente un défi qui va nous obliger à approfondir nos actions d’éducation et de protection ainsi qu’à donner une dimension historique à nos inventaires. Plus d’informations – Site internet de Paiolive : www.bois-de-paiolive.org
Liste rouge de la flore : 742 espèces menacées ou quasi menacées en France métropolitaine

Pour la première fois, le risque de disparition de l’ensemble de la flore vasculaire de France métropolitaine a été évalué. Après un examen de la situation de chacune des 4982 espèces de plantes indigènes recensées sur le territoire, les analyses montrent que 421 espèces sont menacées et 321 autres quasi menacées, soit 15 % au total. Les plantes vasculaires rassemblent l’ensemble des plantes à fleurs, des fougères et des conifères. L’analyse fine des menaces pour ce groupe extrêmement riche et diversifié a requis plus de trois ans de travaux, la synthèse de près de trente millions de données floristiques rassemblées par les Conservatoires botaniques et la mobilisation d’une quarantaine de botanistes experts. Ces nouveaux résultats fournissent une base scientifique inédite qui aidera à réorienter les priorités et à guider les stratégies de préservation de la biodiversité à l’échelle nationale comme à l’échelle locale. Mené dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, cet état des lieux est le fruit d’une collaboration associant le Comité français de l’UICN, la Fédération et le réseau des Conservatoires botaniques nationaux (FCBN), l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et le Muséum national d’Histoire naturelle. Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse• Infographie des résultats• Tableau synthétique avec catégories et critères (xlsx)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN France, FCBN, AFB & MNHN (2018). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Flore vasculaire de France métropolitaine. Paris, France. Photo bandeau :Armérie de Belgentier © Yves Morvant