L’IYOR 2018 en France : un succès pour les récifs coralliens

L’Année internationale pour les récifs coralliens (IYOR 2018) est désormais terminée. En France et dans ses outre-mer, cette année du corail a été féconde et a permis d’aller à la rencontre d’un public très varié qui a pu découvrir ou redécouvrir les enjeux de la préservation de récifs coralliens et de ses écosystèmes associés (mangroves et herbiers). Cette célébration internationale a également été l’occasion de favoriser les échanges entre les acteurs impliqués dans la conservation des océans (associations, centres de recherche, organismes publics, etc.) pour ainsi rassembler sous le label IYOR 2018 tous les efforts de sensibilisation, donnant de l’amplitude à un message commun : il est urgent d’agir pour conserver les récifs coralliens, mangroves et herbiers. L’IYOR 2018 EN FRANCE : Un succès pour les récifs coralliens 4 à 5 millions de personnes touchées Plus de 50 actions de sensibilisation (conférences, sorties, expositions, etc.) à destination du milieu scolaire, du grand public, mais aussi des parlementaires, des élus locaux et des socio-professionnels ont été organisés en France. 26 organisateurs différents Le panel d’acteurs ayant participé à l’IYOR 2018 concerne aussi bien les associations de protection de la nature tels que Conservation International (Nouvelle-Calédonie), France Nature Environnement, Coral Guardian ou encore Te mana o te moana (Polynésie Française), que les établissements publics comme le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN), le CRIOBE, Océanopolis, l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD). Ce sont au total 58 actions de sensibilisation (dont 30 en Outre-mer et 28 en métropole) qui ont été réalisées. A titre d’exemple on peut citer : La « 2ème édition de la Fête de l’Océan » au Palais de la Porte Dorée L’exposition photographique « Récifs coralliens : un enjeu pour l’humanité » d’Alexis Rosenfeld et Alexie Valois Le Colloque « Récifs coralliens, des solutions pour aujourd’hui et pour demain » de la Fondation pour la Recherche et la Biodiversité (FRB) La découverte du milieu marin par des élèves de CM2 à Wallis et Futuna – Comité local de l’Initiative Française pour les Récifs Coralliens (IFRECOR) Le Comité français de l’UICN a travers son programme Outre-mer a participé activement à la promotion de cette Année Internationale pour les Récifs Coralliens avec la diffusion d’un Calend’Art labellisé IYOR2018, des évènements destinés aux parlementaires, la Palme IFRECOR 2018, etc. Toutes ces actions ont fait l’objet d’une analyse et a permis d’identifier plusieurs enseignements. Cette analyse et l’inventaire des 58 actions sont disponibles en téléchargement. PLUS D’INFORMATIONS – La page dédiée à l’IYOR 2018 – L’infographie des chiffres clés en français et anglais – L’analyse de l’IYOR 2018 en France – L’inventaire des actions françaises – Le site internet de l’IFRECOR – Liste des évènements IYOR 2018 au niveau international – Le Programme Outre-mer de l’UICN France Photo bandeau © The Ocean Agency / Xl Catlin Seaview Survey
Le rapport mondial de l’IPBES confirme le déclin alarmant de la nature

« La nature décline globalement à un rythme sans précédent dans l’histoire humaine – et le taux d’extinction des espèces s’accélère, provoquant dès à présent des effets graves sur les populations humaines du monde entier », alerte le nouveau et historique rapport de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), dont le résumé a été approuvé lors de la 7ème session plénière de l’IPBES, qui s’est réunie la semaine dernière (du 29 Avril au 4 mai) à Paris. « La santé des écosystèmes dont nous dépendons, ainsi que toutes les autres espèces, se dégrade plus vite que jamais. Nous sommes en train d’éroder les fondements mêmes de nos économies, nos moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, la santé et la qualité de vie dans le monde entier » a déclaré le président de l’IPBES, Sir Robert Watson. « Le rapport nous dit aussi qu’il n’est pas trop tard pour agir, mais seulement si nous commençons à le faire maintenant à tous les niveaux, du local au mondial », a-t-il ajouté « Grâce au « changement transformateur », la nature peut encore être conservée, restaurée et utilisée de manière durable – ce qui est également essentiel pour répondre à la plupart des autres objectifs mondiaux. Par «changement transformateur », on entend un changement fondamental à l’échelle d’un système, qui prend en considération les facteurs technologiques, économiques et sociaux, y compris en termes de paradigmes, objectifs et valeurs. Les États membres de la plénière de l’IPBES ont reconnu que, par sa nature même, un changement transformateur peut susciter une opposition de la part de ceux qui ont des intérêts attachés au statu quo, mais également que cette opposition peut être surmontée pour le bien de tous. Le rapport d’évaluation mondiale sur la biodiversité et les services écosystémiques est le document le plus exhaustif réalisé à ce jour. Il s’agit du premier rapport intergouvernemental de ce type. Il s’appuie sur l’évaluation historique des écosystèmes pour le millénaire (Millenium Ecosystem Assessment) de 2005 et introduit de nouveaux moyens pour d’évaluation des preuves. Élaboré par 145 experts issus de 50 pays au cours des trois dernières années, avec des contributions additionnelles apportées par 310 autres experts, le rapport évalue les changements au cours des cinq dernières décennies et fournit un aperçu complet de la relation entre les trajectoires de développement économique et leurs impacts sur la nature. Le document propose également un éventail de scénarios possibles pour les décennies à venir. Basé sur une revue systématique d’environ 15 000 références scientifiques et sources gouvernementales, le rapport s’appuie aussi (et pour la première fois à une telle échelle) sur les savoirs autochtones et locaux, et aborde en particulier les questions concernant les peuples autochtones et les communautés locales. « Les contributions apportées par la biodiversité et la nature aux populations sont notre patrimoine commun et forment le plus important ’filet de sécurité’ pour la survie de l’humanité. Mais ce filet de sécurité a été étiré jusqu’à son point de rupture », a déclaré la professeure Sandra Díaz (Argentine), qui a co-présidé l’évaluation avec les professeurs Josef Settele (Allemagne) et Eduardo S. Brondízio (Brésil et États-Unis). « La diversité au sein des espèces, entre les espèces et celles des écosystèmes, ainsi que de nombreuses contributions fondamentales qui proviennent de la nature se dégradent rapidement, même si nous avons encore les moyens d’assurer un avenir durable aux êtres humains et à la planète.» Le rapport estime qu’environ 1 million d’espèces animales et végétales sont aujourd’hui menacées d’extinction, notamment au cours des prochaines décennies, ce qui n’a jamais eu lieu auparavant dans l’histoire de l’humanité. Depuis 1900, l’abondance moyenne des espèces locales dans la plupart des grands habitats terrestres a diminué d’au moins 20 % en moyenne. Plus de 40 % des espèces d’amphibiens, près de 33 % des récifs coralliens et plus d’un tiers de tous les mammifères marins sont menacés. La situation est moins claire pour les espèces d’insectes, mais les données disponibles conduisent à une estimation provisoire de 10 % d’espèces menacées. Au moins 680 espèces de vertébrés ont disparu depuis le 16ème siècle et plus de 9 % de toutes les races domestiquées de mammifères utilisées pour l’alimentation et l’agriculture avaient disparu en 2016, et 1 000 races de plus sont menacées. « Les écosystèmes, les espèces, les populations sauvages, les variétés locales de plantes et les races locales d’animaux domestiques diminuent, se réduisent ou disparaissent. Le tissu vivant de la Terre, essentiel et interconnecté, se réduit et s’effiloche de plus en plus », a déclaré le professeur Settele. « Cette perte est la conséquence directe de l’activité humaine et constitue une menace directe pour le bien-être de l’humanité dans toutes les régions du monde. » Pour accroître la pertinence politique du rapport, les auteurs de l’évaluation ont classé, pour la première fois à une telle échelle et sur la base d’une analyse approfondie des données disponibles, les cinq facteurs directs de changement qui affectent la nature et qui ont les plus forts impacts à l’échelle mondiale. Les facteurs responsables sont, par ordre décroissant : (1) les changements d’usage des terres et de la mer ; (2) l’exploitation directe de certains organismes ; (3) le changement climatique ; (4) la pollution et (5) les espèces exotiques envahissantes. Le rapport souligne que, depuis 1980, les émissions de gaz à effet de serre ont été multipliées par deux, provoquant une augmentation des températures moyennes mondiales d’au moins 0,7 degré Celsius. Le changement climatique a déjà un impact sur la nature, depuis le niveau des écosystèmes jusqu’à celui de la diversité génétique – impact qui devrait augmenter au cours des décennies à venir et, dans certains cas, surpasser l’impact dû au changement d’usage des terres et de la mer et des autres facteurs de pression. En dépit des progrès réalisés pour conserver la nature et mettre en œuvre des politiques en faveur de celle-ci, le rapport met aussi en évidence que les trajectoires actuelles ne permettent pas d’atteindre les objectifs mondiaux visant à conserver et exploiter durablement la nature. Les objectifs pour 2030 et au-delà ne pourront
Congrès français de la nature 2019 : En route pour 2020

La France accueillera en juin 2020 à Marseille le Congrès mondial de la nature de l’UICN. Le Comité français de l’UICN joue un rôle actif dans la préparation de cet événement international en coordonnant la contribution des membres et experts français. Point d’orgue de cette préparation, le Congrès français de la nature qui se tiendra le 12 juin 2019 à Marseille, permettra de faire un point complet sur la mobilisation française et de finaliser les projets de motions qui seront soumis à l’Assemblée Générale mondiale de l’UICN. Le Congrès français de la nature réunira le 12 juin 2019 à Marseille les représentants des organismes membres et experts du Comité français de l’UICN, les collectivités et entreprises partenaires, des représentants du gouvernement français et des représentants du Secrétariat international de l’UICN. Il permettra aussi de connecter la mobilisation nationale pour le congrès mondial avec celle lancée au niveau local, en invitant les acteurs locaux, départementaux et régionaux impliqués. Il fait suite à la mobilisation vers le Congrès mondial lancée au dernier Congrès français de la nature en juin 2018 à Paris. L’une des contributions importantes au congrès mondial est la proposition de motions adoptées par l’Assemblée Générale de l’UICN. Les motions prennent la forme de résolutions lorsqu’elles s’adressent à l’UICN (Secrétariat mondial, commissions, membres) et de recommandations lorsqu’elles s’adressent à un tiers (Etats, ONU, Union Européenne, conventions et organisations internationales, ONG, collectivités locales, entreprises…). Ce sont donc des propositions qui permettent d’influer sur les actions menées par l’UICN dans le cadre de son programme mondial et/ou qui permettent à l’UICN de prendre des positions et d’adresser des messages sur des sujets importants pour la conservation de la nature. 26 projets de motions proposés par le Comité français de l’UICN sont actuellement en cours d’étude et de rédaction par des groupes d’échanges transversaux créés spécifiquement pour leur préparation. Ils seront présentés pour finalisation au prochain Congrès français de la nature au cours d’ateliers. L’événement présentera aussi les dernières informations sur l’organisation du congrès mondial, qui font l’objet d’échanges réguliers entre le Comité français et le Secrétariat international de l’UICN, et d’un débat sur la mobilisation des acteurs pour 2020. Dans le cadre de la feuille de route qu’il s’est fixée, le Comité français travaille également sur de nombreux autres volets de la préparation du congrès mondial : l’identification d’événements pour le forum (1ère partie du congrès mondial), l’appui à la conception des Espaces Générations Nature ouverts gratuitement au grand public, la mobilisation des acteurs locaux, la préparation d’opérations de sensibilisation de la jeunesse, la formulation de propositions pour renforcer la dimension éthique de la conservation au congrès, la mobilisation des collectivités locales au niveau national et plus particulièrement à travers la stratégie biodiversité de la Ville de Marseille et celle du Département des Bouches du Rhône, l’engagement des entreprises avec ses partenaires et grâce à l’initiative Act4nature, et la mobilisation des outre mer. Le Comité français de l’UICN a aussi engagé des échanges avec les autres comités nationaux européens dans la perspective du Forum Régional Européen (1 au 3 juillet 2019 à Rotterdam, Pays-Bas) pour la préparation européenne du congrès mondial. Plus d’informations – Les 26 projets de motions – La page dédiée au Congrès 2019 – Retour sur le Congrès français de la nature 2018 – Accéder à la page dédiée à tous les Congrès français de la nature – Toutes les recommandations de l’UICN France aux précédents Congrès mondiaux – Le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 – Les Congrès mondiaux de la nature de l’UICN NB : LES INSCRIPTIONS AU CONGRÈS FRANÇAIS DE LA NATURE SONT CLOSES
5 nouveaux sites français sur la Liste verte des aires protégées de l’UICN

L’UICN a inscrit six nouveaux sites – dont cinq situés en France – sur sa liste verte des aires protégées. La France est à ce jour le pays qui compte le plus grand nombre de sites lauréats dans le monde. Lancée en 2014, la Liste verte des aires protégées de l’UICN est un label international qui vise à reconnaître à travers le monde, des aires protégées qui sont gérées équitablement et efficacement, avec des impacts positifs sur la nature et les sociétés. Ce standard fournit une référence mondiale en matière de gestion efficace et de gouvernance de qualité, qui incite à améliorer la performance et l’atteinte des objectifs de conservation. Pour être inscrit sur la Liste verte, un site doit en effet répondre à 17 critères d’excellence en matière de gouvernance, de gestion, de planification et de résultats de conservation. Au cours de sa dernière session en date du 20 mars 2019, le Comité international de la Liste verte a inscrit six nouveaux sites : la réserve de biosphère Isla San Pedro Mártir au Mexique et cinq sites français, à savoir le Parc national des Ecrins, la Réserve de chasse et de faune sauvage de Donzère-Mondragon, les réserves biologiques dirigées du Hochfeld et du Champ du feu, et le Parc naturel marin d’Iroise. La Liste verte compte à présent 46 sites labellisés dont 14 sont situés en France métropolitaine et d’outre-mer, faisant de notre pays celui qui rassemble le plus grand nombre de sites lauréats dans le monde. Depuis son lancement, le nombre de pays qui se sont engagés dans ce dispositif volontaire a quadruplé, passant de 8 à plus de 35, sur tous les continents. Ce sont près de 300 sites qui se sont portés volontaires pour s’engager à atteindre ce standard de qualité, parmi lesquels en France, les réserves naturelles nationales dans le Massif du Mont Blanc et un réseau d’espaces naturels sensibles dans le département de l’Essonne. D’ici 2020, l’objectif de l’UICN est d’engager au moins 1000 sites dans 50 pays, d’accroître leur performance et d’inscrire au moins 200 sites sur la Liste verte de l’UICN, démontrant des résultats de conservation réussie. Le Comité français de l’UICN poursuivra son implication dans le déploiement de la Liste verte en France en accompagnant les différents gestionnaires intéressés dans leurs candidatures à la Liste verte. Plus d’informations – L’article international de l’UICN sur ce sujet – Le programme Aires protégées du Comité français de l’UICN – Retour sur la Cérémonie nationale de la Liste verte des aires protégées de l’UICN 2018 Photo bandeau : 078856 Lagopède alpin en été – mâle face au Pelvoux © Telmon Jean-Philippe, Parc national des Ecrins
La Fête de la nature 2019 arrive bientôt !

La 13e édition de la Fête de la Nature se tiendra du 22 au 26 mai 2019 ! Le thème 2019 : “La nature en mouvement” La Fête de la Nature se déroule chaque année au mois de mai, à une date la plus proche du 22 mai, qui correspond à la journée internationale de la biodiversité. A cette occasion, des milliers de manifestations sont organisées par les réseaux publics et associatifs de protection et d’éducation à la nature, les collectivités locales, les établissements scolaires, les entreprises, les particuliers… sur tout le territoire français, en métropole et en Outre-mer, dans les villes comme à la campagne. ENVIE DE PARTICIPER À LA 12ÈME ÉDITION ? Trouvez une manifestation près de chez en découvrant le programme complet en vous rendant sur le site internet. ENVIE DE PROPOSER UNE MANIFESTATION ? Vous avez jusqu’au 15 mai pour inscrire votre événement en vous rendant sur la page “coins des organisateurs”. ET AUSSI : Des coups de coeur : Cette année, et pour la première fois depuis la création de l’événement, l’équipe de la Fête de la Nature attribue des « Coups de cœur » aux manifestations qui se sont faites remarquées pour leur caractère original, créatif ou inédit. Ces distinctions sont attribuées pendant toute la phase de labellisation. Une manière de valoriser l’implication des organisateurs et d’encourager la multiplication des bonnes idées pour faire découvrir la nature ! Découvrir les manifestions « Coups de coeur » Les particuliers ouvrent leur jardin : Depuis plusieurs éditions maintenant, les particuliers sont toujours plus nombreux à organiser leur propre Fête de la Nature. Cette édition 2019 annonce une participation marquée des propriétaires de jardins, souvent encouragés et accompagnés par les associations de protection de la nature de proximité. Afin de répondre à cet engouement et de faciliter cette participation, un kit de communication spécial « jardins » a été créé pour la Fête de la Nature 2019. DÉCOUVREZ LE CLIP vidéo de LA FÊTE DE LA NATURE 2019 : Clip FDLN 2019 from Fête de la Nature on Vimeo. PLUS D’INFORMATIONS – Site internet de la Fête de la Nature – Page dédiée à la Fête de la Nature – Le programme Education et Communication de l’UICN France
Un arbre menacé de Nouvelle-Calédonie à l’honneur aux Floralies de Nantes

L’action de l’association Dayu Biik pour protéger le Kaori du Mont Panié (Agathis montana), arbre conifère en danger critique d’extinction sur la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN, est mise à l’honneur cette année par le comité organisateur des Floralies Internationales de Nantes, le plus grand spectacle végétal et floral de France. Le Comité des Floralies a en effet décidé pour la première fois de mettre en avant la nécessité de conserver les espèces de flore menacées en France et dans le monde, en soutenant la participation de Dayu Biik, association accompagnée par le Comité français de l’UICN dans le cadre du programme européen BEST, à la manifestation. Les représentants de l’association feront ainsi le déplacement depuis la Province Nord de Nouvelle-Calédonie. Ils recevront les fonds collectés grâce à l’ « arbre à vœux ». Cette œuvre symbolique et participative permettra aux visiteurs de nouer un ruban de couleur, acheté à un prix symbolique, dans les branches de l’arbre afin de déposer un message de vie et d’espoir. L’association Dayu Biik est l’une des deux structures choisies par le Comité des Floralies pour être destinataire de ces fonds. Ce soutien permettra à Dayu Biik, co-gestionnaire de la Réserve de Nature Sauvage du mont Panié en Nouvelle-Calédonie, de pérenniser son programme de sauvegarde du Kaori. La kaori du mont Panié (Dayu Biik en langue local Némi) est un arbre conifère qui peut vivre plus de 1000 ans et qui revêt une importance culturelle majeure en Nouvelle-Calédonie. Endémique des plus hautes altitudes du massif du Panié, son aire de répartition mondiale est restreinte à une forêt de nuage qui s’étend sur moins de 5000ha ; c’est une espèce socle structurant l’ensemble de l’écosystème. Cet arbre remarquable est menacé par le changement climatique et l’érosion des sols due à l’activité fouisseuse des cochons envahissants. Plusieurs partenariats techniques et scientifiques, dont Conservation International, soutiennent par ailleurs Dayu Biik dans ce programme de conservation. Venez nombreux aux Floralies de Nantes et faites un geste pour sauver le kaori ! Plus d’informations Site des Floralies de Nantes Site de l‘association Dayu Biik La Liste rouge des espèces menacées en France Le programme européen BEST Photo bandeau © François Tron, Conservation International
Guide technique sur la restauration de mangrove : se fonder sur les meilleures pratiques pour ne pas se « planter » !

Le Pôle-relais zones humides tropicales (PRZHT) co-animé par le Comité français de l’UICN, est heureux de vous présenter son Guide technique pour la restauration de mangrove, résultat d’un travail de fond de plus de 2 ans qui a permis d’examiner et de retransmettre les meilleures pratiques au niveau international, pour mener un chantier de restauration écologique réussi. Ce guide, qui se veut le plus pratique et facile possible, peut être utilisé par quiconque souhaite se lancer dans un projet de restauration en mangrove : gestionnaire, collectivité, association… sans oublier bien sûr de se mettre d’abord en lien avec le Conservatoire du Littoral pour les territoires où il est présent et propriétaire de terrains où se situent les mangroves ! Le guide donne les clés pour identifier les différents paramètres à considérer afin de s’orienter vers l’une des deux alternatives possibles : – La restauration par colonisation naturelle (restauration du terrain, notamment des flux hydrauliques) préconisée comme approche à privilégier dans tous les cas et, – La plantation, qui peut être envisagée si la colonisation naturelle n’est pas possible (sites isolés de sources potentielles de semences par exemple) et si les conditions le permettent, parfois en complément d’autres actions de restauration de site (nettoyage, dépollution, retrait des remblais etc…). Le guide a pour vocation d’orienter vers une restauration efficace et durable, avec pour résultat le rétablissement d’une forêt de mangrove écologiquement fonctionnelle et autosuffisante. En effet, les mangroves étant soumises à de fortes pressions anthropiques (la pollution, les remblais, l’artificialisation des sols et l’urbanisation par exemple), les opération de restauration sont de plus en plus fréquentes, et ce, sur l’ensemble des territoires d’Outre-mer, souvent par le biais de chantiers de plantations qui ne sont pas toujours concluants dans la durée. En complément de ce guide, le Pôle-relais prévoit d’organiser des journées d’échange technique pour les acteurs des Antilles et de Mayotte afin d’accompagner au plus près les gestionnaires dans leurs initiatives. Plus d’informations – Pour obtenir une copie papier du guide, contactez pole-tropical@uicn.fr – Découvrir le guide technique sur la restauration de mangrove – Le Pôle-relais zones humides tropicales – Accéder au site internet du PRZHT Photo bandeau © Maxwell Ridgeway on Unsplash
Réserver la date : 4ème Colloque national des aires marines protégées

Le prochain colloque national des aires marines protégées est programmé : il se tiendra du 22 au 24 octobre 2019 à Biarritz et réunira environ 500 participants (gestionnaires, services de l’Etat, acteurs socioprofessionnels, associations ou représentants d’usagers de loisirs, scientifiques, etc.). Le colloque national des aires marines protégées est organisé conjointement par l’Agence Française pour la Biodiversité et le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, en appui au Ministère de la Transition écologique et solidaire. Un programme construit collectivement Tout comme pour les éditions précédentes, le programme du colloque sera construit de façon collaborative et s’appuiera sur des axes de travail destinés à orienter un appel à contributions. Cet appel à contribution devrait être diffusé au cours du deuxième trimestre 2019. Un événement important dans la construction de la nouvelle stratégie nationale des aires marines protégées Cette 4ème édition intervient à un moment particulièrement important dans l’agenda national et international. En application de l’action n°38 du Plan biodiversité, le colloque constituera une étape essentielle dans l’élaboration de la prochaine stratégie nationale des aires marines protégées qui doit être présentée par le Ministère de la Transition écologique et solidaire lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN en 2020 à Marseille. La nouvelle stratégie 2020-2030 participera également à définir la réponse de la France quant à ses engagements au titre de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) dont la COP15 aura lieu en Chine en décembre 2020. Plus d’informations – Retour sur les Actes du 3ème Colloque – Contact : jean-francois.sys@uicn.fr, chargé de mission Colloque national des aires marines protégées – Le Programme Aires protégées de l’UICN France
La 2ème phase des Assises de l’eau met à l’honneur les Solutions fondées sur la Nature

Annoncée par le Président de la République et portée par François de Rugy, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, la deuxième séquence des Assises de l’eau vise à trouver des solutions pour permettre aux territoires et à l’ensemble des acteurs d’adapter leur gestion de l’eau à l’heure du changement climatique. Dans le prolongement de la première séquence, organisée du 27 avril au 25 mai 2018, centrée sur les enjeux de réseaux d’eau et d’assainissement,la deuxième phase de ces assises s’est ouverte le 9 novembre 2018. Elle doit contribuer à la mise en œuvre de plusieurs mesures du plan biodiversité, présenté en juillet par le Gouvernement, notamment sur les milieux humides et la gestion des eaux fluviales. Le comité de pilotage de cette séquence a décidé de mettre en place 4 groupes de travail sur 3 thématiques essentielles pour la gestion de l’eau : économiser ; partager ; protéger et un groupe de travail transversal sur la mise en œuvre des solutions fondées sur la nature. Enfin, Jean Launay est chargé d’assurer une coordination transversale sur les thématiques de gouvernance, de financement et de mise en œuvre de l’objectif de développement durable n°6 « garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau ». Ces groupes de travail, ainsi que l’organisation d’ateliers dans les territoires seront le support d’une large concertation des acteurs visant à identifier les priorités d’actions et les freins et leviers pour leur déploiement sur le territoire français. Sur la base d’échanges à partir de projets existants, le groupe de travail portant sur les Solutions fondées sur la Nature, présidé par le Comité français de l’UICN, représenté par Pauline Teillac-Deschamps, veut souligner la nécessaire concertation et gouvernance partagée pour la mise en œuvre de telles solutions, le besoin d’une ingénierie financière innovante et d’une approche foncière intégrée, l’appui sur des réglementations existantes ou à créer, ainsi que le besoin de communication et de renforcement des connaissances au service de l’action. Cette deuxième phase se clôturera à la fin du printemps 2019 afin de passer à la phase de mise en œuvre des recommandations issues des différents groupes de travail et validées par le Comité de Pilotage. Plus d’informations – Le Dossier de presse sur la première séquence des Assises de l’Eau – Le Programme Ecosystèmes de l’UICN France – Les Solutions fondées sur la Nature – La journée mondiale de l’Eau 2019 sur le site de l’ONU
7ème plénière de l’IPBES : Quels enjeux ?

La France va accueillir la 7ème session de l’IPBES, la Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques, se tiendra du 29 avril au 4 mai 2019, à Paris. Quels enjeux lors de cet évènement ? Une nouvelle synthèse mondiale décisive sur l’état de la nature et des écosystèmes ainsi que des contributions apportées par la nature aux populations sera présentée aux représentants de 131 Etats, qui en discuteront en vue d’une approbation. C’est le premier rapport de ce type depuis l’évaluation des écosystèmes pour le millénaire (Millenium Ecosystem Assessment) a de l’ONU publiée en 2005, et le tout premier qui soit intergouvernemental. Entre 2016 et 2018, l’IPBES a également publié deux rapports thématiques sur les pollinisateurs et la dégradation des sols, un rapport méthodologique sur les scénarios et les modèles, ainsi que quatre rapports régionaux sur l’état de la biodiversité dans le monde. Objectif : Contribuer à améliorer les politiques et les actions en faveur de la conservation et de l’usage durable de la biodiversité au cours de la décennie à venir. Le rapport Il a été élaboré par 150 experts internationaux issus de 50 pays, conciliant les domaines des sciences naturelles et sociales, avec des contributions additionnelles de 250 experts supplémentaires, travaillant avec l’IPBES. Le rapport sera achevé et examiné lors cette septième session plénière de l’IPBES. Ayant exigé trois années de travail et un coût total de plus de 2,4 millions de dollars, l’évaluation mondiale de l’IPBES s’appuie sur près de 15 000 références, y compris des documents scientifiques et des informations gouvernementales. Il s’agit également de la toute première évaluation qui examine systématiquement et intègre les savoirs, problématiques et priorités des populations autochtones et locales. Le rapport aidera à évaluer les progrès (ou l’absence de progrès) liés aux principaux objectifs internationaux, dont les objectifs de développement durable (ODD), les objectifs d’Aïchi relatifs à la diversité biologique et l’Accord de Paris sur les changements climatiques. Il étudie les causes des changements affectant la biodiversité et les écosystèmes, les conséquences pour les populations, les options politiques et les futures trajectoires possibles pour les trois prochaines décennies si les tendances actuelles se confirment, ainsi que d’autres scénarios. En résumé : il couvre l’ensemble des écosystèmes terrestres (à l’exception de l’Antarctique), des eaux intérieures et des océans il évalue les changements survenus au cours des 50 dernières années, et les conséquences pour nos économies, nos moyens de subsistance, notre sécurité alimentaire et notre qualité de vie il explore les incidences du commerce et d’autres processus mondiaux sur la biodiversité et les services écosystémiques il traite des impacts relatifs du changement climatique, des espèces envahissantes, de la pollution, des changements dans l’utilisation des mers et des terres et de toute une série d’autres défis posés à la nature il identifie les lacunes prioritaires dans nos connaissances disponibles, qu’il conviendra de combler il anticipe ce à quoi pourrait ressembler la biodiversité dans plusieurs décennies à la lumière de six scénarios il évalue les changements, options et trajectoires en matière politique, de technologie, de gouvernance et de comportement en vue d’atteindre des objectifs mondiaux, en observant les synergies et les compromis entre production alimentaire, sécurité hydrique, énergie et expansion des infrastructures, atténuation du changement climatique, protection de la nature et développement économique Un « résumé à l’intention des décideurs » détaillé qui souligne les principaux messages, résultats et options, doit être présenté au public au siège mondial de l’UNESCO, à Paris, le lundi 6 mai 2019. Plus d’informations – Toutes les informations sur l’évènement – Le Millenium Ecosystem Assessment – Les principaux messages et chiffres des rapports régionaux – Consulter les rapports complets publiés entre 2016 et 2018 – Le Programme Ecosystèmes de l’UICN France