Du côté des réseaux: RASTOMA
Février 2019 – RASTOMA a animé un atelier sur les activités génératrices de revenus au Symposium International Tortues Marines à Charleston, aux Etats-Unis Le 3 février dernier, Alexandre Girard, Président du réseau des acteurs de la sauvegarde des tortues marines en Afrique centrale (RASTOMA), a animé un atelier sur les activités génératrices de revenus et les moyens de subsistances pour les communautés impliquées dans la conservation des tortues marines. Cet atelier a pris place dans le programme du 39e Symposium International Consacré à la Conservation des Tortues Marines (International Sea Turtle Symposium, ISTS). Grâce à cette initiative, 26 leaders de projets de conservation de diverses régions du monde ont ainsi pu échanger pendant une demi-journée et produire des ressources utiles aux membres du réseau RASTOMA. Il s’agissait de la deuxième édition des ateliers RASTOMA à l’ISTS. RASTOMA avait inauguré ce concept d’atelier regroupant des acteurs du monde entier l’an dernier, lors du Symposium international qui s’était tenu à Kobé au Japon en 2018. L’atelier RASTOMA avait alors connu un franc succès et la salle était rapidement devenue trop petite pour accueillir tous les participants. Cette année à Charleston, en Caroline du Sud nous avons donc été dotés d’une plus grande salle. Autre progrès : nous avons pu filmer les présentations qui sont désormais disponibles en ligne sur le site rastoma.org Le programme était riche et varié. Après une introduction par Alexandre Girard (RASTOMA), Brad Nahil, leader et fondateur de « SEE Turtles » une organisation qui développe le tourisme de vision en lien avec des projets tortues marines, a présenté l’intérêt et les possibilités de développement de programmes touristiques au bénéfice des communautés en lien avec les projets de conservation. Tushan Kapurusinghe, directeur du programme de conservation des tortues marines au Sri Lanka (Turtle Conservation Program, TCP Sri Lanka) nous a ensuite offert une véritable Master Class en deux parties, sur la diversification des activités productrices de moyens de subsistance puis de revenus, en s’appuyant sur son expérience de directeur de programme et en décrivant les actions concrètes et les approches (nombreuses !) qu’il développe avec les communautés Sri Lankaises. Sabine Berendse a clos l’atelier en présentant l’initiative de Curacao program, qui innove en produisant des souvenirs pour les touristes et des objets utilitaires pour les communautés à partir de déchets plastiques ramassés sur les plages de ponte de l’île caribéenne de Curaçao. L’organisation de cet atelier contribue à la stratégie du RASTOMA pour renforcer les capacités de ses membres en matière d’approches communautaires et d’activité génératrices de revenus en lien avec la conservation marine et côtière. Pour atteindre son objectif, RASTOMA développe deux approches parallèles : dans notre zone d’action en Afrique centrale, nous recensons les actions développées par les ONG membres du réseau et nous identifions les facteurs de succès et les écueils à éviter, afin de dresser des recommandations à l’usage des membres qui souhaitent développer de telles activités pour renforcer leur ancrage communautaire. En complément, grâce à l’atelier international organisé lors de l’ISTS, nous saisissons la richesse et la diversité des approches imaginées par les acteurs de la conservation à travers le monde. Nous construisons ainsi un réseau de contacts et de compétences à travers le monde, que nous pouvons mobiliser à la demande des membres du RASTOMA en fonction de leurs besoins. Le produit final de nos approches locale et internationale est la mise à disposition sur le site internet rastoma.org de ressources au bénéfice des membres : les vidéos et les diaporamas des présentations des ateliers qui sont autant de sources de connaissance et d’information pour les membres désireux de développer des approches communautaires ; un répertoire des actions communautaires en place en Afrique centrale et à travers le monde, complété d’un répertoire des personnes ressources qui ont développé une expertise dans le domaine. Le RASTOMA souhaite poursuivre l’expérience l’année prochaine en organisant dans le cadre du prochain Symposium ISTS, qui se tiendra en Colombie, un troisième atelier sur les approches communautaires dans les projets de conservation des tortues marines. Plus d’informations – Site internet de RASTOMA : http://www.rastoma.org/ – La fiche de présentation du projet mené par RASTOMA
Les partenaires du PPI : la Fondation MAVA
La MAVA, une fondation familiale pour la conservation de la nature La MAVA est née de la passion, de la vision et de l’aventure d’un seul homme, le Dr. Luc Hoffmann. Créée en 1994 pour soutenir la conservation de sites emblématiques comme la Camargue et Doñana (Espagne), la MAVA est peu à peu devenue une fondation professionnelle et un bailleur majeur pour la conservation dans le monde. La fondation est aujourd’hui pilotée par les enfants du Dr. Luc Hoffmann (son fils André en est le Président) et dispose d’un budget annuel d’environ CHF 70 millions alloué à des projets portés par divers partenaires de mise en œuvre. La mission de la MAVA est de conserver la biodiversité au bénéfice de l’être humain et de la nature en finançant, en mobilisant et en renforçant ses partenaires et la communauté de la conservation. Les activités de la Fondation sont réparties au travers de 4 programmes thématiques en Méditerranée, en Afrique de l’Ouest, en Suisse et en Economie Durable. La Fondation MAVA déroule sa dernière phase d’activité et vit une période de transition : la MAVA a prévu d’arrêter ses financements en 2022. La transition de la fondation La MAVA veille à ce que l’impact des projets qu’elle finance au sein des programmes soit durable, et que les acteurs clés puissent poursuivre leurs actions tout en s’étant affranchis des appuis financiers de la MAVA lorsque celle-ci terminera son dernier cycle stratégique en 2022. Cette philosophie modèle globalement son approche – elle se traduit directement au sein des stratégies des programmes et par le biais des activités de l’unité transversale Impact et Durabilité qui travaille à l’accompagnement de certains partenaires clefs du point de vue organisationnel. Pour une société civile dynamique et engagée La durabilité des activités de protection de la nature passe, entre autres, par une société civile dynamique, innovante et engagée dans la conservation. Dans cette perspective, l’existence de guichets de petites subventions, opérant à l’échelle nationale ou régionale, est fondamentale. Et ces guichets sont d’autant plus utiles qu’ils proposent, en plus du financement, des activités d’accompagnement des porteurs de projet dans leurs tâches administratives et de mise en œuvre. C’est la raison pour laquelle la MAVA s’est engagée, aux côtés du FFEM, pour l’extension actuelle du Programme de Petites Initiatives mis en œuvre par le Comité Français de l’UICN jusqu’à mi-2021 avec un nouvel appel à projets incluant de nouveaux pays en Afrique de l’Ouest (Mauritanie, Sénégal, Gambie, Guinée, Guinée Bissau, Sierra Leone et Cap-Vert). En plus d’apporter des financements, la MAVA s’implique aussi dans la réflexion commune qui réunit le Comité Français de l’UICN, le CEPF, l’UICN Netherland et d’autres partenaires autour des questions d’accompagnement des jeunes organisations de la société civile. N’hésitez pas à explorer le site web de la MAVA ou à nous suivre sur Twitter !
On the networks side: RASTOMA
February 2019 – RASTOMA hosted a workshop on income-generating activities at the International Sea Turtle Symposium in Charleston, USA On February 3, Alexandre Girard, President of the Network of Actors for the Conservation of Sea Turtles in Central Africa (RASTOMA), led a workshop on income-generating activities and livelihoods for communities involved in marine turtle conservation. This workshop took place during the 39th International Symposium dedicated to the Conservation of Sea Turtles (International Sea Turtle Symposium, ISTS). Through this initiative, 26 conservation project leaders from various regions of the world were able to share for half a day and produce useful resources for members of the RASTOMA network. This was the second edition of the RASTOMA workshops at the ISTS. RASTOMA inaugurated this workshop concept bringing together actors from around the world last year, at the International Symposium held in Kobe, Japan, in 2018. The RASTOMA workshop was a great success and the room was quickly too small to accommodate all participants. This year in Charleston, South Carolina, we have had a bigger room. Another progress: we were able to film the presentations, which are now available online at rastoma.org. The program was rich and diverse. After an introduction by Alexandre Girard (RASTOMA), Brad Nahil, leader and founder of « SEE Turtles », an organization that develops vision tourism in connection with marine turtle projects, presented the interest and the possibilities of development of tourist programs for the benefit of communities in connection with conservation projects. Tushan Kapurusinghe, director of the Sri Lanka Turtle Conservation Program (TCP Sri Lanka), then gave us a real two-part Master Class on diversification of livelihood and income-generating activities, drawing on his experience as a program director and describing the concrete actions and (many!) approaches he is developing with Sri Lankan communities. Sabine Berendse closed the workshop by presenting the initiative of Curacao program, which innovates by producing souvenirs for tourists and utilitarian objects for communities from plastic waste collected on the nesting beaches of the Caribbean island of Curacao. The organization of this workshop is part of RASTOMA’s strategy to strengthen the capacity of its members in community-based approaches and income-generating activities related to marine and coastal conservation. To reach its goal, RASTOMA develop two parallel approaches: in our area of action in Central Africa, we list the actions developed by the NGO members of the network and we identify the factors of success and pitfalls to avoid, in order to make recommendations for members who wish to develop such activities to strengthen their community roots. In addition, we gather, through the international workshop organized at the ISTS, to capture the richness and diversity of approaches imagined by conservation stakeholders around the world. We are building a network of contacts and skills around the world, which we can mobilize at the request of RASTOMA members according to their needs. The final product of our local and international approaches is to make available resources for the benefit of members on the rastoma.org website: – the videos and slideshows of the workshop presentations which are sources of knowledge and information for members wishing to develop community approaches; – A directory of community actions in place in Central Africa and around the world, supplemented by a directory of resource persons who have developed expertise in the field. RASTOMA wishes to continue the experience next year by organizing a third workshop on community-based approaches to marine turtle conservation projects at the upcoming ISTS Symposium in Colombia. For more informations – RASTOMA’s website : http://www.rastoma.org/ – Presentation of the project lead by RASTOMA
News from the field: AMMCO
Humpback whales living on the coast of Cameroon AFRICAN MARINE MAMMALS CONSERVATION ORGANIZATION (AMMCO) is a Cameroonian NGO created in 2014 with the mission to sustainably protect the aquatic megafauna of this country. Less known and benefiting from less protective actions than terrestrial wildlife, it is not less present and highly threatened in this country, like the manatee, a species poached for its meat. Partner of the PPI since 2013, and having implemented a project to protect the manatees of the Lake Ossa Wildlife Reserve (RFLO), the NGO is working on a project to better understand the ecological and human dynamics in the littoral zone and coastal area north of Limbe, in the South West region. The objective of this project is, in the medium term, to have a better understanding of the dynamics underway in this area and thus to help stakeholders concerned by the issue to better understand the associated issues and thus make decisions allowing to sustainably manage the coastline of this region. As part of this project, relating to territorial governance, the AMMCO team, in collaboration with the MINFOF (Ministry of Forests and Wildlife), the Merchant Marine and the IRAD, was led to carry out ecological monitoring at sea with the aim of better understanding the wildlife dynamics in the area. It is clear that this follow-up was a wonderful surprise, with the confirmation of the presence of whales and dolphins, and only a few hundred meters away from the Cameroon coast. Thus, between the end of August and November, 4 observations of humpback whales, « Megaptera novaeangliae » were made. The individuals observed ranged between 13 and 14 meters, with a ventral portion, the undersides of the fins and whitish caudal fin, while the flanks and the dorsal part were darker. The existence of these cetaceans was reported by fishermen, but this is the first scientific observation. The expeditions also allowed to observe a female accompanied by her calf. Dolphins of the species « Tursiops Truncatus« , or even bottlenose dolphins have also been observed. Recognizable by their smooth, gray, metal-like skin and curved brow adorned with a melon, the species is present off Limbe. Previously, fishermen had reported their presence and in October, the AMMCO team was able to observe, again for the first time in a scientific perspective, a group made up of about fifty individuals, measuring between 2.5 and 3 meters. In addition to these « traditional » ecological monitoring aspects, in recent years AMMCO has developed a number of CITIZEN SCIENCE tools, which make it possible to collect information in a participatory manner on the distribution, dynamics and relative abundance of marine mammals including marine turtles. A mobile application, SIREN, has been developed by the NGO and is used by fishermen, scientists and other interested stakeholders to report opportunistic observations of aquatic megafauna. Each information stored in SIREN is automatically sent to the AMMCO server and appears on a map on the NGO’s website, once the data has been validated by the team of the NGO. Regarding the monitoring of the Cameroonian megafauna, the next step for the AMMCO team in the coming months is to continue this follow-up, and to intensify them from June to September, in order to continue studying the ecology of these species, estimating their abundance and identifying the main range. For more informations https://openexplorer.nationalgeographic.com/expedition/cameroonunderwatersea https://www.youtube.com/watch?v=7yKUBkOOvmU https://ammco.org/ https://www.facebook.com/ammco.org?_rdc=1&_rdr – The AMMCO project presentation
Des nouvelles du terrain: AMMCO
Les Baleines à bosses, bien présentes sur la côte camerounaise AFRICAN MARINE MAMMALS CONSERVATION ORGANIZATION (AMMCO) est une ONG camerounaise créée en 2014 et ayant pour mission de protéger durablement la mégafaune aquatique de ce pays. Moins connue et bénéficiant de moins d’actions de protection que la faune terrestre, elle n’est pas moins présente et fortement menacée dans ce pays, à l’instar du lamantin, une espèce braconnée pour sa consommation en tant que viande de brousse. Partenaire du PPI depuis 2013, et après avoir mis en œuvre un projet de protection des lamantins de la Réserve de Faune du Lac Ossa (RFLO), l’ONG travaille sur un projet visant à mieux comprendre les dynamiques écologiques et humaines dans la zone littorale et côtière située au nord de Limbé, dans la région du Sud-Ouest. L’objectif de ce projet est, à moyen terme, d’avoir une meilleure compréhension des dynamiques en cours dans cette zone et ainsi d’aider les parties prenantes concernées par la question à mieux saisir les enjeux associés et ainsi de prendre des décisions permettant de gérer durablement le littoral de cette région. Dans le cadre de ce projet, ayant trait à la gouvernance territoriale, l’équipe d’AMMCO, en collaboration avec le MINFOF (Ministère des Forêts et de la Faune) ; la Marine Marchande et l’IRAD, a été amené à effectuer un suivi écologique en mer avec pour objectif de mieux comprendre les dynamiques fauniques dans la zone. Force est de constater que ce suivi a été une magnifique surprise, avec la confirmation de la présence de baleines et dauphins, et ce à quelques centaines de mètres à peine de la côte camerounaise. Ainsi, entre la fin du mois d’aout et du mois de novembre, 4 observations de baleines à bosses, Megaptera novaeangliae ont été effectuées. Les individus observés mesuraient entre 13 et 14 mètres, avec une partie ventrale, les dessous des nageoires et la nageoire caudale blanchâtres, tandis que les flancs et la partie dorsale étaient plus sombres. L’existence de ces cétacés était rapportée par des pêcheurs, mais il s’agit de la première observation à visée scientifique. Les expéditions ont également permis d’observer une femelle accompagnée de son baleineau. Des dauphins de l’espèce Tursiops Truncatus, ou encore grands dauphins ont également été observés. Reconnaissables à leur peau lisse, grise, semblable à du métal et leur front bombé orné d’un melon, l’espèce est présente au large de Limbé. Auparavant, des pêcheurs avaient signalé leur présence et en octobre, l’équipe d’AMMCO a pu observer, là encore pour la première fois dans une optique scientifique, un banc constitué d’une cinquantaine d’individus, mesurant entre 2.5 et 3 mètres. Outre ces aspects de suivi écologique « classiques », AMMCO a développé au cours des dernières années un certain nombre d’outils relevant de la CITIZEN SCIENCE, permettant de collecter de manière participative des informations relatives à la répartition, la dynamique et l’état d’abondance relative des mammifères marins dont les tortues marines. Une application mobile, SIREN, a ainsi été développée par l’ONG et est utilisée par pêcheurs, scientifiques et toutes autres parties prenantes intéressées, pour signaler des observations opportunistes de la mégafaune aquatique. Chaque information enregistré dans SIREN est automatiquement envoyée dans le serveur d’AMMCO et apparait ainsi sur une carte au sein du site de l’ONG, une fois la donnée validée par l’équipe de celle-ci. Concernant le suivi de la mégafaune aquatique camerounaise, la prochaine étape pour l’équipe d’AMMCO dans les mois à venir est de poursuivre ce suivi, et les intensifier de juin à septembre, et ce afin de continuer à étudier l’écologie de ces espèces, estimer leur abondance et identifier les principales aires de répartition. Plus d’informations https://openexplorer.nationalgeographic.com/expedition/cameroonunderwatersea https://www.youtube.com/watch?v=7yKUBkOOvmU https://ammco.org/ https://www.facebook.com/ammco.org?_rdc=1&_rdr – La fiche de présentation du projet mené par AMMCO
Evaluer l’état de la biodiversité à l’échelle des écosystèmes en France

Le Comité français de l’UICN publie la présentation de la Liste rouge de écosystèmes de l’UICN, nouvel outil d’évaluation de l’état de la biodiversité à l’échelle des écosystèmes et sa mise en œuvre en France. Cette brochure revient sur le déclin global de la biodiversité et la nécessité de développer des approches écosystémiques pour évaluer et suivre l’évolution de son état de santé. Ce document présente les enjeux et principes méthodologiques de cet outil d’évaluation des écosystèmes, ainsi qu’un état des lieux de son développement en France et au niveau mondial. Pourquoi et comment évaluer les écosystèmes ? Comme de nombreuses publications scientifiques le confirment, et en particulier le rapport de l’IPBES publié en mai 2019, la biodiversité mondiale décline à un rythme sans précédent. Ce déclin est la conséquence directe des activités humaines et notamment des changements d’usage des terres et de la mer et de l’exploitation des ressources naturelles. Le constat alarmant de l’augmentation continue du nombre d’espèces menacées s’accompagne désormais de preuves de l’altération profonde du fonctionnement même des écosystèmes, remettant en cause à la fois les équilibres écologiques nécessaires au maintien de la vie sur terre mais aussi notre économie, nos moyens de subsistance, notre sécurité alimentaire ou encore notre santé et notre qualité de vie. Le déclin avéré des espèces a notamment été établi grâce aux évaluations de leur risque d’extinction, menées depuis plus de 50 ans par l’UICN avec le déploiement de la Liste rouge des espèces menacées. Depuis 2014, l’UICN s’est doté d’un outil similaire d’évaluation de l’état de la biodiversité à l’échelle des écosystèmes : la Liste rouge des écosystèmes. Ce nouveau standard mondial introduit le concept de risque d’effondrement d’un écosystème, analogue à celui de risque d’extinction d’une espèce. Cette méthodologie comporte 5 critères scientifiques, chacun doté des seuils quantitatifs, qui permettent de caractériser la vulnérabilité des écosystèmes en calculant de manière standardisée l’intensité des modifications de leur composition et des processus clefs dans leur fonctionnement. La Liste rouge des écosystèmes de l’UICN s’inscrit en complément de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN et utilise le même système de classification en 8 catégories, pour évaluer l’état de la biodiversité et orienter les mesures de protection. La Liste rouge des écosystèmes dans le monde et sa déclinaison en France La base de données mondiale de l’UICN (iucnrle.org) recense différents types d’évaluations réalisées de par le monde : des évaluations d’écosystèmes uniques au monde, des évaluations thématiques focalisées sur une région et un type d’écosystèmes, ainsi que des évaluations systématiques où l’ensemble des écosystèmes sont évalués sur un territoire administratif (Etat, continent, etc.) ou biogéographique. L’élaboration de la Liste rouge des écosystèmes en France est pilotée par le Comité français de l’UICN, en partenariat avec l’UMS PatriNat (OFB-MNHN-CNRS). Cette démarche collaborative repose, pour chacun des chapitres, sur la constitution d’un comité d’experts associant les membres et experts de l’UICN ainsi que de nombreuses organisations scientifiques et techniques. Deux chapitres ont été publiés jusqu’à présent (les mangroves de Mayotte, les forêts méditerranéennes de France métropolitaine) et le travail se poursuit, en particulier pour l’évaluation des forêts, des littoraux de France métropolitaine et des mangroves des Outre-mer français. Les résultats des évaluations sont intégrés à l’Inventaire National du Patrimoine Naturel. PLUS D’INFORMATIONS – Téléchargez la brochure de présentation (UICN France, 2019. La Liste Rouge des Écosystèmes en France – Enjeux, méthodologie et objectifs. Paris, France)– Contacts : Alix Sauve, Chargée de mission « Liste rouge des écosystèmes »Clémentine Azam, Chargée du programme « Ecosystèmes »– La Liste rouge des écosystèmes en France– Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN) : Présentation de la démarche et résultats
Les députés se mobilisent vers le Congrès mondial de l’UICN 2020

Sous l’impulsion de Barbara Pompili et Frédérique Tuffnell, les députés ont lancé leur mobilisation sur les enjeux de la biodiversité dans la perspective du Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020. Celle-ci a fait l’objet d’un événement le 26 juin à l’Assemblée Nationale, préparé avec le Comité français de l’UICN qui salue cette mobilisation. Face au déclin alarmant et continu de la biodiversité, de nombreux députés ont souhaité renforcer leur engagement pour sa préservation afin de préparer les échéances cruciales de l’année 2020, avec la tenue du Congrès mondial de la nature de l’UICN en France en juin 2020 suivi de la COP15 Biodiversité en Chine. Richard Ferrand, Président de l’Assemblée Nationale, a ouvert l’évènement en soulignant l’importance du rôle des parlementaires pour mettre en place une législation en faveur de la biodiversité et pour évaluer les actions gouvernementales en matière d’environnement. Il a notamment rappelé que la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, adoptée fin juillet 2016, a apporté de véritables percées conceptuelles, comme les obligations réelles environnementales, la séquence « éviter-réduire-compenser », le préjudice écologique ou le principe de non-régression du droit de l’environnement (dont les travaux ont été initiés par le Comité français de l’UICN) et qui a aussi apporté des actions concrètes comme la création de l’Agence française pour la biodiversité ou l’interdiction des néonicotinoïdes. Il a ensuite souligné qu’en matière d’action législative, beaucoup avait déjà été fait mais que beaucoup restait à faire pour la biodiversité. Emmanuelle Wargon, la Secrétaire d’état auprès du Ministre de la Transition écologique et solidaire s’est ensuite adressé aux participants à travers une message vidéo, soulignant l’engagement du gouvernement pour la biodiversité et son implication dans l’accueil du Congrès mondial de l’UICN puis la préparation de la COP15 de la Convention sur la Diversité Biologique. Le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 Afin de plonger les députés dans le contexte du Congrès de l’UICN 2020, Sébastien Moncorps, Directeur du Comité français de l’UICN a présenté les enjeux de cet évènement qui rassemblera 10 à 20000 participants du monde entier pour accélérer les efforts de conservation de la biodiversité. Il a indiqué que le Congrès mondial de l’UICN comportera deux grandes parties, le Forum, vaste espace d’échanges pour identifier et partager les solutions, et l’Assemblée générale qui adoptera plus d’une centaine de recommandations sur les enjeux internationaux de la biodiversité . Philippe Martin, le Président de l’Agence Française pour la Biodiversité (AFB) a présenté ensuite les actions de l’AFB pour sensibiliser le grand public avec l’organisation des « Espaces Générations Nature » durant Congrès de l’UICN 2020 et le dispositif d’engagement proposé aux collectivités, entreprises et partenaires. Les enjeux clés liés à la biodiversité Plusieurs experts ont ensuite témoigné sur des enjeux clefs liés à la biodiversité, qui font actuellement l’objet de propositions de recommandations préparées par les membres du Comité français de l’UICN pour le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 – La lutte contre le plastique et son impact sur le milieu marin : Arnaud Huvet de l’Ifremer et Antidia Citores de Surfrider – Compatibilité des activités économiques avec les objectifs de conservation de la biodiversité : Denis Couvet du Muséum National d’Histoire Naturelle et Michael Weber, Président de la Fédération des parcs naturels régionaux de France – Les solutions fondées la nature – lutte contre les inondations, atténuation des effets du dérèglement climatique : Freddy Rey de l’IRSTEA et Pauline Teillac Deschamps, chargée du programme écosystèmes du Comité français de l’UICN Les engagements des députés Barbara Pompili, à l’origine de cette mobilisation des députés a ensuite présenté la démarche des parlementaires engagés pour la biodiversité et a témoigné en tant que Présidente de la Commission du Développement durable et de l’Aménagement du territoire. Ensuite, toutes les Commissions de l’Assemblée Nationale, à travers leurs Président(e)s ou Vice-Président(e)s, sont intervenues sur la prise en compte des enjeux biodiversité dans leurs travaux parlementaires et manifesté leur engagement pour agir davantage. François de Rugy, Ministre de la Transition écologique et solidaire a clôturé cet évènement de mobilisation pour rappeler les efforts du gouvernement sur la biodiversité, et les récentes annonces du Président de la République, et saluer cette dynamique parlementaire vers le Congrès mondial la nature de l’UICN 2020. Photo bandeau Wikipédia CC © Authueil
Retour sur le Congrès français de la nature 2019

300 représentants des organisations, experts et partenaires du Comité français de l’UICN ont participé au Congrès français de la nature le 12 juin 2019 à Marseille pour préparer le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020. Cet événement clé de la préparation française a permis de débattre de 28 recommandations qui présentent des propositions concrètes sur plusieurs grands enjeux de la préservation de la nature à l’échelle mondiale, et de poursuivre la mobilisation sur la biodiversité d’ici juin 2020 en donnant la parole à plusieurs membres et partenaires du Comité français de l’UICN engagés dans cette voie. Une ouverture soulignant l’importance du Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 et de la préparation française Pour mettre les participants dans l’ambiance d’un Congrès mondial de l’UICN , la vidéo « La planète à la croisée des chemins – IUCN Congress 2016 » présentant le bilan du Congrès mondial de l’UICN de 2016 à Hawaii a été diffusée. Bernard Cressens, Président du Comité français de l’UICN a ensuite ouvert le congrès en rappelant ses objectifs et ses enjeux. Il a pointé l’urgence d’agir pour la biodiversité en rappelant les chiffres clés du récent rapport de l’IPBES et l’opportunité unique de 2020 avec le Congrès mondial de l’UICN à Marseille suivi de la COP15 de la Convention pour la Diversité Biologique, en Chine, qui fera le bilan des actions menées par les 196 Etats Parties sur l’atteinte des 20 grands objectifs internationaux sur la biodiversité, dits objectifs d’Aïchi, fixés en 2010. Son discours a également mis en avant la nécessité d’avoir une mobilisation collective pour et autour du Congrès mondial de l’UICN afin que la prise de conscience sur les enjeux de biodiversité soit aussi importante que celle sur le climat. La Région Sud Provence-Alpes-Côtes d’Azur est impliquée dans les groupes de travail locaux pour la préparation du Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020. Renaud Muselier, Président de la Région Sud Provence-Alpes-Côtes d’Azur s’est adressé aux congressistes à travers un message vidéo en affirmant le soutien de la région vers le Congrès français de la nature 2019 qui est un évènement clé de la mobilisation pour le congrès de 2020. > la vidéo de son intervention La ville de Marseille, hôte du Congrès français de la nature 2019 et du futur congrès mondial de l’UICN était également présente pour parler de l’engagement de la ville dans la biodiversité. Didier Réault, Adjoint au Maire de Marseille, délégué à la mer, au littoral, au nautisme et aux plages, a réaffirmé l’enthousiasme et l’implication de la ville pour faire en sorte que le Congrès mondial de la nature de l’UICN de 2020 soit une réussite et les différentes actions engagées par la municipalité pour la biodiversité. Emmanuelle Wargon, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Transition écologique et solidaire, a rappelé que le Comité français de l’UICN est le second comité par le nombre de membres dans le monde, soulignant ainsi l’importance des travaux réalisés durant le Congrès français de la nature. Elle a indiqué que le Congrès mondial d e l’UICN 2020 est très important pour la France car ses futurs résultats seront des éléments clés pour nourrir les réflexions et les accord pris lors de la COP15 de la CDB qui se tiendra quelques mois après. Mme. Wargon a salué l’engagement des collectivités territoriales pour faire de ce congrès une réussite et précisé que celui-ci ouvrira largement ses portes au grand public pour accueillir 100 000 visiteurs. La biodiversité est au coeur de l’agenda international autant que la lutte contre le changement climatique. Présentation du Congrès mondial de la nature 2020 de l’UICN et la préparation française Marc Magaud, Manager du Forum au sein du Secrétariat international de l’UICN, a présenté aux participants l’impact d’un Congrès mondial de la nature de l’UICN. Il est ensuite entré de manière plus détaillée dans le déroulement, les thématiques, les parties, le calendrier du Congrès de 2020. Pour finir, il a invité les participants à s’impliquer dans la programmation de ce congrès mondial notamment en soumettant des propositions pour le Forum (jusqu’au 17 juillet). > Sa présentation Par la suite, Marc Strauss, Directeur de projet « grands événements internationaux » au Ministère de la Transition écologique et solidaire, a rappelé l’importance pour la France de l’accueil du Congrès mondial de la nature de l’UICN à Marseille pour lancer une dynamique nationale et internationale sur la biodiversité. Il a détaillé l’organisation et les modalités pratiques actuellement prévues, dont les espaces Génération Nature pour sensibiliser le grand public. > Sa présentation Sébastien Moncorps, Directeur du Comité français de l’UICN a ensuite présenté la feuille de route du Comité français de l’UICN pour le Congrès mondial de l’UICN 2020 composée de 7 actions. > Sa présentation Une second partie dédiée aux ateliers sur les motions Le Comité français de l’UICN a mis en place une préparation collective des motions, à travers des groupes d’échanges, qui a abouti à la préparation de 28 projets de motions sur des enjeux internationaux de la biodiversité. Ils ont été débattus lors du Congrès français de la nature. Ils seront ensuite finalisés et soutenus par les membres français de l’UICN pour être soumis au débat et au vote de l’Assemblée Générale de l’UICN. Plusieurs ateliers thématiques ont été mis en place durant le Congrès français de la nature 2019 (matin et après-midi) : – Mer et Espèces – Aires protégées – Droit et politiques environnementales – Forêt – Mer – Enjeux tropicaux et globaux – Coopération internationale et Espèces – Ecosystèmes 28 projets de motions du Comité français de l’UICN dont 2 portées par des membres ont été travaillés durant cette journée. > la liste des projets de motions Une table ronde dédiée à la mobilisation pour 2020 et au-delà Ensuite, une table ronde animée par Maud Lelièvre, Vice-présidente du Comité français de l’UICN a permis de réunir Christophe Aubel, Directeur général de l’Agence Française pour la Biodiversité, Guy Geoffroy, Président de des Eco-Maires, Marine Braud, Responsable de la diplomatie verte
Calend’Art 2020 : l’appel à contribution est ouvert!

Le Pôle relais zones humides tropicales co-piloté par le Comité français de l’UICN lance pour 2020 la 3ème édition de son « Calend’art ». Ce grand concours dessin sur le thème « Pourquoi les zones humides sont-elles si importantes pour ma communauté et moi même ? » invite tous les enfants du primaire et du secondaire (6-16 ans) des territoires de l’Outre-mer français (Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin, Saint-Barthélémy, Guyane, Mayotte, Réunion, Polynésie française, Wallis et Futuna, Nouvelle Calédonie) à participer à celui-ci en nous envoyant par courrier postal leur(s) plus beau(x) dessin(s). Un seul objectif : soyez créatif ! Parlez-nous des mares, des étangs, des lacs, des mangroves, des tourbières… Les zones humides sont des écosystèmes riches et diversifiés. Mettez cette diversité à l’honneur ! Ce calendrier servira à sensibiliser le grand public, jeune et moins jeune, à la conservation et protection des zones humides de l’Outre-mer français. Outre les dessins des grands gagnants, il contiendra des informations et anecdotes sur les zones humides ainsi que les dates importantes à retenir sur les événements liés à ces milieux. Ce concours représente par ailleurs une formidable opportunité pour ces jeunes générations de s’intéresser et de découvrir le rôle vital que jouent les zones humides dans leur quotidien et de s’impliquer dans une action de sensibilisation à grande échelle tout en leur permettant d’explorer leur imagination. Les gagnants sélectionnés seront publiés dans le calendrier 2020 qui sera distribué (par voie virtuelle et papier) à l’échelle internationale. En aucun cas, ce calendrier ne sera édité à des fins commerciales. CONSIGNES A RESPECTER POUR PARTICIPER AU CONCOURS Type de dessin Nous aimerions un travail coloré, pas de noir et blanc. La peinture, les crayons de couleur, l’encre, le collage, le pastel…etc. sont tous acceptés. Seuls les types de support papier sont autorisés (canson, feuille blanche etc…). Dimensions Papier A4 (21 x 29,7cm) en format paysage afin de correspondre à la page d’un calendrier (tous les dessins en format portrait seront malheureusement jugés hors concours). Identification de l’artiste IMPORTANT : À l’arrière de chaque œuvre, veuillez inscrire : le nom complet et l’âge de l’artiste, le nom de l’école dans laquelle il est scolarisé ou de l’association qu’il souhaite représenter (sauf s’il participe en son nom uniquement), son adresse postale et le titre de l’œuvre. Les participants accepteront que toutes les créations qui ressortiront de ce concours, soient ré-utilisées par le Pôle-Relais dans le cadre de ses missions. Remarque : il n’y a pas de nombre limite de dessin par enfant. Âge Le concours est ouvert aux enfants et adolescents de 6 à 16 ans. Sujet « Pourquoi les zones humides sont-elles si importantes pour ma communauté et moi même ? ». S’il le souhaite, l’artiste peut ajouter une légende à l’arrière de son dessin (ou en annexe) afin d’expliquer plus clairement la signification de celui-ci. Les plus beaux messages seront inclus dans le calendrier avec le nom de l’auteur. Prix 13 gagnants seront sélectionnés afin de représenter les 12 mois de l’année + le dessin de couverture. Chaque gagnant aura l’honneur de voir son dessin et son nom figurer dans un calendrier qui sera distribué à l’échelle des Outre-mers français (dans les 3 bassins : Atlantique, Pacifique, Indien) et recevra une version papier de celui-ci. Coordonnées Le contact et l’adresse postale auxquels envoyer les dessins sont les suivants : Gaëlle Vandersarren Conservatoire du littoral A l’attention du Pôle-Relais Zones humides tropicales Cité administrative de Circonvallation Rue Alexandre Buffon 97100 Basse-Terre, Guadeloupe Vous pouvez aussi envoyer vos dessins en haute définition par mail. Attention, la date limite de réception des dessins (par mail ou voie postale) est fixée au 1er novembre 2019. Plus d’informations – Contact : Gaëlle Vandersarren, Coordinatrice du pôle, gaelle.vandersarren@uicn.fr / (0590) 590 81 81 29 – Le site internet du Pôle relais zones humides tropicales – Découvrez les éditions 2018 et 2019 du Calend’Art – Le programme Outre-mer du Comité français de l’UICN
Le Comité français de l’UICN prépare activement le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020

Le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 Organisé tous les quatre ans, le Congrès mondial de la nature de l’UICN rassemble des milliers de représentants de gouvernements, d’agences publiques, d’ONG, du monde scientifique, des collectivités locales, des peuples autochtones et des entreprises. Le congrès a pour objectif de renforcer les efforts de protection de la biodiversité dans le monde et de promouvoir les solutions pour relever les défis les plus pressants de l’environnement et du développement durable. Le Congrès mondial de l’UICN vise à : 1. Rassembler et mobiliser le réseau mondial de la conservation 2. Identifier et échanger sur les questions importantes et émergentes de la conservation 3. Lancer des nouvelles actions en faveur de la conservation 4. Etablir et influer sur les priorités d’action et l’agenda mondial pour la conservation Du 11 au 19 juin 2020, la France accueillera le Congrès mondial de la nature 2020 de l’UICN à Marseille (Parc Chanot). Il constitue le grand rendez-vous international avant la COP15 de la Convention sur la Diversité Biologique qui se tiendra en Chine en novembre 2020, évènement majeur qui révisera les objectifs internationaux de la biodiversité (objectifs d’Aïchi) et l’engagement des 196 Etats Parties à la Convention pour la période 2021 – 2030 à travers un nouveau plan stratégique mondial. Pour tout savoir sur le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 : https://www.iucncongress2020.org/fr La coordination du Comité français de l’UICN Le Comité français de l’UICN coordonne les contributions de son réseau d’organismes membres, d’experts et de partenaires au Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020. Il contribue aussi à cette occasion à une mobilisation plus large sur les enjeux de la biodiversité d’ici 2020, et au-delà, en métropole et dans les outre-mer, incluant les collectivités et les entreprises, et actions de sensibilisation du grand public, en particulier des plus jeunes. Il vise enfin à renouveler une vision éthique de la conservation de la biodiversité. Sommaire 1. Préparation des motions de l’Assemblee Générale de l’UICN 2. Préparation d’évènements pour le Forum, première partie du Congres mondial 3. Espaces Générations Nature et excursions 4. Accompagnement de la mobilisation 2020 en France 5. Actions pour sensibiliser le grand public 6. Relations avec le réseau international de l’UICN 7. Contribution à la COP15 de la Convention sur la Diversité Biologique 8. Donner une dimension éthique au Congrès PREPARATION DES MOTIONS DE L’ASSEMBLEE GENERALE DE L’UICN Le Comité français de l’UICN a mis en place une préparation collective des motions, à travers des groupes d’échange, qui a abouti à la préparation de motions sur des enjeux internationaux de la biodiversité. Ils ont été débattus lors du Congrès français de la nature, le 12 juin 2019 à Marseille au Palais du Pharo. Ces projets sont actuellement soutenus par les membres français de l’UICN, et d’autres membres de l’UICN dans le monde, pour être soumis au débat et au vote de l’Assemblée Générale de l’UICN. Le Comité français de l’UICN proposera aussi à ses membres de soutenir d’autres motions. Au dernier Congrès mondial de l’UICN en 2016, 11 motions avaient été proposées par des membres français, sur un total de 121 adoptées. > Consulter les motions déposées par le Comité français de l’UICN et sélectionnées Les prochaines étapes: – Discussion électronique sur les motions en cours, jusqu’au 11 mars 2020 – Vote électronique des motions en mai 2020 et en séance à l’Assemblée générale en juin 2020 PREPARATION D’EVENEMENTS POUR LE FORUM, PREMIERE PARTIE DU CONGRES MONDIAL Le Comité français de l’UICN accompagne son réseau dans l’élaboration de contributions en réponse à l’appel à propositions pour le Forum (sessions thématiques, pitch des intervenants, campus de formation). Les évènements pour le Forum ont été sélectionnés parmi 1 450 propositions. Les acteurs français se sont particulièrement mobilisés avec plus de deux cents évènements déposés. Le Comité français de l’UICN disposera également d’un pavillon dans l’espace d’exposition, ouvert au public, afin que les membres français de l’UICN y présentent leurs actions et leurs engagements. Le Comité français collabore aussi à la programmation du Pavillon France. La publication du programme provisoire du Forum sera disponible le 9 janvier 2020. ESPACES GENERATIONS NATURE ET EXCURSIONS Le Comité français participe à l’organisation des Espaces Générations Nature, gérés par l’Agence Française pour la Biodiversité, qui proposeront durant toute la durée du congrès des animations à vocation pédagogique et expérientielle pour sensibiliser le grand public aux enjeux de la biodiversité (accès gratuit). Le Comité français de l’UICN appuiera également la proposition d’excursions, pré, pendant et post-Congrès, en particulier dans les aires protégées, pour que les participants du congrès venus du monde entier découvrent les sites naturels remarquables de la région et les actions de conservation mises en place. ACCOMPAGNEMENT DE LA MOBILISATION 2020 EN FRANCE Le Comité français de l’UICN souhaite mobiliser spécifiquement les outre-mer compte-tenu de l’importance mondiale de la biodiversité de ces territoires. Il veut aussi contribuer à la mobilisation des collectivités territoriales et il a publié à cet effet une brochure à leur attention et lancé un nouveau portail pour accompagner leur engagement (voir la section « collectivités et biodiversité » du site internet). En particulier, le Comité français de l’UICN accompagne l’élaboration des stratégies « biodiversité » de la Ville de Marseille et du Département des Bouches-du-Rhône, et participe au comité de pilotage local d’organisation du congrès. Enfin, il contribue à la mobilisation des entreprises en travaillant directement avec ses partenaires entreprises et en étant impliqué dans l’initiative « Act4Nature ». ACTIONS POUR SENSIBILISER LE GRAND PUBLIC Le Comité français de l’UICN s’implique pour que le Congrès mondial soit une opportunité forte d’expliquer à tous les enjeux de biodiversité et de faire largement connaître les actions réalisées et les solutions à mettre en place. A ce titre, la sensibilisation des jeunes est cruciale et le Comité français est actuellement impliqué dans deux projets, « Les enfants pour la biodiversité» en partenariat avec Milan Presse et le développement de kits pédagogiques pour la biodiversité en collaboration avec l’association Adphile. Le Comité