Forum Urbain Mondial 2022 : le Comité français de l’UICN propose des solutions pour l’adaptation des villes aux crises environnementales

A l’occasion de la 11ème édition du Forum Urbain Mondial (FUM) qui se tient du 26 au 30 juin 2022 à Katowice en Pologne sur le thème « Transformer nos villes pour un meilleur futur urbain », le Comité français de l’UICN présente ses recommandations pour des villes durables dans la publication « Villes et Biodiversité ». Affichant clairement son ambition de « Transformer nos villes pour un meilleur futur urbain », cette 11e édition du Forum vise en particulier à accélérer la mise en œuvre des engagements internationaux pour un urbanisme plus résilient et plus durable, dans le cadre du Nouvel Agenda Urbain adopté à Quito en 2016. Ce Forum permettra de revenir sur les problématiques de l’aménagement durable et de l’interface du bâti et de la nature, en mettant en avant le rôle que joue la préservation de la biodiversité pour la résilience urbaine. « Il nous faut imaginer une meilleure cohabitation des espaces urbains avec le vivant en concevant des politiques publiques qui préservent et favorisent le retour de la biodiversité́ en ville, en s’inspirant notamment des solutions fondées sur la nature. » Maud Lelièvre Présidente du Comité français de l’UICN A cette occasion, le Comité français de l’UICN et les Eco Maires se sont associés au Partenariat français pour la ville et les territoire (PVFT, coordinateur de la délégation française) pour publier « Villes et Biodiversité » avec le soutien de l’Alliance Urbaine de l’UICN, qui sera présenté le mercredi 29 juin à 9h sur le pavillon France. Réalisé sur la base de nombreux retours d’expériences de collectivités, avec lesquelles le Comité français de l’UICN collabore pour renforcer leur implication en faveur de la biodiversité grâce à son groupe de travail « Collectivités & Biodiversité » présidé par Stéphane Woynaroski, ce document reprend des exemples d’initiatives innovantes et de solutions fondées sur la nature comme : L’initiative du conseil départemental des Bouches-du-Rhône pour organiser une COP jeunesse incarnant la volonté de sensibiliser et d’impliquer les jeunes de différents profils à la préservation de la biodiversité. L’initiative de la ville de Paris avec son projet oasis de Paris qui vise à transformer progressivement les cours des 760 écoles et collèges de Paris (73 ha) en îlots de fraîcheur urbains à l’horizon 2040. La politique d’aménagement urbain menée par la Ville de Bordeaux, dans le cadre du projet BIODIVER’CITE, qui contribue à lutter contre les îlots de chaleur par la revégétalisation de certains espaces urbanisés, connectés par des corridors écologiques. La Réserve Naturelle Régionale de la basse vallée de la Savoureuse située en Bourgogne-Franche-Comté, qui est enclavée dans un milieu urbain mais qui permet à l’une des plus belles forêts de saules blancs et à de nombreuses prairies inondables originales de se développer. Téléchargez « Villes et biodiversité »

COP15 Biodiversité : ultime étape pour adopter une stratégie mondiale de la biodiversité

Alors que s’ouvre le 21 juin à Nairobi la dernière session de négociations pour la préparation du nouveau cadre mondial de la biodiversité, le Comité français de l’UICN appelle la France et les autres États à finaliser un projet ambitieux et concret pour son adoption par la COP15, dont les dates devraient être annoncées prochainement.   Afin d’enrayer la perte de la biodiversité d’ici 2030 et d’en assurer sa restauration d’ici 2050, le Comité français de l’UICN demande aux négociateurs de s’accorder rapidement sur des objectifs concrets et mesurables et d’engager les actions nécessaires pour répondre à l’urgence de son effondrement. Pour parvenir à un monde positif pour la nature d’ici 2030, le cadre mondial de la biodiversité devra notamment inclure : L’objectif 30×30 de conservation d’au moins 30% des écosystèmes terrestres, d’eau douce, marins et souterrains d’ici 2030 à l’échelle mondiale, et l’amélioration de l’efficacité de gestion des aires protégées ; L’arrêt de la perte de superficie et d’intégrité des écosystèmes et la restauration de ceux qui ont été dégradés d’au moins 20% ; Un renforcement de la conservation des espèces pour empêcher toute nouvelle extinction, améliorer le statut de celles qui sont menacées et rétablir l’abondance des espèces ; Le déploiement des Solutions fondées sur la nature pour lutter et s’adapter au changement climatique et répondre à d’autres défis comme l’alimentation et l’approvisionnement en eau ; La gestion durable de toutes les zones liées à l’agriculture, la pêche, l’aquaculture et la sylviculture, et la lutte contre la surexploitation des espèces sauvages et leur commerce illégal ; Une mobilisation accrue des financements pour la biodiversité de toutes sources, pour atteindre au moins 200 milliards de dollars par an (aujourd’hui seulement 100 milliards sont mobilisés par an) et la baisse d’au moins 500 milliards de dollars par an des subventions néfastes à la nature. Le Comité français de l’UICN demande également la mise en place d’un système de suivi et d’évaluation, régulier et obligatoire, des progrès accomplis par les Etats pour vérifier que l’atteinte des objectifs est en bonne voie. Le Comité français de l’UICN propose qu’un bilan d’étape sur les actions mises en œuvre soit effectué à chaque COP Biodiversité, tous les 2 ans.  Ces engagements internationaux devront être déclinés dans des stratégies nationales pour la biodiversité, à l’image de la France qui a lancé sa 3ème stratégie nationale dont la mise en œuvre à venir représente un des défis importants du nouveau gouvernement.

Webinaire : 2022, année des océans

À l’occasion de la Journée Mondiale des Océans, le Comité français de l’UICN a organisé un webinaire avec le réseau francophone de l’UICN. Après le One Ocean Summit en février dernier, la session de négociation sur la protection de la haute mer en mars et avant la conférence des Nations Unies sur les océans en juin, l’année 2022 est bien placée sous le signe des océans ! Lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN, les membres ont adopté près de 30 recommandations pour accroître la protection du milieu marin.  L’UICN, avec ses membres et ses experts, ont ainsi un rôle important à jouer pour les défendre durant l’année 2022 pour obtenir un traité sur la haute mer et un accord sur la lutte contre la pollution plastique, intégrer davantage la conservation de la nature dans la planification des espaces maritimes et renforcer le réseau d’aires marines protégées Lors de ce webinaire, les membres et experts francophones de l’UICN ont pu s’informer sur ces enjeux et échanger sur la mise en oeuvre des recommandations pour un océan mieux protégé.  Découvrez notre webinaire en replay Pour aller plus loin Protection de la haute mer : gardons le cap et adoptons un traité ambitieux en 2022   One Ocean Summit : le bilan

Appel à retours d’expérience de bonnes pratiques dans la planification et la conception des projets photovoltaïques et éoliens pour limiter leurs impacts sur la biodiversité

La transition énergétique est au cœur de la lutte contre les changements climatiques. Cependant, quels sont ses impacts sur la biodiversité et comment les éviter ? Pourquoi n’est-elle pas systématiquement associée à la transition écologique ? La France vise à augmenter à 32% la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique d’ici 2030. Face à l’urgence de la lutte contre les changements climatiques, le comité français de l’UICN soutient une transition énergétique basée sur une réduction drastique de notre consommation énergétique et de nos émissions de gaz à effets de serre, et le développement des énergies renouvelables. Toutefois, celui-ci ne doit pas se faire au détriment de la préservation de la biodiversité, qui fait déjà face à de nombreuses pressions aussi bien en France métropolitaine et d’outre-mer que dans le reste du monde. Dans le cadre de nos travaux sur la conciliation des énergies renouvelables avec la préservation de la biodiversité, nous démarrons un nouvel axe de travail sur les leviers d’évitement des impacts des projets ENR terrestres sur la biodiversité et sur l’importance de la planification des ENR à l’échelle territoriale. Dans ce contexte , le Comité français de l’UICN lance un appel à retour d’expérience de bonnes pratiques dans la planification et la conception des ENR terrestres pour l’évitement de leurs impacts sur la biodiversité. Cette enquête sera valorisé sous la forme d’un recueil de retours d’expérience de collectivités et de porteurs de projets ENR ayant mené des démarches innovantes de conciliation des enjeux de transition énergétique et de préservation de la biodiversité. Vous souhaitez valoriser votre projet ou vos démarches de planification pour renforcer l’évitement des impacts des ENR sur la biodiversité? Si oui, n’hésitez pas à compléter l’une des enquêtes suivantes : Formulaire à destination des territoires Formulaire à destination des porteurs de projets (Temps estimé 20 minutes, date limite de participation le 15 juillet 2022)   N’hésitez pas à les diffuser dans votre réseau également !

Revitaliser les océans !

Réservoirs de biodiversité, régulateurs climatiques, sources d’alimentation … les océans sont cruciaux pour une planète vivante À l’occasion de la journée mondiale des océans, nous avons dressé un panorama des 8 demandes du Comité français de l’UICN pour protéger et restaurer les océans : 1. Protéger la haute mer en mettant en place un réseau d’aires protégées efficaces dont une partie hautement et entièrement protégées. 2. Combattre la pollution plastique en éliminant la production et l’utilisation des plastiques non nécessaires et à usage unique.3. Appliquer des démarches rigoureuses de planification des espaces maritimes pour préserver et protéger les écosystèmes marins.4. Réduire l’incidence de la pêche sur la biodiversité marine et adopter des pratiques durables et respectueuses de l’environnement. 5. Adopter un moratoire sur l’exploitation minière des fonds marins, afin de garantir la protection des écosystèmes et de la biodiversité des grands fonds.6. Renforcer les mesures de protection des espèces marines telles que les mammifères marins et les requins et raies, dont respectivement 25% et 37% sont menacés sur la Liste Rouge mondiale des espèces menacées. 7. Poursuivre la création d’aires marines protégées couvrant au moins 30% de l’océan d’ici 2030 et les gérer efficacement selon le standard de la Liste Verte de l’IUCN. 8. Respecter l’Accord de Paris sur le climat en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et développer les Solutions fondées sur la Nature pour renforcer la résilience des écosystèmes. Pour aller plus loin One Ocean Summit : 8 engagements forts pour l’océan

Nous n’avons qu’une seule Terre

Le 5 juin 2022, ce sera la journée Mondiale de l’Environnement avec pour thématique « Une seule Terre ». Une thématique faisant écho à celle du 1er Sommet de la Terre de Stockholm qui s’ouvrait il y a 50 ans, le 5 juin 1972, et dont l’événement anniversaire s’est déroulé du 2 au 3 juin 2022 à Stockholm.  A cette occasion, le Comité français de l’UICN vous propose de revenir sur quelques dates clés qui ont fait avancer la cause de la protection de l’environnement au niveau mondial. 1972 : Sommet de la terre de stockholm Les questions écologiques sont pour la première fois au premier rang des préoccupations mondiales. La même année, l’UICN a œuvré pour la signature de la convention du patrimoine mondial de l’UNESCO qui protège les sites naturels et culturels les plus remarquables de la planète.  Le Comité français de l’UICN appuie depuis plusieurs années l’inscription de nouveaux sites naturels en France et la bonne gestion des sites déjà inscrits. 1971 : signature de la convention ramsar Un an auparavant, en 1971, l’UICN a soutenu la signature de la première grande convention internationale sur la biodiversité : la convention sur la protection des zones humides de Ramsar. Le Comité français de l’UICN est engagé pour leur préservation en pilotant le Pôle Relais des Zones humides Tropicales. 1973 : signature de la cites Un après, en 1973, l’UICN est à l’initiative de la signature de la Convention sur le Commerce international des espèces menacées (CITES). Un sujet toujours d’actualité : en 2022, à l’occasion de la 74ème du comité de la CITES à Lyon, le Comité français de l’UICN a publié 10 recommandations pour lutter contre le trafic d’espèces. 1980 : Publication de la stratégie mondiale de la conservation Publication de La stratégie mondiale de la conservation par l’UICN, en collaboration avec le WWF et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, dans laquelle y est fait mention pour la première fois le concept de « développement durable ».  1992 : Sommet de la terre de rio Le développement durable y est entériné et la Convention sur la diversité biologique adoptée, ainsi que la convention de lutte contre les changements climatiques et celle de lutte contre la désertification.  En préparation de ce sommet, l’UICN publie la Stratégie mondiale de la biodiversité qui a permis de structurer et l’élaborer cette convention.    C’est grâce à cette convention, que la France s’est engagée en 2004 en lançant sa première stratégie nationale de la biodiversité. Comme au niveau mondial, le Comité français de l’UICN a élaboré en 2003 une proposition de stratégie qui a été reprise par le Ministère de l’Environnement.  Aujourd’hui, la convention prépare sa nouvelle stratégie mondiale avec des objectifs à 2030, un enjeu qui mobilise le Comité français de l’UICN pour avoir des actions ambitieuses et opérationnelles. 2002 : Sommet de la terre à johannesburg La communauté internationale réaffirme son engagement pour le développement durable et le Comité français de l’UICN, présent sur place, rappelle que la conservation de la biodiversité en est une condition essentielle. 2021 : congrès mondial de la nature de l’uicn à marseille Le Manifeste de Marseille affirme que les crises du climat et de la biodiversité sont intrinsèquement liées et doivent être traitées conjointement. Il faut réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre pour diminuer les impacts sur la nature et investir dans les solutions fondées sur la nature, un sujet que le Comité français de l’UICN a introduit et développé en France à l’occasion de la COP 21 à Paris en 2015. Et pour la suite ? Pour répondre à l’urgence climatique et celle de l’érosion de la biodiversité, il est nécessaire de mettre en place des changements transformateurs dans nos modes de production et de consommation et de déployer largement des actions efficaces et concrètes.  Depuis la crise COVID, le Comité français de l’UICN demande à mettre en place l’approche « Une seule santé » pour prévenir les risques de pandémies.  Le prochain grand-rendez international : la COP 15 Biodiversité qui doit se tenir en Chine pour stopper l’érosion de la biodiversité et remettre la nature sur la voie du rétablissement. Nous n’avons qu’une seule Terre, protégeons là !

Journee mondiale pour la biodiversite 2022 – batissons un avenir collectif pour toute vie sur terre !

A l’occasion de la journée mondiale pour la biodiversité du 22 mai 2022, le Comité français de l’UICN s’associe à la campagne de la Convention sur la Diversité Biologique qui cette année a pour thème « Bâtir un avenir collectif pour toute vie sur Terre ». Alors que la communauté internationale est appelée à adopter cette année la nouvelle stratégie mondiale pour la biodiversité lors de la COP15 Biodiversité, l’humanité réexamine sa relation avec la nature. Et le constat est unanime, l’action de l’homme sur terre diminue la biodiversité et son appauvrissement impacte le fonctionnement des écosystèmes et les services qu’ils nous rendent (santé, sécurité alimentaire, régulation du climat…).  Poursuivant la dynamique impulsée par le Congrès mondial de l’UICN de Marseille en septembre, le Comité français de l’UICN encourage tous les acteurs à mettre en œuvre les solutions proposées dans le Manifeste de Marseille et les motions adoptées au Congrès pour bâtir ce nouvel avenir collectif et répondre à la double crise du climat et de la biodiversité.  « La nature doit être au cœur de la reconstruction pour un monde résilient et durable » déclare Maud Lelièvre, Présidente du Comité français de l’UICN Pour y répondre, le Comité français de l’UICN appelle à stopper la dégradation actuelle de la diversité biologique et à la placer sur la voie du rétablissement d’ici à 2030, en inscrivant cet objectif dans la prochaine stratégie mondiale de la biodiversité. Ce rétablissement passe par un soutien plus fort à la restauration des écosystèmes, aux Solutions fondées sur la Nature, telles que définies et encadrées par l’UICN, et à l’approche globale Une seule santé / One health pour garantir une sécurité sanitaire mondiale et durable en s’attaquant aux causes de la perte de la biodiversité.  Cet élan s’inscrit dans la Vision 2050 « Vivre en harmonie avec la Nature », pour laquelle il est nécessaire de redéfinir nos valeurs communes et de s’engager sur des modifications plus profondes pour habiter autrement la Terre et s’engager vers un « mieux-vivre ensemble » avec toutes les autres espèces, tel que le Comité français de l’UICN l’a proposé dans son Manifeste éthique.

7 collectivités locales adhèrent à l’UICN

Le Comité français de l’UICN se félicite de l’adhésion des premières collectivités suite à l’adoption,le 10 septembre 2021, par l’Assemblée des membres de l’UICN réunie au Congrès mondial de la nature à Marseille, de la motion (A) visant à inclure les autorités locales dans la gouvernance de l’UICN, comme membres à part entière. Désormais 7 collectivités territoriales rejoignent cette nouvelle catégorie de membres : Le Gouvernement Basque Le Gouvernement de la Catalogne Le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie Le Conseil Régional Sud-PACA Le Conseil Régional d’Île-de-France La Ville de Paris La Ville de Curridabat  L’UICN, dont le rôle est d’être l’union de tous les acteurs impliqués dans la conservation de la nature dans le monde, inclut désormais de façon claire les collectivités territoriales, volontaires et actives sur la biodiversité, dans sa gouvernance. Avec 4 collectivités locales françaises admises sur 7, ces adhésions montrent la mobilisation mise en place avec les collectivités par le Comité français de l’UICN, à l’initiative de la motion adoptée au congrès mondial. Ces premières adhésions de collectivités démontrent qu’elles font partie des acteurs majeurs pour répondre de manière concrète aux enjeux internationaux sur la préservation de la biodiversité et la lutte contre les changements climatiques dans les territoires. En effet, « le rôle des collectivités territoriales est majeur dans le monde sur les questions environnementales. C’est une remarquable avancée qui permettra de renforcer la gouvernance de la nature avec des actions locales aussi bien dans les villes qu’à l’échelle de grandes régions et territoires » déclare Maud Lelièvre, Présidente du Comité français de l’UICN. Les collectivités sont directement concernées par la mise en œuvre de nombreuses résolutions du Congrès mondial de l’UICN de Marseille comme la lutte contre l’artificialisation des sols, les solutions fondées sur la nature, la planification des espaces maritimes, la pollution plastique marine et lumineuse, ou encore les alternatives aux pesticides. Elles ne seront pas les seules, puisque l’adhésion de la Ville de Fontainebleau, lieu de la création de l’UICN, est en cours, tout comme celle du Département des Bouches-du-Rhône qui prépare son dossier de candidature. Cela est le fruit d’un travail que le Comité français de l’UICN porte depuis plus de 15 ans, et qui a progressé grâce à la mobilisation collective de ses membres et des participants de son groupe de travail « Collectivités & Biodiversité » présidée par Stéphane Woynaroski, Conseiller régional délégué à la biodiversité et à l’eau du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. Ces adhésions ouvrent la voie à un renforcement des actions des collectivités en faveur de la biodiversité à la veille de l’adoption de la prochaine stratégie mondiale de la biodiversité à la COP15 Biodiversité cette année. G

La Fête de la Nature démarre !

La 16e édition de la Fête de la Nature se tient du 18 au 22 mai 2022, partout en France métropolitaine et en Outre-mer. Créée en 2006 par le Comité Français de l’UICN et le magazine Terre Sauvage, elle est désormais installée et identifiée dans l’ensemble du territoire français, et même au-delà puisqu’elle s’est implantée dans 7 pays. Découvrez les animations près de chez vous : Cette 16ème édition met l’accent sur plusieurs thématiques qui permettront notamment de fêter avec les gestionnaires des Réserves naturelles les 40 ans de leur réseau ou, dans un cadre plus intimiste, de rencontrer des propriétaires de jardin qui ouvrent exceptionnellement les portes de leur écrin de verdure. Les villes seront aussi au rendez-vous ! Et certaines en profiteront pour présenter leur Atlas de la Biodiversité Communale. Une façon de mieux connaître et de préserver la nature tout près de chez soi. Diverses animations seront l’occasion de laisser parler la nature et apprendre à l’écouter, de se laisser émerveiller par la richesse du monde nocturne et de poser un regard sur la nature sauvage présente en ville. En autonomie, de nombreux jeux de piste numérique avec l’application Explorama ou contribuer à un inventaire des espèces en utilisant les programmes de sciences participatives et participer au Grand observatoire de la nature mené par Science & Vie. Les personnes accompagnées par le Secours Populaire et certaines personnes placées sous main de justice pourront, elles aussi, bénéficier de sorties exceptionnelles pour renouer avec la nature et le vivant, Et enfin parce que la Fête de la Nature n’a pas de frontières, les citoyens et citoyennes de 7 pays se joignent à la célébration pour prendre part à cette grande fête ! Pour tout savoir, rendez-vous sur le site de la Fête de la Nature. Plus d’informations Site de la Fête de la Nature Page dédiée à la Fête de la Nature Programme Éducation Communication du Comité français

Quarry Life Award : Découvrez les deux projets de la catégorie « Initiatives sociétales » !

Tous les deux ans, le Groupe HeidelbergCement organise le Quarry Life Award, un concours scientifique et éducatif qui se déroule dans plus de vingt pays à travers le monde. L’ambition de ce concours est d’améliorer les connaissances en matière de biodiversité sur les sites de carrières, de la favoriser et d’informer et de sensibiliser le grand public à l’importance de sa préservation. Durant cette édition, quatre projets français concourent dans les catégories « Recherche et gestion de la biodiversité » et « Initiatives sociétales ». Depuis février et jusqu’à septembre, les porteurs de projet vont mettre en œuvre leurs projets sur les carrières de Bazoches, Achères, Ségrie et La Huellerie. Dans cet article, découvrez les deux projets de la catégorie « Initiatives sociétales » qui regroupe les projets d’engagement et de sensibilisation des parties prenantes de la carrière. Ces projets seront évalués au regard de plusieurs critères comme la sensibilisation réalisée, la participation des parties prenantes locales et la valeur ajoutée pour la collectivité et la carrière. Sensibiliser à la préservation de la biodiversité et fédérer grâce à l’entretien participatif Des îlots de La Grande Bosse et de Champmorin – carrière de Bazoches (77) Précédent Suivant Porté par l’ANVL (Association des naturalistes de la Vallée du Loing), ce projet consiste à réaliser des chantiers d’entretien participatifs sur les îlots de La Grande Bosse et de Champmorin grâce à l’appui des salariés de l’entreprise et des habitants de Balloy, Bazoches-les-Bray et des communes environnantes. L’objectif est de conserver le caractère pionnier des îlots et de favoriser la nidification d’espèces d’oiseaux menacés via la gestion de la végétation herbacée. « Dans le cadre de la participation de l’ANVL au programme QLA, trois chantiers ont déjà pu être réalisés. Ces chantiers avaient pour mission l’entretien, dans la bonne humeur, grâce à la remise à nu des îlots de Champmorin et Champ Courceaux. L’objectif derrière ce maintien d’une terre sablo-granuleuse sans végétation est de favoriser la nidification de certaines espèces avifaunistiques : les Laridés. En effet, chaque année des colonies de Mouettes mélanocéphales, de Mouettes rieuses et de sternes nichent de manière privilégiée sur ces sols pionniers. De plus, ces actions nous ont permis de sensibiliser les bénévoles et les salariés de GSM sur la préservation de ces espèces. » Thomas Béthencourt, ANVL Consultez le blog du projet pour suivre sa mise en œuvre ! Biodiversité et changement climatique : implication de la carrière d’Achères et des exploitants de granulats – Carrière d’Achères (78) Précédent Suivant Ce projet mené par la LPO Normandie a pour but de sensibiliser, de former et d’impliquer les salariés et les citoyens aux effets du changement climatique sur notre société et sur la biodiversité. Cette sensibilisation est réalisée grâce à des outils pédagogiques, développés par l’association avec l’appui des salariés de la carrière, qui présentent les liens entre l’activité extractive, ses impacts et les leviers qu’offre la biodiversité pour faire face au changement climatique. « Deux premiers ateliers de conception des supports pédagogiques ont déjà été organisés avec les salariés et certains sous-traitants de la carrière. Ils ont ainsi pu aider la LPO Normandie en leur proposant des idées notamment pour adapter les outils aux enjeux et problématiques rencontrés dans leur métier. Ces actions ont été un vrai succès ! Nous avons maintenant hâte de voir ces outils utilisés lors des deux journées de sensibilisation prévues en juin pour l’ensemble des collaborateurs du secteur Ile-de-France Ouest. » Virginie Crenn, Responsable foncier et environnement, GSM Granulats Consultez le blog du projet pour suivre sa mise en œuvre ! Rendez vous en juin pour découvrir les deux projets de la catégorie « Recherche et gestion de la biodiversité » ! Plus d’informations Consultez les blogs des projets français sur le site du concours Contacter Fanny Brunstein, chargée de mission “Entreprises et biodiversité” Contacter Ludovic Pero, le référent national du concours (HeidelbergCement France) Les travaux du Comité français de l’UICN sur les entreprises et la biodiversité