Le 3e colloque national des aires marines protégées : des objectifs concrets placés sous le signe de la cohérence et de la gestion efficace des AMP

Le 3e colloque national des aires marines protégées, qui a rassemblé plus de 500 professionnels concernés par la protection du milieu marin, s’est achevé le 8 octobre sur des conclusions encourageantes et inspirantes pour les prochaines années. Il s’agit dès à présent de mettre en œuvre les actions nécessaires et de poursuivre la dynamique engagée. L’état des lieux dressé par le colloque a fait état d’un bilan positif avec 16,5% des eaux françaises protégées contre 0,01% en 2005, grâce à la dynamique impulsée par la stratégie nationale des aires marines protégées et à la création de l’agence nationale des aires marines protégées en 2006. Tout en veillant à poursuivre la mise en place de nouvelles aires marines protégées (AMP) pour atteindre 20% du domaine maritime français protégé d’ici 2020, le principal défi est aujourd’hui de renforcer l’efficacité de la gestion et la cohérence du réseau. Ce bilan rejoint les conclusions du dernier Congrès mondial des parcs de l’UICN (2014), inscrites dans la promesse de Sydney, à savoir « augmenter de toute urgence la superficie océanique gérée efficacement et équitablement dans des réseaux représentatifs et bien reliés d’AMP ou par d’autres mesures de conservation efficaces. » De plus, « ces réseaux devraient cibler la protection à la fois de la biodiversité et des services écosystémiques et comprendre au moins 30% de chaque habitat marin. Le but ultime est de créer un océan réellement durable, dont au moins 30% de la superficie n’accueillera aucune activité extractive. » Enfin, les aires marines protégées doivent être reconnues comme des solutions pour l’atténuation et l’adaptation aux changements climatiques. Pour progresser, des recommandations ont été établies par le 3e colloque national des aires marines protégées grâce aux travaux menés par l’ensemble des acteurs au sein de 24 ateliers thématiques. Avec le deuxième domaine maritime mondial, réparti dans les trois grands océans de la planète, la France a une responsabilité majeure pour assurer la préservation des écosystèmes marins et le développement durable des activités menées en mer. Les aires marines protégées françaises doivent ainsi avoir pour objectif de réaliser une conservation efficace et équitable de la nature, des écosystèmes et des valeurs culturelles associées qui soit reconnue et inspirante au niveau international. La France doit continuer de rester pionnière dans le domaine de l’efficacité de la gestion à travers le développement des tableaux de bord et son implication dans la liste verte des aires protégées pour aider les gestionnaires à piloter ces espaces protégés et à améliorer l’efficacité de leurs mesures. EN SAVOIR PLUS http://www.aires-marines.fr/3e-colloque-national-des-aires-marines-protegees/

L’UICN France et le CILB publient aujourd’hui leur rapport « Corridors d’infrastructures, corridors écologiques ? Etat des lieux et recommandations »

Suite à la collaboration entre le Comité français de l’UICN et le Club des infrastructures linéaires et biodiversité (CILB) autour de la question suivante « Sous quelles conditions les infrastructures linéaires de transport et leurs emprises peuvent-elles contribuer efficacement aux continuités écologiques ? », ils publient aujourd’hui leur rapport « Corridors d’infrastructures, corridors écologiques ? Etat des lieux et recommandations ». Le Comité français de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) et le Club des infrastructures linéaires et biodiversité CILB (regroupant l’ASFA, Eiffage Concessions, ERDF, GRTgaz, LISEA, SNCF Réseau/ex-RFF, RTE, TIGF, VNF) ont initié en 2013 une collaboration sur la thématique des infrastructures de transports et des corridors écologiques. Après un premier travail préliminaire d’état de la connaissance et des enjeux où l’UICN France a mobilisé son réseau d’experts, les deux parties ont organisé ensemble le 3 novembre 2014, un séminaire « Corridors d’infrastructures, corridors écologiques ? Quelles contributions des infrastructures linéaires de transport et leurs emprises aux continuités écologiques ? ». Ce séminaire a rassemblé 160 participants issus d’horizons divers (chercheurs, gestionnaires d’espaces naturels, ONG, services de l’Etat, autorités publiques, acteurs du territoire, gestionnaires d’infrastructures….) pour un questionnement partagé et une production collective à travers des exposés et des ateliers de travail. Il a confirmé une réelle volonté de dialogue et de collaboration entre le monde des entreprises et le monde de l’écologie. Le séminaire a ensuite été suivi par la rédaction d’un état des lieux et des recommandations. De nombreuses pistes de travail ont été proposées dans les recommandations pour améliorer le dialogue, la connaissance, réduire la fragmentation des territoires et la destruction d’habitats, et mettre à disposition de nouveaux espaces judicieusement choisis afin de renforcer les continuités écologiques. Certaines de ces pistes sont déjà expérimentées par les entreprises et elles demandent seulement à être généralisées et perfectionnées. D’autres pistes, plus expérimentales, devront être testées, suivies et évaluées avant d’être développées. Enfin, innovantes ou éprouvées, ces préconisations ne s’adressent pas seulement aux nouveaux projets mais à bien l’ensemble du réseau existant, pour réparer et rétablir les continuités écologiques dans une approche territoriale et partenariale. Elles pourront ainsi constituer une base de réflexion et de travail pour l’élaboration de plans d’actions au sein de chaque entreprise, au sein du CILB mais également pour l’ensemble des acteurs concernés par le sujet. Téléchargez le rapport : UICN France & CILB, « Corridors d’infrastructures, corridors écologiques ? Etat des lieux et recommandations », septembre 2015, 37p.   Contacts Elodie Russier-Decoster, Chargée de mission « Entreprises et biodiversité » Florence Clap, Chargée du programme « Politiques de la biodiversité » Documents joints UICN-CILB-publication CP_UICN-CILB-publication

La moitié des régions de France métropolitaine dotées de Stratégies régionales pour la biodiversité

Après avoir publié un état des lieux des stratégies régionales pour la biodiversité (SRB) et des lignes directrices pour soutenir leur élaboration et leur mise en œuvre en 2011, l’UICN France poursuit sa mobilisation pour promouvoir ce dispositif et actualiser le panorama national. Ces dernières années, les évolutions successives du contexte législatif français ont renforcé le rôle et les compétences de l’échelon régional en matière de préservation et de gestion du patrimoine naturel à l’échelle des territoires. De nombreuses régions ont souhaité aller au-delà de l’exercice de ces compétences en se dotant de dispositifs volontaires et engagés visant à préserver la biodiversité, telles que les stratégies régionales pour la biodiversité (SRB). Une Stratégie régionale de la biodiversité est : • construite par et pour l’ensemble des acteurs du territoire régional (démarche participative, exercice de concertation régionale) ; • une vision partagée des enjeux et des objectifs du territoire en matière de préservation de la biodiversité (diagnostic stratégique du territoire) ; • un cadre de référence commun qui détermine les orientations stratégiques à suivre pour préserver la biodiversité régionale ; • mise en œuvre par des actions opérationnelles reposant sur l’implication des partenaires volontaires, dans le cadre de leurs propres dispositifs et en fonction de leurs compétences. Afin d’améliorer la connaissance et le déploiement de ce dispositif, l’UICN France a publié en 2011 un état des lieux des stratégies régionales pour la biodiversité accompagné de lignes directrices pour leur élaboration et leur mise en œuvre. Depuis, l’UICN France poursuit sa mobilisation pour suivre et actualiser régulièrement le panorama des stratégies régionales pour la biodiversité. Ainsi, à ce jour, en France métropolitaine 11 régions ont élaboré des SRB en collaboration avec d’autres acteurs locaux (services déconcentrés de l’Etat et établissements publics, autres échelons de collectivités, socio-professionnels, société civile, etc.) contre 6 en 2011. En outre-mer, 2 collectivités sont actuellement dotées de stratégie de préservation de la biodiversité. Ce dispositif, préconisé aux niveaux international et national, contribue à l’atteinte des objectifs de la Convention sur la diversité biologique (CDB), ainsi qu’à la mise en œuvre de la Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB). Cette dernière, qui concrétise l’engagement de la France au titre de la CDB, met en effet l’accent sur la nécessité d’agir ensemble et à tous les niveaux territoriaux, et vise à être mise en œuvre non seulement par l’Etat mais aussi par les collectivités locales et les différents acteurs de la société civile. En savoir plus • UICN France, 2015. Etat des lieux synthétique des politiques ou stratégies de préservation de la biodiversité des régions de France métropolitaine et en outre-mer. Paris 4 p. • UICN France, 2011. Lignes directrices pour l’élaboration et la mise en œuvre des stratégies régionales pour la biodiversité en France métropolitaine. Paris. 8 p. (également disponible en anglais et en espagnol). • UICN France, 2011. Quelles stratégies régionales pour la biodiversité en France métropolitaine ? Paris. 116 p. • UICN France, 2011. Quelles stratégies régionales pour la biodiversité en France métropolitaine ? Monographies des 6 stratégies régionales pour la biodiversité analysées. Paris. 124 p.   Contacts Valérie Moral, Chargée de mission « collectivités territoriales et biodiversité », Tél : 01.44.05.73.26 Florence Clap, Chargée de programme « politiques de la biodiversité », Tél : 01.44.05.73.69   Documents joints CP UICN France SRB 2015

Le 3ème colloque national des aires marines protégées ouvre le 6 octobre à Brest

Le prochain colloque national des aires marines protégées approche : il se tiendra du 6 au 8 octobre 2015 à Brest et accueillera plus de 500 professionnels concernés par la protection du milieu marin. Organisé tous les trois ans par l’Agence des aires marines protégées et le Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature, le prochain colloque national des aires marines protégées accueillera, du 6 au 8 octobre 2015, plus de 500 professionnels concernés par la protection du milieu marin. Parmi eux, seront présents des gestionnaires, des socioprofessionnels, des scientifiques, des élus et des représentants des services de l’État et d’associations en provenance de toute la France métropolitaine et ultramarine. Lors du colloque sont également attendus : Ségolène Royal, Ministre de l’Écologie, Paul Giacobbi, Député de la Haute-Corse et vice-Président de l’Agence des aires marines protégées, Jean-François Rapin, Président de l’Association nationale des élus du littoral, Bernard Cressens, Président du Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature, Ferdy Louisy, Président de Parcs nationaux de France et vice-président de l’Agence des aires marines protégées, Frédéric Moncany de Saint-Aignan, président du Cluster maritime français, François Cuillandre, Maire de Brest…   Des rendez-vous avec le grand public sont également prévus pour mieux faire connaître les aires marines protégées et leur rôle dans la protection du milieu marin. Les mammifères marins, sentinelles de la biodiversité : une conférence ouverte à tous 29 septembre à 20 heures 30, à l’auditorium d’Océanopolis, Port de Plaisance du Moulin Blanc, à Brest. Table ronde : les aires marines protégées, solutions d’avenir aux défis des sociétés littorales ? Ouverture au public le 7 octobre, 17 h 30 – 19 heures au Quartz à Brest. Animée par Lucie Lautredou (Le Marin). Testez vos connaissances sur les océans en jouant, en ligne, avec l’Éléphant Lancement du compte Twitter @aires-marines et d’un jeu-concours du 30 septembre au 07 octobre   Pour plus d’informations et contact communiqué de presse Dossier de presse – 3ème colloque national AMP

Pas d’embellie pour les reptiles et les amphibiens de France métropolitaine : une espèce sur cinq menacée de disparition

D’après la Liste rouge des espèces menacées en France, neuf espèces de reptiles sur 38 et huit espèces d’amphibiens sur 35 sont menacées de disparition sur le territoire métropolitain.   Les résultats actualisés de la Liste rouge nationale montrent qu’en l’espace de sept ans, la situation générale des reptiles et des amphibiens ne s’est pas améliorée. L’analyse réalisée met en évidence les pressions multiples qui pèsent sur ces espèces et révèle que, pour plus de la moitié d’entre elles, la tendance d’évolution des populations est au déclin. Pour conduire l’état des lieux, le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle ont travaillé en collaboration avec la Société herpétologique de France (SHF). Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale   DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (septembre 2015)• Tableau synthétique reptiles avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique amphibiens avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Rapport d’évaluation• Publication : UICN France, MNHN, & SHF (2015). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Reptiles et Amphibiens de France métropolitaine. Paris, France. Photo bandeau :Sonneur à ventre jaune © Roman Pavisse

Colloque sur la protection de la nature par le droit pénal : vendredi 25 septembre à Montpellier

Le vendredi 25 septembre 2015, à Montpelier, le Comité français de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), avec la collaboration de l’Agence des aires marines protégées, l’Aten, l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques et Parcs nationaux de France, organisent un colloque sur la protection de la nature par le droit pénal, avec la participation de la Société Française pour le Droit de l’Environnement et la Société d’Avocats Lysias Partners et le soutien de la Ville de Montpellier. L’efficacité et l’effectivité des politiques de protection des espaces naturels supposent un respect des normes mises en place, et par voie de conséquence des moyens de contrôle (police) et des procédures de répression des infractions constatées. Or, le manque de spécialisation des magistrats, la complexité des règles de procédure pénale ou encore l’insuffisance des moyens de police ne permettent pas toujours au droit pénal de l’environnement d’apporter une réponse à la hauteur des enjeux. Parallèlement, la criminalité environnementale dans certains domaines, ne cesse de se développer et de se recomposer pour échapper aux risques de contrôle. L’objectif de ce colloque est de dresser un constat des faiblesses constatées et de proposer des solutions et pistes de réflexion dans la perspective d’une évolution du droit. Il s’inscrit dans le prolongement des travaux du groupe de travail sur la répression des atteintes à l’environnement de la commission spécialisée du Comité National sur la Transition Écologique (CNTE). Ce colloque s’adresse à des spécialistes et praticiens du droit. De ce fait, nous comptons vivement sur les contributions des participants lors des ateliers de l’après-midi afin d’enrichir les réflexions proposées. ADRESSE DU COLLOQUE ET ACCÈS Port Marianne 117, rue des états généraux 34 000 Montpellier Tramway ligne 1, 3, 4, Station Rives de Lez PLUS D’INFORMATIONS Florence Clap, Chargée de programme ’Politiques de la Biodiversité’ à l’UICN France Nota : Les inscriptions sont closes. Documents joints UICN-Programme final Coll Droit penal

Actes du séminaire Energies marines renouvelables et biodiversité en Outre-mer

Le Comité français de l’UICN a organisé en 2014 un séminaire sur les énergies marines renouvelables en outre-mer. L’enjeu principal était d’encourager les acteurs ultra-marins à mettre en place une stratégie de conciliation des enjeux de protection de la biodiversité de leur territoire et de développement des énergies marines renouvelables. L’urgence pour ces territoires est double : maintenir des écosystèmes en bon état d’une part et s’engager vers une réduction des émissions de gaz à effet de serre d’autre part. Les débats et échanges ont été riches et ont permis de souligner 5 axes majeurs de recommandations pour le développement des énergies marines renouvelables et la protection de la biodiversité en Outre-Mer. L’organisation de ce séminaire émane d’un besoin d‘identifier les problématiques spécifiques aux territoires d’outre-mer sur les questions de conciliation des enjeux de développement des énergies renouvelables et de ceux de préservation de la biodiversité. En effet, les territoires d’outre-mer sont, à l’heure actuelle, très dépendants des énergies fossiles et sont également les premiers concernés par l’impact des changements climatiques. Les modifications du climat entraînent notamment une acidification des océans, une montée du niveau de la mer et un accroissement des phénomènes extrêmes. De plus la biodiversité des outre-mer est particulièrement riche et les écosystèmes marins ultramarins sont encore relativement bien préservés. En outre une importante part de l’économie des outre-mer repose sur la valorisation du bon état de conservation de ces ressources naturelles (tourisme, pêche, etc.). Ce séminaire s’est déroulé le 27 octobre 2014 à Gosier, en Guadeloupe et a permis de rassembler des acteurs ultramarins de l’énergie et de la biodiversité autour d’un programme articulé en deux parties, la première permettant de faire l’état des connaissances et la seconde permettant d’illustrer différents projets d’énergies marines renouvelables et de débattre de la place de la protection de la biodiversité dans ces projets. Les recommandations issues du séminaire concourent toutes à la nécessaire intégration des enjeux de biodiversité le plus en amont possible des stratégies de développement des énergies renouvelables et d’autant plus pour les énergies marines renouvelables pour lesquelles le développement est encore très récent. Il est important que chaque stratégie de développement des énergies renouvelables soit pensée à l’échelle d’un territoire et intègre les enjeux de protection de la biodiversité grâce notamment à une planification spatiale des différents enjeux.   Ainsi cinq axes majeurs ont émergé de ce séminaire Gouvernance énergétique et maritime Stratégie et planification pour un développement des énergies marines renouvelables respectueux des enjeux de biodiversité Connaissance des enjeux de biodiversité Connaissance des potentiels énergétiques Accès aux financements et mise en place de filières   Contact : Pauline Teillac-Deschamps, Chargée du programme « écosystèmes » Documents joints : programme séminaire EMR_OM Présentations matinée Projet Martinique Projet La Réunion Projet Polynésie Actes et recommandations Actes séminaire

Capitales françaises de la biodiversité 2015 : Nature en ville et changements climatiques

Comme les années précédentes, le Comité français de l’UICN s’associe à la cinquième édition du concours Capitales françaises de la biodiversité. Dans le prolongement des éditions précédentes, portées par Natureparif, Plante & Cité et Hortis lancent l’opération 2015 « Nature en ville et changements climatiques ». L’objectif est de valoriser les initiatives des collectivités par l’organisation d’un appel à contributions national et d’ateliers régionaux. Les démarches les plus exemplaires seront présentées dans un recueil d’actions en vue de préparer la 21ème Conférence des Parties (COP21, décembre 2015). L’objectif de cet appel à contributions est d’identifier et de promouvoir les démarches mises en œuvre par les collectivités en faveur de la nature et de la biodiversité en ville pour s’adapter aux changements climatiques et en atténuer les effets : création de corridors écologiques, gestion écologique des espaces verts et du patrimoine arboré, intégration de la biodiversité aux bâtiments, gestion alternative des eaux pluviales, reperméabilisation ou renaturation… L’appel à contributions 2015 est ouvert aux collectivités territoriales jusqu’au 4 septembre 2015. Il concerne toutes les communes de plus de 2000 habitants, et les intercommunalités. En complément de la démarche d’appel à contributions, une dizaine d’ateliers avec conférences et visites de terrain sera organisée en lien avec les collectivités locales dans toute la France de mai à octobre et permettra de présenter des initiatives locales mises en place pour prendre en compte les changements climatiques au sein des villes (atténuation et adaptation). Plus d’informations Le contenu de l’appel à contributions et l’agenda des ateliers sont disponibles sur : http://www.capitale-biodiversite.fr/ Consulter le communiqué de presse

Mise à jour de la Liste rouge de l’UICN : des succès assombris par le déclin de nombreuses espèces

Des mesures de conservation réussies ont permis d’accroître les populations du Lynx ibérique et de l’Otarie de l’île Guadalupe, tandis que le Chat doré africain, le Lion de mer de Nouvelle-Zélande et le Lion sont confrontés à des dangers de plus en plus forts qui menacent leur survie, d’après la dernière mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN™. D’autre part, 99% des orchidées cypripèdes d’Asie tropicale, qui font partie des plantes ornementales les plus prisées de la planète, sont actuellement menacées d’extinction. Cette mise à jour, rendue publique aujourd’hui, montre également que la destruction des habitats et un prélèvement excessif font peser des pressions très fortes sur bon nombre de plantes médicinales. La Liste rouge de l’UICN comprend maintenant 77340 espèces évaluées, dont 22784 sont menacées d’extinction. La perte et la dégradation des habitats représentent les menaces les plus importantes pour 85% de l’ensemble des espèces décrites par la Liste rouge ; le commerce illicite et les espèces envahissantes sont également des causes majeures du déclin des populations. « Cette mise à jour de la Liste rouge nous rappelle que des actions de conservation efficaces peuvent faire des merveilles », déclare Mme Inger Andersen, Directrice générale de l’UICN. « Sauver le Lynx ibérique de l’extinction, tout en assurant des moyens de subsistance aux populations locales, en est un exemple parfait. » « Mais cette publication est aussi une sonnette d’alarme qui nous rappelle la vulnérabilité croissante de notre environnement naturel. La communauté internationale doit intensifier d’urgence ses efforts en matière de conservation si nous voulons sauvegarder cette biodiversité qui nous nourrit, nous inspire et nous surprend jour après jour. » Après six décennies de déclin, la population du Lynx ibérique (Lynx pardinus) est passée de 52 individus mâtures en 2002 à 156 en 2012. L’espèce, classée « En danger critique d’extinction », passe désormais en catégorie « En danger » sur la Liste rouge de l’UICN. Ce résultat a été atteint grâce à des actions intensives de conservation, allant de la restauration de population de lapins – la principale espèce proie du Lynx ibérique -, à la surveillance continue du piégeage illégal, en passant par l’élevage en captivité, ainsi que par des programmes de réintroduction et des mécanismes de compensation pour des propriétaires fonciers qui ont fait en sorte que les écosystèmes présents sur leurs propriétés soient compatibles avec les besoins du Lynx ibérique. L’espèce est présente dans deux régions du sud-ouest de l’Espagne ainsi qu’au sud-est du Portugal, où se trouve une petite population réintroduite. « C’est une excellente nouvelle pour le Lynx ibérique, et elle prouve également l’efficacité des mesures de conservation », indique Urs Breitenmoser, Co-président du Groupe de spécialistes des félidés de la Commission de la sauvegarde des espèces de l’UICN. « Cependant, beaucoup reste encore à faire, et nous devons poursuivre nos efforts de conservation pour assurer la croissance de la population de cette espèce et l’expansion de son aire de répartition à l’avenir ». L’état de conservation de l’Otarie de l’île Guadalupe (Arctocephalus townsendi), une espèce que l’on a cru éteinte à deux reprises, à la fin du 19e siècle et dans les années 1920, s’est amélioré. Elle passe de la catégorie « Quasi menacée » à celle de « Préoccupation mineure » grâce à la mise en oeuvre de mesures de protection de son habitat et à l’application de textes législatifs tels que la Loi de protection des mammifères marins des Etats-Unis. La population de l’espèce est passée de 200 à 500 individus dans les années 1950 à près de 20000 en 2010. Avant l’exploitation de l’espèce pour son épaisse fourrure, l’Otarie de l’île Guadalupe était probablement l’espèce de phoque la plus abondante des îles du sud de la Californie, avec une population qui était à 200 000 individus. D’après cette mise à jour de la Liste rouge, plusieurs espèces de mammifères sont exposées à des menaces croissantes du fait de la chasse et de la perte de leurs habitats. Le très discret Chat doré africain (Caracal aurata) est passé de la catégorie « Quasi menacé » à « Vulnérable » en raison du déclin de ses effectifs. Le Lion de mer de Nouvelle-Zélande (Phocarctos hookeri), l’un des lions de mer les plus rares de la planète, précédemment « Vulnérable », est reclassé « En danger », surtout en raison de maladies, de la modification des habitats due à la pêche et de morts accidentelles suite à des prises accessoires. L’espèce ne s’est jamais remise du grave déclin de ses effectifs dû à la chasse commerciale au début du 19e siècle. Malgré la réussite des mesures de conservation prises en Afrique du Sud, le Lion (Panthera leo) est toujours classé dans la catégorie « Vulnérable » sur le plan mondial à cause de son déclin dans d’autres régions. La sous-population d’Afrique de l’Ouest est classée « En danger critique » d’extinction en raison de la dégradation de son habitat, du déclin de ses proies dû à la chasse non durable et des conflits avec les humains. Un déclin rapide est également constaté en Afrique de l’Est, où l’espèce était pourtant historiquement abondante, principalement en raison des conflits avec les humains et du déclin de ses proies. Le commerce des os et d’autres parties du corps, utilisés en médecine traditionnelle, tant dans la région elle-même qu’en Asie, apparaît comme une nouvelle menace pour l’espèce. L’évaluation des 84 espèces d’orchidées cypripèdes d’Asie tropicale, qui comptent parmi les plus belles plantes ornementales de la planète, montre que 99% de ces espèces sont menacées d’extinction, essentiellement à cause d’une cueillette excessive à des fins horticoles et de la perte de leurs habitats. Tout commerce international de ces espèces est interdit en vertu de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), mais il persiste en raison de l’insuffisance des dispositifs d’application sur le plan national. Malgré le fait que ces espèces soient pour la plupart représentées dans les collections cultivées, leur perte à l’état sauvage porterait atteinte de façon importante à leur diversité génétique et à leur pérennité. Ainsi, Paphiopedilum purpuratum, une espèce rare présente au Vietnam, en Chine et à Hong Kong, est classée « En

Colloque des aires marines protégées – pensez à vous inscrire !

Vous êtes impliqué dans un secteur d’activité maritime ou le représentez ? Prenez part au bilan des actions menées en faveur des aires marines protégées et contribuez à établir des perspectives d’actions pour les cinq ans à venir. Au programme : Évaluations et perspectives Les deux sessions plénières permettront de mettre en perspective les enjeux des discussions attendues lors de cette rencontre, et de tirer le bilan de l’avancée de la stratégie de création et de gestion des aires marines protégées. Bilans et recommandations Organisés et préparés de manière collaborative, les 24 ateliers du colloque, adossés aux principes et axes de cette stratégie, aborderont par exemple des questions liées au financement des aires marines protégées, à leurs usages, ou encore à leur évaluation. À la carte L’espace projets du 6 octobre sera organisé pour profiter de la présence d’un grand nombre d’acteurs et permettre des rencontres plus restreintes. Sont entre autre prévus des salles de travail pour le montage de projets collaboratifs, des présentations de e-posters et un forum des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) pour la découverte des aires marines protégées. Un espace d’exposition et la diffusion de films sont aussi au programme. Débat d’idées la table ronde aura lieu le 7 octobre, de 17h à 19h. « Les aires marines protégées, solutions d’avenir aux défis des sociétés littorales ? » Vous inscrire : http://www.aires-marines.fr/3e-colloque-national-des-aires-marines-protegees/Inscriptions