Journée mondiale de la biodiversité 2014 : L’UICN France publie la Stratégie biodiversité pour le développement durable de Mayotte

A l’occasion de la journée mondiale de la biodiversité dédiée cette année aux îles, l’UICN France publie la Stratégie biodiversité pour le développement durable de Mayotte. Résultat de la mobilisation des acteurs mahorais pour définir les actions à engager en faveur de la biodiversité unique de leur territoire, cette stratégie positionne Mayotte comme une collectivité d’outre-mer pilote dans la mise en œuvre des engagements nationaux et internationaux de la biodiversité. Un atout exceptionnel, des responsabilités internationales, un contexte politique favorable Mayotte possède un patrimoine naturel d’importance mondiale avec un exceptionnel lagon de 1500 km². Le territoire a une forte responsabilité pour la préservation des écosystèmes remarquables qu’il abrite tels que les zones humides, les herbiers marins, les récifs coralliens, les forêts tropicales et pour la protection d’espèces endémiques ou emblématiques (24 espèces de mammifères marins y sont recensés). Cependant ce patrimoine naturel est fragile et vulnérable. De nombreuses causes de dégradation le menacent : pollutions, urbanisation, espèces exotiques envahissantes, impacts du changement climatique… L’augmentation de la population et ses besoins de développement nécessitent de planifier les aménagements intégrant les enjeux écologiques, et de mobiliser l’ensemble des acteurs pour préserver la biodiversité du territoire dans un cadre d’action ambitieux et commun. La stratégie est lancée dans un contexte politique en mutation. La départementalisation de Mayotte et sa récente accession au statut de Région Ultrapériphérique Européenne (RUP) impliquent des évolutions des politiques locales et la prise en compte des exigences européennes en matière d’environnement. La stratégie permet ainsi d’identifier des projets innovants conciliant développement et protection de l’environnement afin de mobiliser les fonds européens. Mayotte se positionne aussi en collectivité pilote pour la mise en place de la nouvelle politique européenne pour la biodiversité des outre mer (BEST) soutenue par la Commission Européenne. La stratégie permet également de définir les enjeux de biodiversité pour le Schéma d’Aménagement Régional, document majeur pour l’aménagement du territoire, en cours de finalisation.   Une mobilisation des acteurs de deux ans pour construire la Stratégie Biodiversité Cette mobilisation a été initiée et lancée officiellement par l’UICN France le 2 octobre 2012 à Mamoudzou. La Stratégie a été établie sur la base d’un état des lieux du territoire, cadre commun de référence élaboré avec tous les acteurs rassemblés dans un comité de pilotage et mobilisés dans plusieurs groupes de travail. Grâce à ce diagnostic partagé, les grands enjeux pour le territoire ont été identifiés puis des ateliers thématiques ont permis de déterminer les actions prioritaires à mener. Les principaux acteurs se sont engagés à soutenir la mise en œuvre de la stratégie à travers l’Appel de Maoré du 23 avril 2013. Des efforts à poursuivre pour passer à la mise en œuvre « Cette stratégie présente un véritable projet de territoire concerté et partagé pour répondre aux enjeux mondiaux de biodiversité présents à Mayotte. C’est un exemple à suivre aux niveaux national, européen et international. Le défi est maintenant de développer les actions et de renforcer l‘implication des acteurs, en mobilisant pour cela les moyens humains et financiers nécessaires » souligne Sébastien Moncorps, Directeur de l’UICN France. Pour soutenir les efforts engagés, l’UICN France et son réseau de membres vont donc continuer à apporter leur expertise et leur appui pour accompagner les acteurs mahorais dans la mise en œuvre de la stratégie, en mettant notamment en place les outils permettant de soutenir des projets concrets et démonstratifs. Documents joints Stratégie Biodiversité pour le développement durable de Mayotte Communiqué de presse Stratégie Biodiversité Mayotte

La Fête de la Nature 2014 est lancée !

En présence de François Letourneux, président de la Fête de la Nature, Gilles Boeuf, Président du Muséum national d’histoire naturelle, Thomas Grenon, Directeur du Muséum national d’histoire naturelle, et des partenaires de l’événenent, Ségolène Royal, Ministre de l’écologie, a lancé officiellement mardi 20 mai la Fête de la Nature 2014 auprès de la presse depuis le Jardin des plantes à Paris. Madame Ségolène Royal a déclaré : « Je me réjouis que les milliers de manifestations gratuites, organisées à cette occasion dans la France entière, permettent à un très large public de tous les âges de s’émerveiller, de découvrir, de mieux comprendre l’infinie diversité de cette nature dont nous sommes partie prenante et de cette chaîne du vivant dont toutes les composantes sont intimement liées les unes aux autres. Je salue l’exceptionnelle mobilisation de celles et ceux (associations, institutions scientifiques, organismes publics, entreprises privées, collectivités territoriales, amateurs passionnés) qui se mobilisent depuis des années et dont l’engagement fait la réussite de ce grand moment festif né de l’initiative conjointe du Comité français de l’Union internationale de conservation de la nature et du magazine Terre Sauvage. (…) J’invite tous les Français à ne pas bouder leur plaisir et à participer aux manifestations ouvertes à tous et organisées dans tous les territoires. Encore merci et bravo à toutes celles et tous ceux qui s’y investissent, à ces milliers de bénévoles qui accomplissent avec enthousiasme une formidable tâche qui nous montre la voie et nous fait progresser collectivement. » Retrouvez l’intégralité du Discours de Mme Ségolène Royal pour le lancement de la semaine de la Fête de la Nature et de la biodiversité.   Cette 8e édition de la Fête de la Nature prend une teinte florale et arborée tout en couleurs ! Pour le plaisir de voir, sentir, toucher… Des balades d’initiation à la botanique, des séances de découverte sensorielle, la participation à des inventaires scientifiques, des voyages dans les arbres, l’observation des hôtes de ces végétaux, la fabrication d’instruments de musique, des séances de land art, des ateliers de cuisine, la fabrication de cosmétique naturels… autant d’invitations à la découverte pour ces 5 prochains jours. L’occasion aussi de porter le regard sur des plantes particulièrement rares et protégées, celles recensées dans les Listes rouges de l’UICN (Union Internationale de Conservation de la Nature), qui fêteront leurs 50 ans en 2014. La Fête de la Nature à ses habitudes aussi, ne faisant pas de jaloux entre amateurs de pluie et amateurs de soleil. La météo sera donc mixte, pour le bonheur des escargots et des lézards !   Mais qu’importe… La Fête de la Nature 2014 est lancée, profitez-en !   À propos de la Fête de la Nature Créée en 2007 à l’initiative du Comité français de l’Union internationale de conservation de la nature et du magazine Terre Sauvage, la Fête de la Nature est aujourd’hui un moment de rassemblement festif et convivial autour de la nature incontournable à travers toute la France. L’initiative est aujourd’hui reprise en Suisse et aux Pays-Bas. À travers 5 jours de célébration et des milliers de manifestations gratuites et ouvertes à tous, la Fête de la Nature propose de célébrer la nature chaque année au mois de mai. Elle permet à chacun de découvrir ou redécouvrir l’immense diversité et la grande richesse de la faune et la flore du territoire français. Depuis 2009, la Fête de la Nature est coordonnée en France par l’association éponyme, qui rassemble l’ensemble des organisateurs nationaux et partenaires de l’événement et oeuvre pour accompagner les organisateurs de manifestations et porte la communication nationale de l’événement. Plus de 40 partenaires impliqués dans la préservation de la nature soutiennent la Fête de la Nature, parmi lesquels de grandes associations et fondations, mais aussi des entreprises comme EDF, la Mutuelle Générale Environnement & Territoires, RTE, des institutions, des acteurs territoriaux comme Natureparif, l’Agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France.

Quel engagement des entreprises sur la biodiversité ? L’UICN France propose d’améliorer leurs documents de reporting pour mieux évaluer leur implication.

L’UICN France publie une étude sur le reporting biodiversité des entreprises, réalisée avec le concours de ses membres, experts et partenaires entreprises. Elle montre que des améliorations peuvent être apportées pour mieux caractériser leurs impacts et dépendances à la biodiversité, connaître leur niveau d’engagement et évaluer les actions mises en œuvre. L’UICN France propose ainsi plusieurs recommandations applicables quel que soit le pays, le contexte juridique et le secteur d’activité, pour rédiger un reporting biodiversité de qualité. L’objectif des documents de reporting est d’informer les parties prenantes des entreprises de leurs liens à la biodiversité (impacts et dépendances) et des actions qu’elles engagent dans ce domaine. Ils ont donc un rôle d’interface important à jouer entre les entreprises qui désirent crédibiliser leur engagement en faveur de la biodiversité et les acteurs de la conservation de la nature souhaitant avoir connaissance du niveau d’engagement et d’actions du secteur privé pour la biodiversité. Ces informations sont aussi utilisées par les agences de notation extra-financière. Selon le dispositif juridique actuel, certaines catégories d’entreprises ont l’obligation de faire figurer dans leurs documents de reporting des informations relatives à la biodiversité. Sur ce point, des efforts ont été accomplis par les entreprises qui se sont engagées dans ce domaine. Toutefois, ces documents, variés dans leur contenu, forme et méthode, ne permettent pas toujours aux acteurs de l’environnement d’appréhender complètement et facilement la manière dont les entreprises agissent pour prendre en compte les enjeux de biodiversité dans leurs stratégies et activités. Les entreprises admettent en outre rencontrer des difficultés pour rédiger leurs documents de reporting sur la biodiversité et souhaitent bénéficier de recommandations opérationnelles pour progresser dans cet exercice délicat et attendu. « Grâce à la contribution de ses partenaires entreprises et de son réseau d’organismes et d’experts, l’UICN France a pu dresser un état des lieux de la situation, identifier les manques et attentes respectives, puis proposer aujourd’hui 9 recommandations pour améliorer le reporting biodiversité des entreprises » souligne Sébastien Moncorps, Directeur de l’UICN France. L’UICN France recommande tout d’abord aux entreprises de définir précisément le périmètre du reporting et de documenter leurs impacts directs et indirects sur la biodiversité ainsi que leur dépendance aux services écologiques. Elle leur conseille également de présenter leur engagement et stratégie d’action sur les enjeux de biodiversité et l’organisation mise en place pour les piloter et les gérer. Elle recommande enfin de publier des informations sur les mesures mises en œuvre en faveur de la biodiversité, en distinguant celles qui répondent à une obligation juridique de celles qui sont volontaires, et de communiquer sur les résultats obtenus permettant de montrer une amélioration de la situation des espèces ou des écosystèmes. L’ensemble des entreprises, quels que soient leur taille et leur secteur d’activité, sont invitées à se saisir de ce document de référence pour en appliquer les recommandations ce qui permettra de mieux structurer, piloter et renforcer leurs stratégies d’actions pour la biodiversité.   L’étude UICN France, 2014. Le reporting biodiversité des entreprises et ses indicateurs. Etat des lieux et recommandations. Paris, France.   Contacts Sébastien Moncorps, Directeur, tél : 01 47 07 78 58 Florence Clap, Chargée de Programme « Politiques de la biodiversité » ; tél : 01 47 07 78 58 Matthieu Thune-Delplanque, Chargé de mission « Entreprises et biodiversité » ; tél : 01 40 79 57 75 L’UICN France est le réseau des organismes et des experts de l’Union internationale pour la Conservation de la Nature en France (www.uicn.fr). Reconnaissant l’importance de responsabiliser et de mobiliser les entreprises pour répondre aux défis de la conservation de la biodiversité, l’UICN France a conclu des partenariats avec plusieurs grands groupes que sont GSM, EDF, GDF SUEZ, Veolia, Lafarge et Holcim, et mis en place un groupe de travail « entreprises et biodiversité » pour développer des échanges et travaux communs avec ses membres et ses experts. Ainsi, d’une part, l’UICN France apporte son expertise aux entreprises pour intégrer davantage la biodiversité dans leurs stratégies et activités ; et d’autre part, les entreprises soutiennent des projets de l’UICN France et expriment leurs attentes et points de vue sur la prise en compte de la biodiversité par le secteur privé. Pour plus d’information sur le travail de l’UICN France avec les entreprises, veuillez consulter la page dédiée : Entreprises & Biodiversité

Parc naturel de la mer de Corail : la plus grande aire marine protégée mondiale créée en Nouvelle-Calédonie

Le Comité français de l’UICN salue la création du parc naturel de la mer de Corail le 23 avril 2014 par le gouvernement de Nouvelle-Calédonie qui devient la plus grande aire marine protégée du monde. Ce parc naturel apporte une contribution majeure à la protection internationale des océans et à l’atteinte de l’objectif 11 d’Aichi visant à préserver 10% des océans de la planète. L’importance de ce projet, engagé en 2012, a été reconnue lors du 3ème congrès international des aires marines protégées organisé par l’Agence française des aires marines protégées et l’UICN, à Marseille, en octobre dernier. Le Comité français de l’UICN a soutenu le projet auprès du Président du gouvernement de Nouvelle-Calédonie. Avec 1, 3 million de km², soit la quasi-totalité de la ZEE de Nouvelle-Calédonie, le parc naturel de la mer de Corail constitue désormais la plus grande aire marine protégées en France et dans le monde. Le précédent record était détenu par le parc marin des îles Cook avec une superficie de 1,065 million de km². Cette création contribue de façon significative au renforcement du réseau français d’aires marines protégées qui passe de 4 à 16 % des eaux sous juridiction française. Le parc naturel de la mer de Corail a pour ambition de protéger l’environnement marin, d’œuvrer au maintien des services rendus à l’homme par les différents écosystèmes présents dans son périmètre et de contribuer au développement durable des activités maritimes. Cette création constitue un grand pas en avant dans la protection des océans. La prochaine étape pour le parc, et enjeu fondamental, sera la mise en œuvre de son plan de gestion qui permettra de définir à 15 ans les objectifs de protection et de développement durable des activités liées à la mer.

La Fête de la Nature partout en France du 21 au 25 mai 2014 !

Depuis 2007, la Fête de la Nature est l’événement familial et convivial majeur qui célèbre la nature en France. Du 21 au 25 mai 2014, partout en France, petits et grands sont conviés au contact de la nature, et plus particulièrement à la découverte des “ Herbes folles, jeunes pousses et vieilles branches ”, invitées de la programmation officielle de cette 8ème édition. Plus de 5 000 manifestations nature gratuites à l’initiative de professionnels et de bénévoles, sont proposées à travers toute la France, en métropole et en outre-mer. Familles, écoles, centres de loisirs, associations, entreprises, établissements publics, collectivités etc., chaque année des centaines de milliers de personnes participent à cet événement d’envergure. En 2014, les “ plantes sauvages ” s’invitent à la fête ! Pour sa 8ème édition, la Fête de la Nature va surprendre les publics de tous âges sur la thématique des plantes sauvages. L’idée ? Permettre au plus grand nombre de découvrir ou redécouvrir les espèces qui nous entourent au quotidien, celles que l’on utilise tous les jours, les jolies et les moins belles, mais aussi les plus discrètes. Un regard tout particulier sera notamment porté sur les plantes rares et protégées, celles recensées dans les listes rouges des espèces menacées de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Pour le plaisir de voir, sentir, toucher… de nombreuses manifestations prendront la forme de balades d’initiation à la botanique, séances de découverte sensorielle, inventaires scientifiques aux côtés de botanistes et naturalistes, voyages dans les arbres, séances de land art, ateliers de cuisine, ateliers de fabrication de cosmétiques naturels… Thématique 2014 : Herbes folles, jeunes pousses et vieilles branches Elles sont plus de 6 000, rien qu’en métropole. Et beaucoup plus, sans doute, en outre-mer. Il y en a des pénibles, des insolentes, des mal élevées, qui font rien qu’à pousser dans nos tomates et nos carottes, sur nos murs et nos trottoirs. Il y en a des sympathiques, qui rendent joyeux, qui se plaisent à macérer longuement derrière les fagots, et qu’on ne sort qu’en bonne compagnie : genépi, gentiane, vulnéraire, leurs noms eux-mêmes évoquent l’ivresse. Il y en a même une qui fait rire, mais que rigoureusement nos mères nous ont défendu de nommer ici. Il y a celles du potage, et celles de la salade. Celles des beaux jours et celles des frimas. Il y a celles qui piquent, qui grattent, qui font couler du nez ou pleurer les yeux, et il y a celles qui apaisent, celles qui guérissent. Il y en a qui se poussent tellement du col qu’on finit par les appeler des arbres. Certaines sont des sauvages indomptables, d’autres de dociles domestiques. Vous pensiez tout connaître des herbes folles, des jeunes pousses et des vieilles branches ? On parie que du 21 au 25 mai elles vont vous surprendre.   Rendez-vous dès à présent sur : www.fetedelanature.com Destiné aux organisateurs et aux participants, le site internet de la Fête de la Nature permet d’annoncer ses manifestations et/ou de consulter le programme selon des critères de recherche.   À propos de la Fête de la Nature Créée en 2007 à l’initiative du Comité français de l’Union internationale de conservation de la nature et du magazine Terre Sauvage, la Fête de la Nature est aujourd’hui un moment de rassemblement festif et convivial autour de la nature incontournable à travers toute la France. L’initiative est aujourd’hui reprise en Suisse et aux Pays-Bas. À travers 5 jours de célébration et des milliers de manifestations gratuites et ouvertes à tous, la Fête de la Nature propose de célébrer la nature chaque année au mois de mai. Elle permet à chacun de découvrir ou redécouvrir l’immense diversité et la grande richesse de la faune et la flore du territoire français. Depuis 2009, la Fête de la Nature est coordonnée en France par l’association éponyme, qui rassemble l’ensemble des organisateurs nationaux et partenaires de l’événement et oeuvre pour accompagner les organisateurs de manifestations et porte la communication nationale de l’événement. Plus de 40 partenaires impliqués dans la préservation de la nature soutiennent la Fête de la Nature, parmi lesquels de grandes associations et fondations, mais aussi des entreprises comme EDF, la Mutuelle Générale Environnement & Territoires, RTE, des institutions, des acteurs territoriaux comme Natureparif, l’Agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France.

L’édition 2014 du concours Capitale française de la biodiversité est lancée

Comme les années précédentes, le Comité français de l’UICN s’associe à cette cinquième édition du concours « Capitale française de la biodiversité » qui vise à récompenser les collectivités locales mettant en œuvre des démarches exemplaires en matière de protection et de restauration de la biodiversité. Après Grande-Synthe en 2010, Montpellier en 2011, Lille en 2012, puis Niort en 2013, quelle sera la nouvelle « Capitale française de la biodiversité » ? Lancé par Natureparif, l’ARPE PACA et Plante & Cité le mardi 15 avril, ce concours permet de valoriser les actions innovantes, d’identifier les bonnes pratiques, et de promouvoir les politiques menées en faveur de la biodiversité à l’échelle locale par les collectivités, à la fois par l’attribution de trophées et par l’édition de recueils d’actions. Cette nouvelle édition est organisée avec le soutien du Comité français de l’UICN dont l’un des objectifs est de promouvoir une implication plus forte des collectivités locales en faveur de la biodiversité (en savoir plus). En 2014, le concours a pour thème principal « Agriculture urbaine et biodiversité ». En choisissant ce thème, le concours vise à promouvoir les démarches que les collectivités mettent en œuvre en faveur de la nature et de la biodiversité en ville : rôle et intégration de l’agriculture urbaine dans les documents d’urbanisme, reconnexion des citadins avec la nature, pratiques et techniques du jardinage au naturel, réintroduction de la biodiversité potagère, adaptation au changement climatique… Les actions sont multiples tout comme les formes prises par l’agriculture en ville. L’appel à candidature 2014 est ouvert aux communes de plus de 2000 habitants, aux communautés de communes, aux communautés d’agglomération, communautés urbaines, syndicats d’agglomération nouvelle et métropoles jusqu’au 30 juin 2014. En 2014, des Capitales régionales de la biodiversité seront de plus récompensées dans les quatre régions partenaires : Aquitaine, Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Rhône-Alpes. Un comité scientifique et technique composé de chercheurs, urbanistes, naturalistes, représentants d’associations et de collectivités et professionnels de la biodiversité est chargé d’évaluer les candidatures. Ce concours national est organisé en partenariat avec les régions Aquitaine, Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Rhône-Alpes. Il bénéficie du soutien de la Convention sur la Diversité Biologique ainsi que de nombreux autres partenaires, dont le Comité français de l’UICN.   Pour participer : Télécharger le dossier de candidature et le règlement du concours 2014 Contact : 01 75 77 79 06 ou louise.seguin@natureparif.fr – Service presse GrDF : 01 71 19 18 11

L’UICN France élit ses nouveaux Président, Bureau et Présidences de commissions d’experts

Lors de sa réunion du 9 avril 2014, le Conseil d’administration du Comité français de l’UICN a procédé à l’élection du nouveau Président, du Bureau et des Présidences de commissions d’experts. Le Conseil d’administration du Comité français de l’UICN a élu le 9 avril 2014 Bernard Cressens comme nouveau Président de l’organisation, dont la candidature a été présentée par Réserves Naturelles de France. Bernard Cressens fut le directeur des programmes puis conseiller scientifique du WWF France pendant plusieurs années. Il est administrateur de l’Agence des Aires Marines Protégées et Président du Parc naturel marin des Glorieuses.   Le Conseil d’administration a également procédé au renouvellement des autres membres du Bureau et des Présidences de commissions, dont la composition est la suivante :   Bureau Président Bernard CRESSENS, Réserves Naturelles de France Vice-présidents Jean BOUTIN, Fédération des Conservatoires d’Espaces Naturels Valérie COLLIN, Noé Conservation François LETOURNEUX, Office pour les Insectes et leur Environnement Cécile OSTRIA, Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme Secrétaire Général Christophe AUBEL, Humanité & Biodiversité Secrétaire Général Adjointe Dominique PY, France Nature Environnement Trésorier Patrice HIRBEC, Office National des Forêts   Présidences de Commissions Sauvegarde des espèces Serge MULLER Aires protégées Michel BADRE Droit et politiques environnementales Sébastien MABILE Gestion des écosystèmes Nirmala SEON MASSIN Education et communication Christine VIRBEL ALONSO   Le Conseil d’administration a chaleureusement remercié le Président sortant, Christophe LEFEBVRE, ainsi que les autres membres du Bureau élargi qui terminaient leur mandat : Vincent GRAFFIN (MNHN), Eric de KERMEL (FCEN), Michel METAIS (LPO), Guillemette ROLLAND (Conservatoire du Littoral) et Céline LIRET (Océanopolis). Christophe LEFEBVRE, Président d’honneur du Comité français de l’UICN, va continuer à apporter son expertise sur les enjeux marins tant au niveau national qu’au niveau international. En tant que Conseiller international de l’UICN pour les océans, il va notamment travailler sur un plan d’action pour l’établissement d’un réseau mondial d’aires marines protégées répondant à l’objectif 11 d’Aichi d’ici 2020.

Mauvaises nouvelles pour les bourdons d’Europe

Selon une étude récente qui évalue le statut des espèces au niveau européen, 24% des espèces de bourdons d’Europe sont menacées d’extinction sur la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN™. L’étude porte sur les 68 espèces de bourdons présentes en Europe. Elle fait partie du projet Statut et tendances des pollinisateurs européens (STEP) et de la Liste rouge européenne des pollinisateurs, tous deux financés par la Commission européenne. Les bourdons, à l’instar des autres pollinisateurs, jouent un rôle crucial dans la production alimentaire. Ils permettent la reproduction des végétaux et améliorent la production agricole, notamment celle d’aliments tels que les tomates, les poivrons et de nombreux autres fruits, légumes et graines que nous consommons. Sur les cinq principaux pollinisateurs des cultures européennes, trois sont des bourdons. Avec d’autres pollinisateurs, les bourdons apportent à l’agriculture européenne plus de 22 milliards d’euros par an. « Nous sommes très préoccupés par ces conclusions. Une proportion si élevée de bourdons menacés peut avoir des conséquences graves pour notre production alimentaire », dit Ana Nieto, spécialiste de la biodiversité européenne à l’UICN et coordinatrice de l’étude.« Il faut protéger les espèces de bourdons et leurs habitats, restaurer les écosystèmes dégradés et promouvoir des pratiques agricoles respectueuses de la biodiversité afin d’inverser ces tendances négatives chez les populations européennes de bourdons. » D’après l’étude, les effectifs de 46% des espèces de bourdons d’Europe sont en déclin, 29% sont stables et 13% en croissance. Le changement climatique, l’intensification de l’agriculture et les changements dans l’utilisation des terres agricoles sont les menaces principales auxquelles ces espèces sont confrontées. La pollution découlant des déchets agricoles et la destruction de leurs habitats liée à l’urbanisation contribuent aussi à leur régression. « Le déclin des bourdons européens est un problème qui doit être abordé sur tous les fronts. L’Union européenne a interdit récemment l’usage de certains pesticides qui sont dangereux pour les abeilles, et elle finance des recherches sur le statut de conservation des pollinisateurs », dit Janez Potoċnik, Commissaire européen à l’environnement.« Cependant, il est clair qu’il faut intensifier les efforts à travers, entre autres, une meilleure intégration de l’environnement dans les autres politiques, mais aussi en sensibilisant aux avantages apportés par les pollinisateurs. » « Un grand nombre de ces espèces vivent dans des zones très restreintes et leurs effectifs sont faibles », dit Pierre Rasmont, membre de l’équipe de l’étude STEP et du Groupe de spécialistes des bourdons de la Commission de la sauvegarde des espèces de l’UICN. « Elles sont souvent extrêmement spécialisées sur leurs plantes hôtes, ce qui les rend vulnérables à tout changement environnemental. » Le changement climatique, avec des températures en hausse et de longues périodes de sécheresse, est à l’origine de modifications importantes de l’habitat des bourdons. Bombus hyperboreus, le deuxième bourdon d’Europe par la taille, classé dans la catégorie Vulnérable sur la Liste rouge de l’UICN et strictement limité aux régions arctiques et subarctiques, ne vit que dans la toundra scandinave et dans l’extrême nord de la Russie. Le changement climatique risque de réduire considérablement l’étendue de son habitat, ce qui aurait pour conséquence un déclin de sa population. Les modifications de l’utilisation des sols et des pratiques agricoles ayant pour résultat la destruction de l’environnement naturel des espèces représentent aussi une menace grave pour de nombreux bourdons du continent européen. La zone de répartition géographique de Bombus cullumanus, une espèce classée En danger critique d’extinction, a été énormément réduite depuis dix ans en raison de la fragmentation de son habitat et des modifications des pratiques agricoles, dont la disparition des emblavures de trèfle, la plante fourragère que l’espèce butine principalement. En conséquence, la population a subi un déclin de plus de 80% pendant la décennie écoulée. Très répandue dans le passé, elle n’est plus présente que dans un petit nombre de sites dispersés en Europe. Le bourdon le plus grand d’Europe, Bombus fragrans, classé En danger, est aussi menacé par l’intensification de l’agriculture, qui détruit ses habitats naturels dans les steppes d’Ukraine et de Russie. « Le rôle joué par les bourdons en matière de sécurité alimentaire et de maintien de la biodiversité végétale dans son ensemble est un élément très important du capital européen », dit Simon Potts, coordinateur du projet STEP. « Or, ce capital est exposé à des menaces croissantes et les résultats de cette évaluation de la Liste rouge représentent un outil important pour aider à protéger une composante indispensable de la biodiversité. » Un certain nombre de mesures, notamment la mise en place de bordures et de bandes-tampons autour des terres agricoles riches en fleurs et en espèces sauvages, ainsi que la préservation des prairies, sont considérées comme des outils efficaces pour contrecarrer le déclin rapide des espèces de bourdons. Elles peuvent permettre aux abeilles de butiner et aider à maintenir des populations stables de pollinisateurs, dont la survie est essentielle pour la sécurité alimentaire européenne. Cette étude est publiée alors que l’on examine l’avancement de la mise en œuvre de la stratégie européenne destinée à arrêter la perte de biodiversité. Elle souligne qu’il est nécessaire d’intensifier les efforts de conservation et de mettre pleinement en œuvre la Stratégie européenne pour la biodiversité à l’horizon 2020, afin d’atteindre l’objectif 2020 d’arrêt de la perte de biodiversité et de la dégradation des services des écosystèmes, défini par les dirigeants européens en mars 2010.   Contacts Ewa Magiera, Relations médias UICN, t +41 22 999 0346, m +41 79 856 76 26 Angelika Pullen, Bureau de représentation de l’UICN auprès de l’Union européenne, m +32 473 947 966. Joe Hennon, Commission européenne, t +32 2 295 35 93

Découvrez les services écologiques des écosystèmes marins et côtiers

Après la publication d’un premier volume présentant le contexte et les enjeux des services écologiques (ou écosystémiques), le Comité français de l’UICN publie une brochure sur les services rendus par les écosystèmes marins et côtiers en France, faisant suite à celles publiées sur les services écologiques fournis par les écosystèmes forestiers et urbains. Ces brochures visent, sur la base des connaissances scientifiques et d’exemples concrets, à mieux connaître les services rendus par les écosystèmes pour sensibiliser les différents acteurs à l’importance de préserver la biodiversité sur notre territoire. Après les écosystèmes forestiers et les écosystèmes urbains, le Comité français de l’UICN publie aujourd’hui une nouvelle brochure sur les services écologiques fournis par les écosystèmes marins et côtiers français (métropole et outre-mer). Après une présentation de l’écosystème concerné et de ses spécificités, sont illustrés l’ensemble des services selon la typologie définie dans le Millennium Ecosystem Assessment (MEA) : support, approvisionnement, régulation, culturels. Cette publication met en avant la multiplicité des services produits par les milieux marins et côtiers français qui, outre un approvisionnement en ressources halieutiques, contribuent plus largement à la régulation de la qualité de l’eau, des risques naturels (tempêtes, cyclones…) et du climat. Les milieux marins sont également un réservoir de substances aux propriétés médicinales intéressantes. Les littoraux sont très attractifs pour les touristes et présentent donc des services culturels importants. Ils permettent des multiples activités (plongée, randonnée, sports nautiques…) et constituent également des lieux de détente et d’éducation à l’environnement. Aujourd’hui, les diverses menaces qui pèsent sur les milieux marins et côtiers conduisent à une diminution de la biodiversité riche et originale de ces écosystèmes encore peu connus. A suivre prochainement : la brochure sur les services rendus par les écosystèmes montagnards. Contact Justine Delangue, Chargée de mission « services écologiques » Document joint UICN France – Services écologiques marins et côtiers

Des lignes directrices pour le grand corridor de connectivité écologique « Montagnes du nord du Portugal – Monts Cantabriques – Pyrénées – Massif central – Alpes Occidentales »

Les Comités espagnol et français de l’UICN ont élaboré les lignes directrices du « Grand corridor de connectivité écologique : Montagnes du nord du Portugal – Monts Cantabriques – Pyrénées – Massif central – Alpes occidentales », pour conserver la fonctionnalité des écosystèmes et des paysages de montagne depuis le nord du Portugal jusqu’aux Alpes. Ce document a été validé sur une base participative avec l’appui de plusieurs organisations espagnoles, françaises et portugaises impliquées dans la conservation de cette zone. Il constitue également un résultat du projet “Plan stratégique du Grand corridor de connectivité écologique : Monts Cantabriques – Pyrénées – Massif Central – Alpes occidentales », réalisé en collaboration avec la Fondation Biodiversité et le Ministère de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement (MAGRAMA). Les lignes directrices définissent des pistes d’action pour conserver la fonctionnalité des écosystèmes de montagne, en préservant le patrimoine naturel et culturel, les services environnementaux et la connectivité écologique. Ceci afin de promouvoir une économie durable et un usage raisonné des ressources. Elles soulignent également la nécessité de promouvoir la participation active des citoyens, des opérateurs économiques, des organisations de protection de la nature et des administrations publiques ayant des compétences à la fois dans la conservation et la planification. Le corridor est très vaste et abrite un grand nombre d’espèces emblématiques comme le vautour moine, le grand tétras ou le triton des Pyrénées, et des habitats identifiés comme prioritaires par l’Union Européenne. Cependant, il fait face à des menaces telles que la perte de diversité des paysages, le changement climatique ou l’effet barrière des infrastructures de transport et d’énergie. En plus, ce vaste territoire traverse différents pays et ne possède pas de cadre institutionnel commun, rendant nécessaire de promouvoir des mécanismes de coopération entre les parties prenantes, de façon à assurer un fonctionnement harmonieux et efficace. Les lignes directrices répondent à cet enjeu et mettent également l’accent sur la réduction de la perte de biodiversité, l’identification des processus de dégradation du territoire et l’adaptation au changement climatique. Enfin, une attention particulière est portée aux acteurs locaux afin de les sensibiliser à la valeur environnementale élevée des zones concernées et pour utiliser leurs connaissances directes des territoires, des habitats et des espèces. Contexte du projet L’initiative visant à améliorer la connectivité dans cette zone est soutenue par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le plus grand réseau environnemental mondial qui réunit plus de 1000 organisations et 11000 experts. Au cours du quatrième congrès mondial de la nature qui s’est déroulé à Barcelone (2008), l’UICN a adopté la résolution 4.061 « Le Grand corridor de connectivité écologique : Monts Cantabriques – Pyrénées – Massif central – Alpes occidentales », qui reconnaît l’importance de développer des stratégies préventives pour favoriser la résilience de ces écosystèmes. Le projet est fondé également sur la Déclaration de Les Planes de Son (2005), issue du Congrès international sur les corridors écologiques de montagne avec l’appui du Conseil de l’Europe, Eurosite, Europarc et la commission mondiale des aires protégées de l’UICN (Groupe Montagne). Parties prenantes de l’initiative En plus du des Comités espagnol et français de l’UICN, d’autres organisations ont participé directement à l’élaboration des lignes directrices : Fundación Catalunya – La Pedrera, Fundación Fundación Naturaleza y Hombre, University of the Highlands and Islands Perth College Centre for Mountain Studies. Ont également coopéré à l’initiative les institutions suivantes : Ministerio de Agricultura, Alimentación y Medio Ambiente, Dirección General de Calidad y Evaluación Ambiental y Medio Natural, Subdirección General de Medio Natural ; la Diputación Foral de Álava, Fundación para la Conservación del Quebrantahuesos, Fundación Oso Pardo, Parc National des Pyrénées, Parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises, ARPE Agence régionale pour le développement durable de Midi-Pyrénées, Instituto da Conservação da Natureza e das Florestas, Instituto Politécnico de Viana do Castelo, Parque Natural de l’Alt Pirineus, Área de Proyección y Desarrollo de la Red Parques Nacionales, Organismo Autónomo Parques Nacionales, Aigüestortes y Estany de Sant Maurici, Centre d’Estudis de la Neu i la Muntanya d’Andorra. Ce large consortium a été essentiel pour pouvoir élaborer un document consensuel et utile pour les différents acteurs impliqués dans la conservation de cette vaste zone qu’est le Grand corridor écologique. Accéder aux lignes directrices en Espagnol Accéder aux lignes directrices en Français