The PPI team keeps renewing itself : goodbye Arsène and welcome Damien !

In recent weeks, the PPI organization has evolved! After spending more than 8 years working for the PPI, Arsène Sanon, coordinator in charge of capacity building for NGOs in West Africa, has just passed on the baton to Damien Martin.   Arsène is currently pursuing his mission within the IUCN Central and West Africa Program (PACO) as manager of the regional governance project for protected areas in West Africa. The entire PPI team would like to thank him warmly for his involvement during all these years spent at the PPI and for all the support work he has carried out alongside our partners. We wish him the best for the rest of his professional adventure and are confident that we will continue to work together in the coming years.     Damien has just started his mission and will therefore be in charge of supporting new beneficiaries on technical, financial, organizational and networking support components in West Africa (mainly in Benin, Ivory Coast, Ghana and Burkina Faso). Damien knows the PPI perfectly since he himself worked for almost 15 years as Technical Director of CREDI, which he co-founded in 2006 and long-time partner of the PPI in Benin. Damien is also a beekeeper in his spare time and produces one of the best honeys in all of West Africa! We wish him good luck in taking up his position and welcome to the team !

Des nouvelles du terrain : ACB-CI

Conservation communautaire et developpement économique local autour de la Forêt de Marais Tanoé Ehy en Côte d’Ivoire, Afrique de l’Ouest   La forêt de Tanoe Ehy (FTE, 12 000 ha) est située au sud-est de la Côte d’Ivoire, à la frontière avec le Ghana. Cet espace naturel n’est toujours pas reconnu officiellement comme zone protégée, néanmoins, depuis 2006, plusieurs efforts menés par des acteurs nationaux de la conservation comme le Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire (CSRS) et des ONG comme SOS Forêt et ACB-CI (Action pour la Conservation de la Biodiversité en Côte d’Ivoire) avec le soutien de partenaires en Europe et aux États-Unis, ont permis de lancer un processus de conservation communautaire afin d’engager les communautés locales en tant que gestionnaire principal de cet espace. La FTE, principalement entourée de plantations de palmiers à huile dont les produits sont vendus majoritairement à la PalmCI, reste épargnée par l’empiètement des plantations en raison de ses zones marécageuses et de la lutte contre la conversion des forêts – notamment depuis 2008, lorsque la population locale, avec l’appui de l’ACBCI et du CSRS, a bloqué l’expansion de PalmCI dans la zone forestière de Tanoé. Depuis cette période, certains projets ont été menés avec en partie le soutien du PPI. Ce soutien a permis de développer des initiatives de conservation en renforçant la capacité des communautés locales à conduire de bonnes pratiques agricole et la conservation de la forêt de Tanoé Ehy. Pour cela, des communautés locales ont été organisées dans chaque village, en «Association villageoise de conservation et de développement» (AVCD). Au niveau des sous-préfectures, les AVCD ont été regroupées en «Association Intervillageoises de Gestion (AIVG)». Depuis décembre 2017, les communautés locales ont été soutenues pour créer la fédération de l’AIVG qui est le contact principal pour les communautés lors des discussions avec les autorités, les donateurs, etc. ACB-CI a renforcé les capacités de ces organisations locales sur (i) les bonnes pratiques de gouvernance communautaire, (ii) la gestion des associations communautaires, (iii) les patrouilles et le suivi écologique communautaire, (iv) la collecte de fonds, et (v) la sensibilisation, etc. À ce jour, onze villages sont impliqués dans ce processus de conservation communautaire dans lequel les femmes et les jeunes jouent un rôle principal. Pour mieux combiner conservation et agriculture (leur activité principale avec le cacao, les plantations d’huile de palme), un projet de développement de filière verte a été développé en collaboration avec Man and Nature (sur financement CEPF). Le manioc et les produits forestiers non ligneux (PFNL) avec des espèces végétales comme Xylopia aethiopica, Irvingia gabonensis, Ricinodendron heudelotii, Beilschmedia mannii, Garcinia kola et Tieghemella heckelii ont été développés soit en plantation, mais aussi comme zone tampon autour de la forêt de Tanoe Ehy.   104 femmes, de 5 villages ont ainsi été formées aux bonnes pratiques et à la production de manioc à haut rendement en utilisant des pratiques durables. Elles ont produit, au cours d’un premier cycle, 59 tonnes de manioc et ont obtenu 15 850 kg de «Gari», un produit final local consommé en Côte d’Ivoire mais surtout au Ghana. La population s’est également engagée à augmenter le couvert forestier avec le développement de pratiques agroforestières, ainsi plus de 1200 arbres ont été plantés dans 67.5ha de plantations de cacao. Des patrouilles communautaires, composées de 22 jeunes (2 personnes par village) formés, sont organisées 2 fois par mois. De nombreux braconniers et exploitants forestiers ont été arrêtés en présence des autorités forestières de Côte d’Ivoire et du matériel de ces braconniers et du bois coupés illégalement ont été saisis. Des patrouilles transfrontalières ont également été organisées avec des communautés voisines du Ghana qui sont organisées en CREMA et qui par ailleurs sont impliquées dans ce projet. Pourtant, depuis quelques mois une nouvelle menace importante pèse sur la forêt et cette initiative de conservation communautaire : l’exploitation des mines d’or. Grâce aux actions initiées par les communautés locales soutenues par des partenaires dont notre ONG, CSRS, l’ONG SOS Forêt, des rencontres ont été organisées avec le ministre en charge de l’environnement, ce qui a permis la suspension de ces activités minières soient suspendues…pour le moment. La menace est toujours là alors les organisations locales et notre ONG suivent attentivement la situation.   En conclusion, avec le soutien du PPI, au moins quatre espèces de primates menacées dont deux en danger critique d’extinction (Cercopithecus roloway, Cercocebus lunulatus), parmi de nombreuses autres espèces fauniques importantes sont en bonne voie de protection. De plus, ce soutien à la conservation représente une réelle opportunité pour les communautés locales et les organisations communautaires afin d’améliorer les moyens de subsistance des membres de la communauté et leurs pratiques agricoles. La conversion de la forêt en terres agricoles extensives à faible productivité est empêchée et un large soutien de la population à la conservation des forêts est assuré.

Interview d’Emmanuel WIRSIY, CAMGEW

Emma, ​​tu reviens de New York, où tu devais recevoir le Prix Equateur 2019 pour le travail avec CAMGEW. Félicitations … Que signifie cette récompense pour vous? CAMGEW remportant le prix Equateur 2019 est la reconnaissance du fait que CAMGEW est une organisation sérieuse, à laquelle on peut faire confiance. Cela rend notre équipe fière de son engagement et de son acceptation par la communauté et cela nous encourage à travailler plus fort. Ce succès ne serait pas possible sans l’engagement des communautés forestières de Kilum-Ijim. CAMGEW est fière de l’appropriation communautaire de son travail qui assure la durabilité. Ce prix vient renforcer la solidarité communautaire et montrer que les actions locales peuvent avoir des impacts dans la lutte contre le changement climatique au niveau mondial. Le prix est venu encourager l’équipe de CAMGEW et les communautés forestières à faire plus et à ne jamais relâcher les efforts. CAMGEW est fier de l’engagement citoyen dans la conservation de la forêt de Kilum-Ijim qui se traduit par la réduction des feux de brousse, une menace majeure pour la forêt, ceux-ci passant de 7 en 2012 à zéro en 2018 et 2019. Cela démontre que la solidarité communautaire peut être leur assurance pour s’attaquer aux défis que ces derniers rencontrent. Nos actions locales, en particulier dans la régénération des forêts et l’agroforesterie, ont également montré qu’elles ont un impact en matière d’adaptation au changement climatique, ce qui a simplement encouragé nos populations à continuer de travailler. Notre équipe peut désormais voir que son engagement a un lien fort avec la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies. Que retenez-vous de votre séjour à New York, y compris les réunions avec les autres lauréats du prix? Ce voyage a-t-il changé votre vision et quelles sont les leçons apprises? New York est une ville différente. J’ai pu voir la diversité des personnes et la gestion de l’espace à travers les gratte-ciels par exemple. La première fois que j’ai dormi au 50ème étage, j’ai pu regarder le monde depuis une autre dimension et il m’a fallu moins d’une minute pour me rendre au 50e étage avec un ascenseur. C’était incroyable mais j’ai été attristé car j’y ai vu peu de nature et d’arbres. La nuit et le jour étaient éclairés de la même façon, avec la même lumière. La cérémonie de remise du prix Equateur du PNUD a eu lieu pendant la semaine de l’Assemblée Générale des Nations Unies qui a réuni des peuples autochtones et locaux ainsi que leurs représentants de tous les continents. C’étaient des gens de cultures, mode vestimentaire, langues, comportements, religions et solutions différentes, qui cherchent à faire du monde un endroit meilleur. C’était génial de voir chaque gagnant se déplacer dans la rue de New York avec son habillage et parler toutes ces langues. Les habitants de New York nous regardaient avec un grand étonnement, mais sans que cela soit si important pour nous. J’ai quitté New York profondément satisfait des efforts déployés par d’autres personnes pour résoudre les problèmes que rencontre actuellement la planète Terre. Les lauréats utilisent tous différentes méthodes pour résoudre les problèmes environnementaux, culturels, sociaux et économiques actuellement observés au niveau planétaire et sont passionnés par leur travail, confiants dans leur aptitude à mettre fin aux défis de la terre. J’avais confiance en ma propre méthodologie, mon engagement est clair mais ce rassemblement global, réunissant  gouvernement, acteurs économiques, populations autochtones et locales m’a montré que nous pouvons encore trouver une solution. Je suis parti convaincu que les solutions locales sont reconnues comme un moyen de s’attaquer aux problèmes globalement rencontrés, que la solution au changement climatique est entre nos mains et que la guerre peut être gagnée grâce à une action concertée. CAMGEW et 21 autres lauréats rejoindront un réseau de 223 communautés de 78 pays ayant reçu le prix Equateur depuis sa création en 2002 pour continuer à partager et à apprendre les uns des autres. En tant que lauréat, CAMGEW recevra 10.000 USD pour poursuivre les activités de conservation des forêts et d’amélioration des moyens de subsistance dans la zone forestière de Kilum-Ijim. Nous remercions les partenaires ayant permis de débloquer ces fonds. Quels sont les défis pour CAMGEW en ce moment, les perspectives et priorités pour les années à venir? Votre séjour vous a-t-il donné de nouvelles idées à expérimenter sur le terrain? L’un des plus grands défis est la crise socio-politique dans les régions anglophones qui rend le travail actuellement très difficile. Nous prions pour qu’une solution soit trouvée à ce problème. Malgré la crise, CAMGEW a continué de fonctionner mais son financement, qui provenait fortement du PPI-FFEM, a pris fin. CAMGEW doit à nouveau s’engager dans la collecte de fonds pour ses activités et a pour cela besoin d’un renforcement de ses capacités institutionnelles notamment en matière de gestion financière et de stratégie de communication. CAMGEW a besoin de plus de financement pour faciliter le développement de la chaîne de valeur du miel et a besoin de renforcer les capacités communautaires en matière d’apiculture, agroforesterie et régénération forestière. CAMGEW souhaite également promouvoir des activités de bonne gouvernance forestière. CAMGEW doit travailler en synergie avec d’autres organisations pour développer et exécuter des propositions collectives. Ce prix reconnaît les individus et leur leadership. Selon toi, être un bon leader, c’est quoi? Le leadership, c’est la prise de décision. Il s’agit d’être un modèle dans votre communauté que les autres peuvent imiter. Le leadership signifie diriger par l’exemple ou dans la pratique. Il s’agit d’écouter les autres, rendre compte, partager des informations et être prêt à répondre aux questions en cas de besoin. Le leadership consiste à promouvoir l’esprit d’équipe et à impliquer les bénéficiaires du projet dans la planification, la rédaction, l’exécution, le suivi et l’évaluation du projet. C’est un appel à servir et pas à être servi. Des conseils à donner aux jeunes acteurs de la société civile africaine souhaitant travailler sur les questions environnementales en Afrique centrale? Les jeunes acteurs doivent partir de petit et grandir progressivement.

Les partenaires du PPI : UICN NL

À propos de l’UICN NL   Qui sommes-nous ? L’UICN NL est le comité national néerlandais de l’UICN, le réseau environnemental le plus vaste et le plus diversifié au monde. Aux Pays-Bas, nous formons une plate-forme composée de 37 organisations néerlandaises membres de l’UICN, y compris de grandes et de petites organisations de protection de la nature et d’environnement, le gouvernement néerlandais et des organismes de recherche.   Notre vision Notre vision est celle d’un monde juste qui valorise et conserve la nature. La nature est essentielle pour notre bien-être. Elle est un formidable allié et nous rend bien des services écologiques. Elle nous fournit de la nourriture, de l’air et de l’eau propres, de l’énergie, un abri, des médicaments, des loisirs et elle est source d’inspiration. Tant que la nature est bonne santé nous pouvons profiter de ses bienfaits et partager équitablement ses avantages : avec les plus vulnérables, avec les autres espèces et avec les générations futures. Notre travail à l’étranger L’UICN NL collabore et soutient des organisations locales en Afrique, en Asie et en Amérique latine, ainsi que des organisations membres de l’UICN et d’autres parties de l’UICN, pour sauvegarder la nature et la biodiversité importantes de ces régions. Ensemble, nous développons des programmes de coopération internationaux et obtenons des fonds auprès de différents donateurs. Depuis près de 12 ans, nous travaillons en étroite collaboration avec le Programme de Petites Initiatives (PPI) géré par le Comité français de l’UICN. Nous échangeons mutuellement sur nos projets et nos partenaires, nous partageons nos expériences et organisons des actions conjointes telles que des ateliers de renforcement de capacités ou encore des événements lors des Congrès mondiaux de la nature. Cette collaboration se fait dans le cadre d’un accord de partenariat qui implique également la fondation MAVA et le Fonds de partenariat pour les écosystèmes critiques (CEPF).   Comment sommes-nous organisés L’UICN NL est une organisation indépendante (fondation à but non lucratif selon le droit néerlandais) au sein de l’Union. Depuis 2020, l’UICN NL est régie selon un modèle à deux niveaux composé d’un Conseil d’Administration professionnel (directeur) et d’un Conseil de Surveillance. Les membres du Conseil de Surveillance sont nommés à titre personnel et sur une base volontaire. Aux Pays-Bas, les organisations membres de l’UICN nomment les membres du Conseil de Surveillance et approuvent la stratégie pluriannuelle. La stratégie 2020-2024 constitue la base actuelle de nos activités. Retrouvez la stratégie 2020-2024 du comté néerlandais de l’UICN ici : https://www.iucn.nl/files/algemeen/jaarverslagen_en_beleidsstukken/iucn_nl_strategy_2020-2024.pdf Quels sont nos partenaires financiers ? L’UICN NL est une organisation à but non lucratif dont le travail est soutenu par divers donateurs institutionnels (Ministère des affaires étrangères et loterie nationale notamment). Grâce à l’aide financière que nous recevons de ces donateurs, nous pouvons nous engager au quotidien à protéger les écosystèmes et la biodiversité dans le monde. Plus d’informations disponibles ici : https://www.iucn.nl/en/about-iucn-nl https://www.youtube.com/user/IUCNNL https://twitter.com/iucnnl http://vimeo.com/iucnnl https://www.linkedin.com/company/iucn-nl

L’équipe PPI se renouvèle : au revoir Arsène et bienvenue Damien !

Depuis quelques semaines, le dispositif PPI a évolué ! Après avoir passé plus de 8 années au PPI, Arsène Sanon, coordinateur en charge du renforcement de capacités des ONG pour l’Afrique de l’Ouest vient de passer le relais à Damien Martin.   Arsène poursuit actuellement sa mission au sein du Programme Afrique Centrale et Occidentale (PACO) de l’UICN en tant que responsable de la gestion du projet de gouvernance régionale des aires protégées en Afrique de l’Ouest. Toute l’équipe PPI tient à le remercier chaleureusement pour son implication durant toutes ces années passées au PPI et pour tout le travail d’accompagnement qu’il a mené aux côtés de nos partenaires. Nous lui souhaitons le meilleur pour la suite de son aventure professionnelle et sommes persuadés que nous continuerons à travailler ensemble dans les prochaines années.   Damien vient de démarrer sa mission et sera donc en charge d’accompagner les nouveaux bénéficiaires sur des volets d’appui technique, financier, organisationnel et de mise en réseau en Afrique de l’Ouest (principalement au Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana et Burkina Faso). Damien connait parfaitement le PPI puisqu’il a lui-même travaillé pendant près de 15 ans en tant que Directeur Technique de CREDI, qu’il a cofondé en 2006 et partenaire de longue date du PPI au Bénin. Damien est également apiculteur à ses heures perdues et produit l’un des meilleurs miels de toute l’Afrique de l’ouest ! Nous lui souhaitons bon courage dans sa prise de poste et bienvenue dans  l’équipe !

News from the field : BIOSFERA

Find my way through the trash to dig my nest and lay my eggs ? No thanks !   It is however the sad reality of many loggerhead turtles (Caretta caretta) which come to lay from July to October on the deserted and protected island of Santa Luzia in Cape Verde. If the island is not inhabited, where does the waste come from? The Cape Verde archipelago, a chain of volcanic islands rising from the ocean, is under the influence of prevailing currents and winds, mainly from the African continent. The beach of Achados, privileged nesting site for turtles accumulates every year tons of waste from the ocean which makes it difficult for female turtles to climb on the beach and reduce the progression of small turtles towards the shore. Witness of this fatal observation, the NGO Biosfera, supported by many volunteers, will organize, this year with the support of the PPI, the cleaning of the site before the laying season. Other adventures also await this project until May 2021. Biosfera, born in 2006, has developed progressively and has been committed for almost 15 years to fulfilling a double mission: preserving vulnerable species and habitats through concrete conservation interventions on the field. Several species of reptiles, sharks, birds and emblematic and / or endemic sea turtles are thus monitored and protected throughout the year. The second challenge of this young and motivated team is to encourage and mobilize Cape Verdean society to play a proactive and influential role in strengthening the protection of its natural heritage.   As part of this project, Biosfera will also ensure the monitoring and surveillance of turtle egg-laying sites on the inhabited island of Sao Vicente where disturbance (car headlights, music, camps, beach occupations at night) or poaching make it difficult for turtles to nest.Joint patrols will be organized with maritime police and / or coast guard officers to identify nests, inform the public of the turtles’ vulnerability, remind them of the laws that govern their protection and deter any malicious act through the presence of local authorities. Local fishing communities near the egg-laying sites will also be involved in this citizen project. Currently and despite the confinement, our team is preparing for the next laying season and we sincerely hope to be able to reconnect with real nature and visit our sites in May. In the meantime, to keep our positivism and optimism, the organization is developing the campaign « Biosfera takes care of nature at home » which you can follow on our Facebook page:https://www.facebook.com/BiosferaCV/ Visit our website: www.biosfera1.com

28 NOUVEAUX PROJETS DE CONSERVATION DE LA BIODIVERSITÉ EN AFRIQUE

Malgré le contexte actuel de crise liée à la pandémie de Covid-19, le PPI reste mobilisé et 28 nouveaux projets de conservation de la biodiversité dans 9 pays d’Afrique ont démarré depuis le début de l’année (liste complète des projets disponible ici et la carte ici). Tous ces projets ont été sélectionnés au préalable par le comité de sélection du PPI qui s’est réuni fin 2019 afin d’étudier l’ensemble des 43 dossiers présélectionnées (sur un total de 506 propositions reçues) qui lui ont été soumis à l’issue du dernier appel à projets. Ce dernier ciblait plus particulièrement les thématiques suivantes : la protection des espèces menacées, l’amélioration de la gouvernance territoriale, la gestion des Aires Protégées (AP) et de leurs périphéries et la lutte contre le braconnage et le commerce illégal d’espèces sauvages. Il s’adressait à de nouvelles Organisations de la Société Civile (OSC) n’ayant jamais bénéficié d’un financement PPI. Parmi les nouveautés, la Fondation MAVA a rejoint le PPI en finançant l’ouverture à 7 nouveaux pays situés en façade Atlantique d’Afrique de l’Ouest ce qui portait à 19 le nombre total de pays éligibles au programme. Grâce au financement du Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) et de la Fondation MAVA, le montant total attribué pour ces 28 projets est d’environ 880 000 euros (soit une moyenne de 32 k€ par projet). A travers des petites subventions, les organisations auront comme objectif commun de mettre en œuvre des projets locaux de conservation de la biodiversité par des actions concrètes de terrain. Elles seront pour cela appuyées pendant toute la durée par le Comité français de l’UICN qui, au-delà des financements octroyés, apportera également un accompagnement complémentaire pour renforcer leurs capacités. Au-delà des 28 nouveaux projets, le PPI a également décidé de poursuivre son accompagnement à la montée en puissance de deux réseaux thématiques : l’Alliance pour la Conservation des Grands Singes en Afrique Centrale (Alliance GSAC) et le Réseau des Acteurs de la Sauvegarde des Tortues Marines en Afrique Centrale (RASTOMA). Dans la continuité des premiers appuis, ces deux réseaux bénéficieront chacun d’une subvention de 50 000 € qui leur permettra se professionnaliser, de renforcer les capacités de leurs membres et d’accroitre leur influence politique en matière de conservation de ces espèces emblématiques pour l’Afrique centrale. De manière assez spécifique, les deux réseaux vont également débuter une collaboration stratégique qui se concrétisera dans un premier temps par le partage d’un bureau commun à Yaoundé. Nous remercions une nouvelle fois chaleureusement l’ensemble des membres du comité de sélection PPI (Liste des membres du Comité de Sélection PPI) qui était cette année composé en partie d’anciens bénéficiaires, non éligibles pour cette session. Nous souhaitons bon courage aux 28 organisations et aux 2 réseaux qui démarrent ces nouveaux projets malgré la situation mondiale actuelle qui amène beaucoup d’incertitudes. Nous souhaitons également leur témoigner tout notre soutien et toute notre solidarité en cette période troublée. Notre priorité est de nous assurer que l’ensemble de nos organisations partenaires et de leurs équipes puissent  traverser cette épreuve de manière aussi souple et prudente que possible.   Bon courage à tous !  

PPI Partners : IUCN NL

About IUCN NL   Who are we ? IUCN NL is the Dutch national committee of the International Union for Conservation of Nature, the world’s largest and most diverse environmental network. In the Netherlands, we form a platform for  37 Dutch IUCN member organisations, including large and small nature and environmental organisations, the Dutch Government and knowledge institutions.   Our Vision Nature is fundamental to our well-being. It provides us with food, clean air and water, energy, shelter, medicine, recreation and inspiration. As long as we keep nature healthy, we can enjoy its benefits. And share these benefits fairly: with the poor and vulnerable, with other species, and with future generations. That’s our vision: a just world that values and conserves nature. Our Work Abroad IUCN NL collaborates with and supports local organisations in Africa, Asia and Latin America, together with IUCN member organisations and other parts of IUCN, to safeguard important nature and biodiversity in these regions. Together we develop international collaborative programmes and acquire funds from different donors. For almost 12 years we work closely with the “Programme de Petites Initiatives (PPI)” managed by the French committee of IUCN. We profit from mutual advise on projects and partners, share experiences, and organize joint actions such as capacity building workshops or events of our work at the IUCN World Conservation Congresses. This collaboration has been further expanded by teaming up with colleagues from the MAVA Foundation and the Critical Ecosystem Partnership Fund (CEPF).   How  are we organized IUCN NL is an independently governed organisation (non for profit foundation according to Dutch law) within the IUCN Union. From 2020 onwards IUCN NL is governed according to a two-tier model comprised of a professional Board of Directors (Director) and a Supervisory Board. Members of the Supervisory Board are appointed in personal capacity and on a voluntary basis. The IUCN Member Organisations in the Netherlands appoint the members of the Supervisory Board and approve the multi-annual strategy. The Strategy 2020-2024 forms the basis for our activities. Find the IUCN NL 2020-2024 strategy here : https://www.iucn.nl/files/algemeen/jaarverslagen_en_beleidsstukken/iucn_nl_strategy_2020-2024.pdf   Where do we get our finances from? IUCN NL is a self-supporting, project funded not-for-profit organization, whose work is supported by various institutional donors (Ministry of Foreign Affairs and National Lottery). Thanks to the financial assistance that we receive from these organizations we can be committed to protecting ecosystems and biodiversity throughout the world on a daily basis. More information available here https://www.iucn.nl/en/about-iucn-nl https://www.youtube.com/user/IUCNNL https://twitter.com/iucnnl http://vimeo.com/iucnnl https://www.linkedin.com/company/iucn-nl

On the networks side : GSAC Alliance

In November 2019, the Alliance GSAC organized the 4 th strategic workshop followed by the General Assembly of the network in the Republic of Congo. It was the turn of the NGO member, ESI CONGO, to receive his peers . Every year since its creation, the Alliance GSAC wants to organize this strategic annual meeting allowing the NGOs members to gather to discuss the outcomes of the year and define the future strategic directions, supported by its historical partner, the PPI. This meeting was held under the banner of strengthening political legitimacy and promoting the engagement of African civil society in conservation . As such, the Congolese authorities were mobilized for the event. The opening speech of the strategic workshop was thus delivered by Mr. Désiré NDONGO, Secretary General of the Kouilou Prefecture, project area of ​​the host NGO, who reiterated the importance of supporting these local conservation initiatives of biodiversity brought by civil society. For two days, the members met, initially, in Pointe-Noire, to reflect on the strategy of the network and develop its strategic plan for 2020-2023, helped by WELL GROUNDED. This work is the result of intense reflection, where each NGO was involved so that the Alliance GSAC can have the impact expected in the conservation of great apes in Central Africa. After a hard work to get his peers in the best conditions, ESI CONGO welcomed every one on its site of action in Magne in the Mayombe Forest, for the General Assembly. A journey of 4 hours by canoe to get there, allowed members to discover the beautiful Equatorial forest of Mayombe, in a friendly atmosphere . For the first time, after this meeting, the Alliance GSAC is expanding and is welcoming a new member, the NGO SEKAKOH in Cameroon, founded by Osiris DOUMBE. To close this important meeting, the Alliance GSAC had the honor of being received by the Ministre of the forestry economy of the Republic of Congo, Mrs. Rosalie Matondo. This meeting was an opportunity to advocate for greater involvement of African civil society organizations in policy decisions for biodiversity conservation in Congo, but also more widely in Central Africa.  

On the networks side : RASTOMA

A RASTOMA’s initiative: The platform of marine turtle conservation actors in Cameroon. Under the guidance of RASTOMA (network of actors for the conservation of marine turtles in Central Africa), the Cameroon Marine Turtle Platform was born in 2018. This platform currently brings together four member organizations of RASTOMA carrying out activities along the Atlantic coast of Cameroon: The Cameroonian Association for the Promotion of Marine Biology (ACBM), the Organization for the Conservation of marine mammals in Africa (AMMCO), Tube Awu and Kudu A Tube. The daily activities carried out by these actors for the conservation of marine turtles are: Monitoring marine turtle populations; Characterization of marine and coastal habitats; environmental awareness and education; capacity building for students and local communities; The promotion of income-generating activities …etc. One of the key activities of the platform is the production of the national report, which first appeared in April 2020. The national report 2018-2019 is an annual document illustrating the activities related to marine turtles carried out by four civil society organizations along the Cameroonian coast articularly in the area of Limbé, Kribi and Campo. It also highlights the results of the nesting turtles monitoring which provide crucial data for the evaluation of population trends. For the year 2018-2019, the nesting season started in September and ended in March and the results were as follows: In the Campo area (south coast): 243 indices of occurrence (nests and tracks) were recorded during the season on the 28 km of beach patrolled. Two species were observed laying eggs: Olive Ridley Turtle (186 nests and/or tracks) and Leatherback Turtle (57 nests and/or tracks). In the Kribi area (south coast): 213 signs of marine turtle activity have been recorded, i.e. nests, tracks, egg-laying females, including 166 for the olive ridley, 39 for the leatherback and 8 for the green turtle. In the area of Limbé (north coast): 04 nests of which 3 olive ridley turtles and 1 leatherback turtle were detected and 1 transplanted for a number of 50 released olive ridley babies. In this area, there was an increase in the presence of egg-laying females compared to the previous season. In the same dynamic the actors were able to define the priority objectives for the current and future year which are as follows: The characterization of incubation conditions on the beaches Characterization of feeding and nursery areas for green turtles and juvenile hawksbill turtles Strengthening environmental awareness/education efforts Increasing community development by supporting local communities in income-generating activities This report is a means of raising awareness of the activities of marine turtle NGOs in Cameroon and communicating to state, public bodies, donors, and to the private sector and to stimulate potential partnerships. This report is a part of the platform dynamics that aims more broadly at the implementation of concerted actions between the actors of Marine Turtle Conservation in Cameroon to strengthen the impact of actions and advocacy in favour of these threatened species. The report is available online on the RASTOMA’s website www.rastoma.org