APPEL À PROJETS – QUARRY LIFE AWARD : Heidelberg Materials lance la 6ème édition de son concours valorisant la préservation de la nature

Le concours scientifique et éducatif international Quarry Life Award, créé par Heidelberg Materials, récompense les actions novatrices ou exemplaires en faveur de la biodiversité en carrière. L’ambition de ce concours est d’améliorer les connaissances en matière de biodiversité sur les sites de carrières, de la favoriser et d’informer et de sensibiliser le grand public à l’importance de sa préservation. A cette occasion, chercheurs, étudiants, techniciens ou citoyens sont invités à participer à ce concours en répondant à l’appel à projets lancé par le groupe en France! Les candidats sont invités à soumettre une proposition de projet d’ici le 18 novembre 2024 sur le site internet dédié. En décembre 2024, le jury national du Quarry Life Award sélectionnera au maximum 6 projets (3 par catégorie) qui devront alors être mis en œuvre entre janvier et septembre 2025. Tous concourront simultanément aux niveaux national et international. À l’issue de la période de recherche, les participants soumettront un « rapport de projet final » rédigé en français et en anglais, et ce avant le 15 septembre 2025. Le Comité français de l’UICN accompagne depuis 17 ans Heidelberg Materials, afin de renforcer la prise en compte de la biodiversité dans leurs activités. Quels types de projets ? Les propositions, portées individuellement ou par équipes, devront être mises en œuvre sur l’un des 8 sites mobilisés : Les carrières des cimenteries de Bussac-Forêt (Charente-Maritime), Couvrot (Marne) et Ranville (Calvados) ainsi que les carrières granulats d’Arancou (Pyrénées-Atlantiques), Baccon (Loiret), Le Hourdel (Somme), Les Alleuds (Maine-et-Loire) et Pont-à-Mousson – Le Domaine (Meurthe-et-Moselle). Les projets sont organisés en 2 axes, déclinant respectivement 3 thématiques : L’axe Recherche se centre sur des projets scientifiques permettant d’accroître les connaissances écologiques au niveau d’une carrière et/ou visant l’amélioration de la gestion de la biodiversité, du paysage et de l’eau sur site. Ses catégories sont les suivantes : – Gestion de la biodiversité – Recherche sur l’habitat et les espèces – Aux portes de la carrière Ces projets seront évalués au regard de leur méthodologie, de leur faisabilité, de leur innovation et créativité, de la communication des résultats, ainsi que de leur valeur ajoutée pour la science et pour l’entreprise. L’axe dédié aux Initiatives Sociétales concerne, quant à lui, des projets d’engagement et de sensibilisation qui aident la carrière à une plus grande proximité avec ses parties prenantes externes. Ses trois catégories sont les suivantes : – Biodiversité et Éducation/Enseignement – Interconnexion carrières et collectivités locales – Solutions fondées sur la nature Ces projets seront évalués au regard de la sensibilisation, de la participation des parties prenantes locales, de la valeur ajoutée pour la collectivité et le site d’extraction ainsi que de sa faisabilité. Pour rappel, lors de la précédente édition, le grand prix international du Quarry Life Award (30 000 euros) a été remporté par la LPO Normandie pour son projet de création d’une mallette de jeux pédagogiques de sensibilisation au changement climatique et à la perte de biodiversité. Le projet avait été porté sur et en partenariat avec la carrière granulats d’Achères dans les Yvelines. Le projet est aujourd’hui déployé au sein du groupe en France, dans l’ensemble des activités. Calendier de l’appel à projets Jusqu’au 18 novembre 2024 : soumission des propositions de projets Décembre 2024 : sélection par le jury national des 6 projets participant à la compétition De janvier à septembre 2025 : mise en œuvre des projets et communication sur leur avancement Automne 2025 : remise des prix nationaux pour les 6 projets admis (nouveauté de la 6ème édition), allant de 1 000 € à 4 000 € Fin 2025 : remise des prix internationaux, allant de 10 000 € à 30 000 € Plus d’informations Consulter le site internet dédié au Quarry Life Award Consulter le communiqué de presse Consulter la vidéo de présentation Contacter Pierre Reaud, chargé de mission “Entreprises et biodiversité” Contacter Ludovic Pero, le référent national du concours (HeidelbergCement France) Les travaux du Comité français de l’UICN sur les entreprises et la biodiversité
Promouvoir les Solutions fondées sur la Nature pour l’adaptation au changement climatique

En tant que partenaire du Projet Life ARTISAN, le Comité français de l’UICN a apporté son expertise sur la définition et la mise en œuvre des Solutions fondées sur la Nature (SfN) au forum « Alliance Nature et Adaptation ». Cet événement, coorganisé par l’Office français de la biodiversité (OFB) et l’agence de l’eau Adour-Garonne, s’est tenu les 10 et 11 juin 2024 à Toulouse. Outre la participation à deux tables rondes, le Comité français de l’UICN a animé, lors de la deuxième journée, deux ateliers marqués par des échanges riches et des propositions inspirantes. Le premier atelier, centré sur la solidarité amont-aval en zones littorales, était un exercice prospectif. Les participants, regroupés par équipes de 3 ou 4, ont imaginé un avenir positif et souhaitable pour les milieux littoraux, abordant des thématiques propres telles que l’agriculture littorale, les villes côtières de demain, la gestion des risques de submersion et l’érosion du trait de côte. Cet exercice a été une réussite, tous les participants se sont prêtés au jeu avec enthousiasme. Il en est ressorti sept récits de formats différents (saynète, reportage radio, lettre à un proche, etc.) comprenant plusieurs éléments communs. En effet tous ont insisté sur la dimension de co-construction, de solidarité et de reconnexion à la nature afin de pouvoir s’adapter correctement aux défis de demain, notamment ceux engendrés par le réchauffement climatique. Le deuxième atelier consistait en une prise en main du nouvel outil d’accompagnement du Comité français de l’UICN pour la mise en œuvre et l’évaluation des SfN, qui est en cours de finalisation. À travers de l’évaluation de deux projets, les participants ont pu tester l’outil et fournir des retours quant à sa facilité de prise en main. Les retours ont été très positifs, et les suggestions d’amélioration constructives. Le Comité français de l’UICN va continuer à améliorer cet outil avant de le diffuser aux porteurs de projets. En conclusion, cet événement réunissant tous les acteurs œuvrant autour des SfN, démontre une nouvelle fois l’engouement croissant pour cette thématique et l’importance de l’engagement collectif nécessaire pour s’adapter aux changements climatiques. Grâce à des échanges enrichissants et des propositions innovantes, des avancées significatives ont été réalisées dans la mise en œuvre de Solutions fondées sur la Nature. Ces initiatives sont cruciales pour répondre aux défis environnementaux actuels et futurs, et le Comité français de l’UICN continue de jouer un rôle déterminant dans la promotion de ces solutions durables et résilientes, conformément au standard mondial de l’UICN. Le projet Life intégré ARTISAN (Accroître la Résilience des Territoires aux changements climatiques par l’Incitation aux Solutions d’Adaptation fondées sur la Nature) est financé par le Programme LIFE de l’’Union européenne, le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires. Piloté par l’Office français de la biodiversité, il s’appuie sur 28 bénéficiaires associés (dont le comité français de l’UICN). Il participe à la mise en œuvre du deuxième Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC-2) et du Plan biodiversité de la France. Le projet ARTISAN se consacre ainsi à : démontrer et valoriser le potentiel des Solutions fondées (SfN) sur la Nature pour l’adaptation au changement climatique; sensibiliser et faire monter en compétences les acteurs sur cette thématique ; accompagner et amplifier les projets de SfN sur tout le territoire national (dont l’Outre-mer). Photo bandeau : Hélène Ressayres, OFB
9 sites naturels français lauréats du Label « Liste verte de l’UICN »

Le Comité français de l’UICN et le Groupe d’experts français de la Liste verte félicitent les gestionnaires de la Réserve naturelle régionale du Val Suzon pour l’obtention du label “Liste verte de l’UICN”. la Réserve naturelle régionale du Val Suzon Nous saluons également les 8 sites naturels français qui viennent d’obtenir le renouvellement de leur label “Liste verte de l’UICN” : La Réserve naturelle nationale de Cerbère-Banyuls Le Parc marin de la Côte bleue Le Parc national de la Guadeloupe Le Parc national des Pyrénées La Réserve nationale de chasse et de faune sauvage (RNCFS) d’Orlu La Réserve biologique intégrale (RBI) du Bois du Loc’h Le Marais d’Episy La Réserve naturelle nationale des Terres australes françaises La Liste verte est à la fois un standard d’évaluation de l’efficacité de gestion des aires protégées et un label international reconnaissant la qualité de leur gestion. Elle s’appuie sur quatre piliers : une bonne gouvernance, une conception et une planification solides, une gestion efficace et une conservation réussie. Lancée officiellement en 2014 à l’occasion du Congrès mondial des parcs, la Liste verte constitue désormais une référence mondiale pour l’ensemble de la communauté de la conservation de la nature. En France, elle est déployée par le Programme aires protégées du Comité français de l’UICN et un groupe d’experts dédié : le Groupe d’experts français de la Liste verte (GELIV), présidé par Jean-Philippe Siblet. La France est le pays qui compte le plus grand nombre de sites labellisés dans la Liste verte, avec 24 sites au total. Cela témoigne de l’implication forte des gestionnaires français d’aires protégées et de la qualité de leur travail qui est récompensée à travers cette labellisation internationale. Nous vous invitons à consulter notre page dédiée pour obtenir plus d’informations : La Liste verte des aires protégées Publication Télécharger le communiqué de presse Le programme de la Liste verte des aires protégées et conservées du Comité français de l’UICN bénéficie du soutien financier de l’Office français de la biodiversité et du ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires. Découvrez deux sites naturels francais qui viennent d’OBTENIR LE RENOUVELLEMENT DE LEUR LABEL « LISTE VERTE de l’UICN » : La Réserve naturelle nationale de Cerbère-Banyuls https://youtu.be/01hCeCaXMOQ?si=Y6hRTkT1MUUSyIMr Le Parc marin de la Côte bleue https://youtu.be/m_5FGWQyP9U?si=aFVrVt_BCPht_gPN Photo bandeau : Réserve naturelle régionale et Forêt d’Exception® du Val Suzon, © Giada Connestari, société 16 prod
Plus de la moitié des espèces menacées de disparition en France ne bénéficient pas d’un statut de protection

Pour renforcer la protection des espèces, le Comité français de l’UICN a mené une étude afin de déterminer la part des espèces menacées bénéficiant d’un statut de protection, en métropole et en outre-mer. Le croisement des résultats de la Liste rouge nationale des espèces menacées avec les arrêtés de protection d’espèces montre que plus de la moitié (56%) des quelque 2900 espèces menacées de disparition en France ne sont couvertes par aucun arrêté de protection, soit plus de 1600 espèces. Les constats dressés à partir de cette analyse mettent en évidence des lacunes importantes dans la protection des espèces menacées et appellent à renforcer significativement la couverture de la protection réglementaire. Cette démarche est essentielle pour que la France atteigne d’ici 2030 l’objectif de stopper l’extinction des espèces menacées connues sur son territoire, auquel elle s’est engagée dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique. Sur la base de cette analyse, le Comité français de l’UICN, appuyé par les experts de sa Commission de sauvegarde des espèces, formule une série de quatre recommandations et cinq priorités d’actions pour répondre au risque de disparition des espèces par la voie de la réglementation. La note de position détaillée et la fiche synthétique de décryptage des enjeux sont disponibles en téléchargement ci-dessous. DOCUMENTS ET LIENS • Lire le communiqué de presse (juin 2024)• Lire la note de position et les recommandations• Découvrir la fiche de décryptage synthétique• Consulter l’annexe listant les espèces menacées et de leur statut de protection (xls)• Accéder à la base de données de l’INPN• Parcourir les résultats de la Liste rouge des espèces menacées en France Photo bandeau :Agrion joli (Coenagrion pulchellum) CC-BY-SA Gilles San Martin
Biodiversité et chaîne de valeur amont des entreprises : le cas de l’aluminium

Le Comité français de l’UICN a initié une étude sur la chaîne de valeur amont des entreprises*, pour identifier leurs impacts et dépendances vis-à-vis de la biodiversité et des services écosystémiques, liés à leurs achats de différentes matières premières, et pour formuler des recommandations. Une première fiche publiée aujourd’hui, concerne les produits en aluminium ou contenant de l’aluminium. Elle offre une synthèse des impacts et des dépendances, présente les principales certifications et initiatives existantes, et propose des recommandations à intégrer dans les stratégies biodiversité, les chartes RSE ou en matière d’achats responsables des entreprises. Pour répondre aux nouvelles exigences réglementaires (Corporate Sustainable Reporting Directive) et aux demandes des initiatives volontaires (Science Based Targets Network, Taskforce on Nature-related Financial Disclosures), les entreprises vont devoir progressivement collecter et publier plus d’informations et de données afférentes aux impacts de la chaîne de valeur de leurs produits et services sur la biodiversité. Ces données doivent conduire à une amélioration des pratiques, notamment d’achat, des entreprises. En effet, toutes les directions d’une entreprise sont concernées par les enjeux de biodiversité et pas seulement les directions développement durable ou RSE. Les directions achats tiennent un rôle important, et leur travail doit s’articuler avec celui des directions où sont pilotées les actions liées à l’environnement. Ainsi, la biodiversité, doit être pleinement intégrée dans les achats de matières premières et dans le choix de fournitures ou produits, donc dans la chaîne de valeur amont d’une entreprise, pour avoir des modèles économiques plus durables. La stratégie biodiversité d’une entreprise doit nécessairement s’appliquer dans les choix des achats, et cela peut se traduire de différentes manières : arrêter l’achat de matériaux à fort et très fort impact sur la biodiversité, choisir des matériaux à faible ou moindre impact à travers le recours à des produits certifiés ou labellisés, ou l’adoption de chartes d’achats intégrant des critères biodiversité, remplacer un matériau par un autre qui sera moins impactant sur la biodiversité, privilégier le choix de matériaux recyclés et recyclables. Cependant, ce sujet d’étude reste relativement peu exploré, du fait des difficultés qu’expriment les entreprises à recueillir les données de leurs fournisseurs. Pour adresser cette problématique, le Comité français de l’UICN a entrepris une étude avec son groupe de travail « Entreprises et biodiversité », réunissant ses entreprises partenaires, ses membres et ses experts, afin de permettre aux entreprises d’identifier les actions prioritaires à mener auprès de leurs fournisseurs de matières premières stratégiques. Trois matières premières stratégiques ont été sélectionnées pour cette première phase d’étude : l’aluminium, le bois d’œuvre et d’industrie, et l’acier. La fiche « aluminium » publiée aujourd’hui, constitue une ressource essentielle pour accompagner les entreprises dans : L’identification de leurs impacts et dépendances vis-à-vis de la biodiversité et des services écosystémiques liés à leurs achats de produits en aluminium ou contenant de l’aluminium, L’établissement d’une vue d’ensemble des principaux mécanismes de certification existants, L’intégration de cet enjeu dans leurs stratégies biodiversité, leur charte RSE ou en matière d’achats responsables, en lien avec leurs fournisseurs. L’ensemble du cycle de vie de l’aluminium a de très forts impacts sur la biodiversité et tout particulièrement dans la chaîne de valeur amont : depuis l’extraction de la bauxite jusqu’à la fabrication des produits de consommation, en passant par la production de l’alumine, puis la production de l’aluminium pour la fabrication des alliages. Ainsi, la déforestation, l’artificialisation des sols, la surexploitation de la ressource en eau, la pollution de l’eau et des sols avec les boues rouges et la pollution de l’air sont les pressions mesurées les plus importantes. Pour encourager des pratiques minières moins impactantes sur la biodiversité, nous identifions principalement l’existence de la certification internationale, Aluminium Stewardship Initiative (ASI) et des principes d’exploitation durable de l’International Council on Mining and Metals (ICMM). Nous encourageons toutefois ces référentiels à définir des critères de durabilité plus ambitieux pour garantir une production d’aluminium de moindre impact sur la biodiversité. Au regard des besoins en aluminium pour assurer la transition énergétique de nos sociétés, le Comité français de l’UICN propose ainsi trois recommandations aux entreprises : Privilégier les produits fabriqués à partir d’aluminium recyclé. Privilégier les produits en aluminium certifiés ASI. Définir des critères de durabilité ambitieux pour réduire les impacts de la production d’aluminium primaire sur la biodiversité. Pour les autres usages, la priorité doit être la réduction de l’utilisation d’aluminium. Ce travail a été soutenu par les huit entreprises partenaires du Comité français de l’UICN : Heidelberg Materials France, EDF, Veolia, ENGIE, Storengy France, EQIOM, Primagaz et Nestlé Waters France. * La notion de chaîne de valeur d’une entreprise désigne l’ensemble des processus et des interactions qui ont pour objectifs de générer une certaine valeur (à travers la création de produits et de services) à destination de ses clients. Au sein de ces processus, la chaîne de valeur amont concerne toutes les activités liées à l’approvisionnement en matières premières pour la fabrication des produits et par conséquent les interactions entre l’entreprise et ses fournisseurs. A travers l’achat de matières premières extraites des milieux naturels, les entreprises ont ainsi un impact indirect sur la biodiversité. PUBLICATION Les chaînes de valeur amont des entreprises – Fiche aluminium (2024) © Photo bandeau : Vladimir Zapletin
A PARTIR D’AUJOURD’HUI ET JUSQU’AU 26 MAI, C’EST LA FÊTE DE LA NATURE !

A partir d’aujourd’hui et jusqu’au 26 mai, c’est la Fête de la nature ! Rendez-vous dans la nature grâce aux 10 000 animations gratuites organisées dans plus de 2 200 lieux en France. En 2006, l’idée d’organiser une Fête de la Nature était émise par le Comité français de l’UICN et le magazine Terre Sauvage, puis proposée à l’ensemble des grandes organisations de la protection de la nature en France. Depuis 2007, chaque année autour du 22 mai, journée mondiale de la biodiversité, la nature est célébrée pendant plusieurs jours. Des milliers de manifestations sont organisées par les associations de conservation et d’éducation à la nature, les collectivités territoriales, les établissements publics et scolaires, les entreprises, les particuliers… sur tout le territoire français, en métropole comme en Outre-mer, dans les villes comme à la campagne. Retrouvez le programme complet : https://fetedelanature.com/programme-complet Pour cette 18ème édition, quelques grandes idées ont été suggérées : les espaces naturels protégés, les espaces naturels humides, les sciences participatives, l’écoute de la nature, la biodiversité nocturne, la nature en ville, les Atlas de la biodiversité communale et les jardins, l’organisation de grands pique-niques pédagogiques, ainsi que le lien entre la nature et l’art. Partez à la découverte des richesses naturelles à proximité de chez vous ! Photo bandeau : © Association de la Fête de la nature
Mettre la biodiversité au cœur de l’adaptation des forêts au changement climatique

Face au défi de l’adaptation des forêts au changement climatique, le Comité français de l’UICN recommande la mise en œuvre de solutions sylvicoles intégrant la biodiversité et la précaution dans le recours à la migration assistée des arbres et l’utilisation des espèces forestières exotiques. Le changement climatique influence fortement le fonctionnement des écosystèmes forestiers, il pourrait induire un déplacement en latitude des niches climatiques des essences forestières de 1 à 7 km par an, une vitesse bien plus élevée que la capacité des arbres à migrer. Il est estimé par exemple que les chênes ou les hêtres migrent de 100 km sur une période de plus de 500 ans. S’il est actuellement difficile de connaitre précisément l’ampleur de ces changements, les récentes publications scientifiques comme celles du CNRS (La biodiversité protège les forêts des effets du changement climatique | CNRS ) montrent que la biodiversité est le facteur clé de la résilience des forêts aux perturbations du climat. Ainsi, les gestionnaires des forêts actuelles, quel que soit l’objectif qu’ils se fixent (conservation, production, multifonctionnalité des forêts), se retrouvent face à des choix de gestion difficiles. Pour faire face à ces profonds changements, des solutions telles que la migration assistée des arbres ou l’introduction d’espèces forestières exotiques, sont sujettes à de nombreux débats. Pour apporter des éléments de réponse aux questionnements sur les solutions à privilégier pour l’adaptation des forêts au changement climatique, le Comité français de l’UICN, s’appuyant sur son groupe de travail « Forêts » et sur des experts du monde forestier, publie aujourd’hui 3 notes de position sur l’adaptation des forêts françaises au changement climatique : Les solutions sylvicoles intégrant la biodiversité pour l’adaptation des forêts au changement climatique La migration assistée des arbres Le recours aux espèces forestières exotiques dans le contexte du changement climatique Ces notes de position sont à destination des pouvoirs publics ainsi que des acteurs de la forêt et constituent la contribution du Comité français de l’UICN à la stratégie nationale de renouvellement forestier. Elles formulent au total 23 recommandations parmi lesquelles, « Suivre et évaluer les solutions sylvicoles utilisées en lien avec les organismes de recherche et de développement, pour comprendre les succès et les échecs », « Préserver les écosystèmes, la variabilité génétique au sein des essences autochtones, la diversité spécifique, et adapter les pratiques sylvicoles », « Déployer une approche écosystémique de la migration assistée » ou encore « Exclure la migration assistée et la plantation d’essences forestières exotiques des aires protégées de catégories I à IV de l’UICN ». Quelle que soit la gestion forestière envisagée, et face au fort degré d’incertitude, il est nécessaire de gérer la forêt en favorisant la diversité des approches et des solutions, en privilégiant les moins artificielles, et en prenant en compte que la préservation de la biodiversité est déterminante pour la résilience et l’adaptation des forêts face au changement climatique. Consulter les 3 notes de positionnement : Les solutions sylvicoles intégrant la biodiversité pour l’adaptation des forêts au changement climatique La migration assistée des arbres Le recours aux espèces forestières exotiques dans le contexte du changement climatique Photo bandeau : © S. Dupire
Biodiversité des sols : un guide pratique pour aider les agriculteurs à la préserver !

Le Comité français de l’UICN, l’association AGIR NC (AGroforestiers pour des Initiatives de Résilience) et la Direction de l’agriculture de Polynésie française publient un guide pratique intitulé « Boostez vos cultures », à l’attention des agriculteurs, dans le cadre du programme PROTEGE. Ce guide explique comment recourir aux mycorhizes et micro-organismes du sol pour améliorer la fertilité des sols et protéger les cultures sans recourir à des produits de synthèses. En écho à la note de synthèse publiée par l’UICN sur la santé des sols, qui souligne l’importance de la biodiversité des sols pour les cycles du carbone, de l’azote et de l’eau dont dépend la vie sur terre, le Comité français de l’UICN travaille depuis plusieurs années à la promotion de pratiques culturales vertueuses, permettant de regénérer la biodiversité des sols – notamment à Mayotte et en Polynésie française. En effet, la dégradation des terres, due en grande partie à la production agricole intensive alimentée par des produits chimiques, entraîne une perte de biodiversité dans les sols et compromet les services qu’ils fournissent lorsqu’ils sont en bonne santé. Les sols stockent par exemple les deux tiers de l’eau douce dans le monde, or cette fonction de stockage dépend du niveau de matière organique présente dans ces sols. Des sols dépourvus de biodiversité n’ont pas la même capacité d’infiltration et donc de stockage d’eau, ne permettant pas une production agricole soutenable et accélérant les impacts des sécheresses. Dans le cadre de ses travaux en Polynésie française, le Comité français de l’UICN a travaillé avec l’association AGIR NC de Nouvelle-Calédonie, et la Direction de l’Agriculture de Polynésie française pour documenter les meilleures pratiques en la matière, utilisées notamment en agroforesterie syntropique. Ces travaux ont donné naissance au guide pratique « Boostez vos cultures ! » à l’attention des agriculteurs. Conçu pour être facilement pris en main, ce guide pratique explique les étapes à suivre pour produire des mycorhizes, qui sont des champignons symbiotiques des racines – mais aussi alliés essentiels d’une agriculture à la fois productive, restauratrice des sols, économe en ressources et respectueuse de l’environnement et de la santé. Le guide déroule également un procédé simple de multiplication de micro-organismes, qui permettent de lutter contre les ravageurs. Ces protocoles ont été pensés, conçus et testés par l’agriculteur Mickaël Sansoni, agroforestier calédonien qui a pu mettre son expérience d’ingénieur en biotechnologie au profit de l’agroécologie. L’agroforesterie peut s’intégrer dans des projets des Solutions fondées sur la Nature pour renforcer la résilience au changement climatique et contribuer à l’alimentation locale des territoires insulaires. Le Comité français de l’UICN accompagne les agriculteurs pour la mise en place de parcelles agroforestières dans les outre-mer et plus récemment aux îles Fidji, dans un contexte coopération régionale et avec le soutien du Fonds Pacifique. Téléchargez le guide pratique BOOSTEZ VOS CULTURES – Produire ses mycorhizes et micro-organismes du sol Cette publication a été produite avec le soutien financier de l’Union européenne (11ème Fonds Européen de Développement régional) au travers du Projet Régional Océanien des Territoires pour une Gestion durable des Ecosystèmes (PROTEGE) mis en œuvre par la Communauté du Pacifique en Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et à Wallis et Futuna. Photo bandeau : © Marilyn Deas
Focus sur la flore des îles Kerguelen

Situées au sud de l’océan Indien, les îles Kerguelen forment un archipel montagneux composé d’une île principale et de centaines d’îles et îlots satellites. Une flore originale s’y est développée du fait de l’isolement extrême de ces terres subantarctiques et de leur climat humide, venteux et froid. Parmi les 29 espèces de plantes vasculaires natives, une espèce apparaît menacée et une autre quasi menacée. Même si le risque de disparition reste faible pour la plupart des espèces, la flore de l’archipel est affectée par les plantes et les animaux introduits devenus envahissants et par les impacts du changement climatique. Réalisées dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, les analyses ont été coordonnées par le Comité français de l’UICN et l’unité PatriNat (OFB-MNHN-CNRS-IRD), avec l’expertise de botanistes spécialistes de ces territoires et l’implication de la direction de l’environnement des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN Comité français, OFB, MNHN (2024). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Flore vasculaire des îles Kerguelen. Paris, France Photo bandeau :Communauté végétale aux îles Kerguelen © Françoise Hennion
Recommandations du Comité français de l’UICN sur le projet de création par Réseau de Transport d’Electricité (RTE) d’une ligne électrique haute tension entre Fos-sur-Mer et Jonquières-Saint Vincent

Le Comité français de l’UICN travaille depuis plusieurs années sur la conciliation de la transition énergétique et écologique pour ne pas opposer deux politiques : celle de la lutte contre les effets du changement climatique et celle de la protection de la biodiversité. Aussi, le Comité français de l’UICN est favorable à la décarbonation nécessaire de la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer. Néanmoins, il demande à ce que les enjeux de biodiversité soient systématiquement pris en compte pour que cette transition énergétique soit en cohérence avec les enjeux écologiques mondiaux, et que pour chaque projet, la séquence « Eviter, Réduire, Compenser » soit mise en œuvre de façon à prioriser l’évitement et à n’appliquer la compensation qu’en dernier recours. Or, dans ce projet, l’évitement de zones primordiales pour la conservation de la biodiversité n’est pas respecté. Ainsi dans le cadre de la concertation publique sur ce projet lancée par RTE, le Comité français de l’UICN a recommandé : 1- Que la solution technique proposée soit revue, afin que l’approvisionnement en énergie se fasse en dehors des zones importantes pour la biodiversité, notamment les zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) et les aires protégées, de manière à être en cohérence avec les stratégies et lois de préservation de la biodiversité et de zéro artificialisation nette des sols (lois pour la reconquête de la biodiversité, climat résilience, SNB, stratégie nationale des aires protégées). L’implantation du projet doit être ainsi priorisée sur des zones déjà artificialisées et ne pas contribuer à la perte et la fragmentation d’espaces naturels. 2- Qu’en dehors de ces zones importantes pour la biodiversité qui auront été évitées, la séquence « Eviter, Réduire, Compenser » (Eviter les impacts d’un projet, les Réduire lorsqu’il en reste et en dernier recours, les Compenser dans un objectif d’absence de perte nette et si possible de gain net pour la biodiversité) soit rigoureusement appliquée et justifiée selon le principe d’interférence minimale avec la biodiversité, sur les nouvelles zones identifiées. 3- Qu’un véritable débat public, permettant la réalisation d’expertises indépendantes sur les besoins en électricité de la ZIP de Fos-sur-Mer et la faisabilité technico-économique de solutions alternatives de moindre impact pour la biodiversité et les paysages (notamment l’enfouissement sous la voirie routière existante) soit organisé. Au regard des forts enjeux socio-économiques et des impacts significatifs sur l’environnement du projet de liaison THT entre Jonquières et Fos-sur-Mer, l’organisation de ce débat public sous l’égide de la Commission nationale du débat public (CNDP) s’impose. Consulter le document dans son intégralité : Recommandations du Comité français de l’UICN sur le projet de création par Réseau de transport d’électricité (RTE) d’une ligne électrique haute tension entre Fos-sur-mer et Jonquières-Saint-Vincent Photo bandeau © Musat