Encore beaucoup de poissons dans la Méditerranée ? Plus pour très longtemps…
Plus de 40 espèces de poissons marins présentes actuellement dans la Méditerranée pourraient disparaître dans les quelques prochaines années. Selon une étude réalisée pour la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées ™ sur le statut des poissons marins dans la mer Méditerranée, près de la moitié des espèces de requins et de raies (poissons cartilagineux) et au moins 12 espèces de poissons osseux sont menacées d’extinction en raison de la surpêche, de la dégradation des habitats marins et de la pollution. Des espèces commerciales comme le Thon rouge (Thunnus thynnus), le Mérou brun (Epinephelus marginatus), le Bar commun (Dicentrarchus labrax) ou le Merlu commun (Merluccius merluccius) sont considérées comme menacées ou quasi menacées d’extinction au niveau régional en raison principalement de la surpêche. « L’état de la population de Méditerranée et de l’Atlantique Est du Thon rouge de l’Atlantique (Thunnus thynnus) est particulièrement préoccupant. Il ya eu une baisse estimée de 50% dans le potentiel de reproduction de cette espèce au cours des 40 dernières années en raison de la surpêche intensive« , explique Kent Carpenter, coordonnateur de l’évaluation. « Le manque de respect des quotas actuels combiné avec la sous-déclaration généralisée des captures aurait sapé les efforts de conservation pour cette espèce en Méditerranée. » L’utilisation d’engins de pêche, telles que les lignes de pêche, filets maillants ou de chalutage, et l’utilisation illégale de filets dérivants signifie que des centaines d’animaux marins sans valeur commerciale sont capturés, menaçant les populations de nombreuses espèces de requins, raies et autres poissons, ainsi que d’autres animaux marins, dont les dauphins, les baleines, les tortues et les oiseaux. « L’utilisation de chaluts est l’un des principaux problèmes pour la conservation et le maintien de nombreuses espèces marines« , explique Maria del Mar Otero, Chargée du programme marin de l’UICN en Méditerranée. « Parce ce qu’elle n’est pas sélective, cette technique de pêche permet de capturer les poissons recherchés mais également celle d’un grand nombre d’autres espèces, tout en détruisant les fonds marins, où de nombreux poissons vivent, se reproduisent et se nourrissent.« L’étude souligne la nécessité de renforcer la réglementation sur la pêche, de créer de nouvelles réserves marines, de réduire la pollution et de revoir les quotas de pêche, en particulier le nombre de captures autorisées pour les espèces menacées. « La consommation responsable est une des façons dont nous pouvons tous contribuer à la conservation de nombreuses espèces marines », explique Catherine Numa, Chargée du programme pour les espèces de l’UICN Méditerranée.« Sur la base des conclusions de la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées, nous espérons que les politiciens prendront les décisions appropriées pour sécuriser cette source importante de nourriture à l’avenir, tout en protégeant et en valorisant la diversité biologique de la planète en même temps. » C’est la première évaluation régionale complète réalisée pour la Liste Rouge de l’UICN portant sur les espèces indigènes de poissons marins d’une mer entière. Le rapport souligne également le manque substantiel d’informations sur l’état de conservation de près d’un tiers de ces poissons marins de la Méditerranée (qui ont été évalués comme « données insuffisantes »), sachant qu’une proportion importante d’entre eux sont endémiques de la région. De futures recherches pourraient montrer que les espèces classées en « données insuffisantes » seraient en fait menacées pour une grande proportion d’entre elles. De nouveaux financements et de nouvelles recherches doivent donc être focalisés vers ces espèces classées en données insuffisantes. Pour en savoir plus, consultez le document complet. Pour plus d’informations, vous pouvez contacter : Nicki Chadwick, Chargée des relations avec les médias, t +41 22 999 0229, m +41 79 528 3486 ; Lynne Labanne, Chargée de communication du Programme de l’UICN sur les espèces, t +41 22 999 0153 ;
Lancement du « Nature Images Awards 2011 »
L’UICN et le magazine « Terre Sauvage » s’associent pour lancer un nouveau concours international d’images et de reportages sur la nature. “Parce que le bien-être le plus accessible qui soit est la nature, nous croyons à l’importance de permettre à tous d’en retrouver le chemin. Nous croyons qu’elle est source d’émerveillement, de dépassement de soi, qu’elle permet de multiples activités intergénérationnelles, qu’elle participe à la réparation de l’homme blessé comme à son ressourcement et qu’elle appelle chacun à plus de responsabilité dans sa manière d’habiter la Terre. Et parce que nous pensons que l’image de nature est porteuse de toutes ces valeurs, nous vous proposons ce nouveau défi !” Julia Marton-Lefèvre, directrice générale de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) Éric de Kermel, directeur général du magazine Terre Sauvage Lʼimage au service de lʼhomme et de la nature Le magazine français Terre sauvage et l’UICN (Union internationale de conservation de la Nature) parient sur la force de l’image, photo et vidéo, et proposent à tous ceux qui le souhaitent de montrer les merveilles de la nature et les réalisations de ceux qui la protègent en protégeant ainsi l’homme. Jusqu’au 15 juillet, tous les photographes, professionnels ou amateurs sont invités à participer à la première édition du concours international Nature Images Awards 2011. Ce concours récompensera les plus belles images de nature, mais surtout les reportages les plus porteurs de beauté et de sens sur les relations entre l’homme et la nature. Nature Images Awards 2011 vise aussi à repérer les talents nouveaux. Les lauréats des catégories « reportages » pourront ensuite raconter de nouveaux sujets, par le biais de bourses destinées à financer des productions à venir. Un concours centré sur le reportage et les séries dʼimages Pour un magazine comme Terre sauvage, il paraît naturel de privilégier les photographes capables de raconter une histoire, de structurer une narration en plusieurs images, d’exprimer sa vision artistique à travers de multiples images. Ainsi, sur les 9 catégories proposées, 5 catégories seront consacrées aux reportages et aux séries. Faire émerger des talents nouveaux, 3 bourses de 3 000 à 5 000 € pour réaliser de nouveaux reportages L’ambition de Nature Images Awards est de déceler des talents nouveaux et de leur permettre de produire un sujet complet. Ainsi, 3 bourses seront attribuées pour la réalisation d’un nouveau reportage. Le jury A partir du 20 septembre, le public sera appelé à participer à la sélection finale des lauréats et choisir les images et les reportages qui seront distingués. Comment participer ? La compétition est ouverte jusqu’au 15 juillet 2011 minuit. La participation se fait entièrement sur internet, sur www.natureimagesawards.com où sont détaillées les catégories, le règlement complet et les conditions de participation.
Biodiversité et territoires : vers un renforcement des stratégies régionales pour la biodiversité ?
A quelques mois du lancement de la nouvelle stratégie nationale pour la biodiversité, comment les collectivités territoriales se mobiliseront-elles ? Les récents engagements pris au niveau national (Grenelle de l’environnement) et international (10ème Conférence des nations unies sur la diversité biologique de Nagoya – CDB) encouragent fortement les autorités locales à renforcer leur implication pour la préservation de la biodiversité. Le Comité français de l’UICN – Union Internationale pour la Conservation de la Nature, recommande, sur la base d’un état des lieux publié aujourd’hui en partenariat avec la Fédération des Parcs naturels régionaux, le renforcement des stratégies régionales pour la biodiversité. A ce jour, les stratégies régionales pour la biodiversité concernent près de la moitié des Régions françaises : depuis 2004, 6 Régions s’en sont dotées et 4 sont en préparation. Elles sont élaborées dans le cadre de démarches volontaires et participatives associant les acteurs du territoire et traduisent un engagement fort des territoires concernés, notamment des Conseils régionaux qui ont initié et porté ces dispositifs, en faveur de la préservation de la biodiversité. Elles sont porteuses d’une véritable valeur ajoutée, car elles définissent des orientations d’intervention communes et partagées pour préserver la biodiversité du territoire régional. Elles favorisent également une convergence d’objectifs et de moyens pour une action publique solidaire et cohérente. Cet outil mérite toutefois d’être développé et amélioré, en favorisant en particulier, une mobilisation et un portage politique local plus fort, l’organisation d’une gouvernance plus collégiale et pérenne associant tous les acteurs régionaux (notamment les associations), une prise en compte plus ambitieuse de la biodiversité dans tous les secteurs d’activités du territoire, et une meilleure articulation et mise en cohérence entre les différentes politiques locales (trame verte et bleue, aires protégées, agriculture, climat, transports…). Face à l’échec de l’objectif 2010, et à la dégradation toujours croissante de la biodiversité sur notre territoire, le Comité français de l’UICN encourage fortement l’ensemble des régions françaises à renforcer leurs actions et à innover à travers les stratégies régionales pour la biodiversité, cadre de référence régional pour l’intégration de la biodiversité dans les autres politiques du territoire. Elles assureront ainsi une contribution cohérente aux engagements promus par le nouveau plan stratégique mondial (CDB) et la nouvelle stratégie française pour la biodiversité (SNB). > Communiqué de presse disponible en téléchargement. > Rapport de l’étude des stratégies régionales pour la biodiversité, disponible en téléchargement > Monographies des 6 stratégies régionales pour la biodiversité, disponible en téléchargement. Pour en savoir plus sur nos travaux concernant les collectivités territoriales et la biodiversité, cliquez >> ici. Contacts Pour toute information, merci de contacter : Florence Clap – Chargée de programme « Politiques de la biodiversité ». Valérie Moral – Chargée de mission « Collectivités territoriales et biodiversité ». Documents joints CP SRB UICN France
Qui sera la capitale française de la biodiversité en 2011 ?
Le Comité français de l’UICN s’est associé le 7 février 2011 au lancement du nouveau concours 2011 de la capitale française de la biodiversité, organisé à Paris par Natureparif. 2010, année internationale de la biodiversité des Nations Unies, a permis de lancer le concours « Capitale de la biodiversité » organisé simultanément en Allemagne, en Slovaquie, en Espagne, en France et en Hongrie. L’UICN est partenaire de l’organisation de ce concours qui visent à récompenser les collectivités locales les plus impliquées en faveur de la biodiversité. Qui sera la « Capitale française de la biodiversité » ? En France, Natureparif organise ce concours destiné à toutes les communes, communautés de communes, urbaines et d’agglomération. Il a pour objectif d’élire la « Capitale française de la biodiversité », de récompenser les collectivités les plus actives, celles qui auront fait le pari de protéger leur patrimoine naturel aussi bien que leur patrimoine bâti. Grâce à ce concours, chaque collectivité pourra valoriser les actions qu’elle mène tant en matière de protection de la nature que de sensibilisation des citoyens ou de formation des personnels communaux. La présence d’espaces naturels au coeur des villes influe sur la qualité de vie et la santé des citadins. La biodiversité conditionne de nombreux services écologiques : approvisionnement en eau, alimentation, matériaux de construction, mais aussi proximité avec la nature indispensable au bien-être. L’homme, partie intégrante de cet écosystème urbain, dépend de la disponibilité et du maintien de ces services. Il est de notre responsabilité de laisser cet héritage aux générations futures. Intégrer la biodiversité dans les documents d’urbanisme et les aménagements L’édition 2011 s’étend aux villes et intercommunalités (communautés de communes et d’agglomération et communautés urbaines), sur le thème « planification et urbanisme ». Il s’agit de distinguer les actions concrètes pour intégrer la biodiversité dans les politiques d’aménagement, à partir du diagnostic écologique sur les espèces et les habitats présents sur le territoire. Comment participer au concours ? Les 4639 communes d’au moins 2 000 habitants, les communautés de communes, urbaines et d’agglomération, sont invitées à participer au concours « Capitale française de la biodiversité ». Pour cela, il suffit de remplir en ligne le questionnaire qui est aussi téléchargeable sur le site : www.natureparif.fr/concours2011/questionnaire Le questionnaire est composé de trois grands chapitres traitant de tous les aspects de protection de la biodiversité par les collectivités : de la connaissance à la gestion, en passant par l’urbanisme et les actions pédagogiques. Trois catégories de communes peuvent concourir selon leur nombre d’habitants : 1. 2 000 à 20 000 habitants 2. 20 001 à 100 000 habitants 3. plus de 100 000 habitants. Deux catégories de collectivités intercommunales sont prévues : 4. Communautés de communes 5. Communautés urbaines et d’agglomération Les prix suivants seront décernés : * le prix gagnant, toutes catégories confondues, « Capitale française de la biodiversité » * les premiers prix pour les catégories 1 à 5 * le prix spécial Natureparif pour une collectivité d’Ile-de-France. La date limite de validation en ligne des dossiers est le 31 mai 2011. Retour sur l’édition 2010 du concours La première édition du concours organisé dans cadre de l’année internationale de la diversité biologique portait sur la « gestion de la nature et les espaces verts publics ». Des vergers pédagogiques de Grande-Synthe, lauréate du concours et Capitale française de la biodiversité 2010, en passant par le plan apiculture urbaine de Lille, la gestion des espaces verts de Jarrie ou encore la réalisation d’un atlas de la biodiversité à Alès, le concours a démontré que les villes sont des actrices incontournables de la protection de la biodiversité et des milieux naturels. Un rôle qui leur a été reconnu officiellement au niveau international lors du sommet de Nagoya au Japon en octobre 2010.
Les forêts de la planète sont indispensables à la vie
L’UICN appelle à consacrer plus de ressources à la protection de l’extraordinaire richesse des forêts et à la restauration des milieux forestiers dégradés. À l’occasion de l’Année internationale des forêts, la plus grande union environnementale du monde veut sensibiliser la communauté internationale à l’importance des forêts. « L’air que nous respirons, la nourriture, l’eau et les médicaments dont nous avons besoin pour survivre, la diversité de la vie sur la planète, le climat qui façonne notre présent et notre avenir : tout cela dépend des forêts. En 2011, la communauté internationale doit prendre conscience de l’importance vitale des forêts et de leur remise en état pour le maintien de la vie sur la Terre ; elle doit aussi reconnaître le rôle des humains pour leur protection et leur utilisation durable », dit Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l’UICN. Les forêts contribuent à la stabilité du climat ; de ce fait, elles jouent un rôle central dans les réponses au changement climatique, explique l’UICN. « Les forêts représentent le moyen le plus rapide et le plus rentable, à l’échelle la plus large, pour réduire les émissions mondiales », dit Stewart Maginnis, Directeur de l’environnement et du développement à l’UICN.« Si nous réduisons de moitié les émissions émanant des forêts d’ici 2020, cela peut représenter déjà 40% des réductions de gaz à effet de serre requises pour la prochaine décennie. » Les forêts contribuent considérablement à la croissance économique, tant sur le plan national que mondial. Près de 25% des revenus des communautés dépendant des forêts proviennent des biens et des services fournis par ces dernières. D’après les données les plus récentes de l’UICN, la production des forêts gérées localement apporte chaque année 130 milliards de dollars aux populations pauvres. « Des populations du monde entier souffrent ou sont privées de moyens de subsistance et de bien-être à cause de la destruction et de la dégradation des forêts », rappelle Carole Saint-Laurent, conseillère principale pour les politiques des forêts à l’UICN. « Il s’agit de restaurer des milieux forestiers dégradés qui à l’heure actuelle n’apportent rien à personne, ou très peu, pour qu’ils retrouvent toute leur valeur », ajoute Mme Saint-Laurent, que le journal britannique The Observer a qualifiée de « gourou du reboisement 2011 ». L’Année internationale des forêts sera lancée officiellement lors de la 9e session du Forum des Nations Unies sur les forêts (FNUF), qui se tiendra du 24 janvier au 4 février à New York. À cette occasion, l’UICN annoncera de nouvelles initiatives de restauration des forêts d’importance mondiale, ainsi que de nouveaux éléments sur la valeur économique des forêts. Porte-paroles : Stewart Maginnis, Directeur de l’environnement et du développement, UICN, stewart.maginnis@iucn.org Stephen Kelleher, Directeur adjoint du Programme de conservation des forêts, UICN, stephen.kelleher@iucn.org Consuelo Espinosa, Responsable forêts et changement climatique, UICN, consuelo.espinosa@iucn.org Carole Saint-Laurent, Conseillère principale pour les politiques de la forêt, UICN, carsaintl@bellnet.ca Pour plus d’informations ou pour des entretiens, veuillez contacter : Borjana Pervan, Relations médias UICN, tél +41 798574072, borjana.pervan@iucn.org Brian Thomson, Relations médias UICN, tél+41 797218326, brian.thomson@iucn.org Daniel Shaw, Communication Forêts UICN, tél+41229990168, daniel.shaw@iucn.org Nouvelles /Photos/ Matériel audio/vidéo :www.iucn.org/iyf
L’ONU donne un feu vert à la création de l’IPBES
Lors de sa session pleinière du 21 décembre 2010, l’Assemblée Générale de l’ONU a approuvé la création de la plate-forme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES, en anglais). L’UICN salue cette décision attendue qui permet de clore l’année internationale de la biodiversité sur une avancée importante et de confirmer le nouvel élan mondial lancé à Nagoya. La plate-forme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) a pour but d’améliorer l’interface entre les connaissances scientifiques et les décisions politiques sur les enjeux de la biodiversité. Elle devrait jouer un rôle comparable à celui du Groupe intergouvernemental sur le changement climatique (GIEC) qui a permis de renforcer la compréhension et l’action mondiale sur le réchauffement climatique. L’IPBES fournira des expertises collectives sur l’état et les évolutions de la biodiversité, basées sur les travaux de recherche réalisées dans le monde. Elle sera chargée d’éclairer les gouvernements, en leur fournissant les meilleures connaissances disponibles et identifiant les scénarios possibles, pour prendre les décisions nécessaires. L’idée de la création de l’IPBES a été proposée par la France lors de la conférence internationale « Biodiversité, science et gouvernance » tenue à Paris en janvier 2005. Elle a été reprise par l’Union Européenne puis longuement débattue au sein des Nations Unies. L’UICN a soutenu fortement cette initiative et a joué un rôle important dans son processus de création, notamment à travers ses commissions d’experts. Pour en savoir plus sur l’IPBES, consultez le site www.ipbes.net
Conférence de Cancún : dépasser la crise et restaurer rapidement la confiance dans la lutte contre le changement climatique
A l’occasion du Sommet sur le climat des Nations Unies qui se tiendra à Cancun, l’UICN appelle les décideurs à restaurer la confiance dans le processus de négociation, à accroître les fonds alloués à la lutte contre le changement climatique et à veiller à ce que les alternatives naturelles soient intégrées à l’après-2012. L’adaptation au changement climatique, le financement et la réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts (REDD) sont quelques-uns des principaux thèmes auxquels réfléchiront les 194 pays réunis au Mexique du 29 novembre au 10 décembre 2010. Réaliser aujourd’hui des avancées significatives afin de conclure très rapidement un accord légalement contraignant « Dans le monde entier, on peut voir de nombreux pays et communautés faire des progrès sur le terrain pour s’adapter aux impacts du changement climatique et réduire leurs émissions » affirme le Directeur de l’environnement et du développement de l’UICN, Stewart Maginnis. « Cependant, seul un accord équitable, complet et légalement contraignant offrira l’engagement international indispensable pour gérer la crise climatique. À Cancun, il faut que les gouvernements restaurent la confiance ébranlée dans le processus de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique, ce qui nous rapprochera de la finalisation d’un accord pour sauver la planète ». Restaurer la confiance perdue par des plans de financement accélérés et à long terme « Nous devons mettre derrière nous la paralysie de l’après-Copenhague » analyse Claire Parker, Consultante Senior sur les politiques de lutte contre le changement climatique. « Il nous faut trouver des nouveaux financements pour limiter les impacts du changement climatique et réduire les émissions. Pour les pays en développement, il doit s’agir d’un financement additionnel à l’Aide publique au développement, qui leur permette de s’adapter aux impacts déjà perceptibles aujourd’hui et de réduire leurs émissions ». Trouver un accord sur le REDD+ (réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts) pour maintenir les forêts durables et en bonne santé « Réduire les émissions de gaz à effet de serre permet non seulement de conserver les ressources naturelles forestières dont dépendent des millions de personnes vulnérables, mais c’est aussi une solution gagnante pour les deux parties : les hommes et la nature » souligne Carole Saint-Laurent, Conseillère Senior sur les politiques forestières à l’UICN.« C’est pour l’instant l’une des évolutions les plus prometteuses dans les négociations, et il est temps que les gouvernements insistent davantage pour intégrer définitivement le REDD+ dans le futur accord sur le climat ». S’accorder sur un cadre d’adaptation pour faire avancer les négociations « Les pays vulnérables en développement en particulier luttent déjà pour faire face aux impacts du changement climatique » rappelle Ninni Ikkala, Coordinatrice à l’UICN pour le changement climatique.« Un cadre mondial d’adaptation est indispensable pour soutenir internationalement les actions urgentes et nécessaires sur le terrain, notamment une meilleure gestion des ressources naturelles et l’assurance que les communautés locales en bénéficient ». La position de l’UICN pour la conférence est téléchargeable ci-dessous. Des photos et du matériel audio et vidéo sont disponibles à l’adresse suivante : http://www.iucn.org/unfccc/events/2010_cancun/ Relations avec les médias : Brian Thomson, Responsable des relations avec les médias , tel. portable : +41 79 721 8326, courriel : brian.thomson@iucn.org Borjana Pervan, Chargée des relations avec les médias, tel. portable : +41798574072, courriel : borjana.pervan@iucn.org Documents joints Position de l’UICN – Conférence de Cancún
Soixante experts et acteurs réunis sur les espèces exotiques envahissantes dans les collectivités françaises du Pacifique
Du 29 novembre au 2 décembre, le Comité français de l’UICN organise en Nouvelle-Calédonie un atelier de travail sur les espèces exotiques envahissantes dans le Pacifique. Cet événement accueille soixante experts et acteurs de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie française et de Wallis et Futuna, ainsi que de pays voisins (Nouvelle-Zélande, Fidji…) et de tout l’outre-mer (La Réunion, Mayotte, les Antilles françaises…). Pendant 4 jours, ces participants échangent et confrontent leurs expériences sur ce sujet majeur pour la conservation de la biodiversité. L’objectif est d’identifier des priorités d’action et d’élaborer des recommandations pour renforcer la sensibilisation, la prévention et la gestion des invasions biologiques. Les espèces exotiques envahissantes sont reconnues comme l’une des principales causes de l’érosion de la biodiversité à l’échelle mondiale, et plus particulièrement dans les îles. Elles engendrent des dégâts écologiques importants, pouvant s’accompagner d’impacts négatifs pour les activités économiques ou la santé humaine. Les collectivités françaises d’outre-mer sont particulièrement concernées : 49 des 100 espèces considérées comme les plus envahissantes au monde y sont déjà présentes. Organisé par le Comité français de l’UICN, cet atelier a été conçu en collaboration avec la Province Nord, la Province Sud et le Gouvernement de Nouvelle-Calédonie, et avec le Territoire de Wallis et Futuna. Pour télécharger le communiqué de presse >> cliquez ici Pour visiter le site Internet dédié à cet enjeu, rendez-vous sur : www.especes-envahissantes-outremer.fr Documents joints Communiqué Atelier espèces exotiques envahissantes Pacifique
Les espaces protégés français : un réseau crucial pour la sauvegarde de nos richesses naturelles
A l’occasion de l’année internationale de la biodiversité, le Comité français de l’UICN édite une nouvelle brochure de présentation des espaces protégés français, réalisée en collaboration avec l’ensemble des réseaux gestionnaires d’aires protégées et le soutien du Ministère de l’écologie. Les espaces protégés sont la pierre angulaire des stratégies de conservation de la biodiversité. Ils contribuent à la gestion des territoires et aux objectifs de développement durable. Dans le cadre du Grenelle de l’environnement et du Grenelle de la Mer, le Comité français de l’UICN avait proposé que la France renforce et étende son réseau d’espaces protégés, en plaçant 2% au moins de l’espace terrestre métropolitain sous protection forte d’ici 10 ans (voir les engagements du Grenelle de l’Environnement et la circulaire du 13 août 2010 relative aux déclinaisons régionales de cette stratégie de création), et s’engage à conserver 20% de son domaine maritime d’ici 2020 (voir les engagements du Grenelle de la Mer). Le Comité français de l’UICN vient d’éditer une nouvelle brochure de synthèse pour éclairer ces enjeux et porter à la connaissance du public notre système d’espaces protégés. Ce document actualisé présente le panorama des différents types d’aires protégées existant en France métropolitaine et en outre-mer. Qu’ils soient contractuels, réglementaires ou fonciers, ces outils correspondent à différents niveaux ou modes de protection souvent complémentaires. Ils mobilisent une grande diversité d’acteurs avec des systèmes de gouvernance variés. Ils permettent de répondre aux engagements de la France sur la biodiversité tout en prenant en compte les contextes locaux. Au travers de sa lecture, vous découvrirez la richesse du patrimoine naturel hébergé dans nos espaces protégés, qui constituent un réseau remarquable à développer et à consolider au cours des prochaines années. Pour télécharger la brochure en version complète cliquez >> ici Chapitres en téléchargement à partir des liens ci-dessous : Couverture et sommaire Protection conventionnelle Protection réglementaire Maîtrise foncière Désignations internationales Outre-mer Annexes Pour en savoir plus sur nos activités concernant les aires protégées, cliquez >> ici Contact Thierry LEFEBVRE, Chargé de programme aires protégées / Téléphone : 01.47.07.78.58
Thon rouge : une épreuve test de l’application les engagements de Nagoya
Cette semaine la Commission Internationale pour la Conservation des thonidés de l’Atlantique (ICCAT), qui réunit 48 pays pêcheurs de thonidés dans l’Atlantique, dont la France, doit décider du quota de prises pour l’année 2011. Avec le développement rapide de la pêche industrielle à la senne, cette espèce (stock atlantique ouest) est aujourd’hui en « danger critique d’extinction » sur la liste rouge de l’UICN. Lors de la récente conférence internationale sur la biodiversité de Nagoya, les Etats ont pris des engagements pour éviter l’extinction d’espèces menacées, gérer de manière durable les ressources halieutiques et supprimer la surpêche (objectifs 6 et 12 du plan d’action stratégique ) d’ici 2020. La France a annoncé qu’elle défendrait un quota de pêche global de 13 500 tonnes de thon rouge pour 2011 dont 2500 tonnes pour les pêcheurs français (mêmes quotas que l’année dernière). Or, selon les derniers travaux des scientifiques de l’ICCAT, le maintien du quota actuel ne laisserait que de 63 % de chance à la population de thon rouge de se reconstituer d’ici à 2022. De plus, ce quota ne tient compte, ni de la pêche illégale en Méditerranée, ni des nombreuses failles dans le système de déclarations. Le Comité français de l’UICN rappelle que le respect des engagements de Nagoya nécessite de définir des quotas de pêche annuels au thon rouge compatibles avec un rétablissement à 100% de l’espèce et de prendre des mesures pour mettre fin à la pêche illicite en Méditerranée. (1) Objectif 6 : D’ici à 2020, tous les stocks de poisson et d’invertébrés et plantes aquatiques sont gérés et récoltés d’une manière durable, légale et en appliquant des approches fondées sur les écosystèmes, de telle sorte que la surpêche soit évitée, des plans et des mesures de récupération sont en place pour toutes les espèces épuisées, les pêcheries n’ont pas d’impacts négatifs marqués sur les espèces menacées et les écosystèmes vulnérables, et l’impact de la pêche sur les stocks, les espèces et les écosystèmes restent dans des limites écologiques sûres. Objectif 12 : D’ici à 2020, l’extinction d’espèces menacées connues est évitée et leur état de conservation, en particulier de celles qui tombent le plus en déclin, est amélioré et maintenu.