Guide des vertébrés envahissants en outre-mer
Le Comité français de l’UICN et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage viennent d’éditer en partenariat un nouvel ouvrage intitulé « Les vertébrés terrestres introduits en outre-mer et leurs impacts. Guide illustré des principales espèces envahissantes ». En raison de leurs impacts écologiques et socio-économiques multiples, ces espèces posent des problèmes majeurs à tous ceux qui en outre-mer ont en charge la préservation d’un patrimoine naturel unique : associations, établissements publics, services de l’Etat et des collectivités locales. Cet ouvrage leur est destiné, ainsi qu’au grand public intéressé par ce sujet. Son objectif est de sensibiliser et d’informer sur les vertébrés exotiques envahissants et leurs impacts. Trente neuf espèces introduites parmi les plus envahissantes ou potentiellement envahissantes font l’objet d’une monographie résumant leur écologie, leur distribution dans l’outre-mer français, leurs impacts avérés ou potentiels, la réglementation les concernant, etc. Ce guide a bénéficié du soutien du Ministère chargé de l’écologie et a été réalisé grâce à la contribution de nombreux experts et acteurs ultra-marins. Pour télécharger le guide, rendez-vous sur le site dédié aux espèces exotiques envahissantes en outre-mer ou cliquer >> ici.
Les thonidés nécessitent une protection accrue
Pour la première fois, toutes les espèces de scombridés (thons, bonites, maquereaux et thazards) et de marlins (espadons et marlins) ont été évaluées pour la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN™. Sur les 61 espèces connues, sept se trouvent dans l’une des catégories du groupe « menacés » et leur risque d’extinction est élevé. Quatre espèces sont classées comme étant « Quasi menacées » et près des deux tiers se trouvent dans la catégorie « Préoccupation mineure ». Les résultats montrent que les thons sont particulièrement menacés. Sur les huit espèces de thons, cinq sont classées dans l’une des catégories « menacées » de la Liste rouge ou sont « quasi menacées ». Il s’agit du Thon rouge du Sud (Thunnus maccoyii), En danger critique d’extinction ; du Thon rouge du Nord ou Thon rouge de l’Atlantique (T. thynnus), En danger ; du Thon obèse (T. obesus), Vulnérable ; du Thon jaune (T. albacares), Quasi menacé ; et du Germon ou Thon blanc (T. alalunga), Quasi menacé. Ces nouvelles données aideront considérablement les autorités gouvernementales à prendre des décisions susceptibles de sauvegarder l’avenir de ces espèces, dont beaucoup sont d’une grande valeur économique. Elles apportent une contribution très opportune à la 3e Réunion conjointe des organisations régionales de gestion de la pêche des thonidés, qui se tient à La Jolla, Californie, du 11 au 15 juillet. « C’est la première fois que des scientifiques spécialistes des pêcheries, des ichtyologistes et des défenseurs de l’environnement se réunissent pour évaluer conjointement les menaces qui pèsent sur un groupe d’espèces de poissons d’importance commerciale », précise Bruce B. Collette, Président de la Commission de la sauvegarde des espèces de l’UICN (CSE) Groupe de spécialistes des thonidés et des marlins, responsable scientifique du NOAA’s Service national des pêches maritimes et auteur principal du document. Malgré la bonne santé de plusieurs stocks de poissons épipélagiques (ceux qui vivent près de la surface), l’importante surexploitation de certaines espèces de scombridés et de marlins suscite une préoccupation croissante ; en outre, il n’y a pas suffisamment de détermination à protéger ces espèces contre la surexploitation entraînée par des prix élevés. De nombreuses populations sont exploitées par des pêcheries multinationales, qu’il est extrêmement difficile de réglementer d’un point de vue politique. « Les trois espèces de thon rouge sont susceptibles de s’effondrer en raison de la pression de la surpêche continue. C’est déjà essentiellement le cas pour le Thon rouge du Sud, avec peu d’espoir de rétablissement », explique le Dr Kent Carpenter, professeur à l’Université Old Dominion, directeur de l’Unité de l’UICN sur la biodiversité marine et l’un des auteurs du document. « Si aucun changement n’est apporté aux pratiques de pêche actuelles, les stocks de Thon rouge de l’Atlantique risquent de s’effondrer aussi, car il y a peu de signes de reconstitution de la population après une réduction significative dans les années 1970. » Trois espèces de marlins sont classées dans des catégories menacées ou quasi menacées : le Marlin bleu (Makaira nigricans), Vulnérable ; le Marlin blanc (Kajikia albida), Vulnérable, et le Marlin rayé (Kajikia audax), Quasi menacé. La plupart des espèces à longue vie ayant une valeur économique sont considérées comme menacées. Elles atteignent la maturité plus tard que les espèces à vie courte et leur cycle de reproduction est plus long ; en conséquence, le rétablissement de la population après une période de déclin prend plus longtemps. Comme ces scombridés et marlins sont au sommet de la chaîne alimentaire pélagique, la réduction des populations de ces prédateurs peut porter atteinte à d’autres espèces essentielles à l’équilibre de l’écosystème marin et économiquement importantes comme sources de nourriture. L’avenir des scombridés et des marlins menacés repose sur la capacité des Organisations régionales de gestion de la pêche (ORGP) et des pays pratiquant la pêche à bien gérer ces espèces. Les populations de Thon rouge du Sud et de Thon rouge de l’Atlantique ont été tellement réduites que la façon la plus efficace pour éviter l’effondrement est de fermer la pêche jusqu’à ce que les stocks soient reconstitués à des niveaux sains. Cependant, une telle mesure entraînerait de grandes difficultés économiques et porterait atteinte aux capacités de contrôle de la pêche par les ORGP, en raison de l’incitation accrue à la pêche illégale qui serait créée dans ces circonstances. « La fermeture temporaire de la pêche au thon ne serait qu’une partie d’un programme plus vaste de rétablissement dont on a très besoin. Afin d’empêcher la pêche illégale, de fortes mesures dissuasives doivent être mises en place », explique Jean-Christophe Vié, Directeur adjoint du Programme mondial de l’UICN sur les espèces. « Cette nouvelle étude montre qu’il existe un besoin urgent d’une gestion efficace. Les découvertes scientifiques ne doivent pas être laissées de côté dans le but de sauvegarder des profits à court terme. La vie marine et les emplois des générations futures sont en jeu ». La reconstitution des stocks halieutiques est possible en réduisant les taux de mortalité dus à la pêche très en dessous du rendement maximal durable (RMD), comme le montre le cas de la population orientale, très appréciée, du Thon rouge de l’Atlantique. Récemment encore exploitée à un niveau équivalant à trois fois le RMD, une diminution du total des captures admissibles et des mesures plus strictes de surveillance et de conformité ont conduit à des réductions de près de 75% dans les captures au cours des dernières années. Cela permettra à l’espèce de se rétablir à un niveau durable tant que les contrôles actuels de la pêche sont maintenus. Notes pour les rédacteurs Vous pouvez demander au Bureau des programmes publics de l’AAAS des exemplaires de l’article de Science (sous embargo) “High Value and Long-Lived : Double Jeopardy for Tuna and Billfishes” Veuillez contacter +1 202 326 6440 or scipak@aaas.org Porte-paroles disponibles pour des interviews : Bruce Collette (à Minneapolis) +1 612 397 4962 ; +1 410 369 8466 (cell) collettb@si.edu Kent Carpenter (aux Philippines) 63 949 313 5649 Kcarpent@odu.edu Maria Jose Juan Jorda (en Espagne) +34 981167000 ext. 2204 +34 671072900 (mobile) mjuanjorda@gmail.com Beth Polidoro (à Hawaii) +1 240 446 5183 bpolidor@odu.edu Bill Fox (à San Diego) +1 202 495 4397 +1 571 205 8845 (mobile) ; bill.fox@wwfus.org
Lancement d’un concours en faveur des récifs coralliens
Vous êtes un élu d’outre-mer et vous avez mené des actions exemplaires en faveur des récifs coralliens, herbiers ou mangroves au sein de votre collectivité ? Jusqu’au 10 octobre 2011, participez au concours de la Palme IFRECOR 2011 ! A l’occasion de l’Année des outre-mer, l’initiative française pour les récifs coralliens (IFRECOR), co-animée par les ministères chargés de l’écologie et de l’outre-mer, lance la première édition d’un concours national en faveur de la préservation des récifs coralliens, herbiers et mangroves à destination des élus des collectivités françaises d’outre-mer. Le concours « Palme IFRECOR 2011 » a été ouvert lundi 27 juin à l’occasion du Congrès français de la nature du Comité français de l’UICN en présence de : Christophe Lefebvre (Président de l’UICN France), Coralie Noël (MOM), Charlotte Gobin (MEDDTL), Bernard Cressens (WWF France), Sébastien Folin (Président du Fonds Biome et Parrain de la Palme IFRECOR) et Aurélie Bocquet (UICN France). « Les récifs coralliens, les mangroves et les herbiers sont notre richesse commune. Agissons ensemble pour préserver les richesses de nos territoires » Des écosystèmes exceptionnels mais menacés Les récifs coralliens, les mangroves et les herbiers sont des écosystèmes rares et exceptionnels. Ils offrent aux communautés humaines de nombreuses ressources et services : refuge et nurserie pour les espèces, développement économique par le maintien d’activités de pêche et de tourisme, protection des côtes, ressources pharmacologiques… Ils sont cependant sérieusement menacés par les activités humaines. La destruction et la fragmentation des habitats, la pollution, l’érosion des côtes, la surexploitation et le changement climatique fragilisent ce patrimoine naturel d’exception. « Il est essentiel de mettre en oeuvre des mesures de protection, de gestion durable et de valorisation de ces écosystèmes exceptionnels et indispensables » En outre-mer, les élus s’engagent Les élus d’outre-mer sont des acteurs clefs de la préservation et de la gestion durable des récifs coralliens, des herbiers et des mangroves. Au quotidien, ils agissent afin d’assurer aujourd’hui et pour les générations futures un patrimoine naturel riche et en bonne santé, garant du bien-être des communautés liées à ces milieux exceptionnels. Quels types d’actions ? Ce concours a pour objectif de mobiliser les élus des collectivités d’outre-mer, de favoriser leur engagement et de valoriser leurs actions en faveur de la préservation et de la gestion durable des récifs coralliens et écosystèmes associés. A titre d’exemple, les réalisations éligibles sont : la mise en place de charte de bonnes pratiques pour les pêcheurs, les plaisanciers ou les touristes, la mise en œuvre d’un programme de restauration d’une mangrove, d’une pépinière de corail, la mise en place d’un dispositif d’assainissement des eaux usées pour lutter contre les pollutions, la création d’une exposition sur les récifs coralliens /herbiers /mangroves, la création d’un sentier de découverte du milieu… Prix de la Palme IFRECOR La Palme IFRECOR comporte deux catégories : « Protection – Valorisation – Restauration » et « Amélioration des connaissances – Éducation – Sensibilisation ». Un gagnant par catégorie sera élu par le Jury du concours. Le gagnant de chaque catégorie sera invité à la remise des prix à Paris en fin d’année. Qu’est ce que l’IFRECOR ? Créée en 1999 sur initiative ministérielle, l’IFRECOR agit depuis plus de 10 ans pour la préservation et la gestion durable des récifs coralliens et des écosystèmes associés (mangroves, herbiers) dans les collectivités françaises d’outre-mer. Elle est constituée d’un comité national et d’un réseau de 8 comités locaux : Martinique, Guadeloupe, La Réunion, Mayotte, les îles Eparses de l’océan indien, Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna et la Polynésie française. Cette première édition du concours est une action réalisée dans le cadre du programme d’action quinquennal (2011-2015) de l’IFRECOR. Participez au concours sur www.ifrecor.com Pour plus d’informations : Télécharger le descriptif du concours et les fiches de candidature sur www.ifrecor.com Contact : Magali Evanno, Aurélie Bocquet : 01.47.07.78.58 | contact@ifrecor.com Téléchargez le communiqué de presse ici Le concours est lancé dans le cadre de l’IFRECOR (Initiative française pour les récifs coralliens) ; initiative portée par le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement (MEDDTL) et par le Ministère chargé de l’Outre-mer (MOM). Le Comité français de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la nature), pilote du TIT communication de l’IFRECOR, est en charge de l‘organisation de ce concours. La Palme IFRECOR 2011 est réalisée grâce au soutien financier du Fonds Biome du WWF-France et au soutien média du magazine Terre Sauvage.
L’UICN France soutient l’effacement du barrage de Poutès pour la sauvegarde de l’axe Loire-Allier et de ses espèces sauvages
Signataire de la convention sur le développement d’une hydroélectricité durable en cohérence avec la restauration des milieux aquatiques, le Comité français de l’UICN estime que l’effacement du barrage de Poutès constitue la meilleure solution pour répondre à cet engagement issu du Grenelle de l’Environnement. Le 23 juin 2010, le Comité français de l’UICN s’est engagé au côté d’associations de protection de l’environnement, de l’Etat, de représentants de collectivités locales et de l’ensemble des hydro-électriciens, pour le développement d’une hydroélectricité durable en cohérence avec la restauration des milieux aquatiques. Cet engagement a été formalisé par la signature d’une convention, élaborée dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, qui prévoit l’effacement des obstacles les plus problématiques en termes de continuité écologique. Le Ministère chargé de l’Ecologie a récemment sollicité les signataires de la convention sur l’hydroélectricité durable pour qu’ils donnent leurs avis sur les solutions présentées pour l’avenir du barrage de Poutès sur l’Allier. Sur la base des avis rendus par ses membres et après examen des avis de l’ONEMA et du Préfet coordonnateur du Bassin Loire-Bretagne, le Comité français de l’UICN a estimé que l’effacement complet du barrage de Poutès constitue la meilleure solution pour le rétablissement de la continuité écologique de l’axe Loire-Allier, la sauvegarde du Saumon atlantique (espèce menacée de la Liste rouge nationale) et d’autres poissons migrateurs, ainsi que le respect des engagements européens de la France (directive Habitats Faune Flore). Le Comité français de l’UICN a également rappelé que l’annonce de cette décision par le gouvernement français serait un signal fort pour relancer la nécessaire dynamique de sauvegarde et de restauration de l’ensemble écologique formé par la Loire, dernier grand fleuve sauvage d’Europe. De plus, la nouvelle Stratégie nationale pour la biodiversité, lancée le 19 mai dernier, a posé comme ambition forte de préserver, restaurer et valoriser la biodiversité, en mettant l’accent sur le rétablissement des continuités écologiques et la reconquête d’un niveau plus élevé de biodiversité. Une cohérence s’impose : les nouveaux choix d’investissements, d’attribution et de renouvellement de concessions hydrauliques de l’Etat doivent respecter les objectifs du Grenelle et ceux de la Stratégie nationale pour la biodiversité. Une conférence de presse est organisée par plusieurs ONG au Puy en Velay le 17 juin 2011, pour présenter les impacts et enjeux environnementaux du projet d’aménagement du barrage de Poutès, et demander que l’Etat annonce l’effacement du barrage à l’occasion de la date d’anniversaire de la signature de la convention.
Liste rouge mondiale 2011 : une lueur d’espoir dans le désert
Publiée le 16 juin, la nouvelle édition de la Liste rouge mondiale des espèces menacées fournit une mine d’informations sur le statut actuel des espèces, sur les différentes menaces existantes et sur les mesures de conservation à mettre en place. Parmi les résultats, des exemples montrent que les actions de conservation peuvent sauver des espèces de l’extinction. Pour télécharger le communiqué de presse sur la nouvelle édition 2011.1 >> cliquez ici (en français). Pour plus d’informations sur la Liste rouge mondiale 2011.1, rendez-vous sur le site mondial de l’UICN >> ici (en anglais). Pour en savoir plus sur la Liste rouge des espèces menacées >> voir ici (en français). Document joint Communiqué de presse Liste rouge mondiale 2011
Christophe Lefebvre élu à la présidence du Comité français de l’UICN
Le Conseil d’administration du Comité français de l’UICN a élu Christophe Lefebvre comme nouveau Président de l’organisation, succédant ainsi à François Letourneux. Sa candidature présentée par Nausicaa / Réseau océan mondial a été acceptée à l’unanimité des membres constitués de 2 ministères, 10 organismes publics et 36 ONG. Docteur en géographie et professeur d’université, Christophe Lefebvre a travaillé pendant 25 ans au Conservatoire du littoral et occupe actuellement le poste de délégué aux affaires européennes et internationales de l’Agence des aires marines protégées. Christophe Lefebvre est investi depuis de nombreuses années dans les activités de l’UICN : • En 1994, le siège mondial de l’UICN lui confiait un mandat pour préparer le programme régional méditerranéen de l’UICN • De 1996 à 2000, il a été Vice-Président de la Commission des Politiques environnementales, économiques et sociales de l’UICN, en charge des questions côtières et marines • En 1999, il est élu à la présidence du Comité français de l’UICN jusqu’en 2005 • En 2008, il est élu Conseiller Régional pour l’Europe par l’Assemblée Générale de l’UICN • En 2010, il est nommé Conseiller pour l’océan mondial au sein du Conseil d’administration international de l’UICN Dans ses activités internationales, il s’est également personnellement engagé dans les activités de la Convention de Ramsar sur les zones humides et fut Président du Conseil scientifique du Parc National du Diawling (Mauritanie). Au niveau européen, il est cofondateur du réseau EUROSITE, qui regroupe les principaux gestionnaires d’aires protégées en Europe, dont il a été le secrétaire général pendant dix ans. Enfin, il a présidé le comité permanent du Conseil National de Protection de la Nature du Ministère chargé de l’environnement. A l’occasion de son élection, Christophe Lefebvre a déclaré vouloir engager le comité français dans la préparation du prochain sommet de la terre (Rio+20), du Congrès mondial de la nature qui se tiendra à Jeju en Corée du Sud en 2012, ainsi que du congrès mondial des aires marines protégées que la France accueillera en 2013 à Marseille. Le Conseil d’administration a également renouvelé les autres membres du Bureau et les présidents des commissions d’experts, dont la composition est la suivante : Vice-Présidents : Christophe Aubel (Ligue ROC), Vincent Graffin (Muséum National d’Histoire Naturelle), Cécile Ostria (Fondation pour la Nature et l’Homme), Eric de Kermel (Fédération des Conservatoires d’Espaces Naturels) Secrétaire Général : Patrice Hirbec (Office National des Forêts) Secrétaire Général adjoint : Dominique Py (France Nature Environnement) Trésorier : Bernard Cressens (WWF France) Président de la Commission de Sauvegarde des espèces : Michel Métais Président de la Commission des Aires protégées : François Letourneux Présidente de la Commission Education et communication : Céline Liret Présidente de la Commission Gestion des écosystèmes : Guillemette Rolland
La Liste rouge 2011 des oiseaux de France métropolitaine
D’après la Liste rouge des espèces menacées en France, plus d’une espèce d’oiseaux nicheurs sur quatre est menacée sur le territoire métropolitain, ainsi que plusieurs espèces migratrices pour lesquelles la France dispose d’une responsabilité particulière. L’étude réalisée constitue la première analyse du risque de disparition des 568 espèces d’oiseaux recensées dans l’Hexagone, incluant l’ensemble des espèces nicheuses, hivernantes et de passage. Le bilan des évaluations montre une situation très préoccupante. Cet état des lieux a été établi par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), la Société d’études ornithologiques de France (SEOF) et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. > Retour à la Liste rouge nationale Documents joints Communiqué de presse (mai 2011) Tableau synthétique avec catégories et critères Addendum : actualisation du statut de la Sittelle corse Publication : UICN France, MNHN, LPO, SEOF & ONCFS (2011). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Oiseaux de France métropolitaine. Paris, France. Photo bandeau : Phragmite aquatique © Arnaud Le Nevé – Bretagne Vivante
J-7 avant la nouvelle stratégie nationale pour la biodiversité : les engagements seront-ils à la hauteur des enjeux ?
Dans 7 jours, la France adoptera sa nouvelle stratégie nationale pour la biodiversité en réponse aux engagements internationaux de Nagoya. L’UICN France adhère pleinement à son ambition et salue le processus participatif qui a été mis en place pour réviser la stratégie. Les clés de la réussite seront la large mobilisation de tous les acteurs et l’intégration concrète et efficace de la biodiversité dans toutes les politiques à toutes les échelles du territoire. L’UICN France attend des engagements exemplaires de l’Etat, à la hauteur des enjeux, lors du lancement de la stratégie le 19 mai prochain. La première stratégie nationale, adoptée en 2004 par le gouvernement, a donné lieu à des actions conduites par plusieurs ministères. Elles ont été renforcées par le Grenelle de l’environnement à partir de 2009, mais sont restées largement insuffisantes pour freiner les pressions qui s’exercent sur la biodiversité. L’objectif de stopper la perte de biodiversité en 2010 n’a pas été atteint. En métropole, l’équivalent d’un département français est artificialisé tous les 10 ans, les populations d’oiseaux communs des milieux agricoles ont régressé de 25% en 20 ans, et 10 à 25% des principaux groupes d’espèces évaluées dans la Liste rouge sont menacés. Outre-mer, 49 des 100 espèces considérées comme les plus envahissantes au monde y sont présentes et les récifs coralliens sont endommagés sur des surfaces de 10 à 80 % selon les collectivités. La France, qui a une forte responsabilité pour la protection de la biodiversité, notamment grâce à l’outre-mer, mérite d’avoir une politique ambitieuse. Elle est située dans 5 des 34 points chauds de la biodiversité mondiale et possède le 2ème domaine maritime avec 10% des récifs coralliens et 20% des atolls de la planète. Son influence et son action à l’international doivent se renforcer pour faire de la conservation de la biodiversité un enjeu stratégique des négociations internationales et aider les pays du Sud à fonder leur développement sur la préservation de leurs richesses naturelles. A ce titre, la mise en œuvre de l’engagement de la France, pris devant les 193 Etats réunis à Nagoya, de doubler ses fonds consacrés à la biodiversité dans l’aide publique au développement d’ici 2012, est particulièrement attendue. Fortement investie depuis 2004 dans l’élaboration, puis le suivi et l’évaluation de la stratégie nationale, l’UICN France a participé activement à sa révision. Le processus de co-construction mis en place par le Ministère de l’Ecologie a été l’occasion d’échanges fructueux et de contributions importantes. En accord avec ses recommandations, l’UICN France considère qu’il s’agit d’une véritable stratégie nationale s’adressant à tous les acteurs mais estime qu’il faudrait aller plus loin en définissant des objectifs précis et chiffrés à atteindre ainsi que les moyens à mobiliser. La réussite de la stratégie dépendra principalement des engagements de tous : associations, collectivités territoriales, entreprises, syndicats, citoyens … et en premier lieu ceux de l’Etat qui les annoncera le 19 mai prochain. L’UICN France attend que le gouvernement, représenté par tous ses ministères, soit exemplaire et propose des mesures importantes, concrètes et opérationnelles, avec des moyens nouveaux, pour faire de la biodiversité une grande politique nationale. Communiqué de presse disponible en téléchargement. Contacts Sébastien Moncorps, Directeur du Comité français de l’UICN 01 47 07 78 58 Florence Clap, Chargée de programme « politiques de la biodiversité » 01 40 79 38 58 Document joint Communiqué UICN France SNB 2011
Fête de la Nature 2011
Du 18 au 22 mai partout en France, venez découvrir l’insolite à votre porte ! La Fête de la Nature est un évènement national qui depuis 5 ans permet à tous les Français de vivre un moment exceptionnel au cœur des sites naturels les plus remarquables… ou les plus quotidiens ! La Fête de la Nature propose chaque année à tous ceux qui le souhaitent de participer à plusieurs milliers de manifestations et de sorties gratuites dans toute la France, en métropole et en Outre-mer, en compagnie de professionnels ou de bénévoles qui ont pour mission de protéger la nature, de la valoriser et de veiller au maintien de la biodiversité. Pour l’édition 2011, chacun d’entre nous est invité à découvrir et à faire découvrir la nature dans ce qu’elle a d’insolite, parfois sur le pas de sa porte. Il est ainsi question d’une nature, souvent méconnue, qui nous est proche et que pourtant nous ne percevons plus. 2011, Année internationale des Forêts A l’occasion de l’année internationale des Forêts, la Fête de la Nature rend hommage aux forêts. Découvrez les sorties co-labellisées Fête de la Nature et Année internationale des Forêts ! 2011, Année nationale des Outre-mer Pour cette année des Outre-mer, partez à la découverte de l’insolite dans les territoires ultramarins avec la Fête de la Nature ! Découvrez les sorties et les actualités Outre-mer sur le site de la Fête de la Nature ainsi que des outils de communication traduits : Nati la koté kaz a zôt ! Pour les découvrir, c’est ici ! Application Iphone Mise gratuitement à disposition, elle permet de façon intuitive et pratique de « géolocaliser » les lieux de rendez-vous, de sorties, de balades, de la Fête de la nature ; simple et utile, elle facilite le choix des sorties en proposant de les trier selon des critères de date, thèmes, type de public. En savoir plus A propos de la Fête de la Nature Fondée en 2007 par le Comité Français de l’UICN et le magazine Terre Sauvage, la Fête de la Nature réunit aujourd’hui plus de 50 partenaires, associations, entreprises ou institutions, reconnus et impliqués dans la préservation de la nature. Pour découvrir toutes les sorties 2011 de la Fête de la Nature, du 18 au 22 mai, c’est ici ! Et en attendant, la Fête de la Nature vous propose de vivre un moment de détente original en visionnant le spot plein de fraîcheur de la Fête de la Nature ! Voir le spot. Voir le site internet de la Fête de la Nature : http://www.fetedelanature.com/
Guide pratique pour la gestion des espèces exotiques envahissantes en outre-mer
Les espèces exotiques envahissantes sont reconnues comme l’une des principales menaces pour les espèces et les habitats naturels d’outre-mer. Pour renforcer la gestion de ce phénomène, le Comité français de l’UICN publie un nouvel ouvrage pratique destiné à tous les gestionnaires d’espaces naturels d’outre-mer (associations, établissements publics…), ainsi qu’aux services de l’Etat et des collectivités locales. Illustré de très nombreux exemples, ce document présente un panorama des actions clés pour la gestion des invasions biologiques : définir et mettre en oeuvre une stratégie, prévenir les introductions et la diffusion de nouvelles espèces, hiérarchiser les priorités d’action, développer la détection précoce et la réaction rapide, etc. L’objectif de ce guide est de proposer des orientations stratégiques et pratiques pour une gestion réussie des espèces exotiques envahissantes dans les collectivités françaises d’outre-mer. Sa réalisation a bénéficié des contributions de nombreux acteurs d’outre-mer et du soutien du Ministère chargé de l’écologie, de l’ONF et du WWF France. Pour télécharger le guide, rendez-vous sur le site dédié aux espèces exotiques envahissantes en outre-mer >> ici ou directement via ce lien.