Bonne année 2022 !

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Appel au renforcement de la lutte contre le trafic des espèces sauvages en France

A l’occasion d’une opération de contrôle des douanes à l’arrivée des vols internationaux au terminal T2 de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, une délégation du Comité français de l’UICN a pu constater l’importance du trafic des espèces sauvages arrivant en France et appelle à une action renforcée pour le juguler. Le trafic d’espèces sauvages figure parmi les principales menaces pour la biodiversité, affectant des milliers d’espaces animales et végétales classées dans la liste rouge mondiale des espèces menacées de l’UICN. Il constitue aujourd’hui l’une des activités criminelles transnationales les plus lucratives au monde (représentant environ 20 milliards d’euros par an), souvent associé à d’autres activités illicites (blanchiment d’argent, corruption), et alimente parfois des groupes armés et des réseaux terroristes. La France est concernée en premier lieu, représentant le pays de destination et de transit de nombreux vols internationaux notamment originaires de l’Afrique francophone. Cette année 2021, pour le seul terminal T2 de Roissy Charles de Gaulle, 36 tonnes de produits illégaux issus d’espèces sauvages ont été saisies, dont 17 tonnes d’espèces animales. Ces saisies ne représentent qu’une infime partie des trafics, car seule une équipe de 20 douaniers contrôle les bagages d’un flux représentant 24 000 passagers par jour pour le seul terminal T2. La nature des espèces et leur provenance inquiètent également sur le plan sanitaire, avec le risque important d’importation et de développement de zoonoses. La France accueillera le Comité permanent de la CITES à Lyon en mars 2022, où seront préparées les décisions de la prochaine COP CITES de novembre 2022 au Panama. Cette convention internationale, issue d’une recommandation de l’UICN, a pour objectif de réglementer le commerce international des espèces de faune et de flore menacées. Cet enjeu majeur a fait l’objet de décisions adoptées lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN à Marseille en septembre dernier, à travers deux recommandations : l’une sur la lutte contre la criminalité organisée ayant un impact sur l’environnement, l’autre sur l’implication du secteur privé dans la lutte contre le trafic d’espèces sauvages. Le gouvernement français et les compagnies aériennes doivent renforcer leurs actions pour lutter contre ce trafic comprenant les moyens des Douanes, l’information des voyageurs et les sanctions, ainsi que la limitation du poids des bagages. Le Comité français de l’UICN soutient aussi le développement de stations d’accueil des animaux saisis et mènera en 2022 avec le Groupe ADP (Paris Aéroports) une opération de sensibilisation sur le trafic des espèces sauvages. Plus d’informations – Communiqué de presse– La CITES– L’appui du Comité français de l’UICN aux politiques et aux conventions sur les espèces– Le programme « Coopération internationale » Photo bandeau : Pangolin sur un marché au Congo-Brazzaville © Paul Estève
Interview de Victor Narat

Membre du bureau du Groupe de travail Pays en développement & Biodiversité Victor, vous travaillez aujourd’hui en tant que chercheur au sein du laboratoire d’éco-anthropologie (CNRS/MNHN/Université de Paris). Pouvez-vous vous présenter, et préciser notamment les raisons qui vous ont mené à conduire des recherches sur la conservation de la nature ? Primatologue, je travaille sur les interactions entre les humains, l’environnement et les animaux (plus précisément sur les Grands Singes), sur les questions de conservation de la biodiversité et de santé globale. La conservation de la nature est mon objet de recherche en termes de dynamiques politiques, sociales ou écologiques mais aussi un mode d’action avec la formulation de conseils à des partenaires. C’est l’amour des animaux qui m’a poussé vers ce secteur. Né en 1985, je fais partie de la « génération WWF », j’ai été sensibilisé à la conservation de la nature depuis tout petit, puis vers l’âge de 10-15 ans par l’intermédiaire des documentaires animaliers. Au début, je souhaitais comprendre les Bonobos en tant qu’espèce puis après ma première expérience de terrain en République démocratique du Congo (RDC) en 2008, je me suis plutôt intéressé au contexte local, au socio-écosystème. Quel est votre parcours professionnel et quelles sont vos plus belles expériences ? En 2011, après avoir été diplômé de l’école vétérinaire de Nantes et un master 2 « Environnement, Développement, Territoires et Sociétés » au MNHN, j’ai réalisé une thèse universitaire sur les relations bonobos-habitats-humains en RDC (soutenue en 2014 au MNHN). Après un an en tant qu’ATER, j’ai rejoint en post-doctorat l’Institut Pasteur sur les maladies émergentes en Afrique Centrale, pour analyser les contacts entre humains et animaux et les risques d’émergences de maladie. Depuis 2018, je suis chercheur permanent au CNRS au sein du laboratoire d’éco-anthropologie (CNRS/MNHN/Université de Paris). Ma plus belle expérience est ma première mission en RDC en 2008 car c’était mon premier voyage, ma rencontre avec l’ONG congolaise Mbou Mon Tour. Depuis mes 15 ans, je voulais travailler sur les bonobos donc dans le cadre de mes études vétérinaires et de mon stage à l’étranger obligatoire de 4 semaines, c’était l’occasion d’aller en RDC. Les rencontres faites lors de ce voyage m’ont fait prendre conscience que ce qui m’intéressait c’était la complexité du contexte humains-bonobos. Ce voyage a donc orienté mon parcours professionnel vers la conservation communautaire, l’implication des populations humaines dans la conservation. Pourquoi avez-vous décidé de vous engager dans la conservation de la biodiversité à l’international et en particulier dans les pays en développement ? Tout d’abord car mon point d’entrée dans la conservation a été les bonobos et par conséquent la RDC. Puis un peu plus largement l’Afrique centrale lors de mon expérience en post-doctorat avec des missions au Cameroun. J’ai une attirance particulière pour l’Afrique centrale qui est une région très intéressante du point de vue biodiversité et santé. C’est aussi une région fantasmée par les occidentaux, sans connaissances des dynamiques historiques très riches de ce territoire. Si l’on s’intéresse à ces questions, on a une appréciation complétement différente de cette région. Quels sont les projets sur lesquels vous travaillez aujourd’hui et quels sont les principaux défis auxquels vous êtes confronté dans le cadre de vos recherches ? Les réalisations dont vous êtes le plus fier ? Aujourd’hui, je travaille sur 4 grands types de projets. Le premier, depuis 2008-2010, est l’étude de long terme sur les bonobos (écologie, socialité, santé, statut de conservation…) rendue possible par la communauté de bonobos que nous avons habitué à la présence humaine avec Mbou-Mon-Tour (ce qui prend plusieurs années !). Cela nous permet de faire des observations quotidiennes des comportements des bonobos. Le deuxième concerne les contacts humains-animaux en Afrique centrale (à quelle fréquence, quels types de contacts, etc…) afin de mieux les conceptualiser et comprendre les risques associés aux différents types de contacts. Le troisième a pour sujet l’anthropologie de la conservation (au niveau mondial) avec l’animation d’un groupe de travail sur la conservation communautaire des primates au sein de la Société Francophone de la Primatologie (SFDP). L’objectif est de définir ce qu’est la conservation communautaire au niveau mondial, qu’entends-on par ce concept ? Quels sont les cadres juridiques le concernant ? Etudier les différences entre sa définition théorique et son utilisation pratique. Enfin, le quatrième projet de recherche a une entrée changements climatiques. Il vise à étudier les dynamiques d’habitat des bonobos et des humains dans le passé et son évolution sur le temps long. La question principale dans ce dernier volet concerne la migration des bonobos en lien avec la connectivité des forêts à une échelle régionale. C’est de la recherche appliquée à la conservation, le but étant de formuler des recommandations précises importantes pour orienter les acteurs de la conservation de cette région. Les principaux défis auxquels je suis confronté sont principalement les financements pour mener à bien mes recherches, mon terrain d’étude étant éloigné et par conséquent le transport onéreux. Il y a aussi une instabilité potentielle des sites d’études qui ajoute une difficulté à maintenir un projet de recherche sur une communauté de bonobos sur le temps long. De plus en plus de questions éthiques apparaissent, nécessaires et positives mais qui complexifient le travail en nécessitant davantage de délais, de financements, par exemple avec l’application de la RGPD. Enfin, la collecte, l’acheminement et le transport des échantillons biologiques pour les recherches sur les contacts et la santé constituent un défi à part entière. Je suis fier de toutes mes réalisations étant donné ma liberté d’action en tant que chercheur, j’étudie ce qui m’intéresse. Toutefois, s’il fallait choisir une réalisation en particulier, ce serait d’avoir participé à habituer une communauté de bonobos nous permettant aujourd’hui de réaliser un suivi de long terme en y associant le socio-écosystème. Nous avons ainsi 10 ans de données et de recul sur les bonobos, les pratiques et savoirs des populations locales mais aussi les conséquences du développement de la conservation communautaire sur ce socio-écosystème en RDC. Quel est votre espèce favorite et pourquoi ? Même si je suis attendu sur le bonobo, je dirais l’humain. C’est passionnant
La disparition des zones humides menace les libellules dans le monde entier selon la Liste rouge de l’UICN

Gland, Suisse, 9 décembre 2021 (UICN) – La destruction des zones humides provoque un déclin des libellules dans le monde entier, selon la première évaluation mondiale de ces espèces publiée aujourd’hui dans l’actualisation de la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées™. Leur déclin est symptomatique d’une perte généralisée des marais, marécages et rivières sauvages dans lesquels elles se reproduisent, principalement en raison de l’expansion d’une agriculture et d’une urbanisation non durables dans le monde. Avec l’actualisation d’aujourd’hui, le nombre d’espèces menacées figurant sur la Liste rouge dépasse pour la première fois les 40 000. La Liste rouge de l’UICN comprend désormais 142 577 espèces, dont 40 084 menacées d’extinction. « En révélant la perte mondiale de libellules, la présente actualisation de la Liste rouge souligne le besoin urgent de protéger les zones humides mondiales et la riche mosaïque de vie qu’elles abritent. À l’échelle mondiale, ces écosystèmes disparaissent trois fois plus vite que les forêts. Les marais et autres zones humides peuvent sembler improductifs et inhospitaliers pour l’homme. Ils nous fournissent cependant des services essentiels. Ils stockent le carbone, nous fournissent de l’eau potable et de la nourriture, nous protègent des inondations et offrent des habitats à une espèce connue sur dix dans le monde. » Dr Bruno Oberle, Directeur général de l’UICN L’évaluation mondiale des libellules et demoiselles révèle que 16% des 6.016 espèces sont en danger d’extinction, du fait de la dégradation croissante de leurs sites d’eau douce de reproduction. En Asie du Sud et du Sud-Est, plus d’un quart de toutes les espèces sont menacées, principalement en raison du défrichement des zones humides et de la forêt tropicale pour faire place à des cultures telles que l’huile de palme. En Amérique centrale et du Sud, la principale cause du déclin des libellules est le défrichement des forêts pour la construction résidentielle et commerciale. Les pesticides et autres polluants, ainsi que les changements climatiques, représentent des menaces croissantes pour les espèces dans toutes les régions du monde, et constituent les menaces les plus importantes pour les libellules en Amérique du Nord et en Europe. « Les libellules sont des indicateurs très sensibles de l’état des écosystèmes d’eau douce, et cette première évaluation mondiale révèle enfin l’ampleur de leur déclin. Elle fournit également une base de référence essentielle que nous pourrons utiliser pour mesurer l’impact des efforts de conservation. Afin de conserver ces magnifiques insectes, il est essentiel que les gouvernements, l’agriculture et l’industrie prennent en compte la protection des écosystèmes de zones humides lors de projets de développement, par exemple en protégeant les habitats clés et en consacrant un espace aux zones humides urbaines. » Dr Viola Clausnitzer, coprésidente du Groupe de spécialistes des libellules de la CSE-UICN. Le desman des Pyrénées (Galemys pyrenaicus), un mammifère semi-aquatique présent dans les rivières d’Andorre, d’Espagne, de France et du Portugal, est passé de la catégorie « Vulnérable » à « En danger ». © Dr Lorenzo Quaglietta Cette espèce singulière est apparentée aux taupes, et possède un long nez sensible et de grandes pattes palmées. Il est l’un des derniers de sa lignée évolutive et l’une des deux seules espèces de desman encore présentes dans le monde. La population de desman des Pyrénées a diminué de jusqu’à 50% dans toute son aire de répartition depuis 2011, en grande partie en raison des impacts humains sur son habitat. La perturbation du débit des rivières et la réduction des niveaux d’eau résultant de la construction de centrales hydroélectriques, de barrages et de réservoirs, ainsi que l’extraction d’eau pour l’agriculture font que de nombreux endroits ne soient plus favorables au desman, isolent les populations, et réduisent considérablement les proies et les abris disponibles pour l’espèce. Les espèces exotiques envahissantes, les pratiques de pêche illégales utilisant du poison, des filets ou des explosifs, l’augmentation des sécheresses liée aux changements climatiques, l’excavation des lits des cours d’eau et la pollution de l’eau s’ajoutent aux menaces pesant sur le desman. La préservation et la restauration du débit naturel des rivières et de la végétation environnante, le contrôle des espèces exotiques envahissantes et la lutte contre les changements climatiques sont essentiels au rétablissement de cette espèce. Plus d’informations – L’article complet sur le site de l’UICN– Contacts : Harriet Brooker, Relations médias UICN, +44 7960241862, press@iucn.orgMatthias Fiechter, Relations médias UICN, +41 795360117, press@iucn.org– La Liste rouge mondiale des espèces menacées– La Liste rouge nationale des espèces menacées Photo bandeau : Franciscobasis franciscoi (femelle) © Diogo Vilela
La Roche-Sur-Yon : Capitale française de la Biodiversité 2021

La ville vendéenne de la Roche-sur-Yon devient aujourd’hui la dixième « Capitale française de la Biodiversité », sur le thème « Eau & Biodiversité ». Le Comité français de l’UICN, associé depuis de nombreuses années à ce concours national qui distingue les collectivités locales s’engageant de manière remarquable dans la préservation de la biodiversité, salue les démarches entreprises par les territoires récompensés. Avec les 6 autres collectivités lauréates, la Roche-sur-Yon offre un exemple marquant de restauration et de protection des cours d’eau et zones humides, essentiels à la biodiversité. Une des principales ambitions d’une SRB est de développer un langage commun autour de la biodiversité, de ce qu’elle représente et de ses liens avec le territoire – ses activités, ses habitants – pour faire connaitre et comprendre les enjeux, globaux et locaux, de sa préservation et de sa reconquête, et susciter ainsi un engagement collectif dans l’action. Une bonne communication autour d’une SRB est donc un des principaux gages de sa réussite. La Roche-sur-Yon (53 600 habitants, Vendée) se situe en tête de bassin versant avec des enjeux importants sur la qualité des masses d’eau et une grande diversité de zones humides. Consciente des enjeux et de la fragilisation des continuités écologiques aquatiques par l’urbanisation et l’activité agricole, la commune a fait le choix de les restaurer en développant la connaissance de la trame humide et bleue de son territoire : l’effacement d’ouvrages sur la rivière Yon a ainsi permis de rendre 6 km d’écoulement libre. Outre les changements de physionomie du cours d’eau, les bénéfices pour la biodiversité sont d’ores et déjà visibles avec une diminution de la pression des espèces exotiques envahissantes (flore et faune piscicole tels que poisson-chat et perche-soleil) et une meilleure qualité de l’eau. En plus de ces indicateurs, la présence de la Loutre en centre-ville est un signal fort de la qualité de l’environnement urbain. Dotée d’une solide expertise interne, la commune s’appuie sur un diagnostic de terrain très fin associant de nombreux acteurs techniques et scientifiques (associations naturalistes, établissements d’enseignement supérieur et technique…). La modélisation de ses réseaux écologiques offre un outil opérationnel pour différentes politiques publiques (biodiversité, gestion des milieux aquatique et prévention du risque d’inondation, ressource en eau, urbanisme et aménagement du territoire…), et les travaux de gestion et de restauration des milieux naturels, souvent réalisés en régie, sont conséquents et variés. Éducation à la nature, désimperméabilisation et requalification du milieu urbain complètent ce travail, à l’image de la place Napoléon, autrefois parvis minéral et transformée en lieu d’eau et de vie. La ville de la Roche-sur-Yon recevra son trophée « Capitale française de la Biodiversité 2021 » durant le Salon des Maires et des Collectivités locales, le 17 novembre 2021. Elle devient la 10e Capitale française de la Biodiversité, elle succède à la Métropole de Lyon (2019), Besançon (2018), Muttersholtz (2017), Rennes (2016), Strasbourg (2014), Niort (2013), Lille (2012), Montpellier (2011) et Grande-Synthe (2010). Pour en savoir plus sur les six autres collectivités récompensées (Val-de-Vesle, Ungersheim, La Motte-Servolex, Lille, La communauté de communes Saône-Beaujolais et La Celle), cliquez ici. Plus d’informations – Consulter le rapport de la visite de terrain à La Roche-Sur-Yon– Le site internet de « Capitale française de la biodiversité »– Le site internet thématique « Collectivités et biodiversité »– Le programme « Politiques de la biodiversité » Photo bandeau : La-Roche-sur-Yon / Sur le site d’Alluchon, la rivière a retrouvé un écoulement naturel. © Myriam Bou
L’UICN se félicite de la reconnaissance du rôle de la nature à la COP26 et appelle à plus d’ambition

L’UICN salue les progrès réalisés à Glasgow, notamment en ce qui concerne la nature. Cependant, elle souligne que ces progrès ne seront pas suffisants pour atteindre l’objectif de 1,5°C et appelle à un changement d’étape significatif à la COP27. Nous sommes à court de temps et d’options.
Comment réussir sa communication autour de sa stratégie régionale pour la biodiversité ?

Comment réussir sa communication autour de sa stratégie régionale pour la biodiversité ? Quels publics cibler ? Quelles sont les étapes clés et les questions à se poser ? Quels sont les outils mobilisables ? Autant de questions auxquelles la fiche « Communication & SRB », que publie le Comité français de l’UICN en partenariat avec l’Office français de la biodiversité et le Ministère de la transition écologique, répond pour accompagner au mieux les régions de France métropolitaine et d’outre-mer dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi de leurs stratégies régionales pour la biodiversité (SRB). Une des principales ambitions d’une SRB est de développer un langage commun autour de la biodiversité, de ce qu’elle représente et de ses liens avec le territoire – ses activités, ses habitants – pour faire connaitre et comprendre les enjeux, globaux et locaux, de sa préservation et de sa reconquête, et susciter ainsi un engagement collectif dans l’action. Une bonne communication autour d’une SRB est donc un des principaux gages de sa réussite. Pour y contribuer, cette fiche : – rappelle les fondamentaux et prérequis nécessaires pour une communication SRB réussie (ex : responsabilité de la Région au titre de son chef de filât Biodiversité ; élaboration en amont d’une stratégie et d’un plan de communication opérationnels ; étapes clés à respecter ; etc.) ; – valorise les bonnes pratiques mises en œuvre en région (ex : les supports de communication produits dans le cadre de la SRB Occitanie ; le résumé d’Ecobiose pour les décideurs néo-aquitains ; etc.) ; – et propose un outil utilisable et adaptable par chaque territoire : un « pense-bête » organisationnel et méthodologique. Il se présente sous la forme d’un schéma qui synthétise – les différentes étapes, les temps forts et les principaux éléments structurants de la communication à mettre en place pour accompagner une SRB. Ce schéma est également mis à disposition sous un format PDF renseignable afin de pouvoir l’adapter à chaque contexte territorial. Cette fiche est la première d’une série d’une dizaine de fiches thématiques qui constitueront, une fois publiées, la « Boite à outils SRB ». Cette boite à outils, élaborée par le Comité français de l’UICN avec son groupe de travail « Collectivités & Biodiversité » – et en partenariat avec l’Office français de la biodiversité et le Ministère de la transition écologique – est un outil opérationnel pour accompagner les territoires de France métropolitaine et d’outre-mer, et en premier lieu les Régions, dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi de leurs stratégies en faveur de la biodiversité. Chaque fiche propose des pistes méthodologiques, illustrées par des retours d’expériences territoriales, sur des thèmes identifiés par le groupe de travail « Collectivités & Biodiversité » comme étant prioritaires pour « réussir » sa stratégie. Si ce guide technique s’adresse en premier lieu aux Régions, il peut être également utilisé par toutes les collectivités engagées dans une stratégie “biodiversité” (département, intercommunalité, ville). A paraitre prochainement, les fiches n.2 et n.3 sur l’identification des enjeux SRB, et la démarche prospective. Ce projet s’inscrit dans les travaux que mène le Comité français de l’UICN depuis plus d’une dizaine d’années pour soutenir le développement et le renforcement des SRB. Plus d’information ici. Plus d’informations – Télécharger la fiche SRB n°1 : communication et SRB et télécharger son schéma sous un format PDF interactif et renseignable– Le site internet thématique « Collectivités et biodiversité »– Le programme « Politiques de la biodiversité »– Contact : Valérie Moral, chargée de mission “Collectivités & Biodiversité”
COP26 : Les positions de l’UICN pour la nature et le climat

La COP26 de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) se tient du 31 octobre au 12 novembre 2021 à Glasgow dans un contexte de crises climatique et de la biodiversité. Les évènements météorologiques extrêmes de 2021, dont des inondations catastrophiques, des vagues de chaleur et des incendies de forêts, nous rappellent l’urgence d’agir sur le changement climatique qui genère des boulversements aussi bien dans les pays industrialisés que dans les pays en développement. La COP 26 sur le Climat doit prendre des décisions fortes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et s’appuyer davantage sur les solutions fondées sur la nature. « Nous savons qu’une partie de la réponse face au réchauffement climatique réside dans la régénération des écosystèmes. Notre message pour la Cop26 est le suivant : la nature est la solution à la majorité de nos problèmes » Bruno Oberle, Directeur général de l’UICN – le 8 septembre 2021 au Congrès mondial de l’UICN à Marseille Pour cette COP26, l’UICN met l’accent sur les points suivants en s’appuyant sur les messages clés du Congrès mondial de l’UICN : 1. L’urgence du climat et de la biodiversité sont deux manifestations d’une même crise. L’UICN appelle les Etats à réduire d’urgence les émissions de GES dans tous les secteurs afin de limiter le réchauffement climatique à 1,5° et à promouvoir les synergies avec les processus internationaux visant à lutter contre le changement climatique et la perte de la biodiversité. Le rapport du GIEC de 2018 indique que pour maintenir un réchauffement planétaire à 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels, il faut que les émissions anthropiques nettes mondiales de CO2 diminuent d’environ 45% par rapport aux niveaux de 2010 d’ici à 2030. Or les contributions actuelles des Etats entraineraient des émissions mondiales de GES d’environ 16% en 2030 par rapport aux niveaux de 2010. 2. Les Solutions fondées sur la Nature (SfN) peuvent apporter une contribution essentielle à l’atténuation et à l’adaptation au changement climatique, tout en contribuant à la conservation de la biodiversité. L’UICN demande à toutes les Parties de reconnaître et de soutenir clairement la mise en œuvre renforcée des SfN, y compris par le biais d’un texte de décision officiel lors de la COP26, en se référant au standard mondial de l’UICN. Une étude scientifique récente parue dans Nature (Girardin et al. 2021) estime que les Solutions fondées sur la nature pourraient permettre d’économiser 10 gigatonnes de CO2e par an, soit plus que les émissions de l’ensemble du secteur mondial des transports. 3. L’UICN exhorte les Parties à renforcer l’ambition de leurs contributions nationalement déterminées (CND), de leurs plans d’adaptation nationaux (PNA) et de leurs stratégies à long terme de développement à faible émission (LT-LEDS) dans le cadre de l’Accord de Paris, notamment en y intégrant des solutions fondées sur la nature plus ambitieuses et plus concrètes. 4. L’UICN appelle les Parties à mobiliser des financements accrus, y compris par le biais de mécanismes innovants, afin de permettre la mise en œuvre réussie de solutions fondées sur la nature à grande échelle. 5. L’UICN souligne l’importance de garantir l’intégrité environnementale ainsi que des mesures de protection environnementales et sociales adéquates lors de la définition des règles, modalités, procédures et orientations de l’article 6 de l’Accord de Paris, y compris celles qui pourraient régir l’utilisation future de solutions fondées sur la nature pour atteindre les résultats d’atténuation prévus par cet article. 6. L’UICN se félicite des progrès réalisés dans la préparation du premier inventaire mondial au titre de l’article 14 de l’Accord de Paris et appelle à une prise en compte systématique des solutions fondées sur la nature dans le cadre de ce processus. 7. L’UICN se félicite des progrès réalisés à ce jour dans l’opérationnalisation de la Plateforme des communautés locales et des peuples autochtones (LCIP) de la CCNUCC et souligne la nécessité de convenir d’un nouveau plan de travail triennal lors de la COP26. 8. L’UICN réaffirme son engagement à l’égard du Programme de travail de Lima relatif au genre (LWPG) et de son Plan d’action pour l’égalité entre les sexes (GAP), en notant leur rôle essentiel de facilitateur dans la politique de changement climatique tenant compte du genre, y compris pour l’apprentissage continu et le renforcement des approches du changement climatique tenant compte du genre et du respect des droits. Plus d’informations – Le document de position de l’UICN pour la COP26 détaillé– La COP26 de la CCNUCC– Les Solutions fondées sur la Nature
À la découverte des espèces menacées et des actions pour les préserver

Destiné à tout public, ce livret pédagogique est un outil de sensibilisation sur les espèces menacées en France et dans le monde, élaboré par l’Association française des parcs zoologiques (AFdPZ) et le Comité français de l’UICN. – Pourquoi les espèces sont-elles menacées dans le monde ? – Quels sont les animaux menacés en France ?– Comment préserver les espèces et comment chacun peut-il agir à son échelle ? Ce nouveau livret répond à ces questions au travers de textes, de photos et d’exemples illustrés. En le parcourant, vous pourrez trouver des informations sur les cinq grandes menaces pesant sur la biodiversité et vous rencontrerez quelques-unes des espèces menacées dans le monde ou autour de nous. Vous découvrirez également les actions mises en œuvre par les acteurs de la protection de la nature pour les sauvegarder et des exemples d’actions qu’il est possible de réaliser chez soi pour contribuer à la préservation de ces nombreuses espèces. Retrouvez ce livret dans les multiples parcs zoologiques français membres de l’AFdPZ. Plus d’informations – Livret sur les espèces menacées (pdf)– Le programme « Espèces » du Comité français de l’UICN– Les actions de l’Association des parcs zoologiques de France (AFdPZ) Photos © Antoine Joris
Quarry Life Award : Plus qu’1 mois pour déposer son projet

Tous les deux ans, le Groupe HeidelbergCement organise le Quarry Life Award, un concours scientifique et éducatif qui se déroule dans plus de vingt pays à travers le monde. L’ambition de ce concours est d’améliorer les connaissances en matière de biodiversité sur les sites de carrières, de la favoriser et d’informer et de sensibiliser le grand public à l’importance de sa préservation. A cette occasion, chercheurs, étudiants, techniciens ou citoyens sont invités à participer à ce concours en répondant à l’appel à projets lancé par le groupe en France ! Les candidats sont invités à soumettre une proposition de projet d’ici le 18 novembre 2021 sur le site internet dédié. En décembre 2021, le jury français du concours Quarry Life Award sélectionnera 6 projets pouvant participer à la compétition. Les lauréats seront alors invités à mettre en œuvre leur projet avec le soutien de l’entreprise et du Comité français de l’UICN entre janvier et septembre 2022. Tous les projets sélectionnés concourront simultanément aux niveaux national (deux prix de 5 000 €) et international (prix allant de 10 000€ à 30 000 €). Le Comité français de l’UICN accompagne depuis 14 ans Ciments Calcia et GSM, filiales françaises du Groupe cimentier HeidelbergCement, afin de renforcer la prise en compte de la biodiversité dans leurs activités. En tant que partenaire national, le Comité français de l’UICN accompagnera les candidats porteurs de projets dans leur démarche (relecture des propositions de projet, appui durant la mise en œuvre du projet, etc.). Quels types de projets ? Les projets sont organisés sous deux axes comprenant 3 thématiques chacun : L’axe Recherche se centre sur des projets scientifiques permettant d’accroître les connaissances écologiques au niveau d’une carrière et/ou visant l’amélioration de la gestion de la biodiversité, du paysage et de l’eau sur site. Ses catégories sont les suivantes : Gestion de la biodiversité Recherche sur l’habitat et les espèces Aux portes de la carrière Ces projets seront évalués au regard de leur méthodologie, de leur faisabilité, de leur innovation et créativité ainsi que de la communication des résultats et de leur valeur ajoutée pour la science et pour l’entreprise. L’axe dédié aux Initiatives Sociétales concerne, quant à lui, des projets d’engagement et de sensibilisation qui aident la carrière à une plus grande proximité avec ses parties prenantes externes. Ses trois catégories sont les suivantes : Biodiversité et Éducation/Enseignement Interconnexion carrières et collectivités locales Solutions fondées sur la nature Ces projets seront évalués au regard de la sensibilisation, de la participation des parties prenantes locales, de la valeur ajoutée pour la collectivité et le site d’extraction ainsi que de sa faisabilité. Calendrier de l’appel à projets 11 mai – 18 novembre 2021 : Soumission des propositions de projets / Attention, la date limite est proche ! 16 décembre 2021 : Sélection par le jury national des 6 projets participant à la compétition Janvier 2022 – septembre 2022 : Mise en œuvre des projets et communication sur leur avancement Automne 2022 : Remise des deux prix nationaux Décembre 2022 : Remise des sept prix internationaux Plus d’informations – Consulter le site internet dédié au Quarry Life Award– Consulter le communiqué de presse– Contacter Fanny Brunstein, Chargée de mission « entreprises et biodiversité » – Contacter Ludovic Pero, le référent national du concours (HeidelbergCement France)– Les travaux du Comité français de l’UICN sur les entreprises et la biodiversité