Traduire les engagements en actions à Doha
Le grand potentiel que la nature offre comme une solution efficace au défi climatique devrait être l’une des questions centrales du débat de Doha selon l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Le sommet annuel des Nations Unies le changement climatique qui a lieu à Doha, au Qatar, du 26 novembre au 7 décembre 2012 doit permettre de rétablir la confiance mutuelle dans le processus multilatéral en cours depuis les deux dernières années. Honorer les engagements existants et traduire les décisions prises en actions sera au cœur de cet événement majeur de l’année sur le climat. « Nous devons prendre conscience que la mise en œuvre des solutions que la nature fournit ne se fait pas au détriment des emplois ou de la croissance économique », dit Stewart Maginnis, Directeur du Groupe de l’UICN sur l’environnement et le développement. « De nombreux pays et communautés utilisent déjà les solutions offertes par la nature pour s’adapter aux effets dévastateurs du changement climatique et pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, mais il reste encore beaucoup à faire pour promouvoir ces solutions au niveau mondial. » Enrayer la perte et la dégradation des écosystèmes et promouvoir leur restauration peut représenter plus d’un tiers des objectifs d’atténuation du changement climatique global nécessaire d’ici à 2030, selon l’UICN. Le « Défi de Bonn » pour restaurer 150 millions d’hectares de terres déboisées et dégradées d’ici 2020 est un moyen concret dans lequel les pays et les propriétaires fonciers peuvent y contribuer. Une gestion appropriée de la nature réduit la vulnérabilité des populations face aux menaces posées par le changement climatique. Protéger les forêts, les récifs coralliens, les mangroves et les systèmes fluviaux aide les gens à s’adapter au changement climatique et de réduire ses impacts. « Les décisions prises à Doha doivent promouvoir le développement et la mise en œuvre d’un mécanisme environnemental efficace et équitable pour les actions sur les forêts à l’échelle nationale connu sous le nom de REDD + (Réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts), » dit Stewart Maginnis. « Pour que REDD + soit efficace, nous devons faire en sorte que les avantages issus de la nature soient répartis de manière équitable et que toutes les parties concernées, y compris les femmes et les peuples autochtones, puissent y participer. » Les écosystèmes marins tels que les récifs coralliens et les mangroves sont parmi les plus vulnérables au changement climatique, avec des millions de gens qui en dépendent pour la nourriture, le tourisme et le développement. Intacts, les écosystèmes côtiers offrent un double avantage dans le contexte des changements climatiques – ils protègent les communautés de l’inévitable élévation du niveau de la mer et des tempêtes tout en capturant et stockant de grandes quantités de carbone. L’UICN exhorte également les décideurs à reconnaître l’acidification des océans comme un défi mondial et de prendre les mesures indispensables visant à y remédier. L’acidification des océans causée par les activités humaines aura de profondes répercussions sur la vie marine, même en l’absence d’une nouvelle augmentation des émissions de CO₂. « Nous avons besoin de sortir de Doha à un accord politique solide qui tient compte de la variété des solutions pragmatiques que la nature offre et qui apporte un réel changement et de nouvelles actions », ajoute Stewart Maginnis. Pour plus d’informations : Borjana Pervan, Relations médias UICN, +41 79 857 4072, borjana.pervan@iucn.org
« La biodiversité c’est ma nature » : la mobilisation continue !
A quatre semaines de la Conférence sur la Biodiversité de Nagoya au Japon du 18 au 29 octobre, le collectif « La biodiversité c’est ma nature » se mobilise plus que jamais. Pendant cette année internationale pour la biodiversité, les six ONG (Comité Français de l’UICN, FNH, FNE, Ligue ROC, LPO et WWF-France) organisatrices de « la biodiversité c’est ma nature » ont souhaité toucher le plus large public possible à travers cette campagne de sensibilisation résolument créative et participative . Les citoyens ont été nombreux à répondre à l’Appel et à créer leur portrait biodiversité : À ce jour l’Appel a rassemblé plus de 20 000 signataires. De nombreuses personnalités relayent la campagne : Claire Keim, Alain Bernard, Maud Fontenoy, Bixente Lizarazu, Pascal Obispo, … La mobilisation, sur le web comme sur le terrain, a été très importante comme en témoignent les opérations menées avec la Fête de la Nature, le Festival des Petits Débrouillards ou les Eurockéennes de Belfort. Lors de ce dernier festival, l’opération a rencontré un joli succès, plus de 700 signatures de l’Appel Citoyen et autant de portraits biodiversité ont été réalisés en 3 jours ! Cet été, un concours a été organisé avec Terre Sauvage où les internautes ont rivalisé d’audace et d’imagination pour réaliser leur plus beau portrait biodiversité. Les cinq portraits gagnants seront publiés dans le magazine Terre Sauvage du mois d’octobre. Vous les trouverez ci-dessous. À l’échelle internationale, l’Organisation des Nations Unies et leur centre régional d’information (UNRIC) sont partenaires de l’opération et lui apportent ainsi reconnaissance et visibilité internationale. L’Appel Citoyen est disponible en français, anglais et espagnol. La mobilisation continue ! Retrouvez le stand « La biodiversité c’est ma nature » pour la Fête de la Science du 21 au 24 octobre au Muséum national d’Histoire naturelle. Et rejoignez la campagne jusqu’en décembre dans toute la France sur l’exposition itinérante« Biodiversité, nos vies sont liées » de Noé Conservation. Toutes les informations et actualités sur « La biodiversité c’est ma nature » sur le site Internet de la campagne : www.LaBiodiversiteCestmaNature.org Contact Magali Evanno, Comité Français de l’UICN | magali.evanno[a]uicn.fr/ – 01 43 31 02 79 Télécharger le communiqué de presse >> ici. Voir les gagnants du concours organisé avec Terre Sauvage >> ici. Documents joints CPsept2010_labiodiversitecestmanature GagnantsTerreSauvage_Labiodiversitecestmanature
L’île de la Réunion entre au patrimoine mondial de l’humanité
L’UNESCO vient d’inscrire sur la liste du Patrimoine mondial les « pitons, cirques et remparts de l’île de la Réunion » en tant que bien naturel. Ce classement constitue une reconnaissance internationale de la beauté des paysages de l’île et de son exceptionnelle biodiversité. Le site couvre près de 40% de la superficie du département et coïncide avec les limites de la zone cœur du Parc National, en intégrant également le Piton d’Anchaing, le Piton de Sucre, de La Chapelle, la Grande Chaloupe et Mare Longue. La France compte désormais quatre sites naturels et mixtes sur la liste du patrimoine mondial, parmi lesquels les lagons de la Nouvelle Calédonie inscrits en 2008. Ce nouveau classement confirme la richesse de la diversité biologique ultramarine et rappelle la responsabilité mondiale de notre pays pour garantir sa conservation. Le Comité français de l’UICN se réjouit de ce classement et encourage l’Etat et les collectivités locales à poursuivre leurs efforts pour proposer l’inscription de nouveaux biens naturels dans les territoires d’outre mer. Pour plus d’informations sur les caractéristiques des « pitons, cirques et remparts de l’île de la Réunion » : Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO
Un nouveau guide sur les financements en Outre Mer
Le Comité français de l’UICN a coordonné la réalisation du premier guide TE ME UM à destination des gestionnaires d’espaces naturels d’outre-mer. Le guide présente les différentes sources de financements existantes pour réaliser des projets de conservation de la biodiversité ultramarine, ainsi que les modalités de soumission des dossiers. Le réseau TEMEUM (Terres et Mers Ultramarines) a été créé en 2006 afin de renforcer les capacités des gestionnaires d’espaces naturels en outre-mer. Selon la collectivité dont ils dépendent, les gestionnaires ultramarins n’ont pas les mêmes possibilités d’accès aux financements pour la conservation de la biodiversité. Par exemple, au niveau européen, les gestionnaires issus de RUP (régions ultrapériphériques) peuvent prétendre à des financements LIFE+, ce qui n’est pas le cas des gestionnaires issus des PTOM (pays et territoires d’outre-mer). Cette synthèse présente les informations-clés des principaux financements à destination des gestionnaires : éligibilité, montants disponibles, calendrier de dépôt des dossiers, et principaux contacts. Le guide se décompose en quatre parties, selon les sources de financements : les financements européens, les financements nationaux, les financements régionaux et locaux, les financements privés. Une dernière partie présente quelques projets financés par ces différentes sources. Pour télécharger le guide (6 Mo), cliquez >>ici. Pour visiter le site TEMEUM, cliquez ici. Document joint Guide des financements à destination des gestionnaires d’outre-mer
Schéma minier de Guyane : fin de la consultation publique
Le schéma minier de Guyane, que les ONG appelaient de leurs vœux, est en cours de finalisation. Le Comité français de l’UICN, France Nature Environnement, la Fondation Nicolas Hulot et le WWF rendent publiques les recommandations, présentées dans le cadre de la consultation publique ouverte en Guyane sur ce dossier. France Nature Environnement, le Comité français de l’UICN et le Gepog sont à l’origine d’une étude intitulée « Or vert contre Or jaune » publiée en février 2007, qui a posé les bases d’un document de planification de l’exploitation minière en Guyane. Les tables rondes du Grenelle de l’environnement, et notamment le groupe « activités extractives » du Comité opérationnel outre-mer, ont arrêté en janvier 2008 la réalisation d’un schéma de zonage et de planification des activités extractives en Guyane. Le préfet Yves Mansillon a été nommé, par le Président de la République, Commissaire de la réalisation du schéma départemental de Guyane, lequel devait être adopté dans le courant de l’année 2008. Le Comité français de l’UICN, France Nature Environnement, la Fondation Nicolas Hulot, le WWF France, la LPO et les ONG guyanaises, se sont mobilisés en fin d’année 2009, pour rappeler au gouvernement ses engagements concernant l’encadrement de l’orpaillage en Guyane. Les ONG se mobilisent à nouveau à l’occasion de la consultation publique pour que le schéma minier intègre trois fondamentaux qui restent à clarifier. Les incontournables du SDOM Trois points sont déterminants pour un schéma départemental d’orientation minière cohérent. 1. Le respect de toutes les zones disposant d’un statut de protection réglementaire ou faisant l’objet d’inventaires d’intérêts écologiques (telles que les ZNIEFF de type 1 et les séries d’intérêt écologique définies par l’ONF) ; Afin d’être compatible avec les préconisations du Grenelle, les activités minières devront respecter les secteurs riches en biodiversité. Il est ainsi nécessaire d’interdire la conduite d’activités minières dans des zones disposant d’un statut de protection réglementaire quel qu’il soit ou ayant fait l’objet d’inventaires d’intérêt écologique (ZNIEFF de type 1 et les séries d’intérêt écologique définies par l’ONF). 2. L’encadrement de l’orpaillage alluvionnaire ; Même si les effluents sont contenus et traités, l’orpaillage alluvionnaire engendre des perturbations importantes pour les milieux naturels et les espèces comme les poissons et les batraciens. La concertation menée dans le cadre de la préparation du SDOM ayant défini les conditions d’un compromis jugé acceptable entre activité socioéconomique et impacts environnementaux, il importe de renforcer la réglementation afin de limiter les effets des exploitations alluvionnaires sur le régime et la qualité des eaux. Les dispositions relatives aux exploitations en lit mineur et majeur des cours d’eau, ainsi que les normes de rejet, devront être définies par un arrêté préfectoral et respecter les prescriptions du SDAGE. 3. L’adoption d’une gouvernance adaptée pour la commission départementale des mines (avec un droit de vote attribué au PAG). Le Grenelle de l’environnement a, pour la première fois, adopté une gouvernance intégrant toutes les parties prenantes. Cette logique de décision a été recommandée par le Président de la République. La Commission départementale des mines devra respecter le mode de gouvernance grenellien et intégrer, avec les mêmes droits de vote, toutes les parties prenantes de la question de l’orpaillage en Guyane. En conséquence, et du fait de leur expertise ou des contraintes que l’activité pourrait leur faire subir, un siège et un droit de vote devrait a minima être accordé au conseil scientifique régional du patrimoine naturel (CSRPN), au Parc amazonien de Guyane, et aux communautés indigènes. Documents à télécharger : Communiqué de presse Or vert contre or jaune – Quel avenir pour la Guyane ? Document joint CP SDOM Guyane 2010
L’UICN France signe la convention pour une hydroélectricité durable
Ce mercredi 23 juin 2010, l’UICN France et plusieurs associations nationales de protection de l’environnement se sont engagées aux côtés de l’Etat, des représentants des collectivités locales et de l’ensemble des hydro-électriciens, à entrer dans une nouvelle gouvernance basée sur la concertation pour tenter de construire l’hydroélectricité de demain. Comment concilier production d’hydroélectricité et protection de la biodiversité ? Comment harmoniser la mise en œuvre de la Directive Cadre sur l’Eau, qui nous oblige à aller vers le « bon état écologique » des milieux aquatiques avec la volonté, par exemple, de mettre en oeuvre le règlement anguille, d’une part, et d’atteindre 23% d’énergies renouvelables dans la consommation française d’énergie à l’horizon 2020, d’autre part ? Comment effacer, dans le consensus, les ouvrages les plus dommageables pour les poissons migrateurs ? Comment gérer au mieux l’héritage des 60 000 ouvrages construits sur les 500 000 kilomètres de rivières françaises ? Comment installer dans les meilleures conditions possibles de nouvelles capacités de production et sortir de la très grande conflictualité qui accompagne tout projet d’aménagement hydroélectrique dans notre pays ? Comment renouveler des concessions dans un parc vieillissant ? Comment préserver les ultimes « rivières sauvages », joyaux d’un capital naturel en sursis ? Bref, comment passer à une hydroélectricité plus durable ? En effet, si les barrages produisent un courant parfaitement renouvelable, l’électricité mise sur le marché est loin d’être « verte par nature ». Son impact sur les milieux aquatiques reste significatif, depuis la disparition des populations de poissons migrateurs dont le saumon atlantique jusqu’à l’érosion des fleuves et du littoral, suite à la rétention des sédiments dans les retenues en passant par la dégradation de la qualité de l’eau. Depuis septembre 2008, tous les acteurs concernés (élus, EDF, GDF Suez, Union Française de l’Electricité, France Hydro, Electricité Autonome de France et les ONG) se sont réunis pour élaborer un projet de « Convention d’engagements pour le développement d’une hydroélectricité durable en cohérence avec la restauration des milieux aquatiques suite au Grenelle de l’environnement ». Au cœur de ce projet d’accords, à la gouvernance inspirée du Grenelle de l’environnement, se trouvait, notamment, l’engagement Grenelle, d’aménager les obstacles les plus problématiques pour la migration des poissons dans l’objectif d’atteindre ou de conserver, d’ici à 2015, le bon état écologique ou le bon potentiel pour les masses d’eau superficielles. Une autre contrainte forte était la fixation de l’objectif chiffré du nombre de TWH supplémentaires provenant de l’hydro-électricité. En juillet 2008, le Ministre d’Etat à l’Energie et à l’Ecologie donnait un cap d’augmentation nette de 7 TWH d’ici 2020, pour le secteur de l’hydro-électricité. Cet objectif a été réduit à 3 TWH en décembre 2009 au cours de la négociation. En novembre 2009, un autre pas très important avait été franchi avec l’annonce, par Mme. la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Chantal Jouanno, d’effacer les deux barrages de Vezins et La Roche qui Boit sur la Sélune, dans la Manche, dans le cadre du « Plan de renaturation de la continuité écologique des cours d’eau ». Un autre pas devrait être fait avec l’effacement et le remplacement du barrage de Poutès, sur le haut Allier, une des dernières « rivières sauvages » d’Europe. Aujourd’hui, pour mettre en œuvre des solutions et restaurer les écosystèmes aquatiques sans pour autant augmenter les émissions de gaz à effet de serre, la grande majorité des ONG s’engage aux côtés des représentants des collectivités locales, de la totalité des hydro-électriciens et des services de l’Etat pour tenter de construire l’hydroélectricité de demain. Le chantier est immense, et la situation ne va pas changer du jour au lendemain. En effet, le fossé entre aménageurs et écologues est encore très large, comme en témoigne le chantier en cours du barrage du Rizzanese, sur la plus belle rivière de Corse. Les ONG signataires saluent, sans réserve, une avancée majeure et font le pari que la coopération qui commence sera riche d’engagements tenus, pour le bénéfice de tous. Document joint Communiqué de presse Convention pour une hydroélectricité durable
L’appel citoyen pour la biodiversité s’affiche aux Eurockéennes 2010
Du 2 au 4 juillet 2010, les Eurockéennes seront le relais de la campagne « La biodiversité c’est ma nature », initiée par six ONG (Comité français de l’UICN, Fondation Nicolas Hulot, France Nature Environnement, Ligue ROC, LPO, WWF), afin que la biodiversité devienne une grande cause partagée. Avec Eurockéennes Solidaires, Territoire de musiques, association organisatrice du festival, réaffirme les valeurs de partage, de solidarité et de citoyenneté qui sont à l’origine du festival belfortain. Elle mobilise son public autour de trois grandes causes : ENVIRONNEMENT, HANDICAP, INSERTION DES JEUNES. La biodiversité est « La grande cause 2010 » du festival. La campagne « La biodiversité c’est ma nature » sera présentée dans l’espace Environnement, aux côtés des actions de trois grands réseaux de la protection de la biodiversité en France : les Conservatoires d’espaces naturels, les Réserves naturelles de France et la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux). En devenant partenaire des Eurockéennes solidaires, le collectif d’ONG « La biodiversité c’est ma nature » compte sur le fort pouvoir de mobilisation du festival pour relayer la campagne et sensibiliser le grand public à la biodiversité, sur le terrain, dans un esprit festif et participatif. En pratique… Du 2 au 4 juillet, les festivaliers pourront découvrir sur le stand de « La biodiversité c’est ma nature », les différents volets de la campagne : lire et signer l’Appel Citoyen pour la biodiversité, s’informer sur des moyens d’agir, au quotidien, pour préserver la biodiversité, créer son portrait biodiversité en se faisant photographier sur le stand et connaître les liens qui unissent musique & biodiversité. Christophe Aubel (Directeur Ligue Roc, Vice-Président UICN France) et Bruno Genty (Président FNE), représentants du collectif « La biodiversité c’est ma nature », seront présents sur le stand le vendredi 2 juillet et participeront le même jour à la conférence de presse de lancement du programme Eurockéennes Solidaires à 11h45 sur le site du festival. www.LaBiodiversiteCestMaNature.org www.eurockeennes.fr Document joint Communiqué de presse Biodiversité & Eurockéennes
Objectif biodiversité 2010 non atteint : l’UICN France demande une nouvelle stratégie
En 2001, l’Union Européenne s’engageait à stopper l’érosion de la biodiversité à l’horizon 2010. Pour répondre à cet engagement et à ceux de la convention sur la diversité biologique, la France a adopté sa Stratégie nationale pour la biodiversité et lancé 11 plans d’action. Aujourd’hui, force est de constater que l’objectif fixé n’a pas été atteint. En cette année internationale de la biodiversité, la France doit redéfinir une nouvelle stratégie à la hauteur des enjeux et de ses responsabilités. La biodiversité continue de se dégrader sur le territoire français comme le montrent les derniers chiffres de la Liste rouge des espèces menacées en France : 1 espèce d’oiseaux sur 4, 1 espèce d’amphibiens, de reptiles et de poissons d’eau douce sur 5, 1 espèce de mammifères sur 10, ou encore 1 espèce d’orchidées sur 6 risquent de disparaître en métropole. Outre-mer, 49 des 100 espèces considérées comme les plus envahissantes au monde sont présentes et nos récifs coralliens sont endommagés de 10 à 80 % selon les territoires. La stratégie nationale pour la biodiversité a permis de commencer à intégrer les enjeux de biodiversité dans les grandes politiques publiques (agriculture, infrastructures de transport, mer, tourisme…). Des progrès ont été accomplis et la prise en compte de la biodiversité s’est améliorée. Sur les 10 dernières années, les espaces naturels protégés progressent en nombre (+32%) et en surface (+20%), ainsi que les financements dédiés à la protection de la biodiversité, notamment grâce à l’implication des collectivités locales et des entreprises. Pourtant, toutes ces actions restent encore nettement insuffisantes pour freiner les pressions qui s’exercent sur la biodiversité. Les tendances lourdes comme l’artificialisation du territoire, l’intensification agricole et l’exploitation excessive de la mer se poursuivent à un rythme important. Une simple révision de la stratégie nationale pour la biodiversité ne sera pas suffisante : elle doit être redéfinie et largement renforcée. Le portage politique devra être assuré aux plus hauts niveaux de l’Etat et ses résultats doivent être présentés chaque année devant le Parlement. Des moyens humains et financiers nouveaux devront être mobilisés pour répondre aux ambitions affichées. Le caractère « national » de cette stratégie doit être impérativement développé : elle doit être un cadre commun qui incite et mobilise tous les acteurs de la société (Etat, établissements publics, associations, collectivités locales, entreprises, citoyens…) à agir ensemble pour préserver la biodiversité. Elle doit influencer beaucoup plus efficacement les grandes politiques publiques, dont plusieurs prennent insuffisamment en compte la biodiversité. Enfin, la stratégie devra être complétée dans des domaines importants, non couverts actuellement, comme l’éducation et l’économie. En cette année internationale de la biodiversité, la France, pays particulièrement riche en biodiversité au niveau mondial grâce à l’outre-mer, doit soutenir des propositions à la hauteur des enjeux et de ses responsabilités, à travers le renforcement de sa stratégie nationale et d’autres initiatives proposées lors du dernier Congrès français de la nature (20 janvier 2010, Paris). Elle doit avoir une action exemplaire lors de la 10ième conférence des parties de la Convention sur la Diversité Biologique (Nagoya, octobre 2010), où un nouvel objectif et d’un nouveau cadre d’action international seront adoptés. Documents joints CP SNB 2010 UICN France Bilan SNB 2004 2010 UICN France Résolution AIB 2010 UICN France
Tout savoir sur la Fête de la Nature 2010 !
La Fête de la Nature se déroulera du 19 au 23 mai 2010 et proposera des animations gratuites partout en France (métropole et outre-mer) pour découvrir et redécouvrir toutes les richesses de notre patrimoine naturel. Réservez dès à présent vos dates, choisissez en ligne vos animations et venez nombreux ! Créée en 2007 à l’initiative du Comité français de l’UICN et du magazine « Terre Sauvage » avec tous les acteurs publics et associatifs de la protection de la nature, la Fête de la Nature propose, partout en France, des milliers de sorties nature gratuites et encadrées par des professionnels et bénévoles. Devant le succès, croissant chaque année, de ces manifestations festives, le Ministère de l’Écologie a décidé de faire de la Fête de la Nature 2010 le principal événement « grand public » de l’Année Internationale de la Biodiversité, en France. Pour accompagner la montée en puissance de la Fête de la Nature, son site internet a été entièrement redessiné. Les organisateurs de sorties ont déjà enregistré de nombreuses manifestations sur le site, et ceux qui souhaitent en proposer peuvent trouvent tous les outils nécessaires pour les organiser (guide de l’organisateur, kit de communication, etc). Le grand public y trouvera également le programme complet des sorties labellisées, consultable selon différents critères (région, département, thème, niveau physique requis…), ainsi que des actualités, des témoignages et des reportages. Pour accueillir des publics nouveaux (notamment les scolaires), la Fête commence cette année dès le mercredi 19 mai 2010, et se prolonge jusqu’au dimanche 23 mai 2010. A l’International, Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, a offert, en janvier 2010 à Madrid, à tous les ministres européens, un « kit » pour permettre à chaque pays d’organiser à son tour une Fête de la Nature, avec le soutien de la Commission européenne. De son côté, le secrétariat mondial de l’IUCN assurera la promotion de l’événement auprès de l’ensemble de son réseau. Pour en savoir plus, rendez vous sur le site www.fetedelanature.com
Campagne « La biodiversité c’est ma nature »
A l’occasion de l’année internationale de la biodiversité, six ONG s’associent pour lancer un appel citoyen et une campagne grand public : « La biodiversité c’est ma nature ». Cette initiative est lancée par : Comité français de l’UICN, Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, France Nature Environnement, LPO Ligue pour la Protection des Oiseaux, Ligue Roc et WWF-France Un appel citoyen pour fédérer… Un appel lancé aux acteurs de tous horizons, qui a pour ambition de rassembler tous ceux qui souhaitent que la prise en compte de la biodiversité devienne une grande cause partagée. Nous avons les moyens d’agir, collectivement et individuellement, pour la préservation de la biodiversité. Le public est invité à lire et signer l’appel citoyen « La biodiversité c’est ma nature » sur le site de la campagne :www.LaBiodiversiteCestMaNature.org … Une campagne pour sensibiliser La campagne « la biodiversité c’est ma nature » porte l’appel citoyen et s’adresse à un large public. Elle se veut séduisante, créative et surtout participative, avec une attention particulière donnée aux réseaux sociaux, pour informer, faire ressentir le lien entre l’homme et la nature et donner des moyens d’agir ! Et Vous, Quelle est votre nature ? Avez-vous la pêche ou le bourdon ? Pour répondre, visuellement, à la question « quelle est votre nature ? », la campagne s’appuie sur des « portraits biodiversité », mettant en valeur l’idée du lien qui nous unit à la nature. Sur le site internet de la campagne, chacun peut en quelques clics créer son propre portrait biodiversité. Documents joints Appel Citoyen Biodiversité Dossier de presse Affiche Contenus Biodiversité