L’UICN France signe la convention pour une hydroélectricité durable

Ce mercredi 23 juin 2010, l’UICN France et plusieurs associations nationales de protection de l’environnement se sont engagées aux côtés de l’Etat, des représentants des collectivités locales et de l’ensemble des hydro-électriciens, à entrer dans une nouvelle gouvernance basée sur la concertation pour tenter de construire l’hydroélectricité de demain. Comment concilier production d’hydroélectricité et protection de la biodiversité ? Comment harmoniser la mise en œuvre de la Directive Cadre sur l’Eau, qui nous oblige à aller vers le « bon état écologique » des milieux aquatiques avec la volonté, par exemple, de mettre en oeuvre le règlement anguille, d’une part, et d’atteindre 23% d’énergies renouvelables dans la consommation française d’énergie à l’horizon 2020, d’autre part ? Comment effacer, dans le consensus, les ouvrages les plus dommageables pour les poissons migrateurs ? Comment gérer au mieux l’héritage des 60 000 ouvrages construits sur les 500 000 kilomètres de rivières françaises ? Comment installer dans les meilleures conditions possibles de nouvelles capacités de production et sortir de la très grande conflictualité qui accompagne tout projet d’aménagement hydroélectrique dans notre pays ? Comment renouveler des concessions dans un parc vieillissant ? Comment préserver les ultimes « rivières sauvages », joyaux d’un capital naturel en sursis ? Bref, comment passer à une hydroélectricité plus durable ? En effet, si les barrages produisent un courant parfaitement renouvelable, l’électricité mise sur le marché est loin d’être « verte par nature ». Son impact sur les milieux aquatiques reste significatif, depuis la disparition des populations de poissons migrateurs dont le saumon atlantique jusqu’à l’érosion des fleuves et du littoral, suite à la rétention des sédiments dans les retenues en passant par la dégradation de la qualité de l’eau. Depuis septembre 2008, tous les acteurs concernés (élus, EDF, GDF Suez, Union Française de l’Electricité, France Hydro, Electricité Autonome de France et les ONG) se sont réunis pour élaborer un projet de « Convention d’engagements pour le développement d’une hydroélectricité durable en cohérence avec la restauration des milieux aquatiques suite au Grenelle de l’environnement ». Au cœur de ce projet d’accords, à la gouvernance inspirée du Grenelle de l’environnement, se trouvait, notamment, l’engagement Grenelle, d’aménager les obstacles les plus problématiques pour la migration des poissons dans l’objectif d’atteindre ou de conserver, d’ici à 2015, le bon état écologique ou le bon potentiel pour les masses d’eau superficielles. Une autre contrainte forte était la fixation de l’objectif chiffré du nombre de TWH supplémentaires provenant de l’hydro-électricité. En juillet 2008, le Ministre d’Etat à l’Energie et à l’Ecologie donnait un cap d’augmentation nette de 7 TWH d’ici 2020, pour le secteur de l’hydro-électricité. Cet objectif a été réduit à 3 TWH en décembre 2009 au cours de la négociation. En novembre 2009, un autre pas très important avait été franchi avec l’annonce, par Mme. la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Chantal Jouanno, d’effacer les deux barrages de Vezins et La Roche qui Boit sur la Sélune, dans la Manche, dans le cadre du « Plan de renaturation de la continuité écologique des cours d’eau ». Un autre pas devrait être fait avec l’effacement et le remplacement du barrage de Poutès, sur le haut Allier, une des dernières « rivières sauvages » d’Europe. Aujourd’hui, pour mettre en œuvre des solutions et restaurer les écosystèmes aquatiques sans pour autant augmenter les émissions de gaz à effet de serre, la grande majorité des ONG s’engage aux côtés des représentants des collectivités locales, de la totalité des hydro-électriciens et des services de l’Etat pour tenter de construire l’hydroélectricité de demain. Le chantier est immense, et la situation ne va pas changer du jour au lendemain. En effet, le fossé entre aménageurs et écologues est encore très large, comme en témoigne le chantier en cours du barrage du Rizzanese, sur la plus belle rivière de Corse. Les ONG signataires saluent, sans réserve, une avancée majeure et font le pari que la coopération qui commence sera riche d’engagements tenus, pour le bénéfice de tous.   Document joint Communiqué de presse Convention pour une hydroélectricité durable

L’appel citoyen pour la biodiversité s’affiche aux Eurockéennes 2010

Du 2 au 4 juillet 2010, les Eurockéennes seront le relais de la campagne « La biodiversité c’est ma nature », initiée par six ONG (Comité français de l’UICN, Fondation Nicolas Hulot, France Nature Environnement, Ligue ROC, LPO, WWF), afin que la biodiversité devienne une grande cause partagée. Avec Eurockéennes Solidaires, Territoire de musiques, association organisatrice du festival, réaffirme les valeurs de partage, de solidarité et de citoyenneté qui sont à l’origine du festival belfortain. Elle mobilise son public autour de trois grandes causes : ENVIRONNEMENT, HANDICAP, INSERTION DES JEUNES.   La biodiversité est « La grande cause 2010 » du festival. La campagne « La biodiversité c’est ma nature » sera présentée dans l’espace Environnement, aux côtés des actions de trois grands réseaux de la protection de la biodiversité en France : les Conservatoires d’espaces naturels, les Réserves naturelles de France et la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux). En devenant partenaire des Eurockéennes solidaires, le collectif d’ONG « La biodiversité c’est ma nature » compte sur le fort pouvoir de mobilisation du festival pour relayer la campagne et sensibiliser le grand public à la biodiversité, sur le terrain, dans un esprit festif et participatif. En pratique… Du 2 au 4 juillet, les festivaliers pourront découvrir sur le stand de « La biodiversité c’est ma nature », les différents volets de la campagne : lire et signer l’Appel Citoyen pour la biodiversité, s’informer sur des moyens d’agir, au quotidien, pour préserver la biodiversité, créer son portrait biodiversité en se faisant photographier sur le stand et connaître les liens qui unissent musique & biodiversité. Christophe Aubel (Directeur Ligue Roc, Vice-Président UICN France) et Bruno Genty (Président FNE), représentants du collectif « La biodiversité c’est ma nature », seront présents sur le stand le vendredi 2 juillet et participeront le même jour à la conférence de presse de lancement du programme Eurockéennes Solidaires à 11h45 sur le site du festival. www.LaBiodiversiteCestMaNature.org www.eurockeennes.fr Document joint Communiqué de presse Biodiversité & Eurockéennes

Objectif biodiversité 2010 non atteint : l’UICN France demande une nouvelle stratégie

En 2001, l’Union Européenne s’engageait à stopper l’érosion de la biodiversité à l’horizon 2010. Pour répondre à cet engagement et à ceux de la convention sur la diversité biologique, la France a adopté sa Stratégie nationale pour la biodiversité et lancé 11 plans d’action. Aujourd’hui, force est de constater que l’objectif fixé n’a pas été atteint. En cette année internationale de la biodiversité, la France doit redéfinir une nouvelle stratégie à la hauteur des enjeux et de ses responsabilités. La biodiversité continue de se dégrader sur le territoire français comme le montrent les derniers chiffres de la Liste rouge des espèces menacées en France : 1 espèce d’oiseaux sur 4, 1 espèce d’amphibiens, de reptiles et de poissons d’eau douce sur 5, 1 espèce de mammifères sur 10, ou encore 1 espèce d’orchidées sur 6 risquent de disparaître en métropole. Outre-mer, 49 des 100 espèces considérées comme les plus envahissantes au monde sont présentes et nos récifs coralliens sont endommagés de 10 à 80 % selon les territoires. La stratégie nationale pour la biodiversité a permis de commencer à intégrer les enjeux de biodiversité dans les grandes politiques publiques (agriculture, infrastructures de transport, mer, tourisme…). Des progrès ont été accomplis et la prise en compte de la biodiversité s’est améliorée. Sur les 10 dernières années, les espaces naturels protégés progressent en nombre (+32%) et en surface (+20%), ainsi que les financements dédiés à la protection de la biodiversité, notamment grâce à l’implication des collectivités locales et des entreprises. Pourtant, toutes ces actions restent encore nettement insuffisantes pour freiner les pressions qui s’exercent sur la biodiversité. Les tendances lourdes comme l’artificialisation du territoire, l’intensification agricole et l’exploitation excessive de la mer se poursuivent à un rythme important. Une simple révision de la stratégie nationale pour la biodiversité ne sera pas suffisante : elle doit être redéfinie et largement renforcée. Le portage politique devra être assuré aux plus hauts niveaux de l’Etat et ses résultats doivent être présentés chaque année devant le Parlement. Des moyens humains et financiers nouveaux devront être mobilisés pour répondre aux ambitions affichées. Le caractère « national » de cette stratégie doit être impérativement développé : elle doit être un cadre commun qui incite et mobilise tous les acteurs de la société (Etat, établissements publics, associations, collectivités locales, entreprises, citoyens…) à agir ensemble pour préserver la biodiversité. Elle doit influencer beaucoup plus efficacement les grandes politiques publiques, dont plusieurs prennent insuffisamment en compte la biodiversité. Enfin, la stratégie devra être complétée dans des domaines importants, non couverts actuellement, comme l’éducation et l’économie. En cette année internationale de la biodiversité, la France, pays particulièrement riche en biodiversité au niveau mondial grâce à l’outre-mer, doit soutenir des propositions à la hauteur des enjeux et de ses responsabilités, à travers le renforcement de sa stratégie nationale et d’autres initiatives proposées lors du dernier Congrès français de la nature (20 janvier 2010, Paris). Elle doit avoir une action exemplaire lors de la 10ième conférence des parties de la Convention sur la Diversité Biologique (Nagoya, octobre 2010), où un nouvel objectif et d’un nouveau cadre d’action international seront adoptés.   Documents joints CP SNB 2010 UICN France Bilan SNB 2004 2010 UICN France Résolution AIB 2010 UICN France

Tout savoir sur la Fête de la Nature 2010 !

La Fête de la Nature se déroulera du 19 au 23 mai 2010 et proposera des animations gratuites partout en France (métropole et outre-mer) pour découvrir et redécouvrir toutes les richesses de notre patrimoine naturel. Réservez dès à présent vos dates, choisissez en ligne vos animations et venez nombreux ! Créée en 2007 à l’initiative du Comité français de l’UICN et du magazine « Terre Sauvage » avec tous les acteurs publics et associatifs de la protection de la nature, la Fête de la Nature propose, partout en France, des milliers de sorties nature gratuites et encadrées par des professionnels et bénévoles. Devant le succès, croissant chaque année, de ces manifestations festives, le Ministère de l’Écologie a décidé de faire de la Fête de la Nature 2010 le principal événement « grand public » de l’Année Internationale de la Biodiversité, en France. Pour accompagner la montée en puissance de la Fête de la Nature, son site internet a été entièrement redessiné. Les organisateurs de sorties ont déjà enregistré de nombreuses manifestations sur le site, et ceux qui souhaitent en proposer peuvent trouvent tous les outils nécessaires pour les organiser (guide de l’organisateur, kit de communication, etc). Le grand public y trouvera également le programme complet des sorties labellisées, consultable selon différents critères (région, département, thème, niveau physique requis…), ainsi que des actualités, des témoignages et des reportages. Pour accueillir des publics nouveaux (notamment les scolaires), la Fête commence cette année dès le mercredi 19 mai 2010, et se prolonge jusqu’au dimanche 23 mai 2010. A l’International, Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, a offert, en janvier 2010 à Madrid, à tous les ministres européens, un « kit » pour permettre à chaque pays d’organiser à son tour une Fête de la Nature, avec le soutien de la Commission européenne. De son côté, le secrétariat mondial de l’IUCN assurera la promotion de l’événement auprès de l’ensemble de son réseau. Pour en savoir plus, rendez vous sur le site www.fetedelanature.com

Campagne « La biodiversité c’est ma nature »

A l’occasion de l’année internationale de la biodiversité, six ONG s’associent pour lancer un appel citoyen et une campagne grand public : « La biodiversité c’est ma nature ». Cette initiative est lancée par : Comité français de l’UICN, Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, France Nature Environnement, LPO Ligue pour la Protection des Oiseaux, Ligue Roc et WWF-France Un appel citoyen pour fédérer… Un appel lancé aux acteurs de tous horizons, qui a pour ambition de rassembler tous ceux qui souhaitent que la prise en compte de la biodiversité devienne une grande cause partagée. Nous avons les moyens d’agir, collectivement et individuellement, pour la préservation de la biodiversité. Le public est invité à lire et signer l’appel citoyen « La biodiversité c’est ma nature » sur le site de la campagne :www.LaBiodiversiteCestMaNature.org … Une campagne pour sensibiliser La campagne « la biodiversité c’est ma nature » porte l’appel citoyen et s’adresse à un large public. Elle se veut séduisante, créative et surtout participative, avec une attention particulière donnée aux réseaux sociaux, pour informer, faire ressentir le lien entre l’homme et la nature et donner des moyens d’agir ! Et Vous, Quelle est votre nature ? Avez-vous la pêche ou le bourdon ? Pour répondre, visuellement, à la question « quelle est votre nature ? », la campagne s’appuie sur des « portraits biodiversité », mettant en valeur l’idée du lien qui nous unit à la nature. Sur le site internet de la campagne, chacun peut en quelques clics créer son propre portrait biodiversité.   Documents joints Appel Citoyen Biodiversité Dossier de presse Affiche Contenus Biodiversité

Conférence mondiale des océans 2010

Le Comité français de l’UICN a participé à la 5ème Conférence mondiale des océans qui s’est tenue du 3 au 7 mai 2010 à l’UNESCO à Paris. Elle a été initiée en 2001 pour aider les gouvernements à mettre l’accent sur les questions liées aux océans, aux côtes et aux petits Etats insulaires en développement. Cette conférence a réuni 859 experts de 80 pays représentant les principales parties prenantes relatives au domaine des océans : des représentants des gouvernements, des Nations Unies, des parlementaires, des élus locaux, des ONG, des entreprises, des scientifiques, des musées et aquariums. Le principal objectif de la Conférence était de faire progresser l’agenda mondial des océans sur les principaux thèmes qui les affectent comme la perte de la biodiversité marine ou les effets des changements climatiques. Le Comité français de l’UICN a organisé deux sessions dans le cadre de cette conférence sous le thème général « Préserver la vie ». Elles ont été présentées par les principales ONG françaises (WWF, FNH, Greenpeace), l’Agence des aires marines protégées et la Fondation pour la recherche sur la biodiversité en collaboration avec l’IFREMER, FNE, Planète mer et des consultants indépendants.   Les sujets abordés furent : • Session 1 : Pour une nouvelle approche de la conservation de l’espace marin fondée sur l’identification et le maintien des services écosystèmiques. • Session 2 : Vers une nouvelle gouvernance de la planification territoriale en mer : apports des outils de gestion intégrée des pêches aux aires marines protégées.   Parmi les principales conclusions de la Conférence globale des océans, on peut souligner : • La volonté de développer le « mandat des Océans de Nagoya » pour la prochaine conférence de la Convention sur la diversité biologique afin de compléter les précédents engagements (« mandat de Jakarta ») portant sur la biodiversité marine et côtière. • Le soutien à la création de la future plateforme intergouvernementale science/politique pour la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES). • La demande pour la mise en œuvre de meilleures politiques maritimes intégrées et cohérentes au niveau local, régional, national et international.   Le Forum mondial des océans relayera l’ensemble de ces recommandations à différents niveaux dans les forums internationaux comme l’Assemblée générale des Nations unies, la Conférence de la Convention sur la diversité biologique (COP 10, Nagoya), la Conférence de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (COP 16, Cancun).   Documents à consulter : Les résumés des sessions proposées par le Comité français de l’UICN et la liste des participants (à télécharger ci-dessous) Le résumé des conclusions de la réunion du groupe de travail portant sur la biodiversité marine et les réseaux d’aires marines protégées et celui sur la gouvernance des zones situées hors juridiction nationale (à télécharger ci-dessous) La déclaration finale des co- Présidents : cliquez ici Le programme de la Conférence mondiale des océans 2010 : cliquez ici Le site du Forum global des océans : cliquez ici   Documents joints Présentation ateliers UICN France – Forum mondial des océans Résumé atelier 1 Résumé atelier 2 Résumé sessions

Publication de la Liste rouge mondiale 2009 des espèces menacées

Rendue publique le 3 novembre, la nouvelle édition de la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées indique qu’il sera impossible d’enrayer la perte de la biodiversité en 2010, comme le prévoyait l’objectif fixé par la communauté internationale. Selon cette dernière mise à jour, 17291 espèces sur les 47677 espèces répertoriées sont menacées d’extinction. Le Comité français de l’UICN souligne la responsabilité majeure de la France dans la lutte contre l’érosion de la biodiversité mondiale : d’après cet état des lieux, la France est en première ligne, figurant parmi les 10 pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces mondialement menacées. Pour en savoir plus sur la Liste rouge des espèces menacées >> voir ici.

La France confirme sa coopération avec le plus grand réseau mondial de protection de la nature

Le gouvernement français renouvelle son accord de coopération avec l’UICN au niveau mondial. Des projets de conservation de la biodiversité en Afrique, en Méditerranée et dans l’outre-mer européen sont mis en place dès cette année. Alain Joyandet, Secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, Marie-Luce Penchard, Secrétaire d’Etat chargée de l’Outre-mer, et Jean-Michel Severino, directeur général de l’Agence française de développement ont signé ce matin un nouvel accord avec l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), représentée par Julia Marton-Lefèvre, sa Directrice générale. L’accord de partenariat initié en 2005 entre la France et l’UICN se voit ainsi renouvelé pour une durée de quatre ans et vient renforcer l’engagement de la France en matière de protection de la biodiversité. Ce nouvel accord cadre, d’un montant de près de 8 millions d’euros, soutiendra des actions de gestion durable de la biodiversité dans les pays du Sud. Les premières activités, engagées en 2009, concernent entre autres le renforcement de la gestion des aires protégées d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique Centrale, l’identification des zones méditerranéennes les plus importantes pour la conservation de la biodiversité, et un suivi et une meilleure protection de la faune sauvage commercialisée en Afrique centrale. Des actions sur l’Outre-mer ainsi qu’en matière de gouvernance de la Méditerranée sont également envisagées. Cet accord marque l’attachement de la France à l’UICN, créée à Fontainebleau en 1948, et rassemblant plus de 12 000 experts, scientifiques et organisations gouvernementales et non gouvernementales, à travers le monde. Avec la signature de cet Accord, la France confirme sa place de Partenaire Stratégique de l’UICN aux cotés du Canada, du Danemark, de l’Espagne, des Pays-Bas, de la Norvège, de la Suède et de la Suisse. « La crise actuelle de la biodiversité, exacerbée par les changements climatiques, exige une action globale immédiate à tous les niveaux de la société. L’engagement continu de la France à aider l’UICN à garantir l’utilisation durable des services rendus par les écosystèmes, particulièrement dans les pays qui en dépendent le plus, montre que la protection de la nature peut et doit être une partie intégrante des politiques des pays développé. Dans ce domaine, l’action de l’UICN avec la France aidera à agir mieux en Afrique, dans la Caraïbe et en Océanie“, a déclaré Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l’UICN. Constat similaire pour Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie : « Le patrimoine biologique naturel de l’Humanité est en danger. En 2010, la France doit éveiller à nouveau les consciences. Nous intensifierons notre stratégie nationale en faveur de la préservation de la biodiversité, et nous entendons jouer un rôle moteur dans la création du GIEC de la biodiversité dès 2010. Nous aiderons à cet égard les associations d’experts qui s’y engagent, c’est une priorité. Nous devons vivre aujourd’hui en préparant demain. » Marie-Luce Penchard, Secrétaire d’Etat chargée de l’Outre-mer, indique quant à elle que « La biodiversité ultra-marine française revêt à l’échelle planétaire une importance exceptionnelle. D’abord sur le plan patrimonial, car cette richesse est en grande partie endémique de ces territoires et nous confère une responsabilité particulière pour sa protection. Mais aussi comme réservoir potentiel de développement économique et de bien-être des populations. Nous nous devons ainsi de conduire tous ensemble une politique volontariste pour la protection et la valorisation durables de la biodiversité ultramarine. Je me félicite que l’action de l’UICN comporte un volet spécifique à l’outre-mer qui viendra appuyer les démarches entreprises localement par les acteurs de ces territoires et en développer l’exemplarité en matière de développement durable. » Pour Alain Joyandet, secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, « l’environnement est ce que nous avons de plus cher. Le préserver pour les générations à venir est un impératif, j’en ai la conviction. Il est lié à l’amélioration des conditions sociales et économiques des peuples, qui est notre combat au quotidien. Notre partenariat avec l’UICN est donc pour moi le symbole de notre préoccupation collective et de notre engagement. Je souhaite redire à cette occasion l’importance que j’attache à la création d’une plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur le modèle du GIEC qui améliorera la connaissance et les moyens de protéger la biodiversité et les écosystèmes. » Enfin, selon Jean-Michel Severino, directeur de l’Agence française de développement « les pays pauvres, dont le capital économique repose largement sur l’environnement, sont les premières victimes de l’érosion de leur capital naturel. La protection de la biodiversité et la lutte contre la pauvreté sont indissociables et exigent, comme nous le faisons depuis plusieurs années avec l’UICN, d’agir à tous les niveaux, avec les gouvernements, la société civile et le secteur privé ». L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), aide le monde à trouver des solutions à nos défis les plus urgents en matière d’environnement et de développement, en soutenant la recherche scientifique, en gérant des projets partout dans le monde, et en réunissant des gouvernements, des ONG, les Nations unies, les conventions et les sociétés internationales afin de développer ensemble des politiques, des lois et de bonnes pratiques. L’UICN, le plus ancien et le plus vaste réseau environnemental du monde, est une union démocratique de plus de 1 000 membres, gouvernements et ONG, et de près de 11.000 scientifiques bénévoles répartis dans plus de 150 pays. Le travail de l’UICN est soutenu par plus de 1 000 professionnels dans 60 pays et par des centaines de partenaires des secteurs publics et privés et des ONG dans le monde entier. Le siège de l’UICN est situé à Gland, près de Genève, en Suisse. www.iucn.org

Bilan du Grenelle de la Mer

Le Grenelle de la mer s’achève aujourd’hui et dessine enfin les éléments d’une nouvelle politique maritime intégrée pour la France. Le bilan tiré aujourd’hui de ces 5 mois de travail est globalement positif avec des engagements structurants pour la protection de la mer et du littoral et l’intégration de critères écologiques et sociaux dans de nombreux domaines. Cependant, la réussite du Grenelle de la Mer dépendra aussi des mesures et des engagements que doit prendre demain le Président de la République en matière de biodiversité et de pêche, d’exploitation des ressources de la mer et de gouvernance. Aires Marines Protégées : un engagement historique L’objectif d’ici à 2020 de 20 % des eaux françaises (eaux territoriales et zone économique exclusive) en Aires Marines Protégées dont la moitié en réserves marines se fera en concertation avec les pêcheurs en intégrant la représentativité des écosystèmes. Si ces objectifs sont réellement mis en œuvre, la France (deuxième domaine maritime international) deviendra le leader mondial en termes de protection de la biodiversité et de gestion des pêches. Le thon rouge le requin-taupe aux annexes de la CITES La France doit soumettre le classement du thon rouge et du requin-taupe aux annexes de la CITES (convention sur le commerce international des espèces menacées) pour pouvoir réellement protéger ces espèces. Une nouvelle gouvernance intégrée de la mer En termes de gouvernance nationale, la confirmation du poids politique affirmé par le Ministère chargé de la Mer pour la coordination interministérielle et le choix de l’instauration d’un organe consultatif réunissant les 5 collèges constituent une réelle avancée et un processus démocratique original à poursuivre. Quel financement ? Face à l’ensemble des mesures prises qui demandent des engagements forts en termes financiers que ce soit pour le renforcement de la recherche ou la mise en place des mesures prises dans ce Grenelle, les ONG ont proposé de continuer la réflexion avec les autres acteurs sur les nouveaux modes de financement de la mer. Cette réflexion devra se faire en lien avec une réflexion globale sur la fiscalité et en prenant en compte la notion de solidarité de bassin. Les conclusions de cette commission doivent arriver très vite avant 2010. Malgré tout, des défis encore à relever et des pistes à creuser Enfin, les associations signataires seront particulièrement attentives au développement donné à certains sujets d’importance : mise en œuvre d’une aquaculture véritablement durable reposant moins sur la production de poissons carnivores et la pêche minotière, protection des écosystèmes de grands fonds (la France continue à détruire des écosystèmes vulnérables malgré la résolution onusienne qui l’interdit effectivement depuis le 31 décembre 2008), maîtrise des pollutions d’origine terrestre, traitement des déchets portuaires et réduction des macrodéchets. D’autre part, une réflexion sera engagée sur les gigantismes des navires de commerce et à passagers sous l’angle de la sécurité en mer, du sauvetage des vies humaines et de la protection de l’environnement. Les mesures actées dans ce Grenelle doivent être le plus rapidement mises en place que ce soit au sein du grenelle II, au sein des instances compétentes et le suivi des mesures ne peut que se faire entre les 5 collèges réunis pendant ces 5 mois. (Communiqué commun des ONG ayant participé au Grenelle de la Mer) L’ensemble des propositions actées lors du Grenelle de la Mer sont regroupées dans le Livre bleu, consultable en ligne. Pour en savoir plus, visitez le site officiel du Grenelle de la Mer.

Mobilisation française pour le 4ème Congrès mondial de la nature

Le 4ème Congrès Mondial de la Nature se tiendra à Barcelone du 5 au 14 octobre 2008. Le Comité français de l’UICN se mobilise pour ce grand rendez-vous de la conservation. Le 05 octobre 2008 s’ouvrira à Barcelone le 4ème Congrès Mondial de la Nature, évènement majeur qui réunit tous les quatre ans l’ensemble des membres de l’UICN et ses partenaires. Pour l’édition 2008, plus de 8.000 personnes se retrouveront autour du thème « un monde divers et durable ». Le Congrès se déroulera en deux temps. La première partie, du 05 au 09 octobre, sera consacrée au Forum mondial de la nature. L’occasion pour les organisations et spécialistes qui le souhaitent de présenter leurs activités, de confronter leurs expériences et d’échanger avec les participants venus du monde entier sur les principaux défis auxquels nous devons répondre sur la biodiversité. La deuxième partie du Congrès, qui se tiendra du 10 au 14 octobre, est réservée à l’Assemblée générale des membres de l’UICN. A cette occasion, les membres adopteront des résolutions et des recommandations pour influencer les politiques au niveau mondial, approuveront le prochain programme de l’UICN et procèderont à l’élection du nouveau Président et du nouveau Conseil de l’UICN. Le Comité français de l’UICN s’est investi depuis le début de l’année dans la préparation du congrès en travaillant avec ses membres sur les enjeux et les modalités d’organisation. Dix-neuf propositions d’événements ont ainsi été déposées par les membres français (douze ateliers ; deux films ; deux cafés des connaissances ; un atelier de formation ; une exposition et une participation à l’opération « sailing to Barcelona » avec le bateau Fleur de Lampaul). Les prochaines étapes sont la présentation de candidats français pour le Conseil de l’UICN et la rédaction des résolutions et recommandations pour l’Assemblée Générale. Pour en savoir plus sur le Congrès Mondial de la Nature – Barcelone 2008 : http://cms.iucn.org/congress_fr/index.cfm