Rencontre avec le nouveau Président de l’UICN

Le nouveau Président de l’UICN, ZHANG Xinsheng, a rencontré les membres français de l’UICN pour échanger avec eux sur les enjeux de l’environnement et du développement, ainsi que l’action de l’UICN dans ce domaine. Plusieurs membres français de l’UICN ont pu rencontrer le nouveau Président de l’UICN, M. ZHANG, élu par l’Assemblée Générale lors du dernier Congrès mondial de la nature (Jeju, Corée du Sud, septembre 2012). Cette réunion a été organisée le 12 décembre 2012 par le Comité français de l’UICN et l’Agence Française de Développement. En introduction, M. François GAVE du Ministère des affaires Etrangères, M. TROUVILLIEZ du Ministère de l’Ecologie et M. KLEITZ de l’Agence Française de Développement ont rappelé leur attachement à la mission et aux objectifs poursuivis par l’UICN pour la conservation de la biodiversité au niveau mondial. Ils ont également manifesté leur volonté d’engager une nouvelle phase du partenariat existant entre le gouvernement français et le Secrétariat de l’UICN sur la base du nouveau programme mondial 2013-2016 de l’Union adopté à Jeju. Ce partenariat (Accord-Cadre) existe depuis 2005 et a permis de mettre en oeuvre de nombreuses actions. Le Président du Comité français de l’UICN, M. LEFEBVRE, a ensuite présenté les principales actions menées par le réseau des membres et experts français de l’UICN. La France est en effet le 2ème pays ayant le plus grand nombre d’organismes membres de l’UICN, après les USA, et le Comité français est le 2ème plus grand comité national de l’UICN. Après avoir présenté sa vision et son engagement, le Président ZHANG a échangé avec les membres sur plusieurs sujets (changement climatique, implication des collectivités locales, IPBES, ONUE, économie verte…)

Les négociations de l’ONU sur la biodiversité ont avancé, mais la nature a besoin de plus !

Malgré des progrès en vue d’atteindre les objectifs de 2020 pour stopper la perte de biodiversité, l’UICN demande que les efforts de conservation de la nature soient renforcés d’urgence pour respecter l’échéance de 2020 afin de sauver la diversité de la vie de notre planète. Les négociations de l’ONU sur la biodiversité, qui se terminent aujourd’hui à Hyderabad, en Inde, ont abouti à un consensus général sur le besoin urgent de disposer de financements plus importants et mieux gérés pour atteindre les objectifs validés en 2010, mais les pays n’ont pas réussi à s’entendre sur le montant exact nécessaire. La principale décision est de doubler les financements internationaux de la biodiversité, des pays du Nord vers les pays du Sud, d’ici 2015 (par rapport au niveau moyen de financement attribué entre 2006-2010) et de maintenir au moins ce niveau jusqu’à 2020. « L’absence d’accord chiffré sur les fonds publics nécessaires pour conserver la biodiversité met en évidence la nécessité de chercher de façon innovante des soutiens provenant d’autres sources », dit Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l’UICN. « Nous avons vu des progrès vers la réalisation les objectifs que nous avons fixés il y a deux ans. Ces efforts doivent maintenant être renforcés d’urgence par un financement adéquat, en explorant toutes les opportunités, si l’on veut éviter un échec. » En effet, selon la dernière mise à jour de la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées ™ publié lors de la conférence, la situation de la biodiversité est toujours alarmante puisque 20.219 des 65.518 espèces évaluées sont menacées d’extinction. Les Parties à la Convention sur la diversité biologique se sont réunis à Hyderabad pour évaluer les progrès accomplis dans la mise en œuvre des décisions prises lors du Sommet de Nagoya sur la biodiversité en 2010, et notamment les Objectifs d’Aichi pour sauvegarder et restaurer la nature d’ici 2020. La réunion a mis en évidence des exemples de mesures de conservation concrètes et une attention forte à transformer les décisions prises à Nagoya en action sur le terrain. Quelques questions clés ont fait l’objet d’accords à Hyderabad, tels que la reconnaissance des zones marines écologiquement et biologiquement importantes, y compris celles recensées dans les eaux internationales, ce qui devrait largement augmenter leurs chances d’être protégées en vertu du droit international. S’adressant aux ministres réunis à Hyderabad, le Président de l’UICN, Zhang Xinsheng, a souligné la nécessité d’identifier de nouvelles sources de financements pour préserver la nature, tels que le secteur privé, et a souligné l’importance d’inclure la protection de l’environnement dans les politiques nationales de développement. « Le gouvernement de l’Inde a fait un travail fantastique dans l’organisation de cette réunion », a déclaré Zhang Xinsheng Président de l’UICN. « Dans deux ans, nous allons examiner à mi-parcours l’échéance de 2020. Nous sommes impatients de travailler avec le gouvernement de la Corée du Sud pour s’assurer qu’à la prochaine réunion de la Convention, nous constaterons plus de progrès. Nous sommes face à une crise qui menace toute la vie sur terre – nous ne pouvons pas nous permettre d’échouer ». Pour en savoir plus, consultez les pages du site de l’UICN dédiées à la COP 11 de la CDB.

Liste rouge 2012 : les palmiers de Madagascar proches de l’extinction

D’après la dernière mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN™, publiée le 17 octobre 2012 par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), 83% des palmiers de Madagascar sont menacés d’extinction, ce qui met également en danger les moyens de subsistance des populations locales. Cette mise à jour de la Liste comprend 65518 espèces, dont 20219 sont menacées d’extinction. L’évaluation du statut des palmiers de Madagascar a été menée par le Groupe de spécialistes des palmiers de la Commission de la sauvegarde des espèces (CSE), dans le cadre d’une évaluation de tous les palmiers. Les conclusions ont également tenu compte d’études effectuées par les Jardins botaniques royaux de Kew, un partenaire de la Liste rouge. « Les chiffres relatifs aux palmiers de Madagascar sont vraiment terrifiants, en particulier parce que la perte des palmiers porte atteinte à la biodiversité exceptionnelle de l’île mais aussi à sa population », dit Jane Smart, Directrice mondiale du Groupe de conservation de la biodiversité de l’UICN. « On ne peut pas fermer les yeux devant une telle situation. » Les palmiers font partie de la diversité biologique de Madagascar et les 192 espèces étudiées ne se trouvent nulle part ailleurs. Elles fournissent des ressources vitales, notamment des cœurs de palmier comestibles et des matériaux de construction, à certaines des populations les plus pauvres de l’île. La destruction de leurs habitats et la cueillette des cœurs de palmier sont des menaces importantes qui compromettent la survie de ces espèces. « La plupart des palmiers de Madagascar poussent dans les forêts humides de l’est de l’île, qui sont déjà réduites à un quart de leur étendue d’origine et continuent de disparaître » dit William Baker, Président du Groupe de spécialistes des palmiers de la CSE et Directeur des recherches sur les palmiers aux Jardins botaniques royaux de Kew.« Le taux élevé d’extinction des palmiers malgaches reflète le déclin de ces forêts, qui met en danger la remarquable richesse d’espèces sauvages qui s’y trouve ». Les populations d’un grand nombre d’espèces de palmiers sont en danger en raison du défrichage des terres pour l’agriculture et de l’exploitation des forêts. Ravenea delicatula (en danger critique d’extinction) ne se trouve que sur un seul site, mais celui-ci n’est pas protégé et il est menacé par le défrichage de la forêt par les populations locales, en vue de la culture du riz de montagne, ainsi que par la prospection minière à la recherche de minéraux et de pierres précieuses, notamment de rubis. Le Tahina ou « palmier suicidaire » (Tahina spectabilis), récemment découvert, figure pour la première fois sur la Liste rouge de l’UICN. Il s’agit d’un géant pouvant atteindre 18 mètres, visible même sur Google Earth. Quelques mois après la floraison et la production de graines, l’arbre meurt. Avec pas plus de 30 individus adultes à l’état naturel, l’espèce est classée « en danger critique d’extinction » ; une partie importante de son habitat a disparu pour laisser sa place à l’agriculture. Dypsis brittiana n’a été répertorié que dans un seul site, le parc naturel de Makira créé récemment. Bien que le site soit protégé, l’espèce peut être déjà éteinte en raison de la dégradation de son habitat. Aucun arbre n’a été trouvé en 2007, raison pour laquelle l’espèce a été classée « en danger critique d’extinction ». Des études complémentaires sont nécessaires pour confirmer son statut. La cueillette des graines menace également certaines espèces. Dypsis tokoravina (en danger critique d’extinction) est ciblé par des collecteurs de grains qui abattent l’arbre. Moins de 30 arbres survivraient à l’état naturel. Le Palmier majestueux (Ravenea rivularis) est une autre espèce appréciée par les horticulteurs sur le plan international. Son statut est passé de « vulnérable » à « en danger » en raison d’une diminution constante du nombre de palmiers adultes, du déclin de l’étendue et de la qualité de son habitat et de la cueillette de ses graines, qui se poursuit malgré une réglementation stricte du commerce. « Le réseau national d’aires protégées, géré par les Parcs Nationaux du Madagascar, protège certaines espèces de palmiers malgaches, mais pas toutes, loin de là », dit Russell Mittermeier, Président de Conservation International et Président du Groupe de spécialistes des primates de la CSE.« Pour sauver les palmiers de Madagascar et la biodiversité en général, il est essentiel d’établir une collaboration aussi étroite que possible avec les communautés locales, notamment pendant cette période de grave instabilité politique pendant laquelle l’action des organismes gouvernementaux est très perturbée. Malheureusement, à Madagascar, ce degré très élevé de danger ne s’applique pas exclusivement aux palmiers ». Cette évaluation du statut des palmiers de Madagascar fournit aux écologistes une base solide pour entreprendre des actions directes sur le terrain. Une bonne gestion de la cueillette des graines et la protection des habitats peuvent permettre de sauvegarder certaines espèces. Les Jardins botaniques royaux de Kew ont lancé plusieurs projets de conservation pour protéger certaines des espèces les plus emblématiques de palmiers de Madagascar. Un projet encourage les populations locales à protéger le palmier Manambe (Dypsis decipiens) classé « vulnérable », et Dypsis ambositrae (en danger critique d’extinction) dans l’aire protégée proposée d’Itremo. Pour le palmier suicidaire, l’ensemble du secteur de l’horticulture est appelé à se mobiliser pour le protéger. Avec l’aide de la banque nationale de semences de Madagascar, des graines cueillies de façon durable sont vendues par le biais d’un grainetier commercial. Les recettes reviennent à la population locale, qui les utilise pour rénover des bâtiments et améliorer la productivité des cultures vivrières. « Si certaines espèces de palmiers peuvent répondre à des actions ciblées de conservation, la sauvegarde des palmiers de Madagascar sur le long terme nécessite des efforts à grande échelle », dit Jane Smart. « Madagascar a fait de grands progrès dans la préservation de sa faune et de sa flore exceptionnelles en classant 10% de l’île en aires protégées. Il est cependant nécessaire de faire des efforts susceptibles de changer la donne, afin de protéger les habitats rémanents et de créer davantage d’aires protégées, conformément aux objectifs d’Aichi de sauvetage de la biodiversité sur le plan mondial, en faveur desquels un grand nombre de

Convention sur la Diversité Biologique : le grand plan pour la nature nécessite une action de grande ampleur et immédiate

Les gouvernements doivent passer à l’action et investir dans la nature afin de sauvegarder la diversité de la vie sur la terre et affronter les défis actuels du développement, a déclaré l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) devant la 11ème Conférence des parties à la Convention sur la biodiversité biologique (CDB COP11), qui s’ouvre aujourd’hui à Hyderabad, en Inde. Les représentants gouvernementaux réunis à Hyderabad discuteront de la mise en œuvre des décisions prises au sommet de la biodiversité de Nagoya en 2010, et en particulier des suites qui ont été données au Plan stratégique pour la biodiversité et aux Objectifs d’Aichi 2020 établis à l’occasion de ce sommet en matière de sauvegarde et de restauration de la nature. « À Nagoya, nous avons convenu d’un Plan de grande envergure assorti d’objectifs ambitieux mais réalistes pour protéger la biodiversité de notre planète », déclare Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l’UICN. « Nous avons à préserver cet élan. Les pertes de biodiversité se poursuivent et ont franchi les limites planétaires pouvant être jugées comme sûres. Le moment est venu de sérieusement faire le point sur les progrès que nous avons réalisés en vue de transformer le Plan de grande envergure en Action de grande envergure ». D’après la Liste rouge des espèces menacées™ de l’UICN, sur les 63 837 espèces évaluées, 19 817 sont menacées d’extinction, dont 41 % des amphibiens, 33 % des récifs coralliens, 25 % des mammifères, 13 % des oiseaux et 30 % des conifères. « Ce qui est inquiétant, c’est que les pertes de biodiversité augmentent actuellement et que, selon les prévisions, ces pertes vont s’intensifier dans l’avenir », déclare Jane Smart, Directrice mondiale du Groupe de conservation de la biodiversité de l’UICN. « Ce qui est plus réjouissant, toutefois, c’est que nous disposons d’un plan qui nous aidera à renverser cette tendance ». « Il faut que les pays entreprennent des actions efficaces au niveau national et qu’ils conçoivent la nature comme faisant partie intégrante de leurs plans de développement. Ce thème ne peut plus être réservé aux ministères de l’Environnement. Tous les ministères doivent être impliqués dans la conservation des atouts naturels de notre planète ». Le Congrès mondial de la nature de l’UICN tenu en septembre en Corée et le sommet Rio+20 de juin dernier ont démontré que l’œuvre de protection de la nature produit des avantages allant bien au-delà de la conservation de la diversité biologique et culturelle de notre planète. L’infrastructure naturelle que constituent les forêts, les rivières et les océans – avec leurs richesses naturelles et leur aptitude innée à appuyer notre adaptation au changement climatique et à en minimiser les impacts – offre des solutions viables à la plupart des défis pressants du développement, y compris ceux de caractère social et économique. « Nous ne parlons plus de sauver la nature dans le seul but de sauver celle-ci », ajoute Jane Smart. « Investir dans l’infrastructure naturelle constitue un moyen rentable de réagir aux besoins de l’être humain dans la durée, y compris la réduction de la pauvreté, la sécurité alimentaire, l’accès à des sources d’eau et d’énergie, l’instauration d’une économie stable et la création d’emplois. En notre période de crise économique mondiale, cet investissement ne peut qu’être fructueux et durable ». « La nature contient tous les ingrédients nécessaires à notre développement, que celui-ci soit économique, spirituel ou affectif », déclare Cyriaque N. Sendashonga, Directeur mondial du Groupe Programme et Politiques de l’UICN. « En faisant du tort à la nature, c’est à nous-mêmes, en définitive, que nous faisons du tort, car nous compromettons les fondements mêmes de notre développement et de notre bien-être ». « Les décideurs réunis à Hyderabad ont à reconnaître la nécessité urgente de passer à l’action et d’évoluer de la phase des négociations à une phase où nous commencerons à voir des changements sur le terrain ». Consultez toutes les positions de l’UICN pour la COP 11 de la CDB

Nature+ : Vers une nouvelle ère prônant la conservation, la durabilité et les solutions fondées sur la nature

A la fin de sa session, le 5ème Congrès mondial de la nature a adopté la déclaration de Jeju. 1. La conservation de la diversité biologique, à la base même de toute vie sur Terre, revêt une importance capitale pour la vie des êtres humains. Cependant, la diversité biologique, le climat et les autres limites de la planète sont menacés par les activités humaines et notamment notre croissance basée sur les énergies fossiles, gourmande en énergie, et non durable. Notre génération a la responsabilité morale et l’occasion d’empêcher une plus grande détérioration de la diversité biologique et de la biosphère de la Terre, et nous nous engageons à y contribuer activement. 2. Depuis sa création en 1948, l’UICN a participé à tous les principaux débats mondiaux sur l’environnement et le développement durable, occupant récemment un rôle de premier plan à la Conférence Rio+20. Le document final de la Conférence décrit « L’avenir que nous voulons » et préconise que les gouvernements du monde considèrent que « l’élimination de la pauvreté, l’abandon des modes de consommation et de production non viables en faveur de modes durables, ainsi que la protection et la gestion des ressources naturelles sur lesquelles repose le développement économique et social sont à la fois les objectifs premiers et les préalables indispensables du développement durable ». Ce document appelle également tous les pays à prendre des actions urgentes pour lutter contre « les effets néfastes des changements climatiques ». 3. L’UICN fournit des connaissances scientifiques et des conseils politiques afin de venir à bout des grands défis qui menacent l’ensemble de l’humanité. Lors des débats auxquels ont participé les gouvernements, les entreprises et la société civile au Forum mondial de la nature de l’UICN, organisé en septembre 2012 dans la Province autonome spéciale de Jeju, en République de Corée, les actions suivantes ont été identifiées pour conserver la diversité biologique de la Terre. Passer à l’échelle supérieure en matière de conservation 4. Tous les secteurs de la société doivent prendre des mesures fortes pour passer à l’échelle supérieure en matière de conservation de la diversité biologique et mettre un terme à son déclin rapide et continu. La perte de la diversité biologique (espèces, écosystèmes et gènes) a des conséquences néfastes pour l’humanité, ce qui ne peut être accepté. 5. La conservation de la nature prouve chaque jour davantage son efficacité. En conséquence, nous devons amplifier nos actions sur terre et sur mer grâce à des efforts de conservation ciblés. En particulier, nous devons veiller à ce que les aires protégées soient bien gérées ; créer des programmes de repeuplement pour les espèces en péril ; adopter des mesures pour restaurer et réhabiliter les habitats ; renforcer les programmes de reproduction pour la conservation et réduire ou atténuer la surexploitation des ressources naturelles. 6. Nous savons que la connaissance est le moteur de l’action, et qu’une action efficace et des mesures correctives requièrent de meilleures connaissances sur les dangers qui menacent la diversité biologique. Nous devons intensifier nos efforts pour rassembler des informations sur les espèces, les habitats, les écosystèmes, la gouvernance et la dépendance humaine différenciée selon les sexes envers la nature, et offrir ainsi aux décideurs les outils dont ils ont besoin pour une gestion efficace des paysages terrestres et marins qui conserve la nature et soutienne les moyens de subsistance des populations. Des solutions fondées sur la nature 7. La diversité biologique ne doit pas être considérée comme un problème, mais au contraire comme une occasion d’atteindre des objectifs sociétaux plus vastes. La nature est une grande part de la solution à certains des défis les plus urgents de notre planète, comme le changement climatique, l’énergie durable, la sécurité alimentaire et le développement économique et social. Les solutions fondées sur la nature s’appuient sur la contribution prouvée d’écosystèmes divers et bien gérés pour accroître la résilience des humains, et offrir aux femmes et aux hommes des communautés pauvres des opportunités de développement supplémentaires. Ainsi, nous devons encourager la prise de conscience, les connaissances, la bonne gouvernance et des investissements durables pour montrer que la protection de l’environnement est l’affaire de tous et que l’humanité est fondamentalement dépendante de la nature. 8. Valoriser la nature et les services écosystémiques est une première étape cruciale pour offrir des avantages, des paiements et une reconnaissance aux gardiens de la nature. Les solutions fondées sur la nature offrent une vaste gamme d’avantages sociétaux et peuvent attirer l’investissement public et privé. L’UICN prendra la tête d’un mouvement de la conservation qui rapproche les communautés, la société civile, les gouvernements et les investissements afin de négocier et de mettre en oeuvre les solutions pratiques que nous offre la nature pour faire face aux multiples défis du développement, démontrant ainsi leur rentabilité et mesurant et vérifiant leurs effets. La durabilité en action 9. Les gouvernements, la société civile, les entreprises et les autres parties prenantes doivent renforcer leur engagement envers la durabilité en prenant en compte ses trois dimensions : la croissance économique soutenue, inclusive et équitable, le développement et l’intégration sociaux équitables, et la gestion intégrée et durable des ressources naturelles et des écosystèmes. 10. Nous devons intégrer la durabilité dans toutes les décisions sociétales, et soutenir la mise en oeuvre totale des accords multilatéraux environnementaux, notamment les Conventions de Rio et la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), récemment créée. 11. Nous devons travailler avec les secteurs privé et public pour accroître le transfert des technologies vertes et partager les connaissances, expériences et compétences afin d’intégrer la diversité biologique et les valeurs des écosystèmes dans la production et la consommation mondiales. Nous encourageons les gouvernements et les entreprises à rechercher une croissance verte inclusive et respectant la parité hommes-femmes qui garantisse l’intégration sociale des groupes vulnérables, éradique la pauvreté et maintienne l’empreinte de l’humanité dans des limites écologiques raisonnables. 12. Nous devons mobiliser les communautés oeuvrant pour la conservation de la diversité biologique, le développement durable et la réduction de la pauvreté dans des efforts communs, afin de mettre un terme à la perte de la

Zhang Xinsheng, élu nouveau Président de l’UICN

Les membres de l’UICN ont élu Mr Zhang Xinsheng (Chine) comme Président ainsi que leur nouveau Conseil d’administration. M. Zhang Xinsheng, nouveau Président de l’UICN, est Président Co-fondateur et directeur exécutif de l’Eco-Forum mondial, une organisation indépendante fondée en 2009 dont le but est d’établir un consensus parmi toutes les parties prenantes en faveur de la protection de l’environnement et du développement durable. Il est également président de l’Association chinoise de l’éducation pour les échanges internationaux, vice-président de la Fédération Internationale du Sport Universitaire, membre du conseil de l’Institut international de planification de l’éducation, du Conseil exécutif de l’UNESCO et de la 11e Conférence politique consultative du peuple chinois. Le Congrès a également élu un nouveau conseil composé d’un Trésorier, des Présidents des six Commissions de l’UICN et les conseillers régionaux. Le Conseil de l’UICN est le principal organe directeur de l’UICN. Trésorier Patrick de Heney, Suisse / Royaume-Uni Présidents des Commissions Commission de gestion des écosystèmes Piet Wit, Pays-Bas Commission de l’éducation et de la communication Juliane Zeidler, Allemagne Commission du droit de l’environnement Antonio Herman Benjamin, Brésil Commission des politiques environnementales, économiques et sociales Aroha Te Pareake Mead, Nouvelle-Zélande Commission de la sauvegarde des espèces Simon Stuart, Royaume-Uni Commission mondiale sur les aires protégées Ernesto Enkerlin Hoeflich, Mexique Conseillers régionaux Afrique Mamadou Diallo, Sénégal Brahim Haddane, Maroc Eriyo Jesca Osuna, Ouganda Méso-Amérique et Amérique du Sud Jenny Gruenberger Pérez, Bolivie Miguel Pellerano, Argentine Ramón Pérez Gil Salcido, Mexique Amérique du Nord et dans les Caraïbes George Greene, Canada John Robinson, États-Unis d’Amérique Spencer Thomas, Grenade Sud et Asie de l’Est Arzu Rana Deuba, Népal Meena Gupta, Inde Shinichi Kitajima, Japon Asie de l’Ouest Malik Amin Aslam Khan, Pakistan Samira Omar Asem, Koweït Mohammad Shahbaz, Jordanie Océanie Andrew Bignell, Nouvelle-Zélande Brendan Mackey, Australie Anna Elizabeth Tiraa, Îles Cook Europe de l’Est, du Nord et en Asie centrale Amirkhan Amirkhanov, Russie Michael Hošek, République tchèque Tamar Pataridze, Géorgie Europe de l’Ouest Marina von Weissenberg, Finlande Jonathan Hughes, Royaume-Uni Nilufer Oral, Turquie

Les 100 espèces les plus menacées du monde : sont-elles sans prix ou sans valeur ?

Le caméléon de Tarzan, le bécasseau à spatule et le paresseux pygmé à trois doigts se situent tous en tête d’une nouvelle liste des espèces les plus proches de l’extinction, publiée aujourd’hui par la Société zoologique de Londres (ZSL) et l’UICN, l’Union internationale pour la conservation de la nature. Pour la toute première fois, plus de 8 000 scientifiques appartenant à la Commission de sauvegarde des espèces (CSE) de l’UICN se sont rassemblés pour identifier 100 espèces d’animaux, de plantes et de champignons parmi les plus menacées de la planète. Cependant, les écologistes craignent qu’on ne fera rien pour empêcher leur extinction parce qu’aucune de ces espèces ne procure des avantages évidents à l’humanité. « De plus en plus, la communauté des donateurs et le mouvement écologiste ont tendance à épouser la thèse de « l’utilité de la nature pour les humains », selon laquelle les espèces et les habitats sauvages sont appréciés et hiérarchisés en fonction des services qu’ils peuvent rendre aux populations », déclare le professeur Jonathan Baillie, directeur de la conservation de la Société Zoologique de Londres (ZSL). « De ce fait, il est devenu toujours plus difficile pour les écologistes de protéger les espèces les plus menacées de la planète. Il nous incombe de prendre une décision morale et éthique importante : Ces espèces ont-elles le droit de survivre, ou pouvons-nous nous permettre de les laisser aller jusqu’à l’extinction » ? Tel est le thème du rapport Priceless or Worthless (« Sans prix ou Sans valeur ? ») présenté aujourd’hui au Congrès mondial de la nature de l’UICN, qui se tient actuellement en Corée. Cette publication vise à rehausser l’intérêt accordé à la protection de ces créatures « sans valeur » dans les programmes de conservation établis par l’ensemble des ONG actives dans ce domaine. « Toutes les espèces figurant sur la liste sont uniques et irremplaçables. Si elles disparaissent, aucune somme d’argent ne les fera renaître », déclare Ellen Butcher de la ZSL, co-auteur du rapport. « Cependant, si nous prenons des mesures immédiates, nous pouvons leur donner de bonnes chances de survie. Mais pour cela, nous avons besoin d’une société qui souscrive à la position éthique voulant que toutes les espèces ont le droit inhérent d’exister ». Leur déclin a pour l’essentiel été causé par les humains, mais dans presque tous les cas, la communauté scientifique estime que leur extinction peut encore être évitée si on leur consacre des efforts de conservation bien ciblés. Les actions de conservation ont produit des résultats dans le cas de nombreuses espèces, telles que le cheval de Przewalski (Equus ferus) et la baleine à bosse (Megaptera novaeangliae), qui ont été sauvés de l’extinction. Ces 100 espèces se trouvant dans 48 pays seront les premières à disparaître complètement si rien n’est fait pour les protéger. Le paresseux pygmé à trois doigts (Bradypus pygmaeus) fait partie des animaux qui sont voués à un sombre avenir. L’île d’Escudo, à 17 km au large du Panama, est le seul lieu au monde où l’on peut encore trouver ces minuscules paresseux. Moitié plus petits que leurs cousins vivant sur le continent sud-américain, ces animaux ont le poids approximatif d’un bébé nouveau-né. Ils sont les paresseux les plus petits et les plus lents du monde, et ils restent en situation de danger critique. De même, le saola (Pseudoryx nghetinhensis) est l’un des mammifères les plus gravement menacés du Sud-Est de l’Asie. La population de ces antilopes connues sous le nom d’unicorne asiatique en raison de leur rareté ne s’élève probablement plus qu’à quelques dizaines d’individus aujourd’hui. Au Royaume-Uni, une petite région du Pays de Galles est l’unique endroit au monde où l’on trouve encore la galle colorée du saule (Cryptomyces maximus). La population des champignons émetteurs de spores est actuellement en déclin, et il suffirait d’un seul événement catastrophique pour entraîner sa destruction totale. « Si nous considérons que ces espèces n’ont pas de prix, il est temps que la communauté écologique, le gouvernement et l’industrie agissent en conséquence et montrent aux générations de demain que nous attachons de la valeur à toute vie », ajoute le professeur Baillie. Bien que la monétisation de la nature demeure une nécessité valable pour les écologistes, il ne faut pas pour autant négliger la grande valeur des espèces qui se trouvent au bord de l’extinction, déclare le rapport. « Toutes les espèces ont une valeur pour la nature, et donc pour les humains », déclare Simon Stuart, président de la Commission de sauvegarde des espèces. « Même si la valeur de certaines espèces pourrait ne pas paraître évidente à première vue, toutes les espèces contribuent en fait, à leurs façons respectives, au bon fonctionnement de la planète ». SOS – Save Our Species, est un partenariat mondial animé par les principales organisations de la conservation en vue de mobiliser de nouvelles sources de financement pour protéger des espèces menacées, leurs habitats et les populations qui en dépendent. En adhérant à SOS, des gouvernements, des fondations, des entreprises et des mécènes peuvent unir leurs forces et faire en sorte que les espèces mentionnées dans cet ouvrage puissent prospérer à nouveau. Pour lire la publication en ligne, cliquez ici

Les travaux de la Liste rouge des écosystemes l’UICN prennent de la vitesse

De l’Australie à la Patagonie, des récifs coralliens aux forêts tropicales et aux déserts, la nouvelle Liste rouge des écosystèmes de l’UICN établira la situation des écosystèmes du monde entier afin de préciser les risques auxquels ils sont exposés et ses conséquences pour la biodiversité et le bien-être humain. Calquée sur l’influente Liste rouge des espèces menacées de l’UICN™, la Liste rouge des écosystèmes établira, sur la base d’un ensemble de critères d’évaluation adoptés au plan international, si un écosystème est vulnérable, menacé ou en danger critique. Outre qu’elle offrira une norme mondiale pour l’évaluation de l’état d’un écosystème, la Liste rouge des écosystèmes fournira également des données permettant de mieux connaître les menaces présentes et futures aux services qu’assurent ces écosystèmes, tels que l’approvisionnement en eau potable, la régulation du climat et la fourniture de ressources naturelles. « Les environnements naturels sont soumis à des pressions croissantes en raison des usages non durables dont ils sont l’objet », déclare Jon Paul Rodriguez, chef du Groupe thématique sur la Liste rouge des écosystèmes, qui fait partie de la Commission de l’UICN sur la gestion des écosystèmes. « La présence d’écosystèmes fonctionnels est indispensable pour nos moyens de subsistance et notre bien-être. Nous allons évaluer la situation d’écosystèmes marins, terrestres, d’eau douce et souterrains aux niveaux local, régional et mondial. Cela nous fournira des renseignements sur les liens entre ces différents systèmes et les moyens de subsistance des populations qui en dépendent. L’évaluation pourra alors servir de base pour une action concertée ». La Liste rouge des écosystèmes aidera à orienter les actions de conservation sur le terrain, y compris les priorités de planification et d’investissements en matière d’utilisation des sols, en évaluant les risques de disparition d’écosystèmes et de pertes subséquentes de services écosystémiques. Ce travail pourra servir de base à une analyse des paysages et du contexte économique sur lesquels des actions concrètes, touchant par exemple à la restauration ou à une gestion améliorée des écosystèmes, pourront être entreprises. « Nous entendons voir la Liste rouge des écosystèmes servir de guichet unique pour des économistes, des communautés rurales et des autorités locales et nationales qui pourront s’en servir afin de mieux gérer les ressources finies de notre planète », déclare Edmund Barrow, chef du Programme de gestion des écosystèmes de l’UICN. De l’avis de l’UICN, la Liste rouge des écosystèmes influencera également les processus politiques liés aux conventions internationales, telles que la Convention sur la diversité biologique, tout en orientant les investissements visant à la réalisation de plusieurs objectifs du Millénaire pour le développement, en particulier la réduction de la pauvreté et les améliorations de la santé, lesquelles dépendent d’un environnement naturel préservé. Le processus d’élaboration de la Liste rouge des écosystèmes de l’UICN a été lancé lors de l’édition 2008 du Congrès mondial de la nature de l’UICN. Depuis, la Commission sur la gestion des écosystèmes de l’UICN s’est employée à consolider les critères d’évaluation pour la classification des écosystèmes en fonction de leur risque de disparition, et à piloter ce travail dans différents pays, tels que le Venezuela, la France et le Sénégal. Ce travail d’évaluation se poursuit actuellement de manière continue et les évaluations régionales seront publiées à mesure qu’elles deviendront disponibles. Il a été programmé que la couverture totale de l’ensemble des écosystèmes marins, terrestres, d’eau douce et souterrains de la planète sera achevée en 2025.

Feu vert pour la Liste verte des aires protégées de l’UICN !

Avec la poursuite de plusieurs projets pilotes, les préparatifs de la Liste verte des aires protégées efficacement gérées de l’UICN progressent bien, dans la perspective de l’inauguration officielle de cette Liste au Congrès mondial des parcs de 2014, qui aura lieu en Australie. La Liste verte de l’UICN célébrera les succès des aires protégées. Elle servira d’étalon de mesure des progrès vers une gestion efficiente et équitable, et permettra de récompenser l’innovation, l’excellence et l’esprit d’initiative. Pour être inscrite à la Liste verte de l’UICN, une aire protégée devra atteindre un seuil convenu en matière d’application des critères, et notamment remplir ses objectifs de conservation, bénéficier d’une gestion efficace et favoriser une gouvernance équitable. « La Liste verte de l’UICN apportera une contribution précieuse aux améliorations de la conservation d’aires protégées », déclare Trevor Sandwith, directeur du Programme mondial des aires protégées de l’UICN, qui assure la supervision de l’initiative en partenariat avec la Commission mondiale des aires protégées. « La Liste verte aura un effet de motivation puissant, aidant les gestionnaires des aires protégées à appliquer les normes et à offrir des exemples démonstratifs sur les meilleures pratiques de gestion ». L’inscription d’une aire protégée à la Liste verte de l’UICN aura notamment pour avantage de lui attirer plus de reconnaissance internationale, de soutien politique et de tourisme de qualité. Elle aura également pour effet de motiver les responsables et les autres membres du personnel. L’initiative est actuellement testée dans le cadre de projets entrepris par Parques Nacionales Naturales en Colombie, par le Service coréen des parcs nationaux, et par CA/TS (Conservation Assured/Tiger Standards), un programme de conservation des tigres géré par le WWF dans les États de l’aire de répartition du tigre. « J’ai décidé d’accepter l’invitation généreuse à ce que la Colombie soit l’un des pays à accueillir cette initiative innovante parce que je juge très utile pour notre pays de pouvoir déterminer lequel de ses parcs nationaux s’acquitte bien de toutes les tâches qui sont liées à l’efficacité de la gestion des aires protégées », déclare Julia Miranda Londoño, directrice de Parques Nationales Naturales Colombia. « Le partage de bonnes pratiques est un très bon moyen de relever les normes de gestion des aires protégées, ce qui ne pourra qu’aboutir à améliorer la conservation de la nature en Colombie ». La Liste verte de l’UICN aidera également les gouvernements nationaux et leurs partenaires engagés dans la conservation à atteindre les objectifs prévus par la Convention d’Aichi sur la diversité biologique, et en particulier la Cible 11, qui stipule que d’ici à 2020, au moins 17 pour cent des terres émergées de la planète et 10 pour cent des zones marines devront faire l’objet d’une gestion effective et équitable.

Le temps presse pour les coraux des Caraïbes

Il reste ne reste plus beaucoup de temps pour sauver les récifs coralliens des Caraïbes. Des mesures d’urgence s’imposent pour limiter la pollution et réglementer les pratiques de pêche agressives qui menacent l’existence des récifs coralliens dans les Caraïbes, souligne l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) dans un nouveau rapport. La couverture moyenne des récifs caribéens par du corail vivant a considérablement baissé et n’est plus que de 8 % aujourd’hui, contre plus de 50 % dans les années 1970, constate ce rapport. De plus, le taux de déclin sur la plupart des récifs ne montre aucun signe de ralentissement, bien que la détérioration du corail vivant au large des Antilles néerlandaises et des Iles Caïman notamment, soit moins prononcée, une superficie pouvant atteindre jusqu’à 30 % y subsistant encore selon les îles. Celles-ci sont moins exposées aux impacts humains ainsi qu’aux catastrophes naturelles telles que les ouragans. « Les causes principales de ce déclin des coraux sont bien connues et comprennent la surpêche, la pollution, les maladies et l’effet blanchissant causé par l’élévation des températures due à l’usage de combustibles fossiles », déclare Carl Gustaf Lundin, directeur du Programme marin et polaire mondial de l’UICN. « Pour le futur, il sera impératif de réduire dès que possible et drastiquement la totalité des impacts humains si l’on veut garantir la survie des récifs coralliens et des pêches vitales qui en dépendent pour les décennies à venir ». L’UICN appelle à la stricte mise en vigueur d’actions locales destinées à améliorer la santé des coraux, y compris une limitation des prises par l’application de quotas, une extension des aires marines protégées, l’arrêt des ruissellements d’origine terrestre, et une réduction de la dépendance mondiale à l’égard de combustibles fossiles. Par le biais du Réseau mondial de surveillance des récifs coralliens coordonné par l’UICN, des initiatives ont été lancées pour renforcer la collecte de données sur le déclin des coraux au niveau mondial. « Il nous faut élaborer des paramètres universels simples pour mesurer l’état et l’évolution des récifs coralliens partout dans le monde, et mettre sur pied une base mondiale de données qui soit librement et aisément disponible à tous », déclare Jeremy Jackson, directeur scientifique du Réseau mondial de surveillance des récifs coralliens. « Nous entendons relever ce défi en étendant la méthodologie de nos analyses dans les Caraïbes sur l’ensemble des mers tropicales. Les résultats de ces études distinctes seront affichées en ligne au fur et à mesure de leur exécution et dégageront une synthèse globale d’ici à 2016 ». Télécharger le rapport