RASTOMA and WATSCON organized the 1st regional congress on marine turtles of Central and West Africa

Faced with the growing threats to marine turtles, African civil society actors are organizing themselves into networks to strengthen the protection of these emblematic and endangered species. The five species of marine turtles found in Central and West Africa are classified from « vulnerable » to « critically endangered » on the IUCN Red List. Supported by the Small Initiatives Program (PPI) managed by the French Committee of IUCN, the two ‘brother’ networks for the conservation of marine turtles, RASTOMA (Network of Actors for the Protection of Marine Turtles in Central Africa) and WASTCON (West African Sea Turtle Conservation Network), organized from 9 to 13 November 2020, in Lomé, Togo, their first regional congress on marine turtles in West and Central Africa. This congress is a key step in building a concrete and effective regional marine turtle conservation strategy along the Atlantic coasts of Africa. The two networks are joining forces to put in place a « bottom-up » approach, innovative because it is supported by civil society with the support of African regional institutions and in partnership with the states of Central and West Africa. The RASTOMA WASTCON regional congress brought together more than 60 actors, from 13 countries, committed to the preservation of marine turtles and coastal habitats in Atlantic Africa. The objective was to strengthen the dynamic of collaboration and exchanges between civil societies working on marine turtles in Central and West Africa. Members of the two networks benefited from a capacity building program based on their expressed needs. RASTOMA and WASTCON also held their respective general meetings. The two networks then came together for a strategic working session, in order to define the priorities for action that will guide future collaborations. At the end of the strategic workshop, the two networks prioritized: In the short term (within one year): (1) harmonization of ecological monitoring and data collection methods to acquire the knowledge and indicators essential for the monitoring and conservation of marine turtles; (2) the capitalization and sharing of resources and tools for environmental education and awareness in the conservation of marine turtles and their habitats; (3) capitalization and exchange of experiences on Income Generating Activities including ecotourism. And in the medium term (3 years): (1) sharing of experiences on advocacy for the strengthening of the legislative arsenal and the application of laws favorable to marine turtles and their habitats; (2) the organization of an African Symposium on the Conservation of Marine Turtles; (3) the production and distribution of a regional newsletter which will highlight the actions and news of Civil Society Organizations of the two networks. Following the strategic workshop, the participants also benefited from training sessions, organized by RASTOMA, in response to the expectations expressed by the members of the two networks: a day on monitoring marine turtles on land and at sea, an introductory workshop on the QGIS geographic information system, a round table to boost and diversify the search for funding and partnerships. The training materials for these workshops are available online on the RASTOMA website and can be downloaded here. For more information, visit www.rastoma.org  

RASTOMA et WATSON ont organisé le 1er congrès régional sur les tortues marines d’Afrique Centrale et de l’Ouest

Face aux menaces grandissantes qui pèsent sur les tortues marines, les acteurs de la société civile africaine s’organisent en réseaux pour renforcer la protection de ces espèces emblématiques et menacées de disparition. Les cinq espèces de tortues marines présentes en Afrique Centrale et de l’Ouest sont classées de « vulnérable » à « en danger critique d’extinction » sur la liste rouge de l’UICN. Soutenus par le Programme de Petites Initiatives (PPI) géré par le Comité français de l’UICN, les deux réseaux frères de la sauvegarde des tortues marines, RASTOMA (Réseau des Acteurs de la Sauvegarde des Tortues Marines en Afrique centrale) et WASTCON (West African Sea Turtle Conservation Network), ont organisé du 9 au 13 novembre 2020, à Lomé au Togo, leur premier congrès régional sur les tortues marines en Afrique de l’Ouest et du Centre. Ce congrès est une étape clé pour la construction d’une stratégie régionale de conservation des tortues marines concrète et efficace le long des côtes atlantiques de l’Afrique. Les deux réseaux frères s’allient pour mettre en place une approche « bottom-up », innovante car portée par la société civile avec l’appui des institutions régionales africaines et en partenariat avec les états d’Afrique Centrale et de l’Ouest. Le congrès régional RASTOMA WASTCON a réuni plus de 60 acteurs, de 13 pays, engagés dans la préservation des tortues marines et des habitats côtiers en Afrique atlantique. L’objectif était de renforcer la dynamique de collaboration et les échanges entre les sociétés civiles travaillant sur les tortues marines en Afrique centrale et de l’ouest. Les membres des deux réseaux ont bénéficié d’un programme de renforcement des capacités établi en fonction des besoins qu’ils avaient exprimés. RASTOMA et WASTCON ont également tenu leurs assemblées générales respectives. Les deux réseaux se sont ensuite rassemblés pour une séance de travail stratégique, afin de définir les priorités d’action qui guideront les collaborations futures. A l’issue de l’atelier stratégique, les deux réseaux ont priorisé : A court terme (dans un délai d’un an) : (1) l’harmonisation des méthodes en matière de suivi écologique et de collecte de données pour acquérir les connaissances et les indicateurs indispensables au suivi et à la conservation des tortues marines ; (2) la capitalisation et le partage des ressources et des outils d’éducation environnementale et de sensibilisation en matière de conservation des tortues marines et de leurs habitats ; (3) la capitalisation et les échanges d’expériences sur les Activités Génératrices de Revenus dont l’écotourisme. Et à moyen terme (3 ans) : (1) le partage d’expériences sur le plaidoyer pour le renforcement de l’arsenal législatif et l’application des lois favorables aux tortues marines et à leurs habitats ; (2) l’organisation d’un Symposium Africain sur la Conservation des tortues marines ; (3) la production et la diffusion d’une Newsletter régionale qui mettra en lumière les actions et actualités des Organisations de la Société Civile des deux réseaux. A la suite de l’atelier stratégique, Les participants ont aussi bénéficier de sessions de formation, organisées par le RASTOMA, en réponse aux attentes exprimées par les membres des deux réseaux : une journée sur le suivi des tortues marines en terre et en mer, un atelier d’initiation au système d’information géographique QGIS, une table ronde pour dynamiser et diversifier les recherches de financements et de partenariats. Les supports de formation de ces ateliers sont disponibles en ligne sur le site du RASTOMA et téléchargeables ici. Pour plus d’infos, visiter le site www.rastoma.org.

Conservation des collines boisées, l’habitat des chimpanzés de Bossou, Guinée, l’Afrique de l’Ouest

Situées dans la Préfecture de Lola, les collines boisées de Bossou (320 ha) font partie de la Réserve Naturelle des Monts Nimba, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le couvert végétal au pied de ces collines est composé de jachères, de savanes arborées connectées à des petites forêts adjacentes qui abritent une communauté de chimpanzés, espèce en danger critique d’extinction. Bossou et les villages environnants sont un exemple rare de site où les chimpanzés et la population locale cohabitent en relativement bonne harmonie depuis plusieurs générations, partageant les ressources de la même forêt. En dépit des efforts de protection sur le long terme, les chimpanzés de Bossou sont actuellement isolés des populations de chimpanzés des Monts Nimba avoisinants, ce qui crée un sérieux problème de viabilité pour cette communauté. Les ilots de forêts naturelles qu’habritent encore ces collines ont été endommagés et l’habitat des chimpanzés a été l’objet d’une pression intense qui constitue une grave menace pour leur survie. Pour répondre au problème, l’ONG AUDER en partenariat avec le PPI apporte un appui à l’Institut de Recherche Environnementale de Bossou (IREB) dans son programme de restauration du corridor vert. Le projet vise à : (i) Accroître les connaissances des communautés sur les  chimpanzés pour favoriser leur participation aux efforts de conservation; (ii) Prévenir et assurer la gestion des feux de brousse autour du corridor et dans les communautés riveraines ; (iii) Améliorer les efforts de reboisement en cours dans le corridor, réaliser les plantations agro-forestières et (iv) Valoriser les meilleures pratiques agricoles par le développement des activités génératrices de revenus (AGR). À ce jour, l’appui du PPI a permis de réaliser les activités suivantes : Accroître les connaissances des communautés sur les menaces qui pèsent sur l’habitat des chimpanzés et favoriser leur participation aux efforts de conservation. Pour accroître la connaissance des communautés sur les menaces d’extinction auxquelles sont confrontés les chimpanzés de Bossou, les superviseurs d’AUDER ont sensibilisés 1 337 personnes dans les communautés riveraines à travers les réunions, assemblées villageoises et émissions radiophoniques. Ces messages ont suscité une forte mobilisation des communautés riveraines dans la gestion des incendies et leur engagement dans la réalisation des plantations agro-forestières dans les zones de savane comme mesure de lutte contre la savanisation et les feux de brousse. Également à travers des espaces de dialogue et d’échange, AUDER regroupe les élus locaux, leaders d’opinions, services techniques et acteurs évoluant dans la zone sur les questions spécifiques de conservation. A cet effet, trois forums communautaires ont été organisés regroupant au total 101 personnes et ont permis de définir des stratégies de prévention et de gestion des feux de brousse au Monts Nimba, d’élaborer un protocole d’accord pour la protection des collines boisées. Cet accord est a été signé par l’ensemble des parties prenantes (AUDER, IREB, CEGENS, DPEEF et communautés). Prévenir et assurer la gestion des feux de brousse autour des collines boisées et du corridor et dans les communautés riveraines  Les feux de brousse constituent la principale menace sur l’habitat des chimpanzés et un facteur limitant à la réalisation du programme de restauration du corridor. Pour ce faire, une brigade de feu de 40 membres a été mise en place et rendue opérationnelle à travers deux sessions de formations organisées sur mesures de prévention et de gestion des feux de brousse et les itinéraires techniques de mise en place d’une plantation agro-forestière. Également des équipements et matériels de travails ont été fournis aux membres de la brigade (brouettes, machettes, casques, lime, arrosoirs, dabas, paires de bottes, imperméables et des pairs de gants). La brigade a été structurée, elle possède les documents juridiques (le statut et règlements intérieur et l’agrément) ; elle est appuyée sur le terrain par 2 surveillants et 6 guides de l’IREB pour la prévention et la gestion des feux, l’entretien des plantations en vue d’une bonne protection du corridor. Le projet accompagne l’IREB dans la réalisation des pare feux (bande de protection de 20 m de large et 600 m de long) qui limite le corridor et dans le défrichage et  le nettoyage grâce à la mobilisation des trois villages riverains (Bossou, Nyon et Serengbara). Améliorer les efforts de reboisement en cours et valoriser l’agroforesterie pour réduire la pression sur le coteau Cette action vise à produire des plants forestiers et agro-forestiers de qualité pour le reboisement des espaces dégradés et également pourvoir les villages riverains en matériel végétal performant pour la réalisation des plantations agro-forestières autour des collines boisées de Bossou et du corridor. Une pépinière de 23 000 plants agro-forestiers (café, cacao, palmier, anacardes) et quelques plants forestiers a été installée à Theassou pour la campagne de reboisement 2021 grâce à l’appui financier des partenaires du PPI. La réalisation des plantations agro-forestières doit permettre à long terme de réduire significativement les risques d’incendies dans les collines boisées, protéger les activités de reboisement déjà réalisées et d’empêcher l’avancée progressive de la savane dans la zone. Il s’agit pour AUDER de réduire les systèmes de culture sur le coteau tout en les intégrant dans les systèmes de production durable et d’assurer la promotion sociale et économique des acteurs concernés. L’appui du projet a permis de reboiser 11,5 ha dans le corridor et 21,9 ha de plantations agro-forestières réalisées autour du corridor. Cette activité s’inscrit dans une dynamique locale de conservation et d’amélioration des conditions de vie des populations riveraines du corridor. Valoriser les meilleures pratiques agricoles pour réduire la pression autour des collines boisées et du corridor AUDER apporte son appui à la reconversion et à la spécialisation de certains producteurs à travers la promotion des initiatives locales génératrices de revenus en vue de réduire la pression sur le coteau. L’intensification de la culture légumière contribue à combler les besoins en légumes de plus en plus rares et à améliorer les revenus des femmes. Dans le même contexte, l’ONG développe des aménagements riz piscicoles pour permettre de cultiver le riz et le poisson au même emplacement afin de réduire le nomadisme cultural. 134 membres des groupements maraicher, Associations Villageoises d’Epargne et

The first Forum on community conservation of great apes of the Congo Basin forests

The first Forum on community conservation of great apes from the forests of the Congo Basin Faced with the continued decline of great apes and their habitats around the world, civil society in Central Africa met from November 18th to 19th, 2021 at the city hall of Yaoundé in Cameroon to talk about community conservation of great apes in the forests of the Congo basin. It was thus during a forum, which brought together more than a hundred participants (conservation practitioners, academics, students, donors, political authorities, etc.), that 6 conservation themes were debated regarding these vulnerable species. A first of its kind in Central Africa, this forum was organized under the sign of promoting « local initiatives to sustainably protect the great apes of Cameroonian forests and the Congo Basin », through 20 exhibition stands in order to present to the public initiatives, products and services of local actors on biodiversity conservation. The discussions around these themes made it possible to raise many questions, still unresolved but decisive for the effective conservation of great apes. It was notably a question of making the scientific inventory of the situation of the great apes of the forests of the Congo Basin in 2020. Discussions took place on the notion of community conservation and its effectiveness on the protection of great apes in the context of the forests of the Congo Basin. The baseline of this meeting was based on the necessary reflection on the place, role and contribution of local communities in Central Africa in conservation. What are their perceptions and representations on this major contemporary issue for Africa and the world? The direct testimonies of 4 community leaders coming from Nkala (Téké community of Maï Ndombe in DR Congo), Messamena and Somalomo (Badjoué and Baka community of the Dja Reserve in Cameroon), the littoral (Banen community, the forest of Ebo in Cameroon and Bertoua (Képéré community on the outskirts of Deng Deng Cameroon National Park) helped free the community voice. The positioning of these different testimonies allowed participants to realize, if this is only confirmation, the vast misunderstanding and discrepancy between local / community expectations and the conservation objectives promoted in rural and community settings. During this forum, it was also question of the sustainability of funding for community conservation by local and community organizations, in particular the search for suitable and viable funding for these local actors highly dependent on the money provided by external partners. Finally, the participants raised the issue of collaborative leadership that promotes a strong contribution of local and community organizations in the conservation of great apes and biodiversity in the forests of the Congo Basin. The forum had some major moments to allow the public and the participants to immerse themselves, in a surge of affirmed citizenship, in the daily life of the conservation of the great apes. An excursion to the Mefou primate sanctuary was organized for the students of Yaoundé, their parents and teachers. The work of the members of the GSAC Alliance was fully exposed through the visit of the premises of the NGO TF RD (Tropical Frorest and Rural Development) of Cameroon which is developing a model for valuing non-timber forest products and their marketing… It is recalled that this sub-regional meeting was organized by the Alliance GSAC network (Alliance for the community conservation of great apes in Central Africa). It has been supported since its creation by the French Committee of the International Union for the Conservation of Nature. This network has existed since 2016 and already has several transversal actions to its credit aimed at technically and institutionally strengthening local civil society, but also allowing it to position itself as a key player in the actions to be implemented to save the great apes of the forests of the basin of the Congo.

Le premier Forum sur la conservation communautaire des grands singes des forêts du bassins du Congo

Face au déclin continu des grands singes et leurs habitats dans le monde, la société civile d’Afrique centrale s’est retrouvée du 18 au 19 novembre 2021 à la mairie de Yaoundé (Cameroun) pour aborder les enjeux de la conservation communautaire des grands singes des forêts du bassin du Congo. C’est donc au cours d’un forum, ayant réuni plus d’une centaine de participants (praticiens de la conservation, universitaires, étudiants, bailleurs, autorités politiques, etc.), qu’ont été débattus 6 thématiques de conservation sur ces espèces vulnérables. Un premier du genre en Afrique centrale, ce forum a été organisé sous le signe de la valorisation des « initiatives locales pour protéger durablement les grands singes des forêts camerounaises et du bassin du Congo », à travers 20 Stands d’exposition afin de présenter au public les initiatives, produits et services des acteurs locaux sur la conservation de la biodiversité. Les échanges autour de ces thématiques ont permis d’évoquer beaucoup de questions, encore en suspens mais déterminantes pour une conservation efficace des grands singes. Il a été notamment question de faire l’état des lieux scientifique de la situation des grands singes des forêts du bassin du Congo. Des discussions ont eu lieu sur la notion de conservation communautaire et son efficacité sur la protection des grands singes dans le contexte des forêts du bassin du Congo. La ligne de fond de cette rencontre était basée sur la nécessaire réflexion sur la place, le rôle et la contribution des communautés locales d’Afrique centrale dans la conservation. Quelles sont leurs perceptions et représentations sur cet enjeu contemporain majeur pour l’Afrique et le monde ? Les témoignages directs de 4 leaders communautaires venant de Nkala (communauté Téké du Maï Ndombe en RD Congo), de Messamena et Somalomo (communauté Badjoué et Baka de la Reserve du Dja au Cameroun), du littoral (communauté Banen, de la foret d’Ebo au Cameroun) et de Bertoua (communauté Képéré de la périphérie du Parc national de Deng Deng Cameroun) ont permis de libérer la voix communautaire. Le positionnement de ces différents témoignages a permis aux participants de se rendre compte, si ce n’est qu’une confirmation, du vaste quiproquo et décalage entre les attentes locales/communautaires et les objectifs de conservation promus en milieu rural et communautaire. Au cours de ce forum, la question du financement de la conservation communautaire a été abordée. En particulier, les financements sont aujourd’hui peu adaptés aux besoins des acteurs locaux fortement tributaires des fonds apportés par des partenaires extérieurs. Enfin, les participants ont évoqué la question du leadership collaboratif qui favorise une forte contribution des organisations locales et communautaires dans la conservation des grands singes et de la biodiversité des forêts du bassin du Congo. Le forum a connu des moments forts pour permettre au public et aux participants de s’imprégner, dans un élan de citoyenneté affirmée, le quotidien de la conservation des grands singes. Une excursion au sanctuaire des primates de la Mefou été organisée en faveur des élèves de Yaoundé, leurs parents et les enseignants. Le travail des membres de l’Alliance GSAC a été pleinement exposé à travers la visite des locaux de l’ONG TF RD (Tropical Forest and Rural Development) du Cameroun qui développent un modèle de valorisation des produits forestiers non ligneux et leur mise en marché. Il est rappelé que cette rencontre sous-régionale a été organisée par le réseau Alliance GSAC (Alliance pour la conservation communautaire des grands singes en Afrique centrale). Il est soutenu depuis sa création par le PPI, géré par le Comité Français de l’UICN. Ce réseau existe depuis 2016 et a déjà son actif plusieurs actions transversales destinées à renforcer techniquement et institutionnellement la société civile locale, mais aussi lui permettre de positionner comme acteur clé dans les solutions à mettre en œuvre pour sauver les grands singes des forêts du bassin du Congo.

Conservation of wooded hills, habitat of chimpanzees in Bossou, Guinea, West Africa

Located in the Lola Prefecture, the forest hills of Bossou (320 ha) are part of the Nimba Mountains Nature Reserve, listed as a UNESCO World Heritage Site. The vegetation covers at the foot of these hills is connected to small adjacent forests that are home to a community of chimpanzees, a critically endangered species. Bossou and the surrounding villages are a rare example of a site where chimpanzees and the local population have coexisted relatively in good harmony for several generations, sharing the resources of the same forest. Despite long-term protection efforts, Bossou’s chimpanzees are currently isolated from the chimpanzee populations of the neighboring Nimba Mountains, which creates a serious problem of viability for this community. The patches of natural forest that these hills still bear have been damaged, however the habitat has been under intense pressure and poses a serious threat to the survival of chimpanzees. In view of this situation, the NGO AUDER in partnership with the PPI is providing support to the Bossou Environmental Research Institute (IREB) in its program to restore the green corridor. The project aims to: (i) Increase the knowledge of communities on threats to the habitat of chimpanzees to promote their participation in conservation efforts; (ii) Prevent and ensure the management of bush fires around the corridor and in neighboring communities; (iii) Improve the efficiency of the reforestation effort underway in the corridor, carry out agro-forestry plantations and (iv) Promote best agricultural practices through the development of income-generating activities (IGA). To date, PPI support has made it possible to carry out the following activities: Increase the knowledge of communities on the threats to the habitat of chimpanzees and promote their participation in conservation efforts To increase the knowledge of communities on the threats of extinction facing chimpanzees in Bossou, AUDER supervisors sensitized 1,337 people in neighboring communities through meetings, village assemblies and radio broadcasts. These messages prompted a strong mobilization of the communities in the management of fires and their engagement in the realization of agro-forestry plantations in the savannah zones as a measure to fight against savannah and bush fires. Also through spaces for dialogue and exchange, AUDER brings together local elected officials, opinion leaders, technical services and actors working in the area on specific conservation issues. To this end, three community forums were organized bringing together a total of 101 people and made it possible to define strategies for the prevention and management of bush fires in the Nimba Mountains, and to draw up a memorandum of understanding for the protection of wooded hills. This agreement has been signed by all stakeholders (AUDER, IREB, CEGENS, DPEEF and communities). Prevent and ensure the management of bush fires around wooded hills and the corridor and in neighboring communities Bushfires are the main threat to the habitat of chimpanzees and a limiting factor for the completion of the corridor restoration program. To do this, a fire brigade of 40 members was set up and made operational through two training sessions organized on measures for the prevention and management of bush fires and the technical itineraries for setting up an agro plantation forest. Also work equipment and materials were provided to the members of the brigade (wheelbarrows, machetes, helmets, file, watering cans, dabas, pairs of boots, raincoats and pairs of gloves). The brigade has been structured, it has the legal documents (statute and internal regulations and approval); it is supported in the field by 2 supervisors and 6 guides from the IREB for the prevention and management of fires. The project supports the IREB in the construction of firewalls (20m wide and 600m long protective strip) which limits the corridor and in clearing and cleaning thanks to the mobilization of the three neighboring villages (Bossou, Nyon and Serengbara). Improve the efficiency of the current reforestation effort and promote agroforestry to reduce pressure on the hillside This action aims to produce quality forest and agro-forestry plants for the reforestation of degraded areas and also to provide neighboring villages with high-performance plant material for the establishment of agro-forestry plantations around the wooded hills of Bossou and the corridor. A nursery of 23,000 agro-forestry plants (coffee, cocoa, palm, cashews) and a few forest plants has been installed in Theassou for the 2021 reforestation campaign thanks to the financial support of PPI partners. The creation of agro-forestry plantations should make it possible in the long term to significantly reduce the risk of fires in the wooded hills, protect the reforestation activities already carried out and prevent the gradual advance of the savannah in the area. For AUDER, it is a question of reducing cropping systems on the hillside while integrating them into sustainable production systems and ensuring the social and economic promotion of the actors concerned Project support made it possible to reforest 11.5 ha in the corridor and 21.9 ha of agro-forestry plantations built around the corridor. This activity is part of a local dynamic of conservation and improvement of the living conditions of the populations bordering the corridor. Promote best agricultural practices to reduce pressure around the hills and the corridor AUDER provides support for the reconversion and specialization of some farmers through the promotion of local income-generating initiatives in order to reduce pressure on the hillside. The intensification of vegetable cultivation is helping to meet the need for increasingly scarce vegetables and improve women’s incomes. In the same context, the NGO is developing fish-farming rice facilities to allow rice and fish to be grown in the same location in order to reduce cultural nomadism. 134 members of market gardening groups, Village Savings and Credit Associations (VSLAs) and rice-fish farming have been trained in composting techniques for market gardening, development and development of rice-based farms. Today, 13 are already practicing the lessons received in composting, making boards, setting up a market garden nursery and fertilizing ponds on their sites. The project provided them with tools and agricultural inputs (wheelbarrows, machetes, pickaxes, plastic bags for coffee, cocoa and palm trees, cords, rakes, shovels, dabas, hoes, watering cans,

Un partenariat pour les Zones Clés pour la Biodiversité

Des acteurs clés de la conservation s’unissent pour cartographier, monitorer et préserver les sites vitaux pour le maintien de la vie sur Terre   Hawaii, 3 septembre 2016 – 11 des principales organisations mondiales de la conservation de la nature annoncent un nouveau et ambitieux partenariat pour identifier, cartographier, monitorer et préserver les Zones Clés pour la Biodiversité (ZCB) – des sites qui abritent notamment des habitats vitaux pour les espèces menacées – en y engageant plus de 15 millions de dollars dans les cinq années à venir. Cette annonce a été effectuée pendant le Congrès mondial de la nature de l’UICN qui se tient actuellement à Hawaii, États-Unis d’Amérique. Le Partenariat pour les ZCB permettra de mobiliser des ressources et des compétences afin d’identifier et de cartographier les Zones Clés pour la Biodiversité dans le monde entier. Le suivi de ces sites permettra de détecter des menaces potentielles et de définir des mesures de conservation pertinentes. Le Partenariat apportera aussi des conseils aux gouvernements nationaux en vue de l’expansion de leur réseau d’aires protégées, et collaborera avec le secteur privé afin d’aider les entreprises à réduire et à atténuer l’impact de leurs activités sur la nature.  « Il s’agit d’une initiative d’une importance vitale pour la biodiversité de notre planète, » dit Braulio Ferreira de Souza Dias, Secrétaire exécutif de la Convention sur la diversité biologique. « Ce Partenariat renforcera les efforts de conservation sur le plan mondial en mettant en lumière des sites d’importance internationale qui nécessitent des mesures de conservation urgentes. Il contribuera aussi à atteindre les objectifs du Plan stratégique pour la biodiversité et permettra aux gouvernementaux nationaux et aux organisations environnementales de veiller à ce que les moyens limités dont on dispose soient affectés aux sites vitaux pour la nature. » L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) a travaillé avec des centaines d’experts et de décideurs afin d’élaborer un Standard mondial pour l’identification des Zones Clés pour la Biodiversité. Ce Standard sera également présenté lors du Congrès mondial de la nature, lundi 5 septembre. « Notre planète est à la croisée des chemins et nous devons d’urgence prendre des mesures si nous voulons qu’elle soit en mesure de continuer à assurer notre existence, » dit Mme Inger Andersen, Directrice générale de l’UICN. « Connaître l’emplacement et les raisons pour lesquelles un site est considéré comme vital pour la survie d’espèces menacées est un élément essentiel de tout développement durable et deviendra crucial pour la réalisation des Objectifs du développement durable. » Plus particulièrement, les informations relatives aux Zones Clés pour la Biodiversité contribueront à atteindre l’Objectif de développement durable 14, relatif à la conservation et l’utilisation durable des océans, et l’Objectif 15, sur la gestion des forêts, la lutte contre la désertification et l’arrêt du processus de dégradation des sols. Le Partenariat pour les ZCB peut tirer profit du solide bilan des partenaires en matière d’identification, suivi et préservation de sites. Depuis 40 ans, BirdLife International a identifié plus de 13 000 Zones Importantes pour la Conservation des Oiseaux et de la Biodiversité, terrestres et marines, dans toutes les régions du monde, par le biais de ses 120 partenaires nationaux et d’autres acteurs, tandis que le Fonds de partenariat pour les écosystèmes critiques a apporté son appui à l’identification de 6000 Zones Clés pour la Biodiversité dans les « points chauds » de la biodiversité mondiale. Plus de 18 000 Zones Clés pour la Biodiversité, d’importance mondiale et régionale, ont été identifiées et cartographiées, dont le Parc national Ujung Kulon en Indonésie, qui abrite la dernière population connue du Rhinocéros de Java (Rhinoceros sondaicus), classé En danger critiques d’extinction, et la zone marine protégée de Molokai à Hawaii, dont les eaux peu profondes sont le seul site connu du corail Porites pukoensis, En danger critique d’extinction.   Le nouveau partenariat va fédérer tous ces efforts sous une bannière commune : les Zones Clés pour la Biodiversité.   Le réseau de ZCB sera étendu à d’autres espèces et écosystèmes en utilisant le Standard mondial des ZCB. Ces données permettront d’orienter les décideurs pour reconnaître les zones nécessitant une sauvegarde et aideront un grand nombre d’utilisateurs à définir leurs priorités en matière de conservation, respecter les engagements pris au niveau international et mettre en œuvre leurs politiques environnementales. Les partenaires de cette initiative pour les ZCB sont les suivants : l’Amphibian Survival Alliance, BirdLife International, Conservation International, le Fonds de partenariat pour les écosystèmes critiques, le Fonds pour l’environnement mondial, Global Wildlife Conservation, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), NatureServe, la RSPB, la Wildlife Conservation Society et le Fonds mondial pour la nature. « Promouvoir et mettre en œuvre des solutions de conservation efficaces nécessite d’avoir des stratégies globales clairement identifiées, » dit Naoko Ishii, directrice générale et présidente du FEM.  « À cet égard, nous sommes fiers d’être l’un des membres fondateurs de ce nouveau partenariat pour aider à cartographier et à protéger certains aspects les plus précieux de la biodiversité de la planète. »

Liste rouge européenne : un déclin alarmant des plantes, des mollusques et des poissons d’eau douce

Selon de nouvelles recherches publiées le 21 novembre 2011, le patrimoine naturel européen montre un déclin alarmant. La Liste rouge européenne, qui fait partie de la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées, a évalué une part importante de la faune et de la flore indigènes d’Europe et découvert qu’une grande proportion des mollusques, des poissons d’eau douce et des plantes vasculaires se classent désormais dans l’une des catégories menacées. L’évaluation de quelque 6000 espèces révèle que 44% de tous les mollusques d’eau douce, 37% des poissons d’eau douce, 23% des amphibiens, 20% d’une sélection de mollusques terrestres, 19% des reptiles, 15% des mammifères et des libellules, 13% des oiseaux, 11% des coléoptères saproxyliques, 9% des papillons et 467 espèces de plantes vasculaires sont maintenant menacées. Janez Potočnik, Commissaire européen à l’Environnement, indique : « Le bien-être des Européens et des hommes du monde entier dépend des biens et des services que fournit la nature. Si nous ne traitons pas les causes qui provoquent ce déclin et que nous n’agissons pas d’urgence pour y mettre fin, nous pourrions payer le prix fort. » Les mollusques d’eau douce sont le groupe le plus menacé de ceux qui ont été étudiés jusqu’à présent. La grande mulette (Margaritifera auricularia), qui était jadis assez répandue, se limite désormais à quelques rivières de France et d’Espagne. Actuellement classée En danger critique d’extinction, elle était considérée comme quasi éteinte dans les années 1980. Cette espèce est l’une des deux pour lesquelles un Plan d’action a été conçu à l’échelle européenne, et des programmes de conservation en cours permettent d’espérer en son avenir. « Ces résultats confirment l’état inquiétant des mollusques européens » indique Annabelle Cuttelod, Coordinatrice de la Liste rouge européenne à l’UICN. « Lorsqu’on les combine au niveau élevé des menaces qui pèsent sur les poissons et les amphibiens d’eau douce, nous pouvons constater que les écosystèmes d’eau douce européens sont vraiment soumis à de graves menaces qui exigent des mesures de conservation urgentes. » Les poissons d’eau douce sont aussi très menacés, spécialement à cause de la pollution, de la surpêche, de la perte d’habitats et de l’introduction d’espèces invasives. Les esturgeons courent un risque particulier : sept des huit espèces européennes sont aujourd’hui En danger critique d’extinction. Dans la catégorie des plantes vasculaires, nous trouvons toutes les parentes sauvages des plantes cultivées ; elles sont vitales pour la sécurité alimentaire et pourtant leur conservation est souvent négligée. L’espèce Beta patula est une proche parente sauvage des betteraves cultivées et une source génétique importante pour l’amélioration de la résistance aux virus. Parmi les autres plantes qui présentent des niveaux de menaces inquiétants citons, entre autres, les parentes sauvages de la betterave sucrière, du blé, de l’avoine et de la laitue qui sont des cultures économiquement importantes en Europe. Mais il y a aussi des nouvelles positives, et les évaluations mettent en évidence la réussite de mesures de conservation bien conçues. De nombreuses espèces protégées en vertu de la Directive Habitats de l’UE et incluses dans le réseau d’aires protégées Natura 2000 ont maintenant de meilleures chances de survie. Centranthus trinervis, une plante endémique de Corse, est passée de En danger critique d’extinction à En danger grâce à la protection stricte dont bénéficie son seul site connu. De plus, le contrôle, depuis une dizaine d’années, d’espèces envahissantes telles que certaines plantes, les chèvres et les rats, a été bénéfique pour la plupart des escargots terrestres de Madère. « Ce sont des signes encourageants qui montrent les bénéfices d’actions de conservation étayées par des politiques fermes » indique Jean-Christophe Vié, Directeur adjoint du Programme mondial de l’UICN pour les espèces, « La poursuite de la mise en oeuvre de la législation européenne actuelle, combinée à de nouveaux programmes de conservation, est essentielle pour préserver ces importantes espèces indigènes et leurs habitats. »`   Pour plus d’informations Liza Drius, responsable des communications, UICN Europe, tel +32 2 739 0318 Maggie Roth, relations avec les médias, UICN, tel +1 202 262 5313 Lynne Labanne, responsable des communications, Programme mondial de l’UICN pour les espèces, tel +41 22 999 0153 Pour en savoir plus sur ces résultats Le site mondial de l’UICN >> voir ici Le site de la Liste rouge de l’UICN >> ici

Les aires protégées françaises et la Convention sur la Diversité Biologique

Dans le cadre des analyses menées par la Commission des aires protégées du Comité français de l’UICN, un rapport a été rendu au gouvernement français sur le « Dispositif français et le programme de travail spécial sur les aires protégées de la Convention Diversité Biologique ». Ce rapport examine la situation actuelle des aires protégées françaises au regard des objectifs fixés au niveau international par les Etats parties à la Convention sur la Diversité Biologique (CDB), en 2004 à Kuala Lumpur, avec l’adoption d’un programme spécial sur ce thème. Le constat souligne la nécessité de rationaliser et de renforcer la politique française de création d’aires protégées afin de veiller à une meilleure représentativité des écosystèmes que la France a sous sa responsabilité. Il faut également développer une plus grande complémentarité entre les différents réseaux français d’aires protégées. L’une des conclusions majeures du rapport porte sur l’absence de stratégie nationale en matière de création d’aires protégées. Celle-ci est indispensable pour mettre en place un système complet d’aires protégées sur tout le territoire national. L’élaboration d’une doctrine française sur les aires protégées par le ministère de l’Ecologie devrait commencer à combler cette lacune. Reconnaissant la qualité du travail effectué par la Commission des aires protégées du Comité français de l’UICN et l’intérêt de la démarche tant pour l’Etat français que pour les autres Etats parties à la CDB, le gouvernement français a décidé de reprendre ce rapport pour l’adresser officiellement à la CDB. Ce travail a également été reconnu au niveau international par la Commission Mondiale des Aires Protégées (WCPA) qui va prochainement diffuser le rapport du Comité français sur son site en deux versions, une française et une anglaise afin d’inciter d’autres Etats à engager des études similaires. Pour en savoir plus contacter Carole Martinez Chargée de mission « Espaces naturels » du Comité français de l’UICN.   Document joint UICN_France_-_aires_protegees_francaises_et_CDB