Christophe Lefebvre élu à la présidence du Comité français de l’UICN

Le Conseil d’administration du Comité français de l’UICN a élu Christophe Lefebvre comme nouveau Président de l’organisation, succédant ainsi à François Letourneux. Sa candidature présentée par Nausicaa / Réseau océan mondial a été acceptée à l’unanimité des membres constitués de 2 ministères, 10 organismes publics et 36 ONG. Docteur en géographie et professeur d’université, Christophe Lefebvre a travaillé pendant 25 ans au Conservatoire du littoral et occupe actuellement le poste de délégué aux affaires européennes et internationales de l’Agence des aires marines protégées. Christophe Lefebvre est investi depuis de nombreuses années dans les activités de l’UICN : • En 1994, le siège mondial de l’UICN lui confiait un mandat pour préparer le programme régional méditerranéen de l’UICN • De 1996 à 2000, il a été Vice-Président de la Commission des Politiques environnementales, économiques et sociales de l’UICN, en charge des questions côtières et marines • En 1999, il est élu à la présidence du Comité français de l’UICN jusqu’en 2005 • En 2008, il est élu Conseiller Régional pour l’Europe par l’Assemblée Générale de l’UICN • En 2010, il est nommé Conseiller pour l’océan mondial au sein du Conseil d’administration international de l’UICN Dans ses activités internationales, il s’est également personnellement engagé dans les activités de la Convention de Ramsar sur les zones humides et fut Président du Conseil scientifique du Parc National du Diawling (Mauritanie). Au niveau européen, il est cofondateur du réseau EUROSITE, qui regroupe les principaux gestionnaires d’aires protégées en Europe, dont il a été le secrétaire général pendant dix ans. Enfin, il a présidé le comité permanent du Conseil National de Protection de la Nature du Ministère chargé de l’environnement. A l’occasion de son élection, Christophe Lefebvre a déclaré vouloir engager le comité français dans la préparation du prochain sommet de la terre (Rio+20), du Congrès mondial de la nature qui se tiendra à Jeju en Corée du Sud en 2012, ainsi que du congrès mondial des aires marines protégées que la France accueillera en 2013 à Marseille. Le Conseil d’administration a également renouvelé les autres membres du Bureau et les présidents des commissions d’experts, dont la composition est la suivante : Vice-Présidents : Christophe Aubel (Ligue ROC), Vincent Graffin (Muséum National d’Histoire Naturelle), Cécile Ostria (Fondation pour la Nature et l’Homme), Eric de Kermel (Fédération des Conservatoires d’Espaces Naturels) Secrétaire Général : Patrice Hirbec (Office National des Forêts) Secrétaire Général adjoint : Dominique Py (France Nature Environnement) Trésorier : Bernard Cressens (WWF France) Président de la Commission de Sauvegarde des espèces : Michel Métais Président de la Commission des Aires protégées : François Letourneux Présidente de la Commission Education et communication : Céline Liret Présidente de la Commission Gestion des écosystèmes : Guillemette Rolland

La Liste rouge 2011 des oiseaux de France métropolitaine

D’après la Liste rouge des espèces menacées en France, plus d’une espèce d’oiseaux nicheurs sur quatre est menacée sur le territoire métropolitain, ainsi que plusieurs espèces migratrices pour lesquelles la France dispose d’une responsabilité particulière. L’étude réalisée constitue la première analyse du risque de disparition des 568 espèces d’oiseaux recensées dans l’Hexagone, incluant l’ensemble des espèces nicheuses, hivernantes et de passage. Le bilan des évaluations montre une situation très préoccupante. Cet état des lieux a été établi par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), la Société d’études ornithologiques de France (SEOF) et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. > Retour à la Liste rouge nationale Documents joints Communiqué de presse (mai 2011) Tableau synthétique avec catégories et critères Addendum : actualisation du statut de la Sittelle corse Publication : UICN France, MNHN, LPO, SEOF & ONCFS (2011). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Oiseaux de France métropolitaine. Paris, France. Photo bandeau : Phragmite aquatique © Arnaud Le Nevé – Bretagne Vivante

J-7 avant la nouvelle stratégie nationale pour la biodiversité : les engagements seront-ils à la hauteur des enjeux ?

Dans 7 jours, la France adoptera sa nouvelle stratégie nationale pour la biodiversité en réponse aux engagements internationaux de Nagoya. L’UICN France adhère pleinement à son ambition et salue le processus participatif qui a été mis en place pour réviser la stratégie. Les clés de la réussite seront la large mobilisation de tous les acteurs et l’intégration concrète et efficace de la biodiversité dans toutes les politiques à toutes les échelles du territoire. L’UICN France attend des engagements exemplaires de l’Etat, à la hauteur des enjeux, lors du lancement de la stratégie le 19 mai prochain. La première stratégie nationale, adoptée en 2004 par le gouvernement, a donné lieu à des actions conduites par plusieurs ministères. Elles ont été renforcées par le Grenelle de l’environnement à partir de 2009, mais sont restées largement insuffisantes pour freiner les pressions qui s’exercent sur la biodiversité. L’objectif de stopper la perte de biodiversité en 2010 n’a pas été atteint. En métropole, l’équivalent d’un département français est artificialisé tous les 10 ans, les populations d’oiseaux communs des milieux agricoles ont régressé de 25% en 20 ans, et 10 à 25% des principaux groupes d’espèces évaluées dans la Liste rouge sont menacés. Outre-mer, 49 des 100 espèces considérées comme les plus envahissantes au monde y sont présentes et les récifs coralliens sont endommagés sur des surfaces de 10 à 80 % selon les collectivités. La France, qui a une forte responsabilité pour la protection de la biodiversité, notamment grâce à l’outre-mer, mérite d’avoir une politique ambitieuse. Elle est située dans 5 des 34 points chauds de la biodiversité mondiale et possède le 2ème domaine maritime avec 10% des récifs coralliens et 20% des atolls de la planète. Son influence et son action à l’international doivent se renforcer pour faire de la conservation de la biodiversité un enjeu stratégique des négociations internationales et aider les pays du Sud à fonder leur développement sur la préservation de leurs richesses naturelles. A ce titre, la mise en œuvre de l’engagement de la France, pris devant les 193 Etats réunis à Nagoya, de doubler ses fonds consacrés à la biodiversité dans l’aide publique au développement d’ici 2012, est particulièrement attendue. Fortement investie depuis 2004 dans l’élaboration, puis le suivi et l’évaluation de la stratégie nationale, l’UICN France a participé activement à sa révision. Le processus de co-construction mis en place par le Ministère de l’Ecologie a été l’occasion d’échanges fructueux et de contributions importantes. En accord avec ses recommandations, l’UICN France considère qu’il s’agit d’une véritable stratégie nationale s’adressant à tous les acteurs mais estime qu’il faudrait aller plus loin en définissant des objectifs précis et chiffrés à atteindre ainsi que les moyens à mobiliser. La réussite de la stratégie dépendra principalement des engagements de tous : associations, collectivités territoriales, entreprises, syndicats, citoyens … et en premier lieu ceux de l’Etat qui les annoncera le 19 mai prochain. L’UICN France attend que le gouvernement, représenté par tous ses ministères, soit exemplaire et propose des mesures importantes, concrètes et opérationnelles, avec des moyens nouveaux, pour faire de la biodiversité une grande politique nationale.   Communiqué de presse disponible en téléchargement.   Contacts Sébastien Moncorps, Directeur du Comité français de l’UICN 01 47 07 78 58 Florence Clap, Chargée de programme « politiques de la biodiversité » 01 40 79 38 58 Document joint Communiqué UICN France SNB 2011

Fête de la Nature 2011

Du 18 au 22 mai partout en France, venez découvrir l’insolite à votre porte ! La Fête de la Nature est un évènement national qui depuis 5 ans permet à tous les Français de vivre un moment exceptionnel au cœur des sites naturels les plus remarquables… ou les plus quotidiens ! La Fête de la Nature propose chaque année à tous ceux qui le souhaitent de participer à plusieurs milliers de manifestations et de sorties gratuites dans toute la France, en métropole et en Outre-mer, en compagnie de professionnels ou de bénévoles qui ont pour mission de protéger la nature, de la valoriser et de veiller au maintien de la biodiversité. Pour l’édition 2011, chacun d’entre nous est invité à découvrir et à faire découvrir la nature dans ce qu’elle a d’insolite, parfois sur le pas de sa porte. Il est ainsi question d’une nature, souvent méconnue, qui nous est proche et que pourtant nous ne percevons plus. 2011, Année internationale des Forêts A l’occasion de l’année internationale des Forêts, la Fête de la Nature rend hommage aux forêts. Découvrez les sorties co-labellisées Fête de la Nature et Année internationale des Forêts ! 2011, Année nationale des Outre-mer Pour cette année des Outre-mer, partez à la découverte de l’insolite dans les territoires ultramarins avec la Fête de la Nature ! Découvrez les sorties et les actualités Outre-mer sur le site de la Fête de la Nature ainsi que des outils de communication traduits : Nati la koté kaz a zôt ! Pour les découvrir, c’est ici ! Application Iphone Mise gratuitement à disposition, elle permet de façon intuitive et pratique de « géolocaliser » les lieux de rendez-vous, de sorties, de balades, de la Fête de la nature ; simple et utile, elle facilite le choix des sorties en proposant de les trier selon des critères de date, thèmes, type de public. En savoir plus   A propos de la Fête de la Nature Fondée en 2007 par le Comité Français de l’UICN et le magazine Terre Sauvage, la Fête de la Nature réunit aujourd’hui plus de 50 partenaires, associations, entreprises ou institutions, reconnus et impliqués dans la préservation de la nature. Pour découvrir toutes les sorties 2011 de la Fête de la Nature, du 18 au 22 mai, c’est ici ! Et en attendant, la Fête de la Nature vous propose de vivre un moment de détente original en visionnant le spot plein de fraîcheur de la Fête de la Nature ! Voir le spot.   Voir le site internet de la Fête de la Nature : http://www.fetedelanature.com/

Guide pratique pour la gestion des espèces exotiques envahissantes en outre-mer

Les espèces exotiques envahissantes sont reconnues comme l’une des principales menaces pour les espèces et les habitats naturels d’outre-mer. Pour renforcer la gestion de ce phénomène, le Comité français de l’UICN publie un nouvel ouvrage pratique destiné à tous les gestionnaires d’espaces naturels d’outre-mer (associations, établissements publics…), ainsi qu’aux services de l’Etat et des collectivités locales. Illustré de très nombreux exemples, ce document présente un panorama des actions clés pour la gestion des invasions biologiques : définir et mettre en oeuvre une stratégie, prévenir les introductions et la diffusion de nouvelles espèces, hiérarchiser les priorités d’action, développer la détection précoce et la réaction rapide, etc. L’objectif de ce guide est de proposer des orientations stratégiques et pratiques pour une gestion réussie des espèces exotiques envahissantes dans les collectivités françaises d’outre-mer. Sa réalisation a bénéficié des contributions de nombreux acteurs d’outre-mer et du soutien du Ministère chargé de l’écologie, de l’ONF et du WWF France. Pour télécharger le guide, rendez-vous sur le site dédié aux espèces exotiques envahissantes en outre-mer >> ici ou directement via ce lien.

Encore beaucoup de poissons dans la Méditerranée ? Plus pour très longtemps…

Plus de 40 espèces de poissons marins présentes actuellement dans la Méditerranée pourraient disparaître dans les quelques prochaines années. Selon une étude réalisée pour la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées ™ sur le statut des poissons marins dans la mer Méditerranée, près de la moitié des espèces de requins et de raies (poissons cartilagineux) et au moins 12 espèces de poissons osseux sont menacées d’extinction en raison de la surpêche, de la dégradation des habitats marins et de la pollution. Des espèces commerciales comme le Thon rouge (Thunnus thynnus), le Mérou brun (Epinephelus marginatus), le Bar commun (Dicentrarchus labrax) ou le Merlu commun (Merluccius merluccius) sont considérées comme menacées ou quasi menacées d’extinction au niveau régional en raison principalement de la surpêche. « L’état de la population de Méditerranée et de l’Atlantique Est du Thon rouge de l’Atlantique (Thunnus thynnus) est particulièrement préoccupant. Il ya eu une baisse estimée de 50% dans le potentiel de reproduction de cette espèce au cours des 40 dernières années en raison de la surpêche intensive« , explique Kent Carpenter, coordonnateur de l’évaluation. « Le manque de respect des quotas actuels combiné avec la sous-déclaration généralisée des captures aurait sapé les efforts de conservation pour cette espèce en Méditerranée. » L’utilisation d’engins de pêche, telles que les lignes de pêche, filets maillants ou de chalutage, et l’utilisation illégale de filets dérivants signifie que des centaines d’animaux marins sans valeur commerciale sont capturés, menaçant les populations de nombreuses espèces de requins, raies et autres poissons, ainsi que d’autres animaux marins, dont les dauphins, les baleines, les tortues et les oiseaux. « L’utilisation de chaluts est l’un des principaux problèmes pour la conservation et le maintien de nombreuses espèces marines« , explique Maria del Mar Otero, Chargée du programme marin de l’UICN en Méditerranée. « Parce ce qu’elle n’est pas sélective, cette technique de pêche permet de capturer les poissons recherchés mais également celle d’un grand nombre d’autres espèces, tout en détruisant les fonds marins, où de nombreux poissons vivent, se reproduisent et se nourrissent.«  L’étude souligne la nécessité de renforcer la réglementation sur la pêche, de créer de nouvelles réserves marines, de réduire la pollution et de revoir les quotas de pêche, en particulier le nombre de captures autorisées pour les espèces menacées. « La consommation responsable est une des façons dont nous pouvons tous contribuer à la conservation de nombreuses espèces marines », explique Catherine Numa, Chargée du programme pour les espèces de l’UICN Méditerranée.« Sur la base des conclusions de la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées, nous espérons que les politiciens prendront les décisions appropriées pour sécuriser cette source importante de nourriture à l’avenir, tout en protégeant et en valorisant la diversité biologique de la planète en même temps. » C’est la première évaluation régionale complète réalisée pour la Liste Rouge de l’UICN portant sur les espèces indigènes de poissons marins d’une mer entière. Le rapport souligne également le manque substantiel d’informations sur l’état de conservation de près d’un tiers de ces poissons marins de la Méditerranée (qui ont été évalués comme « données insuffisantes »), sachant qu’une proportion importante d’entre eux sont endémiques de la région. De futures recherches pourraient montrer que les espèces classées en « données insuffisantes » seraient en fait menacées pour une grande proportion d’entre elles. De nouveaux financements et de nouvelles recherches doivent donc être focalisés vers ces espèces classées en données insuffisantes. Pour en savoir plus, consultez le document complet.   Pour plus d’informations, vous pouvez contacter : Nicki Chadwick, Chargée des relations avec les médias, t +41 22 999 0229, m +41 79 528 3486 ; Lynne Labanne, Chargée de communication du Programme de l’UICN sur les espèces, t +41 22 999 0153 ;

Lancement du « Nature Images Awards 2011 »

L’UICN et le magazine « Terre Sauvage » s’associent pour lancer un nouveau concours international d’images et de reportages sur la nature. “Parce que le bien-être le plus accessible qui soit est la nature, nous croyons à l’importance de permettre à tous d’en retrouver le chemin. Nous croyons qu’elle est source d’émerveillement, de dépassement de soi, qu’elle permet de multiples activités intergénérationnelles, qu’elle participe à la réparation de l’homme blessé comme à son ressourcement et qu’elle appelle chacun à plus de responsabilité dans sa manière d’habiter la Terre. Et parce que nous pensons que l’image de nature est porteuse de toutes ces valeurs, nous vous proposons ce nouveau défi !” Julia Marton-Lefèvre, directrice générale de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) Éric de Kermel, directeur général du magazine Terre Sauvage Lʼimage au service de lʼhomme et de la nature Le magazine français Terre sauvage et l’UICN (Union internationale de conservation de la Nature) parient sur la force de l’image, photo et vidéo, et proposent à tous ceux qui le souhaitent de montrer les merveilles de la nature et les réalisations de ceux qui la protègent en protégeant ainsi l’homme. Jusqu’au 15 juillet, tous les photographes, professionnels ou amateurs sont invités à participer à la première édition du concours international Nature Images Awards 2011. Ce concours récompensera les plus belles images de nature, mais surtout les reportages les plus porteurs de beauté et de sens sur les relations entre l’homme et la nature. Nature Images Awards 2011 vise aussi à repérer les talents nouveaux. Les lauréats des catégories « reportages » pourront ensuite raconter de nouveaux sujets, par le biais de bourses destinées à financer des productions à venir. Un concours centré sur le reportage et les séries dʼimages Pour un magazine comme Terre sauvage, il paraît naturel de privilégier les photographes capables de raconter une histoire, de structurer une narration en plusieurs images, d’exprimer sa vision artistique à travers de multiples images. Ainsi, sur les 9 catégories proposées, 5 catégories seront consacrées aux reportages et aux séries. Faire émerger des talents nouveaux, 3 bourses de 3 000 à 5 000 € pour réaliser de nouveaux reportages L’ambition de Nature Images Awards est de déceler des talents nouveaux et de leur permettre de produire un sujet complet. Ainsi, 3 bourses seront attribuées pour la réalisation d’un nouveau reportage. Le jury A partir du 20 septembre, le public sera appelé à participer à la sélection finale des lauréats et choisir les images et les reportages qui seront distingués. Comment participer ? La compétition est ouverte jusqu’au 15 juillet 2011 minuit. La participation se fait entièrement sur internet, sur www.natureimagesawards.com où sont détaillées les catégories, le règlement complet et les conditions de participation.

Biodiversité et territoires : vers un renforcement des stratégies régionales pour la biodiversité ?

A quelques mois du lancement de la nouvelle stratégie nationale pour la biodiversité, comment les collectivités territoriales se mobiliseront-elles ? Les récents engagements pris au niveau national (Grenelle de l’environnement) et international (10ème Conférence des nations unies sur la diversité biologique de Nagoya – CDB) encouragent fortement les autorités locales à renforcer leur implication pour la préservation de la biodiversité. Le Comité français de l’UICN – Union Internationale pour la Conservation de la Nature, recommande, sur la base d’un état des lieux publié aujourd’hui en partenariat avec la Fédération des Parcs naturels régionaux, le renforcement des stratégies régionales pour la biodiversité. A ce jour, les stratégies régionales pour la biodiversité concernent près de la moitié des Régions françaises : depuis 2004, 6 Régions s’en sont dotées et 4 sont en préparation. Elles sont élaborées dans le cadre de démarches volontaires et participatives associant les acteurs du territoire et traduisent un engagement fort des territoires concernés, notamment des Conseils régionaux qui ont initié et porté ces dispositifs, en faveur de la préservation de la biodiversité. Elles sont porteuses d’une véritable valeur ajoutée, car elles définissent des orientations d’intervention communes et partagées pour préserver la biodiversité du territoire régional. Elles favorisent également une convergence d’objectifs et de moyens pour une action publique solidaire et cohérente. Cet outil mérite toutefois d’être développé et amélioré, en favorisant en particulier, une mobilisation et un portage politique local plus fort, l’organisation d’une gouvernance plus collégiale et pérenne associant tous les acteurs régionaux (notamment les associations), une prise en compte plus ambitieuse de la biodiversité dans tous les secteurs d’activités du territoire, et une meilleure articulation et mise en cohérence entre les différentes politiques locales (trame verte et bleue, aires protégées, agriculture, climat, transports…). Face à l’échec de l’objectif 2010, et à la dégradation toujours croissante de la biodiversité sur notre territoire, le Comité français de l’UICN encourage fortement l’ensemble des régions françaises à renforcer leurs actions et à innover à travers les stratégies régionales pour la biodiversité, cadre de référence régional pour l’intégration de la biodiversité dans les autres politiques du territoire. Elles assureront ainsi une contribution cohérente aux engagements promus par le nouveau plan stratégique mondial (CDB) et la nouvelle stratégie française pour la biodiversité (SNB). > Communiqué de presse disponible en téléchargement. > Rapport de l’étude des stratégies régionales pour la biodiversité, disponible en téléchargement > Monographies des 6 stratégies régionales pour la biodiversité, disponible en téléchargement. Pour en savoir plus sur nos travaux concernant les collectivités territoriales et la biodiversité, cliquez >> ici.   Contacts Pour toute information, merci de contacter : Florence Clap – Chargée de programme « Politiques de la biodiversité ». Valérie Moral – Chargée de mission « Collectivités territoriales et biodiversité ».   Documents joints CP SRB UICN France

Qui sera la capitale française de la biodiversité en 2011 ?

Le Comité français de l’UICN s’est associé le 7 février 2011 au lancement du nouveau concours 2011 de la capitale française de la biodiversité, organisé à Paris par Natureparif. 2010, année internationale de la biodiversité des Nations Unies, a permis de lancer le concours « Capitale de la biodiversité » organisé simultanément en Allemagne, en Slovaquie, en Espagne, en France et en Hongrie. L’UICN est partenaire de l’organisation de ce concours qui visent à récompenser les collectivités locales les plus impliquées en faveur de la biodiversité. Qui sera la « Capitale française de la biodiversité » ? En France, Natureparif organise ce concours destiné à toutes les communes, communautés de communes, urbaines et d’agglomération. Il a pour objectif d’élire la « Capitale française de la biodiversité », de récompenser les collectivités les plus actives, celles qui auront fait le pari de protéger leur patrimoine naturel aussi bien que leur patrimoine bâti. Grâce à ce concours, chaque collectivité pourra valoriser les actions qu’elle mène tant en matière de protection de la nature que de sensibilisation des citoyens ou de formation des personnels communaux. La présence d’espaces naturels au coeur des villes influe sur la qualité de vie et la santé des citadins. La biodiversité conditionne de nombreux services écologiques : approvisionnement en eau, alimentation, matériaux de construction, mais aussi proximité avec la nature indispensable au bien-être. L’homme, partie intégrante de cet écosystème urbain, dépend de la disponibilité et du maintien de ces services. Il est de notre responsabilité de laisser cet héritage aux générations futures. Intégrer la biodiversité dans les documents d’urbanisme et les aménagements L’édition 2011 s’étend aux villes et intercommunalités (communautés de communes et d’agglomération et communautés urbaines), sur le thème « planification et urbanisme ». Il s’agit de distinguer les actions concrètes pour intégrer la biodiversité dans les politiques d’aménagement, à partir du diagnostic écologique sur les espèces et les habitats présents sur le territoire. Comment participer au concours ? Les 4639 communes d’au moins 2 000 habitants, les communautés de communes, urbaines et d’agglomération, sont invitées à participer au concours « Capitale française de la biodiversité ». Pour cela, il suffit de remplir en ligne le questionnaire qui est aussi téléchargeable sur le site : www.natureparif.fr/concours2011/questionnaire Le questionnaire est composé de trois grands chapitres traitant de tous les aspects de protection de la biodiversité par les collectivités  : de la connaissance à la gestion, en passant par l’urbanisme et les actions pédagogiques. Trois catégories de communes peuvent concourir selon leur nombre d’habitants : 1. 2 000 à 20 000 habitants 2. 20 001 à 100 000 habitants 3. plus de 100 000 habitants. Deux catégories de collectivités intercommunales sont prévues : 4. Communautés de communes 5. Communautés urbaines et d’agglomération Les prix suivants seront décernés : * le prix gagnant, toutes catégories confondues, « Capitale française de la biodiversité » * les premiers prix pour les catégories 1 à 5 * le prix spécial Natureparif pour une collectivité d’Ile-de-France. La date limite de validation en ligne des dossiers est le 31 mai 2011. Retour sur l’édition 2010 du concours La première édition du concours organisé dans cadre de l’année internationale de la diversité biologique portait sur la « gestion de la nature et les espaces verts publics ». Des vergers pédagogiques de Grande-Synthe, lauréate du concours et Capitale française de la biodiversité 2010, en passant par le plan apiculture urbaine de Lille, la gestion des espaces verts de Jarrie ou encore la réalisation d’un atlas de la biodiversité à Alès, le concours a démontré que les villes sont des actrices incontournables de la protection de la biodiversité et des milieux naturels. Un rôle qui leur a été reconnu officiellement au niveau international lors du sommet de Nagoya au Japon en octobre 2010.

Les forêts de la planète sont indispensables à la vie

L’UICN appelle à consacrer plus de ressources à la protection de l’extraordinaire richesse des forêts et à la restauration des milieux forestiers dégradés. À l’occasion de l’Année internationale des forêts, la plus grande union environnementale du monde veut sensibiliser la communauté internationale à l’importance des forêts. « L’air que nous respirons, la nourriture, l’eau et les médicaments dont nous avons besoin pour survivre, la diversité de la vie sur la planète, le climat qui façonne notre présent et notre avenir : tout cela dépend des forêts. En 2011, la communauté internationale doit prendre conscience de l’importance vitale des forêts et de leur remise en état pour le maintien de la vie sur la Terre ; elle doit aussi reconnaître le rôle des humains pour leur protection et leur utilisation durable », dit Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l’UICN. Les forêts contribuent à la stabilité du climat ; de ce fait, elles jouent un rôle central dans les réponses au changement climatique, explique l’UICN. « Les forêts représentent le moyen le plus rapide et le plus rentable, à l’échelle la plus large, pour réduire les émissions mondiales », dit Stewart Maginnis, Directeur de l’environnement et du développement à l’UICN.« Si nous réduisons de moitié les émissions émanant des forêts d’ici 2020, cela peut représenter déjà 40% des réductions de gaz à effet de serre requises pour la prochaine décennie. » Les forêts contribuent considérablement à la croissance économique, tant sur le plan national que mondial. Près de 25% des revenus des communautés dépendant des forêts proviennent des biens et des services fournis par ces dernières. D’après les données les plus récentes de l’UICN, la production des forêts gérées localement apporte chaque année 130 milliards de dollars aux populations pauvres. « Des populations du monde entier souffrent ou sont privées de moyens de subsistance et de bien-être à cause de la destruction et de la dégradation des forêts », rappelle Carole Saint-Laurent, conseillère principale pour les politiques des forêts à l’UICN. « Il s’agit de restaurer des milieux forestiers dégradés qui à l’heure actuelle n’apportent rien à personne, ou très peu, pour qu’ils retrouvent toute leur valeur », ajoute Mme Saint-Laurent, que le journal britannique The Observer a qualifiée de « gourou du reboisement 2011 ». L’Année internationale des forêts sera lancée officiellement lors de la 9e session du Forum des Nations Unies sur les forêts (FNUF), qui se tiendra du 24 janvier au 4 février à New York. À cette occasion, l’UICN annoncera de nouvelles initiatives de restauration des forêts d’importance mondiale, ainsi que de nouveaux éléments sur la valeur économique des forêts.   Porte-paroles : Stewart Maginnis, Directeur de l’environnement et du développement, UICN, stewart.maginnis@iucn.org Stephen Kelleher, Directeur adjoint du Programme de conservation des forêts, UICN, stephen.kelleher@iucn.org Consuelo Espinosa, Responsable forêts et changement climatique, UICN, consuelo.espinosa@iucn.org Carole Saint-Laurent, Conseillère principale pour les politiques de la forêt, UICN, carsaintl@bellnet.ca   Pour plus d’informations ou pour des entretiens, veuillez contacter : Borjana Pervan, Relations médias UICN, tél +41 798574072, borjana.pervan@iucn.org Brian Thomson, Relations médias UICN, tél+41 797218326, brian.thomson@iucn.org Daniel Shaw, Communication Forêts UICN, tél+41229990168, daniel.shaw@iucn.org Nouvelles /Photos/ Matériel audio/vidéo :www.iucn.org/iyf