Les ONG africaines bénéficiaires de 2,2 millions d’euros sur 2011-2013 pour de nouvelles actions sur l’environnement

Le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) et l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN France) renouvellent leur partenariat dans le cadre du programme de petites initiatives. La mobilisation des acteurs locaux de la société civile africaine est essentielle pour faire progresser la protection de l’environnement. C’est pour accompagner le renforcement de leurs capacités à répondre aux enjeux de la biodiversité et de la lutte contre le changement climatique que le FFEM et l’UICN France engagent la troisième phase du Programme Petites Initiatives (PPI 3). Un financement de 2.2 millions d’euros pour la période 2011-2013 permettra de soutenir 40 nouveaux projets, avec une priorité sur cinq pays : Burkina Faso, Ghana, Togo, Cameroun et République Démocratique du Congo. Chaque projet est une histoire originale qui répond à des réalités de terrain et à une demande des communautés locales qui montre ainsi l’engagement de la société civile africaine à s’investir dans la préservation de l’environnement. Les actions réalisées concernent différentes thématiques comme : la conservation et la valorisation de zones humides, côtières ou marines à travers la protection des habitats (forêts littorales à Madagascar, mangroves au Ghana), l’amélioration des ressources halieutiques lacustres (RDC), le développement d’activités éco-touristiques liées à l’avifaune (Bénin), la création d’espaces protégés (Madagascar) ; le suivi scientifique et la protection d’espèces menacées comme les gorilles de plaines et de montagne, les baleines, les tortues marines ou les hippopotames ; la gestion de forêts tropicales communautaires et le développement de filières durables de commercialisation des produits forestiers non ligneux ; le traitement des déchets avec une valorisation des crédits carbone (Cameroun, Madagascar, Mozambique et Togo). Ces ONG ont développé de nombreuses expériences et méthodes permettant d’apporter des solutions concrètes aux défis de l’environnement, montrant toute la richesse des initiatives locales. Entre 2006 et 2011, environ 100 projets ont été subventionnés dans 25 pays. Tous les renseignements sur le programme et les critères de sélection des projets sont disponibles sur www.ffem.fr et sur la page dédié au Programme de Petites Initiatives (PPI). Le programme de Petites Initiatives du Fonds Français pour l’Environnement Mondial est soutenu, depuis sa création, par le Ministère du développement durable et le Ministère des Affaires étrangères et européennes.

Un nouveau guide pour la pisciculture durable

Le Comité français de l’UICN et le Secrétariat de l’UICN viennent d’éditer en partenariat un nouvel ouvrage intitulé « Réflexions et recommandations pour la pisciculture de truites ». L’UICN travaille depuis plusieurs années sur le thème de l’aquaculture durable. Faisant suite à trois précédentes publications sur ce sujet, cette nouvelle et quatrième étude concerne plus spécifiquement la pisciculture de la truite arc-en-ciel, qui représente plus de 95% du tonnage produit en France. L’aquaculture connait un fort développement au niveau mondial (représentant aujourd’hui environ la moitié de la production de ressources aquatiques pour la consommation humaine selon la FAO), et doit apporter des réponses aux enjeux environnementaux. Ce guide est destiné aux acteurs de la filière, mais aussi aux autres parties prenantes : associations, établissements publics, services de l’Etat et des collectivités locales, ainsi qu’au grand public intéressé par ce sujet. Son objectif est de sensibiliser sur les enjeux liés à cette filière et d’informer sur les réflexions et efforts qui sont développés en matière de durabilité par les acteurs professionnels. Le guide, qui propose au final un ensemble de recommandations, est construit sur 3 niveaux d’approche spatiale (filière, territoire et site), et décliné sur 3 approches thématiques (environnementale, économique et sociétale). Des focus sont également menés sur des points particuliers. Par exemple, 37 recommandations sont développées au niveau de la filière, basées sur 3 messages-clés : la filière est à l’origine de services écologiques, la filière est à la base de pollutions à gérer, et la filière connait le milieu et l’écologie des espèces. Ce guide a bénéficié du soutien du Ministère chargé de l’agriculture et de la pêche (Direction de la Pêche Maritime et de l’Aquaculture – DPMA) et a été réalisé grâce à la contribution de plusieurs experts de la filière (ITAVI, CIPA, FFA, FEAP, INRA) et de l’UICN. Le guide est téléchargeable sur le lien suivant : https://www.iucn.org/sites/dev/files/import/downloads/reflexions_et_recommandations_pour_la_pisciculture_de_truites.pdf

Wangari Maathai : la nature perd une héroïne

L’UICN est profondément attristée par le décès de Wangari Maathai, qui figure parmi les plus grands militants de l’environnement et défenseurs de la justice sociale, des droits humains, de la paix et de la démocratie. Wangari Maathai, est décédée à Nairobi, à l’âge de 71 ans. Le Professeur Wangari Muta Maathai était internationalement reconnue pour sa lutte permanente en faveur de la démocratie, des droits humains et de l’environnement. Elle a été la première femme africaine à remporter le Nobel de la Paix. En 1977, Wangari Maathai a lancé le mouvement de la ceinture verte « Green Belt Movement », pour encourager les femmes dans le Kenya rural à planter des arbres afin d’améliorer leurs conditions de vies (meilleur accès à une eau de qualité, fourniture de bois de chauffage, et autres ressources). Le mouvement a apporté des changements positifs pour les femmes des zones rurales et inspiré de très nombreuses autres femmes à travers le monde. « L’UICN a perdu une grande amie et un modèle », a indiqué la Directrice générale de l’UICN, Julia Marton-Lefèvre. « Une femme qui n’avait jamais peur de mettre sa propre vie en danger au nom des valeurs qu’elle défendait. Elle avait le pouvoir d’inspirer les femmes de son Afrique natale mais aussi de toucher les communautés dans les régions les plus reculées du monde ». En Décembre 2002, le professeur Wangari Muta Maathai a été élue au parlement kenyan et fut nommée Ministre adjoint de l’Environnement et des Ressources naturelles. Elle était également la première femme à obtenir un doctorat en Afrique de l’Est. En 2004, elle a remporté le Nobel de la Paix pour sa contribution au développement durable, à la démocratie et à la paix. « La vie de Wangari Maathai est un exemple parfait montrant comment, avec beaucoup de courage et de détermination, il est possible de dépasser toutes les limites possibles, fixées par la société », dit Julia Marton-Lefèvre. « Elle va nous manquer son mais son héritage continuera d’inspirer les gens à travers le monde ». En 2005, lors de la conférence internationale sur la biodiversité organisée à Paris, le Comité français de l’UICN avait organisé une rencontre unique entre les représentants des organismes membres de l’UICN et Wangari Maathai qui avait notamment déclaré : « Pour réussir un projet environnemental, il faut réunir trois conditions : s’engager, persévérer et faire preuve de patience ! ».

La France signe le protocole de Nagoya

La France a signé le 22 septembre 2011 le protocole de Nagoya, adopté l’année dernière lors de la 10ème conférence de la Convention sur la Diversité Biologique. Ce protocole a pour but de réglementer l’accès aux ressources génétiques et de promouvoir le partage juste et équitable des avantages issus de leur utilisation. Huit ans de négociations ont été nécessaires pour que les Etats, parties à la la Convention sur la Diversité Biologique (CDB), s’entendent sur un « régime international » concernant l’accès et le partage des avantages issus de l’exploitation des ressources génétiques. La dixième réunion de la Conférence des Parties à la Convention (CBD COP10), qui a eu lieu en octobre 2010 à Nagoya, au Japon, a approuvé le texte du protocole après d’intenses négociations. Parfois critiqué en raison de l’ambiguïté et la généralité d’un certain nombre de ses dispositions, la suppression de références litigieuses et l’utilisation de termes vagues, le protocole constitue néanmoins un cadre solide pour réglementer l’accès et le partage des avantages issus de l’utilisation de la biodiversité. Le protocole vise à assurer une sécurité juridique tant pour les fournisseurs (principalement les pays riches en biodiversité) que pour les utilisateurs (entreprises pharmaceutiques, entreprises de bio-prospection et institutions de recherche principalement localisées dans les pays industrialisés) vis-à-vis des ressources génétiques et des savoirs traditionnels associés. Il aura notamment pour effet de lutter contre la bio-piraterie. Ainsi, lorsqu’un « utilisateur » souhaitera exploiter les ressources génétiques issues de la biodiversité d’un pays « fournisseur » (ex : développement d’un médicament ou d’un produit cosmétique), il devra obtenir un permis d’accès auprès des autorités du pays et définir les conditions de partage des bénéfices découlant de leur utilisation. En cas de défaillance et de non respect des engagements pris, le protocole prévoit la possibilité de poursuite et de sanctions. L’adoption de ce protocole est une étape majeure dans la réponse au troisième objectif de la Convention, le « partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques » et l’application de la Convention elle-même. Le Protocole de Nagoya entrera en vigueur 90 jours après la 50ème ratification par les Etats. La onzième réunion de la Conférence des Parties à la CDB, qui se tiendra en Inde du 8 au 19 octobre 2012, pourrait accueillir la première réunion des Parties au Protocole, à condition que les 50 ratifications aient eu lieu avant le 10 Juillet 2012. Le Secrétaire général de l’ONU et le Secrétaire exécutif de la CDB ont appelé les Parties à accélérer le processus de ratification du Protocole et a souligné sa contribution importante au développement durable, à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement et à la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité. Au 22 septembre 2011, 54 Etats ont signé le protocole de Nagoya mais aucune ratification n’est encore enregistrée.

Le 10ème Congrès français de la nature adopte 13 recommandations et deux messages

Le 10ème Congrès français de la nature, organisé par le Comité français de l’UICN, a adopté 13 nouvelles recommandations sur les enjeux de la biodiversité ainsi que 2 messages à l’occasion de l’année internationale des forêts et de l’année des outre-mer. Réunis le 27 juin 2011 à Paris pour la 10ème édition du Congrès français de la nature, les organismes et les experts du Comité français de l’UICN ont adopté 13 nouvelles recommandations sur les sujets suivants : Politiques de la biodiversité • Stratégie nationale de la biodiversité 2011-2020 • Agence nationale de la biodiversité Ecosystèmes • Développement des énergies renouvelables et conservation de la biodiversité • Gestion intégrée des ressources en eau en montagne • Protection des canyons marins de la Méditerranée • Protection des écosystèmes océaniques profonds dans le cadre de l’exploitation des ressources minières Aires protégées • Pour une stratégie volontariste des parcs nationaux • Renforcement du parc national des Calanques Outre-mer • Orpaillage en Guyane • Forages pétroliers offshore en Guyane • Extension de la piste d’aéroport de Mayotte Espèces • Protection de l’Ours brun dans les Pyrénées • Protection des oiseaux marins dans les mers australes Le congrès a également adopté deux messages à l’occasion de l’année internationale des forêts et de l’année des outre-mer : • Message de l’UICN France pour l’année internationale des forêts • Message de l’UICN France pour l’année des outre-mer Le congrès a enfin lancé officiellement le premier concours pour la préservation des récifs coralliens d’outre-mer à destination des élus, organisé par l’IFRECOR (Initiative française pour les récifs coralliens), dont le Comité français de l’UICN est membre (en savoir plus) Document joint Programme Congrès français de la nature 2011

Guide des vertébrés envahissants en outre-mer

Le Comité français de l’UICN et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage viennent d’éditer en partenariat un nouvel ouvrage intitulé « Les vertébrés terrestres introduits en outre-mer et leurs impacts. Guide illustré des principales espèces envahissantes ». En raison de leurs impacts écologiques et socio-économiques multiples, ces espèces posent des problèmes majeurs à tous ceux qui en outre-mer ont en charge la préservation d’un patrimoine naturel unique : associations, établissements publics, services de l’Etat et des collectivités locales. Cet ouvrage leur est destiné, ainsi qu’au grand public intéressé par ce sujet. Son objectif est de sensibiliser et d’informer sur les vertébrés exotiques envahissants et leurs impacts. Trente neuf espèces introduites parmi les plus envahissantes ou potentiellement envahissantes font l’objet d’une monographie résumant leur écologie, leur distribution dans l’outre-mer français, leurs impacts avérés ou potentiels, la réglementation les concernant, etc. Ce guide a bénéficié du soutien du Ministère chargé de l’écologie et a été réalisé grâce à la contribution de nombreux experts et acteurs ultra-marins. Pour télécharger le guide, rendez-vous sur le site dédié aux espèces exotiques envahissantes en outre-mer ou cliquer >> ici.

Les thonidés nécessitent une protection accrue

Pour la première fois, toutes les espèces de scombridés (thons, bonites, maquereaux et thazards) et de marlins (espadons et marlins) ont été évaluées pour la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN™. Sur les 61 espèces connues, sept se trouvent dans l’une des catégories du groupe « menacés » et leur risque d’extinction est élevé. Quatre espèces sont classées comme étant « Quasi menacées » et près des deux tiers se trouvent dans la catégorie « Préoccupation mineure ». Les résultats montrent que les thons sont particulièrement menacés. Sur les huit espèces de thons, cinq sont classées dans l’une des catégories « menacées » de la Liste rouge ou sont « quasi menacées ». Il s’agit du Thon rouge du Sud (Thunnus maccoyii), En danger critique d’extinction ; du Thon rouge du Nord ou Thon rouge de l’Atlantique (T. thynnus), En danger ; du Thon obèse (T. obesus), Vulnérable ; du Thon jaune (T. albacares), Quasi menacé ; et du Germon ou Thon blanc (T. alalunga), Quasi menacé. Ces nouvelles données aideront considérablement les autorités gouvernementales à prendre des décisions susceptibles de sauvegarder l’avenir de ces espèces, dont beaucoup sont d’une grande valeur économique. Elles apportent une contribution très opportune à la 3e Réunion conjointe des organisations régionales de gestion de la pêche des thonidés, qui se tient à La Jolla, Californie, du 11 au 15 juillet. « C’est la première fois que des scientifiques spécialistes des pêcheries, des ichtyologistes et des défenseurs de l’environnement se réunissent pour évaluer conjointement les menaces qui pèsent sur un groupe d’espèces de poissons d’importance commerciale », précise Bruce B. Collette, Président de la Commission de la sauvegarde des espèces de l’UICN (CSE) Groupe de spécialistes des thonidés et des marlins, responsable scientifique du NOAA’s Service national des pêches maritimes et auteur principal du document. Malgré la bonne santé de plusieurs stocks de poissons épipélagiques (ceux qui vivent près de la surface), l’importante surexploitation de certaines espèces de scombridés et de marlins suscite une préoccupation croissante ; en outre, il n’y a pas suffisamment de détermination à protéger ces espèces contre la surexploitation entraînée par des prix élevés. De nombreuses populations sont exploitées par des pêcheries multinationales, qu’il est extrêmement difficile de réglementer d’un point de vue politique. « Les trois espèces de thon rouge sont susceptibles de s’effondrer en raison de la pression de la surpêche continue. C’est déjà essentiellement le cas pour le Thon rouge du Sud, avec peu d’espoir de rétablissement », explique le Dr Kent Carpenter, professeur à l’Université Old Dominion, directeur de l’Unité de l’UICN sur la biodiversité marine et l’un des auteurs du document. « Si aucun changement n’est apporté aux pratiques de pêche actuelles, les stocks de Thon rouge de l’Atlantique risquent de s’effondrer aussi, car il y a peu de signes de reconstitution de la population après une réduction significative dans les années 1970. » Trois espèces de marlins sont classées dans des catégories menacées ou quasi menacées : le Marlin bleu (Makaira nigricans), Vulnérable ; le Marlin blanc (Kajikia albida), Vulnérable, et le Marlin rayé (Kajikia audax), Quasi menacé. La plupart des espèces à longue vie ayant une valeur économique sont considérées comme menacées. Elles atteignent la maturité plus tard que les espèces à vie courte et leur cycle de reproduction est plus long ; en conséquence, le rétablissement de la population après une période de déclin prend plus longtemps. Comme ces scombridés et marlins sont au sommet de la chaîne alimentaire pélagique, la réduction des populations de ces prédateurs peut porter atteinte à d’autres espèces essentielles à l’équilibre de l’écosystème marin et économiquement importantes comme sources de nourriture. L’avenir des scombridés et des marlins menacés repose sur la capacité des Organisations régionales de gestion de la pêche (ORGP) et des pays pratiquant la pêche à bien gérer ces espèces. Les populations de Thon rouge du Sud et de Thon rouge de l’Atlantique ont été tellement réduites que la façon la plus efficace pour éviter l’effondrement est de fermer la pêche jusqu’à ce que les stocks soient reconstitués à des niveaux sains. Cependant, une telle mesure entraînerait de grandes difficultés économiques et porterait atteinte aux capacités de contrôle de la pêche par les ORGP, en raison de l’incitation accrue à la pêche illégale qui serait créée dans ces circonstances. « La fermeture temporaire de la pêche au thon ne serait qu’une partie d’un programme plus vaste de rétablissement dont on a très besoin. Afin d’empêcher la pêche illégale, de fortes mesures dissuasives doivent être mises en place », explique Jean-Christophe Vié, Directeur adjoint du Programme mondial de l’UICN sur les espèces. « Cette nouvelle étude montre qu’il existe un besoin urgent d’une gestion efficace. Les découvertes scientifiques ne doivent pas être laissées de côté dans le but de sauvegarder des profits à court terme. La vie marine et les emplois des générations futures sont en jeu ». La reconstitution des stocks halieutiques est possible en réduisant les taux de mortalité dus à la pêche très en dessous du rendement maximal durable (RMD), comme le montre le cas de la population orientale, très appréciée, du Thon rouge de l’Atlantique. Récemment encore exploitée à un niveau équivalant à trois fois le RMD, une diminution du total des captures admissibles et des mesures plus strictes de surveillance et de conformité ont conduit à des réductions de près de 75% dans les captures au cours des dernières années. Cela permettra à l’espèce de se rétablir à un niveau durable tant que les contrôles actuels de la pêche sont maintenus.   Notes pour les rédacteurs Vous pouvez demander au Bureau des programmes publics de l’AAAS des exemplaires de l’article de Science (sous embargo) “High Value and Long-Lived : Double Jeopardy for Tuna and Billfishes” Veuillez contacter +1 202 326 6440 or scipak@aaas.org Porte-paroles disponibles pour des interviews : Bruce Collette (à Minneapolis) +1 612 397 4962 ; +1 410 369 8466 (cell) collettb@si.edu Kent Carpenter (aux Philippines) 63 949 313 5649 Kcarpent@odu.edu Maria Jose Juan Jorda (en Espagne) +34 981167000 ext. 2204 +34 671072900 (mobile) mjuanjorda@gmail.com Beth Polidoro (à Hawaii) +1 240 446 5183 bpolidor@odu.edu Bill Fox (à San Diego) +1 202 495 4397 +1 571 205 8845 (mobile) ; bill.fox@wwfus.org

Lancement d’un concours en faveur des récifs coralliens

Vous êtes un élu d’outre-mer et vous avez mené des actions exemplaires en faveur des récifs coralliens, herbiers ou mangroves au sein de votre collectivité ? Jusqu’au 10 octobre 2011, participez au concours de la Palme IFRECOR 2011 !   A l’occasion de l’Année des outre-mer, l’initiative française pour les récifs coralliens (IFRECOR), co-animée par les ministères chargés de l’écologie et de l’outre-mer, lance la première édition d’un concours national en faveur de la préservation des récifs coralliens, herbiers et mangroves à destination des élus des collectivités françaises d’outre-mer. Le concours « Palme IFRECOR 2011 » a été ouvert lundi 27 juin à l’occasion du Congrès français de la nature du Comité français de l’UICN en présence de : Christophe Lefebvre (Président de l’UICN France), Coralie Noël (MOM), Charlotte Gobin (MEDDTL), Bernard Cressens (WWF France), Sébastien Folin (Président du Fonds Biome et Parrain de la Palme IFRECOR) et Aurélie Bocquet (UICN France). « Les récifs coralliens, les mangroves et les herbiers sont notre richesse commune. Agissons ensemble pour préserver les richesses de nos territoires » Des écosystèmes exceptionnels mais menacés Les récifs coralliens, les mangroves et les herbiers sont des écosystèmes rares et exceptionnels. Ils offrent aux communautés humaines de nombreuses ressources et services : refuge et nurserie pour les espèces, développement économique par le maintien d’activités de pêche et de tourisme, protection des côtes, ressources pharmacologiques… Ils sont cependant sérieusement menacés par les activités humaines. La destruction et la fragmentation des habitats, la pollution, l’érosion des côtes, la surexploitation et le changement climatique fragilisent ce patrimoine naturel d’exception. « Il est essentiel de mettre en oeuvre des mesures de protection, de gestion durable et de valorisation de ces écosystèmes exceptionnels et indispensables » En outre-mer, les élus s’engagent Les élus d’outre-mer sont des acteurs clefs de la préservation et de la gestion durable des récifs coralliens, des herbiers et des mangroves. Au quotidien, ils agissent afin d’assurer aujourd’hui et pour les générations futures un patrimoine naturel riche et en bonne santé, garant du bien-être des communautés liées à ces milieux exceptionnels. Quels types d’actions ? Ce concours a pour objectif de mobiliser les élus des collectivités d’outre-mer, de favoriser leur engagement et de valoriser leurs actions en faveur de la préservation et de la gestion durable des récifs coralliens et écosystèmes associés. A titre d’exemple, les réalisations éligibles sont : la mise en place de charte de bonnes pratiques pour les pêcheurs, les plaisanciers ou les touristes, la mise en œuvre d’un programme de restauration d’une mangrove, d’une pépinière de corail, la mise en place d’un dispositif d’assainissement des eaux usées pour lutter contre les pollutions, la création d’une exposition sur les récifs coralliens /herbiers /mangroves, la création d’un sentier de découverte du milieu… Prix de la Palme IFRECOR La Palme IFRECOR comporte deux catégories : « Protection – Valorisation – Restauration » et « Amélioration des connaissances – Éducation – Sensibilisation ». Un gagnant par catégorie sera élu par le Jury du concours. Le gagnant de chaque catégorie sera invité à la remise des prix à Paris en fin d’année. Qu’est ce que l’IFRECOR ? Créée en 1999 sur initiative ministérielle, l’IFRECOR agit depuis plus de 10 ans pour la préservation et la gestion durable des récifs coralliens et des écosystèmes associés (mangroves, herbiers) dans les collectivités françaises d’outre-mer. Elle est constituée d’un comité national et d’un réseau de 8 comités locaux : Martinique, Guadeloupe, La Réunion, Mayotte, les îles Eparses de l’océan indien, Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna et la Polynésie française. Cette première édition du concours est une action réalisée dans le cadre du programme d’action quinquennal (2011-2015) de l’IFRECOR. Participez au concours sur www.ifrecor.com Pour plus d’informations : Télécharger le descriptif du concours et les fiches de candidature sur www.ifrecor.com Contact : Magali Evanno, Aurélie Bocquet : 01.47.07.78.58 | contact@ifrecor.com Téléchargez le communiqué de presse ici Le concours est lancé dans le cadre de l’IFRECOR (Initiative française pour les récifs coralliens) ; initiative portée par le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement (MEDDTL) et par le Ministère chargé de l’Outre-mer (MOM). Le Comité français de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la nature), pilote du TIT communication de l’IFRECOR, est en charge de l‘organisation de ce concours. La Palme IFRECOR 2011 est réalisée grâce au soutien financier du Fonds Biome du WWF-France et au soutien média du magazine Terre Sauvage.

L’UICN France soutient l’effacement du barrage de Poutès pour la sauvegarde de l’axe Loire-Allier et de ses espèces sauvages

Signataire de la convention sur le développement d’une hydroélectricité durable en cohérence avec la restauration des milieux aquatiques, le Comité français de l’UICN estime que l’effacement du barrage de Poutès constitue la meilleure solution pour répondre à cet engagement issu du Grenelle de l’Environnement. Le 23 juin 2010, le Comité français de l’UICN s’est engagé au côté d’associations de protection de l’environnement, de l’Etat, de représentants de collectivités locales et de l’ensemble des hydro-électriciens, pour le développement d’une hydroélectricité durable en cohérence avec la restauration des milieux aquatiques. Cet engagement a été formalisé par la signature d’une convention, élaborée dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, qui prévoit l’effacement des obstacles les plus problématiques en termes de continuité écologique. Le Ministère chargé de l’Ecologie a récemment sollicité les signataires de la convention sur l’hydroélectricité durable pour qu’ils donnent leurs avis sur les solutions présentées pour l’avenir du barrage de Poutès sur l’Allier. Sur la base des avis rendus par ses membres et après examen des avis de l’ONEMA et du Préfet coordonnateur du Bassin Loire-Bretagne, le Comité français de l’UICN a estimé que l’effacement complet du barrage de Poutès constitue la meilleure solution pour le rétablissement de la continuité écologique de l’axe Loire-Allier, la sauvegarde du Saumon atlantique (espèce menacée de la Liste rouge nationale) et d’autres poissons migrateurs, ainsi que le respect des engagements européens de la France (directive Habitats Faune Flore). Le Comité français de l’UICN a également rappelé que l’annonce de cette décision par le gouvernement français serait un signal fort pour relancer la nécessaire dynamique de sauvegarde et de restauration de l’ensemble écologique formé par la Loire, dernier grand fleuve sauvage d’Europe. De plus, la nouvelle Stratégie nationale pour la biodiversité, lancée le 19 mai dernier, a posé comme ambition forte de préserver, restaurer et valoriser la biodiversité, en mettant l’accent sur le rétablissement des continuités écologiques et la reconquête d’un niveau plus élevé de biodiversité. Une cohérence s’impose : les nouveaux choix d’investissements, d’attribution et de renouvellement de concessions hydrauliques de l’Etat doivent respecter les objectifs du Grenelle et ceux de la Stratégie nationale pour la biodiversité. Une conférence de presse est organisée par plusieurs ONG au Puy en Velay le 17 juin 2011, pour présenter les impacts et enjeux environnementaux du projet d’aménagement du barrage de Poutès, et demander que l’Etat annonce l’effacement du barrage à l’occasion de la date d’anniversaire de la signature de la convention.

Liste rouge mondiale 2011 : une lueur d’espoir dans le désert

Publiée le 16 juin, la nouvelle édition de la Liste rouge mondiale des espèces menacées fournit une mine d’informations sur le statut actuel des espèces, sur les différentes menaces existantes et sur les mesures de conservation à mettre en place. Parmi les résultats, des exemples montrent que les actions de conservation peuvent sauver des espèces de l’extinction. Pour télécharger le communiqué de presse sur la nouvelle édition 2011.1 >> cliquez ici (en français). Pour plus d’informations sur la Liste rouge mondiale 2011.1, rendez-vous sur le site mondial de l’UICN >> ici (en anglais). Pour en savoir plus sur la Liste rouge des espèces menacées >> voir ici (en français). Document joint Communiqué de presse Liste rouge mondiale 2011