La Liste rouge de la faune de La Réunion

Les premiers résultats de la Liste rouge nationale établis en outre-mer montrent que la faune de La Réunion est hautement menacée. Les analyses réalisées permettent de connaître le degré de menace pesant sur les oiseaux, les mammifères terrestres et marins, les reptiles terrestres et les tortues marines, les poissons et macro-crustacés d’eau douce, les papillons de jour, libellules, demoiselles et phasmes, soit au total 165 espèces de la faune réunionnaise. Ce travail a été réalisé par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en collaboration avec de nombreuses organisations locales. Les résultats obtenus font apparaître un certain nombre de faits marquants. Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (juillet 2010)• Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN France, MNHN, SEOR, ARDA, Insectarium de La Réunion, GLOBICE & Kélonia (2013). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitres Faune de La Réunion. Paris, France. Photo bandeau :Echenilleur de la Réunion © Franck Theron – SEOR
Schéma minier de Guyane : fin de la consultation publique
Le schéma minier de Guyane, que les ONG appelaient de leurs vœux, est en cours de finalisation. Le Comité français de l’UICN, France Nature Environnement, la Fondation Nicolas Hulot et le WWF rendent publiques les recommandations, présentées dans le cadre de la consultation publique ouverte en Guyane sur ce dossier. France Nature Environnement, le Comité français de l’UICN et le Gepog sont à l’origine d’une étude intitulée « Or vert contre Or jaune » publiée en février 2007, qui a posé les bases d’un document de planification de l’exploitation minière en Guyane. Les tables rondes du Grenelle de l’environnement, et notamment le groupe « activités extractives » du Comité opérationnel outre-mer, ont arrêté en janvier 2008 la réalisation d’un schéma de zonage et de planification des activités extractives en Guyane. Le préfet Yves Mansillon a été nommé, par le Président de la République, Commissaire de la réalisation du schéma départemental de Guyane, lequel devait être adopté dans le courant de l’année 2008. Le Comité français de l’UICN, France Nature Environnement, la Fondation Nicolas Hulot, le WWF France, la LPO et les ONG guyanaises, se sont mobilisés en fin d’année 2009, pour rappeler au gouvernement ses engagements concernant l’encadrement de l’orpaillage en Guyane. Les ONG se mobilisent à nouveau à l’occasion de la consultation publique pour que le schéma minier intègre trois fondamentaux qui restent à clarifier. Les incontournables du SDOM Trois points sont déterminants pour un schéma départemental d’orientation minière cohérent. 1. Le respect de toutes les zones disposant d’un statut de protection réglementaire ou faisant l’objet d’inventaires d’intérêts écologiques (telles que les ZNIEFF de type 1 et les séries d’intérêt écologique définies par l’ONF) ; Afin d’être compatible avec les préconisations du Grenelle, les activités minières devront respecter les secteurs riches en biodiversité. Il est ainsi nécessaire d’interdire la conduite d’activités minières dans des zones disposant d’un statut de protection réglementaire quel qu’il soit ou ayant fait l’objet d’inventaires d’intérêt écologique (ZNIEFF de type 1 et les séries d’intérêt écologique définies par l’ONF). 2. L’encadrement de l’orpaillage alluvionnaire ; Même si les effluents sont contenus et traités, l’orpaillage alluvionnaire engendre des perturbations importantes pour les milieux naturels et les espèces comme les poissons et les batraciens. La concertation menée dans le cadre de la préparation du SDOM ayant défini les conditions d’un compromis jugé acceptable entre activité socioéconomique et impacts environnementaux, il importe de renforcer la réglementation afin de limiter les effets des exploitations alluvionnaires sur le régime et la qualité des eaux. Les dispositions relatives aux exploitations en lit mineur et majeur des cours d’eau, ainsi que les normes de rejet, devront être définies par un arrêté préfectoral et respecter les prescriptions du SDAGE. 3. L’adoption d’une gouvernance adaptée pour la commission départementale des mines (avec un droit de vote attribué au PAG). Le Grenelle de l’environnement a, pour la première fois, adopté une gouvernance intégrant toutes les parties prenantes. Cette logique de décision a été recommandée par le Président de la République. La Commission départementale des mines devra respecter le mode de gouvernance grenellien et intégrer, avec les mêmes droits de vote, toutes les parties prenantes de la question de l’orpaillage en Guyane. En conséquence, et du fait de leur expertise ou des contraintes que l’activité pourrait leur faire subir, un siège et un droit de vote devrait a minima être accordé au conseil scientifique régional du patrimoine naturel (CSRPN), au Parc amazonien de Guyane, et aux communautés indigènes. Documents à télécharger : Communiqué de presse Or vert contre or jaune – Quel avenir pour la Guyane ? Document joint CP SDOM Guyane 2010
L’UICN France signe la convention pour une hydroélectricité durable
Ce mercredi 23 juin 2010, l’UICN France et plusieurs associations nationales de protection de l’environnement se sont engagées aux côtés de l’Etat, des représentants des collectivités locales et de l’ensemble des hydro-électriciens, à entrer dans une nouvelle gouvernance basée sur la concertation pour tenter de construire l’hydroélectricité de demain. Comment concilier production d’hydroélectricité et protection de la biodiversité ? Comment harmoniser la mise en œuvre de la Directive Cadre sur l’Eau, qui nous oblige à aller vers le « bon état écologique » des milieux aquatiques avec la volonté, par exemple, de mettre en oeuvre le règlement anguille, d’une part, et d’atteindre 23% d’énergies renouvelables dans la consommation française d’énergie à l’horizon 2020, d’autre part ? Comment effacer, dans le consensus, les ouvrages les plus dommageables pour les poissons migrateurs ? Comment gérer au mieux l’héritage des 60 000 ouvrages construits sur les 500 000 kilomètres de rivières françaises ? Comment installer dans les meilleures conditions possibles de nouvelles capacités de production et sortir de la très grande conflictualité qui accompagne tout projet d’aménagement hydroélectrique dans notre pays ? Comment renouveler des concessions dans un parc vieillissant ? Comment préserver les ultimes « rivières sauvages », joyaux d’un capital naturel en sursis ? Bref, comment passer à une hydroélectricité plus durable ? En effet, si les barrages produisent un courant parfaitement renouvelable, l’électricité mise sur le marché est loin d’être « verte par nature ». Son impact sur les milieux aquatiques reste significatif, depuis la disparition des populations de poissons migrateurs dont le saumon atlantique jusqu’à l’érosion des fleuves et du littoral, suite à la rétention des sédiments dans les retenues en passant par la dégradation de la qualité de l’eau. Depuis septembre 2008, tous les acteurs concernés (élus, EDF, GDF Suez, Union Française de l’Electricité, France Hydro, Electricité Autonome de France et les ONG) se sont réunis pour élaborer un projet de « Convention d’engagements pour le développement d’une hydroélectricité durable en cohérence avec la restauration des milieux aquatiques suite au Grenelle de l’environnement ». Au cœur de ce projet d’accords, à la gouvernance inspirée du Grenelle de l’environnement, se trouvait, notamment, l’engagement Grenelle, d’aménager les obstacles les plus problématiques pour la migration des poissons dans l’objectif d’atteindre ou de conserver, d’ici à 2015, le bon état écologique ou le bon potentiel pour les masses d’eau superficielles. Une autre contrainte forte était la fixation de l’objectif chiffré du nombre de TWH supplémentaires provenant de l’hydro-électricité. En juillet 2008, le Ministre d’Etat à l’Energie et à l’Ecologie donnait un cap d’augmentation nette de 7 TWH d’ici 2020, pour le secteur de l’hydro-électricité. Cet objectif a été réduit à 3 TWH en décembre 2009 au cours de la négociation. En novembre 2009, un autre pas très important avait été franchi avec l’annonce, par Mme. la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Chantal Jouanno, d’effacer les deux barrages de Vezins et La Roche qui Boit sur la Sélune, dans la Manche, dans le cadre du « Plan de renaturation de la continuité écologique des cours d’eau ». Un autre pas devrait être fait avec l’effacement et le remplacement du barrage de Poutès, sur le haut Allier, une des dernières « rivières sauvages » d’Europe. Aujourd’hui, pour mettre en œuvre des solutions et restaurer les écosystèmes aquatiques sans pour autant augmenter les émissions de gaz à effet de serre, la grande majorité des ONG s’engage aux côtés des représentants des collectivités locales, de la totalité des hydro-électriciens et des services de l’Etat pour tenter de construire l’hydroélectricité de demain. Le chantier est immense, et la situation ne va pas changer du jour au lendemain. En effet, le fossé entre aménageurs et écologues est encore très large, comme en témoigne le chantier en cours du barrage du Rizzanese, sur la plus belle rivière de Corse. Les ONG signataires saluent, sans réserve, une avancée majeure et font le pari que la coopération qui commence sera riche d’engagements tenus, pour le bénéfice de tous. Document joint Communiqué de presse Convention pour une hydroélectricité durable
L’appel citoyen pour la biodiversité s’affiche aux Eurockéennes 2010
Du 2 au 4 juillet 2010, les Eurockéennes seront le relais de la campagne « La biodiversité c’est ma nature », initiée par six ONG (Comité français de l’UICN, Fondation Nicolas Hulot, France Nature Environnement, Ligue ROC, LPO, WWF), afin que la biodiversité devienne une grande cause partagée. Avec Eurockéennes Solidaires, Territoire de musiques, association organisatrice du festival, réaffirme les valeurs de partage, de solidarité et de citoyenneté qui sont à l’origine du festival belfortain. Elle mobilise son public autour de trois grandes causes : ENVIRONNEMENT, HANDICAP, INSERTION DES JEUNES. La biodiversité est « La grande cause 2010 » du festival. La campagne « La biodiversité c’est ma nature » sera présentée dans l’espace Environnement, aux côtés des actions de trois grands réseaux de la protection de la biodiversité en France : les Conservatoires d’espaces naturels, les Réserves naturelles de France et la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux). En devenant partenaire des Eurockéennes solidaires, le collectif d’ONG « La biodiversité c’est ma nature » compte sur le fort pouvoir de mobilisation du festival pour relayer la campagne et sensibiliser le grand public à la biodiversité, sur le terrain, dans un esprit festif et participatif. En pratique… Du 2 au 4 juillet, les festivaliers pourront découvrir sur le stand de « La biodiversité c’est ma nature », les différents volets de la campagne : lire et signer l’Appel Citoyen pour la biodiversité, s’informer sur des moyens d’agir, au quotidien, pour préserver la biodiversité, créer son portrait biodiversité en se faisant photographier sur le stand et connaître les liens qui unissent musique & biodiversité. Christophe Aubel (Directeur Ligue Roc, Vice-Président UICN France) et Bruno Genty (Président FNE), représentants du collectif « La biodiversité c’est ma nature », seront présents sur le stand le vendredi 2 juillet et participeront le même jour à la conférence de presse de lancement du programme Eurockéennes Solidaires à 11h45 sur le site du festival. www.LaBiodiversiteCestMaNature.org www.eurockeennes.fr Document joint Communiqué de presse Biodiversité & Eurockéennes
Objectif biodiversité 2010 non atteint : l’UICN France demande une nouvelle stratégie
En 2001, l’Union Européenne s’engageait à stopper l’érosion de la biodiversité à l’horizon 2010. Pour répondre à cet engagement et à ceux de la convention sur la diversité biologique, la France a adopté sa Stratégie nationale pour la biodiversité et lancé 11 plans d’action. Aujourd’hui, force est de constater que l’objectif fixé n’a pas été atteint. En cette année internationale de la biodiversité, la France doit redéfinir une nouvelle stratégie à la hauteur des enjeux et de ses responsabilités. La biodiversité continue de se dégrader sur le territoire français comme le montrent les derniers chiffres de la Liste rouge des espèces menacées en France : 1 espèce d’oiseaux sur 4, 1 espèce d’amphibiens, de reptiles et de poissons d’eau douce sur 5, 1 espèce de mammifères sur 10, ou encore 1 espèce d’orchidées sur 6 risquent de disparaître en métropole. Outre-mer, 49 des 100 espèces considérées comme les plus envahissantes au monde sont présentes et nos récifs coralliens sont endommagés de 10 à 80 % selon les territoires. La stratégie nationale pour la biodiversité a permis de commencer à intégrer les enjeux de biodiversité dans les grandes politiques publiques (agriculture, infrastructures de transport, mer, tourisme…). Des progrès ont été accomplis et la prise en compte de la biodiversité s’est améliorée. Sur les 10 dernières années, les espaces naturels protégés progressent en nombre (+32%) et en surface (+20%), ainsi que les financements dédiés à la protection de la biodiversité, notamment grâce à l’implication des collectivités locales et des entreprises. Pourtant, toutes ces actions restent encore nettement insuffisantes pour freiner les pressions qui s’exercent sur la biodiversité. Les tendances lourdes comme l’artificialisation du territoire, l’intensification agricole et l’exploitation excessive de la mer se poursuivent à un rythme important. Une simple révision de la stratégie nationale pour la biodiversité ne sera pas suffisante : elle doit être redéfinie et largement renforcée. Le portage politique devra être assuré aux plus hauts niveaux de l’Etat et ses résultats doivent être présentés chaque année devant le Parlement. Des moyens humains et financiers nouveaux devront être mobilisés pour répondre aux ambitions affichées. Le caractère « national » de cette stratégie doit être impérativement développé : elle doit être un cadre commun qui incite et mobilise tous les acteurs de la société (Etat, établissements publics, associations, collectivités locales, entreprises, citoyens…) à agir ensemble pour préserver la biodiversité. Elle doit influencer beaucoup plus efficacement les grandes politiques publiques, dont plusieurs prennent insuffisamment en compte la biodiversité. Enfin, la stratégie devra être complétée dans des domaines importants, non couverts actuellement, comme l’éducation et l’économie. En cette année internationale de la biodiversité, la France, pays particulièrement riche en biodiversité au niveau mondial grâce à l’outre-mer, doit soutenir des propositions à la hauteur des enjeux et de ses responsabilités, à travers le renforcement de sa stratégie nationale et d’autres initiatives proposées lors du dernier Congrès français de la nature (20 janvier 2010, Paris). Elle doit avoir une action exemplaire lors de la 10ième conférence des parties de la Convention sur la Diversité Biologique (Nagoya, octobre 2010), où un nouvel objectif et d’un nouveau cadre d’action international seront adoptés. Documents joints CP SNB 2010 UICN France Bilan SNB 2004 2010 UICN France Résolution AIB 2010 UICN France
Tout savoir sur la Fête de la Nature 2010 !
La Fête de la Nature se déroulera du 19 au 23 mai 2010 et proposera des animations gratuites partout en France (métropole et outre-mer) pour découvrir et redécouvrir toutes les richesses de notre patrimoine naturel. Réservez dès à présent vos dates, choisissez en ligne vos animations et venez nombreux ! Créée en 2007 à l’initiative du Comité français de l’UICN et du magazine « Terre Sauvage » avec tous les acteurs publics et associatifs de la protection de la nature, la Fête de la Nature propose, partout en France, des milliers de sorties nature gratuites et encadrées par des professionnels et bénévoles. Devant le succès, croissant chaque année, de ces manifestations festives, le Ministère de l’Écologie a décidé de faire de la Fête de la Nature 2010 le principal événement « grand public » de l’Année Internationale de la Biodiversité, en France. Pour accompagner la montée en puissance de la Fête de la Nature, son site internet a été entièrement redessiné. Les organisateurs de sorties ont déjà enregistré de nombreuses manifestations sur le site, et ceux qui souhaitent en proposer peuvent trouvent tous les outils nécessaires pour les organiser (guide de l’organisateur, kit de communication, etc). Le grand public y trouvera également le programme complet des sorties labellisées, consultable selon différents critères (région, département, thème, niveau physique requis…), ainsi que des actualités, des témoignages et des reportages. Pour accueillir des publics nouveaux (notamment les scolaires), la Fête commence cette année dès le mercredi 19 mai 2010, et se prolonge jusqu’au dimanche 23 mai 2010. A l’International, Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, a offert, en janvier 2010 à Madrid, à tous les ministres européens, un « kit » pour permettre à chaque pays d’organiser à son tour une Fête de la Nature, avec le soutien de la Commission européenne. De son côté, le secrétariat mondial de l’IUCN assurera la promotion de l’événement auprès de l’ensemble de son réseau. Pour en savoir plus, rendez vous sur le site www.fetedelanature.com
Campagne « La biodiversité c’est ma nature »
A l’occasion de l’année internationale de la biodiversité, six ONG s’associent pour lancer un appel citoyen et une campagne grand public : « La biodiversité c’est ma nature ». Cette initiative est lancée par : Comité français de l’UICN, Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, France Nature Environnement, LPO Ligue pour la Protection des Oiseaux, Ligue Roc et WWF-France Un appel citoyen pour fédérer… Un appel lancé aux acteurs de tous horizons, qui a pour ambition de rassembler tous ceux qui souhaitent que la prise en compte de la biodiversité devienne une grande cause partagée. Nous avons les moyens d’agir, collectivement et individuellement, pour la préservation de la biodiversité. Le public est invité à lire et signer l’appel citoyen « La biodiversité c’est ma nature » sur le site de la campagne :www.LaBiodiversiteCestMaNature.org … Une campagne pour sensibiliser La campagne « la biodiversité c’est ma nature » porte l’appel citoyen et s’adresse à un large public. Elle se veut séduisante, créative et surtout participative, avec une attention particulière donnée aux réseaux sociaux, pour informer, faire ressentir le lien entre l’homme et la nature et donner des moyens d’agir ! Et Vous, Quelle est votre nature ? Avez-vous la pêche ou le bourdon ? Pour répondre, visuellement, à la question « quelle est votre nature ? », la campagne s’appuie sur des « portraits biodiversité », mettant en valeur l’idée du lien qui nous unit à la nature. Sur le site internet de la campagne, chacun peut en quelques clics créer son propre portrait biodiversité. Documents joints Appel Citoyen Biodiversité Dossier de presse Affiche Contenus Biodiversité
Conférence mondiale des océans 2010
Le Comité français de l’UICN a participé à la 5ème Conférence mondiale des océans qui s’est tenue du 3 au 7 mai 2010 à l’UNESCO à Paris. Elle a été initiée en 2001 pour aider les gouvernements à mettre l’accent sur les questions liées aux océans, aux côtes et aux petits Etats insulaires en développement. Cette conférence a réuni 859 experts de 80 pays représentant les principales parties prenantes relatives au domaine des océans : des représentants des gouvernements, des Nations Unies, des parlementaires, des élus locaux, des ONG, des entreprises, des scientifiques, des musées et aquariums. Le principal objectif de la Conférence était de faire progresser l’agenda mondial des océans sur les principaux thèmes qui les affectent comme la perte de la biodiversité marine ou les effets des changements climatiques. Le Comité français de l’UICN a organisé deux sessions dans le cadre de cette conférence sous le thème général « Préserver la vie ». Elles ont été présentées par les principales ONG françaises (WWF, FNH, Greenpeace), l’Agence des aires marines protégées et la Fondation pour la recherche sur la biodiversité en collaboration avec l’IFREMER, FNE, Planète mer et des consultants indépendants. Les sujets abordés furent : • Session 1 : Pour une nouvelle approche de la conservation de l’espace marin fondée sur l’identification et le maintien des services écosystèmiques. • Session 2 : Vers une nouvelle gouvernance de la planification territoriale en mer : apports des outils de gestion intégrée des pêches aux aires marines protégées. Parmi les principales conclusions de la Conférence globale des océans, on peut souligner : • La volonté de développer le « mandat des Océans de Nagoya » pour la prochaine conférence de la Convention sur la diversité biologique afin de compléter les précédents engagements (« mandat de Jakarta ») portant sur la biodiversité marine et côtière. • Le soutien à la création de la future plateforme intergouvernementale science/politique pour la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES). • La demande pour la mise en œuvre de meilleures politiques maritimes intégrées et cohérentes au niveau local, régional, national et international. Le Forum mondial des océans relayera l’ensemble de ces recommandations à différents niveaux dans les forums internationaux comme l’Assemblée générale des Nations unies, la Conférence de la Convention sur la diversité biologique (COP 10, Nagoya), la Conférence de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (COP 16, Cancun). Documents à consulter : Les résumés des sessions proposées par le Comité français de l’UICN et la liste des participants (à télécharger ci-dessous) Le résumé des conclusions de la réunion du groupe de travail portant sur la biodiversité marine et les réseaux d’aires marines protégées et celui sur la gouvernance des zones situées hors juridiction nationale (à télécharger ci-dessous) La déclaration finale des co- Présidents : cliquez ici Le programme de la Conférence mondiale des océans 2010 : cliquez ici Le site du Forum global des océans : cliquez ici Documents joints Présentation ateliers UICN France – Forum mondial des océans Résumé atelier 1 Résumé atelier 2 Résumé sessions
Quelle implication des collectivités territoriales pour la biodiversité ?
A l’occasion de l’année internationale de la biodiversité 2010 et à quelques jours des élections régionales, les collectivités prendront-elles de nouveaux engagements en faveur de la biodiversité ? Une étude publiée aujourd’hui par le Comité français de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), en partenariat avec la Fédération des Parcs naturels régionaux, présente les actions que mettent en œuvre les collectivités dans ce domaine et ouvre des perspectives pour les renforcer et les diversifier davantage. Les collectivités territoriales (régions, départements, communes et leurs groupements) ont un rôle majeur à jouer pour contribuer à stopper l’érosion de la biodiversité. L’échelle locale est celle de l’action, indispensable pour mettre en œuvre les mesures de préservation nécessaires, adaptées aux enjeux et spécificités des territoires. Les collectivités se sont engagées pour la protection et la gestion du patrimoine naturel à travers la création de réserves naturelles régionales (160 dénombrées à ce jour) et de parcs naturels régionaux (44 parcs métropolitains couvrant 12% du territoire), ou encore la mise en œuvre d’une politique sur les espaces naturels sensibles qui concerne 73% des départements. Elles ont également pris des initiatives volontaires comme la création d’observatoires de la biodiversité, la préservation de corridors écologiques, ou l’élaboration de stratégies régionales pour la biodiversité. Pour autant, ces nombreuses actions restent encore hétérogènes sur le territoire, tant dans les modes d’intervention que dans les moyens de mise en œuvre. Etant donné l’urgence de la situation, il est important que les collectivités se dotent de stratégies d’intervention sur le long terme, en dépassant les actions ponctuelles ou réalisées en fonction des opportunités. Il est également nécessaire d’améliorer l’intégration de la biodiversité dans tous les secteurs d’activités (agriculture, urbanisme, infrastructures, tourisme..) et dans les outils comme les agenda 21 locaux, les documents d’urbanisme…. La préservation de la biodiversité doit enfin s’appuyer sur l’implication active de tous les acteurs du territoire. L’année internationale de la biodiversité et les élections régionales représentent des opportunités uniques pour que les collectivités renforcent leur engagement et affirment le rôle clé qu’elles doivent jouer pour la biodiversité de leurs territoires. Communiqué de presse disponible en téléchargement >> ici. Etude complète en téléchargement >> ici. Pour en savoir plus sur nos travaux concernant les collectivités territoriales et la biodiversité, cliquez >> ici. Documents joints Biodiversité & Collectivités CP UICN France – collectivités & biodiversité
Un code éthique pour la conservation de la biodiversité
Le Muséum national d’Histoire naturelle et le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) ont organisé un atelier de travail réunissant une quinzaine d’experts internationaux, dans le cadre de la démarche « The Biosphere Ethics Initiative ». L’objectif de cet atelier était de finaliser un document de référence pour l’éthique de la conservation de la biodiversité qui sera par la suite partagé par tous les membres de l’UICN − dont 80 gouvernements. Une démarche clé qui ancre les problématiques de l’Année Internationale de la Biodiversité dans la durée, au-delà de 2010. Le projet « The Biosphere Ethics Initiative » (BEI) C’est à la demande du Comité français de l’UICN, dont le président d’honneur est Patrick Blandin, professeur émérite du Muséum, que l’Assemblée générale de l’UICN a adopté en 2004 une résolution demandant que l’UICN se dote d’un code éthique de la conservation de la biodiversité. Dans cette optique, un groupe de travail international a été constitué. Des réunions et ateliers organisés dans différents continents, la consultation d’un réseau mondial de correspondants, ont permis, depuis 2005, d’aboutir à une rédaction préliminaire du document, intitulé « The Biosphere Ethics Initiative » (BEI). L’objectif : faire partager par tous les membres de l’UICN – 80 Etats, 120 organismes publics, plus de 1000 ONGs et 10 000 experts – les fondements éthiques de la conservation de la biodiversité, pour qu’ils inspirent leurs actions, partout dans le monde. En février 2010, l’étape finale d’élaboration de ce document de référence a eu lieu à Paris au Muséum national d’Histoire naturelle. Il est en outre envisagé que la France porte le projet BEI auprès de la Convention sur la Diversité Biologique, lors de la Conférence des Parties qui aura lieu à l’automne 2010 à Nagoya, au Japon. L’atelier international de février 2010 : une étape décisive Préparée par le Muséum national d’Histoire naturelle et le Comité Français de l’UICN, la dernière étape de la rédaction du BEI a eu lieu au Muséum, du 15 au 18 février 2010. Cette étape finale a permis de lancer la BEI dans le cadre de l’Année Internationale de la Biodiversité. Le texte adopté est téléchargeable ci-dessous. Le 18 février, le texte a été officiellement remis à la directrice générale de l’UICN, Julia Marton-Lefèvre, en présence du Président de l’UICN, Ashok Khosla, de Madame Sheila Abed De Zavala, présidente de la commission du droit de l’environnement de l’UICN. Principalement financé par le Muséum, cet atelier a également reçu le support du Ministère des Affaires Etrangères, du Center for Humans and Nature (USA) et de la Commission du droit de l’environnement de l’UICN. Document joint Biosphere Ethics Initiative