La gouvernance de la biodiversité dans le monde

Comment améliorer la mise en oeuvre des politiques de la biodiversité en France ? Comment mieux organiser et articuler les compétences ? Comment renforcer la cohérence globale ? Une nouvelle étude de l’UICN France propose des réponses à ces différentes questions grâce à un éclairage international à partir d’une analyse réalisée dans 9 pays. Après avoir analysé la gouvernance de la biodiversité au niveau national, le Comité français de l’UICN publie une nouvelle étude sur ce thème en droit comparé. Ce rapport dresse un panorama des différents modes d’articulation des compétences en matière de biodiversité en examinant la situation de 9 Etats. Il précise les choix opérés dans chaque pays pour les instances nationales en charge de la protection de la biodiversité, mais aussi locales, en portant une attention toute particulière à la mise en place et au fonctionnement d’agences de la nature. Cette étude apporte ainsi un nouveau regard éclairant les décisions du Grenelle de l’Environnement puisque le gouvernement a pris la décision de mettre à l’étude la création d’une Agence de la nature en France.   Document joint Gouvernance Biodiversité en Droit comparé

L’UICN France signe avec l’entreprise GSM, du groupe Italcementi, un partenariat sur les carrières et la biodiversité

La convention de partenariat a été lancée pour une durée de trois ans et vise à conseiller GSM, du groupe Italcementi, leader dans le domaine de l’exploitation de granulats terrestres et marins, pour renforcer et mettre en oeuvre une politique ambitieuse du groupe pour la biodiversité. La convention comporte également un soutien aux programmes de l’UICN France. Parallèlement aux changements climatiques, la sensibilisation des entreprises sur la biodiversité progresse rapidement depuis ces dernières années. Plusieurs d’entre elles ont entrepris des études pour mesurer et diminuer l’impact de leurs activités sur la biodiversité, en particulier dans les secteurs plus directement liés à l’exploitation des ressources naturelles. Les entreprises prennent également conscience que la prise en compte de la biodiversité permet d’améliorer leur image, d’être mieux notées dans les systèmes de cotation (rating) qui prennent de plus en plus en compte les standards environnementaux (ex : indicateurs GRI), ou encore de nouer des partenariats avec les ONG plutôt que de voir émerger des conflits. Plusieurs entreprises ont également créé des fondations pour financer des projets en faveur de l’environnement. GSM, qui produit et commercialise des granulats, est un usager des espaces naturels et des services écologiques. Le granulat, provenant du sol, du sous-sol ou encore du fond des mers, est un matériau essentiel destiné à satisfaire les besoins de la collectivité pour la construction d’habitations et d’infrastructures de transport des marchandises et des populations. Néanmoins cette activité est génératrice d’impacts qui concernent par exemple la modification des milieux naturels, l’écoulement souterrain des eaux, les rejets d’eau, les retombées de poussières, les nuisances sonores et le transport de granulats par route, fer ou eau. Toutefois, après réaménagement, les carrières, notamment en milieu alluvial de fond de vallée, peuvent présenter un important intérêt écologique, reconnu par l’intégration de nombreuses d’entres elles dans le réseau des sites Natura 2000 ou ZNIEFF. Consciente de ces enjeux, affichant une volonté de concilier les impératifs économiques et environnementaux dans une perspective de développement durable, GSM a déjà formalisé son engagement en faveur de l’environnement, allant au-delà de la simple conformité aux réglementations applicables. En matière de biodiversité, GSM applique une politique volontaire pour générer des milieux écologiquement intéressants favorisant l’accueil et le développement d’espèces animales ou végétales, afin d’apporter une plus-value environnementale aux projets. Elle veut aujourd’hui aller plus loin dans ses engagements. Pour poursuivre le travail engagé avec la rédaction de la brochure « La biodiversité, un atout pour vos sites d’entreprise » (2006) et aller plus loin dans les politiques privées « biodiversité », l’UICN France a donc décidé de mettre en place un partenariat avec cette entreprise, pour une durée de 3 ans (2007-2010). Le partenariat est encadré par une convention-cadre dont le contenu s’articule autour de 4 axes principaux : 1 – Appui à l’intégration de la biodiversité dans la politique de l’entreprise 2 – Conseils & expertises 3 – Echanges & Prospective 4 – Initiatives et projets Sur cette base, un programme de travail est mis en place et actualisé chaque année. En 2008, une chargée d’études, Marie Aurenche, sera chargée de : • faire le point sur les connaissances existantes au sein de GSM et plus largement sur les enjeux relatifs aux carrières et à la biodiversité (aux niveaux national et international), • identifier les besoins spécifiques de l’entreprise, préalable à l’élaboration de plans d’actions efficaces, d’indicateurs pertinents et de formations aptes à répondre aux besoins des métiers de l’entreprise. Sont également prévus des expertises, des actions-formations en entreprise et des interventions en groupe de travail. Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse annonçant ce partenariat. Pour toute question relative à ce partenariat, n’hésitez pas à contacter Marion Péguin, Chargée de mission Politiques de la biodiversité : marion.peguin@uicn.fr   Document joint Communiqué GSM UICN France

Espèces envahissantes d’outre-mer : atelier final et publication d’une nouvelle plaquette

Lancée en juillet 2005, l’initiative du Comité français de l’UICN sur les espèces exotiques envahissantes dans les collectivités françaises d’outre-mer vient d’entrer dans sa phase finale. Un atelier de travail a fixé le cap des dernières semaines qui aboutiront à la publication en juin prochain du premier état des lieux complet sur la menace des invasions biologiques en outre-mer. L’atelier a également permis d’étudier les suites à donner à l’initiative. Les 7 et 8 février derniers, les 10 coordinateurs locaux de l’initiative sur les espèces exotiques envahissantes, provenant de toutes les collectivités d’outre-mer, se sont réunis à Paris pour finaliser et valider l’état des lieux général, évaluer l’ensemble des actions engagées et identifier des perspectives pour renforcer l’action coordonnée au-delà de juin 2008. A cette occasion, une plaquette de sensibilisation a été publiée présentant les enjeux de conservation et les premiers résultats de l’initiative. Pour télécharger ce document >> cliquez ici Grâce à la mobilisation d’un réseau de plus de 100 experts et personnes ressources et l’appui de 10 coordinateurs locaux, l’initiative lancée par le Comité français de l’UICN a permis de rassembler et d’analyser des informations provenant de tout l’outre-mer et d’identifier des priorités d’action. Elle a contribué à renforcer la sensibilisation et a favorisé de nombreux échanges concrets d’expériences entre collectivités. En juin 2008, le point d’orgue attendu sera la publication d’un état des lieux inédit sur les espèces exotiques envahissantes dans tout l’outre-mer, compilant leurs impacts, les actions de recherche entreprises, les outils juridiques disponibles, les programmes de lutte et les stratégies mises en oeuvre. Accompagné de recommandations pour améliorer la prévention et la lutte contre le phénomène, ce document sera diffusé à destination de tous les acteurs (scientifiques, gestionnaires d’espaces naturels, professionnels du secteur privé, services de l’Etat et des collectivités locales…). D’ores et déjà, une deuxième phase est en préparation pour poursuivre et renforcer l’action à l’avenir avec l’ensemble des collectivités d’outre-mer. Pour plus d’informations sur l’initiative >> cliquez ici. L’initiative « espèces exotiques envahissantes dans les collectivités françaises d’outre-mer » est soutenue par le Ministère de l’écologie, de l’aménagement et du développement durables, le Secrétariat d’Etat à l’outre-mer, la Région Réunion, la Fondation de France et la Fondation Nature & Découvertes.

Tout sur la Fête de la Nature 2008 !

L’ensemble des réseaux français liés à la conservation de la nature, rassemblés au sein de l’UICN France, et le magazine Terre Sauvage proposent une nouvelle édition de la Fête de la Nature les 24 et le 25 mai 2008. Venez nombreux ! Environ 1500 manifestations, sorties et activités ludiques, familiales et gratuites, seront proposées pour tous, dans la nature, dans toutes les régions de France en métropole, comme en outre- Mer. Les Français pourront ainsi découvrir ou redécouvrir les richesses cachées de la biodiversité, partager l’envie de la protéger, et de la fêter ! Les inscriptions sont ouvertes à partir du 25 janvier 2008 sur www.fetedelanature.com C’est quoi une manifestation « Fête de la Nature » ? Une manifestation « Fête de la Nature » : 1. se déroule pendant le week-end de la Fête de la Nature (en 2008, les 24 et 25 mai). 2. favorise le rapprochement du public et de la nature. 3. s’adresse à tous les publics. 4. est gratuite. 5. ne présente aucun risque de préjudice direct ou indirect au milieu naturel (le site est laissé dans son état d’origine, les prélèvements dans la nature sont évités…). 6. propose des activités au contact direct avec la nature. 7. est le plus facile d’accès possible (transport gratuit si possible). 8. s’inscrit dans une démarche de sensibilisation, d’éducation et de promotion de la protection de la nature, de la biodiversité. 9. se déroule dans un esprit convivial, si possible festif. 10. est aussi originale et communicante que possible, en particulier vis à vis du public jeune. 11. est le plus éco-responsable possible (cf documents de l’ADEME : Petit Guide Pratique de l’éco-manifestation, chartre éco-festival ou le guide de l’éco-communication www.ademe.fr Après vérification qu’elle remplisse bien ces conditions, elle sera intégrée dans le programme officiel de la Fête de la Nature sur le site Internet : www.fetedelanature.com Qui peut proposer une manifestation dans le cadre de la Fête de la Nature ? Au premier chef, les organisations publiques ou non gouvernementales en charge sur le terrain de la conservation de la nature, et notamment les membres du comité de pilotage (voir ci-dessous la liste). Mais tous ceux qui, collectivement ou individuellement, souhaitent proposer une manifestation entrant dans le cadre de la Fête de la nature sont les bienvenues. Les manifestations ainsi proposées doivent être bien identifiées, et distinctes de toute opération promotionnelle ou commerciale. Pour toute précision complémentaire, contactez Carole GATEL : Gatel.carole@gmail.com Vous pouvez également découvrir le dossier d’informations complet sur le site Internet : www.fetedelanature.com En attendant, voici un avant-goût, avec une vidéo réalisée lors de la fête de la nature 2007 : http://video.fetedelanature.com/ (*) Conservatoire du littoral -Fédération Clubs CPN (Connaître et Protéger la Nature)- Fédération des Conservatoires botaniques nationaux – Fédération des Conservatoires d’Espaces Naturels – Fédération des Parcs naturels régionaux de France – Fondation Nature & Découvertes – Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme – FNE (France Nature Environnement) – LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) – Ministère de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables – Muséum national d’Histoire naturelle – Office National des Forêts – Parcs Nationaux de France – Réseau Océan Mondial – Nausicaa – Réserves Naturelles de France – Rivages de France

Un nouvel appel à projets pour les petits projets du Sud

Le Comité français de l’UICN assure la gestion et le suivi/évaluation du Programme de Petites Initiatives (PPI) du Fonds Français pour l’Environnement Mondial qui vient de lancer un nouvel appel à projets. L’objectif du programme PPI est de soutenir la société civile des pays du Sud, en leur octroyant une subvention dans le cadre de la mise en œuvre d’un projet environnemental axé sur les thématiques suivantes :   Conservation de la biodiversité protection d’écosystèmes remarquables avec un statut national ou une décision locale de protection ; protection ou réintroduction d’espèces ou de variétés rares et menacées ; valorisation durable de ressources biologiques rares et/ou menacées. Lutte contre les changements climatiques projets générant des économies significatives d’émission de carbone, notamment en zone urbaine. Lutte contre les POPs limitation de l’usage des POPs en agriculture ; traitement des déchets des POPs. Les projets de reboisement et de lutte contre l’érosion, d’électrification solaire, ou de foyers améliorés ne sont pas éligibles. La subvention octroyée vise des projets d’une durée de deux ans maximum pour un montant maximum de 50.000 euros, représentant 50% du financement lorsqu’un organisme étranger figure parmi les cofinanciers et pouvant représenter jusqu’à 75% du montant total du projet lorsque les fonds ne proviennent que de source locale. La date limite d’envoi des dossiers de demande de subvention est fixée au 08 février 2008.   Vous pouvez retrouver toutes ces informations sur le site du FFEM et contacter Silvia Ritossa, Chargée de mission « actions internationales » du Comité français de l’UICN (silvia.ritossa@uicn.fr) pour avoir des renseignements complémentaires.

Un hors-série exceptionnel de Terre Sauvage sur l’outre-mer

Le magazine Terre Sauvage vient de sortir un hors-série entièrement dédié à la biodiversité de l’outre-mer : « France d’outre-mer, des richesses naturelles d’exception », disponible dans tous les kiosques. Ce numéro spécial a été réalisé en partenariat avec le Comité français de l’UICN, le WWF France et Réserves naturelles de France. Le Comité français a souhaité qu’il mette en avant les extraordinaires richesses naturelles ultra-marines et les multiples initiatives des acteurs locaux pour les préserver. Vous retrouverez donc au fil des 130 pages de ce numéro de nombreux acteurs qui se mobilisent pour la conservation de la biodiversité dans les différentes collectivités d’outre-mer. Le communiqué de presse accompagnant la sortie du numéro est disponible ci-dessous. Nous espérons qu’il contribuera à sensibiliser largement aux enjeux de la biodiversité en outre-mer et que vous aurez autant de plaisir à le parcourir que nous en avons eu à prendre part à sa réalisation.   Document joint CP_Hors-serie_Terre_sauvage_outre-mer

L’Union européenne et l’outre-mer

L’UICN organise, en partenariat avec l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC) et le Conseil régional de La Réunion, une conférence internationale intitulée « L’Union européenne et l’outre-mer – Stratégies face au changement climatique et à la perte de biodiversité » à Saint-Denis de La Réunion du 07 au 11 juillet 2008. Cette conférence est un évènement officiel de la Présidence française de l’Union européenne. L’Union européenne comprend 7 Régions ultrapériphériques (RUP), qui font partie intégrante de son territoire, et 20 Pays et territoires d’outre-mer (PTOM) qui lui sont associés. Ces 27 entités forment un réseau unique au monde réparti sur tous les océans de la planète. Les RUP et les PTOM possèdent une biodiversité d’une richesse et d’une variété extraordinaire, qui est un patrimoine de premier plan mondial mais aussi un élément essentiel de leur potentiel économique, social et culturel. Des menaces importantes s’exercent sur ce patrimoine, telles que la destruction des habitats, la diffusion rapide des espèces envahissantes ou encore la pollution des milieux naturels. A ces menaces traditionnelles vient désormais s’ajouter le changement climatique, auquel les RUP et les PTOM sont souvent particulièrement exposés. Une synthèse scientifique de ces enjeux est actuellement coordonnée par l’UICN, en coopération avec l’ONERC pour la partie française, et sera publiée en français et en anglais avant la conférence. Dans ce contexte, les RUP et les PTOM méritent l’attention de toute l’Union européenne. Ils sont habités par des citoyens européens et se trouvent dans des régions d’une importance écologique planétaire, au voisinage de pays avec lesquels l’Union coopère étroitement : pays ACP et Petits Etats Insulaires en Développement (PEID), qui font souvent face aux mêmes défis écologiques. Les RUP et PTOM offrent ainsi à l’Union européenne de grandes opportunités pour développer ses politiques et renforcer sa contribution globale et régionale en matière d’environnement. Avec l’appui de l’Europe, ils peuvent devenir des pôles d’excellence en matière de recherche pour le développement durable, de gestion des écosystèmes, de protection de la biodiversité, d’énergies renouvelables et d’adaptation au changement climatique. En s’appuyant sur des processus et des engagements existants, la conférence souhaite encourager l’Union européenne à se doter d’un nouveau volet de sa politique environnementale s’appuyant sur les RUP et les PTOM, et permettre un renforcement de la coopération avec leurs voisins régionaux : Petits Etats Insulaires en Développement (PEID) et pays ACP. Compte tenu de son engagement sur l’outre-mer, le Comité français de l’UICN est associé à la préparation de cette importante manifestation et travaille en étroite collaboration avec le Bureau européen de l’UICN, coordinateur de l’événement. Contacts : jean-philippe.palasi@iucn.org et yves.desoye@iucn.org Pour télécharger le document de présentation et le programme de la conférence >> cliquez ici. Lien vers le site Internet du Bureau européen de l’UICN >> ici.   Document joint Programme_Conference_UE_Outre-mer_-_Juil_08_Fr_final

Déclaration du 1er colloque national sur les aires marines protégées

Suite au premier colloque national sur les aires marines protégées, réunissant plus de 350 personnes pendant 3 jours (20-22 novembre 2007), le Comité français de l’UICN est heureux de présenter la Déclaration de Boulogne sur mer sur les aires marines protégées. Les acteurs de la mer y étaient largement représentés dans toute leur diversité favorisant des discussions riches et contructives. Cette déclaration est le fruit d’échanges en séances plénières et de travaux en ateliers régionaux, organisés lors du colloque, et il est présenté sous forme de recommandations adressées aux ministères concernés (écologie, de l’aménagement et du développement durables, outre-mer, affaires étrangères, agriculture et pêche) ainsi qu’à l’Agence des aires marines protégées et aux collectivités locales, cotières et marines. Face au succès du colloque, rendez-vous à été donné en 2009 pour le deuxième colloque national ! Un séminaire régional préparatoire devrait se tenir en Polynésie française suite à l’invitation du ministre du développement et de l’environnement de cette collectivité d’outre-mer qui représente une importance particulière en matière de biodiversité marine (47% de la superficie de la ZEE française).   Documents joints CR_atelier_Mediterannee_revCP_PhR Declaration_de_Boulogne_pour_une_strategie_d_aires_marines Motion_Atelier_Atlantique Rapport_amp_Australes Recommandations_atelier_tropical_1er_colloque_national_AMP

Une nouvelle loi Mer pour la France !

A la veille du Grenelle de l’environnement et du premier colloque national sur les aires marines protégées, le Comité français de l’UICN publie un nouveau rapport* indiquant que l’heure est venue pour l’Etat français d’adopter une loi Mer. Avec le deuxième domaine maritime au monde, la France a d’importantes responsabilités pour la préservation de la biodiversité marine mais sa législation peine à y répondre en étant trop sectorielle et complexe, sans vision d’ensemble pour sa protection.   Des enjeux majeurs Le domaine marin français est le seul à s’étendre sur les 3 grands océans du monde avec 11 millions de km2, deuxième superficie après celle des Etats-Unis. Il abrite 10% des récifs et lagons de la planète ainsi que 20% des atolls. La biodiversité présente dans les eaux françaises est considérable : des milliers d’espèces ont été recensées dont plusieurs sont menacées à l’échelle mondiale (cétacés, tortues marines, requins, albatros, invertébrés comme le bénitier géant…) et d’importants stocks de poissons. Les pressions que subissent aujourd’hui les écosystèmes marins sont très inquiétantes et il est urgent d’apporter des réponses à la hauteur des enjeux. Une indispensable stratégie L’adoption d’une loi Mer serait une occasion unique de définir la stratégie de la France pour la protection et la gestion de son domaine marin. Les exemples étrangers, comme les Etats-Unis, le Canada, l’Australie et le Royaume Uni, montrent que l’élaboration d’un grand texte national permettrait de poser clairement les ambitions politiques de la France pour la préservation des milieux marins et d’accorder sa politique nationale avec ses engagements internationaux. Avec la mise en place de la nouvelle politique maritime intégrée européenne, elle permettrait à l’Etat français de se mettre en ordre de marche pour répondre à ce grand rendez-vous. Cette loi pourrait ainsi marquer un nouveau cap dans l’histoire de la politique française de la mer au bénéfice de tous ceux qui en vivent et en dépendent. Un acte démocratique important L’élaboration d’une loi Mer représenterait un acte démocratique en associant l’ensemble des acteurs à la définition des principes fondamentaux et des règles cardinales d’une gestion durable et intégrée des milieux marins. Le groupe 2 du Grenelle de l’Environnement a retenu cette proposition dans ses travaux. Le droit français serait aussi renouvelé et adapté car il est essentiellement tourné vers la terre et comporte très peu d’outils spécifiques aux écosystèmes marins.   Dans son rapport, le Comité français de l’UICN souhaite que cette loi propose une nouvelle ambition et plus grande exigence de la protection des milieux marins, une véritable gestion intégrée des activités en mer, une meilleure gouvernance et le développement d’une culture maritime française. * Rapport « Biodiversité marine et droit français », première partie « propositions pour une loi Mer » à télécharger ci-dessous. Contacts : Sébastien Moncorps, Directeur, et Carole Martinez, Chargée de mission « Milieux naturels » Tél : 01 47 07 78 58 / 06 73 86 87 29 E-mail : sebastien.moncorps@uicn.fr et carole.martinez@uicn.fr   Document joint Rapport_UICN_France_-_Loi_Mer

Le forum du 1er colloque national des aires marines protégées est lancé !

Le Comité français de l’UICN lance un forum afin de recevoir des avis et analyses pour l’élaboration de la future stratégie nationale des aires marines protégées. Dans le cadre de la préparation des débats du 1er colloque national sur les aires marines protégées, un forum Internet est à votre disposition pour préparer les recommandations sur la future stratégie nationale des aires marines protégées. Vous trouverez ci-joint le nouveau document interministériel comportant les « Eléments de doctrine » pour l’élaboration d’une stratégie nationale sur les aires marines protégées, ainsi que des documents de l’UICN et des contributions volontaires. Pour nourrir la réflexion sur les enjeux régionaux, des ateliers (Méditerranée, Atlantique – Manche – Mer du Nord, Mers australes, Tropical) seront organisés le 22 novembre et feront des propositions sur les thèmes suivants : • les enjeux de création de nouvelles aires marines protégées ; • les critères et principes de désignation d’aires marines protégées pour la mise en place et le renforcement du réseau national et des réseaux régionaux d’aires marines protégées ; • les recommandations concrètes pour construire la stratégie nationale. Le forum est désormais ouvert pour recevoir vos propositions et contributions sur les « Eléments de doctrine » et les ateliers régionaux. Rendez-vous sur www.aires-marines.fr et bons échanges !   Documents joints 0_amp_metropole 1_amp_manche_orientale 2_amp_manche_occidentale 3_amp_mer_celtique 5_amp_golfe_lion 6_amp_paca_corse AAMP_strategie_amp Aires_protegees_insulaires_de_ThailandeAMP_en_Pf Aspects_economiques_des_aires_marines_protegees Broader_considerations_needed_to_ensure_that_MPA_Networks_are_set_in_context Colloque_UICN_AMP_contribution_S_Mabile Contribution_volontaire_Parc_de_Moheli_Comores DECLARATION_PORT_CROS_UNANIMITE261007 Designing_Effective_Coral_Reef_MPAs Ecological_Criteria_for_potential_Marine_Areas_for_Protection Elements_de_doctrine_-_Strategie_AMP_08_2007 Etablir_des_reseaux_d_AMP Guidelines_for_establishing_Marine_Protected_Areas Incorporating_Marine_Protected_Areas_into_Integrated_Ocean_and_Coastal_Management-_Principles_and_Guidelines Les_aires_marines_protegees_de_Nouvelle_Caledonie Les_AMP_un_territoire_en_mal_de_reconnaissance les_criteres_en_bref Les_principaux_objectifs_internationaux_en_matiere_d_AMP MPAs_discussions_and_decisions_in_the_CCAMLR_context Quelques_reflexions_sur_les_criteres_ecologiques_de_determ Self-assessment_checklist_for_building_networks_of_MPAsStatuts_RAMPAOfin STRATEGIE_REGIONALE_AMP_AFR_OUEST What_are_the_ecological_design_criteria_for_MPA_Networks