Actes du séminaire Energies marines renouvelables et biodiversité en Outre-mer
Le Comité français de l’UICN a organisé en 2014 un séminaire sur les énergies marines renouvelables en outre-mer. L’enjeu principal était d’encourager les acteurs ultra-marins à mettre en place une stratégie de conciliation des enjeux de protection de la biodiversité de leur territoire et de développement des énergies marines renouvelables. L’urgence pour ces territoires est double : maintenir des écosystèmes en bon état d’une part et s’engager vers une réduction des émissions de gaz à effet de serre d’autre part. Les débats et échanges ont été riches et ont permis de souligner 5 axes majeurs de recommandations pour le développement des énergies marines renouvelables et la protection de la biodiversité en Outre-Mer. L’organisation de ce séminaire émane d’un besoin d‘identifier les problématiques spécifiques aux territoires d’outre-mer sur les questions de conciliation des enjeux de développement des énergies renouvelables et de ceux de préservation de la biodiversité. En effet, les territoires d’outre-mer sont, à l’heure actuelle, très dépendants des énergies fossiles et sont également les premiers concernés par l’impact des changements climatiques. Les modifications du climat entraînent notamment une acidification des océans, une montée du niveau de la mer et un accroissement des phénomènes extrêmes. De plus la biodiversité des outre-mer est particulièrement riche et les écosystèmes marins ultramarins sont encore relativement bien préservés. En outre une importante part de l’économie des outre-mer repose sur la valorisation du bon état de conservation de ces ressources naturelles (tourisme, pêche, etc.). Ce séminaire s’est déroulé le 27 octobre 2014 à Gosier, en Guadeloupe et a permis de rassembler des acteurs ultramarins de l’énergie et de la biodiversité autour d’un programme articulé en deux parties, la première permettant de faire l’état des connaissances et la seconde permettant d’illustrer différents projets d’énergies marines renouvelables et de débattre de la place de la protection de la biodiversité dans ces projets. Les recommandations issues du séminaire concourent toutes à la nécessaire intégration des enjeux de biodiversité le plus en amont possible des stratégies de développement des énergies renouvelables et d’autant plus pour les énergies marines renouvelables pour lesquelles le développement est encore très récent. Il est important que chaque stratégie de développement des énergies renouvelables soit pensée à l’échelle d’un territoire et intègre les enjeux de protection de la biodiversité grâce notamment à une planification spatiale des différents enjeux. Ainsi cinq axes majeurs ont émergé de ce séminaire Gouvernance énergétique et maritime Stratégie et planification pour un développement des énergies marines renouvelables respectueux des enjeux de biodiversité Connaissance des enjeux de biodiversité Connaissance des potentiels énergétiques Accès aux financements et mise en place de filières Contact : Pauline Teillac-Deschamps, Chargée du programme « écosystèmes » Documents joints : programme séminaire EMR_OM Présentations matinée Projet Martinique Projet La Réunion Projet Polynésie Actes et recommandations Actes séminaire
Capitales françaises de la biodiversité 2015 : Nature en ville et changements climatiques
Comme les années précédentes, le Comité français de l’UICN s’associe à la cinquième édition du concours Capitales françaises de la biodiversité. Dans le prolongement des éditions précédentes, portées par Natureparif, Plante & Cité et Hortis lancent l’opération 2015 « Nature en ville et changements climatiques ». L’objectif est de valoriser les initiatives des collectivités par l’organisation d’un appel à contributions national et d’ateliers régionaux. Les démarches les plus exemplaires seront présentées dans un recueil d’actions en vue de préparer la 21ème Conférence des Parties (COP21, décembre 2015). L’objectif de cet appel à contributions est d’identifier et de promouvoir les démarches mises en œuvre par les collectivités en faveur de la nature et de la biodiversité en ville pour s’adapter aux changements climatiques et en atténuer les effets : création de corridors écologiques, gestion écologique des espaces verts et du patrimoine arboré, intégration de la biodiversité aux bâtiments, gestion alternative des eaux pluviales, reperméabilisation ou renaturation… L’appel à contributions 2015 est ouvert aux collectivités territoriales jusqu’au 4 septembre 2015. Il concerne toutes les communes de plus de 2000 habitants, et les intercommunalités. En complément de la démarche d’appel à contributions, une dizaine d’ateliers avec conférences et visites de terrain sera organisée en lien avec les collectivités locales dans toute la France de mai à octobre et permettra de présenter des initiatives locales mises en place pour prendre en compte les changements climatiques au sein des villes (atténuation et adaptation). Plus d’informations Le contenu de l’appel à contributions et l’agenda des ateliers sont disponibles sur : http://www.capitale-biodiversite.fr/ Consulter le communiqué de presse
Mise à jour de la Liste rouge de l’UICN : des succès assombris par le déclin de nombreuses espèces
Des mesures de conservation réussies ont permis d’accroître les populations du Lynx ibérique et de l’Otarie de l’île Guadalupe, tandis que le Chat doré africain, le Lion de mer de Nouvelle-Zélande et le Lion sont confrontés à des dangers de plus en plus forts qui menacent leur survie, d’après la dernière mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN™. D’autre part, 99% des orchidées cypripèdes d’Asie tropicale, qui font partie des plantes ornementales les plus prisées de la planète, sont actuellement menacées d’extinction. Cette mise à jour, rendue publique aujourd’hui, montre également que la destruction des habitats et un prélèvement excessif font peser des pressions très fortes sur bon nombre de plantes médicinales. La Liste rouge de l’UICN comprend maintenant 77340 espèces évaluées, dont 22784 sont menacées d’extinction. La perte et la dégradation des habitats représentent les menaces les plus importantes pour 85% de l’ensemble des espèces décrites par la Liste rouge ; le commerce illicite et les espèces envahissantes sont également des causes majeures du déclin des populations. « Cette mise à jour de la Liste rouge nous rappelle que des actions de conservation efficaces peuvent faire des merveilles », déclare Mme Inger Andersen, Directrice générale de l’UICN. « Sauver le Lynx ibérique de l’extinction, tout en assurant des moyens de subsistance aux populations locales, en est un exemple parfait. » « Mais cette publication est aussi une sonnette d’alarme qui nous rappelle la vulnérabilité croissante de notre environnement naturel. La communauté internationale doit intensifier d’urgence ses efforts en matière de conservation si nous voulons sauvegarder cette biodiversité qui nous nourrit, nous inspire et nous surprend jour après jour. » Après six décennies de déclin, la population du Lynx ibérique (Lynx pardinus) est passée de 52 individus mâtures en 2002 à 156 en 2012. L’espèce, classée « En danger critique d’extinction », passe désormais en catégorie « En danger » sur la Liste rouge de l’UICN. Ce résultat a été atteint grâce à des actions intensives de conservation, allant de la restauration de population de lapins – la principale espèce proie du Lynx ibérique -, à la surveillance continue du piégeage illégal, en passant par l’élevage en captivité, ainsi que par des programmes de réintroduction et des mécanismes de compensation pour des propriétaires fonciers qui ont fait en sorte que les écosystèmes présents sur leurs propriétés soient compatibles avec les besoins du Lynx ibérique. L’espèce est présente dans deux régions du sud-ouest de l’Espagne ainsi qu’au sud-est du Portugal, où se trouve une petite population réintroduite. « C’est une excellente nouvelle pour le Lynx ibérique, et elle prouve également l’efficacité des mesures de conservation », indique Urs Breitenmoser, Co-président du Groupe de spécialistes des félidés de la Commission de la sauvegarde des espèces de l’UICN. « Cependant, beaucoup reste encore à faire, et nous devons poursuivre nos efforts de conservation pour assurer la croissance de la population de cette espèce et l’expansion de son aire de répartition à l’avenir ». L’état de conservation de l’Otarie de l’île Guadalupe (Arctocephalus townsendi), une espèce que l’on a cru éteinte à deux reprises, à la fin du 19e siècle et dans les années 1920, s’est amélioré. Elle passe de la catégorie « Quasi menacée » à celle de « Préoccupation mineure » grâce à la mise en oeuvre de mesures de protection de son habitat et à l’application de textes législatifs tels que la Loi de protection des mammifères marins des Etats-Unis. La population de l’espèce est passée de 200 à 500 individus dans les années 1950 à près de 20000 en 2010. Avant l’exploitation de l’espèce pour son épaisse fourrure, l’Otarie de l’île Guadalupe était probablement l’espèce de phoque la plus abondante des îles du sud de la Californie, avec une population qui était à 200 000 individus. D’après cette mise à jour de la Liste rouge, plusieurs espèces de mammifères sont exposées à des menaces croissantes du fait de la chasse et de la perte de leurs habitats. Le très discret Chat doré africain (Caracal aurata) est passé de la catégorie « Quasi menacé » à « Vulnérable » en raison du déclin de ses effectifs. Le Lion de mer de Nouvelle-Zélande (Phocarctos hookeri), l’un des lions de mer les plus rares de la planète, précédemment « Vulnérable », est reclassé « En danger », surtout en raison de maladies, de la modification des habitats due à la pêche et de morts accidentelles suite à des prises accessoires. L’espèce ne s’est jamais remise du grave déclin de ses effectifs dû à la chasse commerciale au début du 19e siècle. Malgré la réussite des mesures de conservation prises en Afrique du Sud, le Lion (Panthera leo) est toujours classé dans la catégorie « Vulnérable » sur le plan mondial à cause de son déclin dans d’autres régions. La sous-population d’Afrique de l’Ouest est classée « En danger critique » d’extinction en raison de la dégradation de son habitat, du déclin de ses proies dû à la chasse non durable et des conflits avec les humains. Un déclin rapide est également constaté en Afrique de l’Est, où l’espèce était pourtant historiquement abondante, principalement en raison des conflits avec les humains et du déclin de ses proies. Le commerce des os et d’autres parties du corps, utilisés en médecine traditionnelle, tant dans la région elle-même qu’en Asie, apparaît comme une nouvelle menace pour l’espèce. L’évaluation des 84 espèces d’orchidées cypripèdes d’Asie tropicale, qui comptent parmi les plus belles plantes ornementales de la planète, montre que 99% de ces espèces sont menacées d’extinction, essentiellement à cause d’une cueillette excessive à des fins horticoles et de la perte de leurs habitats. Tout commerce international de ces espèces est interdit en vertu de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), mais il persiste en raison de l’insuffisance des dispositifs d’application sur le plan national. Malgré le fait que ces espèces soient pour la plupart représentées dans les collections cultivées, leur perte à l’état sauvage porterait atteinte de façon importante à leur diversité génétique et à leur pérennité. Ainsi, Paphiopedilum purpuratum, une espèce rare présente au Vietnam, en Chine et à Hong Kong, est classée « En
Colloque des aires marines protégées – pensez à vous inscrire !
Vous êtes impliqué dans un secteur d’activité maritime ou le représentez ? Prenez part au bilan des actions menées en faveur des aires marines protégées et contribuez à établir des perspectives d’actions pour les cinq ans à venir. Au programme : Évaluations et perspectives Les deux sessions plénières permettront de mettre en perspective les enjeux des discussions attendues lors de cette rencontre, et de tirer le bilan de l’avancée de la stratégie de création et de gestion des aires marines protégées. Bilans et recommandations Organisés et préparés de manière collaborative, les 24 ateliers du colloque, adossés aux principes et axes de cette stratégie, aborderont par exemple des questions liées au financement des aires marines protégées, à leurs usages, ou encore à leur évaluation. À la carte L’espace projets du 6 octobre sera organisé pour profiter de la présence d’un grand nombre d’acteurs et permettre des rencontres plus restreintes. Sont entre autre prévus des salles de travail pour le montage de projets collaboratifs, des présentations de e-posters et un forum des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) pour la découverte des aires marines protégées. Un espace d’exposition et la diffusion de films sont aussi au programme. Débat d’idées la table ronde aura lieu le 7 octobre, de 17h à 19h. « Les aires marines protégées, solutions d’avenir aux défis des sociétés littorales ? » Vous inscrire : http://www.aires-marines.fr/3e-colloque-national-des-aires-marines-protegees/Inscriptions
Guide sur les espèces exotiques envahissantes en milieux aquatiques : connaissances pratiques et expériences de gestion
Les espèces exotiques envahissantes et les impacts qu’elles engendrent sont une préoccupation croissante pour les gestionnaires d’espaces naturels, particulièrement dans le cas des milieux aquatiques. Où en sont les connaissances sur les invasions biologiques ? Quel est l’état de la législation en vigueur et quelles préconisations formuler ? Sur le terrain, quelles sont les espèces faisant actuellement l’objet d’interventions de gestion ? Quelles sont les techniques utilisées, dans quel contexte et avec quels objectifs et résultats ? Pour répondre aux besoins des gestionnaires, le Groupe de travail national « invasions biologiques en milieux aquatiques » (GT IBMA) a souhaité réaliser un bilan complet des connaissances disponibles en matière de gestion des espèces exotiques envahissantes. Une centaine de contributeurs se sont mobilisés pour rassembler des éléments nécessaires à une réflexion claire et à une démarche argumentée d’aide à la mise en place d’actions de gestion, pour et par les gestionnaires, qui sont présentés en deux volumes dans la collection Comprendre pour agir de l’Onema. Le premier volume dresse un état des lieux sur les espèces exotiques envahissantes dans les milieux aquatiques de métropole. Six chapitres proposent un panorama sur les connaissances scientifiques, la législation et la réglementation en vigueur à l’échelle internationale, européenne et nationale, les stratégies et les actions mises en oeuvre, la démarche générale et les problématiques de gestion, les outils existants… Le second volume offre un panorama illustré de la gestion des espèces exotiques envahissantes en milieux aquatiques, une base de réflexion et une démarche d’aide à la mise en place d’actions de gestion, tentant de tenir compte des spécificités de chaque situation (intégrant le site lui-même, l’espèce exotique à gérer et les besoins humains concernés). Ce recueil d’expériences est issu d’une démarche collaborative qui a mobilisé plus d’une soixantaine de contributeurs gestionnaires en France ou dans des pays voisins. Vingt-six espèces différentes et cinquante-deux expériences de gestion sont décrites. Une publication coordonnée par l’Onema, l’UICN France et l’Irstea dans le cadre du Groupe de travail « invasions biologiques en milieux aquatiques », avec le soutien du ministère chargé de l’écologie. Disponible en téléchargement ci-dessous et sur les sites Internet du GT IBMA et de l’Onema. Documents joints • Dépliant de présentation • Guide volume 1 : connaissances pratiques • Guide volume 2 : expériences de gestion
Journée Mondiale de l’Océan 2015
Le Comité français de l’UICN s’associe à la célébration de la Journée mondiale des océans 2015 pour soutenir leur préservation et les solutions qu’ils apportent dans la lutte contre les changements climatiques. A l’occasion de la journée mondiale de l’Océan, célébrée le 8 juin 2015, la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO (COI-UNESCO) a organisé, conjointement avec la Plateforme Océan et Climat, dont le Comité français de l’UICN est membre, une journée complète dédiée au rôle de l’océandans le système climatique et à son absence des négociations internationales sur le climat. À six mois des négociations climatiques qui s’ouvriront à Paris fin 2015 dans le cadre de la Convention sur le Changement Climatique des Nations-Unies (COP 21), cet évènement a été le coup d’envoi d’une large mobilisation internationale, impulsée par la communauté des acteurs de la préservation des océans. En ouverture de cette journée, Monsieur Laurent Fabius, Ministre français des affaires étrangères, s’est engagé à ce qu’une journée soit consacrée à l’océan durant les négociations de Paris. Cette proposition a été faite au Secrétariat général de la COP 21 par les acteurs de la Plateforme Océans Climat. Monsieur Fabius s’est également engagé à accélérer la prise de conscience de la place de l’océan comme allié décisif dans la bataille pour le climat. A l’issue des ateliers scientifiques et tables rondes a été lancé l’Appel pour le climat qui a pour objectif d’engager les Etats signataires de la Convention Climat à placer l’océan au cœur des solutions pour le climat : cet écosystème vital, « poumon bleu » de notre planète, est en effet le producteur de 50 % de notre oxygène, c’est un thermostat du système climatique et il absorbe 25% de nos émissions de CO2. A l’issue de la Conférence Climat Paris 2015 (COP 21), il est absolument nécessaire d’obtenir un accord ambitieux pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il est également impératif que l’océan – deux tiers de la surface du globe – soit intégré explicitement dans le futur régime climatique de manière à : Renforcer la capacité de l’océan à atténuer les changements climatiques, grâce à des écosystèmes marins protégés et fonctionnels en mesure de stocker le CO2 ; Relever les défis de l’adaptation des régions littorales et côtières, les pays insulaires étant souvent les plus vulnérables ; Intégrer, dans les mécanismes de financement climatique, les projets de gestion durable et de conservation de la biodiversité marine et côtière, en particulier ceux qui concernent les aires marines protégées ; Développer des solutions innovantes dans le domaine de l’énergie, de l’alimentation et des transports maritimes ; Poursuivre l’investissement dans la recherche scientifique, afin de mieux comprendre les interactions océan-climat et d’orienter l’action politique en conséquence. Un océan en bonne santé, c’est un climat préservé. Ensemble, faisons entendre la voix de l’océan !
5e Assises Nationales de la Biodiversité – Dijon – du 10 au 12 juin
Les 5e Assises Nationales de la Biodiversité auront lieu les 10, 11 et 12 juin 2015 à Dijon. Le Comité français de l’UICN est partenaire cette 5e édition 2015 organisée par les Ecomaires et le Réseau Idéal Connaissance, avec la ville de Dijon, la Communauté d’agglomération de Dijon, le département de la Côte d’Or et la Région Bourgogne. Evénement de sensibilisation, d’échanges et de débat autour de la biodiversité entre l’ensemble des acteurs (professionnels, élus, techniciens,..), les Assises Nationales de la Biodiversité invitent aux partages de connaissances et d’expériences lors de séances plénières, de conférences et de tables rondes. Six parcours thématiques ont été mis en place et seront abordés lors de ce colloque. L’UICN France sera présent à différents moments lors des Assises Le mercredi après-midi lors : Atelier sur l’Agence Française de la Biodiversité : Relation avec les collectivités territoriales : appui et mise en oeuvre des politiques SRB et SRCE ; et l’Atelier juridique « Le préjudice écologique » Le jeudi matin lors de : la Conférence débat 6 : Stratégie régionale et nationale pour la biodiversité, entre efficacité et simplification ; et la Table ronde 3 : Comment concilier la transition écologique et énergétique ? Nous vous proposons de découvrir l’ensemble du programme et de vous y inscrire en vous connectant dès à présent sur le site 2015 : http://www.assises-biodiversite.com/2015/ Pour les inscriptions vous pouvez utiliser le code invitation suivant : BIO5PART
COP 21 : lancement de l’initiative de l’UICN France sur les solutions fondées sur la nature
Le Comité français de l’UICN a rassemblé plus de 110 personnes le 14 avril 2015 au cours d’un séminaire intitulé « Des solutions fondées sur la nature pour lutter contre les changements climatiques ». Ce séminaire initie la mobilisation du Comité français pour la COP21 qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris pour valoriser le rôle des écosystèmes dans l’atténuation et l’adaptation aux changements climatiques. Le Comité français de l’UICN a rappelé que, si les écosystèmes et la biodiversité sont très régulièrement mentionnés comme victimes du changement climatique, ils apparaissent cependant rarement comme des solutions face au défi climatique. De nombreuses présentations ont permis d’illustrer le concept de solutions fondées sur la nature qui entend montrer qu’un écosystème en bonne santé permet d’atténuer et/ou de s’adapter au changement climatique. Le Ministère des affaires étrangères a souligné l’importance de l’enjeu à la fois pour la planète mais aussi diplomatique que représente cette conférence pour la 21ème COP Climat avec la négociation d’un accord international universel permettant de limiter le réchauffement climatique à deux degrés. Plusieurs représentants du secrétariat international de l’UICN ont présenté les solutions fondées sur la nature (SFN) qui sont des initiatives qui utilisent les écosystèmes pour répondre aux défis humains (ex. changement climatique, purification de l’eau, sécurité alimentaire…), présentant systématiquement des bénéfices pour la biodiversité. Ensuite plusieurs intervenants du réseau des membres et experts de l’UICN (voir le programme et les présentations ci-dessous) ont présenté des projets de solutions fondées sur la nature, démontrant le rôle des écosystèmes dans la séquestration du carbone (restauration des forêts, rôle crucial des océans dans la machine climatique et importance des aires marines protégées) ou la gestion des risques naturels (limitation de l’érosion des littoraux, gestion et restauration des zones humides dans la lutte contre les inondations, gestion forestière et risque incendie, gestion des risques d’inondation et mise en place d’ilot de fraicheur en ville, etc.). Cette nouvelle approche de solutions fondées sur la nature a été débattue et a été perçue par les participants au séminaire comme valorisant et mobilisateur, permettant de souligner l’importance de la gestion et de la préservation des écosystèmes dans les stratégies de lutte contre le changement climatique. Elle nécessite des approfondissements sur les connaissances scientifiques et de bien définir le cadrage et les conditions de leur mise en œuvre. Il est aussi nécessaire de collecter davantage de résultats sur l’efficacité des bonnes pratiques, de bien lier les objectifs « biodiversité » et « climat » des projets mis en œuvre. Enfin, il faut améliorer la sensibilisation des décideurs et de la communauté de la conservation pour investir dans des solutions fondées sur la nature. En clôture du séminaire, le Directeur de l’Eau et de la biodiversité du Ministère de l’Ecologie a salué l’initiative novatrice des solutions fondées sur la nature, en complément des actions réalisées pour préserver la biodiversité de l’impact des changements climatiques, et a recommandé de s’inspirer du fonctionnement complexe de la nature pour identifier les solutions les plus pertinentes. A l’issue du séminaire, le Comité français de l’UICN s’est engagé à rédiger un document de synthèse permettant de valoriser les solutions fondées sur la nature auprès de tous les acteurs et de les inscrire dans l’agenda des solutions, prévu dans le cadre de la COP 21. Documents joints programme du séminaire 1 – Enjeux COP21 – MAEDI 2 – Concept SFN – IUCN G.Walters 3 – SFN Europe et Climat – IUCN M.Yammine 4 – BiodivERsA – F.Lemaitre 5 – Réseaux écologiques et aires protégées – MNHN-SPN J.Touroult 6 – Aquitaine-carbone O.Jacob 7 – Grandes aires marines protégées – PEW J.P.MICHEL 8 – Aires marines protégées et CC – C.Lefebvre AAMP 9 – SFN et réduction des risques – IUCN C.Buyck 10 – Risques littoraux et gestion des dunes – F.Maugard ONF 11 – Réserves naturelles littorales – S.Travichon LPO 12 – Gestion intégrée des zones côtières – A.C.Goarant Nouvelle-Calédonie 13 – My positive impact – E.Bentz FNH 14 – Rafraîchir la ville et lutter contre les inondations – R.Quillien Seine-Saint-Denis 15 – Régulation climatique et lutte contre les inondations en milieu urbain – S.Anton Ville d’Orléans 16 – Risque incendie et gestion forestière – J.M.Pirastru PNR Alpilles 17 – Gestion des alpages – B.Nettier IRSTEA
Découvrez le programme de la Fête de la Nature ! Du 20 au 24 mai 2015, partout en France
La musique a sa fête, la nature aussi ! La Fête de la Nature, l’événement nature de référence en France depuis 2007, se tiendra cette année du 20 au 24 mai, partout en France. Cuisine sauvage, balade fluviale, chasse au trésor… Découvrez sans plus attendre les premières manifestations programmées. Le principe ? Des animations gratuites, ouvertes à tous et au contact direct de la nature ! Découvertes exceptionnelles de lieux secrets habituellement fermés au public, jeux de piste, chasses au trésor, visites de réserves naturelles, randonnées, pique-niques nature… Pour apprendre, comprendre ou tout simplement jouer et s’émerveiller. L’objectif ? Découvrir ou redécouvrir pendant 5 jours les exceptionnelles richesses naturelles souvent insoupçonnées et à deux pas de chez soi ! Nous sommes aujourd’hui de plus en plus déconnectés d’un patrimoine naturel qui nous rend pourtant des services considérables… Un thème ? Pour sa 9ème édition et à l’occasion du 40ème anniversaire du Conservatoire du littoral, la Fête de la Nature met les bords de l’eau à l’honneur. Littoral, mares, étangs, rivières, marais… ce sont des milliers d’hectares, en métropole et en outre-mer, qui abritent une quantité folle de fleurs et d’animaux Découvrez le programme ! Pour découvrir le programme de la Fête de la Nature, une seule adresse : http://www.fetedelanature.com/recherche-de-manifestation Sur cette page, rien de plus simple : recherchez les manifestations proches de chez vous, en fonction de vos disponibilités, du type d’animation souhaitée (balade, jeu, pique-nique…) et du thème recherché ! La Fête de la Nature, c’est chaque année Plus de 5 000 animations Plus de 800 000 participants Plus de 800 organisateurs mobilisés Quelques exemples de manifestations déjà en ligne A la découverte du castor Mercredi 20 mai dans le Gard Une espèce hors du commun se terre dans les gorges du Gardon, profitant de la rivière et de sa végétation. Partez à sa rencontre dès la tombée de la nuit ! Organisé par l’association Pile Poil et le Grand Site des Gorges du Gardon. Balade des îles Vendredi 22 et samedi 23 mai dans les Hauts-de-Seine. A bord d’un catamaran de 12 passagers, découvrez toute la richesse de l’écosystème de la Seine autour des îles Seguin et Saint-Germain. Organisé par l’association Espaces Cuisine sauvage au marais Samedi 23 et dimanche 24 mai dans le Val d’Oise Découvrez la flore et ses usages médicinaux ou culinaires et repartez avec des livrets de recettes ! Organisé par l’Agence des espaces verts d’Île-de-France /animation en présence d’un interprète en Langue des signes française. Au cœur de la Réserve naturelle de Camargue Dimanche 24 mai dans les Bouches-du-Rhône Couvrant 13 000 ha au cœur de la Camargue, la réserve naturelle de Camargue ouvre ses portes avec une visite gratuite du site de La Capelière et un accès au Salin de Badon. Organisé par la Société Nationale de Protection de la Nature A propos de la Fête de la Nature Créée en 2007 à l’initiative du Comité français de l’union internationale de conservation de la nature (UICN) et du magazine Terre Sauvage, la Fête de la Nature est devenue un moment de rassemblement incontournable, festif et convivial autour de la nature à travers toute la France. La Fête de la Nature est soutenue depuis sa création par le Ministère de l’écologie, une charte a ainsi été signée en 2007. L’initiative est aujourd’hui reprise en Suisse et aux Pays-Bas. À travers 5 jours de célébration et des milliers de manifestations gratuites et ouvertes à tous, la Fête de la Nature propose de célébrer la nature chaque année au mois de mai. Elle permet à chacun de découvrir ou redécouvrir l’immense diversité et la grande richesse de la faune et la flore du territoire français. Depuis 2009, la Fête de la Nature est coordonnée par l’association éponyme, qui rassemble l’ensemble des organisateurs nationaux et partenaires de l’événement, œuvre pour accompagner les organisateurs de manifestations et porte la communication nationale de l’événement. Plus de 40 partenaires impliqués dans la préservation de la nature se mobilisent pour la Fête de la Nature, parmi lesquels de grandes associations et établissements publiques, mais aussi des entreprises comme EDF, la Mutuelle Générale Environnement & Territoires, RTE, des institutions, des acteurs territoriaux comme Natureparif, l’Agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France. Contacts Fabien CHENEL Directeur de l’Association Fête de la nature
Valorisez vos projets lors du 3e colloque national des aires marines protégées
A l’occasion du 3e colloque national des aires marines protégées, présentez vos photos, films, enregistrements sonores & nouvelles technologies. Le 3e colloque des aires marines protégées aura lieu à Brest du 6 au 8 octobre 2015. Durant ces 3 jours, nous vous proposons de mettre en valeur votre aire marine et votre savoir faire. Photos, vidéos, enregistrements sonores sous-marins et nouvelles technologies seront présentés au Quartz : proposez vos projets ! Exposition photographique Les murs du Quartz de Brest seront le lieu de mise en valeur des aires marines protégées, vue par l’oeil du gestionnaire. Nous souhaitons mettre en valeur un maximum d’aires marines protégées, et vous pouvez nous envoyer jusqu’à 3 photographies. Pendant le colloque, un vote sera proposé aux participants et les 10 photos préférées des congressistes pourront faire l’objet d’un portfolio dans les actes de l’évènement (à paraître en janvier 2016). Films et vidéos Présentez vos films courts ! Documentaires, reportages, portraits, ou films d’animations, nous recherchons des films courts (10-15’) et réalisés depuis 2010 par des gestionnaires d’AMP. Ils seront diffusés pendant l’espace projets le soir du 6 octobre de 17h à 19h. Nouvelles technologies – A la découverte des AMP (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) Ce forum, organisé lors de l’espace projets sera l’occasion de présenter les projets développés pour faire découvrir les aires marines au public. Applications, jeux, plateformes web… C’est le moment de mettre en valeur vos projets. Enregistrements sonores La cabine acoustique de l’Agence des aires marines protégées proposera une immersion sonore dans les fonds sous-marins. Nous sommes à la recherche d’enregistrements sonores pouvant donner lieu à une histoire sous-marine. N’hésitez pas à prendre contact avec nous ! Proposez vos projets jusqu’au 30 mai en renvoyant formulaire ci-joint à colloque-national@aires-marines.fr Document joint Fiche d’information