L’UICN France propose de renforcer la coopération décentralisée française en faveur de la biodiversité

Pour répondre aux enjeux de préservation de la biodiversité mondiale, la coopération décentralisée constitue un moyen d’action à développer par les collectivités territoriales. C’est le principal message de l’étude réalisée par l’UICN France, et publiée aujourd’hui en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères et du Développement international. L’étude dresse un panorama synthétique de la coopération décentralisée française en matière de biodiversité, permettant de mieux connaître les initiatives en cours, et propose des recommandations pour l’améliorer et la renforcer. La biodiversité est un bien public mondial et une condition essentielle du développement durable des territoires. Elle permet par ailleurs de proposer des solutions efficaces aux principaux défis que rencontre l’humanité, comme l’atténuation et l’adaptation au changement climatique. Face à sa dégradation continue, les collectivités territoriales et leurs réseaux sont des acteurs de plus en plus mobilisés pour la préserver, la restaurer et la valoriser. Elles agissent dans leurs territoires et peuvent également, à travers la coopération décentralisée, appuyer la mise en œuvre de projets concrets, ailleurs dans le monde. Elles promeuvent ainsi la solidarité internationale entre territoires tout en valorisant les compétences et les expériences des acteurs locaux. La coopération décentralisée a été ainsi reconnue aux niveaux international et national comme un moyen efficace pour répondre aux objectifs de préservation de la biodiversité. Le rapport « Coopération décentralisée et biodiversité » réalisé par l’UICN France, en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères et du Développement international, et en collaboration avec les principaux acteurs de la coopération décentralisée, permet d’améliorer la connaissance de l’implication actuelle des collectivités françaises en faveur de la biodiversité à travers leur action extérieure. L’objectif est également de favoriser son renforcement, au bénéfice notamment des pays du Sud pour une gestion plus durable de leurs ressources naturelles contribuant à l’amélioration des conditions de vie des populations locales. Pour cela, une large enquête a été menée auprès des collectivités françaises afin de dresser un panorama synthétique de leurs projets et, sur la base des trente-deux projets ainsi identifiés, d’analyser leurs principaux freins et leviers, et de proposer des recommandations visant à renforcer la coopération décentralisée en faveur de la biodiversité. L’UICN France encourage donc vivement les collectivités territoriales et leurs groupements, ainsi que les autres acteurs concernés (ONG, associations environnementales, réseaux français de la coopération décentralisée et de la solidarité internationale, État et établissements publics) à s’engager activement dans la mise en œuvre de ces recommandations pour renforcer et améliorer la coopération décentralisée française en matière de biodiversité. Le document est téléchargeable en français, anglais et espagnol. Il peut être également consulté sur le site Internet du ministère des Affaires étrangères et du Développement international Contacts Valérie Moral, Chargée de mission « Collectivités territoriales et biodiversité » Florence Clap, Chargée de programme « Politiques de la biodiversité » Tél : 01 47 07 78 58 Documents joints Communiqué de presse UICN France – Coopération décentralisée et biodiversité UICN France – Coopération décentralisée et biodiversité IUCN France – Decentralised cooperation and biodiversity UICN Francia – Cooperación descentralizada y biodiversidad

Publication de la synthèse des premières assises nationales « espèces exotiques envahissantes : vers un renforcement des stratégies d’action »

Du 23 au 25 septembre 2014, deux cent acteurs et experts se sont réunis à Orléans, à l’invitation du Comité français de l’UICN, pour participer aux premières assises nationales sur les espèces exotiques envahissantes. Durant trois jours, ces participants ont échangé et confronté leurs expériences et leurs points de vue pour élaborer des réponses face aux enjeux des invasions biologiques.   Les espèces exotiques envahissantes sont reconnues comme l’une des principales causes de l’érosion de la biodiversité mondiale. Par leurs multiples impacts, elles menacent les espèces indigènes, les habitats naturels et les services rendus par les écosystèmes, mais également les activités économiques et la santé humaine. Les assises ont réuni les principaux acteurs de métropole et d’outre-mer concernés par cette problématique : gestionnaires d’espaces naturels, associations de protection de la nature, chercheurs, représentants socio-professionnels et élus, établissements publics agissant sur cette thématique, services de l’Etat et des collectivités locales. Les principaux objectifs étaient de dresser un bilan de la situation en France, de mettre en évidence les priorités d’action et d’identifier les évolutions nécessaires pour assurer une meilleure gestion des invasions biologiques. Les travaux menés en ateliers thématiques ont fait émerger de nombreuses recommandations et des propositions d’action. Les défis pour la France sont de taille : une meilleure intégration de la problématique entre les différents ministères concernés, une meilleure intégration dans les différentes politiques publiques, une coordination améliorée entre tous les acteurs, une réglementation prenant en compte toute l’ampleur du problème accompagnée des moyens nécessaires à sa mise en œuvre, une réponse à l’urgence de la situation en outre-mer… pour n’en citer que quelques-uns. Fruit de ces journées, une série de recommandations et d’actions prioritaires a été identifiée pour renforcer et structurer l’action collective sur ces enjeux. Les recommandations concernent notamment la prévention et la sensibilisation, la mise en place de mécanismes de surveillance et de réaction rapide, l’amélioration du cadre juridique et le renforcement des moyens de gestion et de coordination. A l’issue des assises, les participants ont en particulier appelé de leurs vœux l’élaboration et la mise en œuvre d’une véritable stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes. La synthèse des assises constitue une base qui pourra accompagner tous les acteurs dans leurs réflexions et leurs actions pour améliorer la gestion des espèces exotiques envahissantes dans une approche globale. Ces résultats viendront également alimenter les travaux menés à l’échelle nationale dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau règlement européen sur ce sujet. Pour télécharger la synthèse des assises  >> cliquer ici Tous les documents issus des assises  >> disponibles ici

Nouvelle actualisation de la Liste rouge de l’UICN : le changement climatique est la menace la plus grave pour la survie de l’ours polaire

Une nouvelle évaluation mondiale démontre que la menace la plus importante pour la survie des ours polaires à long terme est la perte de la banquise induite par le réchauffement climatique, d’après la dernière mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN™ publiée aujourd’hui par l’Union internationale pour la conservation de la nature.   Cette mise à jour indique également que la dégradation des milieux naturels est la principale menace pour de nombreuses espèces de champignons et que la surpêche est la cause majeure du déclin des poissons marins osseux. La Liste rouge de l’UICN comprend à l’heure actuelle 79837 espèces évaluées, parmi lesquelles 23250 sont menacées d’extinction. Cette nouvelle évaluation de l’ours polaire (Ursus maritimus) a eu recours aux données les plus récentes sur la banquise et les sous-populations, ainsi qu’à des simulations informatiques et des modèles statistiques qui permettent d’anticiper les modifications des effectifs d’ours polaires, en fonction des changements de la banquise. Il s’agit de l’évaluation la plus complète réalisée jusqu’à présent. Les résultats indiquent une forte probabilité d’un déclin de plus de 30% dans la population d’ours polaires dans les 35-40 années à venir. L’étude confirme le statut actuel (Vulnérable) de l’Ours polaire sur la Liste rouge de l’UICN. « Sur la base des données scientifiques les plus récentes et les plus solides, cette évaluation montre que le changement climatique continuera d’être une grave menace pour la survie des ours polaires à l’avenir », indique la Directrice générale de l’UICN, Mme Inger Andersen. « Les effets du changement climatique vont bien au-delà de cette espèce emblématique et représentent une menace que notre planète n’a jamais connue par le passé. Les États se réunissant prochainement au sommet climatique de Paris devront tout faire pour conclure un accord qui permette de faire face à ce défi sans précédent. » Des études récentes montrent que la perte de la banquise arctique a progressé plus vite que ce que la plupart des modèles climatiques laissaient suggérer. Ainsi, l’étendue des glaces au mois de septembre a subi un déclin linéaire de 14% par décennie entre 1979 et 2011. Or, les ours polaires dépendent directement de la banquise pour accéder à leurs proies. Par conséquent, une période de cinq mois ou plus sans glace entraînera un jeûne prolongé pour l’espèce, ce qui est susceptible de causer des problèmes d’infertilité accrue ou de famine dans certaines régions. D’après des prévisions récentes, des étendues importantes de l’archipel arctique canadien seront libres de glace pendant plus de cinq mois par an à la fin du 21e siècle ; dans d’autres parties de l’Arctique, ce seuil de cinq mois pourrait être atteint vers le milieu du 21e siècle. Le réchauffement des températures dans la région peut aussi porter atteinte aux habitats et accroître l’incidence de maladies chez des espèces proies telles que les phoques, aggravant ainsi les risques pour les ours polaires. Les ours polaires assurent des moyens de subsistance aux peuples autochtones et, en tant que prédateurs se situant au sommet de la chaîne, ils jouent un rôle essentiel dans le maintien de l’équilibre des écosystèmes dans la région arctique. En plus de la perte de la banquise, la pollution, la prospection de ressources et les modifications des habitats dues aux activités humaines représentent aussi des menaces potentielles. L’exploitation pétrolière dans l’Arctique, par exemple, comporte un large éventail de dangers allant des marées noires à des rencontres plus fréquentes entre les ours et les êtres humains. « La perte de la banquise est la principale menace pour la survie des ours polaires, mais les plans de gestion de l’espèce doivent tenir compte de l’éventail complet de menaces actuelles et potentielles », rappelle Dag Vongraven, Président du Groupe de spécialistes des ours polaires de la CSE de l’UICN.  » Il est encourageant de constater que les États de l’aire de répartition de l’espèce ont conclu récemment un Plan d’action circumpolaire, première stratégie mondiale de conservation visant à assurer la survie des ours polaires à l’état sauvage sur le long terme. L’UICN collabore activement avec ces pays et met à leur disposition des conseils et des données scientifiques afin d’aider à la mise en œuvre du plan adopté de la façon la plus efficace et la plus coordonnée possible. Nous espérons vivement que ce plan d’action portera ses fruits et permettra de changer les perspectives de conservation de l’espèce. » Vingt-neuf espèces de champignons ont été évaluées pour cette mise à jour, ce qui double désormais le nombre de champignons figurant sur la Liste rouge de l’UICN. Ceux-ci sont touchés principalement par la destruction et la dégradation de leurs habitats, principalement à cause de changements dans les pratiques d’utilisation des sols. Leptonia carnea, une espèce colorée classée dans la catégorie « Vulnérable », n’est présente que dans les forêts de séquoias de Californie (États-Unis). Les changements climatiques en Californie (sécheresse accrue et brouillards moins fréquents) ont des effets sur les milieux naturels. L’exploitation des Séquoias (Sequoia sempervirens), classés « En danger » sur la Liste rouge, se poursuit et représente une autre menace importante pour les champignons. Les champignons procurent des services écosystémiques essentiels pour la faune et la flore. Ils sont en symbiose avec 80% de l’ensemble des plantes et constituent un élément crucial de l’appareil digestif des ruminants, dont les ovins et les bovins. En tant que composants de médicaments et comme aliments, ils sont aussi extrêmement importants pour les êtres humains. Le champignon Penicillium est à l’origine de la pénicilline et à l’heure actuelle, la plupart des antibiotiques et des statines (dont l’utilisation est répandue pour faire baisser le cholestérol dans le sang) sont issus de champignons. Les champignons servent aussi à la fabrication du pain, de la bière, du vin, du fromage et de nombreux autres aliments. Cette mise à jour de la Liste rouge montre également que la dégradation des habitats côtiers sensibles, la pollution, la surexploitation et des méthodes de pêche destructrices entraînent des risques d’extinction pour de nombreux poissons marins osseux de l’Atlantique Centre-Est et de la grande Caraïbe. Le poisson-lion envahissant, pour sa part, exerce une forte pression

La protection de la nature par le droit pénal : des propositions pour le renforcer

Pour assurer une protection efficace de la nature, le droit pénal de l’environnement doit être rapidement renforcé dans trois domaines d’actions prioritaires : la sensibilisation, la coopération / coordination et la formation. Ce sont les principales conclusions du colloque sur la protection de la nature par le droit pénal, organisé par l’UICN France et ses partenaires, le 25 septembre dernier à Montpellier. Le droit de l’environnement est une matière nouvelle et pluridisciplinaire, dans laquelle le droit administratif, le droit civil et le droit pénal coexistent. Ainsi, l’atteinte à l’environnement peut donner lieu, y compris cumulativement, à une sanction pénale, une sanction administrative et une réparation du préjudice sur le plan civil. Aujourd’hui, les sanctions pénales semblent être la réponse la plus appropriée pour les atteintes portées à l’environnement, d’abord dans leur dimension dissuasive. En 2013, 67 000 infractions au droit de l’environnement ont été constatées dont 12 faits criminels (incendies volontaires) et 21 000 délits. Si la criminalité environnementale est loin d’être marginale, le contentieux pénal de l’environnement est encore trop peu développé et les peines le plus souvent symboliques. Pourtant, l’efficacité et l’effectivité des politiques de protection des espaces naturels supposent un respect des normes de protection, des moyens de contrôle opérationnels et des procédures de répression des infractions constatées. Or, le manque de spécialisation des magistrats, la complexité des règles de procédure pénale ou encore l’insuffisance des moyens de police ne permettent pas toujours au droit pénal de l’environnement d’apporter une réponse à la hauteur des enjeux. Dans ce contexte, le Comité français de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), avec la collaboration de l’Agence des aires marines protégées, l’Aten, l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques et Parcs nationaux de France, a organisé un colloque sur la protection de la nature par le droit pénal le 25 septembre 2015 à Montpellier, avec la participation de la Société Française pour le Droit de l’Environnement, la Société d’Avocats Lysias Partners et le soutien de la Ville de Montpellier. Les contributions de la centaine de participants (juristes, praticiens du droit, gestionnaires d’espaces naturels…), ont permis de constater les faiblesses du droit pénal de l’environnement et de proposer des évolutions pour améliorer son efficacité. Les premières observations contextuelles ont été présentées par diverses personnalités, avocats, parlementaire, magistrat, etc. Les réflexions ont ensuite été organisées en ateliers thématiques sur trois sujets : l’efficacité des polices de l’environnement, les procédures disponibles pour réprimer les atteintes à l’environnement et enfin les modalités de réparation du préjudice causé à la nature. Les discussions se sont inscrites dans le prolongement des travaux du groupe sur la répression des atteintes à l’environnement de la commission spécialisée du Comité National de Transition Ecologique (CNTE) et dans la perspective de la création de l’Agence française pour la biodiversité. Ainsi, trois domaines essentiels d’action pour contribuer à l’amélioration du droit pénal de l’environnement ont été mis en avant : la sensibilisation, la coopération et la coordination et enfin, la formation. La première exigence doit être la non-dégradation de l’environnement. Pour y parvenir, le public doit être pleinement informé des risques encourus en cas d’atteinte à la nature par une réglementation accessible, simple et compréhensible. Une véritable coopération et coordination entre les différents acteurs en charge de constater et réprimer les atteintes à l’environnement doit être développée. Des procédures d’échanges permanents d’informations sont à mettre systématiquement en place entre agents de police de l’environnement, gestionnaires d’espaces naturels, administrations et magistrats des parquets chargés des poursuites. Les magistrats doivent être formés et sensibilisés aux enjeux environnementaux. Corrélativement, il est nécessaire que les agents de terrain acquièrent une véritable culture de la procédure pénale. Sur chacun de ces thèmes, les participants ont identifié la future Agence française pour la biodiversité comme ayant un rôle clé à jouer dans le renforcement du droit pénal, dès sa création.   Ces propositions seront prochainement présentées dans un rapport de synthèse pour être soumises aux ministres chargées de l’écologie et de la justice.   Téléchargez le programme du colloque Téléchargez le communiqué de presse Contacts Sébastien Mabile, Avocat et Président de la Commission Droit et Politiques Environnementales de l’UICN France Florence Clap, Chargée de programme « politiques de la biodiversité » de l’UICN France Documents joints CP_UICN_coll_droit_penal_5_nov

Le 3e colloque national des aires marines protégées : des objectifs concrets placés sous le signe de la cohérence et de la gestion efficace des AMP

Le 3e colloque national des aires marines protégées, qui a rassemblé plus de 500 professionnels concernés par la protection du milieu marin, s’est achevé le 8 octobre sur des conclusions encourageantes et inspirantes pour les prochaines années. Il s’agit dès à présent de mettre en œuvre les actions nécessaires et de poursuivre la dynamique engagée. L’état des lieux dressé par le colloque a fait état d’un bilan positif avec 16,5% des eaux françaises protégées contre 0,01% en 2005, grâce à la dynamique impulsée par la stratégie nationale des aires marines protégées et à la création de l’agence nationale des aires marines protégées en 2006. Tout en veillant à poursuivre la mise en place de nouvelles aires marines protégées (AMP) pour atteindre 20% du domaine maritime français protégé d’ici 2020, le principal défi est aujourd’hui de renforcer l’efficacité de la gestion et la cohérence du réseau. Ce bilan rejoint les conclusions du dernier Congrès mondial des parcs de l’UICN (2014), inscrites dans la promesse de Sydney, à savoir « augmenter de toute urgence la superficie océanique gérée efficacement et équitablement dans des réseaux représentatifs et bien reliés d’AMP ou par d’autres mesures de conservation efficaces. » De plus, « ces réseaux devraient cibler la protection à la fois de la biodiversité et des services écosystémiques et comprendre au moins 30% de chaque habitat marin. Le but ultime est de créer un océan réellement durable, dont au moins 30% de la superficie n’accueillera aucune activité extractive. » Enfin, les aires marines protégées doivent être reconnues comme des solutions pour l’atténuation et l’adaptation aux changements climatiques. Pour progresser, des recommandations ont été établies par le 3e colloque national des aires marines protégées grâce aux travaux menés par l’ensemble des acteurs au sein de 24 ateliers thématiques. Avec le deuxième domaine maritime mondial, réparti dans les trois grands océans de la planète, la France a une responsabilité majeure pour assurer la préservation des écosystèmes marins et le développement durable des activités menées en mer. Les aires marines protégées françaises doivent ainsi avoir pour objectif de réaliser une conservation efficace et équitable de la nature, des écosystèmes et des valeurs culturelles associées qui soit reconnue et inspirante au niveau international. La France doit continuer de rester pionnière dans le domaine de l’efficacité de la gestion à travers le développement des tableaux de bord et son implication dans la liste verte des aires protégées pour aider les gestionnaires à piloter ces espaces protégés et à améliorer l’efficacité de leurs mesures. EN SAVOIR PLUS http://www.aires-marines.fr/3e-colloque-national-des-aires-marines-protegees/

L’UICN France et le CILB publient aujourd’hui leur rapport « Corridors d’infrastructures, corridors écologiques ? Etat des lieux et recommandations »

Suite à la collaboration entre le Comité français de l’UICN et le Club des infrastructures linéaires et biodiversité (CILB) autour de la question suivante « Sous quelles conditions les infrastructures linéaires de transport et leurs emprises peuvent-elles contribuer efficacement aux continuités écologiques ? », ils publient aujourd’hui leur rapport « Corridors d’infrastructures, corridors écologiques ? Etat des lieux et recommandations ». Le Comité français de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) et le Club des infrastructures linéaires et biodiversité CILB (regroupant l’ASFA, Eiffage Concessions, ERDF, GRTgaz, LISEA, SNCF Réseau/ex-RFF, RTE, TIGF, VNF) ont initié en 2013 une collaboration sur la thématique des infrastructures de transports et des corridors écologiques. Après un premier travail préliminaire d’état de la connaissance et des enjeux où l’UICN France a mobilisé son réseau d’experts, les deux parties ont organisé ensemble le 3 novembre 2014, un séminaire « Corridors d’infrastructures, corridors écologiques ? Quelles contributions des infrastructures linéaires de transport et leurs emprises aux continuités écologiques ? ». Ce séminaire a rassemblé 160 participants issus d’horizons divers (chercheurs, gestionnaires d’espaces naturels, ONG, services de l’Etat, autorités publiques, acteurs du territoire, gestionnaires d’infrastructures….) pour un questionnement partagé et une production collective à travers des exposés et des ateliers de travail. Il a confirmé une réelle volonté de dialogue et de collaboration entre le monde des entreprises et le monde de l’écologie. Le séminaire a ensuite été suivi par la rédaction d’un état des lieux et des recommandations. De nombreuses pistes de travail ont été proposées dans les recommandations pour améliorer le dialogue, la connaissance, réduire la fragmentation des territoires et la destruction d’habitats, et mettre à disposition de nouveaux espaces judicieusement choisis afin de renforcer les continuités écologiques. Certaines de ces pistes sont déjà expérimentées par les entreprises et elles demandent seulement à être généralisées et perfectionnées. D’autres pistes, plus expérimentales, devront être testées, suivies et évaluées avant d’être développées. Enfin, innovantes ou éprouvées, ces préconisations ne s’adressent pas seulement aux nouveaux projets mais à bien l’ensemble du réseau existant, pour réparer et rétablir les continuités écologiques dans une approche territoriale et partenariale. Elles pourront ainsi constituer une base de réflexion et de travail pour l’élaboration de plans d’actions au sein de chaque entreprise, au sein du CILB mais également pour l’ensemble des acteurs concernés par le sujet. Téléchargez le rapport : UICN France & CILB, « Corridors d’infrastructures, corridors écologiques ? Etat des lieux et recommandations », septembre 2015, 37p.   Contacts Elodie Russier-Decoster, Chargée de mission « Entreprises et biodiversité » Florence Clap, Chargée du programme « Politiques de la biodiversité » Documents joints UICN-CILB-publication CP_UICN-CILB-publication

La moitié des régions de France métropolitaine dotées de Stratégies régionales pour la biodiversité

Après avoir publié un état des lieux des stratégies régionales pour la biodiversité (SRB) et des lignes directrices pour soutenir leur élaboration et leur mise en œuvre en 2011, l’UICN France poursuit sa mobilisation pour promouvoir ce dispositif et actualiser le panorama national. Ces dernières années, les évolutions successives du contexte législatif français ont renforcé le rôle et les compétences de l’échelon régional en matière de préservation et de gestion du patrimoine naturel à l’échelle des territoires. De nombreuses régions ont souhaité aller au-delà de l’exercice de ces compétences en se dotant de dispositifs volontaires et engagés visant à préserver la biodiversité, telles que les stratégies régionales pour la biodiversité (SRB). Une Stratégie régionale de la biodiversité est : • construite par et pour l’ensemble des acteurs du territoire régional (démarche participative, exercice de concertation régionale) ; • une vision partagée des enjeux et des objectifs du territoire en matière de préservation de la biodiversité (diagnostic stratégique du territoire) ; • un cadre de référence commun qui détermine les orientations stratégiques à suivre pour préserver la biodiversité régionale ; • mise en œuvre par des actions opérationnelles reposant sur l’implication des partenaires volontaires, dans le cadre de leurs propres dispositifs et en fonction de leurs compétences. Afin d’améliorer la connaissance et le déploiement de ce dispositif, l’UICN France a publié en 2011 un état des lieux des stratégies régionales pour la biodiversité accompagné de lignes directrices pour leur élaboration et leur mise en œuvre. Depuis, l’UICN France poursuit sa mobilisation pour suivre et actualiser régulièrement le panorama des stratégies régionales pour la biodiversité. Ainsi, à ce jour, en France métropolitaine 11 régions ont élaboré des SRB en collaboration avec d’autres acteurs locaux (services déconcentrés de l’Etat et établissements publics, autres échelons de collectivités, socio-professionnels, société civile, etc.) contre 6 en 2011. En outre-mer, 2 collectivités sont actuellement dotées de stratégie de préservation de la biodiversité. Ce dispositif, préconisé aux niveaux international et national, contribue à l’atteinte des objectifs de la Convention sur la diversité biologique (CDB), ainsi qu’à la mise en œuvre de la Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB). Cette dernière, qui concrétise l’engagement de la France au titre de la CDB, met en effet l’accent sur la nécessité d’agir ensemble et à tous les niveaux territoriaux, et vise à être mise en œuvre non seulement par l’Etat mais aussi par les collectivités locales et les différents acteurs de la société civile. En savoir plus • UICN France, 2015. Etat des lieux synthétique des politiques ou stratégies de préservation de la biodiversité des régions de France métropolitaine et en outre-mer. Paris 4 p. • UICN France, 2011. Lignes directrices pour l’élaboration et la mise en œuvre des stratégies régionales pour la biodiversité en France métropolitaine. Paris. 8 p. (également disponible en anglais et en espagnol). • UICN France, 2011. Quelles stratégies régionales pour la biodiversité en France métropolitaine ? Paris. 116 p. • UICN France, 2011. Quelles stratégies régionales pour la biodiversité en France métropolitaine ? Monographies des 6 stratégies régionales pour la biodiversité analysées. Paris. 124 p.   Contacts Valérie Moral, Chargée de mission « collectivités territoriales et biodiversité », Tél : 01.44.05.73.26 Florence Clap, Chargée de programme « politiques de la biodiversité », Tél : 01.44.05.73.69   Documents joints CP UICN France SRB 2015

Le 3ème colloque national des aires marines protégées ouvre le 6 octobre à Brest

Le prochain colloque national des aires marines protégées approche : il se tiendra du 6 au 8 octobre 2015 à Brest et accueillera plus de 500 professionnels concernés par la protection du milieu marin. Organisé tous les trois ans par l’Agence des aires marines protégées et le Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature, le prochain colloque national des aires marines protégées accueillera, du 6 au 8 octobre 2015, plus de 500 professionnels concernés par la protection du milieu marin. Parmi eux, seront présents des gestionnaires, des socioprofessionnels, des scientifiques, des élus et des représentants des services de l’État et d’associations en provenance de toute la France métropolitaine et ultramarine. Lors du colloque sont également attendus : Ségolène Royal, Ministre de l’Écologie, Paul Giacobbi, Député de la Haute-Corse et vice-Président de l’Agence des aires marines protégées, Jean-François Rapin, Président de l’Association nationale des élus du littoral, Bernard Cressens, Président du Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature, Ferdy Louisy, Président de Parcs nationaux de France et vice-président de l’Agence des aires marines protégées, Frédéric Moncany de Saint-Aignan, président du Cluster maritime français, François Cuillandre, Maire de Brest…   Des rendez-vous avec le grand public sont également prévus pour mieux faire connaître les aires marines protégées et leur rôle dans la protection du milieu marin. Les mammifères marins, sentinelles de la biodiversité : une conférence ouverte à tous 29 septembre à 20 heures 30, à l’auditorium d’Océanopolis, Port de Plaisance du Moulin Blanc, à Brest. Table ronde : les aires marines protégées, solutions d’avenir aux défis des sociétés littorales ? Ouverture au public le 7 octobre, 17 h 30 – 19 heures au Quartz à Brest. Animée par Lucie Lautredou (Le Marin). Testez vos connaissances sur les océans en jouant, en ligne, avec l’Éléphant Lancement du compte Twitter @aires-marines et d’un jeu-concours du 30 septembre au 07 octobre   Pour plus d’informations et contact communiqué de presse Dossier de presse – 3ème colloque national AMP

Pas d’embellie pour les reptiles et les amphibiens de France métropolitaine : une espèce sur cinq menacée de disparition

D’après la Liste rouge des espèces menacées en France, neuf espèces de reptiles sur 38 et huit espèces d’amphibiens sur 35 sont menacées de disparition sur le territoire métropolitain.   Les résultats actualisés de la Liste rouge nationale montrent qu’en l’espace de sept ans, la situation générale des reptiles et des amphibiens ne s’est pas améliorée. L’analyse réalisée met en évidence les pressions multiples qui pèsent sur ces espèces et révèle que, pour plus de la moitié d’entre elles, la tendance d’évolution des populations est au déclin. Pour conduire l’état des lieux, le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle ont travaillé en collaboration avec la Société herpétologique de France (SHF). Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale   DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (septembre 2015)• Tableau synthétique reptiles avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique amphibiens avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Rapport d’évaluation• Publication : UICN France, MNHN, & SHF (2015). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Reptiles et Amphibiens de France métropolitaine. Paris, France. Photo bandeau :Sonneur à ventre jaune © Roman Pavisse

Colloque sur la protection de la nature par le droit pénal : vendredi 25 septembre à Montpellier

Le vendredi 25 septembre 2015, à Montpelier, le Comité français de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), avec la collaboration de l’Agence des aires marines protégées, l’Aten, l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques et Parcs nationaux de France, organisent un colloque sur la protection de la nature par le droit pénal, avec la participation de la Société Française pour le Droit de l’Environnement et la Société d’Avocats Lysias Partners et le soutien de la Ville de Montpellier. L’efficacité et l’effectivité des politiques de protection des espaces naturels supposent un respect des normes mises en place, et par voie de conséquence des moyens de contrôle (police) et des procédures de répression des infractions constatées. Or, le manque de spécialisation des magistrats, la complexité des règles de procédure pénale ou encore l’insuffisance des moyens de police ne permettent pas toujours au droit pénal de l’environnement d’apporter une réponse à la hauteur des enjeux. Parallèlement, la criminalité environnementale dans certains domaines, ne cesse de se développer et de se recomposer pour échapper aux risques de contrôle. L’objectif de ce colloque est de dresser un constat des faiblesses constatées et de proposer des solutions et pistes de réflexion dans la perspective d’une évolution du droit. Il s’inscrit dans le prolongement des travaux du groupe de travail sur la répression des atteintes à l’environnement de la commission spécialisée du Comité National sur la Transition Écologique (CNTE). Ce colloque s’adresse à des spécialistes et praticiens du droit. De ce fait, nous comptons vivement sur les contributions des participants lors des ateliers de l’après-midi afin d’enrichir les réflexions proposées. ADRESSE DU COLLOQUE ET ACCÈS Port Marianne 117, rue des états généraux 34 000 Montpellier Tramway ligne 1, 3, 4, Station Rives de Lez PLUS D’INFORMATIONS Florence Clap, Chargée de programme ’Politiques de la Biodiversité’ à l’UICN France Nota : Les inscriptions sont closes. Documents joints UICN-Programme final Coll Droit penal