Hommage à Gérard Sournia
Le Comité français de l’UICN est profondément attristé par la disparition de Gérard Sournia, son premier Directeur de 1992 à 1997 et grand spécialiste de la conservation de la nature en Afrique. Gérard Sournia, Docteur en Géographie tropicale, a consacré la totalité de sa carrière à la coopération, en particulier avec l’Afrique, et plus particulièrement, avec les pays francophones d’Afrique de l’Ouest, d’Afrique centrale, de l’Océan indien, ainsi qu’avec le Québec et Haïti. Ses domaines de prédilection étaient les questions environnementales, la francophonie et la coopération internationale. Il a successivement vécu en Algérie, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, aux Comores et à l’île Maurice. Gérard fut délégué régional de l’UICN en Afrique de l’Ouest, puis Chargé des affaires francophones, avant de devenir le premier Directeur du Comité français de l’UICN dont il contribua directement à la création en 1992 avec Patrick Blandin, Professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle et premier Président du Comité français. Il fut également Conseiller au sein du cabinet de Charles Josselin, Ministre de la Coopération et de la Francophonie, et de Brice Lalonde, Ministre de l’Environnement, puis Chef du service de coopération à l’Ambassade de France des Comores, où il fut chargé de promouvoir la coopération régionale avec les Départements de la Réunion et de Mayotte et les pays environnants (Maurice, Madagascar, Seychelles). Il termina sa carrière en 2011 au Conseil régional d’Île-de-France, où il fut, entre autres, collaborateur du Président Jean-Paul Huchon pour les questions internationales. Gérard Sournia est l’auteur d’une centaine d’articles, auteur ou coauteur d’une quinzaine d’atlas et livres, parmi lesquels l’Atlas des forêts d’Afrique, l’Atlas mondial de la Francophonie, les espaces protégés d’Afrique francophone (thème de sa thèse), Des Éléphants, des hommes et de l’ivoire, et de l’Eau et des Hommes. Il a été fait Chevalier de l’Ordre du Mérite par le Gouvernement français en 1997 et Chevalier du Mérite par le Gouvernement du Burkina Faso en 2011. Le Comité français de l’UICN rend hommage à son engagement et à sa contribution importante pour la conservation de la nature, et plus particulièrement envers l’UICN.
Des solutions fondées sur la nature pour lutter contre les changements climatiques
Dans la perspective de la 21ème conférence des parties de la convention cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (COP 21, 30 novembre-11 décembre 2015, Paris), l’UICN France souhaite promouvoir le rôle des écosystèmes comme un élément clef des stratégies de lutte contre les changements climatiques. Un séminaire national intitulé « Des solutions fondées sur la nature pour lutter contre les changements climatiques » est organisé le 14 avril 2015 pour lancer cette initiative. Les solutions fondées sur la nature (nature based solutions en anglais) sont les solutions qui utilisent les écosystèmes afin de relever les défis globaux tels que la lutte contre le changement climatique, l’approvisionnement alimentaire et le développement économique et social. En effet, les réponses à apporter à ces défis dépendent, d’une manière ou d’une autre, de la santé et de la fonctionnalité des écosystèmes, qu’ils soient terrestres, littoraux ou marins. Ainsi, des écosystèmes sains, résilients, fonctionnels et diversifiés permettront le développement des solutions naturelles au bénéfice de nos sociétés et territoires confrontés aux changements globaux. On constate que si la connaissance et la sensibilisation sur les impacts des changements climatiques sur les milieux naturels ont progressé au sein de la société (modification des saisons de végétation, évolution de l’aire de répartition des espèces, extension des espèces exotiques envahissantes, augmentation du niveau des mers, accroissement de la fréquence et de la gravité des risques naturels, acidification des océans, blanchissement des récifs coralliens…), la préservation et la restauration des écosystèmes apparaissent peu ou pas dans les solutions de lutte contre les changements climatiques. Or, les solutions fondées sur la nature constituent pourtant un élément essentiel de la stratégie à adopter et représentent une alternative économiquement viable et durable, souvent moins coûteuse que la construction et l’entretien d’infrastructures, par exemple. Les écosystèmes en bon état de conservation contribuent à la fois à l’atténuation (captage et stockage du dioxyde de carbone atmosphérique…) et à l’adaptation aux effets du changement climatique (risques naturels comme les tempêtes, les avalanches ou les inondations, les glissements de terrain ou l’érosion des côtes). La protection des écosystèmes à travers un réseau d’espaces protégés, l’amélioration de la connectivité au niveau des paysages et la restauration de milieux dégradés permettront de renforcer la résilience des écosystèmes face aux changements climatiques et de sauvegarder des services environnementaux essentiels dont bénéficient les populations. Aujourd’hui, les exemples d’adaptation aux effets du changement climatique et les bonnes pratiques mises en œuvre dans ce domaine sont encore méconnus, notamment en France. Compte tenu des bénéfices apportés par les solutions naturelles à la fois pour le climat mais aussi pour les populations et la biodiversité, l’UICN France considère que celles-ci représentent des éléments clef de « l’agenda des solutions » que la France veut mettre en place à l’occasion de la COP 21. Ce séminaire permettra donc de démontrer, à travers de nombreux projets mis en oeuvre en France (métropole et outre-mer), le rôle des écosystèmes comme un élément clef des stratégies et des solutions de lutte contre les changements climatiques. Il permettra d’élaborer un argumentaire pour sensibiliser et convaincre les décideurs, les acteurs de l’environnement et le grand public sur l’importance d’investir dans la préservation et la restauration des écosystèmes pour lutter contre les changements climatiques. NB : L’inscription à ce séminaire ce fait uniquement sur invitation. Le programme détaillé est disponible ici.
Découvrez les services rendus par les écosystèmes d’eau douce en France
Le Comité français de l’UICN publie une brochure sur les services rendus par les écosystèmes d’eau douce en France, complétant le panorama réalisé pour l’ensemble des écosystèmes en France Ce panorama établi par l’UICN France vise, sur la base des connaissances scientifiques et d’exemples concrets, à mieux connaître les services rendus par les écosystèmes pour sensibiliser les différents acteurs à l’importance de préserver la biodiversité sur notre territoire. Après les écosystèmes forestiers, urbains, marins et côtiers et montagnards, l’UICN France publie aujourd’hui une nouvelle brochure sur les services écologiques fournis par les écosystèmes d’eau douce français (métropole et outre-mer). Après une présentation de l’écosystème concerné et de ses spécificités, sont illustrés l’ensemble des services selon la typologie définie dans le Millennium Ecosystem Assessment (MEA) : support, approvisionnement, régulation, culturel. Cette publication met en avant la multiplicité des services produits par les milieux d’eau douce français qui, de par leur diversité, rendent des services fondamentaux comme la régulation de la qualité de l’eau ou la régulation des inondations. Les écosystèmes d’eau douce abritent une biodiversité riche et originale. Ils représentent des lieux recherchés par les touristes et permettent la pratique de multiples activités (pêche, baignade, sports nautiques…). Aujourd’hui, ces milieux d’eau douce sont fortement impactés par les activités humaines comme l’urbanisation qui engendre la destruction et la modification de ces écosystèmes, mais aussi par l’assèchement des zones humides, la pollution, ainsi que le développement des infrastructures (endiguement, barrages et seuils…). A suivre prochainement, le dernier volume : la brochure sur les services rendus par les agroécosystèmes. CONTACT Justine Delangue, Chargée de mission « services écologiques » Document joint UICN France – services écologiques des écosystèmes d’eau douce en France
La loi biodiversité adoptéé par l’Assemblée nationale
L’Assemblée nationale a voté le 24 mars 2015 en 1ère lecture, la loi relative à la biodiversité dite « Loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages » qui constituera une avancée importante, presque 40 ans après la loi de 1976 sur la protection de la nature. Avec son réseau d’organismes et d’experts, l’UICN France a proposé plusieurs amendements afin de la renforcer et ce sont au final plus de 200 amendements qui sont venus modifier le texte initial. Le Titre premier propose une définition de la biodiversité qui est celle de référence au niveau international, adoptée par la Convention sur la Diversité Biologique, comme le proposait l’UICN France. Ce titre a pour objectif de mettre en place des principes fondamentaux, tels une compensation obligatoire des impacts négatifs et intervenant en dernier recours ainsi qu’un principe de solidarité écologique entre les territoires. Il acte aussi la mise en œuvre par les régions de stratégies régionales pour la biodiversité, sujet depuis longtemps porté par l’UICN France et ses membres. L’UICN France a proposé que la compensation vise un objectif de non perte nette de biodiversité voire tende vers un gain net de biodiversité, amendement approuvé par les députés. L’UICN France a également proposé que soit intégré le principe de non-régression, excluant tout abaissement du niveau d’exigence de la protection de l’environnement, dans ses dispositions législatives et réglementaires. Les députés ont approuvé un amendement demandant que, dans un délai de deux ans à compter de la promulgation de la loi, le Gouvernement remette au Parlement un rapport sur l’opportunité d’inscrire le principe de non-régression dans le code de l’environnement. Ce projet de loi propose ensuite dans son titre II un nouveau système de gouvernanceavec la création de deux instances consultatives, l’une sociétale (le Comité national de la biodiversité), l’autre scientifique (le Conseil national de protection de la nature), ce que soutient l’UICN France, avec, pour chacune des instances, une capacité d’auto-saisine, ce qui a été approuvé par l’Assemblée nationale. Mesure phare du projet de loi, une Agence française pour la biodiversité sera créée et regroupera l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, l’Agence des Aires Marines Protégées, Parcs Nationaux de France et l’ATEN. Elle n’intègre en revanche pas encore l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) qui garantirait pourtant l’efficacité et la cohérence de l’Agence. Une mission spécifique de l’Agence a été ajoutée pour la lutte contre les espèces exotiques envahissantes, ce dont se félicite l’UICN France. Concernant le conseil d’administration de l’Agence, l’UICN France avait souligné 3 points majeurs à respecter : une représentativité des différents membres, une représentation ultramarine où les enjeux de biodiversité sont particulièrement importants, et une opérationnalité en le limitant à 30 membres maximum. Si les deux premiers critères ont été respectés, le nombre de membres du Conseil d’administration est passé de 39 à 44 membres. L’UICN France a enfin proposé que des comités thématiques puissent être crées au sein de l’Agence en complément de celui prévu pour les milieux marins, ce qui est notamment important pour traiter des questions de biodiversité en outre-mer, amendement accepté par les députés. Le titre IV de cette future loi défini des règles pour un accès et une utilisation justes et équitables des ressources génétiques sur la base du règlement adopté par l’UE en avril dernier. De nouveaux outils de gestion des espaces naturels, terrestres et marins vont également voir le jour. Ainsi, des zones de conservation halieutiques dans le but de préserver ou restaurer leur fonctionnalité halieutique, devraient être créées ainsi qu’un outil volontaire « les obligations réelles environnementales ». Cependant, l’UICN France regrette que la possibilité d’inscrire dans les plans locaux d’urbanismes des espaces de continuités écologiques, à l’instar des espaces boisés classés ait été supprimée. Les mesures de compensation des atteintes à la biodiversité ont été clarifiées mais posent plusieurs questions dont il faudra débattre. Le maître d’ouvrage aurait ainsi trois options pour mettre en œuvre ses mesures compensatoires : les réaliser lui-même ; les confier à un opérateur extérieur ; ou bien acquérir des unités de compensation via un système de réserves d’actifs naturels. Le projet de loi propose enfin de mieux prendre en compte le paysage dans le cadre des projets de développement et d’aménagement mais le dispositif des sites inscrits véritables compléments au dispositif de protection du patrimoine naturel en France, doit continuer à produire ses effets. Au final, il restera encore plusieurs avancées à rétablir pour en faire une loi ambitieuse pour la biodiversité. L’enjeu réside désormais dans l’examen prochain au Sénat. Le texte adopté est disponible sur le site de l’Assemblée nationale
Projet de loi biodiversité : les propositions de l’UICN France
Depuis ce lundi 16 mars 2015, l’Assemblée Nationale examine le projet de loi sur la biodiversité. Face aux enjeux croissants et préoccupants pour la biodiversité, cette loi constituera une avancée importante pour sa préservation, presque 40 ans après la loi de 1976 sur la protection de la nature. Avec son réseau d’organismes et d’experts, l’UICN France a analysé le projet de loi et proposé plusieurs amendements afin de la renforcer. Le Titre premier propose tout d’abord une définition de la biodiversité qui est celle de référence au niveau international, adoptée par la Convention sur la Diversité Biologique, comme le proposait l’UICN France. Ce titre a pour objectif de mettre en place des principes fondamentaux, tels une compensation obligatoire des impacts négatifs et intervenant en dernier recours ainsi qu’un principe de solidarité écologique. Il acte aussi la mise en œuvre par les régions de stratégies régionales pour la biodiversité, sujet depuis longtemps porté par l’UICN France et ses membres. L’UICN France a proposé que la compensation vise un objectif de non perte nette de biodiversité voire tende vers un gain net de biodiversité, amendement approuvé par les députés. L’UICN France a également proposé que soit intégré le principe de non-régression, excluant tout abaissement du niveau d’exigence de la protection de l’environnement, dans ses dispositions législatives et réglementaires. Les députés ont approuvé un amendement demandant que, dans un délai de deux ans à compter de la promulgation de la loi, le Gouvernement remette au Parlement un rapport sur l’opportunité d’inscrire le principe de non-régression dans le code de l’environnement. Ce projet de loi propose ensuite dans son titre II un nouveau système de gouvernanceavec la création de deux instances consultatives, l’une sociétale (le Comité national de la biodiversité), l’autre scientifique (le Conseil national de protection de la nature), ce que soutient l’UICN France, avec, pour chacune des instances, une capacité d’auto-saisine, ce qui a été approuvé par l’Assemblée nationale. Mesure phare du projet de loi, une Agence française pour la biodiversité sera créée et regroupera l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, l’Agence des Aires Marines Protégées, Parcs Nationaux de France et l’ATEN. Cependant, afin de garantir l’efficacité et la cohérence de l’Agence, l’UICN France continue de demander l’intégration de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) au sein de l’Agence, en particulier pour sa capacité d’action, ses moyens de police et son expertise sur les écosystèmes terrestres et la biodiversité ordinaire. Une mission spécifique de l’Agence a été ajoutée pour la lutte contre les espèces exotiques envahissantes, ce dont se félicite l’UICN France. Concernant le conseil d’administration de l’Agence, l’UICN France avait souligné 3 points majeurs à respecter : une représentativité des différents membres, une représentation ultramarine où les enjeux de biodiversité sont particulièrement importants, et une opérationnalité en le limitant à 30 membres maximum. Si les deux premiers critères ont été respectés, le nombre de membres du Conseil d’administration est passé de 39 à 44 membres. L’UICN France a enfin proposé que des comités thématiques puissent être crées au sein de l’Agence en complément de celui prévu pour les milieux marins, ce qui est notamment important pour traiter des questions de biodiversité en outre-mer, amendement accepté par les députés. Le titre IV de cette future loi défini des règles pour un accès et une utilisation justes et équitables des ressources génétiques qui sont définies, sur la base du règlement adopté par l’UE en avril dernier. A ce sujet, l’UICN France souhaite une meilleure association des communautés d’habitants dans ce processus. De nouveaux outils de gestion des espaces naturels, terrestres et marins vont également voir le jour. Ainsi, des zones de conservation halieutiques dans le but de préserver ou restaurer leur fonctionnalité halieutique, devraient être créées ; ainsi que la possibilité d’inscrire dans les plans locaux d’urbanismes des espaces de continuités écologiques, à l’instar des espaces boisés classés. Le projet de loi propose par ailleurs de mieux prendre en compte le paysage dans le cadre des projets de développement et d’aménagement. L’UICN France demande à ce sujet que les outils existants de protection, les sites inscrits, véritables compléments au dispositif de protection du patrimoine naturel en France, ne soient pas supprimés. Pour suivre les débats voir le site de l’Assemblée Nationale : http://www.assemblee-nationale.fr/
Liste rouge de la faune vertébrée des Terres australes et antarctiques françaises
Les espèces vivant dans les zones isolées de la planète ne sont pas à l’abri de l’impact des activités humaines. C’est ce que montrent les nouveaux résultats de la Liste rouge des espèces menacées en France, consacrés aux oiseaux, aux mammifères et aux reptiles des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Les Terres australes françaises, la Terre Adélie et les îles Eparses sont des territoires relativement bien préservés, répartis de la zone tropicale aux latitudes polaires. Ces territoires inhabités représentent des sites majeurs pour la reproduction des tortues marines, des oiseaux et des mammifères marins. Mais le bilan réalisé met en évidence les menaces multiples qui pèsent sur cette biodiversité. Cet état des lieux a été établi par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec la collectivité des TAAF. Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (mars 2015)• Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Rapport d’évaluation• Publication : UICN France, MNHN & TAAF (2015). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Vertébrés des Terres australes et antarctiques françaises. Paris, France. Photo bandeau :Albatros d’Amsterdam © Jérémie Demay / CEBC CNRS IPEV
Les inscriptions pour le troisième colloque national des aires marines protégées sont ouvertes
Le troisième colloque national des aires marines protégées se tiendra à Brest du 6 au 8 octobre 2015. Organisé par l’Agence des aires marines protégées et le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, il vise à établir un bilan des actions menées pour la désignation et la gestion des aires marines protégées, et à définir des perspectives d’actions pour les cinq ans à venir. Positionné au cœur des dynamiques nationales et internationales pour la conservation et la gestion du milieu marin, cet évènement constituera un rendez-vous majeur pour tous les acteurs concernés par les enjeux de gestion des aires marines protégées françaises (gestionnaires, élus, socioprofessionnels). Le colloque est gratuit et ouvert à tous les participants intéressés par les questions en lien avec les aires marines protégées, leur mise en œuvre et leur évolution (acteurs socioprofessionnels, gestionnaires, associations, collectivités, …). Des places limitées sont aussi accessibles aux étudiants. Les inscriptions sont désormais ouvertes et ce jusqu’au 1er juillet. Pour vous inscrire suivez ce lien : Formulaire d’inscription Pour plus d’information sur le programme : http://www.aires-marines.fr/3e-colloque-national-des-aires-marines-protegees/Programmation
Premiers résultats sur les habitats forestiers pour la future « Liste rouge des écosystèmes en France »
Le Comité français de l’UICN publie des premiers résultats sur les habitats forestiers de France métropolitaine en application de la nouvelle méthodologie de la « Liste rouge des écosystèmes de l’UICN ». Les listes rouges mises en place par l’UICN sont des « outils de connaissance » qui informent les décideurs, les acteurs de l’environnement et le grand public sur les risques encourus par les espèces et la biodiversité. Elles sont maintenant largement utilisées pour faire évoluer les politiques, la réglementation et orienter les actions en matière de conservation de la nature. Après le succès de la Liste rouge des espèces menacées, une nouvelle démarche a été initiée en 2008 par l’UICN à l’échelle des écosystèmes, avec l’élaboration de la méthodologie pour une « Liste rouge des écosystèmes de l’UICN ». Le Comité français de l’UICN a contribué à l’élaboration et à la validation de cette méthodologie au niveau international et a réalisé des études de cas en France : une première sur des zones humides en partenariat avec la Tour du Valat une seconde sur des habitats forestiers, avec le soutien du Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt et de l’Office National des Forêts Cette deuxième étude est consacrée à l’application de la méthodologie de l’UICN à cinq habitats forestiers répondant à des niveaux hiérarchiques différents du système de classification européen EUNIS (niveau 3 & 4). Ce travail vise non seulement à dresser un bilan objectif de la vulnérabilité de ces habitats en France mais également à définir le cadre d’une évaluation nationale de l’ensemble des habitats forestiers de France métropolitaine. Le rendu se présente sous la forme de deux volumes : un « Recueil des études de cas » et un « Bilan de l’exercice d’application ». Un des constats de cette étude est que, sur le plan méthodologique, « La Liste rouge des écosystèmes en France » déclinée aux « habitats forestiers de France métropolitaine » apparaît plus pertinente pour une application à des entités qui correspondent au niveau 4 de la typologie EUNIS. En ce qui concerne l’évaluation de la vulnérabilité des écosystèmes forestiers en France métropolitaine, les principales conclusions de l’étude soulignent : (i) les effets majeurs des changements climatiques au cours des 50 prochaines années, (ii) l’importance des dégradations indirectes résultant des activités humaines au cours des 50 dernières années, (iii) les réponses rapides que peuvent avoir les écosystèmes forestiers face aux évolutions des pratiques et des usages, et (iv) la plus grande vulnérabilité des habitats forestiers marginaux. L’étude souligne également la complémentarité de cette évaluation avec celle des habitats forestiers listés dans l’Annexe I de la Directive « Habitats-Faune-Flore », réalisée par la France dans le cadre du rapportage auprès de la Commission Européenne (article 17).
La Liste rouge mondiale des espèces menacées a 50 ans
Aujourd’hui, une espèce de mammifère sur quatre est menacée d’extinction au niveau mondial. C’est également le cas pour un oiseau sur huit, plus d’un amphibien sur trois, un tiers des requins et des coraux constructeurs de récifs, et plus d’une espèce de conifères sur trois. Comment le sait-on ? Grâce au travail des 9 000 experts de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) qui compilent les informations disponibles et alimentent en permanence la Liste rouge des espèces menacées, créée par l’UICN en 1964. Dans la dernière édition, qui vient d’être publiée, 76 199 espèces sont recensées, parmi lesquelles 22 413 sont menacées ! Pour faire de la Liste rouge un véritable « Baromètre de la Vie », il faut désormais accroître le nombre et la diversité des espèces évaluées pour obtenir un réel tableau de l’état de la biodiversité. Pour franchir un nouveau cap décisif, l’objectif fixé est d’atteindre 160 000 espèces évaluées à l’horizon 2020. La Liste rouge est l’outil de référence utilisé par les gouvernements et les ONG pour orienter les priorités de conservation. Ainsi, l’initiative internationale SOS (Sauvons nOs espèceS) porte secours aux espèces les plus menacées et aux habitats naturels dont elles dépendent. Piloté par l’UICN, SOS sélectionne et finance les meilleurs projets de terrain – 87 à ce jour – qui permettent de préserver des centaines d’espèces menacées à travers le monde. En France, la Liste rouge nationale identifie les plantes et les animaux menacés en métropole et en outre-mer. Pour sa réalisation, le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’histoire naturelle peuvent compter sur l’implication de nombreuses organisations et de plusieurs centaines de scientifiques et de naturalistes. Cet état des lieux est d’autant plus important que la France figure parmi les 10 pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces mondialement menacées. A l’occasion du 50e anniversaire de la Liste rouge mondiale, Terre sauvage publie un numéro exceptionnel, entièrement consacré à la Liste rouge, aux espèces qui y sont recensées, et aux initiatives conduites pour les sauver. A travers le monde, les reporters et les photographes de Terre sauvage racontent comment on tente de sauver l’antilope saïga au Kazakhstan, le palissandre du Siam en Thaïlande, ou les vautours un peu partout ! Contacts Dora Godinho, UICN International, tel. +41 (0) 22 999 02 44 Florian Kirchner, UICN France, tel. 06 89 29 72 89 Emmanuelle Kerbati, Terre sauvage, tel. 04 79 26 27 60 Liens La Liste rouge mondiale Pour en savoir plus sur la Liste rouge mondiale L’initiative SOS La Liste rouge nationale Le numéro spécial de Terre sauvage Documents joints Communiqué : La Liste rouge des espèces menacées a 50 ans
Position de l’UICN sur la COP20 de la Convention sur les changements climatiques
L’UICN participe à la 20ème Conférence des Parties (COP20) de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) à Lima, Pérou, du 1 au 12 Décembre 2014, et publie à cette occasion sa position. Dans le cadre de son engagement politique sur le changement climatique, l’UICN a préparé un document de position qui présente ses recommandations sur les négociations de la COP Climat à Lima (en téléchargement ci-dessous). Le message principal de l’UICN est de souligner que la nature offre de nombreuses solutions pratiques dans la lutte contre le changement climatique et l’adaptation à ses impacts, qui, lorsqu’elles sont mises en œuvre correctement, peuvent procurer des avantages immédiats et tangibles. En particulier, l’UICN alerte les gouvernements à Lima pour que le projet de texte de négociation de l’accord 2015 reconnaisse la valeur des écosystèmes et permette la mise en œuvre de mesures d’atténuation et d’adaptation basées sur les écosystèmes. L’UICN demande que ces actions doivent être réalisées d’une manière qui protège la biodiversité, qu’elles soient socialement équitable et respectueuses des questions de genre, et qu’elles prennent en compte les connaissances locales, traditionnelles et autochtones ainsi que les besoins des communautés les plus vulnérables. L’UICN appelle également les gouvernements à inclure des objectifs spécifiques et ambitieux sur l’atténuation et l’adaptation basées sur les écosystèmes et l’adaptation à la fois dans leurs engagements post-2020 et ceux pré-2020. Ceux-ci pourraient inclure, par exemple, les engagements suivants : – Rejoindre efforts internationaux lancés au titre de la Déclaration de New York sur les forêts pour réduire de moitié la perte globale des forêts naturelles d’ici 2020, et y mettre fin en 2030 – Contribuer à la restauration de 150 millions d’hectares de paysages et de terres forestières dégradés d’ici 2020 à travers le Défi de Bonn, et la restauration de 200 autres millions d’hectares d’ici 2030 – Étendre la couverture existante des aires protégées terrestres, côtières et marines en accord avec l’objectif 11 d’Aichi – Assurer la conservation des autres réservoirs naturels de carbone tels que les zones humides, même si elles ne sont pas comptabilisées dans les mécanismes existants Notant les récentes conclusions du 5ème rapport d’évaluation du GIEC, l’UICN appelle également les pays à réduire leur dépendance aux combustibles fossiles, à étendre leurs choix énergétiques vers les énergies renouvelables, et à élever leurs niveaux d’ambition pré-2020 et post-2020. Document joint Position UICN COP 20 Climat