Lancement de l’appel à reconnaissance SNB 2016

L’appel à reconnaissance de projets pour 2016 dans le cadre de la Stratégie Nationale pour la Biodiversité a été lancé le 2 août 2016 par Barbara Pompili, Secrétaire d’État chargée de la Biodiversité. L’UICN France soutient la poursuite de cette mobilisation des acteurs en faveur de la biodiversité. La préservation et la reconquête de la biodiversité constituent des enjeux planétaires, auxquels chacun doit contribuer. La France a ainsi souscrit aux objectifs de la Convention internationale sur la diversité biologique, qu’elle a retranscrite dans sa Stratégie Nationale pour la Biodiversité 2011-2020. Cette mobilisation en faveur de la biodiversité doit également être celle de toute la société. C’est pourquoi Barbara Pompili appelle collectivités, entreprises, associations, fédérations professionnelles,… à s’engager et à faire connaître leurs projets en faveur de la biodiversité. Les engagements qui participeront à la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de la Biodiversité seront reconnus et mis en valeur. Les projets déposés lors des appels à reconnaissance des années précédentes témoignaient d’une grande capacité d’innovation des acteurs, ainsi que d’une volonté de toutes et tous de participer à la mise en œuvre de la Stratégie Nationale pour la Biodiversité et de ses priorités. Au lendemain du vote définitif de la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, qui inscrit la Stratégie Nationale pour la Biodiversité dans le Code de l’environnement, un nouvel appel à projets pour l’année 2016 a été lancé. De nombreux acteurs se sont déjà engagés et ont été reconnus comme l’UICN France, plusieurs de ses membres et entreprises partenaires. La mise en œuvre de la SNB reposant sur une implication de tous les acteurs, l’UICN France les invite ainsi à proposer des engagements volontaires constitué d’actions significatives, cohérentes, proportionnées et additionnelles. Les candidats sont invités à remettre leur projet avant le 30 septembre 2016. Seront distinguées les meilleures initiatives en faveur de la biodiversité à l’automne 2016. Pour en savoir plus Lire le communiqué de presse ministériel : http://www.developpement-durable.gouv.fr/Barbara-Pompili-lance-l-appel-a.html S’engager dans la mise en œuvre de la stratégie http://www.developpement-durable.gouv.fr/Comment-agir-avec-la-strategie

5e Assises Nationales de la Biodiversité – Dijon – du 10 au 12 juin

Les 5e Assises Nationales de la Biodiversité auront lieu les 10, 11 et 12 juin 2015 à Dijon. Le Comité français de l’UICN est partenaire cette 5e édition 2015 organisée par les Ecomaires et le Réseau Idéal Connaissance, avec la ville de Dijon, la Communauté d’agglomération de Dijon, le département de la Côte d’Or et la Région Bourgogne. Evénement de sensibilisation, d’échanges et de débat autour de la biodiversité entre l’ensemble des acteurs (professionnels, élus, techniciens,..), les Assises Nationales de la Biodiversité invitent aux partages de connaissances et d’expériences lors de séances plénières, de conférences et de tables rondes. Six parcours thématiques ont été mis en place et seront abordés lors de ce colloque.     L’UICN France sera présent à différents moments lors des Assises Le mercredi après-midi lors : Atelier sur l’Agence Française de la Biodiversité : Relation avec les collectivités territoriales : appui et mise en oeuvre des politiques SRB et SRCE ; et l’Atelier juridique « Le préjudice écologique »   Le jeudi matin lors de : la Conférence débat 6 : Stratégie régionale et nationale pour la biodiversité, entre efficacité et simplification ; et la Table ronde 3 : Comment concilier la transition écologique et énergétique ?   Nous vous proposons de découvrir l’ensemble du programme et de vous y inscrire en vous connectant dès à présent sur le site 2015 : http://www.assises-biodiversite.com/2015/ Pour les inscriptions vous pouvez utiliser le code invitation suivant : BIO5PART

L’UICN France obtient la reconnaissance de son engagement pour la Stratégie nationale de la biodiversité

Le Comité français de l’UICN a obtenu la reconnaissance de son projet d’engagement volontaire pour la mise en œuvre de la Stratégie nationale pour la biodiversité. Une cérémonie est organisée ce 30 janvier 2014, en présence du Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, pour la remise officielle de cette reconnaissance. Adhérant pleinement à cette nouvelle stratégie et ayant joué un rôle actif dans son élaboration, l’UICN France avait salué le processus participatif qui a été mis en place pour réviser la stratégie, en soulignant que les clés de la réussite seraient l’intégration concrète et efficace de la biodiversité dans toutes les politiques à toutes les échelles du territoire et la large mobilisation de tous les acteurs. Depuis, près de 400 acteurs ont adhéré à l’ambition de cette nouvelle SNB qui consiste à préserver, restaurer, renforcer, valoriser la biodiversité et en assurer l’usage durable et équitable par une mobilisation du plus grand nombre. En 2012, 22 engagements en faveur de la stratégie avaient été reconnus. En 2013, pour cette seconde phase, 47 acteurs ont déposé un dossier d’engagement volontaire. Ces dossiers ont fait l’objet d’une évaluation réalisée par des représentants du comité de suivi de la SNB. A l’issue de cet examen, le statut « d’engagement reconnu SNB » a été attribué aux projets portés par 33 acteurs (17 entreprises, 8 associations, 4 collectivités et 4 syndicats). La reconnaissance reçue par l’UICN France pour son engagement pour les 3 prochaines années, correspond aux actions phares de son programme 2013-2015, approuvé l’année dernière par son Conseil d’administration. Son engagement est constitué de 12 actions phares représentant une contribution nouvelle et majeure aux objectifs de la SNB dans les domaines suivants : Politiques de la biodiversité, Aires protégées, Espèces, Gestion des écosystèmes, Outre-mer, Education et communication et Coopération internationale. Les actions présentées sont les suivantes : Action 1 : Effectivité des normes environnementales intéressant la biodiversité Action 2 : Indicateurs de biodiversité pour les collectivités territoriales Action 3 : Le reporting biodiversité des entreprises et ses indicateurs Action 4 : Stratégie biodiversité pour un développement durable de Mayotte Action 5 : Renforcement et durabilité de la gestion des aires protégées Action 6 : Protection des écosystèmes par la mise en évidence des services écologiques qu’ils fournissent application à la Région Centre Action 7 : Accompagner le développement des énergies marines renouvelables pour une meilleure prise en compte de la biodiversité Action 8 : Contribution à l’élaboration de la méthodologie internationale de la Liste rouge des écosystèmes de l’UICN – application aux écosystèmes forestiers métropolitains Action 9 : Développement de la Liste rouge des espèces menacées en France pour les espèces marines et l’outre-mer Action 10 : Renforcement de la détection précoce et de la réaction rapide face aux espèces exotiques envahissantes en outre-mer Action 11 : La Fête de la Nature : un rendez-vous annuel avec la nature Action 12 : Soutenir la conservation et le développement local en Afrique, via le renforcement de la société civile Les évaluateurs ont souligné avoir apprécié la cohérence du projet vis-à-vis des compétences de l’UICN France, son impact potentiel sur les différents acteurs (collectivités et entreprises en particulier) et sur les différents périmètres géographiques (métropole, outre-mer, international) ainsi que la précision de la gouvernance qui associe des parties prenantes internes au plus haut niveau. Les projets de 6 organismes membres du Comité français de l’UICN ont également reçu la reconnaissance SNB : l’Office National des Forêts, la Fédération des Parcs Naturels Régionaux, l’Association Française des Ingénieurs Ecologues, Parcs Nationaux de France, Noé Conservation et l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage ; tout comme 2 de ses partenaires entreprises : Ciments Calcia et Holcim France. La mise en œuvre de cette nouvelle SNB reposant sur une implication de tous les acteurs, l’UICN France invite ainsi les organismes à adhérer nombreux à la SNB, puis à proposer des engagements volontaires constitué d’actions significatives, cohérentes, proportionnées et additionnelles.   Pour en savoir plus, consultez le site internet du Ministère de l’Ecologie   Contacts Sébastien MONCORPS – Directeur – 01 47 07 78 58 Florence CLAP – Chargée de Programme ’Politiques de la Biodiversité’ – 01 40 79 38 58 Document joint Projet engagement UICN France_SNB

L’UICN France et ses partenaires du secteur privé : 4 engagements reconnus SNB

A l’issue du premier appel pour déposer des engagements volontaires répondant à la Stratégie nationale pour la biodiversité, 4 entreprises partenaires du Comité français de l’UICN, ainsi que 3 de ses organisations membres, ont obtenu la reconnaissance « engagement SNB » pour leurs projets. Le 19 mai 2011, le Ministère de l’Écologie a lancé une nouvelle Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) pour la période 2011-2020. Depuis, 290 acteurs ont adhéré à l’ambition de cette nouvelle SNB qui consiste à préserver, restaurer, renforcer, valoriser la biodiversité et en assurer l’usage durable et équitable par une mobilisation du plus grand nombre. Adhérant pleinement à cette nouvelle stratégie, l’UICN France avait salué le processus participatif qui a été mis en place pour réviser la stratégie, en soulignant toutefois que les clés de la réussite seraient la large mobilisation de tous les acteurs et l’intégration concrète et efficace de la biodiversité dans toutes les politiques à toutes les échelles du territoire. Tous les acteurs privés et publics ont été invités à adhérer à cette nouvelle SNB puis à proposer des engagements volontaires constitué d’actions significatives, cohérentes, proportionnées et additionnelles. En 2012, pour cette première phase, 33 acteurs ont déposé un dossier d’engagement volontaire. Ces dossiers ont fait l’objet d’une évaluation réalisée par des représentants du comité de suivi de la stratégie nationale pour la biodiversité. A l’issue de cet examen, le statut « d’engagement reconnu SNB » a été attribué aux projets portés par 22 acteurs (entreprises, associations, collectivités, syndicats,…). Les projets de quatre partenaires entreprises du Comité français de l’UICN, GSM, Ciments Calcia, GDF-Suez et Lafarge , ont bénéficié de la reconnaissance SNB, sur la base d’un engagement volontaire préparé en collaboration. Le détail des projets est consultable sur les pages dédiées à chacun de nos partenaires : Entreprises et biodiversité Les projets de trois organismes membres du Comité français de l’UICN ont également reçu la reconnaissance SNB : Humanité & Biodiversité, la Ligue pour la Protection des Oiseaux et Réserves Naturelles de France. Le 17 décembre dernier, l’événement « le temps de l’engagement pour la biodiversité »organisé par le Ministère de l’Ecologie, au Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) a été l’occasion de présenter ces 22 engagements reconnus pour l’année 2012. Les prochains dossiers d’engagements volontaires devront être déposés avant la fin mai 2013 auprès du secrétariat de la SNB du Ministère de l’Ecologie.

Lancement d’une stratégie biodiversité pour le développement durable de Mayotte

Le 2 octobre 2012, 70 personnes (acteurs publics, économiques et de la société civile mahorais) ont participé, à l’invitation du Comité français de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), à la journée de lancement d’une stratégie biodiversité pour le développement durable de Mayotte à l’hémicycle Younoussa Bamana du Conseil Général. Lancement des travaux le 2 octobre au Conseil général de Mayotte Mayotte dispose d’un patrimoine naturel exceptionnel, terrestre comme marin, reconnu au niveau mondial. Ses écosystèmes sont primordiaux pour la qualité de vie et les activités économiques des mahorais. Ils apportent des services indispensables à la population tels que le maintien de sols fertiles, la lutte contre les risques naturels, l’épuration des eaux et l’approvisionnement en ressources halieutiques. Cependant ce patrimoine naturel est fragile et vulnérable. De nombreuses causes de dégradation le menacent : pollutions, urbanisation, espèces exotiques envahissantes, impacts du changement climatique… L’augmentation de la population et ses besoins de développement nécessitent de planifier les aménagements selon un diagnostic écologique partagé, et de mobiliser l’ensemble des acteurs pour préserver la biodiversité du territoire. La récente départementalisation de Mayotte et sa future accession au statut de Région Ultrapériphérique Européenne (RUP) impliqueront des évolutions des politiques locales et la prise en compte des exigences européennes en matière d’environnement. Cela sera aussi et surtout l’occasion de définir des projets innovants conciliant développement et protection de l’environnement pour mobiliser les fonds européens. Par ailleurs, l’élaboration en cours du Schéma d’Aménagement Régional doit permettre de définir un nouveau projet de territoire pour les prochaines années. C’est une étape clé pour mettre en place une politique de développement du territoire intégrant pleinement les enjeux de biodiversité. A l’origine en 1980 du concept de développement durable, l’UICN dispose d’un vaste réseau d’expertise et de compétences pour proposer des solutions pragmatiques aux défis du développement et de la préservation de la nature. L’UICN France propose ainsi de coordonner une réflexion commune avec les acteurs mahorais pour définir une stratégie biodiversité pour le développement durable de Mayotte, d’ici juillet 2013.

J-7 avant la nouvelle stratégie nationale pour la biodiversité : les engagements seront-ils à la hauteur des enjeux ?

Dans 7 jours, la France adoptera sa nouvelle stratégie nationale pour la biodiversité en réponse aux engagements internationaux de Nagoya. L’UICN France adhère pleinement à son ambition et salue le processus participatif qui a été mis en place pour réviser la stratégie. Les clés de la réussite seront la large mobilisation de tous les acteurs et l’intégration concrète et efficace de la biodiversité dans toutes les politiques à toutes les échelles du territoire. L’UICN France attend des engagements exemplaires de l’Etat, à la hauteur des enjeux, lors du lancement de la stratégie le 19 mai prochain. La première stratégie nationale, adoptée en 2004 par le gouvernement, a donné lieu à des actions conduites par plusieurs ministères. Elles ont été renforcées par le Grenelle de l’environnement à partir de 2009, mais sont restées largement insuffisantes pour freiner les pressions qui s’exercent sur la biodiversité. L’objectif de stopper la perte de biodiversité en 2010 n’a pas été atteint. En métropole, l’équivalent d’un département français est artificialisé tous les 10 ans, les populations d’oiseaux communs des milieux agricoles ont régressé de 25% en 20 ans, et 10 à 25% des principaux groupes d’espèces évaluées dans la Liste rouge sont menacés. Outre-mer, 49 des 100 espèces considérées comme les plus envahissantes au monde y sont présentes et les récifs coralliens sont endommagés sur des surfaces de 10 à 80 % selon les collectivités. La France, qui a une forte responsabilité pour la protection de la biodiversité, notamment grâce à l’outre-mer, mérite d’avoir une politique ambitieuse. Elle est située dans 5 des 34 points chauds de la biodiversité mondiale et possède le 2ème domaine maritime avec 10% des récifs coralliens et 20% des atolls de la planète. Son influence et son action à l’international doivent se renforcer pour faire de la conservation de la biodiversité un enjeu stratégique des négociations internationales et aider les pays du Sud à fonder leur développement sur la préservation de leurs richesses naturelles. A ce titre, la mise en œuvre de l’engagement de la France, pris devant les 193 Etats réunis à Nagoya, de doubler ses fonds consacrés à la biodiversité dans l’aide publique au développement d’ici 2012, est particulièrement attendue. Fortement investie depuis 2004 dans l’élaboration, puis le suivi et l’évaluation de la stratégie nationale, l’UICN France a participé activement à sa révision. Le processus de co-construction mis en place par le Ministère de l’Ecologie a été l’occasion d’échanges fructueux et de contributions importantes. En accord avec ses recommandations, l’UICN France considère qu’il s’agit d’une véritable stratégie nationale s’adressant à tous les acteurs mais estime qu’il faudrait aller plus loin en définissant des objectifs précis et chiffrés à atteindre ainsi que les moyens à mobiliser. La réussite de la stratégie dépendra principalement des engagements de tous : associations, collectivités territoriales, entreprises, syndicats, citoyens … et en premier lieu ceux de l’Etat qui les annoncera le 19 mai prochain. L’UICN France attend que le gouvernement, représenté par tous ses ministères, soit exemplaire et propose des mesures importantes, concrètes et opérationnelles, avec des moyens nouveaux, pour faire de la biodiversité une grande politique nationale.   Communiqué de presse disponible en téléchargement.   Contacts Sébastien Moncorps, Directeur du Comité français de l’UICN 01 47 07 78 58 Florence Clap, Chargée de programme « politiques de la biodiversité » 01 40 79 38 58 Document joint Communiqué UICN France SNB 2011

Biodiversité et territoires : vers un renforcement des stratégies régionales pour la biodiversité ?

A quelques mois du lancement de la nouvelle stratégie nationale pour la biodiversité, comment les collectivités territoriales se mobiliseront-elles ? Les récents engagements pris au niveau national (Grenelle de l’environnement) et international (10ème Conférence des nations unies sur la diversité biologique de Nagoya – CDB) encouragent fortement les autorités locales à renforcer leur implication pour la préservation de la biodiversité. Le Comité français de l’UICN – Union Internationale pour la Conservation de la Nature, recommande, sur la base d’un état des lieux publié aujourd’hui en partenariat avec la Fédération des Parcs naturels régionaux, le renforcement des stratégies régionales pour la biodiversité. A ce jour, les stratégies régionales pour la biodiversité concernent près de la moitié des Régions françaises : depuis 2004, 6 Régions s’en sont dotées et 4 sont en préparation. Elles sont élaborées dans le cadre de démarches volontaires et participatives associant les acteurs du territoire et traduisent un engagement fort des territoires concernés, notamment des Conseils régionaux qui ont initié et porté ces dispositifs, en faveur de la préservation de la biodiversité. Elles sont porteuses d’une véritable valeur ajoutée, car elles définissent des orientations d’intervention communes et partagées pour préserver la biodiversité du territoire régional. Elles favorisent également une convergence d’objectifs et de moyens pour une action publique solidaire et cohérente. Cet outil mérite toutefois d’être développé et amélioré, en favorisant en particulier, une mobilisation et un portage politique local plus fort, l’organisation d’une gouvernance plus collégiale et pérenne associant tous les acteurs régionaux (notamment les associations), une prise en compte plus ambitieuse de la biodiversité dans tous les secteurs d’activités du territoire, et une meilleure articulation et mise en cohérence entre les différentes politiques locales (trame verte et bleue, aires protégées, agriculture, climat, transports…). Face à l’échec de l’objectif 2010, et à la dégradation toujours croissante de la biodiversité sur notre territoire, le Comité français de l’UICN encourage fortement l’ensemble des régions françaises à renforcer leurs actions et à innover à travers les stratégies régionales pour la biodiversité, cadre de référence régional pour l’intégration de la biodiversité dans les autres politiques du territoire. Elles assureront ainsi une contribution cohérente aux engagements promus par le nouveau plan stratégique mondial (CDB) et la nouvelle stratégie française pour la biodiversité (SNB). > Communiqué de presse disponible en téléchargement. > Rapport de l’étude des stratégies régionales pour la biodiversité, disponible en téléchargement > Monographies des 6 stratégies régionales pour la biodiversité, disponible en téléchargement. Pour en savoir plus sur nos travaux concernant les collectivités territoriales et la biodiversité, cliquez >> ici.   Contacts Pour toute information, merci de contacter : Florence Clap – Chargée de programme « Politiques de la biodiversité ». Valérie Moral – Chargée de mission « Collectivités territoriales et biodiversité ».   Documents joints CP SRB UICN France

Objectif biodiversité 2010 non atteint : l’UICN France demande une nouvelle stratégie

En 2001, l’Union Européenne s’engageait à stopper l’érosion de la biodiversité à l’horizon 2010. Pour répondre à cet engagement et à ceux de la convention sur la diversité biologique, la France a adopté sa Stratégie nationale pour la biodiversité et lancé 11 plans d’action. Aujourd’hui, force est de constater que l’objectif fixé n’a pas été atteint. En cette année internationale de la biodiversité, la France doit redéfinir une nouvelle stratégie à la hauteur des enjeux et de ses responsabilités. La biodiversité continue de se dégrader sur le territoire français comme le montrent les derniers chiffres de la Liste rouge des espèces menacées en France : 1 espèce d’oiseaux sur 4, 1 espèce d’amphibiens, de reptiles et de poissons d’eau douce sur 5, 1 espèce de mammifères sur 10, ou encore 1 espèce d’orchidées sur 6 risquent de disparaître en métropole. Outre-mer, 49 des 100 espèces considérées comme les plus envahissantes au monde sont présentes et nos récifs coralliens sont endommagés de 10 à 80 % selon les territoires. La stratégie nationale pour la biodiversité a permis de commencer à intégrer les enjeux de biodiversité dans les grandes politiques publiques (agriculture, infrastructures de transport, mer, tourisme…). Des progrès ont été accomplis et la prise en compte de la biodiversité s’est améliorée. Sur les 10 dernières années, les espaces naturels protégés progressent en nombre (+32%) et en surface (+20%), ainsi que les financements dédiés à la protection de la biodiversité, notamment grâce à l’implication des collectivités locales et des entreprises. Pourtant, toutes ces actions restent encore nettement insuffisantes pour freiner les pressions qui s’exercent sur la biodiversité. Les tendances lourdes comme l’artificialisation du territoire, l’intensification agricole et l’exploitation excessive de la mer se poursuivent à un rythme important. Une simple révision de la stratégie nationale pour la biodiversité ne sera pas suffisante : elle doit être redéfinie et largement renforcée. Le portage politique devra être assuré aux plus hauts niveaux de l’Etat et ses résultats doivent être présentés chaque année devant le Parlement. Des moyens humains et financiers nouveaux devront être mobilisés pour répondre aux ambitions affichées. Le caractère « national » de cette stratégie doit être impérativement développé : elle doit être un cadre commun qui incite et mobilise tous les acteurs de la société (Etat, établissements publics, associations, collectivités locales, entreprises, citoyens…) à agir ensemble pour préserver la biodiversité. Elle doit influencer beaucoup plus efficacement les grandes politiques publiques, dont plusieurs prennent insuffisamment en compte la biodiversité. Enfin, la stratégie devra être complétée dans des domaines importants, non couverts actuellement, comme l’éducation et l’économie. En cette année internationale de la biodiversité, la France, pays particulièrement riche en biodiversité au niveau mondial grâce à l’outre-mer, doit soutenir des propositions à la hauteur des enjeux et de ses responsabilités, à travers le renforcement de sa stratégie nationale et d’autres initiatives proposées lors du dernier Congrès français de la nature (20 janvier 2010, Paris). Elle doit avoir une action exemplaire lors de la 10ième conférence des parties de la Convention sur la Diversité Biologique (Nagoya, octobre 2010), où un nouvel objectif et d’un nouveau cadre d’action international seront adoptés.   Documents joints CP SNB 2010 UICN France Bilan SNB 2004 2010 UICN France Résolution AIB 2010 UICN France

Stratégie nationale de la biodiversité : quel bilan en 2007 ?

A mi-parcours de son objectif : stopper l’extinction de la biodiversité d’ici 2010, le gouvernement vient de publier aujourd’hui le deuxième bilan global de sa stratégie nationale pour la biodiversité. L’évaluation indépendante des 10 plans d’action de la stratégie réalisée par le Comité français de l’UICN constate que même si des avancées sont enregistrées, le bilan demeure insuffisant. L’objectif 2010 se rapproche à grands pas et seuls une impulsion politique déterminante et des moyens accrus permettront d’y répondre, en tirant profit des engagements du Grenelle de l’Environnement. La France, signataire de la Convention sur la Diversité Biologique, a élaboré et adopté en 2004 sa Stratégie Nationale pour la Biodiversité qu’elle s’est engagée à mettre en œuvre. Cette stratégie a permis à plusieurs ministères d’engager l’intégration de la biodiversité dans leurs politiques en élaborant des plans d’action thématiques : Agriculture, Infrastructures de transports, International, Mer, Patrimoine naturel, Territoires, Urbanisme, Forêts, Outre-Mer et Recherche. Ces plans sont placés sous la responsabilité du ministère compétent et comportent un programme d’activités et des objectifs précis. Chaque plan est suivi par un comité de pilotage dans lequel siège le Comité français de l’UICN. Durant l’année 2007, des actions ont été entreprises par les différents ministères engagés dans la stratégie nationale mais avec des niveaux très variables selon les plans d’actions : • Les plans « patrimoine naturel », « action internationale » et « forêt » progressent relativement bien et enregistrent des résultats intéressants. Les efforts les plus importants ont porté sur les espaces protégés (ex : création de deux parcs nationaux en Guyane et à la Réunion et d’une réserve naturelle dans les Terres australes), et sur les milieux marins avec la création de l’Agence des aires marines protégées. On peut cependant regretter que l’instauration d’un plan d’action patrimoine naturel n’ait pas permis d’avancées plus rapides vers un changement d’échelle dans les politiques de protection, en passant de politiques d’opportunités à des politiques stratégiques (ex : stratégie d’aires protégées, réseau écologique national) ou regretter qu’il n’a pas permis de consolider le réseau Natura 2000. • Les plans « agriculture » et « mer » avancent mais les mesures prises en faveur de la protection de la biodiversité ne sont pas assez significatives pour limiter les impacts importants engendrés par des systèmes encore très productivistes et pour encourager des pratiques plus durables. • Les plans « urbanisme » et « infrastructures » avancent très peu car la biodiversité est vécue encore comme une contrainte imposée. Il faut espérer que la prise de conscience progresse, avec la mise en place de la trame verte et bleue et les mesures sur les transports prévues au Grenelle de l’Environnement. • Les plans « territoires », « outre-mer » et « recherche » n’ont pas encore véritablement mis en œuvre leur programme d’actions selon le cadre fixé par la stratégie, ni mis en place de comité de pilotage. • Un nouveau plan d’action « tourisme » a été proposé en 2007 et sera mis en œuvre à partir de 2008. La mise en œuvre des plans a beaucoup souffert du manque de moyens humains et financiers consacrés à leur mise en œuvre ou à leur amélioration. La stratégie n’a pas également reçu le portage politique nécessaire et n’associe pas assez l’ensemble des acteurs, en particulier les collectivités locales, les associations et les entreprises. Le lancement du Grenelle de l’environnement a permis de donner une nouvelle impulsion et de renforcer l’ambition de nombreuses actions inscrites au sein des plans d’action. Il est ainsi urgent de relancer la stratégie en tirant profit de la nouvelle dynamique lancée par le Grenelle de l’Environnement. Le gouvernement s’est en particulier engagé, à l’issue de la table ronde d’octobre 2007, à « renforcer la Stratégie Nationale pour la Biodiversité et élaborer des stratégies territoriales », engagement soutenu par le Comité français de l’UICN et défendu en Comité de Suivi Grenelle par ses associations membres. Pour atteindre l’objectif 2010, le Comité français de l’UICN recommande donc une action politique urgente et renforcée avec l’intégration des engagements pris dans le cadre du Grenelle de l’Environnement et l’attribution de moyens financiers et humains nouveaux, clairement identifiés au sein de chaque ministère. Le bilan général 2007 de la stratégie nationale pour la biodiversité préparé par le Comité français de l’UICN est disponible sur www.uicn.fr rubrique « actualités » et un rapport complet par plan d’action sera prochainement disponible.   Contacts Sébastien Moncorps Directeur du Comité français de l’UICN Tél. 01 47 07 78 58 / sebastien.moncorps@uicn.fr Marion Péguin Chargée de mission « politiques de la biodiversité » Tél. 01 47 07 71 78 / marion.peguin@uicn.fr   Documents joints Bilan général SNB 2007 – UICN France Communiqué Bilan SNB 2007 – UICN France

Bilan annuel de la Stratégie nationale pour la biodiversité

Bilan annuel de la Stratégie nationale pour la biodiversité Stopper l’extinction de la biodiversité en France en 2010 : réalités ou illusions ?   Le gouvernement publie aujourd’hui le premier bilan global de son action pour la biodiversité. Le Comité français de l’UICN a évalué la stratégie nationale pour la biodiversité et ses 10 plans d’action. Même si des avancées intéressantes sont constatées en ce qui concerne les ministères de l’Ecologie et des Affaires Etrangères, le bilan demeure globalement insuffisant. La France prend du retard, et seuls une très forte impulsion politique et des moyens largement accrus nous rapprocherons de l’objectif de stopper l’extinction de la biodiversité d’ici 2010. Adoptée en février 2004, la stratégie nationale pour la biodiversité est le principal dispositif d’action du gouvernement sur ce thème majeur pour l’avenir des territoires et du patrimoine naturel français. Il mobilise à travers 10 plans d’action les ministères de l’écologie, des affaires étrangères, de l’agriculture, de l’équipement, de l’outre-mer et de la recherche, ainsi que le secrétariat général de la mer et la Délégation interministérielle à l’aménagement et la compétitivité des terrioires (DIACT). Malgré ce cadre interministériel prometteur, peu d’actions annoncées dans les plans ont pu être concrétisées à l’exception des plans « patrimoine naturel » et « action internationale ». Si la biodiversité constitue bien un axe stratégique d’intervention pour les ministères de l’Ecologie et des Affaires Etrangères, les résultats attendus ne sont pas au rendez-vous pour les autres ministères. La biodiversité n’a pas été réellement appropriée ni intégrée dans leurs politiques, où elle n’est souvent vécue que comme une contrainte imposée, en particulier pour les politiques de l’urbanisme ou des infrastructures de transport. Pour les plans « agriculture « et « mer » où la biodiversité constitue une ressource, les mesures prises en faveur de sa protection ne sont pas assez significatives pour limiter les impacts importants engendrés par des pratiques encore très productivistes. Alors qu’un des objectifs premiers fixés par la stratégie était de mobiliser tous les acteurs de la société civile, le processus de mise en oeuvre d’une stratégie et de plans d’action est resté confiné au domaine des services de l’Etat. Les entreprises, les collectivités, les associations et le grand public n’ont pas été suffisamment associés à la démarche, malgré l’importance des enjeux en termes d’alimentation, de qualité de l’eau, des sols, etc. En publiant son évaluation de la stratégie nationale pour la biodiversité (voir l’analyse détaillée ci-joint), le Comité français de l’UICN recommande une action politique renforcée avec des moyens financiers nouveaux et clairement identifiés au sein de chaque ministère. L’appropriation des enjeux de la biodiversité au sein de la société civile doit également devenir une priorité pour mobiliser tous les acteurs à agir pour sa préservation.   Le Comité français de l’UICN a identifié les 5 avancées significatives et les 5 obstacles importants suivants : 5 avancées significatives à retenir de ce bilan : • Création des deux parcs nationaux de la Guyane et de la Réunion, et des parcs naturels marins • Désignation des sites du Réseau Natura 2000 (1703 sites couvrant 12% du territoire terrestre métropolitain) • Renouvellement du Fonds Français pour l’Environnement Mondial (70 M€) et de son programme pour les petites ONG des pays du Sud. • Mise en place d’outils de sensibilisation : campagne de communication nationale et publication d’un guide pour les gestionnaires de sites industriels. • Mise en place d’un financement pérenne du Conservatoire du Littoral (30 M€) et création de nouvelles mesures fiscales intéressantes pour le patrimoine naturel.   5 obstacles importants à résoudre : • Aucune avancée sur le plan « territoires » visant l’intégration de la biodiversité dans la gestion des territoires. • Quasiment aucune avancée sur les plans « urbanisme » et « infrastructures » montrant la difficulté de prise en compte des enjeux de la biodiversité dans les politiques liées à l’équipement. • Quelques progrès sur les plans « agriculture » et « mer » mais pas d’avancées importantes sur les principaux défis : diminution de la consommation des pesticides, développement de l’agriculture biologique, OGM, gestion durable des pêches. • Pas encore de mise en oeuvre des trois derniers plans d’action (« forêts », « recherche » et « outremer ») adoptés en septembre 2006. • Appropriation insuffisante de la stratégie et des plans d’action par les associations de protection de l’environnement et de la société civile au sens large, dont les collectivités locales et les entreprises.   Documents joints Bilan UICN SNB 2006  Communiqué de presse – bilan UICN SNB 2006