Biodiversité d’Outre-mer : une exceptionnelle richesse et une responsabilité mondiale de la France pour la protection de la planète
Le Comité français de l’UICN publie « Biodiversité d’Outre-mer » un ouvrage de référence présentant les dernières connaissances scientifiques sur la biodiversité terrestre et marine des collectivités françaises d’outre-mer ainsi que les actions mises en œuvre pour la protéger. Grâce à la contribution de plus de 150 experts, il permet de mesurer les efforts accomplis depuis dix ans et de souligner les défis restant à relever pour la conservation de la biodiversité. Un atout exceptionnel, des responsabilités internationales Les collectivités d’outre-mer abritent des richesses naturelles exceptionnelles : l’un des plus importants sites de ponte du monde pour les tortues luth en Guyane, des colonies de millions de manchots dans les archipels de Crozet et de Kerguelen (TAAF), des hauts lieux de reproduction pour les baleines à bosse à Mayotte, la deuxième plus grande barrière de récifs coralliens au monde en Nouvelle-Calédonie… Grâce aux outre-mer, la France possède le 2ème domaine maritime mondial incluant 55 000 km² de récifs coralliens et lagons, soit environ 10 % de la superficie mondiale. Les outre-mer sont caractérisés par leurs très forts niveaux d’endémisme : plus de 98 % de la faune vertébrée et 96 % des plantes vasculaires endémiques à la France sont ultramarins. Cette spécificité implique une responsabilité de premier plan pour la France : si les espèces disparaissent de ces territoires, elles disparaissent de la planète. Les Outre-mer aux premières loges de la crise mondiale de la biodiversité Revers de la médaille, la France se place au sixième rang des pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces mondialement menacées selon la Liste rouge de l’UICN publiée en 2013. Cette situation est principalement due aux collectivités françaises d’outre-mer comme la Nouvelle-Calédonie, troisième place mondiale pour le nombre de reptiles menacés, ou la Polynésie française, territoire avec le plus grand pourcentage d’espèces d’oiseaux menacées ou éteintes. Des efforts de conservation en 10 ans… à poursuivre et amplifier Pour protéger ce patrimoine, de nombreuses aires protégées ont été créées : deux Parcs nationaux à La Réunion et en Guyane, la plus grande Réserve naturelle nationale dans les TAAF, deux Parcs naturels marins à Mayotte et dans les îles Glorieuses… Ainsi, en dix ans, la superficie cumulée totale des aires protégées en outre-mer a été multipliée par 10. De plus, les inscriptions du lagon de Nouvelle-Calédonie et des Pitons, cirques et remparts de La Réunion sur la liste des biens naturels au Patrimoine mondial de l’UNESCO témoignent de la reconnaissance internationale de ces hauts-lieux de biodiversité. Pour autant, le réseau des aires protégées, marines et terrestres, doit poursuivre son extension et les moyens nécessaires doivent être accordés pour assurer une gestion efficace de ces espaces. Depuis 2003, la prise en compte des enjeux ultramarins dans les politiques de la biodiversité s’est améliorée au niveau national, comme en témoigne la nouvelle stratégie nationale pour la biodiversité, et au niveau européen grâce au financement par la Commission européenne de trois récents appels à projets dédiés à la biodiversité des outre-mer dotés chacun de 2 millions d’euros. Malgré ces signes encourageants, il reste encore à construire une véritable politique européenne pour la biodiversité des outre-mer dotée d’un financement pérenne. Sur le territoire national, les défis de l’intégration de la biodiversité dans les autres politiques, comme celles liées à l’exploitation minière et pétrolière ou à la construction d’infrastructures et l’urbanisme restent majeurs. L’implication des collectivités locales est cruciale sur ces sujets et pour la mise en place de stratégies territoriales pour la biodiversité, comme c’est le cas en ce moment à Mayotte. Le réseau des acteurs de la biodiversité dans les collectivités d’outre-mer s’est structuré donnant lieu à la mise en place de nouveaux programmes de conservation mais les financements des associations de protection de la nature, acteurs essentiels, doivent être consolidés et accrus. Plus globalement, un renforcement des moyens humains et financiers pour la mise en œuvre des politiques de la biodiversité est nécessaire pour répondre efficacement aux enjeux de conservation. Grâce aux outre-mer, la France porte une responsabilité de premier plan au niveau mondial pour enrayer l’extinction de la biodiversité. Elle doit accentuer ses efforts dans ces territoires si elle veut atteindre les objectifs d’Aïchi en 2020 et respecter ses engagements internationaux auprès de la Convention sur la diversité biologique. Biodiversité d’Outre-mer ISBN : 978-2- 915964-06-6 Ouvrage coordonné par Olivier Gargominy et Aurélie Bocquet Coédité par les éditions Roger Le Guen et le Comité français de l’UICN avec le soutien du Ministère des Outre-mer, du Centre National du Livre, de l’Office National des Forêts et de la Fondation Nature et Découvertes. Prix de vente : 45 € En vente en librairie ou auprès du Comité français de l’UICN (uicn@uicn.fr) Document joint Communiqué de presse UICN France Publication de Biodiversité d’Outre-mer
Les lauréats de la Palme IFRECOR 2013 sont…
Pour la troisième année, l’IFRECOR – Initiative française pour les récifs coralliens – a lancé le concours de la Palme IFRECOR à destination des élus des collectivités d’outre-mer. Ce concours, organisé par le Comité français de l’UICN, a pour objectif de valoriser les actions et politiques locales exemplaires mises en œuvre pour la préservation et la gestion durable des récifs coralliens et de leurs écosystèmes associés (herbiers et mangroves). Pour sa troisième édition, le jury, présidé par le Professeur Bernard Salvat (directeur émérite de l’EPHE– École Pratique des Hautes Études) a examiné 9 projets et a choisi de récompenser pour la Palme IFRECOR 2013 : Dans la catégorie « Protection, valorisation, restauration écologique » M. Ary CHALUS, député-maire de Baie-Mahault en Guadeloupe, pour le projet « KOUDMEN POUR LA MANGROVE ». Ce projet présente le programme de restauration écologique de la mangrove aux abords de la Rivière Salée. Il a consisté à : – la destruction de 12 cases de pêcheurs insalubres et l’évacuation de 125 tonnes de déchets. – un nettoyage des fonds sous-marins et une plantation de jeunes palétuviers (pour favoriser le retour des herbiers et mangroves). – la revalorisation du site aux abords de la Rivière Salée pour sensibiliser les populations et de leur permettre de se réapproprier le site. Le projet comporte aussi un volet social puisque des gardes du littoral ont été embauchés par la commune pour assurer une veille sur le site et sensibiliser les habitants aux bénéfices de la mangrove pour les récifs coralliens. Dans la catégorie « Éducation et sensibilisation » Mme Fabienne COUAPEL-SAURET, vice-présidente de la Région Réunion, pour le projet « SENTIER SOUS-MARIN DE L’ERMITAGE À SAINT-PAUL ». Le sentier sous-marin a été créé en 2003 dans le périmètre de la Réserve nationale marine créée en 2007. Il permet aux visiteurs de constater l’effet positif de la Réserve sur la biodiversité. Il est aussi devenu un véritable outil pédagogique, indispensable à la sensibilisation des collégiens et lycéens, ainsi qu’à la formation de futurs professeurs des écoles. Une remise des trophées à l’Hôtel de Montmorin du Ministère des Outre-mer Lundi 18 novembre, à l’occasion de la journée Outre-Mer du Congrès de l’Association des Maires de France (AMF) qui se tenait à l’Hôtel de Ville de Paris, une grande exposition photographique de l’IFRECOR a présenté les enjeux de préservation des récifs coralliens et écosystèmes associés. La cérémonie de remise des trophées s’est tenue au Ministère des Outre-Mer à l’issue de cette journée, en présence de la Ministre déléguée chargée de la Réussite éducative, George Pau-Langevin, du Ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, du Directeur du Comité français de l’UICN, Sébastien Moncorps, et de 500 élus ultramarins. > Découvrez également le livret de la Palme IFRECOR 2013 > Site internet de l’IFRECOR
Les propositions de l’UICN France pour la conférence environnementale 2013
Dans la cadre de la 2ème conférence environnementale, le Comité français de l’UICN présente ses propositions pour renforcer la protection de l’environnement marin, l’un des 5 thèmes à l’ordre du jour des débats. La 2ème conférence environnementale aura lieu les 20 et 21 septembre 2013 et abordera cinq nouveaux sujets dont « la biodiversité marine, la mer et les océans dans la perspective de renforcement des connaissances et de la protection de l’environnement marin en métropole et en outre-mer ». Dans ce cadre, le Comité français de l’UICN a souhaité exprimer les recommandations suivantes. Axe 1 : Améliorer les connaissances et les protections des écosystèmes marins et littoraux ► Permettre la progression des connaissances, en particulier en créant des liens de solidarité entre sciences fondamentales et sciences appliquées, et favoriser l’accès à de nouvelles sources de financement, en : – Plaçant la mer et les océans dans les priorités de la recherche française des prochaines années (les progrès doivent pouvoir être évalués sur le nombre de projets de recherche financés et les montants alloués) – Mobilisant le secteur privé, usager des ressources marines renouvelables (pharmaceutique, cosmétique, diététique,….énergies marines) et non renouvelables (extractions de granulats marins,….), pour financer des programmes de recherche dans le cadre de partenariats publics/privés, notamment concernant les impacts de ces activités et la recherche de solutions de suppression ou de limitation de ces impacts, – Favorisant le développement des sciences participatives, avec les acteurs économiques et associatifs (mesures incitatives, avantages fiscaux, rémunérations, subventions…) ► Soutenir les travaux sur les Listes Rouges des espèces menacées et des écosystèmes, menés au niveau national, pour identifier les priorités et lancer des plans d’action et initiatives de protection, et améliorer les connaissances sur les espèces classées en « Données insuffisantes » de la Liste rouge des espèces menacées en France pour les groupes déjà évalués (mammifères marins, requins et raies,…) ► Renforcer les actions visant à promouvoir les actions de mobilisation, d’éducation et de sensibilisation pour la préservation de la biodiversité marine, comme l’initiative Blue Society, et sa prise en compte dans les formations aux métiers de la mer Axe 2 : Le renforcement de l’action de la France en ces domaines dans les outre-mer ► Mettre en œuvre rapidement, ou renforcer, les actions prioritaires approuvées lors de la 1ère conférence environnementale (Stratégies territoriales de la biodiversité par collectivité, inventaires du patrimoine naturel, réseau d’espaces protégés…) ► Développer une planification spatiale maritime en outre-mer pour atteindre un bon état écologique des milieux marins, adaptée à ces territoires et inspirée de la Directive-cadre « Stratégie pour le milieu marin » et du projet de DPSM/GIZC ► Renforcer la protection des mangroves dans les Départements (Guyane, Guadeloupe, Martinique, Mayotte) et Collectivités (Nouvelle-Calédonie) d’outre-mer principalement concernés, en valorisant les interactions mangroves/herbiers marins/récifs coralliens ► Assurer la mise en place pérenne de l’initiative BEST pour la préservation de la biodiversité de l’outre-mer européen ► Réglementer l’exploitation des ressources pétrolières et minérales en outre-mer en encadrant strictement le développement des projets, en appliquant le principe de précaution et en assurant une large concertation avec l’ensemble des acteurs de la société civile Axe 3 : Les conditions d’une valorisation durable des ressources du milieu marin ► Poursuivre la mise en place d’un réseau représentatif et efficacement géré d’aires marines protégées en réaffirmant l’objectif de couvrir 20% du domaine maritime français d’ici 2020 ► Evaluer, promouvoir et valoriser l’importance de la biodiversité marine dans une perspective de développement durable basé sur les ressources naturelles marines et de protection de l’environnement marin (secteurs d’activités, filières, formations, emplois), ► Mettre en application les résultats des travaux menés sur la fiscalité écologique et affecter ces ressources à la gestion des écosystèmes marins ► Intégrer la protection de la biodiversité marine dans les politiques et projets de développement des énergies marines ►Dynamiser la mise en œuvre de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral et les instances de gouvernance (Conseil national de la mer et des littoraux, COMER) en favorisant une approche intégrée avec les différents acteurs de la mer, pour renforcer la politique maritime française ► Poursuivre la mise en œuvre du protocole APA ratifié par la France ► Renforcer le rôle et l’implication des collectivités portuaires et territoires maritimes dans les plans d’action pour la biodiversité marine et dans la gestion des aires marines protégées ► Encadrer davantage la pêche profonde et soutenir une pêche durable Axe 4 : L’action internationale de la France pour la protection juridique et la gouvernance de la haute mer ► Soutenir la signature d’un accord international sur la Haute Mer ► Influencer les Etats signataires des Conventions de Mers Régionales pour une meilleure prise en compte de la biodiversité marine dans des protocoles d’accord et en favorisant la collaboration avec les organisations régionales de pêche ► Annoncer la création de nouvelles AMP lors du Congrès IMPAC3 et engager de nouvelles initiatives régionales ► Appuyer l’initiative hollandaise de réduction des pollutions plastiques et développer des appels à projet pour l’effacement du 7eme continent plastique et autres zones d’agrégation des rejets plastiques Documents joints Propositions UICN France biodiversité marine (document complet) Propositions UICN France biodiversité marine (synthèse)
Guyane : vers une annulation du Permis d’exploitation aurifère REXMA à Saül ?
Le Comité français de l’UICN et les organisations environnementales continuent de se mobiliser contre le Permis d’exploitation aurifère REXMA à Saül. Ils ont adressé un courrier au Ministre de l’Écologie Philippe Martin à ce sujet. Au même moment, le parquet de Cayenne a ouvert une enquête sur ce dossier pour « faux et usages de faux ». Dès la publication au Journal officiel du Permis délivré le 26 octobre 2012 par le Ministre du Redressement Productif à la société REXMA, visant à exploiter l’or de la Crique (rivière) Limonade à Saül en Guyane, le Comité français de l’UICN, avec les associations guyanaises de protection de la nature, Guyane Nature Environnement, Gepog et Sepanguy, et les organisations nationales, France Nature Environnement, la Ligue pour la protection des oiseaux et la Fondation Nicolas Hulot se sont mobilisés contre cette décision. A plusieurs reprises, ils ont alerté le gouvernement et se sont prononcés en défaveur de cette décision (voir ici et ici), et encore le 24 juillet par un courrier adressé au Ministre chargé de l’Écologie Philippe Martin. Les raisons principales sont : la localisation du Permis (dans l’aire d’adhésion du Parc amazonien de Guyane et en amont direct de sa zone cœur, dans le bassin de vie des populations locales, dans un secteur à fort enjeu touristique), l’exceptionnelle richesse naturelle du site reconnue notamment par l’inventaire national du patrimoine naturel, et les impacts prévisibles sur la faune, la flore et sur la qualité des eaux. Le Comité français de l’UICN et les organisations environnementales signataires du courrier rappellent que le projet industriel de la société REXMA n’est pas durable et qu’il vient compromettre les efforts consentis par la commune de Saül de fonder son développement sur un projet de territoire basé sur la promotion de l’écotourisme et sur la valorisation du patrimoine naturel. Ils soulignent par ailleurs que le Permis est en contradiction avec les objectifs poursuivis dans le cadre de la réforme du Code minier, ceux qui président à la charte du Parc Amazonien de Guyane, l’engagement vers la transition écologique porté par le gouvernement et les positions de la plupart des élus guyanais et de la population locale. Ce permis très controversé fait, depuis le 1er août, l’objet d’une enquête ouverte par le parquet de Cayenne pour « faux et usages de faux ». L’enquête vise à définir s’il y a eu une malversation des documents, en particulier les conclusions de l’inventaire « faune-flore », versés à l’enquête publique qui avait conclu en 2009 à un avis favorable au permis minier.
La Palme IFRECOR 2013 est lancée
Pour la troisième année, l’IFRECOR – Initiative française pour les récifs coralliens – a lancé le concours de la Palme IFRECOR à destination des élus des collectivités d’outre-mer, organisé par le Comité français de l’UICN. Ce concours a pour objectif de valoriser les actions et politiques exemplaires mises en œuvre pour la préservation et la gestion durable des récifs coralliens et leurs écosystèmes associés (herbiers et mangroves). Pour faire connaître la biodiversité des récifs coralliens, des herbiers et des mangroves, et pour sensibiliser le grand public aux enjeux de ces écosystèmes, l’Initiative française pour les récifs coralliens (IFRECOR) a mis en place le concours de la Palme IFRECOR, organisé par le Comité français de l’UICN. Le maintien en bon état écologique de ces écosystèmes littoraux dépend des décisions des élus locaux. Ce concours a été créé pour récompenser les élus d’Outre-mer et valoriser les politiques et les actions exemplaires qu’ils mènent pour la protection et la gestion durable des récifs coralliens et des écosystèmes associés (mangroves et herbiers). Chaque année, à l’occasion de la cérémonie de remise des prix, la Palme IFRECOR met en lumière les bonnes pratiques mises en œuvre par les collectivités pour la préservation de la biodiversité en Outre-mer. 1 concours, 2 gagnants ! A partir du 1er août et jusqu’au 18 octobre 2013, les collectivités d’Outre-mer peuvent s’inscrire et présenter leurs projets dans l’une des catégories suivantes : • Catégorie « Protection, valorisation et restauration écologique » des récifs coralliens, herbiers et mangroves • Catégorie « Éducation et sensibilisation » Les élus peuvent présenter un projet pour chacune des deux catégories. Le jury, présidé par le Professeur Bernard Salvat, examinera l’ensemble des projets reçus et sélectionnera un lauréat par catégorie. Les élus lauréats seront invités par l’IFRECOR à la cérémonie officielle de remise des trophées qui se tiendra le 18 novembre à Paris. Comment participer ? Ce concours est ouvert à tous les élus (Maires, membres élus des Conseils généraux, Conseils régionaux, Conseils territoriaux, Assemblées provinciales, Assemblées territoriales) des collectivités d’Outre-mer abritant des récifs coralliens, mangroves et herbiers, représentées au sein de l’IFRECOR par un comité local : Martinique, Guadeloupe, La Réunion, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna et la Polynésie française, et également Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Les élus souhaitant participer devront compléter une fiche de candidature téléchargeable : ici-> pour la catégorie Éducation et sensibilisation ici-> pour la catégorie Protection, Valorisation et Restauration et la renvoyer à l’adresse du concours : concours2013@ifrecor.org Retour sur la Palme IFRECOR 2012 Pour sa seconde édition en 2012, le concours a connu un franc succès : le jury a longuement étudié et débattu avant de retenir les deux lauréats. Les palmes ont été remises à l’occasion de la journée Outre-mer du congrès des Maires par M. Pélissard, président de l’association des Maires de France (AMF), M. Victorin Lurel, Ministre des Outre-mer et Mme Delphine Batho, Ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie. Une exposition photo présentant l’ensemble des projets s’est tenue dans la prestigieuse salle de l’Hôtel de Ville à l’occasion de la journée dédiée à l’Outre-mer. Près de 1000 élus ont ainsi pu découvrir les enjeux de la Palme IFRECOR et les spécificités de chacun des projets candidats. En 2013, l’AMF reconduit son partenariat avec l’IFRECOR et accueillera de nouveau la cérémonie de remise des récompenses aux deux élus lauréats. Documents joints Fiche de candidature Palme IFRECOR 2013. Catégorie Protection, valorisation, restauration écologique Fiche de candidature Palme IFRECOR 2013. Catégorie Education et sensibilisation
L’AFD et le Conseil général de Mayotte soutiennent l’action du Comité français de l’UICN
Le Comité français de l’UICN vient de signer une convention de partenariat avec l’AFD et le Conseil Général de Mayotte pour la deuxième phase de l’élaboration d’une stratégie biodiversité pour le développement durable de Mayotte. Cette stratégie doit permettre de renforcer la préservation de la biodiversité, dont dépendent les activités économiques et le bien-être des mahorais. Le Comité français de l’UICN a lancé en juin 2012 une dynamique collective pour élaborer une proposition de Stratégie biodiversité pour un développement durable de Mayotte. Cette première étape a bénéficié du soutien de TEMEUM, de la DEAL et du Conseil général de Mayotte. Sur la base d’un état des lieux du territoire (Diagnostic Biodiversité de Mayotte), cinq enjeux majeurs ont été dégagés, puis présentés lors d’ateliers thématiques tenus entre janvier et mars 2013 à l’occasion desquels un plan d’action pour la biodiversité s’est construit. Un séminaire de restitution, auquel l’AFD et le Conseil Général se sont associés, a été l’occasion de valider des propositions d’actions et de prendre une motion pour la biodiversité de Mayotte, l’Appel de Maoré, soutenant la mise en œuvre de la stratégie. Cette convention tripartite d’une année vise à lancer la seconde phase de la stratégie biodiversité pour le développement durable de Mayotte. Il s’agira, d’ici le mois de novembre 2013, de finaliser et faire valider par tous les acteurs la proposition de stratégie. L’UICN France proposera ensuite la mise en place d’un comité mahorais de la biodiversité, structure de gouvernance pour l’animation et le suivi de la mise en œuvre de la stratégie. Dans un second temps, il s’agira de créer un mécanisme d’appui et d’accès aux financements pour la société civile porteuse de projets répondant aux objectifs de la stratégie biodiversité, l’objectif étant de réaliser des actions démonstratives répondant aux priorités identifiées et de renforcer les capacités des acteurs locaux à formuler et mettre en œuvre des projets. L’effort de structuration entrepris à travers ce partenariat pourrait permettre aux acteurs de la biodiversité à Mayotte d’accéder notamment aux financements européens. Après le renouvellement du soutien de la DEAL Mayotte, l’appui apporté par l’AFD et le Conseil Général de Mayotte, ainsi que les fonds du Contrat de Projet Etat-Mayotte, vont permettre de concrétiser cette deuxième étape de finalisation et de mise en oeuvre de la Stratégie Biodiversité pour le développement durable de Mayotte.
Mayotte : vers une stratégie Biodiversité pour le développement durable
Face aux enjeux de préservation d’un patrimoine naturel exceptionnel, les acteurs mahorais, réunis hier à l’initiative du Comité français de l’UICN, ont adopté une proposition de « Stratégie Biodiversité pour le développement durable de Mayotte » et signé l’Appel de Maoré soutenant sa mise en œuvre. Le département de Mayotte possède un patrimoine naturel d’importance mondiale : par exemple un lagon de 1500 km² qui abrite 24 espèces de mammifères marins et 130 espèces d’oiseaux. Les acteurs mahorais de l’environnement se sont rassemblés le 23 avril à Mamoudzou pour débattre et proposer des actions pour répondre aux enjeux du développement durable du territoire. Cette mobilisation, initiée par le Comité français de l’UICN et lancée officiellement le 2 octobre 2012 à Mamoudzou, s’est concrétisée par l’adoption d’une proposition de Stratégie Biodiversité et le lancement de l’Appel de Maoré. Ils permettront de disposer prochainement d’un projet de territoire respectant et valorisant la biodiversité, qui joue un rôle fondamental dans le bien-être de la population et dans les activités économiques et sociales. Cette proposition de stratégie a été établie sur la base d’un état des lieux du territoire, cadre commun de référence élaboré avec tous les acteurs. Grâce à ce diagnostic partagé, les grands enjeux pour le territoire ont été identifiés puis des ateliers thématiques ont permis de réfléchir aux actions prioritaires à mener. Le séminaire tenu hier a permis de débattre et de partager largement les propositions d’actions. La proposition de stratégie sera ensuite finalisée et soumise pour validation. Mayotte devient ainsi un département d’outre-mer pilote dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale de la biodiversité, de la loi Grenelle 1 et des engagements de la conférence environnementale. Mayotte constitue aussi un exemple très instructif pour un futur schéma volontaire pour la biodiversité des Outre-mer européens. Préparant son accession au statut de région ultrapériphérique de l’Union européenne (RUP), Mayotte démontre la capacité de mobilisation des Outre-mer européens sur les enjeux de biodiversité. Pour le Comité français de l’UICN, cette stratégie va permettre de mieux répondre aux enjeux mondiaux de biodiversité présents à Mayotte, d’intégrer davantage sa préservation dans les politiques locales, nationales et européennes, et de renforcer le réseau des acteurs locaux. Cette initiative est soutenue par le Conseil général, la Préfecture, la DEAL, le programme TE ME UM et l’AFD. Pour répondre à la forte mobilisation des acteurs et maintenir cette dynamique collective, le Comité français de l’UICN va poursuivre sa mission. Une nouvelle phase consistera à accompagner les acteurs mahorais dans la mise en œuvre de la stratégie en soutenant des opérations concrètes et démonstratives et à apporter de nouvelles connaissances sur les espèces et les écosystèmes. Document joint Appel de Maoré
Guyane : pour l’intérêt général, le Gouvernement doit retirer le permis REXMA
Dénoncé par l’ensemble de la communauté associative et scientifique, le permis minier REXMA, accordé dernièrement par Arnaud MONTEBOURG, ministre du redressement productif au sein du Parc National de Guyane, continue de fédérer contre lui, sauf semble-t-il au Ministère du Redressement productif. A la veille d’être auditionnées à l’Assemblée Nationale sur la réforme du code minier, les organisations environnementales demandent fermement au Gouvernement le retrait du Permis REXMA, pour l’intérêt général, par souci de cohérence des politiques publiques et par respect de la démocratie locale. Les organisations environnementales contestent ce permis sur quatre points : La rivière que la société REXMA souhaite exploiter est incluse dans le Parc national de Guyane, dans une zone où la biodiversité est riche et où sont présentes des espèces menacées et protégées au niveau national. Les impacts de l’exploitation alluvionnaire qui créera des chenaux de dérivation et modifiera le régime hydrique du cours d’eau seront préjudiciables à la qualité de l’eau, ce qui est contradictoire avec le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE). Le permis est contesté depuis 2005 par les habitants et le Maire de la commune concernée, Saül, et par la députée de Guyane, Mme Chantal BERTHELOT. Le permis ne pourra pas être prorogé au-delà de 5 années d’exploitation. Dès lors pourquoi privilégier l’exploitation éphémère de l’or jaune au détriment de l’or vert durable qui sera détruit sur le site, remettant en cause les efforts de la commune de Saül pour le développement de l’écotourisme ? Le projet industriel de la société REXMA, avec 15 emplois créés sur cinq ans, n’est pas un projet socio-économique durable contrairement à l’activité écotouristique qui génèrerait plus d’emplois à long terme dans le Parc national et sur le territoire guyanais. Le Président de la République a placé la protection de la biodiversité comme une des priorités du gouvernement. Le Premier ministre l’a rappelé à la Conférence environnementale en affirmant que « chaque politique publique doit en effet prendre en compte l’exigence environnementale ». Ce principe doit s’appliquer sur l’ensemble du territoire national. C’est ce que viennent de rappeler nos organisations dans un courrier adressé au chef du Gouvernement. Document joint CP REXMA ONG 20 03 2013
Exploitation aurifère en Guyane : l’UICN France demande l’annulation du permis Rexma
Le Comité français de l’UICN a demandé au Premier ministre d’annuler le permis d’exploitation aurifère accordé par le Ministre du Redressement productif à la société REXMA sur le territoire de la commune de Saül, situé dans un secteur du Parc amazonien de Guyane et dans une zone interdite à l’exploitation dans le schéma départemental d’orientation minière. Un arrêté ministériel du 26 octobre 2012, paru au JORF n°0288 du 11 décembre 2012 et signé par le Ministre du Redressement productif, accorde un permis d’exploitation de mines d’or et substances connexes, dénommé « Permis Limonade », à la société REXMA sur le territoire de la commune de Saül en Guyane. Ce permis concerne une zone interdite à l’exploitation minière du Schéma Départemental d’Orientation Minière de la Guyane qui est entré en vigueur depuis le 1er janvier 2012 et qui avait l’objet d’une large concertation à laquelle le Comité français de l’UICN avait participé. Ce secteur est également inclus dans la zone d’adhésion du Parc amazonien de Guyane et aura des impacts dans la zone cœur de ce parc national, puisque l’exploitation sera réalisée en amont et à proximité immédiate du bassin versant de la Crique Limonade qui en est partie intégrante (pollution au mercure, perturbation des cours d’eaux par les sédiments, etc…). Cette décision a suscité des oppositions parmi les élus guyanais et les habitants de la commune de Saül, située tout près de l’exploitation, qui se sont engagés dans une politique de développement durable du territoire basée notamment sur la valorisation touristique du patrimoine naturel. Cette décision est enfin en contradiction avec les objectifs des concertations actuellement menées sur la réforme du Code minier et la charte du Parc amazonien de Guyane. Le Président du Comité français de l’UICN a ainsi demandé au Premier Ministre, par un courrier en date du 19 décembre 2012, l’annulation de ce permis.
Les lauréats de la Palme IFRECOR 2012 sont…
Pour la deuxième année, l’IFRECOR – Initiative française pour les récifs coralliens – a lancé le concours Palme IFRECOR à destination des élus des collectivités d’outre-mer, organisé par le Comité français de l’UICN. Ce concours a pour objectif de valoriser les actions et politiques exemplaires mises en œuvre pour la préservation et la gestion durable des récifs coralliens et leurs écosystèmes associés (herbiers et mangroves). Huit candidatures étaient en compétition pour la seconde édition du concours dédié exclusivement aux élus d’outre-mer. Le jury, présidé par le Professeur Bernard Salvat (professeur émérite de l’EPHE – École Pratique des Hautes Études et spécialiste mondial des récifs coralliens), a choisi de récompenser pour la Palme IFRECOR 2012 : Dans la catégorie « Protection, valorisation, restauration » M. Daniel CHOMET, conseiller régional de la Martinique et Président du Parc Naturel régional pour le projet « Création de la Réserve naturelle régionale de la Baie de Génipa » La Baie de Genipa présente un patrimoine écologique d’exception (mangroves, herbiers à phanérogames, bancs coralliens) mais soumis à de nombreuses pressions, comme les pollutions, entraînant notamment une diminution des densités de poissons. Le projet de création d’une Réserve naturelle régionale, lancé en 2007, est en cours de finalisation pour protéger ces milieux naturels. La réserve et la gestion associée permettront de limiter les dégradations subies par les écosystèmes et de garantir leur bon état écologique à long terme. Dans la catégorie « Éducation et sensibilisation » M. Abourahamane SOILIHI, Sénateur-maire de Mamoudzou (Mayotte) pour le projet « Connaître la mangrove de Tsoundzou pour mieux la protéger ensemble » Ce projet pluriannuel a pour objectif de sensibiliser les habitants du village de Tsoundzou I à la préservation de l’environnement, et en particulier à lutter contre le défrichement des mangroves. Il permet, grâce au partenariat avec l’antenne mahoraise du Conservatoire botanique national des Mascarins, de développer les connaissances et l’esprit critique des enfants sur la protection des mangroves et sur les problématiques liées à leur dégradation. Sept demi-journées d’animation sur le terrain sont en particulier dédiées aux enfants des classes de primaire de l’école municipale de Tsoundzou I. Une remise des trophées au Ministère des Outre-mer Lundi 19 novembre, à l’occasion de la journée Outre-Mer du Congrès de l’Association des Maires de France (AMF) qui se tenait à l’Hôtel de Ville de Paris, une grande exposition photographique a présenté l’ensemble des projets candidats pour la Palme IFRECOR 2012.La cérémonie de remise des trophées s’est tenue au Ministère des Outre-Mer à l’issue de cette journée, en présence de la Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, Delphine Batho, du Ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, du Président de l’AMF, Jacques Pélissard et du Président du Comité français de l’UICN, Christophe Lefebvre, et de 500 élus ultramarins. > Découvrez également le livret des projets candidats à la Palme IFRECOR 2012 > Site internet de l’IFRECOR