Les collectivités territoriales françaises et leurs associations, mobilisées pour préserver, restaurer et valoriser la biodiversité
A l’occasion de la onzième conférence de la Convention sur la Diversité Biologique qui se tient actuellement à Hyderabad en Inde, les associations françaises d’élus et de collectivités territoriales se mobilisent en faveur de la biodiversité. Une déclaration commune, initiée et soutenue par le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, sera présentée aujourd’hui pour faire connaître leurs engagements. Tous les grands réseaux d’élus et de collectivités territoriales françaises ont contribué et signé cette déclaration : l’Association des Régions de France (ARF), l’Assemblée des Départements de France (ADF), l’Assemblée des Communautés de France (ADCF), l’Association des Maires de France (AMF), l’Association des Maires de Grandes Villes de France (AMGVF), la Fédération des Villes Moyennes (FVM), l’Association des Communautés Urbaines de France (ACUF), les Eco Maires et l’Association des Communes et Collectivités d’outre-mer (ACCDOM). Les collectivités mettent en place déjà de nombreuses actions mais elles reconnaissent toutefois la nécessité de renforcer leur implication pour la préservation de la biodiversité, compte tenu de l’urgence de la situation. Les réseaux de collectivités souhaitent ainsi participer à une mobilisation politique et sociétale plus forte. Ils s’engagent notamment à mobiliser leurs membres pour la réduction des pressions sur la biodiversité, la restauration des milieux naturels dégradés, la création et la gestion efficace d’un réseau d’aires protégées, le financement de nouvelles actions, ou encore la réforme des aides financières dommageables à la biodiversité. Par cette déclaration, les associations de collectivités françaises invitent également les Etats Parties à la Convention à soutenir les actions menées par les collectivités territoriales pour mieux évaluer, planifier et mettre en œuvre les actions et politiques de conservation de la biodiversité dans les territoires. Cette déclaration répond également à une résolution prise au Congrès mondial de la nature qui s’est tenu en République de Corée à Jeju, du 6 au 15 septembre 2012, demandant le renforcement de la collaboration entre les collectivités et le réseau de l’UICN. Elle sera présentée lors du Sommet des villes et des collectivités territoriales le mardi 16 octobre à Hyderabad. Document joint Déclaration collectivités locales COP11 CDB
Le temps presse pour les coraux des Caraïbes
Il reste ne reste plus beaucoup de temps pour sauver les récifs coralliens des Caraïbes. Des mesures d’urgence s’imposent pour limiter la pollution et réglementer les pratiques de pêche agressives qui menacent l’existence des récifs coralliens dans les Caraïbes, souligne l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) dans un nouveau rapport. La couverture moyenne des récifs caribéens par du corail vivant a considérablement baissé et n’est plus que de 8 % aujourd’hui, contre plus de 50 % dans les années 1970, constate ce rapport. De plus, le taux de déclin sur la plupart des récifs ne montre aucun signe de ralentissement, bien que la détérioration du corail vivant au large des Antilles néerlandaises et des Iles Caïman notamment, soit moins prononcée, une superficie pouvant atteindre jusqu’à 30 % y subsistant encore selon les îles. Celles-ci sont moins exposées aux impacts humains ainsi qu’aux catastrophes naturelles telles que les ouragans. « Les causes principales de ce déclin des coraux sont bien connues et comprennent la surpêche, la pollution, les maladies et l’effet blanchissant causé par l’élévation des températures due à l’usage de combustibles fossiles », déclare Carl Gustaf Lundin, directeur du Programme marin et polaire mondial de l’UICN. « Pour le futur, il sera impératif de réduire dès que possible et drastiquement la totalité des impacts humains si l’on veut garantir la survie des récifs coralliens et des pêches vitales qui en dépendent pour les décennies à venir ». L’UICN appelle à la stricte mise en vigueur d’actions locales destinées à améliorer la santé des coraux, y compris une limitation des prises par l’application de quotas, une extension des aires marines protégées, l’arrêt des ruissellements d’origine terrestre, et une réduction de la dépendance mondiale à l’égard de combustibles fossiles. Par le biais du Réseau mondial de surveillance des récifs coralliens coordonné par l’UICN, des initiatives ont été lancées pour renforcer la collecte de données sur le déclin des coraux au niveau mondial. « Il nous faut élaborer des paramètres universels simples pour mesurer l’état et l’évolution des récifs coralliens partout dans le monde, et mettre sur pied une base mondiale de données qui soit librement et aisément disponible à tous », déclare Jeremy Jackson, directeur scientifique du Réseau mondial de surveillance des récifs coralliens. « Nous entendons relever ce défi en étendant la méthodologie de nos analyses dans les Caraïbes sur l’ensemble des mers tropicales. Les résultats de ces études distinctes seront affichées en ligne au fur et à mesure de leur exécution et dégageront une synthèse globale d’ici à 2016 ». Télécharger le rapport
Guyane : permis accordés pour l’exploration pétrolière profonde
La satisfaction du Comité français de l’UICN concernant l’arrêt des forages pétroliers en Guyane, en accord avec sa demande de moratoire adoptée en 2011, aura été de courte durée. Le gouvernement français est revenu sur la décision de la Ministre de l’écologie de suspendre les permis, et les autorisations pour la poursuite des forages exploratoires d’hydrocarbures au large de la Guyane ont été accordées. Alors que la communauté internationale était rassemblée à Rio pour la conférence du vingtième anniversaire du Sommet de la Terre, à quelques kilomètres, la Préfecture de Guyane signait l’autorisation des forages exploratoires au large de la Guyane. Plusieurs organisations environnementales avaient pourtant souligné les lacunes sur la notice d’impact, la consultation publique, les rejets d’hydrocarbures et la gestion des risques de pollution. Les documents fournis par les pétroliers ne proposent notamment pas de solution pour minimiser les impacts des études sismiques sur les nombreux mammifères marins qui fréquentent les eaux guyanaises. Aucun dispositif efficace n’est également prévu en cas de marée noire qui, en plus des impacts sur les écosystèmes marins et littoraux, engendrerait de graves conséquences économiques pour les pêcheries guyanaises. Plus largement, ces projets à hauts risques ne placent pas la France sur la voie de la transition énergétique et de la lutte contre le changement climatique. Les élus guyanais ont joué également un rôle important en soutenant, auprès du gouvernement, la poursuite de l’exploration pétrolière. Le développement durable de la collectivité doit cependant être basé sur la valorisation de ses ressources renouvelables et de ses richesses écologiques. La Guyane a en effet des atouts pour développer d’autres leviers économiques comme les énergies renouvelables, l’écotourisme, la pêche durable ou la recherche. Ce potentiel économique pour la collectivité permettrait d’enclencher la transition écologique, thème central de la campagne présidentielle française et de la Conférence de Rio+20. Photo bandeau : © Arria Belli – Flickr – CC BY-SA 2.0
Guyane : après le pétrole, la transition écologique ?
Faisant suite à la motion adoptée en juin 2011 par ses membres au Congrès français de la nature et après des mois de mobilisation des organisations environnementales en Guyane, le Comité français de l’UICN accueille avec satisfaction la décision de la ministre de l’écologie, Nicole Bricq, de suspendre les permis de forages exploratoires d’hydrocarbures au large de la Guyane. Le patrimoine naturel de la Guyane est remarquable. Le littoral est bordé de mangroves sur un linéaire parmi les plus étendus au monde. Les côtes guyanaises abritent la plus grande population d’oiseaux limicoles d’Amérique du sud et les plages sont l’un des plus importants lieux de ponte pour les tortues marines, en particulier les tortues luth, une espèce en danger critique d’extinction selon la Liste rouge de l’UICN. Récemment, une étude conduite par l’Agence des aires marines protégées a révélé la présence de 12 nouvelles espèces de cétacés, toutes protégées au niveau national, soit un total de 27 espèces fréquentant les eaux guyanaises. La ministre de l’Ecologie a annoncé mercredi 13 juin 2012 sa décision de suspendre jusqu’à nouvel ordre ’tous les permis’ de forages exploratoires d’hydrocarbures, notamment celui de la société Shell. Les permis ont été suspendus dans l’attente de plus fortes garanties environnementales. Le Comité français de l’UICN salue cette décision mais souhaite que l’exploration et l’exploitation pétrolière, en particulier en eau profonde, soient abandonnées pour plusieurs raisons : Le pétrole est une énergie fossile dont la combustion contribue massivement aux émissions mondiales de gaz à effet de serre et à leurs conséquences sur le climat. De plus l’exploitation du pétrole en Guyane est principalement envisagée pour alimenter la demande mondiale en hydrocarbures et non pour répondre aux besoins énergétiques locaux. Les stocks de pétrole sont en diminution constante dans le monde et l’exploitation se fait désormais à des profondeurs très importantes avec des risques technologiques croissants comme le montrent les accidents récents liés à des plateformes pétrolières dans le Golfe du Mexique en avril 2010, au large de Rio en novembre 2011, ou encore au large des côtes nigérianes en décembre 2011. La prospection sismique a des incidences néfastes sur les écosystèmes et la faune marine, en particulier sur les cétacés. La Guyane a toutes les qualités pour devenir le premier département à enclencher une transition écologique en plaçant ses richesses naturelles au coeur de son développement. Par exemple, la création d’un réseau d’aires marines protégées bien gérées permettrait le développement d’activités économiques profitant directement aux populations locales à travers la pêche, l’écotourisme, et les énergies renouvelables. Ces dispositions confirmeraient l’ambition du gouvernement français de définir un nouveau modèle de développement écologique basé sur une gestion durable des ressources naturelles, et la mise en place d’une véritable « économie verte ». Motion sur les forages pétroliers offshore en Guyane (27 juin 2011) Document joint Forages pétroliers offshore en Guyane
La Liste rouge des oiseaux de Guadeloupe
Première étape d’une série de chapitres à paraître sur la faune et la flore de Guadeloupe, l’étude réalisée porte sur l’ensemble des oiseaux nicheurs et migrateurs présents dans l’archipel guadeloupéen. Le risque de disparition de chacune des espèces a été analysé. Parmi les oiseaux menacés, la Grive à pieds jaunes et l’Organiste louis-d’or sont classés « Vulnérables », le Dendrocygne des Antilles est « En danger » et le Martin-pêcheur à ventre roux « En danger critique ». Le Pic de la Guadeloupe, endémique de l’archipel, est quant à lui classé « Quasi menacé ». Ce chapitre de la Liste rouge des espèces menacées en France a été réalisé par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec les associations guadeloupéennes AMAZONA, AEVA et ASFA, et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale Documents et liens • Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf) • Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN) Photo bandeau : Pic de la Guadeloupe © Anthony Levesque
Les lauréats 2011 de la Palme IFRECOR sont…
Le 14 décembre, les résultats de la première édition du concours de la Palme IFRECOR à destination des élus ont été communiqués. Pierre Aliotti, vice-président de la collectivité de Saint-Martin et Ronald Tumahai, maire de la commune de Punaauia en Polynésie française, ont reçu la Palme IFRECOR sur l’île de la Réunion qui accueillait la 26ème Assemblée Générale de l’ICRI. L’appel à projets lancé le 27 juin auprès des territoires d’outre-mer du réseau IFRECOR (Guadeloupe, Martinique, La Réunion, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna, Polynésie française, ainsi que Saint-Barthélemy et Saint-Martin) a suscité l’intérêt des élus d’outre-mer. Le jury a délibéré et distingué deux lauréats auxquels le Président du Conseil Régional de la Réunion a remis la Palme IFRECOR. Dans la catégorie « Éducation et sensibilisation », la Palme a été attribuée au projet « Création d’un sentier sous-marin éducatif audio-équipé dans la Réserve naturelle nationale de Saint Martin » Un sentier sous-marin ponctué de stations de découverte commentées ? C’est le projet réalisé sur l’îlet Pinel, au sein de la Réserve naturelle nationale de Saint-Martin. Grâce à un équipement FM installé sur les tubas, le visiteur peut tout au long de sa progression écouter des messages décrivant les herbiers de phanérogames, coraux et faune sous-marine visibles le long du sentier et expliquant les fonctionnalités écologiques. Pierre Aliotti, vice-président de la collectivité de Saint-Martin, a déclaré : « Je suis touché d’être récompensé par ce trophée qui valorise tout le travail réalisé depuis de nombreuses années : la création de la réserve, les arrêtés de protection forte pris pour tous les étangs, la publication de la loi de 1996 et l’intervention du Conservatoire du littoral, le suivi des projets d’acquisition foncière (Galion et Redrock)… autant de projets réalisés pour la qualité de vie de nos concitoyens, pour nos visiteurs touristes, poumons de l’économie. » Dans la catégorie « Protection, valorisation et restauration », la Palme a été attribuée au projet » Réhabilitation d’un espace lagonaire impacté par la prolifération du poisson jardinier Stegastes nigricans » dans la commune de Punaauia en Polynésie française Le poisson jardinier Stegastes nigricans est une espèce indigène qui connaît un développement « explosif » depuis une quinzaine d’années, suite à la très forte réduction de ses compétiteurs (oursins, gastéropodes). Le Stegastes nigricans colonise certains pinacles du lagon et « interdit » alors l’accès aux autres espèces de poissons. Avec ce projet de restauration, la commune souhaite aboutir à la mise en place d’un PGEM qui assurera une gestion concertée du lagon. Ronald Tumahai, le maire de Punaauai, a déclaré : « Ce trophée vient récompenser les actions de réhabilitation écologique du lagon de Punaauia conduites avec Pae Tai Pae Uta, projet qui s’inscrit plus largement dans une démarche de développement durable pour notre commune avec l’objectif de faire aboutir rapidement le PGEM (Plan de Gestion de l’Espace Maritime) que nous conduisons en étroite collaboration avec les associations de protection de l’environnement » Madame Sandrine Turquem, 3ème adjointe au Maire de Punaauia, représentait Monsieur le maire Ronald Tumahai pour la remise de la Palme IFRECOR. Le trophée, une création de l’artiste réunionnais Claude Berlie-Caillat, symbolise la beauté et la fragilité des récifs coralliens. Il dirige l’association « Art Sud », Centre des Arts du feu, sur les pentes du Piton de la Fournaise. Spécialiste des techniques de fusion et d’émaillage autour du basalte, il a créé pour l’IFRECOR deux trophées originaux représentant chacun la beauté, l’équilibre et la fragilité des récifs coralliens à travers une gorgone éventail en porcelaine apposée sur un socle en basalte. ©Berlie-Caillat | www.artsud.org Organisateurs et Partenaires Le concours était lancé dans le cadre de l’IFRECOR (Initiative française pour les récifs coralliens) ; initiative portée par le Ministère de l’Écologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement (MEDDTL) et par le Ministère chargé de l’Outre-mer (MOM). Le Comité français de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la nature), pilote de la thématique « communication » de l’IFRECOR, état en charge de l’organisation de ce concours. La Palme IFRECOR 2011 a été réalisée grâce au soutien financier du Fonds Biome et au soutien média du magazine Terre Sauvage. > En savoir plus sur l’ ICRI (International Coral Reef Initiative) : www.icriforum.org > En savoir plus sur l’IFRECOR (Initiative française pour les récifs coralliens) :www.ifrecor.com Dossier de presse Télécharger ici le dossier de presse avec plus d’informations et le descriptif complet des projets inscrits à la Palme IFRECOR. Contacts Presse Agence RendezVous RP Stéphanie Gentilhomme stephaniegentilhomme@rendezvous-rp.com +33 (0)1 45 41 19 37 +33(0)6 84 61 62 68 Contact pour l’IFRECOR Comité français de l’UICN Aurélie Bocquet 06.23.65.76.18 contact@ifrecor.org
La Réunion : incendies dans le site du Patrimoine mondial
L’UICN et l’UNESCO suivent avec préoccupation la situation dans les Pitons, cirques et remparts de La Réunion, site inscrit sur la liste des biens naturels du Patrimoine mondial en 2010, où les incendies font rage depuis le 25 octobre avec de graves conséquences sur la biodiversité. Selon les premiers rapports du Parc national de la Réunion, presque 3.000 ha des 100 000 ha du site du Patrimoine mondial ont été détruits par les incendies. De nombreux milieux naturels ont été atteints. Vingt-six espèces de plantes rares sont déjà connues pour avoir été touchées par les incendies. Seize de ces espèces sont répertoriées comme menacées sur la Liste rouge de l’UICN. Les incendies ont également fortement affecté la faune, en premier lieu desquels les invertébrés, mais aussi les aires de nidification d’oiseaux tels que les Oiseaux verts (Zosterops olivaceus), Tec-Tec (Saxicola tectes), Papangues (Circus maillardi). Par ailleurs, il est à craindre pour la survie de la population réunionnaise de Lézard vert des Hauts (Phelsuma borbonica) récemment découverte dans la zone touchée par les incendies. Le site a été inscrit sur la liste du Patrimoine mondial en 2010 pour sa biodiversité exceptionnelle et pour la beauté de son paysage de forêts subtropicales, de forêts de nuages et de landes, dominé par deux pics volcaniques et trois cirques bordés de falaises. Le Centre du Patrimoine mondial de l’UNESCO a demandé à l’Etat français de lui fournir un rapport détaillé afin d’évaluer les impacts des incendies sur les valeurs pour lesquelles le site est inscrit sur la liste du Patrimoine mondial. L’UICN a également proposé son expertise scientifique pour évaluer les impacts de ces incendies sur la biodiversité réunionnaise.
Le 10ème Congrès français de la nature adopte 13 recommandations et deux messages
Le 10ème Congrès français de la nature, organisé par le Comité français de l’UICN, a adopté 13 nouvelles recommandations sur les enjeux de la biodiversité ainsi que 2 messages à l’occasion de l’année internationale des forêts et de l’année des outre-mer. Réunis le 27 juin 2011 à Paris pour la 10ème édition du Congrès français de la nature, les organismes et les experts du Comité français de l’UICN ont adopté 13 nouvelles recommandations sur les sujets suivants : Politiques de la biodiversité • Stratégie nationale de la biodiversité 2011-2020 • Agence nationale de la biodiversité Ecosystèmes • Développement des énergies renouvelables et conservation de la biodiversité • Gestion intégrée des ressources en eau en montagne • Protection des canyons marins de la Méditerranée • Protection des écosystèmes océaniques profonds dans le cadre de l’exploitation des ressources minières Aires protégées • Pour une stratégie volontariste des parcs nationaux • Renforcement du parc national des Calanques Outre-mer • Orpaillage en Guyane • Forages pétroliers offshore en Guyane • Extension de la piste d’aéroport de Mayotte Espèces • Protection de l’Ours brun dans les Pyrénées • Protection des oiseaux marins dans les mers australes Le congrès a également adopté deux messages à l’occasion de l’année internationale des forêts et de l’année des outre-mer : • Message de l’UICN France pour l’année internationale des forêts • Message de l’UICN France pour l’année des outre-mer Le congrès a enfin lancé officiellement le premier concours pour la préservation des récifs coralliens d’outre-mer à destination des élus, organisé par l’IFRECOR (Initiative française pour les récifs coralliens), dont le Comité français de l’UICN est membre (en savoir plus) Document joint Programme Congrès français de la nature 2011
Guide des vertébrés envahissants en outre-mer
Le Comité français de l’UICN et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage viennent d’éditer en partenariat un nouvel ouvrage intitulé « Les vertébrés terrestres introduits en outre-mer et leurs impacts. Guide illustré des principales espèces envahissantes ». En raison de leurs impacts écologiques et socio-économiques multiples, ces espèces posent des problèmes majeurs à tous ceux qui en outre-mer ont en charge la préservation d’un patrimoine naturel unique : associations, établissements publics, services de l’Etat et des collectivités locales. Cet ouvrage leur est destiné, ainsi qu’au grand public intéressé par ce sujet. Son objectif est de sensibiliser et d’informer sur les vertébrés exotiques envahissants et leurs impacts. Trente neuf espèces introduites parmi les plus envahissantes ou potentiellement envahissantes font l’objet d’une monographie résumant leur écologie, leur distribution dans l’outre-mer français, leurs impacts avérés ou potentiels, la réglementation les concernant, etc. Ce guide a bénéficié du soutien du Ministère chargé de l’écologie et a été réalisé grâce à la contribution de nombreux experts et acteurs ultra-marins. Pour télécharger le guide, rendez-vous sur le site dédié aux espèces exotiques envahissantes en outre-mer ou cliquer >> ici.
Lancement d’un concours en faveur des récifs coralliens
Vous êtes un élu d’outre-mer et vous avez mené des actions exemplaires en faveur des récifs coralliens, herbiers ou mangroves au sein de votre collectivité ? Jusqu’au 10 octobre 2011, participez au concours de la Palme IFRECOR 2011 ! A l’occasion de l’Année des outre-mer, l’initiative française pour les récifs coralliens (IFRECOR), co-animée par les ministères chargés de l’écologie et de l’outre-mer, lance la première édition d’un concours national en faveur de la préservation des récifs coralliens, herbiers et mangroves à destination des élus des collectivités françaises d’outre-mer. Le concours « Palme IFRECOR 2011 » a été ouvert lundi 27 juin à l’occasion du Congrès français de la nature du Comité français de l’UICN en présence de : Christophe Lefebvre (Président de l’UICN France), Coralie Noël (MOM), Charlotte Gobin (MEDDTL), Bernard Cressens (WWF France), Sébastien Folin (Président du Fonds Biome et Parrain de la Palme IFRECOR) et Aurélie Bocquet (UICN France). « Les récifs coralliens, les mangroves et les herbiers sont notre richesse commune. Agissons ensemble pour préserver les richesses de nos territoires » Des écosystèmes exceptionnels mais menacés Les récifs coralliens, les mangroves et les herbiers sont des écosystèmes rares et exceptionnels. Ils offrent aux communautés humaines de nombreuses ressources et services : refuge et nurserie pour les espèces, développement économique par le maintien d’activités de pêche et de tourisme, protection des côtes, ressources pharmacologiques… Ils sont cependant sérieusement menacés par les activités humaines. La destruction et la fragmentation des habitats, la pollution, l’érosion des côtes, la surexploitation et le changement climatique fragilisent ce patrimoine naturel d’exception. « Il est essentiel de mettre en oeuvre des mesures de protection, de gestion durable et de valorisation de ces écosystèmes exceptionnels et indispensables » En outre-mer, les élus s’engagent Les élus d’outre-mer sont des acteurs clefs de la préservation et de la gestion durable des récifs coralliens, des herbiers et des mangroves. Au quotidien, ils agissent afin d’assurer aujourd’hui et pour les générations futures un patrimoine naturel riche et en bonne santé, garant du bien-être des communautés liées à ces milieux exceptionnels. Quels types d’actions ? Ce concours a pour objectif de mobiliser les élus des collectivités d’outre-mer, de favoriser leur engagement et de valoriser leurs actions en faveur de la préservation et de la gestion durable des récifs coralliens et écosystèmes associés. A titre d’exemple, les réalisations éligibles sont : la mise en place de charte de bonnes pratiques pour les pêcheurs, les plaisanciers ou les touristes, la mise en œuvre d’un programme de restauration d’une mangrove, d’une pépinière de corail, la mise en place d’un dispositif d’assainissement des eaux usées pour lutter contre les pollutions, la création d’une exposition sur les récifs coralliens /herbiers /mangroves, la création d’un sentier de découverte du milieu… Prix de la Palme IFRECOR La Palme IFRECOR comporte deux catégories : « Protection – Valorisation – Restauration » et « Amélioration des connaissances – Éducation – Sensibilisation ». Un gagnant par catégorie sera élu par le Jury du concours. Le gagnant de chaque catégorie sera invité à la remise des prix à Paris en fin d’année. Qu’est ce que l’IFRECOR ? Créée en 1999 sur initiative ministérielle, l’IFRECOR agit depuis plus de 10 ans pour la préservation et la gestion durable des récifs coralliens et des écosystèmes associés (mangroves, herbiers) dans les collectivités françaises d’outre-mer. Elle est constituée d’un comité national et d’un réseau de 8 comités locaux : Martinique, Guadeloupe, La Réunion, Mayotte, les îles Eparses de l’océan indien, Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna et la Polynésie française. Cette première édition du concours est une action réalisée dans le cadre du programme d’action quinquennal (2011-2015) de l’IFRECOR. Participez au concours sur www.ifrecor.com Pour plus d’informations : Télécharger le descriptif du concours et les fiches de candidature sur www.ifrecor.com Contact : Magali Evanno, Aurélie Bocquet : 01.47.07.78.58 | contact@ifrecor.com Téléchargez le communiqué de presse ici Le concours est lancé dans le cadre de l’IFRECOR (Initiative française pour les récifs coralliens) ; initiative portée par le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement (MEDDTL) et par le Ministère chargé de l’Outre-mer (MOM). Le Comité français de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la nature), pilote du TIT communication de l’IFRECOR, est en charge de l‘organisation de ce concours. La Palme IFRECOR 2011 est réalisée grâce au soutien financier du Fonds Biome du WWF-France et au soutien média du magazine Terre Sauvage.