Relever le défi du changement climatique avec les Solutions fondées sur la Nature

A l’occasion de la Journée mondiale du Climat, le 8 décembre, le Comité français de l’UICN rappelle que la nature est une alliée puissante face au changement climatique et soutient la mise en place de Solutions fondées sur la Nature. Le lien climat et biodiversité n’a jamais été aussi fort.   LES SOLUTIONS FONDÉES SUR LA NATURE : DES RÉPONSES ESSENTIELLES FACE AU DÉFI DU CHANGEMENT CLIMATIQUE Les actions de protection, de gestion durable et de restauration des écosystèmes sont des solutions concrètes pour lutter contre le changement climatique. Ce sont les Solutions fondées sur la Nature. C’est en effet en préservant et en restaurant nos milieux naturels que nous continuerons à capter et stocker le carbone de la planète et contribuerons à réduire l’impact des risques naturels tels que les inondations, les submersions marines, les avalanches ou l’érosion côtière. Protégeons davantage nos zones humides, nos mers et littoraux, nos forêts, nos mangroves et nos récifs coralliens ! C’est aussi en créant des espaces verts en ville que nous atténuerons l’effet des canicules qui permettent de refroidir l’air tout en captant les polluants et offrant des zones d’ombrage. « Les Solutions fondées sur la Nature représentent une alternative économique viable et durable souvent moins coûteuse à long terme que des investissements technologiques ou la construction et l’entretien d’infrastructures. » Sébastien Moncorps, Directeur du Comité français de l’UICN. Solutions fondées sur la nature : les actions du Comité français de l’UICN Depuis la COP21, le Comité français de l’UICN soutient l’importance des SfN. Il s’appuie sur son réseau pour intégrer les SfN dans les stratégies de lutte contre les changements climatiques. Le Plan Climat, le Plan National d’Adaptation au Changement Climatique et le Plan Biodiversité promeuvent aujourd’hui l’utilisation des Solutions fondées sur la Nature. Le Comité français de l’UICN accompagne également leur mise en œuvre auprès des acteurs. Il produit des publications avec des exemples concrets et intervient dans de nombreux colloques pour faire connaître les bénéfices des SfN afin de faciliter leur appropriation. Plus d’informations – Le communiqué de presse complet– Les Solutions fondées sur la Nature (publications, recommandations, etc.)– Le programme « Ecosystèmes » du Comité français de l’UICN

Lancement du Mobile Film Festival

Le Comité français de l’UICN est partenaire du Mobile Film Festival, festival international de courts métrages basé sur le principe : 1 Mobile, 1 Minute, 1 Film. La thématique choisie pour cette 15e édition est le changement climatique (« Act Now ») afin de sensibiliser à l’une des principales menaces sur la biodiversité. Du 14 au 30 novembre, les 50 films en compétition sont présents sur les réseaux sociaux, et notamment sur YouTube, pour être commentés, partagés et toucher ainsi le plus grand nombre ! N’hésitez pas à participer ! Suite à un appel à films, plus de 800 films originaires de 91 pays ont été transmis au jury, des histoires gaies et tristes ; amusantes et absurdes. Ces histoires sont destinées aux petits comme aux grands, elles interpellent, questionnent et font prendre conscience de l’urgence à agir maintenant face au changement climatique. Tout au long de l’année, les films seront présentés en ligne et lors de projections dans des centres culturels, des festivals, des cinémas et par les 90 ONGs partenaires.   Nos films coup de coeur   Plus d’informations – Site internet du Mobile Film Festival – Vous pouvez partager vos films favoris sur YouTube, Facebook, Twitter et Instagram Photo bandeau © Michał B on Unsplash

Journée mondiale des zones humides 2020 : Inscrivez vos actions

La journée mondiale des zones humides (JMZH) aura lieu le 2 février 2020. Pour cette nouvelle édition, le thème retenu est « zones humides et biodiversité ». Il représente une occasion unique de mettre en avant la richesse des milieux humides, l’importance et l’état de leur biodiversité; ainsi que de promouvoir des actions pour stopper le déclin observé des nombreuses espèces qui y vivent. En France métropolitaine, la surface des zones humides est estimée à 2,4 millions d’hectares, soit 3,7 % du territoire, mais ils abritent 25 % de la biodiversité en France. Pour 2020, il est désormais possible d’inscrire des animations « Journée Mondiale des Zones Humides » sur le portail national, afin de les labelliser.   2020 : une année pivot pour la biodiversité L’année 2020 clôt la Décennie des Nations Unies pour la biodiversité (2010-2020) et va voir l’organisation de d’événements majeurs. Du 11 au 19 juin 2020, la France accueillera le Congrès mondial de la nature 2020 de l’UICN à Marseille (Parc Chanot). Il constitue le grand rendez-vous international avant la COP15 de la Convention sur la Diversité Biologique qui se tiendra en Chine en novembre 2020, évènement majeur qui révisera les objectifs internationaux de la biodiversité (objectifs d’Aïchi) et l’engagement des 196 Etats Parties à la Convention pour la période 2021 – 2030. Face aux menaces, la préservation des milieux humides et leur utilisation durable devient un enjeu prioritaire pour garantir notre avenir. L’édition 2020 de la JMZH s’inscrit dans cette année placée sous le signe de la biodiversité.   A propos de la JMZH La JMZH célèbre l’anniversaire de la convention sur les zones humides, la « Convention de Ramsar », du nom de la ville d’Iran où elle a été signée le 2 février 1971. Dans ce cadre, du 1er au 29 février 2020, de nombreuses activités dans le monde entier feront découvrir au public l’importance de ces milieux aussi riches que variés : visites de terrain, expositions, conférences… Chaque année, dans les Outre-mer, le Pôle Relais Zones Humides Tropicales (PRZHT), co-animé par le Comité français de l’UICN, prend part à cet événement en mobilisant les acteurs ultramarins.   Plus d’informations – Site internet de la convention Ramsar – Accéder au Portail national des zones humides – Toutes les animations sont disponibles sur le moteur de recherche en ligne – Télécharger l’application mobile « BaladOmarais » – Le site internet du Pôle relais zones humides tropicales

G7 : Investir dans les Solutions fondées sur la Nature

Le Comité français de l’UICN publie ainsi une étude, en anglais, qui a permis d’appuyer la position française dans le cadre du groupe de travail sur le climat du G20, qui s’est tenu en juin 2019 au Japon, et pour soutenir un engagement fort du G7 à Biarritz sur les Solutions fondées sur la Nature, après celui du G7 environnement à Metz. Cette étude détaille la définition des Solutions fondées sur la Nature et leur rôle pour l’adaptation au changement climatique et la réduction des risques naturels. Des recommandations, illustrées par des projets mis en place dans les pays du G20, sont proposées pour déployer ces solutions dans le monde. Elle souligne également l’urgence d’investir de façon ambitieuse dans les Solutions fondées sur la Nature pour relever le défi du changement climatique. En effet, ces initiatives mettent en valeur le rôle fondamental que jouent des écosystèmes préservés et diversifiés dans la régulation du climat et la limitation des impacts des catastrophes naturelles. Elles répondent en outre aux enjeux de conservation de la nature face aux menaces qui pèsent sur la biodiversité, dont l’ampleur a été récemment rappelée par le rapport de l’IPBES. Les actions de protection, de gestion durable et de restauration des écosystèmes sont en effet des réponses indispensables à la lutte contre les changements climatiques. Il est ainsi nécessaire de mieux faire connaître la pertinence et la nécessité de recourir aux Solutions fondées sur la nature pour répondre à ce défi. Une meilleure connaissance des Solutions fondées sur la Nature… Dans le prolongement de sa mobilisation initiée à l’occasion de la COP21, le Comité français de l’UICN présente ici de façon détaillée le concept de Solutions fondées sur la Nature dans le cadre de l’adaptation au changement climatique et de la réduction des risques naturels. Quelques éléments du standard international des Solutions fondées sur la Nature, en cours de construction par l’UICN, sont présentés dans la perspective de son lancement au prochain Congrès mondial de la nature qui aura lieu du 11 au 19 juin 2020 à Marseille. …et des recommandations pour les mettre en œuvre et les déployer Pour essaimer les Solutions fondées sur la Nature dans les territoires, le Comité français de l’UICN recommande de valoriser les bénéfices conjoints pour la biodiversité et le climat ou les risques naturels, de les mesurer et les suivre dans le temps. Il est également primordial d’associer largement les différents acteurs des territoires et de s’assurer de la mise en œuvre d’une démarche intégrée et transversale. Enfin, des moyens humains et financiers spécifiques doivent être consacrés à ces actions pour déployer et inscrire ces projets sur le long terme. Ces recommandations sont illustrées par des projets mis en œuvre dans les pays du G20 et permettant l’adaptation au changement climatique et la réduction des risques naturels.   PLUS D’INFORMATIONS – Télécharger la publication (en anglais) – En savoir plus sur Le programme Ecosystèmes du Comité français de l’UICN – Les solutions fondées sur la nature – Contact : Pauline Teillac-Deschamps – Chargée de programme « écosystèmes » / Justine Delangue – Chargée de mission Solutions fondées sur la Nature

Retour sur le lancement de la Journée mondiale des zones humides 2019

Le 1er février, veille de la date anniversaire de la signature de la convention de Ramsar, a eu lieu le lancement national (France) de la Journée Mondiale des Zones Humides 2019 à La Maison du Lac de Grand-Lieu près de Nantes en Loire-Atlantique. Elle a réuni les partenaires et acteurs nationaux dont le Comité français de l’UICN et les acteurs locaux impliqués dans la préservation des milieux humides. Protection contre l’érosion du littoral, atténuation de l’intensité des crues, alimentation des cours d’eau pendant les sécheresses, les milieux humides atténuent le réchauffement climatique global et amortissent les impacts que subissent les populations. Le secrétariat de la convention de Ramsar sur les zones humides a choisi cette thématique pour 2019 dans le but de sensibiliser le public au rôle que jouent les zones humides dans la lutte contre le changement climatique. Ce thème international a été choisi pour exprimer le rôle vital des zones humides pour l’avenir de l’humanité.   Un lancement national ponctué d’échanges et de visites terrain Cette journée fut l’occasion d’échanger sur le thème du changement climatique au travers deux tables rondes rassemblant des experts, décideurs et gestionnaires. Elles portaient sur le thème « Zones humides et changement climatique » et sur les « actions de sensibilisation à différentes échelles » avec la participation notamment de Valérie Masson-Delmotte, Vice-Présidente du GIEC, comme Grand témoin. « Depuis les années 70, les zones humides ont perdu un tiers de leur surface. Le changement climatique est une réalité aussi pour les zones humides. L’enjeu climat est intimement lié à la préservation des écosystèmes », a-t-elle rappelé. Etaient également présents les parlementaires Jérôme Bignon et Frédérique Tuffnell (dont le rapport sur les zones humides suite à la mission parlementaire vient de sortir, voir ci-dessous), ainsi que des représentants de l’Agence française pour la biodiversité (AFB),  le Conservatoire du littoral, La Maison du Lac de Grand-Lieu, les Réserves naturelles de France, le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, la Ligue pour la Protection des Oiseaux, la Société Nationale de Protection de la Nature, le Syndicat du Bassin Versant de Grand-Lieu, l’Université de Nantes, Wetland link international…   L’après-midi a été consacré à des visites de terrain : – Le Lac de Grand-Lieu, un espace unique et accessible à tous les publics, dédié à la découverte de l’une des plus belles zones humides d’Europe reconnue pour sa richesse biologique exceptionnel – l’Espace Naturel Sensible du département de Loire-Atlantique, un marais présentant un paysage caractéristique de ce secteur et abritant une faune et une flore remarquable à préserver. Ce site fait l’objet d’une gestion partagée avec les acteurs locaux (communes, usagers, associations, acteurs économiques) dans le cadre d’un plan de gestion.   Des parlementaires en action pour les zones humides Jérôme Bignon, sénateur de la Somme et Président de l’association Ramsar France, et Frédérique Tuffnell, députée de Charente-Maritime, ont été désignés en 2018 pour diriger une mission parlementaire sur l’évaluation des zones humides en France. Cette mission est intervenue alors que la disparition et la dégradation des zones humides se poursuivent et ce, malgré les plans nationaux successifs qui peinent à renverser la tendance. Elle visait à élaborer des « propositions pour une politique de restauration et de valorisation ambitieuse et globale en faveur de ces milieux et de leur territoires». À ce titre, et avec l’appui de l’ensemble des services et agences compétents, la mission avait pour objectifs de dresser un diagnostic de la situation, consulter les acteurs et proposer des outils adaptés pour la reconquête de ces milieux avec un premier objectif d’arrêt de perte nette. Les résultats de cette mission ont été consolidés dans le rapport sur la restauration et la valorisation des milieux humides « Terres d’eau, Terres d’avenir » remis officiellement fin janvier 2019 à Francois de Rugy, Ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire.   Les premières Aires terrestres éducatives en Outre-mer Le Pôle-relais zones humides tropicales (PRZHT), co-animé par le Comité français de l’UICN et le Conservatoire du Littoral, fait partie des structures pilotes dans la mise en place d’Aires Terrestres Educatives  (ATE) en France, coordonnées par l’AFB. Le PRZHT a été précurseur dans cette démarche, en lançant dès 2017, en partenariat avec le Rectorat de Guadeloupe, la première Zone Humide Educative (ZHE) sur la commune de Morne-à-L’eau en Guadeloupe. Ce dispositif, qui s’inspire du modèle des Aires Marines Educatives (AME), est une démarche citoyenne mettant les élèves au coeur d’une réflexion collective sur la protection et la gestion des zones humides (mangroves, forêts marécageuses, marais, salines, lagunes, cours d’eau) autour d’un site à la surface adaptée, géré de manière participative par des élèves de primaire ou secondaire et leurs enseignants. Ce concept a fait émule, et c’est aujourd’hui 5 ZHE qui sont animées par le Pôle-relais en Guadeloupe, avec le soutien de la communauté d’agglomérations Cap Excellence.   Plus d’informations – Télécharger la présentation de M. Métais sur la projet NaturAdapt – Visualiser le message de François de Rugy, Ministre de Transition écologique et solidaire – Site internet de la convention Ramsar – Accéder au Portail national des zones humides – Toutes les animations sur les zones humides (du 27 janvier au 28 février 2019) sont disponibles sur le moteur de recherche en ligne – Découvrir le Quizz Zones Humides – Télécharger l’application mobile “BaladOmarais” – Télécharger la brochure “Les zones humides : la clé pour faire face au changement climatique” – Télécharger les dossier de presse sur la JMZH 2019 – Le site internet du Pôle relais zones humides tropicales Photo bandeau © Le lac de Grand-Lieu site de Passay Selbymay – CC Wikimedia

Quelles Solutions fondées sur la Nature en Méditerranée ?

L’atelier international sur la « mise en œuvre des Solutions fondées sur la Nature pour lutter contre le changement climatique – focus sur la région méditerranéenne » a rassemblé du 22 au 24 janvier 2019 à Marseille plus d’une centaine de participants intéressés par l’utilisation et la diffusion de ces solutions. Organisé conjointement par le Plan Bleu, le Centre de coopération de l’UICN pour la Méditerranée, le Comité français de l’UICN, le Conservatoire du Littoral, la Tour du Valat, MedWet et Wetlands International, cet événement a réuni les chercheurs, gestionnaires d’espaces naturels, décideurs, collectivités locales, société civile et ONG de la région méditerranéenne et de l’Union européenne afin de partager les défis et leviers pour la dissémination des Solutions fondées sur la Nature dans les territoires. Les Solutions fondées sur la Nature sont définies comme des actions de protection, de gestion durable et de restauration permettant de répondre à la fois aux enjeux de l’atténuation et l’adaptation au changement climatique et de la conservation de la biodiversité. Si, en France, ces solutions sont intégrées au nouveau Plan National d’Adaptation au Changement Climatique (PNACC 2) ainsi que dans le Plan Climat et le Plan Biodiversité, elles sont encore peu identifiées parmi le panel des réponses possibles face au changement climatique dans le monde. Cet atelier visait en premier lieu à partager les meilleures pratiques européennes et méditerranéennes en termes de Solutions fondées sur la Nature afin sensibiliser les décideurs politiques à l’importance de la restauration, la gestion durable et la préservation des écosystèmes pour une adaptation efficace au changement climatique. Il était également l’occasion d’inciter à de nouvelles collaborations en faveur de la mise en œuvre de ces solutions en Europe et dans tout le bassin méditerranéen. Les conclusions de cet atelier viendront alimenter les réflexions nationales, européennes et internationales sur les Solutions fondées sur la Nature en particulier dans la perspective du Congrès mondial de la nature qui se tiendra en 2020 à Marseille.   Un policy brief de l’atelier sera publié en février 2019   Plus d’informations – Les Solutions fondées sur la Nature – Le Communiqué de presse annonçant l’évènement – Consulter le site web du Plan Bleu – Contacts UICN France : Pauline Teillac-Deschamps, Chargée de Programme « Ecosystèmes », pauline.teillac-deschamps@uicn.fr et Justine Delangue, Chargée de mission « Services écologiques’ », justine.delangue@uicn.fr bandeau photo © N. Poulet

Journée mondiale des zones humides 2019

La journée mondiale des zones humides (JMZH) aura lieu le 2 février 2019. Pour cette nouvelle édition, le thème retenu est « zones humides et changement climatique ». La JMZH permettra de sensibiliser le public sur le rôle vital que jouent des zones humides dans la lutte contre le changement climatique.  La JMZH célèbre l’anniversaire de la convention sur les zones humides, la « Convention de Ramsar », du nom de la ville d’Iran où elle a été signée le 2 février 1971. Dans ce cadre, du 27 janvier 2019 au 28 février 2019, de nombreuses activités dans le monde entier feront découvrir au public l’importance de ces milieux aussi riches que variés : visites de terrain, expositions, conférences… Pour la France métropolitaine et outre-mer, il est désormais possible d’inscrire des animations « Journée Mondiale des Zones Humides » sur le portail national, afin de les labelliser. Dans les Outre-mer, le Pôle Relais Zones Humides Tropicales (PRZHT), co-animé par l’UICN France, prend part à cet événement en mobilisant les acteurs ultramarins.   Le thème 2019 de la JMZH : « Zones humides et changement climatique » Le changement climatique se traduit localement par une augmentation et une intensification des évènements météorologiques extrêmes dont nous subissons directement les conséquences : ouragans, crues, inondations, sécheresses, érosion du littoral, etc. Les milieux humides  participent à la prévention de ces risques naturels et amortissent les impacts que subissent les populations en réduisant l’érosion du littoral, atténuant l’intensité des crues et en alimentant les cours d’eau pendant les sécheresses, entre autres. En outre, les zones humides sont les puits de carbone les plus efficaces sur Terre. Elles couvrent environ 3% des terres de notre planète et retiennent près de 30% de tout le carbone terrestre, soit deux fois plus que toutes les forêts du monde réunies. À la lumière de ces faits, la protection et la gestion durable des zones humides est cruciale. En effet, l’atténuation des changements climatiques fondées sur les écosystèmes est une solution pour répondre aux défis du changement climatique tout en préservant la biodiversité de ces milieux. Ce type de solution fait écho au concept des Solutions fondées sur la Nature de l’UICN.   Le Pôle-Relais Zones Humides Tropicales Co-animé par le Comité français de l’UICN et par le Conservatoire du Littoral, le Pôle-relais zones humides tropicales a permis de mettre en réseau les acteurs des territoires ultramarins travaillant sur les zones humides, d’apporter des connaissances, de former des gestionnaires et et de créer une dynamique autour des zones humides en Outre-mer.   Plus d’informations – Site internet de la convention Ramsar – Accéder au Portail national des zones humides – Toutes les animations sont disponibles sur le moteur de recherche en ligne – Télécharger l’application mobile « BaladOmarais » – Télécharger la brochure « Les zones humides : la clé pour faire face au changement climatique » – Le site internet du Pôle relais zones humides tropicales Photo bandeau © Pôle relais zones humides tropicales

Biodiversité et changement climatique

L’escalade des effets du changement climatique sur les espèces Une publication scientifique réalisée par 18 experts de l’UICN a évalué la vulnérabilité des espèces face aux changements climatiques et indique que le temps est compté pour la survie de nombreuses espèces. La publication fournit également des conseils sur la réalisation d’évaluations rigoureuses, qui prennent en compte les différentes façons dont le changement climatique peut devenir une menace pour les espèces. Ces travaux contribueront à mieux intégrer les menaces liées aux changements climatiques dans la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN. « Avec des espèces dans le monde de plus en plus touchées par le changement climatique, nous avons un besoin urgent de moyens fiables pour mesurer leur vulnérabilité – ce n’est qu’alors que nous pourrons identifier les plus menacées », affirme Wendy Foden, l’auteure principale et présidente du Groupe de spécialistes sur les changement climatiques de la Commission de Sauvegarde des espèces de l’UICN. « Les effets des changements climatiques sur les espèces varient considérablement ; ce document fournit des conseils pratiques sur la façon de mesurer leur vulnérabilité globale de manière précise et comparable, depuis celles vivant dans la toundra jusqu’à celles des forêts équatoriales. Comprendre ce qui rend les espèces vulnérables garantit que les efforts de conservation sont aussi ciblés et efficaces que possible. » Les effets du changement climatique sur les espèces vont de la hausse du niveau de la mer à la destruction des habitats jusqu’aux variations dans la disponibilité des ressources alimentaires, comme c’est le cas pour de nombreux oiseaux marins. Les auteurs soulignent que les évaluations devraient déterminer toutes les pressions auxquelles les plantes, les animaux et les champignons font face à cause du changement climatique, puis choisir les méthodes et données d’évaluation appropriées. Il existe de plus en plus de preuves sur les probabilités d’extinction des espèces due au changement climatique, avec la première disparition documentée du Rat à queue mosaïque de Bramble Cay (Melomys rubicola), enregistrée en 2016. Les changements climatiques anthropiques affectent déjà les espèces dans la plupart des latitudes et dans la plupart des types d’habitats naturels, y compris les récifs coralliens, les forêts, la toundra, les déserts, les prairies et les zones humides. Le changement climatique est une menace pour près d’un cinquième des espèces menacées de la Liste rouge de l’UICN. « Les sociétés du monde entier ont besoin d’écosystèmes sains et fonctionnels pour soutenir la vie humaine », affirme Sandeep Sengupta, Coordinateur mondial sur les changements climatiques de l’UICN. « Le changement climatique transforme de plus en plus les systèmes naturels du monde, et nous devons être en mesure de prédire avec précision comment cela se produira pour se préparer aux conséquences. Des évaluations approfondies sur la vulnérabilité au changement climatique sont essentielles pour que nous soyons aussi préparés que possible face aux changements spectaculaires prévus. » Selon le rapport, à ce jour, les évaluations sur la vulnérabilité au changement climatique ont eu tendance à négliger les espèces qui ont de petites répartitions, comme de nombreux amphibiens subsahariens, et à sous-estimer les risques pour celles qui déclinent en nombre ou en répartition. Les auteurs avertissent que cela est particulièrement préoccupant, car ces espèces sont aussi davantage exposées à un plus grand risque d’extinction. Les auteurs ont apporté leur expertise sur les six continents, pour la plupart des écosystèmes, des océans aux déserts, et à une large gamme d’espèces, de mammifères aux plantes et aux insectes. Les orientations qu’ils présentent reposent sur un consensus élaboré au moyen du document « Lignes directrices de la Commission de sauvegarde des espèces pour évaluer la vulnérabilité des espèces face au changement climatique.«  L’article scientifique intitulé « Évaluation de la vulnérabilité des espèces face aux changements climatiques » a été publié dans la revue WIREs Climate Change.   Le GIEC alerte de son côté sur les conséquences d’un réchauffement des températures au-delà de 1,5°C L’accord de Paris sur le Climat, adopté en décembre 2015 lors de la COP21, prévoit de contenir l’élévation de la température moyenne de la planète en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels. A la demande des pays les plus vulnérables, comme les nations insulaires menacées de submersion par la montée des océans, a été ajoutée la nécessité de poursuivre l’action menée pour limiter l’élévation de la température à 1,5°C. Les Etats ont alors commandé au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) un rapport spécial sur « les impacts d’un réchauffement global de 1,5 °C et les trajectoires d’émissions mondiales de gaz à effet de serre associées ». Ce rapport de 400 pages, établi par près d’une centaine d’auteurs de 40 pays sur la base de plus de 6 000 études scientifiques, donne lieu à un « résumé à l’intention des décideurs » d’une vingtaine de pages, destiné à éclairer les gouvernements. Il les alertent sur les conséquences d’un réchauffement au-delà de 1,5°C. Vagues de chaleur, extinctions d’espèces, déstabilisation des calottes polaires, montée des océans sur le long terme… Toute augmentation des températures au-delà de 1,5 °C aggraverait ces impacts sur l’environnement. Pour les experts, limiter la hausse à 1,5 °C passe par une réduction massive des émissions de CO2 de 45 % d’ici 2030 et la réalisation d’une « neutralité carbone » en 2050.   Le WWF a aussi étudié l’impact du changement climatique sur la biodiversité au coeur des écorégions prioritaires Une récente étude du WWF, conduite en partenariat avec des experts du Tyndall Centre for Climate Change de l’Université d’East Anglia, modélise les conséquences du réchauffement climatique sur la biodiversité de 35 écorégions selon trois scénarios : un réchauffement à +2°C, un autre à +3,2°C et enfin un scénario à +4,5°C. Dans ce dernier scénario, la moitié des espèces qui peuplent actuellement les écorégions sont menacées d’extinction. Dans le scénario de +2°C, cette perte de biodiversité serait divisée par deux. La biodiversité a une valeur intrinsèque, et la perte de la vie sauvage au sein des aires naturelles les plus exceptionnelles de la planète nous appauvrissent tous. Au-delà des répercussions évidentes aux niveaux économique et social, nous nous exposons à de profonds changements impactant des écosystèmes fournissant des

Près de deux fois plus de sites naturels du Patrimoine mondial menacés par le changement climatique

Le nombre de sites naturels du Patrimoine mondial menacés par le changement climatique est passé de 35 à 62 en seulement trois ans et il est devenu la menace la plus préoccupante à laquelle ces sites sont confrontés, selon un rapport publié le 13 novembre par l’UICN à l’occasion de la COP23 , la conférence de l’ONU sur le changement climatique à Bonn, Allemagne. Pour la première fois, l’Horizon du patrimoine mondial de l’UICN 2 – version actualisée du rapport sur l’Horizon du patrimoine mondial de l’UICN de 2014 – évalue comment les perspectives de conservation des 241 sites naturels du patrimoine mondial changent au fil du temps. Il analyse les menaces, la protection et la gestion des sites ainsi que l’état de leurs valeurs, caractéristiques uniques qui justifient leur statut prestigieux de sites du patrimoine mondial. Selon cette évaluation, les conséquences du changement climatique, telles que le blanchissement des coraux et la fonte des glaciers, touchent un quart des sites, contre un sur sept en 2014, et situent les récifs coralliens et les glaciers parmi les écosystèmes les plus menacés. D’autres écosystèmes, comme les zones humides, les deltas à faible altitude, le pergélisol et les écosystèmes sensibles au feu sont également touchés. Le rapport signale que le nombre de sites naturels du patrimoine mondial affectés par le changement climatique risque d’augmenter davantage car le changement climatique reste la plus grande menace potentielle pour le patrimoine mondial naturel. « La protection des sites du patrimoine mondial est une responsabilité internationale qui incombe aux gouvernements signataires de l’Accord de Paris, » déclare Inger Andersen, Directrice générale de l’UICN. « Ce rapport de l’UICN adresse un message clair aux délégués réunis ici à Bonn : le changement climatique agit vite et n’épargne pas les trésors de notre planète. La rapidité et l’échelle à laquelle il dégrade notre patrimoine naturel met en évidence à quel point une implication urgente et ambitieuse des nations est indispensable pour mettre en œuvre l’Accord de Paris. » Au cours des trois dernières années, les récifs coralliens classés au patrimoine mondial, comme l’Atoll d’Aldabra dans l’océan Indien, deuxième plus grand atoll corallien au monde, le Récif de la barrière du Belize dans l’Atlantique, le plus grand récif-barrière de l’hémisphère nord, et la Grande barrière de corail, qui est le plus grand récif de la planète, ont été touchés par des épisodes dévastateurs de blanchissement massif des coraux suite à la hausse des températures marines. La Grande barrière de corail, par exemple, a subi un blanchissement qui a touché jusqu’à 85% des récifs observés en 2016. Le recul des glaciers, qui est également dû à la hausse des températures, menace des sites tels que le Parc national du Kilimandjaro, où se situe le plus haut sommet d’Afrique, et celui des Alpes suisses Jungfrau-Aletsch, qui abrite le plus grand glacier des Alpes. « Les sites naturels du patrimoine mondial jouent un rôle crucial pour soutenir les économies locales et apporter des moyens de subsistance », explique Tim Badman, Directeur du Programme du patrimoine mondial de l’UICN. « Leur destruction peut donc avoir des conséquences dévastatrices qui vont au-delà de leur beauté exceptionnelle et de leur valeur naturelle. Dans le Parc national de Huascarán au Pérou, par exemple, la fonte des glaciers perturbe l’approvisionnement en eau et les métaux lourds qui se trouvaient sous la glace contaminent l’eau et le sol. Cela accentue l’urgence du défi qu’il faut relever pour protéger ces lieux. » Outre ce constat, le rapport présente encore d’autres défis à relever pour le patrimoine mondial. Des menaces, telles que les espèces envahissantes, le tourisme non durable ou le développement d’infrastructures, sont également en augmentation. Elles affectent les processus écologiques et menacent la survie des espèces dans les sites. Les espèces exotiques envahissantes constituent la menace la plus répandue. Leur impact est souvent aggravé par le changement climatique qui facilite leur propagation et leur installation. Globalement, le rapport estime que 29 % des sites du patrimoine mondial sont confrontés à de graves préoccupations et que 7 % ont un avenir menacé. Cela est notamment le cas du Parc national des Everglades aux États-Unis et du Lac Turkana au Kenya. Il prévoit que deux tiers des sites, c’est-à-dire la même proportion qu’en 2014, ont de grandes chances d’être bien conservés dans un avenir proche. Le rapport révèle également que la qualité et l’efficacité de la gestion des sites naturels du patrimoine mondial ont chuté depuis 2014, notamment en raison de ressources financières insuffisantes. Moins de la moitié des sites ont un bon niveau de gestion. Toutefois, le rapport évoque aussi des exemples de réussite qui montrent l’impact positif et concret que peut donner une bonne gestion. Le Parc National de Comoé en Côte d’Ivoire, par exemple, a vu sa population d’éléphants et de chimpanzés se rétablir grâce à une gestion efficace et au soutien international, suite à la stabilisation politique du pays. Par conséquent, ses perspectives de conservation se sont sensiblement améliorées au cours des trois dernières années. Il s’agit de l’un des 14 sites dont le classement a progressé depuis le rapport sur L’Horizon du patrimoine mondial de l’UICN de 2014.   Plus d’informations Télécharger le rapport ici. Célia Zwahlen, Programme du Patrimoine mondial de l’UICN, Celia.Zwahlen@iucn.org, +41229990716 Ewa Magiera, Relations avec les médias, UICN, Ewa.Magiera@iucn.org, +41765053378 Page dédiée du programme Aires Protégées de l’UICN France

Le réchauffement des océans affecte la nature et les humains

La dernière étude sur le réchauffement des océans révèle l’ampleur de ses impacts sur la nature et les humains Honolulu, Hawai’i, 5 septembre (UICN) – Le réchauffement des océans affecte les humains de façon directe, et les impacts se font déjà sentir, y compris sur les stocks de poissons et les rendements agricoles, la violence des événements climatiques, et l’augmentation de risques provenant de maladies transmises par l’eau, selon ce qui est présenté comme l’étude la plus complète disponible sur le sujet, lancée le 5 septembre par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN qui se déroule actuellement à Hawai’i.  Le rapport, intitulé Explaining ocean warming: Causes, scale, effects and consequences, étudie les effets du réchauffement des océans sur les espèces, les écosystèmes et les bénéfices que les océans offrent aux humains. Rédigé par 80 scientifiques originaires de 12 pays, il présente les preuves scientifiques détectables d’impacts sur la vie marine, des micro-organismes jusqu’aux mammifères, et qui sont susceptibles d’augmenter significativement même en cas de scénario à faibles émissions. « Le réchauffement des océans est l’un des problèmes cachés les plus importants de cette génération – et pour lequel nous sommes totalement mal-préparés » affirme la Directrice générale de l’UICN, Inger Andersen. « La seule façon de préserver la riche diversité de la vie marine et de conserver la protection et les ressources que l’océan nous fournit est de diminuer rapidement et significativement les émissions de gaz à effet de serre. » Le réchauffement des océans affecte déjà tous les écosystèmes, des régions polaires jusqu’aux régions tropicales, et conduit des groupes entiers d’espèces comme les planctons, les méduses, les tortues et les oiseaux de mer à remonter de 10 degrés de latitude vers les pôles. Cela entraîne la perte des aires de reproduction pour les tortues et les oiseaux de mer, et affecte les chances de succès de la reproduction des mammifères marins, selon ce rapport. En détruisant l’habitat des poissons et en poussant les espèces de poissons à se déplacer vers des eaux plus froides, le réchauffement des océans affecte les stocks de poissons dans certaines zones, et devrait entraîner une réduction des prises dans les régions tropicales, toujours selon ce rapport. En Afrique de l’Est et dans l’océan Indien occidental, par exemple, le réchauffement des océans a réduit l’abondance de certaines espèces de poissons en tuant certaines parties de récifs coralliens dont ceux-ci dépendent, ajoutant aux pertes causées par la surpêche et les techniques de pêche destructives. En Asie du Sud-est, les prises des pêcheurs en mer devraient diminuer de 10 à 30% d’ici à 2050 par rapport aux niveaux de 1970-2000, car la répartition des espèces de poissons se modifiera dans le cas d’un scénario de maintien du statu quo pour les émissions de gaz à effet de serre. « Une grande partie de la chaleur issue du réchauffement anthropique depuis les années 1970 – un  ahurissant 93% – a été absorbée par l’océan, qui agit comme tampon face aux changements climatiques, mais cela a un coût. Nous avons été profondément étonnés par l’échelle et l’ampleur des effets du réchauffement de l’océan sur des écosystèmes entiers, ce que ce rapport a très bien montré » affirme Dan Laffoley, Vice-président Milieu marin de la Commission mondiale des aires protégées de l’UICN, et l’un des principaux auteurs. Le rapport présente également les preuves que le réchauffement des océans entraîne une augmentation des maladies dans les populations végétales et animales, et a un impact sur la santé humaine, car les agents pathogènes (notamment la bactérie porteuse du choléra et certaines proliférations algales responsables de maladies neurologiques comme la ciguatera) se diffusent plus facilement dans des eaux plus chaudes. Le réchauffement des océans affecte également le climat, avec diverses répercussions sur les humains. Le nombre d’ouragans violents a augmenté à un taux d’environ 25-30% par degré de réchauffement mondial, selon le rapport. Le réchauffement des océans a conduit à une augmentation des précipitations dans les latitudes moyennes et les zones de moussons, et à une diminution des précipitations dans diverses régions sous-tropicales. Ces changements auront des effets sur les rendements des cultures dans d’importantes régions agricoles comme l’Amérique du Nord et l’Inde, selon ce rapport. La protection offerte par les océans et leurs écosystèmes contre les changements climatiques – comme l’absorption de grandes quantités de CO2 et la protection des orages et de l’érosion – est susceptible de se réduire parallèlement au réchauffement des océans, toujours selon ce rapport.   Les recommandations du rapport incluent : la reconnaissance de la gravité des impacts du réchauffement des océans sur les écosystèmes océaniques et les avantages offerts aux humains, le développement des aires marines protégées, la mise en place d’une protection juridique pour la haute-mer, une meilleure évaluation des risques sociaux et économiques associés au réchauffement des océans, la réduction des lacunes dans les connaissances scientifiques, ainsi que la réduction rapide et significative des émissions de gaz à effet de serre.   La conservation des océans est l’un des principaux thèmes abordés par le Congrès de l’UICN qui se déroule actuellement, où les Membres de l’UICN voteront sur des motions liées à la protection de la haute-mer et aux aires protégées en Antarctique, entre autres.