Un appel à projets « Solutions fondées sur la nature en Afrique »

En Afrique, les pressions sur la biodiversité et les ressources naturelles continuent d’augmenter à l’échelle du continent. Or 62% de la population dépend directement de la bonne santé des écosystèmes et des services qu’ils rendent, dans les zones rurales. Face à ce constat, les Solutions fondées sur la Nature (SfN) sont des alternatives intéressantes pour répondre à la fois au défi de l’érosion de la biodiversité et aux autres défis sociétaux (changement climatique, sécurité alimentaire, approvisionnement en eau, développement socio-économique, etc.). En 2020, l’UICN a lancé un Standard mondial, offrant le tout premier référentiel pour les SfN. Le Programme de Petites Initiatives (PPI), géré par le Comité français de l’UICN, souhaite aujourd’hui accompagner les Organisations de la Société Civile (OSC) africaine à mettre en œuvre des projets de SfN à travers une démarche d’appropriation de ce standard mondial. LE PREMIER APPEL À PROJETS « SOLUTIONS FONDÉES SUR LA NATURE » EN AFRIQUE PILOTÉ PAR LE PPI ET LE PROGRAMME ÉCOSYSTÈMES DU COMITÉ FRANÇAIS DE L’UICN Concrètement, à travers le programme PPI, et avec le soutien de la Fondation Groupe EDF, le Comité français de l’UICN lance un appel à projets ciblé sur les « solutions fondées sur la nature » dans 5 pays : le Bénin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Togo. Il s’agira de sélectionner, de financer et d’accompagner la réalisation des 2 meilleurs projets de SfN par des Organisations de la Société Civile locale sur une durée de 2 ans. Pourquoi les Organisations de la Sociétés Civiles (OSC) ont un rôle essentiel à jouer ? – Elles sont souvent perçues comme plus légitimes aux yeux des citoyens car ancrées dans les territoires.– Elles sont porteuses de changements et d’innovations et encouragent les approches participatives et les actions concrètes de terrain.– Elles sont donc un levier particulièrement intéressant sur lequel se reposer en matière de gestion durable des ressources naturelles. Les porteurs de projets éligibles à cet appel seront les OSC des pays cibles (Bénin, Cameroun, Côte d’Ivoire, Sénégal et Togo) ayant déjà bénéficié du PPI et travaillant à des échelles de territoires clairement déterminés et à forts enjeux de conservation de la nature. Au-delà des 2 projets retenus, cette approche permettra de sensibiliser l’ensemble des porteurs de projets à l’approche des SfN. La sélection des projets sera réalisée par un comité de sélection composé d’experts, de membres et de partenaires du Comité français de l’UICN (ONG et fondations françaises qui financent des projets dans les mêmes géographies). Plus d’informations – Le site internet PPI– Le règlement du concours est disponible ici ainsi que le modèle de fiche-résumé à compléter ici– Contact : ppi@uicn.fr– La Fondation Groupe EDF– Le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) – La Fondation MAVA– Les Solutions fondées sur la Nature photo bandeau © PPI/Choisis ta planète
Conservation de la nature en Afrique : un site internet pour le PPI

6 mois en amont du Congrès mondial de la Nature de l’UICN qui sera organisé à Marseille en septembre 2021, le Programme de Petites Initiatives (PPI), géré par le Comité français de l’UICN et financé depuis 2007 par le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM), met en lumière les projets des acteurs africains de la conservation de la Nature avec le lancement d’un nouveau site internet (www.programmeppi.org). RENFORCER LA VISIBILITÉ DES ORGANISATIONS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE (OSC) AFRICAINES ENGAGÉES DANS LA PRÉSERVATION DE LA BIODIVERSITÉ Ce site internet répertorie les dernières actualités du programme mais aussi les 245 projets soutenus depuis 2007 en Afrique subsaharienne sur des actions concrètes sur des thématiques variées, comme par exemple la résolution des Conflits Homme-Animaux ou la création d’aires protégées communautaires. Les dernières actualités du PPI sont disponibles ainsi qu’une section spécifique pour informer sur les prochains appels à projets et processus de sélection. Ce site est l’image du PPI. Il vise à favoriser l’émergence des organisations africaines et renforcer leur visibilité. Il permet à nos partenaires, qui pour la plupart n’ont pas de site web, de disposer d’une page pour présenter leur organisation et les nombreuses actions de conservation de la nature qu’ils mènent. Nicolas Salaün, Chargé de programme Coopération internationale au Comité français de l’UICN En effet, les 190 organisations bénéficiaires du PPI disposent toutes d’une page dédiée qu’elles peuvent mettre à jour quand elles le souhaitent. La communication et la visibilité de nos actions sont aujourd’hui clés pour nous faire connaitre, en particulier des bailleurs de fonds qui peuvent soutenir nos activités en faveur de la biodiversité et du développement des populations locales. Stephen Kankam de l’ONG Hen Mpoano, un bénéficiaire ghanéen du programme L’objectif est de renforcer la crédibilité et la notoriété des bénéficiaires du PPI auprès des décideurs politiques et des bailleurs en valorisant les résultats du PPI, et montrer que les associations apportent des solutions et des résultats aux défis environnementaux des pays africains concernés. LE DIGITAL AU SERVICE DE LA COMMUNAUTÉ PPI Une plateforme digitale, avec un accès privé, complète le site et offre aux organisations la possibilité d’échanger des contenus (documents, forum de discussions, photothèque…) et de partager des informations sur leurs projets, permettant de capitaliser sur les meilleures pratiques. Cette plateforme sera particulièrement utile pour renforcer les liens entre les organisations et agir davantage en faveur de la protection de la biodiversité exceptionnelle en Afrique. Elle renforcera le sentiment d’appartenance à la communauté d’acteurs bénéficiaires du PPI et fournira à l’ensemble des partenaires des données et outils utiles à leur communication. Plus d’informations – Le site internet PPI– Communiqué de presse– La page dédiée au PPI– Le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM) – La Fondation MAVA Photo bandeau © Alexis Huguet
RASTOMA and WATSCON organized the 1st regional congress on marine turtles of Central and West Africa

Faced with the growing threats to marine turtles, African civil society actors are organizing themselves into networks to strengthen the protection of these emblematic and endangered species. The five species of marine turtles found in Central and West Africa are classified from « vulnerable » to « critically endangered » on the IUCN Red List. Supported by the Small Initiatives Program (PPI) managed by the French Committee of IUCN, the two ‘brother’ networks for the conservation of marine turtles, RASTOMA (Network of Actors for the Protection of Marine Turtles in Central Africa) and WASTCON (West African Sea Turtle Conservation Network), organized from 9 to 13 November 2020, in Lomé, Togo, their first regional congress on marine turtles in West and Central Africa. This congress is a key step in building a concrete and effective regional marine turtle conservation strategy along the Atlantic coasts of Africa. The two networks are joining forces to put in place a « bottom-up » approach, innovative because it is supported by civil society with the support of African regional institutions and in partnership with the states of Central and West Africa. The RASTOMA WASTCON regional congress brought together more than 60 actors, from 13 countries, committed to the preservation of marine turtles and coastal habitats in Atlantic Africa. The objective was to strengthen the dynamic of collaboration and exchanges between civil societies working on marine turtles in Central and West Africa. Members of the two networks benefited from a capacity building program based on their expressed needs. RASTOMA and WASTCON also held their respective general meetings. The two networks then came together for a strategic working session, in order to define the priorities for action that will guide future collaborations. At the end of the strategic workshop, the two networks prioritized: In the short term (within one year): (1) harmonization of ecological monitoring and data collection methods to acquire the knowledge and indicators essential for the monitoring and conservation of marine turtles; (2) the capitalization and sharing of resources and tools for environmental education and awareness in the conservation of marine turtles and their habitats; (3) capitalization and exchange of experiences on Income Generating Activities including ecotourism. And in the medium term (3 years): (1) sharing of experiences on advocacy for the strengthening of the legislative arsenal and the application of laws favorable to marine turtles and their habitats; (2) the organization of an African Symposium on the Conservation of Marine Turtles; (3) the production and distribution of a regional newsletter which will highlight the actions and news of Civil Society Organizations of the two networks. Following the strategic workshop, the participants also benefited from training sessions, organized by RASTOMA, in response to the expectations expressed by the members of the two networks: a day on monitoring marine turtles on land and at sea, an introductory workshop on the QGIS geographic information system, a round table to boost and diversify the search for funding and partnerships. The training materials for these workshops are available online on the RASTOMA website and can be downloaded here. For more information, visit www.rastoma.org
RASTOMA et WATSON ont organisé le 1er congrès régional sur les tortues marines d’Afrique Centrale et de l’Ouest

Face aux menaces grandissantes qui pèsent sur les tortues marines, les acteurs de la société civile africaine s’organisent en réseaux pour renforcer la protection de ces espèces emblématiques et menacées de disparition. Les cinq espèces de tortues marines présentes en Afrique Centrale et de l’Ouest sont classées de « vulnérable » à « en danger critique d’extinction » sur la liste rouge de l’UICN. Soutenus par le Programme de Petites Initiatives (PPI) géré par le Comité français de l’UICN, les deux réseaux frères de la sauvegarde des tortues marines, RASTOMA (Réseau des Acteurs de la Sauvegarde des Tortues Marines en Afrique centrale) et WASTCON (West African Sea Turtle Conservation Network), ont organisé du 9 au 13 novembre 2020, à Lomé au Togo, leur premier congrès régional sur les tortues marines en Afrique de l’Ouest et du Centre. Ce congrès est une étape clé pour la construction d’une stratégie régionale de conservation des tortues marines concrète et efficace le long des côtes atlantiques de l’Afrique. Les deux réseaux frères s’allient pour mettre en place une approche « bottom-up », innovante car portée par la société civile avec l’appui des institutions régionales africaines et en partenariat avec les états d’Afrique Centrale et de l’Ouest. Le congrès régional RASTOMA WASTCON a réuni plus de 60 acteurs, de 13 pays, engagés dans la préservation des tortues marines et des habitats côtiers en Afrique atlantique. L’objectif était de renforcer la dynamique de collaboration et les échanges entre les sociétés civiles travaillant sur les tortues marines en Afrique centrale et de l’ouest. Les membres des deux réseaux ont bénéficié d’un programme de renforcement des capacités établi en fonction des besoins qu’ils avaient exprimés. RASTOMA et WASTCON ont également tenu leurs assemblées générales respectives. Les deux réseaux se sont ensuite rassemblés pour une séance de travail stratégique, afin de définir les priorités d’action qui guideront les collaborations futures. A l’issue de l’atelier stratégique, les deux réseaux ont priorisé : A court terme (dans un délai d’un an) : (1) l’harmonisation des méthodes en matière de suivi écologique et de collecte de données pour acquérir les connaissances et les indicateurs indispensables au suivi et à la conservation des tortues marines ; (2) la capitalisation et le partage des ressources et des outils d’éducation environnementale et de sensibilisation en matière de conservation des tortues marines et de leurs habitats ; (3) la capitalisation et les échanges d’expériences sur les Activités Génératrices de Revenus dont l’écotourisme. Et à moyen terme (3 ans) : (1) le partage d’expériences sur le plaidoyer pour le renforcement de l’arsenal législatif et l’application des lois favorables aux tortues marines et à leurs habitats ; (2) l’organisation d’un Symposium Africain sur la Conservation des tortues marines ; (3) la production et la diffusion d’une Newsletter régionale qui mettra en lumière les actions et actualités des Organisations de la Société Civile des deux réseaux. A la suite de l’atelier stratégique, Les participants ont aussi bénéficier de sessions de formation, organisées par le RASTOMA, en réponse aux attentes exprimées par les membres des deux réseaux : une journée sur le suivi des tortues marines en terre et en mer, un atelier d’initiation au système d’information géographique QGIS, une table ronde pour dynamiser et diversifier les recherches de financements et de partenariats. Les supports de formation de ces ateliers sont disponibles en ligne sur le site du RASTOMA et téléchargeables ici. Pour plus d’infos, visiter le site www.rastoma.org.
COVID-19: PPI RAPID ACTION GRANTS FUNDS 6 CONSERVATION PROJECTS IN AFRICA

The Small-Scale Initiatives Program (PPI), managed by the French Committee of IUCN has created a rapid action grant to limit the impacts of the health crisis and secure the gains for the conservation of biodiversity in Sub-Saharan Africa. Indeed, during the global pandemic, some natural areas and some species benefited from the reduction in threats linked to human activities, but this was not always the case in certain regions of Africa. The return of the inhabitants of large metropolises to their villages of origin and a slowdown in the economy has caused a drop in their income as well as a reduction in resources for the management of protected areas. These circumstances have only increased the pressure on natural resources and endangered species, such as great apes and marine turtles. For this rapid action grant, a call for proposals launched by the PPI and 6 projects were selected for a maximum grant of € 3,500. They will take place in Benin, Cape Verde, Gabon, Niger, Democratic Republic of Congo and Senegal mainly to deal with an upsurge in poaching or to put in place measures that reduce the potential risk of transmission of the virus to Great Apes. « This is the first time that we have put in place such a response to the current crisis. It is important to support local organizations by quickly providing them with material and human resources that will allow them to regain control and not compromise the results achieved so far for the preservation of biodiversity.». Nicolas Salaün, « International Cooperation » Program Manager of the French Committee of IUCN AN EMERGENCY RESPONSE ALLOWING THE FINANCING OF CONCRETE AND RAPID ACTIONS This project responds to the unexpected situation due to the global pandemic. When developing our project we did not plan for any specific measures to prevent the spread of the disease. However, it could threaten the survival of the Grauer gorillas and chimpanzees present in the forest concessions of the local communities with which we work » Maurice Nsase from the NGO in DRC In Senegal, the closure of borders has forced fishermen to concentrate their fishing efforts on the national coast, in particular in areas usually protected such as the ornithological reserve of Kalissaye: “The high concentration of actors, boats and gear lead to an overexploitation of fishery resources which must at all costs be controlled and supervised quickly before the situation becomes irreversible ”, underlines the conservator of the reserve. More informations – Read the press release– The International Cooperation program of french Committee of IUCN– The small Initiatives Program
De nouveaux espaces forestiers sous gestion communautaire en Territoire de Walikale au Nord-Kivu en République Démocratique du Congo

Le Code forestier de la RDC en son article 22 prévoit qu’une Communauté locale peut, à sa demande, obtenir à titre de concession, une partie ou la totalité de forêts en vertu de la coutume. C’est dans le cadre de la matérialisation de cet article qu’en date du 7 juillet 2020, le Gouverneur de la Province du Nord-Kivu a signé quatre arrêtés portant attribution des concessions forestières aux communautés locales (CFCL) Banisamasi, Basengele, Bananzigha et Bafuna-Bakano, du Secteur des Bakano en Territoire de Walikale après dix huit ans d’accompagnement de ce processus par l’ONG Forêt pour le Développement Intégral (FODI) partenaire du PPI depuis la fin de l’année 2019. A ce jour la RDC, compte soixante-dix CFCL déjà attribuées aux Communautés dont sept au Nord-Kivu. D’une superficie globale d’environ 120 260 ha, ces CFCL abritent les dernières populations des gorilles de Grauer vivant en dehors du Parc National de Kahuzi-Biega (PNKB), et des chimpanzés ainsi qu’une grande richesse d’espèces fauniques et floristiques. Par ailleurs, trois de ces CFCL sont contigües au PNKB dans sa partie septentrionale ; ce qui contribue à renforcer la conservation de ce patrimoine mondial de l’UNESCO. La phase de gestion de ces CFCL s’annonce déjà avec plusieurs défis dans l’accompagnement des communautés locales et autochtones pour l’utilisation durable des ressources forestières, la conservation des espèces animales endémiques et le développement socio-économique.
Conservation des collines boisées, l’habitat des chimpanzés de Bossou, Guinée, l’Afrique de l’Ouest

Situées dans la Préfecture de Lola, les collines boisées de Bossou (320 ha) font partie de la Réserve Naturelle des Monts Nimba, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le couvert végétal au pied de ces collines est composé de jachères, de savanes arborées connectées à des petites forêts adjacentes qui abritent une communauté de chimpanzés, espèce en danger critique d’extinction. Bossou et les villages environnants sont un exemple rare de site où les chimpanzés et la population locale cohabitent en relativement bonne harmonie depuis plusieurs générations, partageant les ressources de la même forêt. En dépit des efforts de protection sur le long terme, les chimpanzés de Bossou sont actuellement isolés des populations de chimpanzés des Monts Nimba avoisinants, ce qui crée un sérieux problème de viabilité pour cette communauté. Les ilots de forêts naturelles qu’habritent encore ces collines ont été endommagés et l’habitat des chimpanzés a été l’objet d’une pression intense qui constitue une grave menace pour leur survie. Pour répondre au problème, l’ONG AUDER en partenariat avec le PPI apporte un appui à l’Institut de Recherche Environnementale de Bossou (IREB) dans son programme de restauration du corridor vert. Le projet vise à : (i) Accroître les connaissances des communautés sur les chimpanzés pour favoriser leur participation aux efforts de conservation; (ii) Prévenir et assurer la gestion des feux de brousse autour du corridor et dans les communautés riveraines ; (iii) Améliorer les efforts de reboisement en cours dans le corridor, réaliser les plantations agro-forestières et (iv) Valoriser les meilleures pratiques agricoles par le développement des activités génératrices de revenus (AGR). À ce jour, l’appui du PPI a permis de réaliser les activités suivantes : Accroître les connaissances des communautés sur les menaces qui pèsent sur l’habitat des chimpanzés et favoriser leur participation aux efforts de conservation. Pour accroître la connaissance des communautés sur les menaces d’extinction auxquelles sont confrontés les chimpanzés de Bossou, les superviseurs d’AUDER ont sensibilisés 1 337 personnes dans les communautés riveraines à travers les réunions, assemblées villageoises et émissions radiophoniques. Ces messages ont suscité une forte mobilisation des communautés riveraines dans la gestion des incendies et leur engagement dans la réalisation des plantations agro-forestières dans les zones de savane comme mesure de lutte contre la savanisation et les feux de brousse. Également à travers des espaces de dialogue et d’échange, AUDER regroupe les élus locaux, leaders d’opinions, services techniques et acteurs évoluant dans la zone sur les questions spécifiques de conservation. A cet effet, trois forums communautaires ont été organisés regroupant au total 101 personnes et ont permis de définir des stratégies de prévention et de gestion des feux de brousse au Monts Nimba, d’élaborer un protocole d’accord pour la protection des collines boisées. Cet accord est a été signé par l’ensemble des parties prenantes (AUDER, IREB, CEGENS, DPEEF et communautés). Prévenir et assurer la gestion des feux de brousse autour des collines boisées et du corridor et dans les communautés riveraines Les feux de brousse constituent la principale menace sur l’habitat des chimpanzés et un facteur limitant à la réalisation du programme de restauration du corridor. Pour ce faire, une brigade de feu de 40 membres a été mise en place et rendue opérationnelle à travers deux sessions de formations organisées sur mesures de prévention et de gestion des feux de brousse et les itinéraires techniques de mise en place d’une plantation agro-forestière. Également des équipements et matériels de travails ont été fournis aux membres de la brigade (brouettes, machettes, casques, lime, arrosoirs, dabas, paires de bottes, imperméables et des pairs de gants). La brigade a été structurée, elle possède les documents juridiques (le statut et règlements intérieur et l’agrément) ; elle est appuyée sur le terrain par 2 surveillants et 6 guides de l’IREB pour la prévention et la gestion des feux, l’entretien des plantations en vue d’une bonne protection du corridor. Le projet accompagne l’IREB dans la réalisation des pare feux (bande de protection de 20 m de large et 600 m de long) qui limite le corridor et dans le défrichage et le nettoyage grâce à la mobilisation des trois villages riverains (Bossou, Nyon et Serengbara). Améliorer les efforts de reboisement en cours et valoriser l’agroforesterie pour réduire la pression sur le coteau Cette action vise à produire des plants forestiers et agro-forestiers de qualité pour le reboisement des espaces dégradés et également pourvoir les villages riverains en matériel végétal performant pour la réalisation des plantations agro-forestières autour des collines boisées de Bossou et du corridor. Une pépinière de 23 000 plants agro-forestiers (café, cacao, palmier, anacardes) et quelques plants forestiers a été installée à Theassou pour la campagne de reboisement 2021 grâce à l’appui financier des partenaires du PPI. La réalisation des plantations agro-forestières doit permettre à long terme de réduire significativement les risques d’incendies dans les collines boisées, protéger les activités de reboisement déjà réalisées et d’empêcher l’avancée progressive de la savane dans la zone. Il s’agit pour AUDER de réduire les systèmes de culture sur le coteau tout en les intégrant dans les systèmes de production durable et d’assurer la promotion sociale et économique des acteurs concernés. L’appui du projet a permis de reboiser 11,5 ha dans le corridor et 21,9 ha de plantations agro-forestières réalisées autour du corridor. Cette activité s’inscrit dans une dynamique locale de conservation et d’amélioration des conditions de vie des populations riveraines du corridor. Valoriser les meilleures pratiques agricoles pour réduire la pression autour des collines boisées et du corridor AUDER apporte son appui à la reconversion et à la spécialisation de certains producteurs à travers la promotion des initiatives locales génératrices de revenus en vue de réduire la pression sur le coteau. L’intensification de la culture légumière contribue à combler les besoins en légumes de plus en plus rares et à améliorer les revenus des femmes. Dans le même contexte, l’ONG développe des aménagements riz piscicoles pour permettre de cultiver le riz et le poisson au même emplacement afin de réduire le nomadisme cultural. 134 membres des groupements maraicher, Associations Villageoises d’Epargne et
Du 19 au 23 mai, célébrons la nature partout dans le Monde !

Initiée en France en 2007 par le Comité français de l’UICN, la Fête de la Nature est l’événement annuel qui mobilise l’ensemble des acteurs engagés pour la nature. La semaine du 22 mai, journée internationale de la biodiversité, des milliers d’animations gratuites sont proposées pour découvrir les richesses naturelles près de chez soi et vivre une expérience au plus proche de la nature. Cette célébration est aujourd’hui organisée de manière structurée et régulière en France, en Suisse, aux Pays-Bas et au Québec. En 2020, plusieurs associations agissant pour la nature sur le continent africain ont rejoint le mouvement. Toutes ont proposé de multiples animations qui ont pu intégrer la programmation francophone en ligne de l’événement, initiative qu’elles tiennent à reproduire lors des prochaines éditions. En ce début d’année 2021, la Fête de la Nature lance un nouvel appel à organisation auprès des acteurs de la nature dans le Monde et convie les acteurs des PPI à prendre part à cette célébration internationale de la nature ! Forte de son expérience, l’association française de la Fête de la Nature se propose d’accompagner l’émergence d’initiatives hors de France. Elle met également à disposition des structures francophones son site internet pour leur permettre d’enregistrer leurs animations organisées entre le 19 et le 23 mai 2021. Partenaire officiel du congrès mondial de la nature de l’UICN qui se tiendra en septembre 2021 à Marseille, l’association Fête de la Nature valorisera à cette occasion l’ensemble des initiatives hors de France qui auront été proposées. Cette communication contribuera ainsi à porter l’attention sur le rapport que nous entretenons tous avec le vivant et les acteurs qui s’engagent à le préserver. Comment participer ? Téléchargez le Guide de l’organisateur destiné aux pays francophones et suivez les instructions afin de proposer des animations dans votre pays lors de la Fête de la Nature 2021. Contact : info@fetedelanature.com
From May 19th to 23rd, celebrate nature everywhere around the World!

Introduced in France in 2007 by the IUCN French comity, the Fête de la Nature (Nature days) is the annual event during which all the stakeholders – people and organizations – engaged for nature swing into action. During the week of May 22nd, the international biodiversity day, thousands of free activities are offered across France for everyone to discover the natural wealth in their vicinity and experience the contact of nature. This celebration is now structured and organized regularly in France, Switzerland, The Netherlands and Quebec (Canada). In 2020, several NGOs from Africa joined the action. All of them offered many activities which have been added to the program on the Fête de la Nature’s French website and want to repeat this positive experience. In early 2021, the Fête de la Nature is calling again for NGOs from the World and players involved in PPI to take part in this worldwide celebration of nature! Fortified by 15 years of experience, the French’s NGO offers its knowledge to help actions to emerge out of France. Also, it gives to French speaking countries the opportunity to register their activities organized between May 19th and 23rd 2021. The Fête de la nature organization is one of the official partners of IUCN nature congress which will take place in September 2021 in Marseille. During this event, all the actions abroad certified for the Fête de la Nature 2021 will be highlighted. This communication will contribute in drawing participants’ attention on the relationship between humans and nature and the stakeholders who work to preserve it. How to participate? Upload the “Guide de l’organisateur” (Organizer’s guide book) meant for French speaking countries and follow instructions in order to register activities in your country during the Fête de la Nature 2021. Contact: info@fetedelanature.com
The first Forum on community conservation of great apes of the Congo Basin forests

The first Forum on community conservation of great apes from the forests of the Congo Basin Faced with the continued decline of great apes and their habitats around the world, civil society in Central Africa met from November 18th to 19th, 2021 at the city hall of Yaoundé in Cameroon to talk about community conservation of great apes in the forests of the Congo basin. It was thus during a forum, which brought together more than a hundred participants (conservation practitioners, academics, students, donors, political authorities, etc.), that 6 conservation themes were debated regarding these vulnerable species. A first of its kind in Central Africa, this forum was organized under the sign of promoting « local initiatives to sustainably protect the great apes of Cameroonian forests and the Congo Basin », through 20 exhibition stands in order to present to the public initiatives, products and services of local actors on biodiversity conservation. The discussions around these themes made it possible to raise many questions, still unresolved but decisive for the effective conservation of great apes. It was notably a question of making the scientific inventory of the situation of the great apes of the forests of the Congo Basin in 2020. Discussions took place on the notion of community conservation and its effectiveness on the protection of great apes in the context of the forests of the Congo Basin. The baseline of this meeting was based on the necessary reflection on the place, role and contribution of local communities in Central Africa in conservation. What are their perceptions and representations on this major contemporary issue for Africa and the world? The direct testimonies of 4 community leaders coming from Nkala (Téké community of Maï Ndombe in DR Congo), Messamena and Somalomo (Badjoué and Baka community of the Dja Reserve in Cameroon), the littoral (Banen community, the forest of Ebo in Cameroon and Bertoua (Képéré community on the outskirts of Deng Deng Cameroon National Park) helped free the community voice. The positioning of these different testimonies allowed participants to realize, if this is only confirmation, the vast misunderstanding and discrepancy between local / community expectations and the conservation objectives promoted in rural and community settings. During this forum, it was also question of the sustainability of funding for community conservation by local and community organizations, in particular the search for suitable and viable funding for these local actors highly dependent on the money provided by external partners. Finally, the participants raised the issue of collaborative leadership that promotes a strong contribution of local and community organizations in the conservation of great apes and biodiversity in the forests of the Congo Basin. The forum had some major moments to allow the public and the participants to immerse themselves, in a surge of affirmed citizenship, in the daily life of the conservation of the great apes. An excursion to the Mefou primate sanctuary was organized for the students of Yaoundé, their parents and teachers. The work of the members of the GSAC Alliance was fully exposed through the visit of the premises of the NGO TF RD (Tropical Frorest and Rural Development) of Cameroon which is developing a model for valuing non-timber forest products and their marketing… It is recalled that this sub-regional meeting was organized by the Alliance GSAC network (Alliance for the community conservation of great apes in Central Africa). It has been supported since its creation by the French Committee of the International Union for the Conservation of Nature. This network has existed since 2016 and already has several transversal actions to its credit aimed at technically and institutionally strengthening local civil society, but also allowing it to position itself as a key player in the actions to be implemented to save the great apes of the forests of the basin of the Congo.