Réserver la date : 4ème Colloque national des aires marines protégées

Le prochain colloque national des aires marines protégées est programmé : il se tiendra du 22 au 24 octobre 2019 à Biarritz et réunira environ 500 participants (gestionnaires, services de l’Etat, acteurs socioprofessionnels, associations ou représentants d’usagers de loisirs, scientifiques, etc.). Le colloque national des aires marines protégées est organisé conjointement par l’Agence Française pour la Biodiversité et le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, en appui au Ministère de la Transition écologique et solidaire. Un programme construit collectivement Tout comme pour les éditions précédentes, le programme du colloque sera construit de façon collaborative et s’appuiera sur des axes de travail destinés à orienter un appel à contributions. Cet appel à contribution devrait être diffusé au cours du deuxième trimestre 2019. Un événement important dans la construction de la nouvelle stratégie nationale des aires marines protégées Cette 4ème édition intervient à un moment particulièrement important dans l’agenda national et international. En application de l’action n°38 du Plan biodiversité, le colloque constituera une étape essentielle dans l’élaboration de la prochaine stratégie nationale des aires marines protégées qui doit être présentée par le Ministère de la Transition écologique et solidaire lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN en 2020 à Marseille. La nouvelle stratégie 2020-2030 participera également à définir la réponse de la France quant à ses engagements au titre de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) dont la COP15 aura lieu en Chine en décembre 2020. Plus d’informations – Retour sur les Actes du 3ème Colloque – Contact : jean-francois.sys@uicn.fr, chargé de mission Colloque national des aires marines protégées – Le Programme Aires protégées de l’UICN France
La 2ème phase des Assises de l’eau met à l’honneur les Solutions fondées sur la Nature

Annoncée par le Président de la République et portée par François de Rugy, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, la deuxième séquence des Assises de l’eau vise à trouver des solutions pour permettre aux territoires et à l’ensemble des acteurs d’adapter leur gestion de l’eau à l’heure du changement climatique. Dans le prolongement de la première séquence, organisée du 27 avril au 25 mai 2018, centrée sur les enjeux de réseaux d’eau et d’assainissement,la deuxième phase de ces assises s’est ouverte le 9 novembre 2018. Elle doit contribuer à la mise en œuvre de plusieurs mesures du plan biodiversité, présenté en juillet par le Gouvernement, notamment sur les milieux humides et la gestion des eaux fluviales. Le comité de pilotage de cette séquence a décidé de mettre en place 4 groupes de travail sur 3 thématiques essentielles pour la gestion de l’eau : économiser ; partager ; protéger et un groupe de travail transversal sur la mise en œuvre des solutions fondées sur la nature. Enfin, Jean Launay est chargé d’assurer une coordination transversale sur les thématiques de gouvernance, de financement et de mise en œuvre de l’objectif de développement durable n°6 « garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau ». Ces groupes de travail, ainsi que l’organisation d’ateliers dans les territoires seront le support d’une large concertation des acteurs visant à identifier les priorités d’actions et les freins et leviers pour leur déploiement sur le territoire français. Sur la base d’échanges à partir de projets existants, le groupe de travail portant sur les Solutions fondées sur la Nature, présidé par le Comité français de l’UICN, représenté par Pauline Teillac-Deschamps, veut souligner la nécessaire concertation et gouvernance partagée pour la mise en œuvre de telles solutions, le besoin d’une ingénierie financière innovante et d’une approche foncière intégrée, l’appui sur des réglementations existantes ou à créer, ainsi que le besoin de communication et de renforcement des connaissances au service de l’action. Cette deuxième phase se clôturera à la fin du printemps 2019 afin de passer à la phase de mise en œuvre des recommandations issues des différents groupes de travail et validées par le Comité de Pilotage. Plus d’informations – Le Dossier de presse sur la première séquence des Assises de l’Eau – Le Programme Ecosystèmes de l’UICN France – Les Solutions fondées sur la Nature – La journée mondiale de l’Eau 2019 sur le site de l’ONU
7ème plénière de l’IPBES : Quels enjeux ?

La France va accueillir la 7ème session de l’IPBES, la Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques, se tiendra du 29 avril au 4 mai 2019, à Paris. Quels enjeux lors de cet évènement ? Une nouvelle synthèse mondiale décisive sur l’état de la nature et des écosystèmes ainsi que des contributions apportées par la nature aux populations sera présentée aux représentants de 131 Etats, qui en discuteront en vue d’une approbation. C’est le premier rapport de ce type depuis l’évaluation des écosystèmes pour le millénaire (Millenium Ecosystem Assessment) a de l’ONU publiée en 2005, et le tout premier qui soit intergouvernemental. Entre 2016 et 2018, l’IPBES a également publié deux rapports thématiques sur les pollinisateurs et la dégradation des sols, un rapport méthodologique sur les scénarios et les modèles, ainsi que quatre rapports régionaux sur l’état de la biodiversité dans le monde. Objectif : Contribuer à améliorer les politiques et les actions en faveur de la conservation et de l’usage durable de la biodiversité au cours de la décennie à venir. Le rapport Il a été élaboré par 150 experts internationaux issus de 50 pays, conciliant les domaines des sciences naturelles et sociales, avec des contributions additionnelles de 250 experts supplémentaires, travaillant avec l’IPBES. Le rapport sera achevé et examiné lors cette septième session plénière de l’IPBES. Ayant exigé trois années de travail et un coût total de plus de 2,4 millions de dollars, l’évaluation mondiale de l’IPBES s’appuie sur près de 15 000 références, y compris des documents scientifiques et des informations gouvernementales. Il s’agit également de la toute première évaluation qui examine systématiquement et intègre les savoirs, problématiques et priorités des populations autochtones et locales. Le rapport aidera à évaluer les progrès (ou l’absence de progrès) liés aux principaux objectifs internationaux, dont les objectifs de développement durable (ODD), les objectifs d’Aïchi relatifs à la diversité biologique et l’Accord de Paris sur les changements climatiques. Il étudie les causes des changements affectant la biodiversité et les écosystèmes, les conséquences pour les populations, les options politiques et les futures trajectoires possibles pour les trois prochaines décennies si les tendances actuelles se confirment, ainsi que d’autres scénarios. En résumé : il couvre l’ensemble des écosystèmes terrestres (à l’exception de l’Antarctique), des eaux intérieures et des océans il évalue les changements survenus au cours des 50 dernières années, et les conséquences pour nos économies, nos moyens de subsistance, notre sécurité alimentaire et notre qualité de vie il explore les incidences du commerce et d’autres processus mondiaux sur la biodiversité et les services écosystémiques il traite des impacts relatifs du changement climatique, des espèces envahissantes, de la pollution, des changements dans l’utilisation des mers et des terres et de toute une série d’autres défis posés à la nature il identifie les lacunes prioritaires dans nos connaissances disponibles, qu’il conviendra de combler il anticipe ce à quoi pourrait ressembler la biodiversité dans plusieurs décennies à la lumière de six scénarios il évalue les changements, options et trajectoires en matière politique, de technologie, de gouvernance et de comportement en vue d’atteindre des objectifs mondiaux, en observant les synergies et les compromis entre production alimentaire, sécurité hydrique, énergie et expansion des infrastructures, atténuation du changement climatique, protection de la nature et développement économique Un « résumé à l’intention des décideurs » détaillé qui souligne les principaux messages, résultats et options, doit être présenté au public au siège mondial de l’UNESCO, à Paris, le lundi 6 mai 2019. Plus d’informations – Toutes les informations sur l’évènement – Le Millenium Ecosystem Assessment – Les principaux messages et chiffres des rapports régionaux – Consulter les rapports complets publiés entre 2016 et 2018 – Le Programme Ecosystèmes de l’UICN France
L’ONU met à l’honneur la restauration des écosystèmes

La Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes (2021-2030) a été officiellement adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies. Cette décision met le monde sur la bonne voie pour intensifier de manière décisive la restauration des écosystèmes dégradés et stopper leur disparition pour lutter contre la crise climatique, améliorer la sécurité alimentaire et l’approvisionnement en eau, et protéger la biodiversité. L’UICN prend déjà des mesures pour relever ce défi. Le 1er mars 2019, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes 2021-2030. La proposition a été dirigée par le Salvador, rejoint par 71 co-parrains, qui a fait de la restauration des écosystèmes une solution essentielle, fondée sur la nature, pour accélérer la réalisation de nombreuses conventions internationales et du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Immédiatement après le discours à l’Assemblée générale du ministre de l’Environnement et des Ressources naturelles du Salvador, Lina Pohl, une liste impressionnante de pays, a exprimé son soutien à ce qui sera une voie d’action concertée et de résultats accélérés en faveur de la restauration des écosystèmes. L’UICN est fière d’avoir soutenu le gouvernement du Salvador dans la réalisation de cette importante décision. Le leadership du Salvador en matière de restauration des écosystèmes découle de son engagement à participer au Défi de Bonn, un objectif mondial de la restauration du paysage forestier mobilisant de nombreux autres pays. En outre, la promesse du Salvador de restaurer un million d’hectares – soit l’équivalent de la moitié de son territoire – est suivie grâce au baromètre du progrès du Défi de Bonn. En participant activement en tant que l’un des six pays pilotes à cet effort dirigé par l’UICN pour suivre la mise en œuvre des engagements du Défi de Bonn, le Salvador a déjà fait preuve de progrès réels dans la restauration des écosystèmes, de l’évaluation des possibilités de restauration et de la promotion de politiques de soutien à la remise en état des terres. Et maintenant, où allons-nous ? Alors que l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et les Nations Unies pour l’environnement a été chargée de faciliter la mise en œuvre de cette Décennie, chaque gouvernement, chaque communauté, chaque organisme de conservation et entreprise privée peut jouer un rôle dans la réalisation de cette promesse. Des millions d’hectares d’écosystèmes terrestres et marins sont déjà en cours de restauration dans le monde entier, à l’appui d’efforts comme le Défi de Bonn et d’autres initiatives régionales comme afr100 et Initiative 20×20. L’objectif déclaré de la Décennie est de renforcer ces efforts déjà en cours. L’UICN, par son travail avec ses membres et partenaires du monde entier au cours des 70 dernières années, et dans ses fonctions de Secrétariat du Défi de Bonn, contributeur aux initiatives de restauration régionale de soutien du Défi de Bonn, et en tant que fondateur et coordinateur du Partenariat mondial pour la restauration des forêts et du paysage (GPFLR), est déjà profondément ancré dans la restauration des écosystèmes. Le groupe des Solutions fondées sur la Nature de l’UICN participe à des programmes phares comme The Restoration Initiative, SUSTAIN, Catalyser l’engagement du secteur privé envers le Défi de Bonn et l’Alliance mondiale des mangroves. Combinée à l’application de la méthodologie d’évaluation des possibilités de restauration (ROAM) – la méthodologie la plus largement utilisée dans ce domaine – et à son expérience croissante en matière de politique de restauration et de renforcement des capacités, l’UICN est bien placée pour soutenir les pays dans la mise en œuvre de cette décennie. Une autre façon unique pour l’UICN d’appuyer cette Décennie est de la valoriser lors du Congrès mondial de la nature 2020 de l’UICN à Marseille, en France. Ce rassemblement quadriennal de la communauté internationale de la conservation favorisera le dialogue à ce sujet et tracera la voie à suivre pour atteindre les objectifs de la Décennie. Plus d’informations – Visualiser le discours de Lina Pohl en vidéo – Les Solutions fondées sur la Nature – Le programme Ecosystèmes de l’UICN France © Photo by Felipe Dias on Unsplash
CITES COP18 : Quelles décisions pour le commerce des espèces sauvages ?

La 18e session de la Conférence des parties (CoP18) à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) initialement prévue du 23 mai au 3 juin 2019 à Colombo, Sri Lanka, se tiendra dans les prochains mois, suite à son report. La CITES est un accord international qui a pour objectif de veiller à ce que le commerce international des spécimens d’animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent. Le commerce international des espèces sauvages représente des milliards de dollars par an et porte sur des centaines de millions de spécimens de plantes et d’animaux. Ce commerce est varié, allant de plantes et d’animaux vivants à une large gamme de produits dérivés – produits alimentaires, articles en cuir exotique, instruments de musique en bois, souvenirs pour touristes, remèdes, et bien d’autres encore. L’exploitation et le commerce intensifs de certaines espèces, auxquels s’ajoutent d’autres facteurs tels que la disparition des habitats, peuvent épuiser les populations et même conduire certaines espèces au bord de l’extinction. De nombreuses espèces sauvages faisant l’objet d’un commerce ne sont pas en danger d’extinction mais l’existence d’un accord garantissant un commerce durable est importante pour les préserver. Comme le commerce des plantes et des animaux sauvages dépasse le cadre national, sa réglementation nécessite la coopération internationale pour préserver certaines espèces de la surexploitation. La CITES a été conçue dans cet esprit de coopération. Aujourd’hui, plus de 35 000 espèces sauvages sont couvertes par la CITES en étant inscrites à l’une des trois annexes de la Convention selon le degré de protection dont elles ont besoin. Lors de cette prochaine Conférence mondiale de la vie sauvage, les 183 Parties à la CITES (182 pays, plus l’Union Européenne) se réuniront afin d’examiner les 57 propositions d’amendements aux Annexes de la CITES demandés par les Etats membres, certaines propositions visant à limiter plus encore leur commerce, d’autres contre-propositions visant à supprimer les restrictions, par exemple concernant le commerce des éléphants et de leur ivoire ou des cornes de rhinocéros. Les actions de l’UICN France pour la CITES Le Comité français de l’UICN est consulté par les autorités françaises avant chaque Conférence des Parties à la CITES, en fournissant des avis reposant sur les analyses de l’UICN et de TRAFFIC et sur la contribution des experts de la Commission de Sauvegarde des espèces. Plus d’informations – Site dédié à la COP18 de la CITES – Les 57 propositions d’amendements aux Annexes : en français / en anglais – Retrouver toutes les analyses de l’IUCN et de TRAFFIC – Le Programme Espèces de l’UICN France – Le Programme Coopération internationale de l’UICN France photo bandeau © PPI – Films au clair de lune
Mieux cartographier les mangroves : de nouvelles avancées !

Réussir à produire une cartographie des mangroves de manière précise, souple, rapide et reproductible : c’est le défi que s’était lancé Dr. Florent Taureau et une équipe scientifique de l’université de Nantes il y a quelques années. Défi relevé, puisqu’un article scientifique vient d’être publié dans la revue Remote Sensing MDPI démontrant que c’est désormais chose possible. Résultat d’un travail de plusieurs années « éreintant psychologiquement » aux dires des scientifiques, l’article expose une méthode originale, reposant sur une analyse cartographique d’images satellites pour calculer les différentes surfaces d’occupation du sol (végétation, eau, sol et ombres) à une échelle encore plus fine que celle du pixel. Cette méthode permet donc de caractériser précisément le type de canopée et de cartographier finement les zones de mangroves. Testée sur trois territoires (Guadeloupe, Mayotte et la Nouvelle-Calédonie), cette approche souple et rapide a de beaux jours devant elles, et apporte une belle complémentarité à d’autres méthodes employées jusqu’ici comme les relevés LiDAR disponibles en Guyane (données 3D pouvant service à décrire les peuplements forestiers). Elle pourra être utilisée pour affiner les indicateurs nationaux sur les mangroves dans le cadre du Réseau d’Observation et d’Aide à la Gestion des Mangroves (ROM) par exemple. Ces recherches ont bénéficié du soutien financier de l’Initiative française pour les Récifs Coralliens (IFRECOR) et du soutien logistique du Pôle-relais zones humides tropicales, co-piloté par le Comité français de l’UICN et le Conservatoire du Littoral. PLUS D’INFORMATIONS – Article scientifique (en anglais) – Réseau d’Observation et d’Aide à la Gestion des Mangroves (ROM) – Site internet du Pôle-relais zones humides tropicales – Le programme Outre-mer de l’UICN France Photo bandeau © Chloé Desmots
Le concours Capitale française de la biodiversité 2019 est lancé

La 9ème édition du concours national « Capitale française de la Biodiversité » a été lancé par l’Agence française pour la biodiversité (AFB), l’Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France (ARB îdF), et Plante & Cité dont le thème est « Climat : la nature source de solutions ». Le Comité français de l’UICN s’est une nouvelle fois associé à ce concours national qui récompense les collectivités locales qui s’engagent dans la préservation de la biodiversité. La thématique cette année est particulière car, les solutions fondées sur la nature, initiées par l’UICN sont aujourd’hui une des actions majeures qu’elle déploie, aux niveaux national et international. Le concours Capitale française de la Biodiversité s’adresse depuis 2010 aux communes et aux intercommunalités françaises. Il est soutenu par les ministères de la Cohésion des Territoires et de la Transition écologique et solidaire, et s’appuie sur de nombreux partenaires, réunis au sein de son Comité scientifique et technique. Les objectifs de l’opération sont multiples : pédagogie (donner des idées d’action aux agents et élus des collectivités), transversalité (créer du dialogue entre différents services et élus au sein de la collectivité), valorisation et promotion (par le biais des trophées et des « libellules » accordées) et enfin identification et partage mutuel des bonnes pratiques (par le biais du recueil d’action, des ateliers régionaux et des visites de terrain). Qui sera élue « Capitale française de la Biodiversité 2019 » ? L’édition 2019 récompensera les collectivités agissant de manière conjointe contre le changement climatique et l’érosion de la biodiversité via des solutions fondées sur la nature. On entend par « solutions fondées sur la nature » les actions de préservation, de gestion et de reconquête des écosystèmes qui visent à favoriser à la fois l’atténuation (captage et stockage du carbone) et l’adaptation (protection contre les tempêtes, les inondations, les glissements de terrain) au changement climatique. Ces solutions naturelles sont efficaces et peuvent compléter ou se substituer aux infrastructures classiques utilisées dans l’aménagement du territoire. Elles sont multifonctionnelles, apportant outre les bénéfices à la biodiversité et au climat, des avantages en termes de cadre de vie et de santé, le tout à moindre coût pour les collectivités. Elles s’appliquent à tous les milieux, agricoles, forestiers, aquatiques et urbains, et à toutes les échelles, pour garantir la résilience des territoires face aux changements globaux. > Plus d’information sur la page « Solutions fondées sur la Nature » de l’UICN France Un concours pensé comme un dispositif à part entière Au-delà d’un concours qui permettra de désigner la Capitale française de la biodiversité 2019 et les meilleures collectivités par catégorie (villages, petites villes, villes moyennes, grandes villes, intercommunalités), l’opération est avant tout un dispositif de sensibilisation et de formation, d’identification et de valorisation des bonnes pratiques, d’animation territoriale et d’échanges entre acteurs locaux. Que l’on soit une collectivité pionnière et déjà largement engagée dans des politiques publiques de préservation et de restauration de la biodiversité ou simplement au début d’une démarche, l’opération Capitale française de la Biodiversité est un outil performant de formation, d’accompagnement dans le changement, d’émulation et de soutien collectif. Un concours organisé en plusieurs phases Le concours s’adresse à toutes les communes et intercommunalités de France. A partir du mois de mars une phase de sensibilisation et d’information démarre au travers d’ateliers régionaux. Au total, une vingtaine d’ateliers sont proposés sur toute la France y compris en outre-mer jusqu’à fin avril. Les collectivités qui souhaitent participer au concours ont jusqu’au 30 avril 2019 pour remplir le dossier de candidature (jusqu’au 17 mai pour les collectivités d’outre-mer). Elles devront remplir un questionnaire, leur permettant de faire l’état des projets pour devenir un « Territoire engagé pour la nature ». Ensuite, les collectivités pourront choisir de participer « à la carte » : – présenter au moins une action en lien avec le thème de l’année pour essayer de la voir figurer au recueil d’actions exemplaires édité chaque année ; – présenter 3 actions en lien avec le thème de l’année et concourir au titre de « Capitale française de la Biodiversité 2019 » ! Le comité scientifique et technique du concours évaluera les candidatures durant l’été. L’opération se clôturera à l’automne par la cérémonie de remise des prix et la publication du recueil d’actions exemplaires des collectivités autour du thème de l’année. Plus d’informations – Page dédiée aux Solutions fondées sur la Nature – vidéo sur les SfN – Site internet du concours : www.capitale-biodiversite.fr – Le questionnaire de l’édition 2019 – Les ateliers déjà programmés pour 2019 – En savoir plus sur les lauréats des précédentes éditions
La 13ème Fête de la nature se tiendra du 22 au 26 mai 2019

La Fête de la Nature, le grand rendez-vous annuel du public avec la nature, organisera sa 13ème édition du 22 au 26 mai 2019 sur tout le territoire français, en métropole comme en Outre-mer, dans les villes comme à la campagne. À chaque édition, ce sont plus de 800 000 curieux qui se rendent dans la nature et participent aux 5 000 manifestations organisées partout en France. Avec le Congrès mondial de la nature de l’UICN qui se tiendra à Marseille en 2020 et la COP Biodiversité en Chine la même année, le sujet de la préservation de la nature est plus que jamais au cœur des débats. Depuis 2007, la Fête de la Nature se donne pour mission de convier petits et grands à la (re)découverte de la biodiversité, à travers des milliers d’animations ludiques, pédagogiques, inédites et gratuites organisées dans toute la France. Pour les cinq jours de l’édition 2019, les communes et les propriétaires de jardins sont tout particulièrement invités à se mobiliser. Le thème 2019 ? « La nature en mouvement » Après s’être penchée sur « l’invisible » en 2018, l’édition 2019 s’attache à montrer le mouvement et toutes ses implications dans la nature. Le cycle des saisons, les mouvements des espèces et de leurs populations, la modification des écosystèmes ou encore l’évolution des paysages : à la fois fragile et surprenante, la nature bouge sans cesse et nous invite aussi à nous mobiliser pour la protéger. L’association invite les organisateurs à suivre cette thématique dans la création de leurs manifestations s’ils le souhaitent, sans toutefois y être obligés. A ne pas manquer – Avis aux organisateurs : Inscrivez vos manifestations ! Entreprises, collectivités, associations et même particuliers, vous avez jusqu’au 15 mai pour les proposer. Pour vous aider à promouvoir votre Fête de la Nature, un kit communication est disponible pour les organisateurs. Pour inscrire des manifestations événements sur le site de la Fête de la Nature : https://fetedelanature.com/coins-des-organisateurs – 14 mars 2019 – Avis au grand public : les activités confirmées et labellisées seront visibles. – 22-26 mai 2019 – Top départ pour la Fête de la Nature 2019 Deux nouveautés pour cette année Ouvrez la porte de votre jardin : Cette année, les propriétaires de jardin favorables à la biodiversité, comme les Refuges LPO, les jardins de Noé, les « oasis nature »… sont invités à ouvrir leurs portes pour présenter au public les actions simples qu’ils ont mis en place pour favoriser la présence des papillons, des oiseaux, des insectes pollinisateurs… Au programme : de la convivialité et du partage entre voisins autour d’une biodiversité (pas si) « ordinaire » ! Des fiches pratiques pour les communes : 10 fiches pratiques pour faire participer sa commune à la Fête de la Nature. Citoyens, élus, tout le monde peut sensibiliser les habitants à la nature ! Des conseils et des idées pour réaliser un inventaire naturaliste du territoire, organiser un parcours d’arbres en arbres, des visites des espaces publics, s’intéresser à la nature présente dans les cimetières… > Télécharger les fiches Plus d’informations – Site internet de la Fête de la nature – A propos de l’UICN France et de la Fête de la nature
New call for proposals « small grants » PPI 5

Pour voir la version française, cliquez ici The Small-Scale Initiatives Program (PPI), created in 2006 by the French Facility for Global Environment (FFEM), and implemented by the French Committee of IUCN (IUCN France), in partnership with the IUCN Central and West Africa Program (IUCN PACO), launches a new call for proposals « small grants » projects. This program’s main objective is to strengthen local NGOs in Central and Western African countries contribute to biodiversity conservation and addressing climate change adaptation by funding local projects. In early 2019, the FFEM and IUCN France signed a new agreement for an extension of the fifth phase of the PPI until June 2021. Moreover, the Mava Foundation and IUCN France decided to intervene in an additional way, in new countries on the North Atlantic front of West Africa which is one of the priority regions of the Foundation. A new call for proposals opens today and aims at financing (by the FFEM and the MAVA Foundation) and implementing of about 30 new projects in 19 countries in West and Central Africa. The targeted environmental themes are the improvement of territorial governance, the protection of endangered species, the management of Protected Areas (PA) and their fringes, the fight against poaching and the illegal wildlife trade. Important news: the organizations of Mauritania, Senegal, Cape Verde, The Gambia, Guinea, Guinea-Bissau and Sierra Leone are eligible for this call (see all eligible countries in the rules below). PROGRAM Objectives PPI’s objectives include: To fund on-ground projects implemented by the civil society of Western and Central Africa that protect remarkable biodiversity (e.g.: rare and/or endemic species or ecosystems) and/or address climate change issues; To build the civil society capacity on project development, management and monitoring and reinforce technical skills required to successfully implement these projects; To raise the level of the civil society influence on environmental decisions and policies in their own countries, and To facilitate the sharing of lessons learned and enable networking among grantees. ELIGIBLE APPICANTS Eligible applicants for this round of small grants are African NGOs that have not previously benefited from a PPI grant, working on high biodiversity values and/or that are important for addressing climate change issues. Note: Candidate CSOs who have not been selected in the last two PPI 5 calls (in 2017) will be able to update their proposals and submit them again. Eligible countries are : Western Africa: Ivory Coast, Ghana, Togo, Benin, South and Central Burkina-Faso, extreme South of Niger. North Atlantic Front of West Africa: Cape Verde, Gambia, Guinea, Guinea-Bissau, Mauritania, Senegal, Sierra Leone. Central Africa: Cameroon, Republic of Central Africa, Democratic Republic of Congo (DRC), Gabon, Sao Tome-and-Principe, Republic of Congo. The maximum contribution for these small grants is € 40 000. This contribution will cover at maximum 50% of the total cost of the project (75% if only local donors) and the project duration is 15 months maximum. DEADLINE FOR SENDING PRE-PROPOSAL FORMS : Sunday, 31st of March 2019 – 6:00 pm (Paris time GTM +1) YOU WANT TO SUBMIT A PROPOSAL ? To submit a proposal, carefully read the rules and criteria call for proposals and if you feel that your project meets the criteria, fill out a pre-proposal according to the template available below. Rules and criteria Pre-proposal template More information – Go to the french version of the article – Contact : ppi@uicn.fr – Follow PPI’s Facebook photo © PPI – Films au clair de lune
Nouvel appel à projets « petites subventions » PPI

For english version, click here Le Programme de Petites Initiatives (PPI), crée en 2006 par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), et mis en œuvre par le Comité Français de l’UICN, en partenariat avec le Programme d’Afrique Centrale et Occidentale (PACO) de l’UICN, lance un nouvel appel à projets « petites subventions ». Le PPI 5 a comme objectif principal de renforcer la contribution de la société civile d’Afrique de l’Ouest et Centrale à la conservation de la biodiversité et à la lutte contre le changement climatique à travers le financement de projets locaux. Début 2019, le FFEM et l’UICN France ont signé un nouvel accord pour une extension de la cinquième phase du PPI jusqu’en juin 2021. De manière complémentaire, la Fondation Mava et l’UICN France ont décidé d’intervenir de façon additionnelle dans de nouveaux pays en façade Nord-Atlantique d’Afrique de l’Ouest qui est l’une des régions prioritaires de la Fondation. Un nouvel appel à projets s’ouvre aujourd’hui et vise le financement (par le FFEM et la Fondation MAVA) et la mise en œuvre d’environ 30 nouveaux projets dans 19 pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale. Les thématiques environnementales ciblées sont l’amélioration de la gouvernance territoriale, la protection des espèces menacées, la gestion des Aires Protégées (AP) et de leurs périphéries, la lutte contre le braconnage et le commerce illégal d’espèces sauvages. Nouveauté importante : les organisations de la Mauritanie, du Sénégal, du Cap-Vert, de la Gambie, de la Guinée, de la Guinée-Bissau et de la Sierra Leone sont éligibles à cet appel (voir tous les pays éligibles dans le règlement du concours ci-dessous) Objectifs de l’appel à projets Le PPI poursuit les objectifs suivants : La réalisation de projets de terrain de conservation de la biodiversité remarquable (espèces/écosystèmes rares et/ou menacés, endémiques) et de lutte contre le réchauffement climatique par les acteurs de la société civile d’Afrique de l’Ouest et Centrale, Le renforcement de la société civile en matière d’instruction, de gestion et de suivi de projets et en matière de compétences techniques associées à la mise en œuvre de ces projets, Le renforcement de la capacité d’influence des organisations de la société civile sur les politiques environnementales de ces pays, Le partage et la diffusion des expériences entre acteurs de la société civile. Les porteurs de projets éligibles Les porteurs de projets éligibles à cet appel à propositions « petites subventions » du PPI.5 sont des Organisations de la Société Civile (OSC) africaines n’ayant jamais bénéficié d’un financement du PPI travaillant autour de forts enjeux de conservation de la nature et/ou de lutte contre les changements climatiques. Note : les OSC ayant candidaté sans être retenues lors des deux derniers appels à projets dans le cadre du PPI 5 (en 2017) pourront actualiser leur dossier et à le soumettre de nouveau. Les pays éligibles pour cet appel à projets sont : Afrique de l’Ouest : Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Bénin, le Sud et Centre Burkina-Faso et l’Extrême Sud Niger. Façade Nord Atlantique d’Afrique de l’Ouest : Cap-Vert, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Mauritanie, Sénégal, Sierra Leone. Afrique Centrale : Cameroun, République Centrafricaine, République du Congo, Gabon, Sao Tomé-et-Principe, République Démocratique du Congo. Le montant maximum pour ces petites subventions est de 40 000 €. Le niveau de cofinancement est de 50% (maximum de 75 % si cofinancement local) et la durée des projets est de 15 mois maximum. Date de clôture de l’appel à projets : Dimanche 31 Mars 2019 – 18h00 (heure de Paris GTM +1) Vous souhaitez présenter un dossier ? Pour déposer un dossier de demande de financement, lisez attentivement le règlement du concours de projets et si vous estimez que votre projet répond aux critères, remplissez une fiche-résumé selon le modèle disponible ci-dessous Règlement du concours (format PDF) Fiche-résumé (format word) Plus d’informations – Basculer vers la version anglaise de l’appel – Contact : ppi@uicn.fr – S’abonner au Facebook du PPI – La page dédiée au Programme de Petites Initiatives photo bandeau © PPI – Films au clair de lune