Un kit pédagogique sur le climat et la biodiversité : « A nous d’agir pour la Terre »

Dans la continuité des kits sur la biodiversité, l’Adphile une association qui a pour objet de promouvoir le loisir philatélique, a de nouveau souhaité sensibiliser la jeunesse à l’érosion de la biodiversité en développant cette année des kits pédagogiques sur le climat et la biodiversité. Destinés aux élèves du CP à la 5ième, ils ont été élaboré en partenariat avec le Comité français de l’UICN, le Conservatoire du Littoral et d’autres organisations. Diffusé à près de 60 000 enfants, le kit scolaire pour la rentrée 2020 « A nous d’agir pour la Terre » a pour objectif de donner à ces classes les clés pour comprendre l’interdépendance entre le climat, la biodiversité et les activités humaines. Le kit est composé de 4 chapitres : • s’interroger sur la formation du climat et l’effet de serre • s’interroger sur les conséquences des activités humaines • comprendre les interactions entre climat et biodiversité • s’interroger sur les actions à mener Chaque activité pédagogique de ce kit permet d’engager des échanges et des débats. L’objectif est de conduire les élèves à s’interroger  sur les liens entre le dérèglement climatique et la biodiversité en relation avec les objectifs de développement durable et d’identifier les actions à mettre en oeuvre en s’appuyant sur la nature. Les Solutions fondées sur la Nature, actions qui s’appuient sur les écosystèmes afin de relever les défis globaux comme la lutte contre les changements climatiques, la gestion des risques naturels, la santé, l’accès à l’eau, la sécurité alimentaire, y sont à l’honneur. Plus d’informations – Télécharger le kit « A nous d’agir pour la Terre » – Le kit « Connaître, comprendre et agir pour la biodiversité » et les plaidoyers pour la biodiversité rédigés par les élèves – Site internet de l’Adphile – Adphile email : philcom.adphile@laposte.net / tél. : 01 41 87 42 21 – Programme Education et communication – Programme Ecosystèmes 

Fête de la nature : Dernier mois pour inscrire son évènement

La Fête de la Nature, c’est cinq jours de manifestations gratuites pour permettre à tous les publics de vivre une expérience de la nature à son contact. Les 300 premières manifestations pour l’édition 2020 sont désormais visibles du public avec de très beaux exemples d’actions positives à découvrir dans le cadre de la thématique « Prenons-en de la graine ! », mais aussi des rendez-vous dans les espaces naturels protégés, des ouvertures de jardins de particuliers. Envie d’intégrer cette programmation ? Il reste un mois pour inscrire ses propositions sur fetedelanature.com  – la date limite est fixée au 30 septembre Les évènements inscrits dans le cadre de la la Fête de la Science ou du Jour de la Nuit qui se tiendront en même temps que la 14e édition de la Fête de la Nature, du 7 au 11 octobre peuvent être compatibles avec la Fête. Si les animations imaginées répondent à la charte de la Fête de la Nature, il est possible de les inscrire sur fetedelanature.com pour démultiplier leur promotion !   Des outils pour guider les organisateurs Des tutoriels vidéos donnant toutes les étapes à suivre pour concrétiser la mise en ligne d’une manifestation sont disponibles ainsi qu’un guide pour l’organisateur et un kit réseaux sociaux pour promouvoir sa manifestation. Pour contacter les médias locaux, un kit presse est également mis à disposition.   Plus d’informations – Tutoriels vidéos – Guide de l’organisateur – Kit réseaux sociaux – Site internet de la Fête de la nature – La Fête de la nature et le Comité français de l’UICN – Le programme Education et Communication

Un webinaire pour sensibiliser aux enjeux de biodiversité en méditerranée

Du 7 au 15 janvier 2021, le Congrès mondial de la nature de l’UICN se tiendra en France. Il s’agit d’un évènement majeur qui va contribuer à définir les prochains objectifs pour la planète jusqu’à 2030. Le bassin méditerranéen est un des 36 hotspots de biodiversité identifiés dans le monde. En amont de cet évènement, le Comité français de l’UICN a organisé le 7 août, un webinaire sur les enjeux biodiversité auxquels doit faire face le bassin méditerranéen et a présenté des solutions : les actions de lutte contre la pollution plastique et les Solutions fondées sur la Nature. Jean Jalbert, Directeur de la Fondation Tour du Valat et Patrick Deixonne, Navigateur explorateur et fondateur d’Expédition 7e Continent sont intervenus dans cette rencontre virtuelle.   « La lutte contre la pollution plastique » et « les Solutions fondées sur la Nature en Méditerranée » font l’objet de recommandations politiques, proposées par les membres français de l’UICN et discutées au niveau international. Elles seront votées et officiellement adoptées au Congrès Mondial de l’UICN et contribueront à définir les prochains objectifs de protection de la nature pour 2030. Le Comité français de l’UICN proposera des évènements sur ces sujets sur son Pavillon au Congrès.   Plus d’informations – Site internet de la Tour du Valat – Site internet d’Expédition 7e continent – Les Solutions fondés sur la Nature – Le Rapport du WWF « Guide décideurs, stoppons le torrent de plastique » – La Liste rouge des écosystèmes en France : Chapitre sur les dunes côtières et les rivages sableux méditerranéens / Chapitre sur les forêts méditerranéennes de France métropolitaine – Coopération internationale et Méditerranée – Le Centre de Coopération pour la Méditerranée de l’UICN – Le Congrès Mondial de la Nature de l’UICN

Journée internationale des mangroves 2020 : Découvrez-les sous un nouveau jour

A l’occasion de la Journée Internationale des Mangroves – célébrée le 26 juillet de chaque année depuis 2015, le Pôle-Relais Zones Humides Tropicales (PRZHT) lance 2 produits phares : les visites virtuelles des mangroves de Mayotte, et la cartographie des mangroves d’outre-mer à un degré de précision encore jamais atteint. VISITES VIRTUELLES : PARTEZ A LA DÉCOUVERTE DES MANGROVES DE MAYOTTE ! Après les mangroves de Guadeloupe, le PRZHT vous invite à partir à la découverte des mangroves de Mayotte en visite virtuelle ! Immergez-vous au sein de ce milieu étonnant pour y découvrir les espèces qui y vivent, apprendre les astuces des palétuviers (arbres qui constituent la mangrove) pour survivre aux conditions extrêmes, ou encore comprendre les services essentiels que les mangroves nous rendent au quotidien. Laissez vous surprendre par d’étonnantes informations : saviez-vous par exemple que des sépultures vieilles de mille ans se dissimulent dans la vasière des Badamiers, un site connu sur Petite-Terre? Qu’il existe 7 espèces différentes de palétuviers à Mayotte avec une organisation spatiale spécifique ? Que deux sentiers de découverte ont été aménagés à Mayotte pour découvrir les mangroves ? Que vous habitiez à Mayotte ou ailleurs, vous pouvez dès à présent partir à la découverte des mangroves de Mayotte : elles se révéleront à vous comme vous ne les avez jamais vues !   CARNAMA: LES MANGROVES D’OUTRE-MER CARTOGRAPHIéES AVEC UNE PRéCISION JAMAIS ATTEINTE à CETTE ÉCHELLE Le PRZHT lance également à l’occasion de la Journée Internationale des Mangroves la première mise à jour de la cartographie harmonisée des mangroves françaises (projet CARNAMA). Cette mise à jour a pu être réalisée dans le cadre de l’IFRECOR grâce aux nouvelles technologies satellites d’une précision 9 fois supérieure à celles qui étaient disponibles lors de l’évaluation initiale, il y a 4 ans.   Ce nouveau travail cartographique, réalisé par Florent Taureau, représente une avancée très importante, car il permet de répondre aux impératifs de conservation en offrant aux utilisateurs une base de données spatialisée la plus précise et la plus juste possible, incluant les mangroves situées le long des estuaires.     Et maintenant ? Ce travail cartographique n’est qu’une première étape : il s’agit désormais de faire appel au Réseau d’Observation et d’aide à la gestion des Mangroves (ROM) pour vérifier sur le terrain la justesse de ses délimitations. Les gestionnaires, riverains, scolaires et toute personne intéressée par les mangroves sont appelés à signaler toute contradiction avec la carte, qui a été intégrée à l’application mobile ROM, dans une démarche de co-construction de cet outil cartographique. Pour rappel, l’application permet également de signaler des perturbations, ce qui peut être utile aux gestionnaires de mangroves ! La France est engagée dans un effort significatif de protection des mangroves depuis plusieurs années, avec la mise en protection de plus 35 000 ha de mangroves dans les Départements et Régions d’Outre-mer (DROM) à l’heure actuelle. En Nouvelle-Calédonie et à Wallis, les tribus locales sont également très investies dans la protection des mangroves grâce à une gestion coutumière. Les nouveaux chiffres surfaciques de mangroves vont donc permettre à la France et aux collectivités de mieux évaluer l’efficacité des actions de protection en suivant l’évolution des surfaces de mangroves, que ce soit par des mises à jour régulières de la cartographie ou des remontées de terrain par le biais du ROM. Des indicateurs complémentaires viendront également compléter ces informations afin de qualifier l’état de conservation des mangroves associé à ces surfaces.   Plus d’informations – La visite virtuelle dans les mangroves de Mayotte – Communiqué de presse sur la nouvelle cartographie – le projet Carnama (attention! certains chiffres ont été mis à jour depuis le 23 juillet 2020) – Les fichiers .kml (à utiliser avec Google Earth) et les shape files de chaque territoire concerné par CARNAMA sont disponibles en téléchargement – L’application mobile ROM – En savoir sur le Pôle-Relais Zones Humides Tropicales Photo bandeau : Mirereni, Baie de Bouéni à Mayotte © Comité français de l’UICN_Geo-Graphique_L.Juhel

Le Standard de l’UICN pour renforcer l’impact des Solutions fondées sur la Nature face aux défis sociétaux

Gland, Suisse, le 23 juillet 2020 (UICN) – Aujourd’hui, l’UICN lance un Standard mondial, offrant le tout premier référentiel pour les Solutions fondées sur la Nature face aux défis mondiaux. Le nouveau Standard mondial de l’UICN aidera les gouvernements, les entreprises et la société civile à garantir l’efficacité des Solutions fondées sur la Nature, ainsi qu’à maximiser leur potentiel pour aider à faire face au changement climatique, à la perte de la biodiversité et à d’autres défis sociétaux à l’échelle mondiale. « Le monde recherche des options durables et efficaces pour relever les défis mondiaux tels que le changement climatique, la sécurité alimentaire, la sécurité de l’approvisionnement en eau, et maintenant, la relance économique suite à la pandémie mondiale. Pour cela, le nouveau Standard mondial de l’UICN pour les Solutions fondées sur la Nature fournit un cadre idéal pour mettre à contribution et accélérer l’utilisation durable de la nature », a déclaré Stewart Maginnis, Directeur mondial du Groupe sur les Solutions fondées sur la Nature de l’UICN. « Pour que les Solutions fondées sur la Nature atteignent leur potentiel, nous devons nous assurer que les actions mises en place aujourd’hui apportent les bénéfices souhaités pour la société et la biodiversité. Ce Standard mondial offre un cadre rigoureux, cohérent et responsable qui aidera à éviter toute utilisation abusive du concept et à faire passer les Solutions fondées sur la Nature de l’échelle locale à l’échelle mondiale. » Le concept de Solutions fondées sur la Nature (SfN) – soit les actions répondant aux principaux défis sociétaux à travers la protection, la gestion durable et la restauration des écosystèmes, au bénéfice à la fois de la biodiversité et du bien-être humain – est de plus en plus appliqué dans le monde. Plus de 130 pays ont déjà inclus des actions basées sur ce concept – telles que le reboisement, les infrastructures vertes, l’agriculture et l’aquaculture durables ou la protection des côtes – dans leurs plans climatiques nationaux dans le cadre de l’Accord de Paris. Cependant, toutes les actions qualifiées de « Solutions fondées sur la Nature » ne procurent pas les bénéfices anticipés tant pour la société que pour la biodiversité et le potentiel mondial des SfN est loin d’être pleinement exploité. « Jusqu’à présent, il n’y avait pas de consensus ni d’orientation cohérente sur la manière de concevoir et de mettre en œuvre des Solutions fondées sur la Nature, qui sont capables de fournir des bénéfices cohérents pour les personnes et la nature », a déclaré Angela Andrade, Présidente de la Commission de l’UICN sur la Gestion des Ecosystèmes, qui a aidé à mener le développement du Standard mondial. « La contribution de la Commission, en plus des contributions de plus de 800 experts et acteurs de terrain de 100 pays différents, a été de guider le Standard mondial de l’UICN, tout en veillant à ce qu’il soit scientifiquement robuste et applicable dans un large éventail de régions et de scénarios. » Le Standard mondial de l’UICN pour les Solutions fondées sur la Nature comporte huit critères et des indicateurs associés, qui permettent aux utilisateurs d’évaluer la pertinence, l’échelle, la viabilité économique, environnementale et sociale d’un projet ; de prendre en compte ses compromis éventuels ; d’assurer la transparence et la gestion adaptative des projets; et d’explorer les liens possibles avec les objectifs et engagements internationaux. Il se compose d’un guide pour l’utilisateur et d’un outil d’auto-évaluation qui identifie les domaines d’apprentissage et ceux à améliorer. En 2016, le Congrès mondial de la nature de l’UICN à Hawaï a adopté une résolution (WCC-2016-Res-069-FR) qui, pour la première fois, a définit l’utilisation de la nature pour des bénéfices simultanés pour la biodiversité et le bien-être de la société. Selon cette résolution, les Solutions fondées sur la Nature (SfN) sont des « actions visant à protéger, gérer de manière durable et restaurer des écosystèmes naturels ou modifiés, pour relever directement les enjeux de société de manière efficace et adaptative tout en assurant le bien-être humain et des bénéfices pour la biodiversité. » Citations de référence: Bertrand Walckenaer, directeur général délégué, Agence Française de Développement (AFD) : « Les solutions fondées sur la nature sont essentielles pour la transition vers un développement réconcilié avec la planète. A l’AFD, nous en sommes convaincus. Nous mobilisons ces approches autant que possible car elles répondent à des besoins très concrets des populations au niveau local, et bien souvent à moindre coût. L’enjeu est aujourd’hui de passer de l’expérimentation à une mise en œuvre à grande échelle. La norme développée par l’UICN et que nous avons soutenue est une opportunité pour avancer. Il s’agit maintenant de la diffuser au sein de la communauté des banques de développement pour que le plus grand nombre recoure aux SFN et que l’on puise en mesurer les impacts. » Yann Wehrling, Ambassadeur à l’environnement, France : « La publication du standard de l’UICN est dans le contexte actuel tout à fait opportun et nous sommes persuadés que cet outil offrira une méthodologie et une grille de lecture qui vont, non seulement renforcer la mise en œuvre des projets utilisant les solutions fondées sur la nature, mais aussi assoir leur crédibilité et leur légitimité. Il est également indispensable que ce standard soit porté au niveau politique et la France est de ce fait engagée pour poursuivre la promotion des Solutions fondées sur la nature et les travaux de l’UICN dans ce domaine. » Teresa Ribera – Quatrième vice-président et Ministre de la Transition écologique et du Défi démographique, Espagne : « L’Espagne est convaincue du grand potentiel de la nature en matière d’action climatique et est déjà activement engagée à ce que les Solutions fondées sur la Nature soient intégrées dans ses politiques de lutte contre le changement climatique et la perte de biodiversité. » Les Solutions fondées sur la Nature et le Comité français de l’UICN Depuis 2015, le Comité français de l’UICN se mobilise pour promouvoir les Solutions fondées sur la Nature en particulier pour la lutte contre les changements climatiques et la gestion

Classement « En danger critique d’extinction » du Hamster d’Europe, de Lémuriens et de la Baleine franche de l’Atlantique Nord sur la Liste rouge mondiale

Gland, Suisse, 9 juillet 2020 (UICN) – Près d’un tiers (31%) de toutes les espèces de lémuriens de Madagascar sont aujourd’hui « En danger critique », à seulement un pas de l’extinction, et 98% d’entre elles sont menacées, selon la dernière mise à jour de la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées. Cette mise à jour conclut une révision de toutes les évaluations de primates africains, indiquant que plus de la moitié de toutes les espèces de primates dans le reste de l’Afrique sont menacées. Cette mise à jour révèle également que la Baleine franche de l’Atlantique Nord et le Hamster européen sont tous deux En danger critique d’extinction, et que le champignon le plus cher du monde est menacé d’extinction. La Liste rouge de l’UICN dépasse aujourd’hui les 120 000 espèces, avec 120 372 évaluations. Parmi elles, 32 441 correspondent à des espèces menacées d’extinction. « Cette mise à jour de la Liste rouge de l’UICN révèle l’ampleur réelle des menaces auxquelles sont confrontés les primates dans toute l’Afrique. Elle montre également que l’Homo sapiens doit changer radicalement sa relation avec les autres primates et avec la nature dans son ensemble », a déclaré la Dr Grethel Aguilar, Directrice générale par intérim de l’UICN. « Au cœur de cette crise se trouve un besoin urgent de moyens de subsistance alternatifs et durables pour remplacer notre dépendance actuelle à la déforestation et à l’utilisation non durable de la faune et la flore sauvages. Ces résultats mettent formellement en évidence le besoin urgent d’un cadre de biodiversité ambitieux pour l’après-2020, qui canalise des actions de conservation efficaces. » « Les déclins spectaculaires d’espèces telles que la Baleine franche de l’Atlantique Nord figurant dans la présente mise à jour de la Liste rouge de l’UICN soulignent la gravité de la crise de l’extinction”, a déclaré la Dr Jane Smart, Directrice mondiale du Groupe de conservation de la biodiversité de l’UICN. « Sauver le nombre croissant d’espèces menacées d’extinction nécessite un changement transformationnel, soutenu par des mesures visant à mettre en œuvre les accords nationaux et internationaux. Le monde doit agir rapidement pour arrêter le déclin des populations d’espèces et prévenir les extinctions causées par l’homme, avec un cadre de biodiversité ambitieux pour l’après-2020 que le prochain Congrès de l’UICN aidera à définir. »   Près d’un tiers des espèces de lémuriens sont au bord de l’extinction La présente mise à jour montre que 33 espèces de lémuriens sont En danger critique d’extinction, 103 des 107 espèces encore en vie étant menacées d’extinction, principalement en raison de la déforestation et de la chasse à Madagascar. Treize espèces de lémuriens ont été placées dans des catégories de menaces plus élevées en raison de l’intensification des pressions humaines. Parmi celles nouvellement classées En danger critique d’extinction, on trouve le Sifaka de Verreaux (Propithecus verreauxi) et le Microcèbe mignon (Microcebus berthae), le plus petit primate du monde, tous deux précédemment considérés comme En danger d’extinction. Ces espèces connaissent un déclin important au fur et à mesure que leurs habitats forestiers sont détruits par l’agriculture sur brûlis, ainsi que par l’exploitation forestière pour le charbon de bois et le bois de chauffage. La chasse constitue une menace supplémentaire pour le Sifaka, bien qu’elle soit illégale et considérée comme tabou ou « fady » dans de nombreuses parties de l’aire de répartition de l’espèce. Dans le reste de l’Afrique, on estime à 53% le pourcentage des espèces de primates (54 sur 103) aujourd’hui menacées d’extinction. Cela inclut les 17 espèces de Colobes rouges, faisant de ce genre de singes le plus menacé du continent. Parmi les primates passant aujourd’hui à un statut de menace plus élevé figure le Colobe à longs poils (Colobus polykomos), vivant sur la côte occidentale d’Afrique, qui est passé de Vulnérable à En danger d’extinction. La chasse à la viande de brousse, en grande partie illégale, et la perte d’habitats constituent toujours les principales menaces pour les primates, sur l’ensemble du continent. « Grâce à une Stratégie de l’UICN pour la conservation des lémuriens très efficace, développée par notre Groupe de spécialistes des primates de la CSE de l’UICN, nous avons pu collecter plus de 7,5 millions de dollars pour l’initiative Lémuriens de l’IUCN Save Our Species. Grâce à ces fonds, les organisations locales travaillent aujourd’hui sans relâche pour promouvoir l’écotourisme, créer de nouvelles aires protégées communautaires, patrouiller, reboiser et sensibiliser les écoles et les communautés locales à la nécessité de protéger les lémuriens, le trésor de Madagascar. Bien que la situation reste très préoccupante pour la majorité des espèces de lémuriens, il faut cepandant souligner que certaines d’entre elles, comme le Lépilémur du Sahafary (Lepilemur septentrionalis), dont les populations ont été gravement réduites, seraient sans doute déjà éteintes sans cet investissement », a déclaré Russ Mittermeier, Président du Groupe de spécialistes des primates de la Commission de survie des espèces (CSE) de l’UICN.   La Baleine franche de l’Atlantique Nord à un pas de l’extinction La Baleine franche de l’Atlantique Nord (Eubalaena glacialis) est passée de la catégorie En danger à la catégorie En danger critique d’extinction sur la Liste rouge de l’UICN. On estime qu’il restait moins de 250 individus matures de cette espèce fin 2018 ; la population totale ayant diminué d’environ 15% depuis 2011. Ce déclin est dû à la combinaison d’une mortalité accrue due aux enchevêtrements dans les engins de pêche et aux collisions avec les navires et d’un taux de reproduction plus faible par rapport aux années précédentes. Sur les 30 décès ou blessures graves de Baleines franches de l’Atlantique Nord d’origine humaine confirmés entre 2012 et 2016, 26 étaient dus à un enchevêtrement. Les changements climatiques semblent exacerber les menaces qui pèsent sur les Baleines franches de l’Atlantique Nord. Des températures plus élevées de l’eau de mer ont probablement poussé leurs principales proies plus au nord pendant l’été, dans le golfe du Saint-Laurent, où les baleines sont plus exposées à des collisions accidentelles avec les navires et à un risque élevé d’enchevêtrement dans les câbles des casiers à crabes.   Le Hamster européen est maintenant En danger critique d’extinction Le Hamster européen (Cricetus cricetus), autrefois abondant dans toute

Mangrove rose en Martinique : un phénomène naturel ?

Etude réalisée par Mélanie Herteman, Écologue / Photos de Laurent Juhel, photographe éco-interprète Magnifique, féérique, splendide, « fout sa bel » en créole martiniquais… sont autant de qualificatifs employés à la vue de ce fabuleux phénomène de mangrove rose, la Mangrose. Il s’est produit fin juin en Martinique, marigot de la Taupinière, dans un étang littoral saumâtre très peu profond, caractéristique des îles des caraïbes, dans la commune du Diamant. Mais à quoi cela est-il dû ? Est-ce naturel ? La mangrove s’en remettra-t-elle ? Ce phénomène existe-t-il en d’autres endroits sur la planète ? Autant de questions méritaient éclaircissement et vérification.   Un manque d’eau en 2020 Bien que récurrent, ce phénomène tout à fait naturel a déjà été observé sur plusieurs sites en Martinique, mais il a fortement marqué cette année 2020 en raison des conditions climatiques. Traditionnellement, les pluies repartent à la hausse en mai. Cette année, elles se sont fait attendre et par endroits elles n’ont presque rien donné. En 40 ans de mesure c’est la 2ème fois que cette commune recueille aussi peu de pluie en un mois. A ce manque d’eau s’est ajouté une autre caractéristique remarquable en avril et mars : l’atmosphère a été particulièrement claire et limpide en l’absence d’épisode de brume de sable. Ces conditions favorisent la photosynthèse des plantes et des algues.   « Bloom Algal » de Dunaliella salina, un phénomène naturel La période longue et sèche a augmenté la salinité, la température (34°C) et le pH de l’eau, entraînant une baisse de l’oxygène et de l’azote présents dans l’eau. Ces conditions stressantes associées à l’augmentation de l’intensité lumineuse ont provoqué ce bloom algal. Pour bien définir ce phénomène de mangrose et surtout identifier l’organisme à l’origine de cette coloration, des experts du Comité français de l’UICN se sont rendus sur place pour effectuer des prélèvements d’eau. Les observations au microscope confirment que cette couleur surprenante et rare dans la nature est due à ce que l’on appelle un « bloom algal » c’est-à-dire une multiplication explosive de microalgues. Les analyses ont également révélé qu’il s’agissait de la microalgue Dunaliella salina (microalgue verte unicellulaire de la classe des Chlorophycées).   Une microalgue particulière Elle est constituée d’éléments communs à d’autres cellules végétales. Cependant, elle ne possède pas de paroi polysaccharidique mais une membrane fine et souple qui contrairement à la plupart des végétaux lui permet de faire des échanges avec l’extérieur plus rapidement. Son système de transport des ions Na+ est également efficace pour s’adapter à la pression osmotique extérieure due à la forte salinité. Le pigment donnant cette couleur rose à l’algue et à l’eau pendant un bloom algal est due à un grand nombre de globules à carotène. Enfin grâce à l’accumulation de glycérol, Dunaliella salina parvient a équilibrer la salinité de son plasma. Peu d’organismes sont capables de vivre dans de telles conditions de salinité.   Quels impacts à plus long terme ? Ce changement de couleur lié à la présence de cette algue est un phénomène ponctuel et tout à fait réversible. Au retour de la saison des pluies, la salinité de l’eau baissera, l’équilibre de cet écosystème reviendra à la normale, et la couleur rose disparaîtra. Les organismes vivant dans le plan d’eau et autour de ce marigot tels que les crabes (notamment les crabes violonistes, Minuca rapax) se sont eux aussi adaptés à cet habitat. Ils ont une capacité de tolérance à de fortes salinités ponctuelles. Les palétuviers supportent aussi des taux de salinité élevés. Néanmoins toutes les espèces ne réagissent pas de la même façon. Cependant, dans un contexte de changement climatique, on peut se demander si ce phénomène ne va pas aller en s’accentuant ou ne sera pas plus récurrent.   Plus d’informations – L’étude complète de Mélanie Herteman, Écologue / Photos de Laurent Juhel, Photographe éco-interprète – Le Pôle relais zones humides tropicales – Le programme outre-mer du Comité français de l’UICN Photo bandeau © Laurent Juhel

Calend’Art 2021 : l’appel à contribution est ouvert!

Le Pôle relais zones humides tropicales co-piloté par le Comité français de l’UICN lance pour 2021 la 4ème édition de son « CalendArt ». Ce grand concours dessin sur le thème des zones humides invite tous les enfants du primaire et du secondaire (6-16 ans) des territoires de l’Outre-mer français (Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin, Saint-Barthélémy, Guyane, Mayotte, Réunion, Polynésie française, Wallis et Futuna, Nouvelle Calédonie) à participer à celui-ci en nous envoyant par courrier postal leur(s) plus beau(x) dessin(s). Et pour la toute première fois, les enfants métropolitains sont aussi invités à y participer pour connaître leurs visions sur les zones humides ultramarines. Un seul objectif : soyez créatif ! Parlez-nous des mares, des étangs, des lacs, des mangroves, des tourbières… Les zones humides sont des écosystèmes riches et diversifiés. Mettez cette diversité à l’honneur ! Ce calendrier servira à sensibiliser le grand public, jeune et moins jeune, à la conservation et protection des zones humides de l’Outre-mer français. Outre les dessins des grands gagnants, il contiendra des informations et anecdotes sur les zones humides ainsi que les dates importantes à retenir sur les événements liés à ces milieux. Ce concours représente par ailleurs une formidable opportunité pour ces jeunes générations de s’intéresser et de découvrir le rôle vital que jouent les zones humides dans leur quotidien et de s’impliquer dans une action de sensibilisation à grande échelle tout en leur permettant d’explorer leur imagination. Les gagnants sélectionnés seront publiés dans le calendrier 2021 qui sera distribué (par voie virtuelle et papier) à l’échelle internationale. La Situation actuelle amène le Pôle relais zones humides tropicales a proposé deux options de participation, soit faire participer les élèves (enfants/jeunes) en leur demandant de réaliser de nouveaux dessins, soit valoriser de l’existant. Les dessins des enfants métropolitains seront mis en avant dans un encart / une page (ou plusieurs). En aucun cas, ce calendrier ne sera édité à des fins commerciales.   CONSIGNES A RESPECTER POUR PARTICIPER AU CONCOURS Type de dessin Nous aimerions un travail coloré, pas de noir et blanc ! La peinture, les crayons de couleur, l’encre, le collage, le pastel…etc. sont tous acceptés. Dimensions Papier A4 (21 x 29,7cm) en format paysage afin de correspondre à la page d’un calendrier (tous les dessins en format portrait seront malheureusement jugés hors concours). Identification de l’artiste IMPORTANT : À l’arrière de chaque œuvre, veuillez inscrire : le nom complet et l’âge de l’artiste, le nom de l’école dans laquelle il est scolarisé ou de l’association qu’il souhaite représenter (sauf s’il participe en son nom uniquement), son adresse postale et le titre de l’œuvre. Ainsi qu’une adresse mail sur laquelle le joindre lui ou ses parents. Les participants accepteront que toutes les créations qui ressortiront de ce concours, soient ré-utilisées par le Pôle-Relais dans le cadre de ses missions. Remarque : il n’y a pas de nombre limite de dessin par enfant. Âge Le concours est ouvert aux enfants et adolescents de 6 à 16 ans. Sujet « Pourquoi les zones humides sont-elles si importantes pour ma communauté et moi même ? ». S’il le souhaite, l’artiste peut ajouter une légende à l’arrière de son dessin (ou en annexe) afin d’expliquer plus clairement la signification de celui-ci. Les plus beaux messages seront inclus dans le calendrier avec le nom de l’auteur. Prix 13 gagnants seront sélectionnés afin de représenter les 12 mois de l’année + le dessin de couverture. Chaque gagnant aura l’honneur de voir son dessin et son nom figurer dans un calendrier qui sera distribué à l’échelle des Outre-mers français (dans les 3 bassins : Atlantique, Pacifique, Indien) et recevra une version papier de celui-ci. Coordonnées Le contact et l’adresse postale auxquels envoyer les dessins sont les suivants : Gaëlle Vandersarren Conservatoire du littoral A l’attention du Pôle-Relais Zones humides tropicales Cité administrative de Circonvallation Rue Alexandre Buffon 97100 Basse-Terre, Guadeloupe Vous pouvez aussi envoyer vos dessins en haute définition par mail : gaelle.vandersarren@uicn.fr Attention, la date limite de réception des dessins (par mail ou voie postale) est fixée au 1er novembre 2020   Plus d’informations – Contact : Gaëlle Vandersarren, Coordinatrice du pôle, gaelle.vandersarren@uicn.fr / (0590) 590 81 81 29 – Le site internet du Pôle relais zones humides tropicales – Découvrez les éditions 2020 et 2019 du Calend’Art – Le programme Outre-mer du Comité français de l’UICN

Le Comité français de l’UICN soutient trois initiatives appelant à un renforcement des engagements des entreprises pour la biodiversité

La nature est l’affaire de tous : Les entreprises appellent à une action ambitieuse pour la nature Lundi 15 juin 2020, au cours d’un événement sur le renforcement de la résilience des entreprises, organisé par Business For nature en visio-conférence ayant rassemblé plus de 2200 participants, les secrétaires exécutives de la Convention sur la diversité biologique, Elizabeth Maruma Mrema et de la CCNUCC, Patricia Espinosa, ont confirmé que le leadership des entreprises est essentiel pour faire face à la double crise de la biodiversité et du climat.   Les chefs d’entreprise qui ont pris la parole lors de l’événement ont également exhorté leurs pairs à soutenir un appel à l’action lancé à cette occasion et à s’engager eux-mêmes pour la nature.   En effet, 31 ONG et groupes d’entreprises, dont la Chambre de commerce internationale, le WWF, des entreprises, le Pacte mondial des Nations Unies, l’UICN et Business for Nature, ont publié une lettre appelant les PDG à pousser les gouvernements à inclure des politiques ambitieuses pour inverser la perte de nature dans le cadre de plans de relance écologiques et à engager les entreprises à protéger, restaurer et utiliser durablement les ressources naturelles.  Plusieurs PDG ont déjà exprimé leur soutien à cet appel à l’action et pris des engagements, dont Emmanuel Faber (Danone), Alan Jope (Unilever), Thomas Burbel (AXA); Roberto Marques (Natura & Co), Guo Guangchang, (Fosun International), Shinta Widjaja Kamdani(Sintesa), Reinold Geiger (L’Occitane) et Jean-Bernard Levy (EDF).    Les PDG sont notamment appelés à reconnaître que les ressources naturelles, qui soutiennent les activités des entreprises et les économies, sont soumises à une pression énorme. Selon le Forum économique mondial, plus de la moitié du PIB mondial, équivalent à 44 billions de dollars américains, est modérément ou fortement exposée aux risques d’érosion de la biodiversité. Pour des économies plus résilientes et basées sur la nature, des actions comme les solutions fondées sur la nature doivent être encouragées. Des études scientifiques montrent qu’elles peuvent fournir par exemple jusqu’à 37% des mesures d’atténuation nécessaires d’ici 2030 pour maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2 ° C. D’après la lettre ouverte Business for Nature « Avant le coronavirus, la nécessité de créer des économies et des sociétés plus résilientes était claire, elle est désormais incontournable. Des sociétés saines, des économies résilientes et des entreprises prospères dépendent de la nature. »  « Les entreprises et les gouvernements doivent placer la nature au cœur de leurs plans de relance post-COVID. Les sociétés mondiales savent maintenant que le succès est impossible sans un environnement sain, et elles appellent à des politiques prospectives qui jettent les bases d’un monde plus durable et résilient  » a déclaré le Dr Grethel Aguilar, Directrice générale par intérim de l’UICN.   L’UICN, son comité national français et les autres organisations, exhortent les PDG à reconnaître que la nature doit être le fondement d’une meilleure reconstruction et les invitent à signer l’appel à l’action d’ici le 31 juillet et à agir dès à présent pour la nature.  Documents complémentaires disponibles plus bas   ACT4NATURE INTERNATIONAL : de nouveaux engagements d’entreprises pour la biodiversité  Dans cette lancée, au niveau français, 11 entreprises internationales ont déposé un engagement pour lutter contre l’érosion de la biodiversité. Elles ont, soit renouvelé leur engagement en poursuivant leurs efforts et amplifiant leurs actions, soit pris de nouveaux engagements volontaires pour renforcer leur stratégie.   Il s’agit de AXA, B&L Evolution, EDF, Imerys, Kering, LVMH, MACIF, Natixis, Pierre Fabre, Séché Environnement et VINCI.  Le groupe EDF, partenaire du Comité français de l’UICN engagé en 2018 dans l’initiative,  renouvelle son engagement avec de nouvelles actions à l’international.  Ce nouveau dispositif, destiné aux groupes internationaux est la poursuite de act4nature lancé en 2018. Toujours animé par l’association française « Entreprises pour l’Environnement (EpE) » dans le cadre d’un comité de pilotage dont le Comité français de l’UICN est membre, celui-ci s’assure que les engagements proposés par les entreprises avant leur publication sont SMART (« Spécifique, Mesurable, Additionnel, Réaliste et Encadré dans le temps »).  Cette alliance entre entreprises, pouvoirs publics, scientifiques et associations environnementales a une ambition : créer une dynamique collective internationale pour protéger, valoriser et restaurer la biodiversité, grâce en particulier à l’implication des PDG de tous les secteurs.  La coalition internationale Business for Nature a reconnu act4nature international comme l’un des rares modèles d’engagements transsectoriels pouvant inspirer les entreprises, à l’échelle internationale.  Documents complémentaires disponibles plus bas   ENTREPRISE ENGAGEE POUR LA NATURE – ACT4NATURE FRANCE : de nouveaux engagements d’entreprises pour la biodiversité  L’initiative “Entreprises engagées pour la nature-act4nature France” a recueilli la signature de 58 entreprises à ses dix principes communs. Cette adhésion constitue la première étape de la démarche. Parmi ces 58 signataires, Pocheco (fabrication d’articles de papeterie), Les Vignerons de Buzet, Vertuo (aménagement urbain), Ciments Calcia (fabrication de ciment) ou encore Décathlon et Eiffage. En adhérant à l’initiative, ces entreprises se sont engagées à déposer un plan d’actions pluri-annuel en faveur de la biodiversité dans l’année à venir (certaines l’ont déjà fait). Garantie de la solidité de la démarche, l’exécution de leur plan d’actions sera évaluée au bout de deux ans et donnera lieu à une reconnaissance nationale.   « Entreprises engagées pour la nature – act4nature France » est une initiative du Ministère de la Transition écologique et solidaire portée par l’Office français de la biodiversité qui a pour objectif principal la  mobilisation des entreprises en faveur de la biodiversité. Cette initiative dont le Comité français de l’UICN est partenaire, vise à susciter des engagements concrets et à assurer la montée en puissance  progressive du sujet au sein des entreprises, dans une démarche de progrès. L’initiative s’adresse  exclusivement aux entreprises, quels que soit leur taille et leur secteur d’activité, qu’elles soient initiées ou débutantes. Ces entreprises engagées contribuent à la dynamique collective et globale de l’initiative “Engagés pour la nature”, voulue par le Plan Biodiversité, qui vise à mobiliser l’ensemble de la société (collectivités, associations, fondations, etc.) pour la reconquête de la biodiversité.  Documents complémentaires disponibles plus bas Plus d’informations Documents Business for Nature : – IUCN calls on business to put nature at the heart of economic recovery plans – Lettre ouverte Business for Nature  – Signer l’appel – Lire le document « S’engager pour la nature  : les démarches que votre entreprise peut engager dès maintenant «   – Visionner le live de la conférence Documents ACT4NATURE INTERNATIONAL : – Toutes les informations pour s’engager : www.act4nature.com – Les engagements détaillés des entreprises en français et en anglais Documents Entreprises engagées pour la nature-act4nature France : – La liste des signataires – Toutes les informations sur le dispositif

Concours « Les enfants pour la biodiversité » : Les classes lauréates sont…

Tout au long de l’année scolaire, 400 classes se sont engagées dans le concours « Les enfants pour la biodiversité » en enquêtant sur la biodiversité à proximité de leur école. Pour partager leurs découvertes, elles ont écrit un article et créé une affiche de campagne avec un slogan pour nous interpeller. Le jury s’est réuni jeudi 11 juin pour établir un palmarès des 6 meilleurs dossiers : 3 classes en métropole, 3 classes en outre-mer. L’opération, initiée par Milan presse, sous le parrainage de Claudie Haigneré, a permis de sensibiliser les élèves de CM2 aux enjeux de la biodiversité dans la perspective du Congrès mondial de la nature de l’UICN (Marseille, janvier 2021). Le Comité français de l’UICN, la Fondation Varenne et l’OFB sont partenaires de l’opération.   Les classes lauréates en métropole La classe multiple de l’école Les Cigognes, à Saubusse (40), a enquêté sur l’hirondelle de fenêtre Les élèves ont mené leur enquête avec un garde nature sur cette espèce protégée et procédé au comptage de la population d’hirondelles de fenêtre nichant dans leur village. Pour nous sensibiliser à la préservation de cette espèce, les élèves ont choisi l’idée du trésor, avec le slogan « Ne laissons pas ce trésor disparaître… ou nous disparaîtrons avec lui ». > l’enquête complète   La classe de CM2 de l’école Sainte-Élisabeth, à Paris (75), n’a eu d’yeux que pour le moineau domestique Les CM2 de cette école parisienne se sont intéressés à la diminution spectaculaire du nombre de moineaux domestiques dans la capitale. Leur article décrit les observations, l’enquête menée sur le terrain, la rencontre avec un expert de la LPO, l’interview radio et le projet de construction d’un nichoir dans l’école. Pour ces élèves, la vie prend des formes variées, et il faut la protéger partout, même au cœur de la ville. Ils le disent avec leur slogan : « La Bio Divers Cité, un Paris pour la vie. » > l’enquête complète   La classe de CM1-CM2 de l’école René-Guy-Cadou, à Taupont (56), s’est passionnée pour la salamandre tachetée Les élèves de cette école située dans le Morbihan ont découvert la salamandre tachetée, qu’ils ont étudié sous toutes les coutures. Cette découverte les a conduits à implanter une mare pédagogique dans leur école. Forts de cette expérience, ils défendent leur programme « Voter biodiversité, et le monde sera sauvé ! » > l’enquête complète     Les classes lauréates en outre-mer L’iguane gris est le petit protégé de la classe de CM2 de l’école La Lézarde, à Petit-Bourg, en Guadeloupe Les élèves de la classe de CM2b de l’école de Petit-Bourg en Guadeloupe ont mené l’enquête sur les iguanes pour mieux les connaître et ainsi mieux les protéger. Ils nous invitent à en prendre soin. Leur slogan est en français, mais ils ont tenu à partager leur culture avec une petite phrase en créole, « Nati la, lésé y kon sa », qui veut dire : « La nature, laissez-la comme ça », ou encore : « Protégeons la nature ». > l’enquête complète La chauve-souris à ventre blanc n’a plus de secrets pour la classe de CM2 de l’école Immaculée-Conception, à Saint-Denis, sur l’île de la Réunion Cette classe a mené l’enquête sur une espèce qui vit dans son école : la chauve-souris à ventre blanc. Les élèves ont voulu en savoir plus sur l’utilité et sur les dangers qui planent sur cet animal victime de nombreux préjugés. Ils ont choisi le slogan : « Pas de nature, pas de futur. Réparons ensemble ! La biodiversité est entre nos mains ». > l’enquête complète La classe de CM1-CM2 de l’école Grande Ravine, aux Trois-Bassins, a enquêté sur des plantes spécifiques de l’île de la Réunion Cette classe a mené des recherches sur les espèces de plantes endémiques autour de son école des hauts de l’île de la Réunion avec un expert de l’ONF (Office National des Forêts). Les élèves ont découvert des arbustes mellifères, des plantes à parfum et des plantes aux vertus médicinales, comme l’ambaville, qui soignent beaucoup de Réunionnais. Pour eux, pas de doute, « La nature fait leur futur ». > l’enquête complète   Des élèves récompensés et leurs enseignants au Congrès mondial de la nature de l’UICN Les enfants vont être récompensés pour la qualité de leur travail par des abonnements au magazine Wapiti, des jeux de cartes Défis Nature, des livres et un appareil photo numérique pour la classe. A l’occasion du Congrès de l’UICN qui se tiendra du 7 au 15 janvier 2021 à Marseille, un numéro spécial 1 jour 1 actu (1 million d’exemplaires) recensant les projets emblématiques des enfants et apportant des informations sur la biodiversité à tous les élèves de CM2 de France sera diffusé. Les enseignants des classes lauréates accompagnés de leurs nouveaux élèves seront accueillis sur le stand du Comité français de l’UICN où ils pourront rencontrer et échanger avec nos experts sur la protection de la biodiversité. Une belle occasion de prolonger l’engagement écocitoyen de l’école !   Plus d’informations – Le site internet de l’opération avec l’annonce des résultats – Le journal 1jour1actu sur la biodiversité en France – La vidéo 1jour1question « C’est quoi la biodiversité ? » – Le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 – Le programme « Education et Communication »