En dépit de la croissance des aires protégées, les Etats ne sont pas à la hauteur dans la conservation de la biodiversité

Selon une nouvelle analyse publiée dans Nature, les gouvernements nationaux n’ont pas tenu leurs engagements de conservation des aires protégées et conservées en vertu de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (CDB), malgré l’expansion des aires protégées au cours de la dernière décennie. Dirigé par le Dr Sean Maxwell de l’Université du Queensland et co-écrit par des membres de la Commission mondiale sur les aires protégées de l’UICN, le document analyse si la croissance des aires protégées entre 2010 et 2019 a conduit à une meilleure protection des écosystèmes naturels, des espèces menacées et des services écosystémiques. Au cours de cette période, le pourcentage de la surface de la Terre couverte par des aires protégées est passé de 14,1 % à 15,3 % sur terre et de 2,9 % à 7,5 % dans le domaine marin. Les auteurs constatent que cette croissance a eu un succès limité dans la protection de la biodiversité et des services écosystémiques à l’échelle mondiale. Par exemple, seulement 21,7 % des espèces considérées comme menacées d’extinction sur la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN étaient suffisamment représentées dans les aires protégées en 2019, comparativement à 18,9% en 2010. Un tiers des zones clés de biodiversité et plus de la moitié de tous les écosystèmes terrestres et marins sont restés sans protection adéquate en 2019, selon le document. « Nous avons examiné les progrès accomplis vers la réalisation des objectifs de conservation de la CDB en superposant les cartes des aires protégées sur les écosystèmes naturels, les espèces menacées, les services liés au carbone sur terre et en mer et la productivité des pêcheries dans les océans du monde. Nos résultats prouvent de façon concluante la nécessité de se concentrer non seulement sur ce que nous protégeons, où et comment nous le faisons, mais également sur la taille de la zone que nous protégeons », a déclaré le Dr Sean Maxwell de l’Université du Queensland, principal auteur de l’étude. « Presque tous les pays sur Terre ont convenu qu’en 2020, les aires protégées et conservées doivent couvrir au moins 17% des terres et 10% des océans, et être situées dans des zones importantes pour la biodiversité et les services écosystémiques, conformément aux engagements de la CDB. Nos résultats montrent de façon concluante qu’une simple augmentation de superficie gérée et conservée ne suffit pas. Les aires protégées et conservées doivent protéger efficacement les milieux importants pour les espèces menacées ; et malgré une couverture terrestre de près de 17 %, ce n’est clairement pas le cas pour le moment », a déclaré le Dr Stephen Woodley, vice-président de la Commission mondiale sur les aires protégées pour la science et la biodiversité de l’UICN, l’un des co-auteurs de l’étude. Depuis que les objectifs environnementaux mondiaux ont été convenus dans le cadre de la Convention sur la Diversité Biologique en 2010, des progrès encourageants ont été constatés avec l’expansion des aires protégées, en particulier dans le domaine marin, avec une protection accrue des coraux et de nombreuses autres espèces marines. Toutefois, l’étude a conclu que les sept régions pélagiques les plus productives pour les pêches ne disposaient pas de couverture officielle en aires protégées et a constaté des insuffisances significatives dans la « représentativité écologique » (protection des espèces menacées), l’efficacité de la gestion et l’atteinte de résultats mesurables pour la biodiversité dans les aires protégées et conservées à l’échelle mondiale. « La plupart des gouvernements reconnaissent le rôle essentiel des aires protégées et conservées dans la lutte contre la crise de la biodiversité », a déclaré le Dr Kathy MacKinnon, présidente de la Commission mondiale sur les aires protégées de l’UICN. « Cette étude globale montre que, malgré les efforts considérables déployés par les pays de la CDB pour atteindre les objectifs 2020 en matière d’ aires protégées et conservées, beaucoup reste à faire. C’est pourquoi nous demandons de nouveaux objectifs de conservation mondiaux ambitieux pour la biodiversité pour l’après 2020. Les aires protégées et conservées ont besoin d’investissements, de soutien juridique et d’être considérées comme des outils de développement durable généralisés grâce à la fourniture de services écosystémiques vitaux. Cela s’applique aux aires gérées par le gouvernement et par les communautés autochtones et locales, ainsi que celles gérées par le secteur privé. » Les auteurs recommandent qu’après 2020, la conservation des aires protégées et conservées devra contribuer plus efficacement à l’atteinte des objectifs mondiaux pour la biodiversité, ainsi qu’à une meilleure collaboration avec les peuples autochtones, les groupes communautaires et les initiatives privées. Plus d’informations – L’article original (en anglais) – Contact : IUCN Media Relations, Tel: +41229990392, Email: press@iucn.org – L’étude complète (en anglais) – La Commission mondiale sur les Aires protégées de l’UICN – Le programme Aires protégées du Comité français de l’UICN Photo bandeau : Parc national de la Vanoise
La 14ème édition de la Fête de la nature est lancée!

La nouvelle édition de la Fête de la nature débute aujourd’hui ! Exceptionnellement, cette 14ème édition se tient du 7 au 11 octobre sur tout le territoire français, en métropole comme en outre-mer, en ville comme à la campagne. L’automne sera donc cette année le terrain de jeu des passionnés de nature qui vous feront découvrir ses différentes facettes. Une édition en prémices du Congrès mondial de la nature de l’UICN qui se tiendra à Marseille en 2021. Le thème 2020 : Prenons-en de la graine ! Le thème de cette nouvelle édition met à l’honneur tous ceux qui œuvrent positivement pour l’environnement et la biodiversité. Découvrez les résultats positifs et visibles de nombreuses actions tels que le retour des sauterelles et papillons dans les jardins ou celui d’espèces menacées ou oubliées reprenant vie au cœur de grands espaces naturels et cultivés. L’objectif est de montrer que des solutions existent pour redonner vie à notre précieuse nature. Trouvez une manifestation près de chez en découvrant le programme complet par date ou par thématique (Les espaces naturels protégées, Prenons-en de la graine, Agriculture et biodiversité, Ouvertures de jardins, La nature se fête dans les prisons et Parcours biodiversité géolocalisés) en vous rendant sur le site internet. Retour sur l’évènement avant-première Mardi 6 octobre mai se tenait la journée avant-première de la Fête de la Nature 2019 qui lançait les festivités de cette 14eédition sur la thématique « Prenons-en de la graine ». Débutant par un jeu de piste naturaliste dans le parc de Bercy, ponctué par des explications d’experts de l’ARB (Institut Paris Région), de Noé, de la LPO et de l’Opie, la matinée s’est suivie d’une conférence de presse animée par François Letourneux, président d’honneur du Comité français de l’UICN et président de la Fête de la nature, avec Fabien Chenel et Julie Paillard respectivement directeur et chargée de mission de la Fête de la Nature. Lors ce lancement officiel de l’édition 2020, Thomas Delage, chef de département Mobilisation Citoyenne à l’Office français de la biodiversité est également intervenus pour présenter l’événement. Bonne fête de la nature à tous ! PLUS D’INFORMATIONS – Site internet de la Fête de la Nature – Page dédiée à la Fête de la Nature – Le Congrès mondial de la nature de l’UICN – Le programme Education et Communication du Comité français de l’UICN
1 nouveau site français inscrit sur la Liste Verte des Aires protégées !

L’UICN a admis 3 nouvelles aires protégées sur la Liste verte des aires protégées et conservées le 18 septembre dernier. Un site français est ainsi mis à l’honneur pour la qualité de sa gestion et de sa gouvernance aux côtés du Parc Naturel National Chingaza en Colombie et de la Réserve Naturelle de Van Long au Vietnam, il s’agit d’un site protégé français ultra-marin : la réserve naturelle nationale de l’Ile du Grand Connétable en Guyane française. Ceci porte le nombre total de sites inscrits sur la Liste verte à 49 dans le monde, dont 15 aires protégées situées en France métropolitaine et en Outre-mer. La réserve naturelle de l’Ile du Grand Connétable située à 18 kilomètres des côtes de la Guyane au large de l’embouchure du fleuve Approuague est en fait composée de deux structures rocheuses : le Grand Connétable et l’îlot du Petit-Connétable. Toutefois, la grande majorité du périmètre de la réserve naturelle se situe en mer (environ 7 800 ha). Plus ancienne réserve naturelle de Guyane, elle a été créée en 1992 pour assurer initialement la protection des colonies d’oiseaux marins fréquentant le site. En effet, l’Ile joue un rôle majeur pour la reproduction des oiseaux marins en Guyane et plus largement à l’échelle régionale et/ou mondiale pour certaines espèces. Elle accueille notamment la plus importante colonie caribéenne de Sternes royales, la plus importante colonie de reproduction d’une sous-espèce de Sterne de Cayenne. Elle est également un lieu important de reproduction des Mouettes atricille et des Frégates superbes. Au niveau régional, le Noddi brun et la Sterne fuligineuse fréquentent le site. Considérant que le site héberge également des espèces marines emblématiques, le GEPOG (Groupe d’Etude et de Protection des Oiseaux de Guyane), gestionnaire du site s’est depuis plusieurs années penché sur l’étude et la conservation de la Sotalie ou dauphin de Guyane, du mérou géant, en danger critique d’extinction sur la liste rouge mondiale ou encore des tortues marines qui viennent bénéficier d’une zone d’alimentation aux abords des habitats rocheux de la réserve. Le bon état de conservation de ces espèces et de ces habitats bénéficiant de suivis depuis près de 30 ans et les succès notables en matière de lutte contre la pêche illégale grâce à une collaboration durable mise en place avec acteurs locaux de la pêche professionnelle et les Services de l’Etat sont autant de raisons pour lesquelles la réserve de l’Ile du Grand Connétable figure aujourd’hui sur la Liste verte des aires protégées et conservées. 9 aires protégées françaises sont toujours engagées dans le processus de candidature dont 8 d’entre elles verront leurs dossiers examinés par le Comité international prochainement. Plus d’informations – Site internet de la Réserve naturelle nationale de l’Ile du Grand Connétable – Le GEPOG – Programme Aires protégées du Comité français de l’UICN – L’article international de l’UICN sur ce sujet (en anglais) – La Liste verte des aires protégées de l’UICN Photo bandeau : © ILe_Grand-Connetable_RNNC
Act4nature international : 16 nouveaux engagements d’entreprises pour la biodiversité

Ce sont aujourd’hui 16 entreprises internationales qui ont rendu publics leurs engagements pour lutter contre l’érosion de la biodiversité, parmi elles deux entreprises partenaires du Comité français de l’UICN : Ciments Calcia – GSM et Veolia. Elles rejoignent les 11 entreprises qui avaient dévoilé leurs engagements le 15 juin dernier, dont EDF, une autre de nos entreprises partenaires. Ce dispositif, destiné aux groupes internationaux est la poursuite de act4nature lancé en 2018. Il est animé et coordonné par l’association française Entreprises pour l’Environnement (EpE) dans le cadre d’un comité de pilotage dont le Comité français de l’UICN est membre. Ce dernier évalue le caractère SMART (« spécifique, mesurable, additionnel, réaliste et temporellement encadré ») des engagements proposés par les entreprises avant leur publication, avec une gouvernance qui garantit la transparence de la procédure en cas de désaccord. Ainsi, lors de cette nouvelle session, deux entreprises partenaires du Comité français de l’UICN ont déposé des engagements individuels reconnus SMART par le comité de pilotage : Ciments Calcia et GSM, filiales françaises du Groupe HeidelbergCement, ont inscrit, dès les années 90, la biodiversité dans leur stratégie d’entreprise et ont été parmi les premières à s’engager dans des dispositifs nationaux (SNB, act4nature…). Le partenariat avec le Comité français de l’UICN signé en 2008 a accompagné leurs démarches, notamment avec la mise en place d’un Système de Management de la Biodiversité. Le SMBio, structure opérationnelle de la stratégie biodiversité de Ciments Calcia et GSM, permet d’intervenir à tous les stades du cycle de vie des carrières afin de limiter les pressions sur la biodiversité et de la favoriser. Dans une volonté de cohérence et de déploiement plus large des actions, la stratégie biodiversité se décline désormais au sein de deux autres filiales du Groupe en France, Unibeton et Tratel sur lesquelles portent ce nouvel engagement. Documents disponibles plus bas Les métiers de Veolia (eau, déchets, énergie) sont directement connectés aux milieux naturels et contribuent à préserver l’environnement dans les territoires, notamment en traitant les eaux usées ou en limitant la pollution des sols. En 2019, le Groupe, présent dans plus de 40 pays dans le monde, s’est doté d’une raison d’être dont l’ambition en matière d’environnement est de combattre les pollutions et d’accélérer la transformation écologique de ses activités et de celles de ses clients, selon quatre priorités : lutter contre le dérèglement climatique, favoriser l’économie circulaire, protéger les milieux et la biodiversité et préserver la ressource en eau. Le Comité français de l’UICN accompagne le groupe depuis son partenariat signé en 2008 et dans son engagement Act4Nature international. Documents disponibles plus bas En cette rentrée également, à l’échelle mondiale plus de 560 entreprises (avec des revenus combinés de 4 billions US$) soutiennent un Appel à l’action pour exhorter les gouvernements à adopter dès maintenant des politiques pour inverser la perte de nature au cours de cette décennie. Cet Appel lancé en 2020 par la coalition Business for Nature a pour but d’enrayer l’érosion de la biodiversité et de restaurer les systèmes vitaux planétaires. Plus d’informations – Site internet act4nature international – More than 560 companies back global ‘Call to Action’ for nature –Le programme Entreprises et Biodiversité du Comité français de l’UICN Ciments Calcia et GSM : – Engagement Act4Nature international – Engagements biodiversité de Ciments Calcia – Engagement biodiversité de GSM – 10 ans de partenariat avec le Comité français de l’UICN VEOLIA : – Engagement Act4Nature international – Raison d’être de Veolia – Responsabilité sociétale de l’entreprise Veolia – Corporate social responsability of Veolia Contact : Florence CLAP, Chargée de Programme ‘Politiques de la Biodiversité‘ +33 (0)1 47 07 78 58
La Fête de la nature 2020 arrive bientôt !

La 14e édition de la Fête de la Nature se tiendra cette année du 7 au 11 octobre ! A cette occasion, des milliers de manifestations sont organisées par les réseaux publics et associatifs de protection et d’éducation à la nature, les collectivités locales, les établissements scolaires, les entreprises, les particuliers… sur tout le territoire français, en métropole et en Outre-mer, dans les villes comme à la campagne. Quel thème en 2020 ? : Prenons-en de la graine ! Partout en France, des citoyens, des associations, des mairies, des écoles, des entreprises… agissent concrètement pour préserver et favoriser la biodiversité. Ces acteurs expérimentent, échouent parfois, recommencent puis finissent un jour par récolter les fruits de leur engagement. Car la nature est généreuse, elle nous rend chaque petit geste en bonheur. Du 7 au 11 octobre, en partenariat avec le Congrès mondial de la nature (UICN) qui se tiendra à Marseille (dates en cours de révision), la Fête de la Nature 2020 propose de vivre dans toute la France, sur le terrain, les résultats positifs et visibles de ces milliers d’actions : des sauterelles et papillons de retour au jardin, aux espèces menacées ou oubliées reprenant vie au cœur de grands espaces naturels et cultivés, découvrons-les en compagnie de tous ces « faiseurs de nature » qui font germer des idées et pousser des initiatives. « Prenons-en de la graine » pour, à notre tour, semer l’envie d’agir ! ENVIE DE PARTICIPER À LA 14ÈME ÉDITION ? Trouvez une manifestation près de chez en découvrant le programme complet par date ou par thématique (Les espaces naturels protégées, Prenons-en de la graine, Agriculture et biodiversité, Ouvertures de jardins, La nature se fête dans les prisons et Parcours biodiversité géolocalisés) en vous rendant sur le site internet. Plus d’informations – Site internet de la Fête de la nature – La Fête de la nature et le Comité français de l’UICN – Le programme Education et Communication
« Outre-Mer Grandeur Nature » une exposition photographique inédite au Sénat

Pour la première fois, les 13 territoires français d’outre-mer sont mis à l’honneur sur les grilles du Jardin du Luxembourg à travers une exposition photographique inédite présentée par OcéIndia en collaboration avec le Comité Français de l’UICN du 19 septembre 2020 au 17 janvier 2021. « Outre Mer Grandeur Nature » présente un collectif de 30 photographes de tous les horizons et territoires, comme Laurent Ballesta, Gaby Barathieu ou encore Fabien Lefebvre. Grâce aux collectivités d’outre-mer, la France est présente dans 4 des 36 points chauds de la biodiversité mondiale (Caraïbes, Amazonie, Océan Indien, Pacifique) et constituent des lieux sensibles et prioritaires pour la conservation de la biodiversité. Cette exposition propose au public une immersion dans l’exceptionnel patrimoine naturel des outre-mer français, de la forêt tropicale luxuriante de Guyane, aux manchots des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), en passant par les mangroves, les cétacés, les oiseaux et les mammifères des territoires ultramarins. Au delà de ces découverte, elle mettra l’accent sur les aires protégées dont l’enjeu fondamental est le maintien de la biodiversité. Plus d’informations – Le programme « Outre-mer » du Comité Français de l’UICN – Site internet du Sénat – Le dossier de presse de l’exposition
Second report du Congrès mondial de la nature de l’UICN

L’UICN et le gouvernement français viennent d’annoncer un deuxième report du Congrès mondial de la nature en raison de la crise sanitaire mondiale. Il se tiendra à Marseille au Parc Chanot, normalement plus tard dans l’année 2021. Les nouvelles dates ne sont pas encore connues et seront confirmées prochainement. Le communiqué officiel est consultable sur le site du congrès mondial ainsi que de nouvelles informations (questions/réponses) sur la réorganisation du congrès. Une partie des décisions prévues à l’ordre du jour de l’Assemblée générale, comme l’adoption du nouveau programme et le plan financier 2021-2024 de l’UICN, les motions de gouvernance et les mandats des commissions, seront votées électroniquement début 2021. – Les dates du Congrès seront fixées dès que possible. Celles-ci devraient se situer plus tard dans l’année 2021, mais la décision finale dépendra de la disponibilité du site du Congrès, de l’agenda international de travail sur la biodiversité, ainsi que d’un certain nombre d’autres facteurs. Avant tout, les nouvelles dates devront permettre à un maximum de participants du monde entier de se rendre à Marseille en toute sécurité. Le site du Congrès reste le même – Parc Chanot. – En principe, le Congrès reporté maintiendra les mêmes éléments qui avaient été prévus pour janvier 2021. Les Pitchs des intervenants continueront d’être organisés de façon virtuelle, et un certain nombre d’autres sessions adopteront un format hybride, qui comprendra des fonctionnalités interactives telles que des fonctions de chat, par exemple. – Un certain nombre de décisions clés de l’Assemblée des Membres, indispensables à la stabilité institutionnelle de l’UICN, seront prises par vote électronique au début de 2021. Toutes les autres décisions seront approuvées lors de l’Assemblée des Membres, qui aura lieu conjointement avec le Forum et l’Exposition lors du Congrès lui-même. – Les inscriptions sont temporairement fermées et les inscriptions existantes seront transférées aux nouvelles dates. Plus d’informations – Communiqué de presse officiel – Questions/Réponses sur le Congrès mondial de la nature de l’UICN – Site internet du Congrès – La mobilisation du Comité français de l’UICN pour le Congrès
L’ONU lance un avertissement : L’humanité est à la croisée des chemins en ce qui a trait à la nature

ONU – CDB, 15 septembre 2020. La nature souffre énormément et son état se détériore malgré les progrès encourageants réalisés dans plusieurs domaines d’intervention. Un rapport important des Nations Unies prévient que huit changements transformateurs doivent être effectués en toute urgence pour protéger le bien-être humain et sauver la planète. Le rapport est publié alors que la pandémie de la COVID-19 force les gens à réévaluer leur relation avec la nature et à examiner les conséquences profondes d’un appauvrissement continu de la biodiversité et de la dégradation continue des écosystèmes sur leur bien-être et leur survie. Le cinquième rapport des Perspectives mondiales de la diversité biologique, publié par la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (CDB), présente un aperçu faisant autorité de l’état de la nature. Il s’agit de la fiche de rendement finale des progrès accomplis dans la réalisation des Objectifs mondiaux pour la biodiversité à l’horizon 2020 convenus en 2010, qui présente les enseignements tirés et les meilleures pratiques pour se mettre sur la bonne voie. « Ce rapport phare met en évidence le fait que « l’humanité est à la croisée des chemins en ce qui concerne l’héritage que nous voulons laisser aux futures générations », a déclaré Mme Elizabeth Maruma Mrema, Secrétaire exécutive de la CDB. « Il se passe de bonnes choses à l’échelle de la planète, et nous devons les célébrer et les encourager. Le taux d’appauvrissement de la diversité biologique atteint toutefois un niveau sans précédent dans l’histoire de l’humanité et la pression s’intensifie. Les systèmes vivants de la Terre sont compromis dans leur ensemble, et plus l’humanité exploite la nature de manière non durable et mine sa contribution aux populations, plus nous mettons en péril notre propre bien-être, notre sécurité et notre prospérité. » Mme Mrema poursuit : « De nouvelles occasions de transmission de maladies dévastatrices aux humains et aux animaux émergent, comme le coronavirus de cette année, pendant que la nature se dégrade. Bien que le temps presse, la pandémie nous a également démontré que les changements transformateurs peuvent être effectués lorsque la situation l’exige. » « Les décisions et le niveau des mesures que nous prendrons aujourd’hui auront d’importantes conséquences pour toutes les espèces, y compris la nôtre, pour le meilleur et pour le pire. » Quant aux Objectifs d’Aichi pour la biodiversité, établis en 2010, l’analyse des sixièmes rapports nationaux à la CDB et des plus récentes conclusions scientifiques révèle que sept des 60 « éléments » ou critères de succès des 20 objectifs ont été atteints et que des progrès ont été réalisés pour 38 autres. Le niveau de progrès demeure inconnu ou un éloignement par rapport à l’objectif a été constaté pour 13 éléments, et le niveau de progrès est inconnu pour deux autres éléments. Le rapport conclut que six des 20 objectifs (9, 11, 16, 17, 19 et 20) ont été partiellement atteints à l’échéance de 2020. Selon le cinquième rapport des Perspectives mondiales de la diversité biologique, un objectif est partiellement atteint lorsqu’au moins un élément distinct a été réalisé. Par exemple, les éléments de l’objectif 11 liés à la proportion des terres et des océans protégés ont été réalisés, mais non les éléments liés à la qualité des aires protégées. De même, en ce qui concerne l’objectif 19, les connaissances relatives à la biodiversité se sont améliorées, mais n’ont pas été diffusées ni appliquées à grande échelle. En ce qui concerne l’objectif 20, les ressources financières allouées à la biodiversité par le biais des flux internationaux et l’aide publique au développement ont doublé. Cependant, l’augmentation de ces financements reste largement insuffisante par rapport aux besoins pour la protection de la biodiversité. Presque tous les Etats Parties à la Convention (87%) ont produit leurs rapports nationaux à la CDB qui présentent les actions réalisées. Cependant, ces plans nationaux d’actions (SPANB) sont mis en oeuvre de manière très variable. Le cinquième rapport des Perspectives mondiales de la diversité biologique cite plusieurs mesures nationales et programmes exemplaires sans lesquels les conditions seraient encore pires (par exemple, un taux d’extinction plus élevé). Le rapport fournit d’autres exemples : les taux de déboisement continuent à chuter, l’éradication des espèces exotiques envahissantes des îles est à la hausse et la sensibilisation à la biodiversité semble être à la hausse. « Les mesures prises doivent être intensifiées et passer de mesures propres aux projets à des mesures plus larges et systémiques », ajoute Mme Mrema. « De plus, il faut resserrer l’écart entre les ambitions nationales et les mesures prises. Les informations fournies à la partie III du cinquième rapport des Perspectives mondiales de la diversité biologique portent sur les mesures et le type d’actionsnécessaires à compter de maintenant. » Pistes d’actions Le rapport lance un appel à délaisser « statu quo » dans tout un éventail d’activités humaines. Il donne les grandes lignes de huit transitions qui reconnaissent la valeur de la biodiversité, le besoin de restaurer les écosystèmes desquels dépend toute l’activité humaine et l’urgence de réduire les impacts négatifs de ces activités : – La transition relative aux terres et forêts : Conserver les écosystèmes intacts, restaurer les écosystèmes, lutter contre la dégradation et l’inverser, et utiliser l’aménagement du territoire au niveau des paysages pour éviter, réduire et atténuer le changement d’affectation des terres. – La transition à l’agriculture durable : Reconception des systèmes agricoles en utilisant des approches agroécologiques ou autres approches innovantes afin d’augmenter la productivité tout en réduisant au minimum les effets néfastes sur la biodiversité. – La transition à des systèmes alimentaires durables : Favoriser les régimes alimentaires durables et sains mettant l’accent sur une diversité d’aliments, principalement à base de plantes, et une consommation plus modérée de viande et de poisson, ainsi qu’une réduction considérable des déchets et du gaspillage dans la chaîne alimentaire et la consommation. – La transition à la pêche et des océans durables : Protéger et restaurer les écosystèmes marins et côtiers, rebâtir la pêche et gérer l’aquaculture et les autres utilisations des océans, afin de garantir la durabilité et d’accroître
Le concours Capitale française de la biodiversité 2021 est lancé !

Le concours « Capitale française de la Biodiversité » 2021 sur le thème « eau et biodiversité » est lancé. Le Comité français de l’UICN s’associe une nouvelle fois à ce concours national qui met en lumière, chaque année depuis 2010, des actions exemplaires de préservation de la biodiversité par des communes et intercommunalités. Cette édition récompensera les collectivités qui agissent dans la gestion écologique de la ressource en eau. Qui sera élue « Capitale française de la Biodiversité » 2021 ? Pour cette nouvelle édition, les collectivités peuvent candidater en mettant en avant leurs actions de préservation des zones humides, de restauration de la continuité écologique des cours d’eau et du littoral. Les initiatives de gestion des eaux pluviales, de désimperméabilisation, de lutte contre le risque d’inondation ou contre les conséquences du changement climatique via des Solutions fondées sur la Nature peuvent également être valorisées, tout comme la protection de la ressource en eau potable. Les collectivités ont jusqu’au 31 décembre 2020 pour remplir le dossier de candidature. Au printemps 2021, le concours désignera la Capitale française de la Biodiversité 2021 et les meilleures collectivités par catégorie (villages, petites villes, villes moyennes, grandes villes, intercommunalités). Un dispositif de sensibilisation et de formation des acteurs locaux Au-delà du concours, Capitale française de la Biodiversité est un dispositif de sensibilisation et de formation pour les collectivités. Le dispositif valorise les bonnes pratiques, les dispositifs d’animation territoriale et favorise des échanges entre acteurs locaux. Que ce soit pour une collectivité pionnière et déjà largement engagée dans des politiques publiques de préservation et de restauration de la biodiversité ou pour une ville ou intercommunalité simplement au début d’une démarche, l’opération Capitale française de la Biodiversité est un outil performant de sensibilisation, d’accompagnement dans le changement, d’émulation et de soutien collectif. Un accompagnement des collectivités pour candidater Plusieurs outils sont mis à la disposition des collectivités qui souhaitent candidater : – Un cycle de webinaires pour informer et sensibiliser les collectivités – Des événements en présentiel (ateliers locaux et régionaux, visites inspirantes…) dès septembre partout en France, dans le respect des mesures sanitaires en vigueur. – Un questionnaire simplifié est proposé aux collectivités reconnues ou candidates à l’initiative « Territoires engagés pour la nature » pour participer au concours (mutualisation des dossiers de candidature). En 2019, 148 communes et intercommunalités ont participé au concours. La Métropole de Lyon avait été élue « Capitale française de la Biodiversité 2019 » pour ses actions exemplaires sur le thème « Climat : la nature source de solutions ». Le calendrier – 31 décembre 2020 : clôture des candidatures – Hiver 2021 : évaluation des candidatures par le comité scientifique et technique du concours – Printemps 2021 : organisation de visites de terrain pour les dossiers retenus – Mi-mai 2021 : annonce du palmarès et cérémonie de remise des prix Les Ministères de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, l’Office français de la biodiversité (OFB), l’Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France (ARB îdF), l’association Plante & Cité centre d’ingénierie sur la nature en ville, et le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (CEREMA) sont les organisateurs de ce concours national, auquel sont associés de nombreux partenaires. Le concours Capitale française de la Biodiversité est placé sous le haut patronage du secrétariat exécutif de la Convention sur la diversité biologique et contribue à l’agenda de l’action pour la nature et les peuples en vue de la COP15 en Chine. Pour en savoir plus : www.capitale-biodiversite.fr PLUS D’INFORMATIONS – Déposez votre candidature sur le site de Capitale française de la biodiversité – Consulter le communiqué de presse du 1er septembre 2021 – Le site internet du Comité français de l’UICN dédié aux collectivités – Le programme « Politiques de la biodiversité »
Nos podcasts avec RFI

En amont du Congrès mondial de la nature de l’UICN, une série d’émissions décryptant les enjeux de biodiversité, en partenariat avec le Comité français de l’UICN, est diffusée sur Radio France International (RFI) dans l’émission “C’est pas du Vent” d’Anne-Cécile Bras.