Retour sur les temps forts du Congrès mondial de la nature – Hawai’i 2016
Garder notre élan – Découvrez les résultats et les temps forts du Congrès de l’UICN 2016 Alors que l’année 2017 commence, le monde a plus que jamais besoin de la nature Les défis qui attendent notre planète sont colossaux, mais l’élan pour construire un futur durable ne faiblit pas. L’année dernière, le monde a fait des avancées de géant pour mettre en pratique les Objectifs de développement durable et l’Accord de Paris, et le Congrès de l’UICN y a grandement participé. Nous remercions tous ceux qui ont participé au succès retentissant du Congrès ! Il est aujourd’hui temps de tirer les leçons de ce que nous avons appris, de mettre en œuvre ces nouvelles relations, et d’assurer le suivi des succès et des décisions prises à Hawai’i. En bref, il est temps de se mettre au travail ! Découvrez sans plus attendre la vidéo bilan sur ce Congrès en cliquant sur ce lien Ce qu’il faut retenir du Congrès : Un succès sans précédent Le Congrès 2016 a été un succès grâce à des décisions et des annonces de haut niveau. Le Congrès 2016 a été le plus grand Congrès de l’histoire de l’UICN, et le plus grand événement international dans le domaine de la conservation jamais organisé aux États-Unis. En savoir plus sur les résultats du Congrès 2016. Etablir l’ordre du jour mondial de la conservation Les Membres de l’UICN ont approuvé 121 motions abordant des questions urgentes dans le domaine de la conservation, l’Accord de Paris et les ODD. Ils ont également créé une nouvelle catégorie de Membres pour les peuples autochtones, ont élu un nouveau Conseil et ont approuvé le Programme de l’UICN 2017-2020. Lisez l’ensemble du procès-verbal de l’Assemblée des Membres. Inspirer et renseigner le développement durable Au Congrès, chaque jour voyait son lot de nouvelles annonces provenant de gouvernements, d’entreprises, de la société civile et des universités. Plus de 1300 sessions, 88 expositions, neuf pavillons et six Dialogues de haut-niveau ont offert aux participants des outils, des connaissances et une inspiration pour protéger la nature. Un nouveau plan de sauvetage pour la conservation Les Engagements d’Hawai’i reflètent les principaux messages et idées développés lors du Congrès. Ils seront un guide pour les actions politiques et en faveur de la conservation, alors que le monde dépend de plus en plus de la nature pour se développer durablement. Passer de la parole aux actes Grâce à l’atténuation du carbone, à l’utilisation minimale du papier et du plastique, aux pavillons recyclables et aux autres mesures de durabilité mises en place, le Congrès 2016 a gagné la certification internationale d’événement géré durablement. En savoir plus sur la réalisation d’un Congrès plus durable. Pour plus d’informations Téléchargez la brochure des temps forts du Congrès mondial de la nature de l’UICN 2016 www.uicn.org Site dédié au Congrès mondial de la nature de l’UICN
Conférence de Carthagène : la région Caraïbe au chevet des océans
La France accueille cette semaine la 14ème Conférence des Parties (COP) de la Convention de Carthagène, qui regroupe 25 Etats riverains de la Grande Caraïbe autour de la protection et la mise en valeur du milieu marin de la région. Les travaux ont débuté ce lundi 13 mars à Cayenne en Guyane : le Comité français de l’UICN participe aux travaux et négociations. Les délégués des 25 Etats signataires de la convention de Carthagène pour la protection et la mise en valeur du milieu marin de la région des Caraïbes (signée en Colombie en 1983) se sont retrouvés à Cayenne, en Guyane, lundi 13 mars. L’objectif principal est de s’accorder sur une nouvelle feuille de route autour des 3 protocoles de la convention: le protocole SPAW (Specially Protected Areas and Wildlife) qui liste des espèces et aires marines à protéger ; le protocole LBS (Land-Based Sources and Activities) qui vise à lutter contre les pollutions d’origine terrestre déversées dans les océans ; et le protocole Oil Spill pour renforcer les mesures de prévention des risques de marées noires par le biais d’une coopération régionale (consulter les documents de la conférence). La Convention de Carthagène et ses protocoles, placés sous l’égide du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), sont contraignants pour ses Parties : les décisions prises engagent véritablement les Etats de la région qui s’étend a Guyane à la Floride, et du Belize à la Barbade. Une première décision prise dès le début de la conférence est l’inscription de 8 espèces de requins dans le protocole SPAW, qui seront dorénavant protégés. Compte-tenu de ses enjeux pour la biodiversité d’outre-mer, le Comité français de l’UICN est présent durant toute la conférence à Cayenne, représenté par son Président, Bernard Cressens, et par sa coordinatrice du Pôle-relais zones humides tropicales, Gaëlle Vandersarren. Les enjeux de protection de la biodiversité des territoires ultra-marins français que sont la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane française, d’une exceptionnelle richesse, sont très élevés : le capital naturel de ses territoires est indispensable à leur économie, qui repose notamment sur le tourisme, sujet sur lequel l’UICN France anime un atelier ce jeudi 16 mars. La Ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, préside vendredi 17 mars le segment ministériel de la Conférence, dans le but d’aboutir à une déclaration commune : l’appel de Guyane. Le document proposé appelle à une « reconquête de la biodiversité exceptionnelle de la Grande Région Caraïbe », notamment grâce aux aires marines protégées, à la mise en place de mesures de lutte contre les espèces exotiques envahissantes (notamment par la gestion des eaux de ballast), et des mesures chiffrées de protection des récifs coralliens, mangroves et herbiers dans le cadre de l’Initiative Internationale pour les Récifs Coralliens (ICRI – actuellement présidée par la France) à l’horizon 2020. Le Comité français de l’UICN se félicite ainsi des décisions annoncées cette semaine par Ségolène Royal pour l’affectation de 658 hectares de mangroves en Martinique au Conservatoire du littoral, notre partenaire dans l’animation du Pôle-relais sur les zones humides tropicales, la création imminente du nouveau parc naturel marin de Martinique, et l’avancement du projet d’inscription des « volcans et forêts du nord de la Martinique » au patrimoine mondial de l’Unesco qui sera présenté en février 2018. S’il existe déjà de nombreux parcs, réserves et sanctuaires contribuant à protéger la biodiversité exceptionnelle de la Caraïbe, il est important que des moyens plus importants, à la fois humains et financiers, soit alloués à leur gestion. Pour assurer une gestion efficace des aires protégées, des mesures de financement innovantes pourraient être mises en place au niveau régional, s’appuyant sur des sources de financement qui n’ont pas encore été assez exploitées : une contribution des croisiéristes, évoqué dans l’appel de Guyane, semble s’imposer. On peut aussi penser à d’autres pistes comme les taxes aéroportuaires, des charges d’entrée dans les parcs…il serait en effet logique que ceux qui viennent profiter des richesses écologiques de la région participent au financement de sa préservation. Des financements solides, pérennes, allant aux acteurs de terrain et consolidant les réseaux régionaux en place tels que Caribea initiative, CariWet et le Pôle-Relais pour les zones humides tropicales ou CaMPAM pour les aires marines protégées permettraient que de véritables actions soient prises pour protéger, gérer de manière durable et restaurer des écosystèmes dont la bonne santé nous permet de relever directement d’autres défis de société comme le changement climatique, la santé ou la sécurité alimentaire – ce que nous appelons les Solutions Fondées sur la Nature. Le Comité français de l’UICN souhaite ainsi que cette conférence soit celle de l’action et que l’engagement des Etats, à travers l’appel de la Guyane, soit renforcé et opérationnel sur la biodiversité. Le Comité français soutient des propositions additionnelles pour améliorer le texte de l’appel avec des actions sur 1/ la restauration des populations de poissons-perroquets par des stratégies de conservation et gestion des pêches, qui correspond à une recommandation adoptée par l’Assemblée générale de l’ICRI en 2013, 2/ l’intégration des enjeux de biodiversité dans le développement de la transition énergétique, par une planification adéquate des projets d’ENR et en évitant, réduisant et compensant les impacts (application du triptyque ERC inscrit dans la loi biodiversité), 3/ le lancement et renforcement de plans d’actions sur les espèces les plus menacées, 4/ la restauration de 15% des écosystèmes dégradés d’ici 2020 et 5/ la lutte contres les pollutions d’origine terrestre (nitrates, phosphates, pesticides). CONTACT Anne Caillaud, Chargée de programme Outre-Mer
Nouvel appel à projets petites subventions PPI 5
Le Programme de Petites Initiatives (PPI), financé par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), et mis en œuvre par le Comité Français de l’UICN, en partenariat avec le Programme d’Afrique Centrale et Occidentale (PACO) de l’UICN, lance un nouvel appel à projets « petites subventions ». Le PPI 5 a comme objectif principal de renforcer la contribution de la société civile et des collectivités décentralisées d’Afrique de l’Ouest et Centrale à la conservation de la biodiversité et à la lutte contre le changement climatique à travers le financement de projets locaux. Les thématiques environnementales ciblées sont la protection de la biodiversité remarquable et la lutte contre les changements climatiques à travers des solutions fondées sur la nature tout en favorisant l’amélioration des conditions de vie des populations locales. Le programme vise la mise en œuvre d’environ 15 projets « petites subventions » dans 12 pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale. Objectifs de l’appel à projets Le PPI poursuit les objectifs suivants : La réalisation de projets de terrain de conservation de la biodiversité remarquable (espèces/écosystèmes rares et/ou menacés, endémiques) et de lutte contre le réchauffement climatique par les acteurs de la société civile d’Afrique de l’Ouest et Centrale, Le renforcement de la société civile en matière d’instruction, de gestion et de suivi de projets et en matière de compétences techniques associées à la mise en œuvre de ces projets, Le renforcement de la capacité d’influence des organisations de la société civile sur les politiques environnementales de ces pays, Le partage et la diffusion des expériences entre acteurs de la société civile. Les porteurs de projets éligibles Les porteurs de projets éligibles à cet appel à propositions « petites subventions » du PPI.5 sont des Organisations de la Société Civile (OSC) africaines n’ayant jamais bénéficié d’un financement du PPI travaillant autour de forts enjeux de conservation de la nature et/ou de lutte contre les changements climatiques. Les pays éligibles pour cet appel à projets sont : Afrique de l’Ouest : Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Bénin, le Sud et Centre Burkina-Faso et l’Extrême Sud Niger. Afrique Centrale : Cameroun, République Centrafricaine, République du Congo, Gabon, Sao Tomé-et-Principe, République Démocratique du Congo. Le montant maximum pour ces petites subventions est de 45 000 €, avec un montant moyen accordé de 30 000 €. Le niveau de cofinancement est de 50% (maximum de 75 % si cofinancement local) et la durée des projets est de 18 mois maximum. Date de clôture de l’appel à projets lundi 1er Mai 2017 – 18h00 (heure de Paris GTM +1) Vous souhaitez présenter un dossier ? Pour déposer un dossier de demande de financement, lisez attentivement le règlement du concours de projets (disponible en téléchargement ci dessous) et si vous estimez que votre projet répond aux critères, remplissez une fiche-résumé selon le modèle disponible ci-dessous. Règlement du concours petites subventions Fiche-résumé YOU WANT TO SUBMIT A PROPOSAL? To submit a proposal, carefully read the rules and criteria call for proposals and if you feel that your project meets the criteria, fill out a pre-proposal according to the template available below. Rules and criteria Pre-proposal template CONTACT ppi@uicn.fr
La Fête de la Nature 2017, c’est dans moins de 3 mois !
La Fête de la Nature est devenue en 10 ans l’évènement de référence en France dédié à la nature. Une fête pour faire découvrir ou redécouvrir au public les richesses naturelles souvent insoupçonnées que vous connaissez si bien et permettre à nos concitoyens de renouer avec leur environnement. THEMATIQUE 2017 Les écosystèmes et les espèces font preuve d’adaptations, de stratégies, de mécanismes complexes et étonnants qu’il est possible d’observer et de découvrir à deux pas de chez soi. Les milieux naturels ont le pouvoir de produire les matières premières, nourriture, énergie…, de réguler les températures et le climat, localement et à l’échelle de la planète. Les espèces animales et végétales et les milieux naturels offrent à l’homme de nombreux solutions et services dans son quotidien, ses activités économiques, ses loisirs et peuvent jouer un rôle sociologique important dans la relation à soi, la relation aux autres. La 11e édition de la Fête de la Nature propose d’explorer ces spécialités, rôles et fonction de la nature et de lever, en partie, le mystère sur ses « super-pouvoirs ». La Fête de la Nature, c’est votre événement ! Que vous soyez impliqué dans une association de conservation ou d’éducation à la nature, agent d’une collectivité territoriale, responsable d’un établissement scolaire, salarié d’une entreprise, simple citoyen… ! Du 17 au 21 mai, vous serez plus d’un millier à l’origine de l’organisation de manifestations gratuites sur tout le territoire. Aujourd’hui, près de 100 lieux ont déjà reçu le label Fête de la Nature 2017 et seront présentés au public à partir du 15 mars. Et vous, quelle activité préparez-vous ? Si votre programme est prêt, ne tardez pas à l’annoncer sur www.fetedelanature.com. Plus tôt votre programmation sera labellisée, plus tôt elle sera visible du public et de la presse. Découvrez en avance les super-pouvoirs des espèces et des écosystèmes en cliquant sur ce lien
#NatureForAll : Un mouvement pour inspirer l’amour de la nature
#NaturePourTous / #NatureForAll est un mouvement collectif, créé à la suite du Congrès mondial des parcs en 2014, en collaboration avec la Commission mondiale de l’Éducation et de la Communication et de la Commission mondiale des Aires Protégées de l’UICN. Ce mouvement a été lancé lors du Congrès mondial de la nature en septembre 2016, à Hawaï. Il vise à inspirer une nouvelle génération de penseurs et de gens d’actions, de tous les secteurs de la société, à se rapprocher de la nature et à agir pour soutenir sa conservation. Imagine #NatureForAll from #NatureForAll on Vimeo. À la base, l’idée est très simple : plus nous sommes nombreux à faire l’expérience de la nature, à nous en rapprocher et à communiquer l’amour que nous éprouvons pour elle, plus le soutien à l’égard de la conservation sera grand. Nous sommes nombreux à respecter et à apprécier la nature, mais des études révèlent que de nombreuses personnes, en raison de diverses circonstances, de leur style de vie ou des occasions dont elles disposent, font face à des obstacles qui les empêchent de faire l’expérience de la nature et de s’en rapprocher. Néanmoins, la nature a besoin du soutien et de l’action de nous tous. Un changement s’impose. Reconnaissant qu’aucune organisation ne peut à elle seule concrétiser cette vision, nous demandons aux membres de la famille de l’UICN et à tous, de se joindre à ce mouvement et d’allumer l’étincelle du changement pour : • accroître la SENSIBILISATION et motiver des personnes de tous les horizons à s’ouvrir à la nature et à ses valeurs ; • favoriser la création d’occasions permettant à tous de faire l’EXPÉRIENCE de la nature et se s’en RAPPROCHER ; • créer des moments de transformation qui deviendront des voies vers le rapprochement et vers un engagement personnel durable favorisant l’action dans le domaine de la CONSERVATION. Nous vous invitons à vous joindre au mouvement pour créer un monde avec #NaturePourTous / #NatureForAll. Pour contribuer au mouvement vous pouvez : • Utilisez le mot-clic #NaturePourTous / #NatureForAll dans les médias sociaux. • Indiquez que votre projet ou programme fait partie de #NaturePourTous / #NatureForAll. Faites connaître la vision de #NaturePourTous / #NatureForAll auprès de vos partenaires actuels et nouveaux : • Adhérer au réseau #NaturePourTous / #NatureForAll et tirer profit de la publicité croisée. • Inscrivez votre programme ou projet à http://NatureForAll.global. • Racontez-nous ce que vous faites ou comptez faire pour rapprocher de nouveaux publics de la nature et accroître la sensibilisation, l’expérience et l’établissement de liens avec la nature.
L’Outre-mer à l’honneur aux Journées mondiales des zones humides
Les zones humides seront particulièrement mises à l’honneur cette année dans les territoires ultramarins à l’occasion de la Journée mondiale des zones humides (JMZH). Le thème de cette édition 2017, intitulée « les zones humides pour la prévention des risques de catastrophes », touche en effet particulièrement les territoires d’Outre-mer. Le Pôle-relais zones humides tropicales, co-animé par l’UICN France, coordonne les animations dans les différents territoires. DES ANIMATIONS EN OUTRE-MER ET PARTOUT DANS LE MONDE, PENDANT 1 MOIS! Si le 2 février est la date officielle de la journée mondiale des zones humides, des animations sont proposées tout au long du mois de février pour célébrer ces milieux exceptionnels. C’est l’occasion pour l’ensemble des acteurs des zones humides, en Outre-mer et partout dans le monde, de se mobiliser pour faire découvrir au grand public leur richesse, leur importance et leur rôle pour l’humanité. En effet, les zones humides protègent les populations humaines d’une grande variété de catastrophes naturelles (inondations, submersions marines, tempêtes et cyclones, sécheresses…), aggravées par le changement climatique. Sur les littoraux, la végétation des zones humides tropicales telles que les vasières ou les mangroves forme une barrière naturelle et atténue les effets des vagues et du vent, stabilise les sédiments, permettant ainsi de lutter contre l’érosion et les risques de rupture du cordon littoral. Les récifs coralliens, considérés eux aussi comme des zones humides par la convention de Ramsar, jouent également un rôle prépondérant dans la protection des côtes lors de cyclones et tsunamis. LE PROGRAMME EN OUTRE-MER Les acteurs des territoires ultramarins se sont mobilisés cette année pour mettre en place un programme d’animations riches et variées. Coordonnées par le Pôle Relais Zones Humides Tropicales (anciennement nommé « pôle relais mangroves & zones humides d’Outre-mer », co-animé par le Comité français de l’UICN et le Conservatoire du littoral depuis janvier 2017), ce sont plus d’une soixantaine d’activités qui seront ouvertes aux scolaires et grand public. Sorties nature, activités culturelles, expositions, conférences débat, projections…mettrons en lumière les atouts et les enjeux des zones humides tropicales. Retrouvez le Programme des animations ici: Tous les détails (dates, horaires, lieux, contacts…etc) de chaque animation sont accessibles ci-dessous : POUR PLUS D’INFORMATIONS Page du Pôle-relais zones humides tropicales Contact: Gaëlle Vandersarren, coordinatrice du Pôle
L’UICN France devient co-coordinateur du Pôle-relais Zones humides tropicales
Le Pôle-relais Zones humides tropicales (auparavant « Pôle-relais mangroves et zones humides d’outre-mer »), qui œuvre à la protection des zones humides dans les territoires ultramarins tropicaux, se dote d’une nouvelle coordination. Une convention vient d’être signée entre le Conservatoire du Littoral, qui pilotait jusqu’ici le Pôle, et le Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN France), pour assurer conjointement la mise en œuvre de cette initiative qui célèbre ses 4 années d’existence. LE PÔLE, C’EST QUOI ? Les Pôles-relais zones humides ont été créés en 2001 dans la lignée du Plan national d’actions en faveur des milieux humides pour accompagner les initiatives locales en faveur d’une gestion durable de ces milieux naturels. Ce réseau des 5 Pôles-relais est animé depuis 2008 par l’ONEMA (maintenant Agence Française pour la Biodiversité) qui apporte un appui au Ministère en charge de l’environnement pour soutenir la politique nationale en ce domaine. Ne concernant au départ que la métropole, un dernier-né a vu le jour en 2012 : le Pôle-relais mangroves et zones humides d’Outre-mer, animé par l’antenne de Guadeloupe du Conservatoire du Littoral. Pour renforcer et développer l’action de ce Pôle-relais, le Conservatoire a sollicité l’UICN France, très impliquée sur les questions de biodiversité ultramarine, pour co-animer ses activités. Les deux partenaires ont en effet des compétences géographiques et techniques complémentaires sur les zones humides ultramarines, et une légitimité reconnue pour animer un réseau en faveur de la conservation de ces milieux. MIEUX PROTEGER LES ZONES HUMIDES DANS LES TROIS GRANDES REGIONS TROPICALES FRANÇAISES Les zones humides des Outre-mer tropicaux français (qui incluent mangroves, forêts marécageuses, mares intérieures, vasières, tourbières et marais littoraux) sont particulièrement menacées par les pressions humaines (développement d’infrastructures et d’aménagements littoraux, urbanisation, pollution, espèces exotiques envahissantes…), ces facteurs étant plus ou moins importants en fonction des territoires. Le Pôle-relais zones humides tropicales a pour mission d’accompagner et de promouvoir des initiatives locales exemplaires sur ces milieux, afin d’encourager in fine une meilleure protection des zones humides par tous les acteurs dans les territoires tropicaux français : Antilles françaises, Guyane, Mayotte, Iles éparses, La Réunion, Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna, et Polynésie française. Les quatre premières années de mise en place du Pôle ont permis de poser les bases nécessaires pour le développement institutionnel et structurel du Pôle, de constituer une base documentaire de référence, de lancer des actions de communication et de sensibilisation, et de faciliter les échanges et conseils auprès des différents acteurs. L’implication de l’UICN France va permettre d’étendre son périmètre d’action, en particulier dans les régions Océan Indien et Pacifique, et de développer son action en s’appuyant sur le réseau national et mondial de l’UICN. Le Pôle, dont la coordination se fera toujours depuis la Guadeloupe, souhaite également engager une démarche proactive pour encourager l’adoption de mesures de protection efficaces sur le terrain, et pour apporter un appui aux porteurs de projets ayant un impact sur les milieux humides. UNE NOUVELLE PHASE QUADRIENNALE POUR CONSOLIDER LES ACTIONS ET ENCOURAGER LES DYNAMIQUES RÉGIONALES Le Pôle-relais, maintenant doté d’un bureau et d’un comité de pilotage réunissant les principaux partenaires et bailleurs de fonds, va se doter d’un plan d’action stratégique pour sa nouvelle phase 2017-2020. La mi ssion principale – constituer un réseau d’échanges entre les acteurs de la conservation des zones humides tropicales – englobe quatre objectifs : (1) encourager une meilleure protection et restauration de la santé des écosystèmes humides et de leur biodiversité, (2) faire connaître et apprécier les zones humides tropicales et leur valeur écologique, économique et patrimoniale, (3) favoriser une utilisation durable de ces milieux afin qu’ils soient préservés pour les générations à venir, et réduire les impacts directs et indirects et (4) favoriser une coopération régionale des territoires ultramarins avec les pays voisins confrontés à des problématiques similaires. C’est donc fort de ce nouveau partenariat que commence cette nouvelle phase, dans le but de changer les tendances de destruction négatives affectant les zones humides dans les territoires ultramarins tropicaux. POUR EN SAVOIR PLUS Page UICN du Pôle-relais Site internet du Pôle-relais Le Pôle sur Twitter Le Pôle sur Facebook
Lancement de la journée mondiale des zones humides 2017
La Journée mondiale des zones humides sera lancée le 2 février 2017, sur le marais de Brouage en Charente-Maritime. Elle réunira les partenaires de la JMZH, la presse et les acteurs locaux engagés dans la préservation des milieux humides. En 2017, le thème choisi par le bureau de la convention de Ramsar est « Les zones humides pour la prévention des catastrophes ». En effet, ces milieux protègent les populations d’une grande variété de catastrophes naturelles, y compris celles aggravées par le changement climatique. Ces milieux humides renforcent ainsi la résilience des territoires, telles de véritables infrastructures naturelles gratuites. Cette nouvelle édition met également à l’honneur la francophonie, en offrant la possibilité aux pays francophones de saisir en ligne leurs animations, de bénéficier de l’application BaladOmarais etc. Le français étant l’une des trois langues officielles de la convention de Ramsar avec l’anglais et l’espagnol, cette ouverture pourrait faire naître de nouvelles collaborations entre pays francophones et entre sites Ramsar. Cette journée sera l’occasion d’échanger sur ces thèmes au travers de deux tables rondes rassemblant des experts, décideurs et gestionnaires. La première traitera du rôle des zones humides dans la prévention des catastrophes naturelles et la seconde sera dédiée à la francophonie au travers d’exemples de coopération entre territoires francophones autour de la gestion des milieux humides. L’après-midi sera l’occasion de découvrir le marais de Brouage et ses alentours. Il sera proposé plusieurs visites mêlant patrimoine historique, patrimoine naturel et prévention des catastrophes naturelles. Cet évènement est organisé par le collectif composé de l’association Ramsar France, le Forum des marais atlantiques, la communauté de communes Bassin de Marennes, la communauté d’agglomération de Rochefort Océan, le Conseil départemental de Charente-Maritime et l’Agence française avec le soutien de nombreux partenaires nationaux et locaux. Cette journée sera également l’occasion du lancement régional 2017 de la JMZH sur la région Nouvelle Aquitaine. Les Conservatoires d’espaces naturels de cette région (Aquitaine, Limousin et Poitou Charentes) organiseront en fin de journée un ciné-conférence à destination du grand public à Rochefort (17). L’UICN France, partenaire de cette journée depuis plusieurs années, invite ses membres et ses experts à participer et s’inscrire avant le 25 janvier 2017 en cliquant sur ce lien. Pour plus d’informations Site : http://www.forum-zones-humides.org/JMZH-2017.aspx Contact : fthinzilal@forum-marais-atl.com
La forêt s’invite à l’école – Journée internationale des forêts
La forêt s’invite à l’école, volet pédagogique de la Journée internationale des forêts La journée internationale des forêts, proclamée par l’Organisation des Nations Unies, le 21 mars de chaque année, met à l’honneur la forêt, l’arbre et le bois à travers l’organisation de nombreuses manifestations à destination du grand public. A partir de la rentrée 2016, et événement se décline également auprès du public scolaire par la mise en place de l’opération « La forêt s’invite à l’école ». Portée par le ministère de l’Agriculture, de l’alimentation et de la forêt, l’association Teragir, l’interprofession France Bois Forêt, en lien avec le Ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, l’opération associe de nombreux partenaires dont le Centre national de la propriété forestière (CNPF) et l’Office national des forêts (ONF). Les écoles primaires, les collèges, les lycées et les établissements d’accueil périscolaires peuvent proposer des projets de parcours pédagogiques du 1er octobre 2016 au 21 février 2017 sur le site internet de l’opération. Les parcours doivent se dérouler sur plusieurs séances au cours de l’année scolaire et aborder les fonctions économiques, environnementales et sociales de la forêt. Les dossiers retenus pourront bénéficier d’animations réalisées par des forestiers de l’ONF ou du CNPF, ou de plants forestiers fournis par les pépiniéristes. 100 interventions seront animées par des forestiers de l’ONF et 25 par le CNPF pour l’année scolaire 2016-2017. Cet engagement traduit l’attachement du monde forestier à l’éducation à l’environnement et au développement durable. La Commission Education et Communication de l’UICN France soutient cette initiative et invite ses membres et experts à y participer. Pour plus d’informations Site internet : http://www.journee-internationale-des-forets.fr/organiser-un-parcours-pedagogique/organiser-un-parcours-pedagogique-la-foret-s-invite-a-l-ecole.html
40 ans de protection de la nature : succès et défis de la préservation des espèces
Alors que l’année 2016 marque les 40 ans de la première grande loi relative à la protection de la nature en France, le réseau des spécialistes des espèces du Comité français de l’UICN dresse à cette occasion un bilan de la situation. Si l’avenir de nombreuses espèces de la faune et de la flore est aujourd’hui très préoccupant, quelques succès marquants tracent la voie à suivre et démontrent que les actions de conservation permettent de sauver des espèces parmi les plus menacées. Des responsabilités mondiales Selon la dernière mise à jour de la Liste rouge de l’UICN, la France figure parmi les 10 pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces animales et végétales menacées au niveau mondial. Avec 1143 espèces mondialement menacées présentes sur son territoire, notre pays porte une responsabilité majeure dans la lutte contre l’érosion de la biodiversité qui frappe la planète. Ce sont en particulier les collectivités françaises d’outre-mer qui placent la France dans cette position. Les territoires français ultra-marins sont en effet quasiment tous situés dans des points chauds de la biodiversité mondiale, c’est-à-dire des régions très riches en espèces mais également très menacées : îles Caraïbes, îles de l’océan Indien, Polynésie-Micronésie, Nouvelle-Calédonie. A l’échelle du continent européen, la France est également directement concernée : 275 espèces mondialement menacées sont recensées dans l’Hexagone. Cette situation est liée à la grande diversité des habitats naturels considérés comme prioritaires au niveau européen sur notre territoire, ainsi qu’à la richesse biologique de la zone méditerranéenne, autre point chaud de la biodiversité mondiale. Les principales menaces pesant sur les espèces sont bien connues : dégradation et fragmentation des milieux naturels, surexploitation, introduction d’espèces devenant envahissantes, pollutions et changement climatique. Une loi constituant un acte fondateur La loi du 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature a posé les grands principes du droit français de l’environnement en matière de préservation des espèces et des milieux et a apporté des outils importants pour les faire respecter. Elle est en particulier à l’origine des premières listes d’espèces animales et végétales protégées. Elle a permis de renforcer significativement la protection des espaces naturels, avec la création des réserves naturelles et des arrêtés de protection de biotope. Elle a introduit un régime de permis obligatoire pour la détention et la commercialisation des espèces de la faune et de la flore protégées au niveau international par la Convention de Washington (ou CITES). Elle a également imposé la réalisation d’études d’impact environnemental avant tout projet d’aménagement portant atteinte aux milieux naturels et a introduit le principe de la compensation écologique. Par ses dispositions novatrices, la loi de 1976 a constitué un véritable tournant pour la protection de la nature en France. Sa mise en œuvre a impulsé une réelle dynamique positive et favorisé l’investissement de nombreux bénévoles et professionnels dans la conservation de la biodiversité. Des succès qui tracent la voie à suivre Parmi les succès marquants, la protection réglementaire de la Loutre d’Europe et les campagnes menées en sa faveur ont fini par porter leurs fruits : alors que l’espèce était en situation très précaire il y a quelques décennies, elle a désormais recolonisé de vastes secteurs de son territoire dans la plupart des régions françaises. Les actions de protection des zones humides ont amélioré la situation de plusieurs échassiers, comme la Spatule blanche ou le Blongios nain. Le Bouquetin des Alpes, lui, avait quasiment disparu de l’arc alpin français. Grâce à l’action d’associations, à sa protection et à la création des parcs nationaux alpins, il a aujourd’hui repeuplé plusieurs départements. Enfin, suite au succès de son programme de réintroduction, le Vautour moine niche à nouveau dans les Grands Causses, après avoir disparu de France pendant près d’un siècle. D’autres succès sont encourageants mais restent fragiles. Dans les Antilles françaises et en Guyane, la situation des tortues marines est en voie d’amélioration, grâce à la mobilisation continue des acteurs de la société civile depuis de nombreuses années pour assurer la surveillance des plages de ponte, désormais renforcée par un plan national d’action. De même à la Réunion, où la restauration des plages et la réduction des captures accidentelles en collaboration avec les pêcheurs de l’île ont permis le retour de la Tortue verte. Ces réussites remarquables sont le plus souvent le résultat d’actions efficaces des pouvoirs publics et des associations de protection de la nature, menées en synergie et soutenues par des moyens financiers et humains adaptés, sur la base de lignes directrices scientifiques et avec l’adhésion des acteurs locaux. Des efforts à conforter et des obstacles à surmonter Pour autant, d’autres espèces demeurent en situation précaire alors qu’elles font l’objet d’initiatives pour restaurer leur état de conservation. C’est le cas d’oiseaux comme l’Aigle de Bonelli et le Râle des genêts, ou d’un papillon comme l’Azuré de la sanguisorbe, qui bénéficient actuellement de plans nationaux d’action. C’est le cas également de plusieurs plantes faisant l’objet de programmes de conservation, comme la Saxifrage oeil-de-bouc ou l’Armérie de Belgentier. Les actions entreprises doivent encore s’inscrire dans la durée pour assurer à ces espèces un avenir pérenne en France. Pour d’autres espèces, malgré la mise en place de programmes et de plans de conservation, la situation reste très préoccupante en raison d’un manque d’actions, de coordination, de concertation ou de moyens financiers. L’Anguille d’Europe, bien que protégée à divers titres et bénéficiant de plans de gestion dans tous les pays de l’Union européenne, subit toujours de nombreuses pressions et demeure menacée. En dépit des efforts entrepris, le Vison d’Europe et la Grande Mulette continuent quant à eux de voir leurs effectifs chuter de manière alarmante. Et la situation complexe et fragile de l’Ours brun, du Loup et du Lynx en France illustre bien les difficultés de coexistence et les polémiques qui n’ont pas été résolues depuis 40 ans. Enfin, au-delà du cadre législatif national, les collectivités françaises du Pacifique font face à d’importants défis. Si l’Etat français est garant de la préservation de la biodiversité sur l’ensemble de son territoire, les collectivités locales et la