Liste rouge de l’UICN : Les girafes et de nouvelles espèces d’oiseaux menacées

Cancun, Mexique, 7 décembre 2016 (UICN) – Plus de 700 espèces d’oiseaux nouvellement identifiées ont été évaluées pour la dernière mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN, et 11% d’entre elles sont menacées d’extinction. Cette mise à jour révèle un déclin dévastateur de la girafe, causé par la destruction des habitats, les troubles civils et la chasse illégale. La population totale de la girafe a subi un déclin de 40% ces 30 dernières années. Elle est classée dans la catégorie Vulnérable sur la Liste rouge de l’UICN.  La mise à jour de la Liste rouge publiée aujourd’hui comprend aussi les premières évaluations d’espèces sauvages d’orge, de mangue et d’avoine, ainsi que d’autres espèces sauvages apparentées à des plantes cultivées. Ces espèces sont de plus en plus importantes pour la sécurité alimentaire, car leur diversité génétique peut contribuer à améliorer la résistance des cultures aux maladies, à la sécheresse et à la salinité. La mise à jour de la Liste rouge a été publiée aujourd’hui lors de la 13e session de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (CDB COP13), qui a lieu à Cancun, au Mexique. La Liste rouge de l’UICN comprend actuellement 85 604 espèces, dont 24 307 sont menacées d’extinction.    « Un grand nombre d’espèces disparaissent avant même d’avoir été décrites, » déclare Mme Inger Andersen, Directrice générale de l’UICN. « Cette mise à jour de la Liste rouge de l’UICN montre que l’ampleur de la crise mondiale de l’extinction pourrait être supérieure à ce que nous pensions. Les gouvernements réunis à Cancun lors du sommet de la biodiversité des Nations Unies ont l’immense responsabilité d’intensifier leurs efforts afin de sauvegarder la biodiversité de notre planète, et ceci non pas seulement pour son propre bien, mais pour répondre à des impératifs humains tels que la sécurité alimentaire et le développement durable.»    Des espèces d’oiseaux nouvellement identifiées et déjà menacées Cette mise à jour de la Liste rouge de l’UICN comprend une nouvelle évaluation de toutes les espèces d’oiseaux. Grâce à une étude taxonomique très complète réalisée par BirdLife International en collaboration avec le Handbook of the Birds of the World (Guide des oiseaux du monde), 11 121 espèces d’oiseaux au total ont été évaluées. 742 espèces d’oiseaux nouvellement identifiées ont été évaluées, dont 11% sont menacées. Par exemple, le Troglodyte de Serna (Thryophilus sernai), récemment décrit, est classé En danger, car plus de la moitié de son habitat pourrait disparaître suite à la construction prévue d’un barrage. L’Artamie azurée des Comores (Cyanolanius comorensis) est aussi En danger à cause de la perte de ses habitats due à l’agriculture et à la dégradation causée par des plantes envahissantes. Parmi les espèces d’oiseaux nouvellement identifiées, treize entrent dans la Liste rouge dans la catégorie Éteinte. Un grand nombre d’entre elles, dont Acrocephalus yamashinae, une espèce de l’île de Pagan, l’Akepa de O’ahu (Loxops wolstenholmei) et l’’Apapane de Laysan (Himatione fraithii) ont disparu au cours des 50 dernières années. Toutes ces espèces étaient endémiques de différentes îles, probablement anéanties par des espèces envahissantes. « Malheureusement, l’identification de plus de 700 espèces « nouvelles » ne signifie pas que les oiseaux de la planète se portent mieux », précise Ian Burfield, Coordinateur scientifique mondial de BirdLife. « À mesure que nous approfondissons nos connaissances, nos craintes se confirment : l’agriculture non durable, l’exploitation forestière, les espèces envahissantes et d’autres menaces, comme le commerce illégal qui a été mis en relief ici, continuent à conduire beaucoup d’espèces vers l’extinction. »  Les évaluations de la Liste rouge de l’UICN montrent aussi que des oiseaux très populaires pourraient bientôt disparaître à l’état sauvage si des mesures de sauvegarde adéquates ne sont pas prises. Des espèces emblématiques, comme le Perroquet jaco (Psittacus erithacus) – un animal de compagnie très prisé capable d’imiter le langage humain,- risquent de disparaître à l’état sauvage, dû à la destruction des habitats et à des captures non durables. Le perroquet jaco, natif d’Afrique centrale, était classé Vulnerable et est maintenant En danger. Une étude dirigée par BirdLife International a constaté que, dans certains secteurs du continent, les populations de perroquet jaco ont diminué de 99%. La situation est particulièrement urgente en Asie : le Garrulaxe à front roux (Garrulax rufifrons), le Loriquet de Forsten (Trichoglossus forsteni) et le Bulbul à tête jaune (Pycnonotus zeylanicus), parmi d’autres espèces, sont reclassés dans des catégories de risque plus élevées en raison de l’impact du commerce illégal de faune sauvage. Il a été prouvé que les méthodes de capture non durables réalisées pour le commerce des oiseaux, particulièrement à Java, sont responsables de l’aggravation du statut de nombreuses espèces. Cependant, la situation s’améliore pour certains des oiseaux les plus rares et les plus vulnérables de la planète : ceux qui se trouvent seulement sur de petites îles isolées. Le Bouvreuil des Açores (Pyrrhula murina), le Pluvier de Sainte-Hélène (Charadrius sanctaehelenae), et le Zostérops des Seychelles (Zosterops modestus) font partie des espèces endémiques insulaires qui sont maintenant classées dans des catégories de risque moins élevées, leur statut s’étant amélioré grâce à d’intenses efforts de conservation, après avoir été au bord de l’extinction.   La girafe L’emblématique girafe (Giraffa camelopardalis), le mammifère le plus grand en hauteur et l’un des animaux les plus reconnaissables de la planète, est maintenant menacée d’extinction. L’espèce, répandue en Afrique australe et orientale, avec des sous-populations plus petites et isolées en Afrique occidentale et centrale, passe de la catégorie Préoccupation mineure à Vulnérable, car les populations ont subi un déclin dramatique atteignant 36 à 40%, passant d’environ 151 702 ou 163 452 girafes en 1985, à 97 562 in 2015. La croissance de la population humaine a des effets négatifs sur de nombreuses sous-populations de girafes. La chasse illégale, la destruction des habitats, l’expansion de l’agriculture et des exploitations minières, les conflits croissants entre l’homme et la faune sauvage, ainsi que les troubles civils, poussent l’espèce vers l’extinction. Sur les neuf sous-espèces de girafes, trois comptent des populations en croissance, cinq des populations en déclin et une reste stable. Une résolution adoptée lors du Congrès mondial de la nature en septembre dernier appelle à prendre des mesures pour inverser le déclin de la girafe.  

Un nouveau programme de soutien à la société civile africaine

Après 10 ans de succès, un nouveau programme de soutien à la la société civile africaine est lancé par le FFEM et l’UICN France pour renforcer l’action sur la biodiversité et le climat Le Programme de Petites Initiatives (PPI) renouvelle pour les 3 prochaines années son appui à la société civile africaine active dans la protection de la biodiversité et la lutte contre le changement climatique. Une nouvelle convention est signée aujourd’hui entre le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) et le Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN France), pour la mise en œuvre de ce programme, au moment où il célèbre ses 10 années d’existence.   De petits projets pour de grands enjeux Depuis 2006, le Programme de Petites Initiatives, financé par le FFEM, accompagne directement les organisations de la société civile (OSC) des pays d’Afrique subsaharienne actives dans la préservation de la biodiversité grâce à des subventions d’un montant maximum de 50 000 €. En 10 ans, 144 organisations ont reçu une aide de ce programme dont la gestion est assurée par l’UICN France et le programme Afrique Centrale et de l’Ouest de l’UICN (UICN-PACO). Les projets apportent des résultats concrets pour la conservation de la nature en Afrique et intègrent le plus souvent, dans leurs actions, des activités génératrices de revenus qui bénéficient directement aux populations locales et à leur développement socio-économique (par ex. plus de 60 projets de développement de filières de commercialisation de produits naturels ont été financés). Le PPI constitue aujourd’hui le principal outil de la coopération française finançant directement les OSC de pays du sud pour des actions spécifiques de conservation.   Une société civile africaine renforcée pour répondre aux défis environnementaux Le PPI contribue à renforcer les capacités des organisations africaines grâce à un accompagnement de proximité mis en œuvre par l’UICN-PACO. Progressivement certaines de ces OSC sont devenues des acteurs majeurs au sein de leurs pays respectifs. Elles participent aujourd’hui à des commissions nationales, mènent des actions de plaidoyer auprès des responsables politiques, partagent leur expertise, etc. Le PPI a permis la constitution et la structuration de réseaux et d’alliances entre acteurs travaillant sur les mêmes thématiques ou/et au sein d’une même région. Ces partenariats se sont même parfois étendus à l’international, aboutissant à la création de synergies et coopérations entre acteurs de la société civile au Nord et au Sud.   Une nouvelle phase PPI pour consolider les actions et encourager les dynamiques régionales L’objectif de cette nouvelle phase, est de continuer à soutenir les OSC afin de favoriser l’émergence d’une masse critique d’organisations capables de mener des actions concrètes sur le terrain, de travailler ensemble et d’influencer les politiques publiques et les acteurs du secteur privé. A titre d’exemple, le PPI va poursuivre son accompagnement à l’Alliance pour la conservation des Grands Singes en Afrique Centrale (GSAC), qui regroupe six OSC de quatre pays d’Afrique Centrale (Gabon, Congo Brazzaville, RDC et Cameroun) et dont l’objectif est de contribuer à la conservation des grands singes et de leurs habitats tout en appuyant le développement des communautés locales. Leur mise en réseau permettra de mutualiser les efforts, de valoriser les travaux des membres et de communiquer et porter des messages au niveau régional et international en faveur des grands singes d’Afrique (le Gorille de l’Est, le Gorille de l’Ouest, le Chimpanzé et le Bonobo), tous menacés d’extinction.   Pour en savoir plus Page dédiée au PPI Site internet du FFEM   Documents joints Communiqué de presse Dossier de presse sur les 10 ans du PPI

L’UICN à la COP 13 de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB)

La 13ème Conférence des Parties à la Convention sur la Diversité Biologique se tient du 4 au 17 décembre 2016 à Cancun au Mexique. À mi-parcours de la Décennie des Nations Unies sur la biodiversité 2011-2020, l’UICN salue tous les efforts positifs réalisés mais souligne qu’il reste encore beaucoup à faire pour atteindre les 20 Objectifs d’Aichi. Il ne reste plus que quatre ans pour que le Plan stratégique pour la biodiversité 2011-2020 soit achevé. La COP13 met l’accent sur les enjeux de l’intégration de la conservation et de l’utilisation durable de la diversité biologique au sein des politiques, plans et programmes et sectoriels et intersectoriels (agriculture, pêche, tourisme, infrastructures…). L’UICN demande donc aux Etats Parties de renforcer leurs actions à travers la mise en œuvre des stratégies nationales pour la biodiversité. L’UICN a préparé un document de position sur les différents sujets de l’ordre du jour qui seront débattus à la COP13, dans lesquels l’Union a été particulièrement impliquée pour la réalisation du Plan stratégique pour la biodiversité 2011-2020. L’UICN organise et participe à plusieurs événements parallèles et forums pour présenter ses propositions et débattre des principaux enjeux. Un calendrier complet des événements est disponible ici. Après le succès du Congrès mondial de la nature qui s’est tenu à Hawaï en septembre 2016, l’UICN apporte à Cancun son tout nouveau programme 2017-2020, les 112 résolutions et recommandations adoptées pour faire face aux défis les plus urgents de la planète et le message des engagements d’Hawaï.   Pour plus d’informations Consulter le site internet de l’UICN monde Document de position de l’UICN pour la COP13/COP-MOP2 en français Lien vers la COP 13

Forum PPI : 10 ans de petites initiatives pour protéger l’environnement en Afrique

A l’occasion du 10ième anniversaire du Programme de Petites Initiatives (PPI), l’UICN France, en partenariat avec le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) et le Programme Afrique Centrale et Occidentale de l’UICN (UICN-PACO) ont organisé le Forum PPI 2016 du 18 au 20 octobre 2016 à Limbé au Cameroun. Ce Forum intitulé « 10 ans de petites initiatives pour protéger l’environnement en Afrique » a permis de réunir plus de 70 participants venant de 12 pays africains, avec parmi eux 50 représentants des organisations de la société civile (OSC) et des partenaires techniques et financiers régionaux et internationaux. L’objectif était double : dresser un bilan collectif de ces 10 ans d’actions à travers le partage d’expériences et permettre aux OSC de s’exprimer sur leurs attentes en matière de renforcement des capacités de la société civile. Organisé sur trois jours, la première journée a été l’occasion de revenir sur le bilan des 10 ans du programme et de mettre en avant des réseaux d’acteurs soutenus par le PPI et qui permettent d’encourager les dynamiques collectives et la recherche de solutions communes. Parmi ces réseaux, ont peut citer le Réseau des Acteurs de la Sauvegarde des Tortues Marines en Afrique Centrale (RASTOMA) ou encore l’Alliance pour la conservation des Grands Singes en Afrique Centrale (Alliance-GSAC) qui a profité de l’occasion pour tenir son assemblée générale constituante. Cette alliance est ainsi le résultat de nombreux échanges depuis 2015 entre six OSC de quatre pays d’Afrique Centrale (Gabon, Congo Brazzaville, RDC et Cameroun) toutes actives sur les questions de conservation des grands singes dans le Bassin du Congo. La deuxième journée s’est structurée autour de travaux de groupes visant à questionner les participants sur des thématiques transversales telles que la recherche de financements durables, la stratégie, la communication, la bonne gouvernance, le suivi-évaluation des projets ou encore l’engagement communautaire. Lors de la dernière journée, un accent particulier a été mis sur le développement des filières vertes et la valorisation des produits naturels. A cette occasion, un marché a été organisé afin de présenter certains produits (miel blanc d’Oku, mangue sauvage, huile de coco,…) qui contribuent au développement local tout en protégeant les ressources naturelles. Au-delà des thèmes discutés et des initiatives présentées, le Forum PPI 2016 a été l’occasion pour les représentants des organisations, de renforcer leurs liens et de réfléchir aux outils permettant de continuer à faire grandir la « communauté des acteurs PPI » à laquelle ils appartiennent. DOCUMENT JOINT Découvrez le Rapport de capitalisation des 10 ans du PPI CONTACT Nicolas Salaün – Chargé de programme « Coopération internationale » Paul Estève – Chargé de mission du Programme de Petites Initiatives

Liste rouge nationale : le déclin des oiseaux nicheurs se poursuit en France

Huit ans après le précédent état des lieux, la mise à jour de la Liste rouge des oiseaux nicheurs fait apparaître une situation qui s’est aggravée sur le territoire métropolitain : un tiers des espèces est désormais menacé, contre un quart en 2008. La réévaluation du niveau de menace pesant sur les 284 espèces d’oiseaux nicheurs recensées en France métropolitaine montre que la situation s’est détériorée pour 48 espèces entre 2008 et 2016, tandis que 15 seulement ont vu leur état s’améliorer durant cette période. Au total, 92 espèces sont classées menacées dans l’Hexagone. L’analyse des informations les plus récentes et l’évaluation de la situation de chaque espèce ont été conduites durant un an par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), la Société d’études ornithologiques de France (SEOF) et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale   DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (septembre 2016)• Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Synthèse des changements de catégories entre 2008 et 2016• Rapport d’évaluation sur les oiseaux nicheurs• Publication : UICN France, MNHN, LPO, SEOF & ONCFS (2016). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Oiseaux de France métropolitaine. Paris, France.  Photo bandeau :Tarier des prés © Frédéric Jiguet

Le braconnage est à l’origine du pire déclin subi par l’Eléphant d’Afrique depuis 25 ans

L’ensemble de la population de l’Éléphant d’Afrique a connu son pire déclin depuis 25 ans, principalement en raison d’un braconnage accru ces 10 dernières années, selon le Rapport sur le statut de l’Éléphant d’Afrique présenté aujourd’hui par l’UICN, lors de la 17e session de la Conférence des Parties à la CITES, qui se tient à Johannesburg, Afrique du Sud. Ce rapport est la source de référence concernant les effectifs et la répartition des populations d’éléphants d’Afrique dans les 37 États de leur aire de répartition en Afrique sub-saharienne. Il comporte plus de 275 estimations nouvelles ou mises à jour pour des populations d’éléphants dans tout le continent africain, dont plus de 180 sont issues de relevés systématiques. Pour la première fois depuis près d’une décennie, le rapport présente le nombre total d’éléphants sur le plan continental, régional et national, et examine l’évolution des estimations des effectifs au niveau des sites. Sur la base d’estimations provenant d’un large éventail de sources – relevés aériens et comptage des crottins d’éléphant – le nombre d’éléphants estimé en 2015 est inférieur de 93 000 à celui de 2006. Cependant, ce chiffre inclue 18 000 individus de populations qui n’avait pas été comptées auparavant, ce qui signifie que le vrai déclin à partir des estimations se rapprocherait plus de 111 000. L’effectif total du continent est maintenant estimé à 415 000 éléphants, mais il peut y avoir entre 117 000 et 135 000 éléphants de plus dans des zones n’ayant pas été systématiquement recensées. La montée du braconnage pour l’ivoire, qui a commencé il y a environ une décennie – l’épisode le plus grave de ce genre connu en Afrique depuis les années 1970 et 1980 – a été la cause principale de ce déclin, tandis que la destruction des habitats représente une menace croissante pour la survie de l’espèce sur le long terme, d’après le rapport. « Ces nouveaux chiffres révèlent le sort vraiment alarmant de cette espèce majestueuse – l’un des animaux les plus intelligents du monde et le plus grand mammifère terrestre vivant actuellement, », affirme Mme Inger Andersen, Directrice générale de l’UICN. «Il est choquant mais pas surprenant que le braconnage ait des effets si dramatiques sur cette espèce emblématique. Ce rapport fournit de nouvelles preuves scientifiques de la nécessité d’intensifier les efforts pour la lutte contre le trafic illégal d’espèces sauvages. Entre-temps, les efforts entrepris pour combattre le braconnage ne doivent pas nous faire oublier d’autres menaces de plus en plus dévastatrices, comme la destruction des habitats. » Sur le plan régional, avec plus de 70% des effectifs totaux estimés, la population d’éléphants d’Afrique australe est de loin la plus nombreuse du continent : 293 000 éléphants environ dans les zones faisant l’objet de relevés systématiques. L’Afrique de l’Est possède environ 86 000 éléphants (20%), tandis que l’Afrique centrale en a environ 24 000 (6%). La population d’éléphants d’Afrique de l’Ouest reste la moins nombreuse au niveau régional, avec environ 11 000 éléphants (moins de 3%). L’Afrique de l’Est – la région la plus touchée par le braconnage – a connu une réduction de la population d’éléphants de près de 50%, attribuable en grande partie à un déclin de plus de 60% des effectifs de Tanzanie. Malgré des baisses constatées sur certains sites, depuis 2006, les effectifs de l’espèce restent stables ou sont en augmentation en Ouganda, au Kenya et au Rwanda, et une extension de l’aire de répartition a été observée au Kenya. La population d’éléphants de forêt d’Afrique centrale a aussi été fortement touchée par le braconnage pour l’ivoire, depuis les années 1990. Autrefois, la République Démocratique du Congo détenait l’une des populations d’éléphants de forêt les plus importantes d’Afrique, qui a depuis été réduite à de petites  populations résiduelles. Maintenant, le Gabon et le Congo abritent les populations d’éléphants de forêt les plus importantes du continent africain, mais les deux pays ont été affectés par un fort braconnage au cours des dernières années, tout comme les populations de forêt et de savane du Cameroun. Les populations de savane du Tchad ont enregistré de lourdes pertes et celles de la République centrafricaine ont presque entièrement disparu. Les populations d’éléphants d’Afrique de l’Ouest sont pour la plupart petites, fragmentées et isolées. Depuis 2006, 12 populations ont disparu, en Côte d’Ivoire, au Ghana, en Guinée Bissau, au Sierra Leone, au Togo, en Guinée et au Nigéria. La population d’éléphants du Complexe transfrontalier du « WAP », à cheval sur la frontière entre le Bénin, le Burkina Faso et le Niger, reste le bastion de la population d’éléphants d’Afrique de l’Ouest. S’il est vrai que le braconnage n’a pas eu le même impact en Afrique australe que dans d’autres secteurs du continent, la région est maintenant confrontée à une menace croissante liée au braconnage. Des baisses des effectifs ont été observées au Mozambique et dans certaines régions du Zimbabwe, tandis que les grandes populations de Namibie, d’Afrique du Sud et du Zimbabwe sont stables ou en augmentation. Au Botswana, on constate une extension de l’aire de répartition. Il y a encore de l’incertitude quant à la taille exacte de la population d’éléphants dans la zone transfrontalière de conservation de « KAZA », qui détient la plus grande population du continent, et il reste primordial d’entreprendre une enquête coordonnée sur cette population. « C’est la première fois depuis 2006 que nous avons élaboré un rapport sur le statut de l’Éléphant d’Afrique comportant la mise à jour et l’analyse des effectifs d’éléphants et de leur répartition à l’échelle de l’ensemble du continent, » déclare Holly Dublin, Présidente du Groupe de spécialistes de l’Éléphant d’Afrique (GSEAf) de la Commission de la sauvegarde des espèces de l’UICN, qui a dirigé la préparation du rapport. « Ce rapport souligne à quel point il est important de surveiller, d’évaluer et d’analyser régulièrement la situation de l’Éléphant d’Afrique. Il est essentiel de connaître les effectifs et leur répartition afin de reconnaître les menaces qui pèsent sur l’espèce, de bien cibler les actions de conservation et d’évaluer leur efficacité. Cela a été possible grâce à

Le congrès mondial de la nature définit les nouvelles directions à suivre

Honolulu, Hawaii, le 10 Septembre 2016 (UICN) – Le Congrès mondial de la nature, qui s’est terminé aujourd’hui à Hawai’i, a établi l’agenda mondial de la conservation de la nature pour les quatre prochaines années et définit une feuille de route pour la mise en œuvre des accords historiques adoptées en 2015 sur le développement durable et le climat. Le Congrès de l’UICN a conclu ses travaux avec la présentation des engagements Hawai’i. Ce document, intitulé « Navigating Earth Island », a été rédigé grâce aux débats et délibérations qui ont eu lieu pendant 10 jours, et soumis pour commentaires à quelques 10000 participants de 192 pays. Il souligne les opportunités pour aborder certains des plus grands défis auxquels est confrontée la conservation de la nature et appelle à un engagement à les mettre en œuvre. Il intègre l’engagement collectif de tous ceux qui ont participé au Congrès d’entreprendre de profondes transformations dans la façon dont les sociétés humaines vivent sur la Terre, avec une attention particulière à rendre nos modes de production et de consommation plus durables. « Ce Congrès de l’UICN est venu à un moment crucial dans l’histoire de notre planète car nous nous trouvons à la croisée des chemins, face à des défis d’une ampleur sans précédent » dit Inger Andersen, la Directrice générale de l’UICN. «Aujourd’hui, nous quittons Hawai’i équipés d’une feuille de route beaucoup plus claire pour faire avancer l’ordre du jour post-2015 du développement durable, confiants d’avoir fait nos premiers pas sur la voie d’un avenir durable où la nature et le progrès humain se soutiennent mutuellement. » Avec plus de 10000 participants inscrits, l’événement a réuni des dirigeants des gouvernements, de la société civile, des peuples autochtones, des organisations basées sur la foi et la spiritualité, du secteur privé et des universités, afin de décider collectivement des actions à entreprendre pour relever les défis de la conservation et du développement durable les plus pressants. Plus de 100 résolutions et recommandations ont été adoptées par les membres de l’UICN – un parlement environnemental unique réunissant des gouvernements et des ONG – appelant à agir sur un large éventail de questions urgentes de conservation de la nature. Les décisions clés concernaient la fermeture des marchés intérieurs pour l’ivoire d’éléphant, l’urgence de protéger la haute mer, la nécessité de protéger les forêts primaires,  l’adoption de zones interdites pour les activités industrielles (no go areas) et une politique officielle de l’UICN sur les compensations de la biodiversité. « Des décideurs internationaux se sont mis d’accord sur les actions de conservation les plus urgentes à engager» , affirme Zhang Xinsheng, le Président de l’ UICN. « Les plus de 1300 membres de l’UICN qui sont derrière ces décisions leur donnent du poids pour conduire les changements réels nécessaires afin de répondre à certains des plus grands défis auxquels notre planète fait face aujourd’hui. » Les membres de l’UICN ont également approuvé le nouveau programme de l’UICN pour les quatre prochaines années et ont élu le nouveau Conseil d’administration de l’organisation. Le Congrès de l’UICN a mis en avant de nouvelles questions, notamment l’importance de lier la spiritualité, la religion, la culture et la conservation, et la nécessité de mettre en œuvre des solutions fondées sur la nature qui sont des actions qui permettent de protéger et de gérer les écosystèmes, tout en répondant efficacement aux défis sociétaux, tels que la sécurité alimentaire et hydrique, les changements climatiques, la réduction des risques de catastrophes, la santé humaine et le bien-être économique. L’annonce du Président Obama d’étendre le Monument National Marin « Papahānaumokuākea »  – maintenant la plus grande zone protégée dans le monde – a posé les bases du Congrès de l’UICN. D’autres annonces incluent l’engagement du gouverneur d’Hawaii à protéger 30% des forêts prioritaires des bassins versants d’Hawaii en 2030, à gérer efficacement 30% des eaux côtières d’Hawai’i en 2030, à doubler la production alimentaire locale et obtenir 100% de l’énergie renouvelable dans le secteur de l’électricité d’ici 2045. La Colombie a annoncé le quadruplement de la taille du Sanctuaire de la faune et de flore de Malpelo, le portant à une superficie de 27.000 km2. Le Congrès de l’UICN a également vu de nouveaux engagements pris pour l’initiative du Défi de Bonn afin de restaurer 150 millions d’hectares de terres dégradées en 2050. Avec les dernières promesses du Malawi et du Guatemala, le total des engagements pris par 36 gouvernements, organisations et entreprises a maintenant dépassé les 113 millions d’hectares. Le prochain Congrès mondial de la nature aura lieu en 2020. Résolutions clés et recommandations adoptées par le Congrès de l’UICN Le commerce illégal de la faune Après d’intenses délibérations, les membres de l’UICN ont exhorté tous les gouvernements à fermer les marchés intérieurs de l’ivoire d’éléphant, compte-tenu des opportunités qu’ils créent pour le blanchiment de l’ivoire illégal. Les éléphants sont tués pour leurs défenses à travers l’Afrique, menaçant à la fois la survie des deux espèces de savane et de forêt, et les gardes des parcs et réserves. La lutte contre le commerce illégal d’espèces sauvages a également été au cœur d’une décision de l’UICN face à l’augmentation alarmante du braconnage de vigogne pour sa laine. Les membres de l’UICN ont demandé que des mesures soient mises en place pour promouvoir l’utilisation durable de la laine, et éliminer le commerce illégal, comprenant une plus grande traçabilité de la laine et une meilleure collaboration transfrontalière. Océans Les membres ont identifié la nécessité d’une législation internationale contraignante pour préserver la haute mer, et ont fixé un objectif ambitieux de 30% des zones marines à protéger pour 2030. Près des deux tiers de l’océan du monde se trouve au-delà de la juridiction des pays. Peuples autochtones Les membres ont également convenu de créer une nouvelle catégorie de membres de l’UICN pour les organisations des peuples autochtones, renforçant ainsi la prise en compte des droits des peuples autochtones sur la scène internationale. Un grand nombre de résolutions adoptées par les membres de l’UICN ont également soutenu le renforcement de leurs droits. Protection des forêts primaires Les membres

Définition des premières priorités mondiales de la conservation

Congrès mondial de la nature de l’UICN Honolulu, Hawai’i, 6 septembre (UICN) – Limiter le commerce illégal d’espèces menacées, promouvoir les solutions fondées sur la nature pour faire face aux changements climatiques, et prendre en compte la conservation de la biodiversité dans le développement des énergies renouvelables : telles sont les premières priorités mondiales de la conservation définies aujourd’hui au Congrès mondial de la nature de l’UICN qui se déroule actuellement à Hawai’i.  Les 85 motions adoptées par les 1300 Membres de l’UICN – gouvernements et société civile –, suite au premier vote électronique jamais organisé en août 2016, incluent notamment 8 premières motions présentées par les membres français de l’UICN sur la promotion des solutions fondées sur la nature pour lutter contre les changements climatiques, les financements pour la biodiversité de l’outre-mer européen, la coopération des aires protégées du plateau des Guyanes, l’engagement des entreprises pour la biodiversité, la prise en compte de la diversité génétique des forêts dans leur protection et gestion, l’intégration des enjeux de biodiversité dans le développement des énergies marines renouvelables, la protection des récifs coralliens et le renforcement du droit pénal de l’environnement. Par ailleurs, 14 questions mondiales de conservation seront débattues et votées au cours des prochains jours au Congrès de l’UICN, sur l’amélioration de la conservation de la haute mer, l’atténuation des effets du développement de l’huile de palme sur la biodiversité, la protection des forêts primaires et la fermeture des marchés intérieurs pour toutes les ventes d’ivoire, entre autres. Les Membres ont demandé de toute urgence des restrictions sauf cas exceptionnel sur le commerce de toutes les espèces de pangolins menacées, suivant en cela les recommandations de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES). Malgré les mesures de protection actuelle au niveau mondial et local, la survie de l’espèce est menacée par la surexploitation, le commerce illégal et la dégradation de son habitat. La pêche non-durable a été le sujet d’une autre décision, notamment la menace d’extinction imminente auquel fait face, au Mexique, le marsouin du golfe de Californie, En danger critique. Les gouvernements et ONG Membres de l’UICN ont appelé de toute urgence à une interdiction permanence de la pêche à filet maillant dans toute l’aire de répartition du marsouin dans l’océan Pacifique. Le marsouin est une prise accessoire de la pêche au totoaba. Les Membres de l’UICN ont également désigné les solutions fondées sur la nature comme des mesures de protection et de gestion des écosystèmes qui offrent des opportunités concrètes pour des problèmes sociétaux comme la sécurité hydrique et alimentaire, les changements climatiques, la réduction des risques de catastrophes, la santé humaine et le bien-être économique. Le concept de solutions fondées sur la nature est particulièrement pertinent pour atteindre les Objectifs de développement durable. Les Membres de l’UICN ont également recommandé la prudence quant à l’utilisation croissante de la « biologie synthétique », dont les conséquences sur la biodiversité et le bien-être humain sont encore floues. Selon cette décision, la communauté internationale de la conservation doit évaluer ce domaine émergent et ses impacts. Les motions sont proposées par les Membres de l’UICN tous les quatre ans pour définir des priorités de travail pour l’UICN – une union unique de Membres rassemblant 217 États et organismes gouvernementaux, 1066 ONG et des réseaux de plus de 16000 experts dans le monde.  

Congrès mondial de la nature de l’UICN – Suivez toutes les actualités

  Le Congrès mondial de la nature de l’UICN offre la possibilité de suivre toutes ses dernières nouvelles sur son site internet : Les avancées et résultats du congrès sont disponibles sur : http://iucnworldconservationcongress.org/fr   L’UICN France et le Congrès : Le Congrès mondial de la nature de l’UICN a été l’occasion pour l’équipe du Comité français présente sur place de créer et d’animer un blog relatant les principaux événements auxquels elle participe : http://wcc2016.blogspot.com/

Le réchauffement des océans affecte la nature et les humains

La dernière étude sur le réchauffement des océans révèle l’ampleur de ses impacts sur la nature et les humains Honolulu, Hawai’i, 5 septembre (UICN) – Le réchauffement des océans affecte les humains de façon directe, et les impacts se font déjà sentir, y compris sur les stocks de poissons et les rendements agricoles, la violence des événements climatiques, et l’augmentation de risques provenant de maladies transmises par l’eau, selon ce qui est présenté comme l’étude la plus complète disponible sur le sujet, lancée le 5 septembre par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN qui se déroule actuellement à Hawai’i.  Le rapport, intitulé Explaining ocean warming: Causes, scale, effects and consequences, étudie les effets du réchauffement des océans sur les espèces, les écosystèmes et les bénéfices que les océans offrent aux humains. Rédigé par 80 scientifiques originaires de 12 pays, il présente les preuves scientifiques détectables d’impacts sur la vie marine, des micro-organismes jusqu’aux mammifères, et qui sont susceptibles d’augmenter significativement même en cas de scénario à faibles émissions. « Le réchauffement des océans est l’un des problèmes cachés les plus importants de cette génération – et pour lequel nous sommes totalement mal-préparés » affirme la Directrice générale de l’UICN, Inger Andersen. « La seule façon de préserver la riche diversité de la vie marine et de conserver la protection et les ressources que l’océan nous fournit est de diminuer rapidement et significativement les émissions de gaz à effet de serre. » Le réchauffement des océans affecte déjà tous les écosystèmes, des régions polaires jusqu’aux régions tropicales, et conduit des groupes entiers d’espèces comme les planctons, les méduses, les tortues et les oiseaux de mer à remonter de 10 degrés de latitude vers les pôles. Cela entraîne la perte des aires de reproduction pour les tortues et les oiseaux de mer, et affecte les chances de succès de la reproduction des mammifères marins, selon ce rapport. En détruisant l’habitat des poissons et en poussant les espèces de poissons à se déplacer vers des eaux plus froides, le réchauffement des océans affecte les stocks de poissons dans certaines zones, et devrait entraîner une réduction des prises dans les régions tropicales, toujours selon ce rapport. En Afrique de l’Est et dans l’océan Indien occidental, par exemple, le réchauffement des océans a réduit l’abondance de certaines espèces de poissons en tuant certaines parties de récifs coralliens dont ceux-ci dépendent, ajoutant aux pertes causées par la surpêche et les techniques de pêche destructives. En Asie du Sud-est, les prises des pêcheurs en mer devraient diminuer de 10 à 30% d’ici à 2050 par rapport aux niveaux de 1970-2000, car la répartition des espèces de poissons se modifiera dans le cas d’un scénario de maintien du statu quo pour les émissions de gaz à effet de serre. « Une grande partie de la chaleur issue du réchauffement anthropique depuis les années 1970 – un  ahurissant 93% – a été absorbée par l’océan, qui agit comme tampon face aux changements climatiques, mais cela a un coût. Nous avons été profondément étonnés par l’échelle et l’ampleur des effets du réchauffement de l’océan sur des écosystèmes entiers, ce que ce rapport a très bien montré » affirme Dan Laffoley, Vice-président Milieu marin de la Commission mondiale des aires protégées de l’UICN, et l’un des principaux auteurs. Le rapport présente également les preuves que le réchauffement des océans entraîne une augmentation des maladies dans les populations végétales et animales, et a un impact sur la santé humaine, car les agents pathogènes (notamment la bactérie porteuse du choléra et certaines proliférations algales responsables de maladies neurologiques comme la ciguatera) se diffusent plus facilement dans des eaux plus chaudes. Le réchauffement des océans affecte également le climat, avec diverses répercussions sur les humains. Le nombre d’ouragans violents a augmenté à un taux d’environ 25-30% par degré de réchauffement mondial, selon le rapport. Le réchauffement des océans a conduit à une augmentation des précipitations dans les latitudes moyennes et les zones de moussons, et à une diminution des précipitations dans diverses régions sous-tropicales. Ces changements auront des effets sur les rendements des cultures dans d’importantes régions agricoles comme l’Amérique du Nord et l’Inde, selon ce rapport. La protection offerte par les océans et leurs écosystèmes contre les changements climatiques – comme l’absorption de grandes quantités de CO2 et la protection des orages et de l’érosion – est susceptible de se réduire parallèlement au réchauffement des océans, toujours selon ce rapport.   Les recommandations du rapport incluent : la reconnaissance de la gravité des impacts du réchauffement des océans sur les écosystèmes océaniques et les avantages offerts aux humains, le développement des aires marines protégées, la mise en place d’une protection juridique pour la haute-mer, une meilleure évaluation des risques sociaux et économiques associés au réchauffement des océans, la réduction des lacunes dans les connaissances scientifiques, ainsi que la réduction rapide et significative des émissions de gaz à effet de serre.   La conservation des océans est l’un des principaux thèmes abordés par le Congrès de l’UICN qui se déroule actuellement, où les Membres de l’UICN voteront sur des motions liées à la protection de la haute-mer et aux aires protégées en Antarctique, entre autres.