L’UICN France et Ciments Calcia-GSM fêtent leurs 10 ans de partenariat

L’UICN France fête ses 10 ans de partenariat avec Ciments Calcia-GSM L’UICN France et ses partenaires Ciments Calcia et GSM (groupe HeidelbergCement) ont célébré la dixième année de leur partenariat lors d’un évènement organisé au siège de l’UICN France jeudi 15 juin. Il a rassemblé les dirigeants de Ciments Calcia et GSM, des représentants du Groupe HeidelbergCement et de son partenaire Birdlife International ainsi que les représentants des acteurs français de la conservation de la nature, membres de l’UICN France, et du Secrétariat international de l’UICN. Un document anniversaire présentant les points forts de ces 10 ans de collaboration réussie a été édité pour cette occasion (voir en bas de l’article). L’UICN France se félicite des résultats obtenus au cours des dix années de partenariat au bénéfice de la biodiversité !   Un partenariat durable depuis 2007 Ses points forts : – Un accompagnement de l’entreprise aux niveaux stratégique et opérationnel, qui se matérialise par l’élaboration et l’adoption d’une politique biodiversité du Groupe, ainsi qu’un travail de l’UICN France aux côtés de la direction développement durable et des responsables de site. – Un partenariat qui a contribué à instaurer une démarche novatrice pour la biodiversité à travers un Système de management de la biodiversité, inscrit dans un processus d’amélioration continue, qui a été déployé sur des sites prioritaires et qui concernera bientôt l’ensemble des sites de l’entreprise. – Un dialogue constructif et transparent entre l’UICN France et Ciments Calcia – GSM qui apporte une réelle valeur ajoutée à l’entreprise qui a ainsi pu participer à des travaux communs au sein du groupe « entreprises et biodiversité » de l’UICN France et bénéficier de conseils et d’expertise pour le changement des pratiques sur les sites.   A propos du système « SMbio » Le Système de management de la biodiversité ou « SMbio », basé sur un standard mondialement reconnu : la démarche ISO 14001, permet à Ciments Calcia et à GSM de concrétiser leur engagement à la Stratégie nationale pour la biodiversité. Le SMBio fournit aux managers et aux responsables locaux un outil qui permet d’identifier aisément les enjeux liés à la biodiversité propres à leur site, de planifier les actions à conduire, de suivre la réalisation de ces actions et de reboucler en vérifiant que les objectifs déterminés ont été atteints. La finalisation de l’adoption par tous les sites de Ciments Calcia et de GSM du Système de management de la biodiversité (SMBio) est programmée pour fin 2018. L’UICN France a accompagné de nombreux sites : sensibilisation des collaborateurs, présentation des outils du SMBio (cartes de sensibilité, plans d’action et rapido) et des objectifs, appui pour leur réalisation et adaptation aux particularités du site et du milieu dans lequel il s’intègre.   Focus sur les carrières et la biodiversité Les carrières sont directement concernées par la biodiversité : – L’exploitation de carrières a un impact sur les écosystèmes, les habitats et les espèces ; – L’incidence sur la biodiversité est à prendre en compte à chaque étape de l’activité, lors du projet par les études initiales, lors de l’exploitation, lors des actions de réaménagement et bien sûr au moment de la restitution du site ; – Les carrières peuvent abriter des espèces et des habitats d’une grande valeur écologique, tout au long de leur exploitation et maintenus au travers de mesures de gestion appropriées. – Il est aujourd’hui prouvé que le réaménagement des sites peut permettre la création de milieux favorables à la biodiversité. Un patrimoine écologique diversifié : Plusieurs paramètres influent sur la valeur écologique des sites et sur les potentialités offertes par le réaménagement des exploitations. Ce sont, par exemple, la présence d’espèces ou d’habitats remarquables, la situation de la carrière par rapport à un espace protégé, le type de gisements (roches meubles, roches massives, granulats marins…).   Plus d’informations Page dédiée au partenariat Page dédiée aux actions en matière d’environnement de Ciments Calcia-GSM Document anniversaire « Depuis 10 ans nous faisons carrière dans la biodiversité » Document anniversaire en anglais

SAVE THE DATE : Atelier international eau et climat 2017

Les 20, 21 et 22 septembre 2017 à l’UIC-P, l’Agence de l’eau Seine-Normandie et l’Agence Française de Développement organisent un atelier international eau et climat sur le thème « Génie écologique et risques climatiques ». Acteurs de l’eau, de l’aménagement des territoires, du développement et de la biodiversité, venez échanger sur les « solutions fondées sur la nature » pour réduire les risques naturels liés à l’eau (sécheresses, inondations, érosions…). La raréfaction des ressources en eau, la multiplication des événements extrêmes et la montée du niveau de la mer menacent les écosystèmes et les populations. Favoriser les solutions vertes, « sans regret » et multifonctionnelles pour maximiser les services écosystémiques et renforcer les capacités protectrices des milieux naturels sont des défis essentiels pour faire face aux changements climatiques. Les échanges issus de cet atelier seront portés à la COP23 et au Forum Mondial de l’Eau et contribueront à enrichir la dynamique lancée dans les bassins français pour s’adapter aux changements climatiques. Autour de tables rondes, de présentations de projets, de groupes de travail et de visites de terrain, vous pourrez identifier les freins et leviers d’actions au développement des solutions d’ingénierie écologique et partager les expériences et bonnes pratiques de projets français et internationaux. Inscriptions gratuites et obligatoires. PROGRAMME et INSCRIPTIONS sur water-climate-workshop.com. Suivez l’actualité de l’atelier international avec #nature4climate   PLUS D’INFORMATIONS Agence de l’eau Seine-Normandie contact@water-climate-workshop.com 51 rue Salvador Allende 92 027 NANTERRE (France) Site internet dédié au Workshop

L’UICN célèbre la Journée mondiale de l’Environnement le 5 juin 2017

Rapprochez-vous de la nature ! Cette année, un seul mot peut décrire la Journée mondiale de l’environnement que nous souhaitons créer : sensationnelle Pays hôte et thème de l’édition 2017 Le Canada, pays hôte de la Journée mondiale de l’environnement cette année a choisi pour thème « rapprocher les gens de la nature » et le hashtag #PourLaNature. Parce que dans notre monde moderne, seulement une minorité d’entre nous prend le temps de se détacher de son quotidien afin d’apprécier et de prendre part à notre monde naturel. En célébrant la Journée mondiale de l’environnement dans la nature, redécouvrons l’importance de prendre soin de l’environnement afin qu’il puisse prendre soin de nous en retour. La Journée mondiale de l’Environnement : un lien direct avec la Fête de la Nature Créée en 2007 sur l’initiative du Comité français de l’UICN et du magazine Terre Sauvage, la Fête de la Nature rassemble chaque année, au mois de mai, les professionnels et passionnés de la nature et le grand public à travers des milliers d’animations. Cette année, l’édition 2017 était dédiée aux « super-pouvoirs de la nature » et s’est déroulée partout en France, en métropole comme en Outre-mer, du 17 au 21 mai. Un événement annuel rapprochant les gens de la nature, tout comme la Journée mondiale de l’environnement qui poursuit ce message. L’UICN et la campagne #NaturePourTous Notre objectif est d’encourager des célébrations plus importantes que jamais et d’inciter la population à témoigner son amour et son affection pour l’environnement naturel que nous partageons. Afin d’appuyer les célébrations de l’année 2017, l’Union Internationale pour la conservation de la nature (IUCN) et la campagne #NaturePourTous se joignent aux célébrations de la Journée mondiale de l’environnement afin d’encourager chacun d’entre nous à sortir dans la nature et à enregistrer ce que nous observons à travers de nombreuses activités et défis. Notre “défi nature” conjoint, qui aura lieu entre le 1er et le 12 juin, a pour but d’établir la base de données sur la nature la plus importante au monde en encourageant tout le monde à enregistrer toute forme de biodiversité qui nous entoure dans nos jardins, nos cours d’écoles, nos parcs et autres zones protégées. Inscrivez votre activité sur le site Web de la Journée mondiale de l’environnement à  www.WorldEnvironmentDay.global/fr   Plus d’informations Site internet de la Journée mondiale de l’Environnement #Natureforall et la Journée mondiale de l’Environnement Guide explicatif Scénario pédagogique pour la journée mondiale de l’environnement

L’UICN France appelle à l’adoption d’une protection forte de la Mer de Corail

Alors que le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie s’apprête à finaliser le plan de gestion du Parc Naturel de la Mer de Corail, le Comité français de l’UICN encourage l’adoption d’une protection forte et durable pour ce patrimoine naturel marin exceptionnel, dans un avis publié suite à la consultation de son groupe « Outre-Mer ».  L’avis rappelle la nécessité pour la Nouvelle-Calédonie d’adopter un plan de gestion ambitieux à la hauteur des forts enjeux écosystémiques et socio-économiques du parc marin, et d’avoir une démarche exemplaire soutenant la dynamique engagée en faveur des océans au niveau international, notamment en appliquant la recommandation de l’UICN « d‘intégrer au moins 30% de chaque habitat marin dans un réseau d’Aires Marines Protégées ou d’autres mesures efficaces de conservation sur une zone donnée ». Ces préconisations ont fait l’objet d’un courrier adressé par le Comité français de l’UICN aux co-présidents du Comité de Gestion, Messieurs Philippe Germain (Président du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie) et Thierry Lataste (Haut-Commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie), demandant à ce qu’une protection effective du Parc Naturel de la Mer de Corail soit rapidement mise en œuvre. La Nouvelle-Calédonie a mis en place depuis 3 ans un Comité de Gestion réunissant les parties prenantes, effort collégial salué localement, qui a permis de fixer les grands objectifs du Plan de Gestion du parc. Une consultation publique a été menée en février 2017 sur tout le territoire. En 2014, le gouvernement de Nouvelle-Calédonie avait crée le Parc Naturel de la Mer de Corail, couvrant l’ensemble de la Zone Economique Exclusive du territoire à l’exception des eaux provinciales (12 milles nautiques depuis la côte). Le Comité français de l’UICN avait alors félicité la Nouvelle-Calédonie, souscrivant à son ambition affichée de rejoindre les efforts de protection du milieu marin engagés au niveau international. Le parc, d’une superficie de 1,3 million de km2, représente en effet une des plus grandes aires marines protégées du monde, abritant une biodiversité marine exceptionnelle. Il comprend notamment des récifs coralliens éloignés des activités humaines, qui pourraient bien être les derniers ‘refuges’ pour ces écosystèmes aujourd’hui gravement menacés au niveau mondial. DOCUMENT JOINT Avis – Mer de Corail (Mai 2017) EN SAVOIR PLUS  Site officiel dédié au parc naturel de la mer de corail Site de l’Agence française de la biodiversité sur le parc naturel de la mer de corail Article Wikipedia sur le parc naturel de la mer de corail CONTACTS Anne Caillaud, Chargée de programme « Outre-mer » François Devinck, Coordinateur pour la Nouvelle-Calédonie de la Commission Mondiale des Aires Protégées de l’UICN – milieu marin (UICN-WCPA)

Top départ pour la Fête de la nature 2017

La nouvelle édition de la Fête de la nature débute aujourd’hui ! La Fête de la nature, ce sont 5 jours de manifestations gratuites dans toute la France au contact direct de la nature, pour permettre à tous les publics de la découvrir ou la re découvrir du 17 au 21 mai. Trouvez une manifestation près de chez en vous rendant sur le site internet de la Fête de la Nature ou cliquez sur la carte interactive des lieux 2017   Découvrez en image la Fête de la nature : Clip FDLN 2017 from Fête de la Nature on Vimeo.   Et aussi… A l’occasion de la thématique de son édition 2017 dédiée aux « super-pouvoirs de la nature », la Fête de la Nature édite une collection de 24 cartes présentant les super-pouvoirs d’espèces ou de milieux naturels qu’il sera possible de découvrir ou parcourir lors de certaines manifestations. Visualiser le jeu de cartes   Plus d’informations Page dédiée Site internet de la Fête de la nature

10 mai : Journée mondiale des oiseaux migrateurs 2017

Depuis plus de dix ans, la Journée mondiale des oiseaux migrateurs (JMOM) informe et sensibilise sur le besoin de protéger les oiseaux migrateurs et leurs habitats, sur les menaces auxquelles ces oiseaux sont confrontés, sur leur importance au sein de notre écosystème, et sur la nécessité de coopérer au niveau international afin d’assurer leur conservation. Le 10 mai est la date officielle de célébration, mais des activités peuvent également être entreprises autour de cette date, et même à tout moment de l’année selon la région concernée, afin de prendre en compte les différentes périodes de migrations dans les différentes régions du monde. Avec le slogan 2017 « Leur Avenir est Notre Avenir – Respectons la planète, pour les oiseaux migrateurs et pour les hommes », la Journée mondiale des oiseaux migrateurs met en avant le thème du « Développement durable pour la faune sauvage et pour les humains ». Ce thème est lié aux Objectifs de Développement Durable des Nations Unies et met en évidence l’interdépendance homme-nature, et plus particulièrement entre les êtres humains et les oiseaux migrateurs, qui partagent la même planète et les mêmes ressources limitées. L’activité humaine peut avoir un impact négatif sur la migration des oiseaux, contribuant à mettre leur survie en péril, alors que l’humanité bénéficie de leur existence même à bien des égards ! La campagne 2017 vise à démontrer que la conservation des oiseaux migrateurs contribue à la bonne gestion de nos ressources naturelles et participe ainsi à un développement durable – et qu’elle est donc cruciale pour l’avenir de l’humanité. Prenez part à la célébration de l’une des merveilles de la nature à l’occasion de la Journée mondiale des oiseaux migrateurs ! Autour du 10 mai 2017, montrez votre engagement en organisant des activités éducatives, des séminaires, des balades d’observation, des concours, des expositions d’art ou d’autres événements afin de sensibiliser le public à la conservation des oiseaux migrateurs. Travaillons ensemble pour la conservation des oiseaux migrateurs et de leurs habitats partout dans le monde ! Et n’oubliez pas,  Leur Avenir est Notre Avenir !   Pour en savoir plus, participer, enregistrer votre évènement etcommander des affiches, veuillez consulter : www.worldmigratorybirdday.org Cette campagne est organisée conjointement par les Secrétariats de la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (CMS) et de l’Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie (AEWA), deux traités internationaux administrés par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Contact : contact@worldmigratorybirdday.org #WorldMigratoryBirdDay

Les mangroves de Mayotte en déclin, selon la Liste rouge des écosystèmes

Les défrichements, les aménagements, l’urbanisation et les pollutions ont entraîné une réduction de la superficie des mangroves à Mayotte et modifié leur fonctionnement. L’état de conservation de ces milieux naturels, écologiquement riches et situés à l’interface terre/mer, a été évalué par l’UICN France en appliquant la nouvelle méthodologie de la Liste rouge des écosystèmes. Les résultats montrent, côté terrestre, un très net recul des arrière-mangroves, classées « En danger critique », et, côté marin, une régression des mangroves externes classées « Vulnérable ». Les mangroves centrales ne sont actuellement pas considérées comme menacées mais l’impact de certaines pressions, comme les rejets d’eaux usées, mériterait d’être davantage suivi et étudié. Des résultats montrant des mangroves soumises à plusieurs menaces Les arrière-mangroves sont évaluées « En Danger Critique » (CR). Elles représentent le type de mangrove le plus menacé à Mayotte. La plupart de ces forêts et prairies marécageuses ont en effet été largement transformées en zone de culture, en plantations ou en zone de parcage d’animaux pour l’élevage, lorsqu’elles n’ont pas été directement remblayées et urbanisées. Cet écosystème ne se trouve ainsi plus qu’à l’état de relique sur les côtes mahoraises. La protection et la restauration de ces sites apparaissent comme une priorité pour sauvegarder ces milieux naturels. Les mangroves externes de Mayotte, ou fronts pionniers de mangroves, sont évaluées « Vulnérable » (VU). La vitesse d’érosion d’une partie de ces mangroves a augmenté depuis les années 2000 et certains fronts pionniers pourraient être condamnés à disparaître au cours des 50 prochaines années, si cette vitesse ne faiblit pas. Un changement des pratiques d’occupation des sols est nécessaire pour ralentir voire stopper cette érosion, d’autant que les changements climatiques vont probablement accentuer la vulnérabilité de ces mangroves à l’avenir (hausse du niveau marin, intensification des vents et de la houle…). Les mangroves centrales et internes, qui représentent le cœur des mangroves et la majorité de la superficie actuelle de ces écosystèmes à Mayotte, ne sont, en l’état actuel des connaissances, pas menacées à court terme. Évalué « Préoccupation Mineure » (LC), cet écosystème reste cependant confronté à des défrichements et à des rejets d’eaux usées dont les impacts n’ont pas pu être évalués faute de suivis globaux réalisés sur l’ensemble des mangroves. De l’importance des suivis à long terme Les connaissances acquises sur les mangroves mahoraises depuis plusieurs décennies, tant sur leur flore et faune que sur leur fonctionnement écologique, ont permis d’apporter de solides bases scientifiques à la réalisation de ce chapitre de la Liste rouge des écosystèmes en France. Cependant, un certain nombre de critères n’ont pu être utilisés faute de données exhaustives ou homogènes dans le temps et ce notamment pour les écosystèmes les plus menacés comme les arrière-mangroves. Ceci souligne l’importance de renforcer, parallèlement aux efforts de conservation, des programmes d’acquisition de connaissances sur la distribution spatiale ainsi que sur le fonctionnement des mangroves à Mayotte. La Liste rouge des écosystèmes, un nouvel outil de connaissance de l’UICN Fort du succès des Listes rouges d’espèces menacées, largement utilisées pour mieux connaître l’état de la biodiversité et impulser des actions en matière de conservation de la nature, l’UICN a lancé en 2008 un outil équivalent pour les écosystèmes. La méthodologie retenue a été formellement adoptée en 2014 et se fonde sur des critères basés sur la perte de superficie, la modification du milieu physique ou encore la dégradation des processus écologiques clés des écosystèmes évalués. L’écosystème est menacé s’il remplit les critères correspondant aux catégories « En danger critique », « En danger » ou « Vulnérable ». La Liste Rouge des Écosystèmes de l’UICN représente dorénavant un outil standard pour évaluer l’état des écosystèmes, applicable à différentes échelles, et décliné en France par le Comité français de l’UICN.   Document joint Le rapport complet d’évaluation des mangroves de Mayotte, premier chapitre de la Liste rouge des écosystèmes en France, est disponible et téléchargeable ici.   CONTACT Pauline Teillac-Deschamps, Chargée du programme « écosystèmes » Aurélien Carré, Chargé de mission « Liste rouge des écosystèmes » Equipe de l’UICN France à Mayotte

Elections présidentielles et biodiversité

Elections présidentielles et biodiversité Le Comité français de l’UICN s’est impliqué au sein du Conseil d’Orientation Stratégique de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité, dont il est membre et Vice-président, pour interpeller les principaux candidats à l’élection présidentielle 2017 sur la prise en compte des enjeux de la biodiversité. Un appel a été lancé auprès des candidats pour qu’ils soutiennent la recherche sur la biodiversité et proposent des solutions pour préserver et utiliser durablement la biodiversité. L’appel souligne que la biodiversité est au cœur du fonctionnement des sociétés humaines (alimentation, régulation du climat, santé) et qu’elle fait partie des solutions aux grands défis environnementaux. Le respect de la biodiversité dans son fonctionnement, ses dynamiques, son évolution, constitue un impératif pour l’Humanité et une préoccupation de nombreux citoyens.     Le lancement de cet appel a été suivi d’une rencontre avec les représentants des 5 principaux candidats organisée le 23 mars 2017. Bertrand Pancher pour François Fillon, Yannick Jadot pour Benoît Hamon, Arnaud Leroy pour Emmanuel Macron, Eric Coquerel pour Jean-Luc Mélenchon et Philippe Murer pour Marine Le Pen ont présenté le contenu des programmes et répondu aux questions des différents membres du Conseil d’Orientation Stratégique de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité, dont celles du Comité français de l’UICN. Les représentants des candidats ont abordé les thèmes de la lutte contre l’érosion de la biodiversité notamment via l’artificialisation des sols, la réduction ou suppression des pesticides et la lutte contre le changement climatique, le développement du réseau des espaces protégés et des plans de protection des espèces, les mesures pour concilier agriculture et biodiversité, la protection des océans et de la biodiversité des outre mer, le soutien et les moyens dédiés à la nouvelle Agence française de la biodiversité, la fiscalité, ainsi que le soutien à la recherche scientifique. Les vidéos des interventions sont consultables aux liens suivants : Arnaud Leroy, En Marche ! Emmanuel Macron Bertrand Pancher, Les Républicains, François Fillon Yannick Jadot, Parti socialiste, Benoit Hamon Philippe Murer, Front national, Marine Le Pen Eric Coquerel, La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon

La stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes est lancée !

Le Ministère chargé de l’environnement vient de publier la stratégie nationale relative aux espèces exotiques envahissantes. Répondant à la demande et aux attentes du réseau du Comité français de l’UICN, cette stratégie constitue un cadre national indispensable pour répondre aux défis de plus en plus pressants posés par les invasions biologiques. L’UICN France, qui a pris une part active au sein de l’équipe projet chargée de son élaboration, tient à saluer son lancement comme une étape déterminante et soutient une mise en œuvre rapide, efficace et collective des actions proposées. Les espèces exotiques envahissantes constituent la troisième cause d’érosion de la biodiversité à l’échelle mondiale, selon la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN. Par leurs multiples impacts, elles menacent les espèces indigènes, les habitats naturels et les services rendus par les écosystèmes, mais également les activités économiques et la santé humaine. La France n’échappe pas à ce phénomène et les exemples d’invasions sont nombreux, en métropole comme en outre-mer, et dans tous les types d’écosystèmes terrestres, d’eau douce ou marins. Pour l’Europe continentale, par exemple, les coûts générés par la lutte et la réparation des dégâts causés par les invasions biologiques ont été estimés à 12,5 milliards d’euros par an. Pour répondre à ces enjeux, l’UICN France a engagé des actions depuis plusieurs années avec son réseau et a organisé en 2014 à Orléans les premières assises nationales sur les espèces exotiques envahissantes. Au terme de ces journées, les conclusions et le message de clôture lancé par les 200 participants avaient alors appelé à l’élaboration d’une stratégie nationale sur cette thématique. Son lancement par la Secrétaire d’Etat à la biodiversité le 23 mars dernier constitue donc aujourd’hui une véritable avancée. Pour la première fois, un cadre d’action national est proposé pour renforcer et structurer l’action collective sur ces enjeux. Organisée en cinq axes thématiques et douze objectifs, la stratégie identifie 37 actions concernant la prévention, l’établissement d’un système national de surveillance, la maîtrise des espèces déjà établies, la restauration écologique, la réglementation, le développement des connaissances, la formation et la sensibilisation de toutes les parties prenantes. Ce nouveau cadre permettra à la France d’assurer la mise en œuvre de la réglementation européenne sur cette problématique et de répondre à ses engagements internationaux, notamment à l’objectif 9 d’Aichi adopté dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique. Alors que cette étape est maintenant franchie, il s’agit dès à présent de décliner la stratégie en un plan d’action opérationnel et de mettre en œuvre ses actions avec des moyens humains et financiers adéquats, en mobilisant l’ensemble des acteurs concernés : scientifiques, gestionnaires d’espaces naturels et associations de protection de la nature, représentants socio-professionnels, collectivités, services de l’Etat et établissements publics impliqués. Des efforts particuliers devront également être portés dans les collectivités françaises d’outre-mer, qui hébergent un patrimoine naturel exceptionnel particulièrement vulnérable aux invasions biologiques. Avec ses organisations membres et son réseau d’experts, l’UICN France apportera sa contribution à la mise en œuvre de la stratégie nationale, en particulier via le groupe de travail national « IBMA » sur les invasions biologiques en milieux aquatiques co-piloté avec l’AFB et via l’initiative menée depuis plus de 10 ans sur les espèces exotiques envahissantes en outre-mer. La stratégie nationale relative aux espèces exotiques envahissantes est téléchargeable ici.

BEST 2.0 : l’appel à projets 2017 est lancé !

L’appel à projets 2017 du programme BEST 2.0 pour 2017 est lancé aujourd’hui lundi 20 mars. Cet appel s’adresse aux acteurs de la conservation de la biodiversité dans les Pays et Territoires d’outre-mer (PTOM) de l’Union européenne dans les régions Pacifique, Océan Indien, Caraïbe, Atlantique Sud, et Polaires/sub-polaires. Les candidats peuvent postuler pour des petites subventions (jusqu’a 100 000 euros) avant le 14 avril 2017. Le Programme BEST 2.0 (biodiversité et services écosystémiques dans les territoires d’outre-mer européens) a lancé le troisième et dernier appel à projets « petites subventions » pour des projets appuyant la conservation de la biodiversité et des services écosystémiques dans les PTOM de l’UE. Les porteurs de projets éligibles Ce troisième appel est ouvert aux acteurs locaux des PTOM: organisations de la société civile, municipalités, villes ou services communaux, Provinces en Nouvelle-Calédonie, et PME répondant aux critères de la micro-entreprise. Dans le Pacifique et l’Océan Indien, les 2 régions pour lesquelles l’appel à projets est coordonné par le Comité français de l’UICN, les territoires concernés sont : la Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna, la Polynésie française et Pitcairn pour le Pacifique, et  les îles éparses et l’archipel des Chagos pour l’Océan Indien. Types de subvention Deux types de subventions sont disponibles : des « petites subventions rapides » allant jusqu’à 50 000 euros, et des « petites subventions » entre 50 000 et 100 000 euros.  Les projets financés doivent contribuer à des résultats tangibles en termes de conservation de la biodiversité et/ou d’utilisation durable des ressources naturelles et des services écosystémiques, y compris l’adaptation au changement climatique ou son atténuation fondée sur les écosystèmes. Date de clôture de l’appel à projets Vendredi 14 avril  2017 – 23h59 (heure de Paris GTM +1) Vous souhaitez présenter un dossier ? Rendez vous sur le portail dédié du Programme BEST 2.0, où vous trouverez  les lignes directrices pour les demandes de petites subventions, les critères d’éligibilité, les réponses aux questions fréquemment posées, des conseils et leçons apprises de l’appel 2015. C’est sur ce portail qu’il vous faudra soumettre une note de concept avant le 14 avril 2017.  Contacts et liens utiles Contact région Pacifique: pacific_hub@uicn.fr Contact région Océan Indien: indianocean_hub@uicn.fr Page BEST de l’UICN France  Portail BEST 2.0  Site BEST de la Commission Européenne (fiches d’information sur les projets financés précédemment) Article de Polynésie 1ère sur le sujet